Jeudi 29 janvier 2026 14h00-16h00 salle Ladrière – Collège Mercier Place Cardinal Mercier, 14
Séminaire mensuel du GEMCA Emmanuel Joly Le jubé comme médiateur visuel dans la peinture : autour de L’Apparition de la Vierge à saint Dominique dans une église (Utrecht, Catharijneconvent)
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Mémoire et oubli jouent un rôle crucial dans la formation de l’identité tant individuelle que collective, au sein de l’Occident médiéval. Ce volume rassemble des études explorant ces notions dans des contextes variés — philosophiques, littéraires, historiques et administratifs — et met en lumière les recherches les plus récentes sur les dynamiques de la mémoire, de l’oubli et de leurs résurgences au Moyen Âge.
Quelles traces sont dignes d’être conservées et transmises ? Quelles expériences, au contraire, doivent être oubliées — parfois pour mieux vivre, parfois pour se reconstruire ? Dans quelle mesure la mémoire et l’oubli relèvent-ils d’un choix conscient, ou au contraire, d’un processus involontaire ? Existe-t-il une dimension éthique dans ces actes de remémoration ou d’effacement ?
L’ouvrage accorde une attention particulière à la manière dont la mémoire participe à la définition des identités individuelles et collectives. Les contributions de la première partie analysent les multiples facettes de la mémoire et de son pendant indissociable, l’oubli, chez les maîtres ès arts, les poètes, et dans les monastères. La seconde partie, dévolue à la mémoire administrative et politique, présente les enjeux étatiques de la gestion de données qui, d’une génération à l’autre, façonnent l’identité des villes ou des dynasties.
Le temps recouvré. Mémoire et oubli au Moyen Âge, éd. Julie Bévant, Clarisse Reynard, Quentin Savary, Neuchâtel, Alphil Éditions, 2025 ; 1 vol., 240 p. (Politique et échanges culturels, 669). ISBN : 978-2-88930-733-3. Prix : CHF 39,00.
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One fully funded project on the study of “Research-Creation in the early Middle Ages: the example of Hibernicus Exul” is available. This Joint PhD project will be primarily based at the University of Melbourne with a minimum 12-month stay at the University of Toronto.
Applications will close once a suitable candidate is identified, and interested students are encouraged to submit as early as possible.
Degrees Available for this project
Doctor of Philosophy (PhD)
Available Scholarships
The successful applicant will receive a scholarship package which includes a tuition fee waiver, living allowance, health insurance, and relocation support.
Project Details
The pivotal role played by Irish scholars in preserving and transmitting ancient learning during the early Middle Ages is well known even beyond the academy, thanks to popularising works such as ‘How the Irish Saved Civilization’. Yet, a great deal of work remains to be done on individual Irish figures working in continental Europe during the eighth to tenth centuries in order to establish the Irish contribution more rigorously. The shadowy figure known as ‘Hibernicus Exul’ (‘the Irish exile’) provides an ideal test-case for this work: the author of thirty-eight Latin poems, on scholarly, political, and comic topics, his works appear in a single manuscript, Vatican Reg. Lat. 2078. This is an important and influential poetic anthology from the heart of the Carolingian Renaissance, a period of intense cultural and intellectual activity in eighth- and ninth-century Europe during which the literature and learning of the ancient Graeco-Roman world was rediscovered. Concerted efforts were made to standardise and widen access to educational systems, with significant consequences for the intellectual history of Western Europe.
The recruited PhD student will write the first monograph-length study of ‘Hibernicus Exul’, setting his work in the context of the manuscript, addressing the controversial question of his possible identification with the better- known Carolingian scholar Dúngal, and demonstrate how the poet exemplifies the nature of medieval Irish literature, which simultaneously aims to educate and to entertain, and can in many ways be seen as a predecessor of today’s Research-Creation.
The successfully chosen student will work with Principal Supervisor, Sarah Corrigan, School of Historical and Philosophical Studies, University of Melbourne, and External Co-Supervisor, Cillian O’Hogan, Centre for Medieval Studies, University of Toronto.
Please note the additional requirements listed below when submitting your Expressions of Interest.
Additional requirements
Statement of research interest [max. 1000 words]
MA in a related field, or equivalent, to be completed by the programme start date.
Evidence of at least six semesters of Latin, or equivalent, with grades of B+ or higher, or equivalent
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Séminaire de recherche organisé par l’IHA (K. Wallenwein) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle).
