Publication – Rory G. Critten, « Author, Scribe, and Book in Late Medieval English Literature »

Thomas Hoccleve, Margery Kempe, John Audelay and Charles d’Orléans present themselves as the makers not only of their texts, but also of the books that transmitted their writing. This new study argues that they elaborated a « self-publishing pose » with the aim of regaining their audiences’ confidence in the face of the compromised social, physical and material conditions they inhabited. Dr Critten shows that while the strategies of self-presentation that these authors develop draw on trends in contemporary literature and book history (such as the proliferation of the « go, litel bok » motif and the increasing popularity of the single-author codex), their approach to writing differs fundamentally from that pursued by their immediate predecessors, Chaucer and Gower, and by their most prominent peer, Lydgate. Rather, in their unusual insistence on their co-identity with their manuscripts, they demonstrate a new awareness of the socially instrumental potential of Middle English writing.

RORY G. CRITTEN is a Maître d’enseignement et de recherche (lecturer) in the English Department at the University of Lausanne in Switzerland.

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Table des matières :

INTRODUCTION: TOWARDS A HISTORY OF THE SELF-PUBLISHING POSE
« YIT FUL FAYN WOLDE I HAUE A MESSAGEER TO RECOMMANDE ME »: THOMAS HOCCLEVE’S AUTOGRAPH BOOKS IN FIFTEENTH-CENTURY LONDON AND WESTMINSTER: Thomas Hoccleve’s Autograph Books in Fifteenth-Century London and Westminster
« HE RED IT OUYR…SCHE SUM-TYM HELPYNG »:Collaborating on the Book of Margery Kempe
« THIS BOKE I MADE WITH GRET DOLOUR »: The Pains of Writing in John the Blind Audelay’s Poems and Carols
« CONSIDERING THE GRETE SUBTILITE AND CAUTELEUX DISPOSITION OF THE SAID DUC OF ORLIANS »: The Political Valence of Charles d’Orléans’s English Book of Love
Afterword
Bibliography

Informations pratiques :

Rory G. Critten, Author, Scribe, and Book in Late Medieval English Literature, Boydell&Brewer, 2019. 3 black and white illustrations, 238 pages, 21.6×13.8 cm. ISBN: 9781843845058. Prix : 60 £.

Source : Boydell&Brewer

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Prix – Prix Jean Favier 2019

La Société des Amis des Archives de France a créé en 2014 un prix Jean Favier, d’un montant de 3 000 €, destiné à soutenir la publication d’un travail de recherche mené à partir de fonds d’archives.

En 2018, le prix a été décerné à Sakiko Nakao pour sa thèse Définir l’Afrique entre panafricanisme et nationalisme. Analyse à travers les transformations sociales au Sénégal, au Ghana et en Haute-Volta au temps de la décolonisation (1945-1962), soutenue à l’EHESS en décembre 2017 sous la direction de Myriam Cottias.

En 2017, le jury avait décerné ce prix à Bénédicte Lecarpentier-Bertrand pour sa thèse Du corps royal au corps domestique : les consommations de la Cour de France au XVIIe siècle, sous la direction de Jean-François Dubost (décembre 2016, université Paris Est-Créteil/CRHEC), et à Romain Le Gendre pour son travail De l’or, des hommes et des notaires. Épargne et crédit en Moyen-Poitou au XVIe siècle, sous la direction d’Olivier Poncet (mars 2010, École nationale des chartes).

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Pour l’année 2019, les candidatures doivent être envoyées, avant le mardi 4 juin prochain, au secrétariat de la SAAF, 60 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris (tél. 01 48 87 78 88 ; site internet : http://www.saaf-france.fr ; saaf.france75@gmail.com).

Les candidats doivent, dans un premier temps, faire parvenir à la Société :
– une lettre de candidature motivée, présentant le travail et les perspectives de sa publication, accompagnée d’une lettre du professeur ou du conservateur qui a accompagné leur travail de recherche,
– le formulaire d’engagement ci-joint.

Une première réunion de sélection, par le jury, aura lieu le 11 juin prochain. Un exemplaire de leur travail (dans la mesure du possible sous forme papier) sera alors demandé aux candidats retenus. Cet exemplaire leur sera restitué ultérieurement.