Gabrielle Verlyck (univ. Lille), Saints d’outre-Manche. Diffusion et réception liturgiques des saints anglais en Flandre (Xe-XIe siècle)
Présidence : François Dolbeau (École pratique des hautes études)
Inscription Le séminaire se déroulera sous un format hybride. Pour participer à l’événement, en ligne ou sur place, veuillez vous inscrire auprès de Kirsten Wallenwein au plus tard la veille du séminaire. Pour une participation en ligne, merci de vous inscrire ici : Zoom
L’IHA et l’École pratique des hautes études organisent en commun un séminaire d’histoire médiévale où des doctorantes et doctorants en thèse bien avancée, mais aussi de jeunes postdocs viennent présenter leurs recherches en voie d’achèvement ou un dossier de leur thèse. La prestation, toujours en langue française, dure environ 50 minutes. Le séminaire a lieu tous les deux mois, un mercredi matin de 10h à 12h.
Crédit image : Auteur inconnu, Cours de philosophie à Paris, Grandes chroniques de France, fin XIVe s., Castres, bibliothèque municipale, ms. 3, f. 277r. Wikimedia Commons.
Les gestionnaires de mobilier, qui assurent la bonne conservation et la valorisation des vestiges mis au jour lors d’une opération archéologique, sont très souvent chargés également de la documentation associée. Ils doivent ainsi assurer la conservation de cette documentation, sa gestion et sa mise à disposition pour les chercheurs.
La gestion de cette documentation, multiforme par sa typologie et les supports utilisés, nécessite des compétences et des infrastructures spécifiques. Nous aborderons cette thématique selon des perspectives variées : la documentation en elle-même, la documentation en tant que complément indispensable à la compréhension du mobilier, seul vestige matériel de l’opération archéologique.
Cette table-ronde mettra en lumière différentes expériences, en développant le contexte dans lequel elles ont eu lieu, les modalités d’approche, les compétences convoquées, les problèmes rencontrés pour leur mise en œuvre et les solutions apportées, ainsi que les réticences et questionnements qu’elles ont pu susciter.
Programme :
Jeudi 19 mars
9h -10h : Accueil des participants
10h – 10h30 : Ouverture et discours d’accueil
10h30 – 12h : Session 1 : Produire, structurer et reconstituer la documentation de fouille
10h30 – 11h : Archéologie en temps réel. Gestion simultanée de la fouille, de la post-fouille et de la documentation archéologique aux Prés-de-Vidy (Lausanne, Suisse), Hélène Labit-Tlili (Archeodunum SA)
11h – 11h30 : Inventaire de la documentation archéologique. Faire face aux besoins immédiats en s’inscrivant dans une démarche de long terme, Silvia Païn (Seine et Yvelines Archéologie)
11h30 – 12h : Le traitement des archives de fouille du site archéologique de Vendeuil-Caply : du tri au traitement cartographique des données, Cyril Gaultier (service archéologique de la Communauté de communes Oise-Picarde), Sandra Legrand-Dumortier, Marion Dessaint (musée archéologique de l’Oise) et Valérie Kozlowski (musée de La Cour d’Or, Eurométropole de Metz)
12h – 14h : Pause déjeuner libre
14h – 15h30 Session 2 : Documenter, numériser et faire évoluer les outils de gestion
14h – 14h30 : Documentation scientifique en contexte : la mémoire des fouilles au cœur des collections, Elena Rossoni-Notter, Olivier Notter et Abdelkader Moussous (musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco)
14h30 – 15h : La numérisation de la documentation archéologique au SRA Île-de-France : quoi, quand, comment, pour qui ?, Cynthia Domenech-Jaulneau (SRA Île-de-France et UMR 8215 Trajectoires)
15h – 15h30 : De FileMaker Pro à Ishtar : évolution de la gestion de la documentation archéologique du Bureau de l’Archéologie Départementale de la Seine-Saint-Denis, Cristina Gonçalves-Buissart et Pauline Susini-Collin (Département de la Seine-Saint-Denis-bureau du Patrimoine archéologique / UMR 7041 ArScAN) et Valérie-Emma Leroux (société Iggdrasil)
16h – 16h30 : La documentation archéologique, le cas d’Autun. 20 ans de collaboration entre le musée Rolin et le service archéologique municipal, Claudine Poirrier-Massard (direction des Musées et du Patrimoine de la ville d’Autun) et Angélique Tisserand (Service archéologique de la Ville d’Autun)
16h30 – 17h : Collections préhistoriques du musée du Mas-d’Azil : lacunes de documentation ancienne sur les objets et leur restauration, Emeline Grisoni (Conservation Musée Patrimoine Archéologie de l’Ariège) et Caroline Moreau (association Materia Viva)
17h ->18h : Visite libre possible du Musée
En parallèle : 17h – 19h (max) : Assemblées générales de l’association A-RIGMA
Vendredi 20 mars
8h30- 9h : Accueil des participants
9h-10h30 : Session 4 : La documentation archéologique au cœur des chantiers des collections
9h – 9h30 : Retour d’expérience sur le chantier de récolement et d’inventaire de la documentation archéologique préalable au chantier des collections, Gwenola Robert (SRA Guadeloupe) et Christine Riquier (société Inexsitu)
9h30 – 10h : La gestion du mobilier et de la documentation archéologiques au Centre de conservation et d’études de la région Centre-Val de Loire, Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) : un enrichissement réciproque, Pascale Araujo (SRA Centre-Val de Loire) ; Marie-Pierre Chambon et Pascal Pautrat (INRAP Centre-Île-de-France)
10h – 10h30 : La contribution de la collecte documentaire au chantier des collections archéologiques du Centre de conservation et d’études de Maine-et-Loire (49), Reynald Lucas et Mickaël Montaudon (pôle Archéologie, département du Maine-et-Loire)
10h30-11h : Pause – Session Posters 2
11h-12h : Session 5 : Comprendre les collections à travers la documentation archéologique
11h – 11h30 : Documentation ancienne de Rezé (44) : esquisse d’une mémoire double, Camille Chouvenc (service de Recherche archéologique de Nantes Métropole)
11h30 – 12h : Six années de collaboration archiviste-responsable des biens archéologiques au SRA Hauts-de-France : vers une meilleure compréhension des ensembles issus des fouilles anciennes, Géraldine Faupin et Laetitia Maggio (SRA Hauts-de-France)
14h – 14h30 : Retour d’expérience : Gérer un arriéré de traitement d’archives et assurer une gestion pérenne, Antigone Imbert (SRA Occitanie)
14h30 – 15h : Les archives de fouilles de l’abbaye de Cluny (1913-2025), la gestion de fonds documentaires archéologiques atypiques, Florian Galletti (musée et abbaye de Cluny – Centre des monuments nationaux, laboratoire ArAr- UMR 5138 CNRS) et Louise Doubremelle (ED 441, laboratoire HiCSA Paris I Panthéon-Sorbonne)
15h – 15h30 : Jusqu’où pousser le chantier des collections de la documentation archéologique d’un « cold-case » ? Intérêt et méthodologie du chantier des collections de la documentation de la fouille de la Cour Napoléon (Grand Louvre) en vue de la valorisation de données non exploitées en post-fouille, Clara Bernard (musée du Louvre, INHA), Bruno Desachy (université de Paris 1, UMR 7041 ArScAn), Cynthia Domenech-Jaulneau (SRA Île-de-France et UMR 8215 Trajectoires), François Giligny (université de Paris 1, UMR 8215 Trajectoires) et Noémie Latte (musée du Louvre)
15h30 – 16h30 : Actualités de l’association A-RIGMA : point sur la publication des actes du RIGMA 5, thématiques des prochaines tables rondes, clôture de la table ronde 2026
16h30 – 18h : Visite libre possible du Musée
Posters présentés :
« La documentation archéologique en musée. Le cas du musée d’Archéologie nationale » par Soline Morinnière et Corinne Jouys-Barbelin (musée d’Archéologie nationale)
« Un binôme à l’épreuve du chantier des collections de Bourges » par Laurianne Massot et Carine Sergent (service d’archéologie de Bourges Plus)
« Fastidieux mais nécessaire : inventer une méthodologie de récolement pour les archives de fouilles au CCE de Lorraine » par Hélène Anton et Aurélie Pascal (SRA Grand Est)
« Retour d’expérience sur la documentation archéologique ancienne en Hauts-de-France. Création et déploiement d’une « Fiche Archives » spécifique : enjeux, méthodologie et appropriation » par Géraldine Faupin (SRA Hauts-de-France)
« Etiolles : chantier de la documentation d’une fouille programmée depuis plus de 50 ans » par Christine Riquier (société Inexsitu)
« Archives de fouille en Alsace : un modèle bien rodé » par Véronique Bodlenner (SRA Grand Est) et Isabelle Lesueur (Archéologie Alsace)
« Mutualiser la documentation archéologique entre le Musée archéologique départemental et les Archives départementales de la Haute-Garonne : l’exemple du site de Saint-Bertrand de Comminges » par Josabeth Millereux (musée archéologique départemental de Saint-Bertrand-de-Comminges) et Stéphanie Dumay (Archives départementales de la Haute-Garonne)
« Gérer et indexer la documentation scientifique d’un service régional de l’archéologie pour mieux comprendre les données scientifiques de l’archéologie : un exemple au SRA d’Île-de-France » par Cynthia Domenech-Jaulneau et Béatrice Bouet-Langlois (SRA Île-de-France)