Merci de relayer cette information autour de vous, auprès des chercheurs susceptibles d’être intéressés.

Source : Société des Amis des Archives de France

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Publication en ligne – « Exégèse et lectio divina dans la péninsule Ibérique médiévale », dir. Amélie De Las Heras et Cándida Ferrero Hernández

Les études réunies ici examinent le tandem exégèse biblique / lectio divina dans la péninsule Ibérique au Moyen Âge. L’observation d’un hiatus incite à reconsidérer cette relation : de la fin du VIIIe s. à la fin du XIIe s., aucun commentaire linéaire biblique n’y aurait été rédigé tandis que la lectio divina se maintient dans les communautés religieuses. Afin de mettre en perspective la question délaissée des choix présidant à la rédaction et à la circulation des textes exégétiques, historiens et philologues analysent dans ce dossier l’imbrication entre exégèse et lectio divina chez Isidore de Séville ou dans la prédication, ainsi que la circulation des œuvres et le déploiement de l’exégèse hors des finalités immédiates de la lectio divina. Un contrepoint met en évidence l’usage de ce tandem dans la polémique entre les trois religions du Livre.

Los artículos aquí reunidos pretenden ahondar en el binomio exégesis bíblica/lectio divina en la península ibérica medieval. La observación de un hiato cuestiona esta relación, en tanto que desde el final del s. VIII hasta el final del s. XII no se conoce ningún comentario lineal redactado en esta área, aunque la lectio divina se mantenga en las comunidades religiosas. A fin de ofrecer planteamientos sobre la elección que conduce a la redacción y a la conservación de los textos exegéticos, historiadores y filólogos analizan la imbricación entre exégesis y lectio divina en la obra de Isidoro de Sevilla o en la predicación, así como la circulación de los textos y el despliegue de la exégesis fuera de los objetivos determinados de la lectio divina. Un contrapunto pone de relieve el uso del binomio en la polémica entre las tres religiones del Libro.

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Programme :

Amélie de las Heras – Présentation

María Adelaida Andrés Sanz – Lectio sanctarum scripturarum y exégesis en las obras de Isidoro de Sevilla. Teoría y práctica
Gaelle Bosseman – Circulation et usages de l’exégèse dans la péninsule Ibérique au IXe siècle. Étude des sources de l’Indiculus de adventu Enoch et Eliae adque Antichristi
Amélie de las Heras – Le livre de l’Apocalypse chez Martin de León (m. 1203), entre commentaire et sermon. Une lectio divina tournée vers l’action
Ghislain Baury – Singuli in singulis libris legentes. Exégèse et lectio divina dans les cloîtres cisterciens ibériques, XIIe-XVe siècle
Adrienne Dupont-Hamy – Les ailes de l’abeille. Lectio et praedicatio dans les quaestiones naturales de Juan Gil de Zamora (OFM, ca 1241 – ca 1318)
Manuel Montoza Coca – La exégesis bíblica en la polémica contra judíos. Los Sermones de Don Martín García (ca. 1441-1521)
Cándida Ferrero Hernández – Lectio et disputatio en el prólogo del Contra legem Sarracenorum de Riccoldo da Monte di Croce

Informations pratiques :

Exégèse et lectio divina dans la péninsule Ibérique médiévale, dir. Amélie De Las Heras et Cándida Ferrero Hernández, Madrid, Casa de Velázquez, 2019 (Mélanges de la Casa de Velázquez, 49-1). 320 p. 17 x 24 cms. Broché. Prix de la version papier : 32 euros. Accès à la version en ligne : ici

Source : Casa de Velázquez

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Prix – Prix Henri Pirenne

À l’occasion du 175e anniversaire de son existence, la Commission royale d’Histoire a décidé d’instaurer un prix bisannuel Henri Pirenne (1862-1935), en hommage au grand historien qui fut son actif secrétaire-trésorier de 1907 à son décès.

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Règlement

Le prix est destiné à récompenser l’auteur, sans distinction de nationalité, d’une édition substantielle de textes, inédite ou non, jugée exemplaire et relative à l’histoire de Belgique. Les ouvrages imprimés qui seraient soumis à l’appréciation du jury peuvent avoir été publiés dans les collections de la Commission ou en dehors de celles-ci. Les éditions électroniques doivent, sauf dispense à solliciter auprès de la Commission, être présentées sous forme d’édition papier. Sont recevables les travaux écrits en français, néerlandais, allemand, anglais, espagnol ou italien.

Le prix sera décerné tous les deux ans. Il couronnera une œuvre portant soit sur l’histoire médiévale, soit sur l’histoire des temps modernes, soit sur l’histoire contemporaine. Si le travail présenté est imprimé, il devra avoir été publié durant la période de six années précédant l’appel aux candidatures. La date du dépôt légal fera foi.

Le prix, d’un montant de deux mille euros, sera attribué toutes les années impaires. Les travaux imprimés admis à concourir auront été publiés au plus tôt six ans avant l’année durant laquelle la candidature fut introduite.

Les candidatures sont à introduire avant le avant le 1er juin, la date de la poste faisant foi. Le candidat fera parvenir à cette fin au Secrétariat de la Commission royale d’Histoire (Palais des Académies, Rue Ducale, 1 – 1000 Bruxelles) deux exemplaires de l’œuvre appelée à concourir ainsi qu’un curriculum vitae.

Les membres de la Commission royale d’Histoire ne sont pas admis à concourir. De même, les lauréats du Prix Henri Pirenne ne sont pas autorisés à présenter ultérieurement leur candidature à ce Prix.

Chaque travail sera soumis à quatre commissaires, désignés en son sein par la Commission royale d’Histoire. Ils feront rapport sur les travaux dont la lecture leur a été confiée. Ces rapports demeurent confidentiels. La Commission royale d’Histoire décide de l’attribution du prix après avoir pris connaissance de l’ensemble des rapports. Si aucun des travaux ne rencontre ses critères scientifiques, la Commission royale d’Histoire peut décider de ne pas décerner le prix. Dans ce cas, le montant ne sera pas reporté.

Au cas où l’œuvre couronnée est inédite, l’acceptation du Prix implique l’obligation de publier le travail dans les collections de la Commission royale d’Histoire, si celle-ci en exprime le désir. Dans ce cas, l’auteur s’engage à tenir compte dans l’édition définitive des remarques éventuelles des commissaires.

Les décisions de la Commission royale d’Histoire sont sans appel. Elle se réserve l’interprétation du présent règlement.

Source : Commission royale d’Histoire

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Journée d’étude – Réseaux scolaires et réseaux ecclésiastiques au Moyen Âge. Méthodes pour une analyse des réseaux historiques

Journée d’étude Col&Mon
organisée par Thierry Kouamé (Univ. Paris 1 / LAMOP)
Paris, Salle Perroy, 20 juin 2019, 9h30-18h

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Programme :

Anne Massoni (Univ. de Limoges / CRIHAM) et Noëlle Deflou-Leca (Univ. Grenoble Alpes / LEM-CERCOR), Introduction : l’état du projet Col&Mon
Thierry Kouamé (Univ. Paris 1 / LAMOP), La question des écoles dans le projet Col&Mon
Véronique Soulay (Centre A. Chastel), Les difficultés historiques et méthodologiques de l’enregistrement des écoles dans Col&Mon
Monique Maillard-Luypaert (Univ. Saint-Louis de Bruxelles / CRHIDI), Deux institutions concurrentes en matière scolaire : le chapitre Notre-Dame-de-la-Salle et l’abbaye Saint-Jean-Baptiste de Valenciennes

Après-midi

Marion Maisonobe (CNRS / Géographie-cités), Les représentations géographiques des réseaux savants
Isabelle Rosé (Univ. Rennes 2 / TEMPORA), Itinéraires réticulaires et réseaux égocentrés du Xe siècle. Éléments de réflexion pour une comparaison avec le fonctionnement des réseaux monastiques
Stéphane Lecouteux (Bibl. patrimoniale d’Avranches – Univ. de Caen Normandie / CRAHAM), Reconstituer les réseaux de monastères : de la documentation confraternelle aux réseaux de confraternité
Johan Belaen (Univ. de Gand / Institut Henri Pirenne), Les confraternités monastiques de la province de Reims au Moyen Âge