« Élaboration d’un protocole et d’un plan de gestion de la documentation archéologique en Champagne : créer de l’ordre dans le désordre ! » par Marine Rodé et Marie-Laure Bonte (SRA Grand Est)
« La conservation et l’accès à la documentation archéologique au CCEA de Besançon » par Sophie Gizard (SRA Bourgogne-Franche-Comté)
« Le fonds Helmer : numérisation d’un fonds d’archéologue » par Véronique Bodlenner (SRA Grand Est)
« Ce que « cache » la numérisation de la documentation pour le SIG » par Christine Riquier (société Inexsitu) et Laurence Brissaud (musée de Saint-Romain-en-Gal)
« Chantier de l’inventaire au contenant et de la numérisation de la documentation archéologique ancienne » par Claire Jounin (SRA Bourgogne-Franche-Comté)
« Le SRA Normandie au cœur des archives : un numéro d’équilibriste » par Sidonie Rican et Anne Ropars (SRA Normandie)
« De la collecte au versement des données archéologiques documentaires » par Nathalie Moron (INRAP Pays-de-la-Loire)
« Aux sources du patrimoine archéologique, la documentation de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie » par Camille Duclert (Médiathèque du patrimoine et de la photographie)
L’évènement se tient uniquement sur site mais il fera l’objet d’une captation video et les communications seront disponibles en ligne à l’issue de ces deux jours.
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A long-needed reassessment of the musical culture of fifteenth-century Bohemia, liberating it from nineteenth- and twentieth-century nationalist agendas and reassessing its position in European music history.
What was musical culture like in a country in fifteenth-century Central Europe where theologians tried to restore the values of the early church–including through musical practices–only to be branded “heretical”?
Bohemian theologians tried to return to Christianity’s “roots” by promoting frequent bread-and-wine communion for all (including children) and by encouraging lay participation in worship through translations into the vernacular. Unlike in many other European lands, monophonic chant and sacred songs were primarily used (though some advanced contemporary polyphonic settings circulated as well). These religious and musical developments formed part of the seedbed that would develop more fully during the European Reformation through the work of Martin Luther and others.
Music in Fifteenth-Century Bohemia: Between Reform and Identity Building contains essays on liturgy, song, and the influence of the Hussite movement. The book resists both nationalistically tinged narratives and the marginalization that has long resulted from an emphasis on the disparities between Czech and Western European musical traditions. One chapter demonstrates how a fifteenth-century song was employed in the revival of Czech culture in the nineteenth century.
Taken as a whole, the essays in this important collection illustrate the distinctive and often effective ways in which fifteenth-century Czech culture dealt with the dichotomy between religious reform and cultural identity.
HANA VLHOVÁ-WÖRNER is researcher at the Masaryk Institute and Archives of the Czech Academy of Sciences, Czech Republic.
JAN CIGLBAUER is assistant professor at the Institute of Musicology, Charles University, Prague, Czech Republic.
Table des matières :
Preface Note on the Online Material Note to the Reader List of Abbreviations Introduction Hana Vlhová-Wörner 1 Sequences in Late Medieval Bohemia: Genre, Form, and Function Transformations Hana Vlhová-Wörner 2 Between Tradition and Heresy: Fifteenth-Century Liturgical Chants for Jan Hus Rhianydd Hallas 3 Czech Liturgical Singing of the Later Fifteenth Century: Expression of Identity or Lost Local Tradition? Eliška Baťová 4 Liturgy and Songs ca. 1350-1520: On the Exclusiveness of the Bohemian Contribution Jan Ciglbauer 5 Local Networks of New Polyphony in Bohemia, ca. 1470-1520: Sources, Repertory, Performance Practice Lenka Hlávková 6 Hussitism in Modern Czech Musical Culture: The Roots of Myths (1800-1848) Viktor Velek List of Sources Bibliography Notes on Contributors General Index
Informations pratiques :
Music in Fifteenth-Century Bohemia. Between Reform and Identity Building, éd. Hana Vlhová-Wörner, Jan Ciglbauer, Rochester, The University of Rochester, PRess, 2025 ; 1 vol., 292 p. (Eastman Studies in Music, 206). ISBN : 978-1-64825-125-2. Prix : GBP 95,00.