Thierry Kouamé (Univ. Paris 1 / LAMOP), Conclusions

Source : LAMOP

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Séminaire – La question de l’imagination chez Giordano Bruno

Vendredi 10 mai 2019
de 11h15 à 17h
ULB, Solbosch, NA4.302

Le cycle « Lectures philosophiques de la Renaissance » est organisé par Thomas Berns dans le cadre du Département de philosophie de l’ULB et de l’Institut Interuniversitaire d’Études sur l’Humanisme et la Renais- sance (ULB/VUB).

Renseignement: thomas.berns@ulb.ac.be

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Programme :

11h30 : Thomas Berns (ULB) : « Les liens de l’imagination »
14h00 : Saverio Ansaldi (ENS Lyon) : « Imagination et métamorphose: Jean-François Pic de la Mirandole et Giordano Bruno »
15h00 : Jean-Michel Counet (UCLouvain) : « Imagination et ouverture de l’homme à un univers in ni. »
16h00 : Yves Hersant (EHESS) : « Imagination et fureur »

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Appel à contribution – Intra et extra muros. La ville à l’époque romane (XIe-début XIIIe siècle). Matérialité, images, imaginaire

La « période romane » (XIe-début XIIIe s.)[1] est celle de la plus profonde transformation du paysage urbain de l’Occident depuis l’époque des oppida et des fondations grecques (VIe-IVe siècles av. J.-C.) et romaines (IIe siècle av. – Ier siècle apr. J.-C.) et jusqu’aux bouleversements apportés au tissus et au paysage urbains par la « révolution industrielle ».

Cette transformation s’accomplit par une croissance des organismes urbains et périurbains préexistants ; par l’augmentation du nombre de ces organismes et leur densification, en particulier grâce à l’apparition d’un grand nombre de petites villes et de villes moyennes, tandis que beaucoup des « agglomérations secondaires » antiques – que la prospection archéologique a mis au jour depuis une vingtaine d’années – ont disparu ou ont subi des déplacements ; par l’élargissement géographique du monde urbain occidental, grâce à la mise en place d’une armature urbaine, pour la première fois dans leur histoire, dans les nouveaux pays que sont les Îles britanniques au-delà de l’antique limes, la Germanie transrhénane, les mondes scandinaves et slaves… c’est-à-dire largement au-delà des limites de l’ancienne Romania. Par là même s’établit peu à peu, nonobstant de fortes particularités régionales, une unification du monde occidental – qui demeure pourtant profondément rural – au travers de son « paysage de villes » et du poids de ses activités urbaines.

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Le colloque d’Issoire avait, en 1994, choisi pout thème « Villes et campagnes à l’époque romane ». Vingt-cinq plus tard, il s’agit d’envisager ici le nouveau visage que les travaux, au cours du quart de siècle écoulé, des médiévistes historiens, historiens de l’art, archéologues, littéraires et linguistes donnent à la ville de « l‘époque romane » dans sa matérialité et ses représentations, dans son être propre – notion à rediscuter – comme dans sa relation aux pouvoirs, religieux et laïcs, et au monde rural environnant, dans son versant « ville de pierre » comme dans celui de la « ville de chair ».

Depuis un quart de siècle en effet, la progression des connaissances apportée par des protocoles de fouilles archéologiques, désormais également attentifs à toutes les périodes de l’histoire, les progrès de l’archéologie du bâti ou encore l’attention portée à la « fabrique urbaine » – des études micro-spatiale de quartier à celles de portée régionale – ont renouvelé notre connaissance de la matérialité de la ville médiévale des XIe-XIIIe siècles. Comme dans le cas de l’époque antique, une attention plus soutenue a été accordée aux « agglomérations secondaires », c’est-à-dire aux organismes intercalaires qui se glissent au sein du maillage à large trame des civitates héritées de la Romania antique ou – dans un rapport bien différent – de leurs épigones d’au-delà de l’ancien limes : c’est là la thématique de la « petite ville », longtemps abandonnées aux monographies érudites et à l’histoire locale.

Dans ces conditions, le concept même de « ville » a été réinterrogé et sa définition revisitée – dans un sens plus morphologique, fonctionnel et relationnel que juridique – comme « agglomération humaine d’importance, de caractère central plus ou mois affirmé, exerçant des fonctions multiples (centre d’exercice ou de relais du pouvoir, religieux plus encore que laïc ; lieu d’échanges commerciaux et de production artisanale…) et dotée en conséquence d’équipements de caractère monumental plus ou moins marqué (enceinte protectrice, place(s) de marché, lieux de culte, d’hospitalité et de soins, greniers et celliers…) ». De surcroît, la plupart de ces fonctions et de ces équipements n’apparaissent pas au service du seul organisme urbain lui-même mais aussi à celui de son « pays d’alentour » (l’Umland des géographes) et des voyageurs de tous types qui y font étape ou y séjournent. En conséquence, le cadre monographique traditionnel a été dépassé et la ville médiévale est désormais interrogée dans le cadre d’un continuum ville-campagne, dans une prise en compte du maillage régional et dans une dimension comparative.

Il convient enfin de prendre en compte les études réalisées sur le changement d’image de la ville et de ses modalités de représentations symboliques, sur la création ou l’emprunt de nouvelles formes d’urbanisme et sur les évolutions constatées quant aux différentes expressions de la monumentalité urbaine.

Dans ces perspectives, le comité scientifique du colloque issoirien propose aux chercheurs intéressés d’organiser leur réponse au présent appel dans le cadre des questionnements ci-dessous indiqués :

Que savons-nous de la société urbaine à l’époque envisagée ? Quelles inflexions historiographiques et épistémologiques ont marqué le dernier quart de siècle ?

Le « sentiment de ville » et les débuts de la conscience urbaine : laudatio urbis, apparition des notions de communitas et d’universitas… La double enceinte (monastique/civile militaire) et la récupération des enceintes antiques. La mise en cause d’une vision erronée de l’unité urbaine en raison des nombreux exemples de polynucléarité morphologique mais aussi politique et sociale de beaucoup de « villes » (et pas seulement des cités) jusqu’à la réalisation, souvent au XIIIe siècle, parfois seulement au siècle suivant, des organismes dirigeants (à Périgueux en 1240 mais seulement au milieu du XIVe siècle à Marseille, plus tard encore pour Limoges). Place et rôle des communautés juives dans la ville occidentale de l’époque romane

Vieilles terres urbanisées et fronts pionniers de l’urbanisation. Les nouveaux « pays de villes » (monde germanique, scandinave, slave, magyar). Monde byzantin. Péninsule ibérique, Moyen-Orient…

Représenter la ville. Images et représentations de la ville dans la littérature (cléricale et laïque), dans l’iconographie, dans la sculpture. Jérusalem ou Babylone ? Les représentations de la Jérusalem céleste. Légende noire ou légende dorée de la ville ? Opposition entre la » verticalité hiératique » de la représentation de la ville romane et « l’horizontalité humaine » de l’image donnée de la ville gothique ?

Postérité de la ville romane. Destruction, restauration, patrimonialisation des « maisons romanes ». On envisagera aussi la représentation de la ville des XIe-XIIIe siècles dans les arts et la littérature des périodes ultérieures (du XIXe au XXIe siècle) : peinture, littérature, cinéma, jeux vidéo.

Réponses à l’appel à communication

Date limite d’envoi des propositions de communication : 03 juin 2019

(titre de la communication et résumés de 10 lignes maximum en français et en anglais).

Vos propositions de communication sont donc à retourner avant le 03 juin 2019 par courriel à Jean-Luc FRAY : j-luc.fray@uca.fr

Merci d’y préciser : vos NOM et prénom ; profession / structure de rattachement ; adresses postale et de courriel ; titre et résumés (en Français et en Anglais) de votre proposition de communication

Réunion du conseil scientifique et élaboration du programme : 1er juillet 2019. Vous recevrez dans les jours qui suivent un courrier vous avisant de la décision du conseil scientifique.
11, 12 et 13 octobre 2019 : colloque et excursion.
15 mai 2020 : date limite d’envoi des textes pour publication.