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L’iconographie de saint Georges est fascinante, pour sa diffusion dans le monde chrétien – oriental puis occidental- comme pour sa plasticité extrême, son inventivité figurative toujours renouvelée.
Au-delà du jeu habituel entre personnages du récit (le chevalier, la princesse, le dragon) et attributs récurrents (la lance, la croix ou la gueule animale), cet essai vise à ouvrir méthodiquement l’analyse iconographique à une dimension tout à la fois plus anthropologique et plus formelle. Les acquis de l’analyse structurale des rites, des mythes ou des récits légendaires sont ici convoqués pour leur mise en évidence des transformations. Mais ils sont à leur tour « ouverts » à une dimension d’« exégèse interne » des motifs, des formes ou des mouvements. C’est alors une phénoménologie et une dynamique figurale des processus d’ouverture – ouverture du corps martyrisé, de la femme conquise, du territoire acquis, de l’animalité domptée, etc. – qui passent au premier plan. Et cela jusque dans le nom même de « Georges » qui, précisément, signifie « celui par qui s’ouvre – ou s’œuvre – la terre ».
Informations pratiques :
Georges Didi-Huberman, Celui par qui s’ouvre la terre. Saint Georges, versions d’une légende, Paris, Gallimard, 2025 ; 1 vol., 248 p. (Arts et artistes). ISBN : 9782073108364. Prix :€ 25,00.
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We invite proposals for papers for the upcoming XV International Symposium on the Bohemian Reformation and Religious Practice, which will take place in June 2026 in Prague. The theme of this symposium is: “The Long Bohemian Reformation, European Universities, and Scholarly Disputations”
The Long Bohemian Reformation, European Universities, and Scholarly Disputations
From the 14th century onward, European universities increasingly became key players in ecclesiastical reform. Academically trained scholars participated in Church councils, shaped theological discourse, and often played central roles in reformist movements. The Bohemian Reformation was deeply embedded in this academic environment—including Jan Hus and Jerome of Prague and later generations within the Unity of the Brethren and the Comenian circle.
For many key figures of the Bohemian Reformation, academic disputation – and the broader tradition of learned argumentation – was central to their intellectual activity. Its influence extended not only beyond the university setting – as in the debates on the Four Articles of Prague at the Council of Basel – but also beyond the Bohemian Reformation itself, as exemplified by the Leipzig Disputation and the Marburg Colloquy.
The symposium aims to investigate the intersections between the Bohemian Reformation and academic institutions, encompassing also its subsequent receptions. Particular emphasis will be placed on the role of scholarly disputations and intellectual traditions that contributed to the shaping of reformist thought.
The symposium’s broad scope accommodates both papers focused directly on the Bohemian Reformation as well as contributions in which the Bohemian Reformation forms one part of a larger mosaic.
Suggested topics include but are not limited to: – Disputations concerning ecclesiastical, reformist, and religious issues related to the Long Bohemian Reformation – Academic controversies, arguments, and rhetoric surrounding the Long Bohemian Reformation – Underexplored or little-known textual sources of university and gymnasium origin related to the Long Bohemian Reformation – Comparative analysis of surviving university and gymnasium manuscripts and prints related to the Long Bohemian Reformation with those from German, French, or British contexts – Academic texts as sources for writings by reformist figures – Negative stances toward universities and gymnasia in the writings of representatives of the Long Bohemian Reformation – The role and manifestations of disputation in promoting reformist ideas within the Bohemian context – Links of specific universities, academies, gymnasia, and gymnasia illustria to the Bohemian Long Reformation – The impact of curriculum developments on the Bohemian Reformation (e.g. the influence of Melanchthon’s educational reforms via members of the Unity of the Brethren and Bohemian Protestants who studied in Wittenberg or Geneva) – The significance of academic education among reformist figures – Reception of the Bohemian Reformation at universities in the 19th and 20th centuries – Links between the (Prague) university reform/reformers and other late medieval and early modern reform movements (e.g., monastic movements, lay reform).