Comité scientifique

  • Dominique Allios, Maître de conférences HDR en Histoire de l’Art et Archéologie médiévales, Université de Rennes 2, LAHM, CreAAH – UMR 6566
  • Marie Charbonnel, Docteure en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, IRAMAT, Université Bordeaux-Montaigne.
  • Pascale Chevalier, Maître de conférences en histoire de l’art et archéologie médiévale à l’Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand) – ARTeHIS – UMR 6298, Dijon.
  • Pierre Deneuve, Attaché de Conservation du Patrimoine à la ville d’Issoire, Responsable adjoint du Centre d’art roman Georges-Duby d’Issoire.
  • Jean-Luc Fray, Professeur émérite de l’Université Clermont Auvergne (histoire médiévale) – Centre d’Histoire Espaces et Cultures (CHEC) – EA 1001
  • Sébastien Fray, Maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, LEM-CERCOR – UMR 8584
  • Christian Gensbeitel, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université Bordeaux-Montaigne, IRAMAT – UMR 5060
  • Christian Karoutzos, Adjoint à la culture à la ville d’Issoire et secrétaire de l’association Terres Romanes d’Auvergne.
  • Martine Jullian, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art médiéval à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble.
  • David Morel, Docteur en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand – Ingénieur de recherches en archéologie médiévale, bureau d’investigations archéologiques Hadès, Cournon d’Auvergne.
  • Nathalie Monio, Doctorante en archéologie.
  • Annie Regond, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art moderne à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire Espaces et Cultures (CHEC) – EA 1001
  • Éric Sparhubert, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université de Limoges, CRIHAM – EA 4270
  • Alessia Trivellone, Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 – Centre d’Études médiévales de Montpellier.

Renseignements pratiques

Le voyage, les repas et le logement des communicants sont pris en charge par l’association Terres Romanes d’Auvergne sous couvert du rendu effectif de la contribution au volume d’actes. La publication des actes est assurée par l’Alliance Universitaire. Une excursion prévue le dimanche 13 octobre, dont le programme précis reste à définir, vous sera également offerte.

Le colloque sera organisé sur deux journées, les 11 et 12 octobre 2019 à la salle Claude-Nougaro d’Animatis, située 2 rue Marcel-Béraud, 63500 Issoire (Puy-de-Dôme – France).

[1] ) Le concept « d’époque romane n’a guère de sens pour l’histoire urbaine médiévale. Il est employé ici par commodité et par souci de cohérence chronologique avec les autres objets qui ont préoccupé les colloques issoriens depuis près de trente ans.

Source : Calenda

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Colloque – Freedom of Speech in Medieval and Early Modern Society

This workshop is the first in a series of three on ‘freedom of speech’ in late medieval and early modern Europe. Drawing together research from several European countries in the period 1300-1700, the series will reveal various perspectives on premodern free speech. Although freedom of speech, ‘the right to express beliefs and ideas without unwarranted government restriction’, was by no means a fundamental right in the late middle ages and early modern period, expressions of critical opinions towards power were always possible and often widespread. They could be uttered verbally, through the spoken or written word, but also through other sign systems and media, ranging from the sound of musical instruments to heraldic languages.

The Ghent workshop will study evidence from literary and prescriptive sources describing the ideals of free speech, and political-historical evidence of cases in which men and women wrote down and orally uttered their opinions within the context of medieval and early modern society. In Europe, urban cultures of ‘subversive speech’ existed from the late middle ages onwards. Cities offered contenders public space in which they could utter conflicting opinions in many different ways. Singers travelled through the countryside to spread news. Public poetry, songs, petitions and the like were popular media to confront ruling elites with contentious thought, but so were bells, musical instruments and visual signs. This workshop invites speakers to present their research into such media and the contents of publicly uttered speech. Case studies will be featured about the use of both written and oral, as well as visual media, and their interconnectedness, during the fourteenth until the seventeenth centuries.

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The following questions will be addressed:

  • Which media were used by citizens to express their discontent? What determined the choice of a certain medium?
  • What kind of messages were spread? Were they subversive or did they legitimize power?
  • Were contenders successful in spreading their message? How was the reception and circulation of these messages? How did the urban elite and the authorities react to the utterance of subversive thought?
  • In what way was freedom of speech related to the social class and gender of speakers and listeners?
  • Can a ‘European’ pattern be distinguished? Do we see a trend in the use of media in periods with fundamental political or religious change (such as the 14th or the 16th centuries)?

Programme : here

Informations pratiques :

17-18 May 2019

The conference will be held in the KANTL – The Royal Academy for Dutch Language and Literature. The venue is located in the city centre, within walking distance of public transportation (Koningstraat 18, Ghent)

Contact :
minne.deboodt@kuleuven.be
linde.nuyts@ugent.be

SCIENTIFIC COMMITTEE – W. Blockmans, C. Billen, R. Sleiderink, S. Mareel, J. Oosterman, E. Bousmar, A. Marchandisse, D. Van der Poel

ORGANISING COMMITTEE — M. De Boodt, L. Nuyts, J. Haemers, J. Dumolyn, M. Veldhuizen

Source : UGent

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Séminaire – Economic Archaeology: comparative approaches for determining economic performance in archaeological and historical research

Ghent University, Campus Ufo, time and place is TBD

Those who would like to include this course into their Doctoral Training Program are requested to register ASAP by email to dimitri.vanlimbergen@ugent.be . Registration is free of charge.

For practical reasons non-Ghent participants are asked to RSVP to dimitri.vanlimbergen@ugent.be prior to the start of each seminar.

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Economic archaeology is the study of the (diachronic) relationship between ancient populations and their (available) natural and cultural resources, as expressed principally through exploitation, production, distribution and consumption. Over the years, archaeologists and historians have become particularly interested in how ancient societies ‘performed’ economically – as determined by factors such as climate, geography, technology, demography and institutions – and how this ‘performance’ changed through time. To this purpose, scholars have developed a wide range of methodological and conceptual tools and new methods of investigation. This has turned economic archaeology into an increasingly interdisciplinary discipline, encompassing many specialized subfields such as paleobotany, zooarchaeology, bio- archaeology, geomorphology, climatology, demography and spatial analysis. At the same time, the application of modern economics to archaeology and history has resulted in a greater sophistication in (theoretical) thinking. This means that (doctoral) students need evermore and better guidance.

Objectives :

The principal aim of this course is to make PhD researchers in archaeology and history who work on Antiquity and the Middle Ages more familiar with the increasingly important sub-discipline of economic archaeology. Through a series of seven thematic interactive seminars, they will gain insight into – and learn how to critically apply – a selective number of comparative concepts, methods and theories in this field that are of key relevance to their own research. In particular, by the end of this course, the participating doctoral students will have acquired foundational-level skills for scholarship in economic archaeology with regard to the following topics: demography and ancient economic performance (1); the vulnerability and resilience of complex societies under climate change (2); ancient landscape use and satellite remote sensing (3); agricultural productivity in past societies (4); the chaîne opératoire approach to the exploitation of natural resources (5); data analysis and pre-modern trade networks (6); and the socio-economic and spatial analysis of ancient urban space (7).

A second important aim of this specialist course is to allow the targeted PhD researchers to present, discuss and receive feedback on their work-in-progress from national and international peers. Through the involvement of members of the SDEP network, the active participation of UGent researchers at all levels (postdoctoral and faculty) with ample experience in economic archaeology and history, and the attendance of researchers from Brussels and Leuven, the course will promote knowledge transfer and the building of an interdisciplinary network.

Programme :

13/02 Søren Michael Sindbaek (Aarhus University): Data analysis and pre-modern trade networks

13/03 Thomas Currie (University of Exeter): Agricultural productivity in past societies

27/03 Paul Erdkamp (Vrije Universiteit Brussel): Climate, complexity and the resilience of the Roman economy

25/04 Martin Sterry (Durham University): Ancient landscape use and satellite remote sensing

09/05 Timothy Anderson (Laboratoire Recherche Historique): The chaîne opératoire approach to the exploitation of natural resources

16/05 Neville Morley (University of Exeter): Demography and ancient economic performance

23/05 Akkelies van Nes (Western Norway University): The socio-economic and spatial analysis of ancient urban space