Submission Guidelines: Please send: – Title and abstract (approximately 200–300 words) – Institutional affiliation and contact details to bohemian.reformation@gmail.com by 15 February 2026. Applicants will be notified of the selection results by the end of February 2026.
Important Information: Dates of the symposium: 18–19 June 2026 Location: Prague, Czech Republic; Academic Conference Centre of the Czech Academy of Sciences, Husova 4a. Languages: English, French Fees: There is no fee for participation in the symposium. Publication of contributions: A thematic volume based on the symposium is under consideration and depends on the submitted paper proposals. Selected speakers might be invited to submit articles for peer review. Organisation: Department for the Study of Ancient and Medieval Thought, Institute of Philosophy of the Czech Academy of Sciences Scientific board of the Symposium: Luigi Campi, Petra Mutlová, Petr Pavlas, Ota Pavlíček, Dan Török Scientific board of the BRRP platform: Eva Doležalová, Michal Van Dussen, Kateřina Horníčková, Peter Morée, Petra Mutlová, Ota Pavlíček, Pavel Soukup, Vladimír Urbánek, Hana Vlhová-Wörner For further information, please contact bohemian.reformation@gmail.com.
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Cette traduction réunit pour la première fois les trois textes qui ont transmis le récit de La Destruction de Rome : la version longue du ms. de Hanovre (IV-578), la version courte du ms. de Londres (Egerton 3028) et le passage de la « Chronique rimée » des rois de France de Philippe Mousket, résumé d’une version plus complète perdue.
La Destruction de Rome, écrite postérieurement à Fierabras pour lui servir d’introduction, offre une intrigue intéressante, aux péripéties mouvementées, dans un récit alerte qui raconte le siège, la prise et le sac de Rome par les Sarrasins venus avec leur flotte, puis la mort du pape et le vol des reliques de la Passion emportées en Espagne par Fierabras, qui affronte Olivier et le blesse lors d’un combat final.
Marc Le Person, Professeur honoraire de langue et littérature du Moyen Âge à l’Université Lyon 3, spécialiste des textes épiques des XIIe et XIIIe siècles, a édité, traduit et commenté deux chansons de geste du cycle des reliques de la Passion (La Destruction de Rome et Fierabras) et a étudié leur diffusion et leur rayonnement en Europe et dans le monde jusqu’à nos jours.
La destruction de Rome. Chanson de geste du XIIIe siècle, éd. Marc Le Person, Paris, Honoré Champion, 2025 ; 1 vol., 262 p. (Classiques français du moyen Âge, Traductions, 114). ISBN : 978-2-74536-362-6. Prix : € 45,00.
La section Testi, Tradizioni e Culture del Libro de la Scuola Superiore Meridionale de Naples (SSM), sous le patronage de l’Associazione Italiana dei Paleografi e Diplomatisti (AIPD), de la Consulta Universitaria dei Paleografi, Diplomatisti, Codicologi (CUPaDiC), du Dipartimento di Studi Umanistici de l’Università degli Studi di Napoli ‘Federico II’ et de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT), organise deux journées de rencontre, lundi 4 et mardi 5 mai 2026, entre jeunes chercheurs internationaux qui se consacrent de diverses manières à des recherches sur les manuscrits et les documents de l’Antiquité au début de l’ère moderne, dans le but d’encourager les échanges au sein de la communauté scientifique, de faciliter la collaboration entre les chercheurs qui en font partie et de favoriser une meilleure coordination des recherches en cours. L’initiative, prioritairement mais non exclusivement destinée aux jeunes chercheurs actifs dans les domaines de la paléographie, de la codicologie et de la diplomatique, latines et grecques, prendra la forme d’un colloque international structuré en sessions thématiques.
Les travaux du congrès seront organisés en plusieurs sessions, chacune précédée d’une conférence inaugurale confiée aux membres du comité scientifique, assistés par des modérateurs de renom. Pour en garantir la plus large diffusion, le congrès se déroulera en mode hybride (présentiel et en ligne). Une publication des actes est prévue.
Le caractère résolument transversal de cette rencontre, favorisant l’interaction entre chercheurs jeunes ou moins jeunes appartenant à différentes disciplines de l’étude des manuscrits et des documents, vise à offrir un lieu de dialogue et de débats scientifiques, ainsi qu’un réseau de contacts – non moins utile – pour la collaboration entre chercheurs. Toutes les personnes intéressées sont encouragées à soumettre leurs propositions de participation au congrès.
Dans l’histoire de l’écriture, il n’est pas rare de rencontrer des cas de collaboration entre écrivains. La présence de plusieurs mains à l’œuvre peut considérablement accélérer le travail de transcription d’un texte ou répondre à des besoins spécifiques. Les relations entre les copistes et le texte (et entre les copistes eux-mêmes) déterminent le produit final, qui se situe à chaque fois dans un spectre large et diversifié : par exemple, des ouvrages de luxe et très volumineux, nécessitant une organisation systématique du travail, jusqu’à des manuscrits plus modestes, assemblés par des groupes d’intellectuels et/ou simplement de leurs sodales.
D’un point de vue plus général, les écrivains – tant dans le domaine du livre que du documentaire – se sont toujours organisés en groupes de travail, sans nécessairement intervenir ensemble au sein d’un même objet. Les exemples vont des ateliers florentins du bas Moyen Âge – parmi lesquels se distinguent ceux des Danti del Cento et de Vespasiano da Bisticci – aux groupes “notariaux” cohésifs, entendus au sens large, chacun caractérisé par ses propres écritures et pratiques (par exemple, Coluccio Salutati et ses collaborateurs), ou encore aux cercles érudits qui, dans divers contextes, laissent des traces de leur activité dans les manuscrits grecs. Des formes de collaboration horizontale (copistes, notaires, enlumineurs travaillant sur un même projet) ou verticale (maîtres guidant le travail de leurs élèves) peuvent également être observées en dehors des cercles de professionnels de l’écriture: on peut penser aux relations entre membres d’une même famille, où les aînés s’investissent dans l’alphabétisation des plus jeunes ou, au contraire, où des écrivains de compétences diverses se retrouvent à travailler ensemble à la réalisation d’un témoignage écrit, comme c’est le cas pour les livres de famille.
En déplaçant le regard des choix des écrivains vers leurs produits, il est bien connu que différents types graphiques, codicologiques et documentaires peuvent en quelque manière se combiner ou s’hybrider. Il suffit de penser aux écritures distinctives de l’époque carolingienne, à la cohabitation entre texte et glose, souvent distincts même graphiquement, à l’articulation des majuscules, des rubriques et du texte, ainsi qu’aux particularités des colophons. D’autres pistes sont offertes par le mélange des cursives du XVe siècle ; en ce qui concerne les contenants livresques, par les manuscrits au format “vacchetta” rédigés en mercantesca, qui accueillent uniquement des textes littéraires, et ainsi de suite. L’objectif de la deuxième édition de Manoscritti, Scritture e Scriventi est d’examiner ces relations, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la page, dans les domaines documentaires comme livresques, selon les axes de recherche suivants :
stratégies de gestion de la page et du fascicule en présence de plusieurs mains;
stratégies de gestion de la page dans l’articulation de ses différents éléments;
modalités de supervision du travail de copie (par ex. concepteur, chancelier, etc.);
caractéristiques et organisation du travail de production documentaire ou livresque par des groupes spécifiques;
hybridation de formes graphiques, codicologiques et documentaires différentes, ou dialogue entre plusieurs types dans un même objet.
Modalités d’adhésion
L’appel à contributions s’adresse aux jeunes chercheurs, doctorants et étudiants de master spécialisés dans les disciplines de la paléographie latine, de la paléographie grecque, de la codicologie et de la diplomatique. Conformément au thème choisi, les propositions d’interventions à deux voix sont particulièrement encouragées, afin d’enrichir le débat scientifique par des perspectives interdisciplinaires.
Pour participer, il est nécessaire d’envoyer un résumé (500 mots maximum), accompagné d’un titre et d’un bref profil biobibliographique (150 mots maximum), avant le 31 janvier 2026 à l’adresse manoscrittiscritturescriventi@gmail.com en indiquant comme objet du message “mss application”.
L’acceptation sera communiquée avant le 28 février 2026. La publication en volume des contributions ayant passé le processus d’évaluation par les pairs est prévue.
Le Comité organisateur
Federica De Biase, Vittoria Fotticchia, Daphne Grieco, Riccardo Montalto, Paola Rea, Paolo Claudio Russo
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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