Source : UGent

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Publication – « Administrer par l’écrit au Moyen Âge (XIIe – XVe siècle) », dir. Harmony Dewez et Lucie Tryoen

Cet ouvrage propose une série d’études fondées sur des travaux de jeunes chercheurs éclairant la façon dont l’essor de l’écrit documentaire au cours d’un long XIIIe siècle a transformé en profondeur les pratiques administratives des sociétés médiévales occidentales. De la Sainte-Trinité de Caen au Mont-Cassin, de Paris au Midi toulousain, ces textes interrogent la façon dont l’écrit administratif est produit, utilisé, archivé. Écrire, est d’abord une façon d’appréhender le territoire, par l’inventaire des ressources d’une institution, par l’enquête, par l’enregistrement d’actes, renvoyant aux préoccupations propres au contrôle d’un espace éclaté, ou dans l’affirmation d’une personnalité institutionnelle. Les formes prises par ces documents administratifs et leur place dans les processus de gouvernement dépendent des hommesqui en gouvernent lagenèse, de leur conception à leur rédaction, que ces dynamiques soient collectives, comme dans l’administration du comte de Toulouse, ou individuelles, comme dans la pratique toute personnelle de l’artisan Jean Teisseire. L’objet-document ainsi produit résulte d’une stratification de pratiques évoluant dans le temps, que seule une étude codicologique minutieuse et rigoureuse peut restituer, comme dans le cas du livre-outil de Saint-Martin de Pontoise. Enfin, la dimension archivistique de l’écrit apporte un recul sur la constitution de mémoires documentaires indissociables de certaines transformations sociales de la fin du Moyen Âge. L’étude des cartulaires de Notre-Dame de Paris et des regards croisés sur la documentation de la Sainte-Chapelle, par exemple, viennent ainsi compléter notre compréhension des mécanismes d’archivage et de la fonction des archives au sein des institutions.

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Table des matières :

Avant-propos – Étienne Anheim, Pierre Chastang, Laurent Feller
Introduction – Harmony Dewez

L’ÉCRIT AU SERVICE DE LA GESTION D’UN TERRITOIRE

Administrer par l’écrit dans une grande abbaye de femmes anglo-normande. La Sainte-Trinité de Caen (XIIe-XIIIe siècles) – Catherine Letouzey-Réty
S’emparer du territoire dans la Terra Sancti Benedicti. Le castrum Cervarii sous les abbés Bernard et Thomas (fin du XIIIe siècle) – Albane Schrimpf-Patey
Patrimoine foncier et pratiques documentaires des chanoines de la chapelle de Saint-Piat de Chartres aux XIVe et XVe siècles – Charlotte Fain

OUTILS ET ACTEURS DE L’ADMINISTRATION PAR L’ÉCRIT

La transformation des pratiques administratives dans le Midi toulousain (années 1230-1250) – Gaël Chenard, Gabriel Poisson
Administrer et gérer l’écrit et par l’écrit. Les pratiques scripturales de Jean Teisseire, petit entrepreneur du XIVe siècle – Mélanie Morestin-Dubois
Histoire d’un outil de gestion. Enquête codicologique sur le registre 9H2 de l’abbaye de Saint-Martin de Pontoise (1328-1603) – Anne-Laure Alard-Bonhoure

L’ADMINISTRATION DE L’ÉCRIT

Des archives aux cartulaires. L’administration de l’écrit au chapitre de Notre-Dame de Paris (XIIe-XIIIe siècles) – Lucie Tryoen
La force de l’écrit. Méthodes et objectifs de l’administration par l’écrit à la Sainte-Chapelle de Paris à la fin du Moyen Âge – Christophe Boucheron, Vianney Petit, Alisée Rosa

Conclusion – Lucie Tryoen

Bibliographie
Index des noms de lieux et d’institutions
Index des noms de personnes

Informations pratiques :

Administrer par l’écrit au Moyen Âge (XIIe – XVe siècle), dir. Harmony Dewez et Lucie Tryoen, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019 (Histoire ancienne et médiévale). 16 x 24 cm, 240 p. ISBN : 979-10-351-0299-9. Prix : 24 euros.

Source : Éditions de la Sorbonne

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