Appel à contribution – Présents prodigieux. Représentations, usages et savoirs de l’extraordinaire à l’épreuve du temps (XVe – XVIIe siècle)

Objet aux contours fluctuants, le prodige, dans l’Europe des XVe–XVIIe siècles, se décline sous de nombreux quasi-synonymes (événements surnaturels, merveilleux, admirables ou terrifiants). Pour en cerner les contours sans en exclure les débats, nous suivrons la définition de Nicolas Balzamo (2014), qui voit dans le prodige un événement surnaturel — comète, tempête, naissance monstrueuse, désastre — ne manifestant pas de façon indiscutable la puissance divine, contrairement au miracle — conversion soudaine, source tarie qui rejaillit… Depuis les travaux de Jean Céard (1977), cet objet a retenu l’attention des historiens, historiens de l’art et littéraires (voir Jensen et al., 2022) et continue de faire ses preuves, comme l’illustre le projet Spectacles célestes dirigé par Florian Métral. Ce colloque propose d’en renouveler l’approche en l’inscrivant dans une réflexion sur les temporalités — et tout particulièrement sur le présent, ce moment instable où surgit l’extraordinaire et où se cristallisent interprétation et alerte (Blanc et al. 2023).

Quel que soit le terme employé ou la nature de l’événement, le prodige se distingue en effet par une temporalité singulière. Il réintroduit l’inattendu dans le présent et permet d’interroger la manière dont une époque se comprend elle-même, dans son actualité et son immédiateté. Ce « présent prodigieux » n’est pas une simple transition : il constitue un moment saturé d’enjeux affectifs, politiques et cognitifs. Par ses effets immédiats — peur, émerveillement, rire, sidération —, le prodige reconfigure le présent et suscite un foisonnement de récits, d’images ou de discours. Objet de controverses orales ou écrites, il circule dans des formats variés, du traité érudit à la polémique, du libelle à la chronique. Le réel fissuré se reconstruit alors dans les signes qu’il délivre et dans les savoirs qu’il permet de forger.

Ce colloque entend montrer en quoi la période 1400–1700 constitue un moment d’intense diversification des appropriations du prodige. Il s’agira d’identifier les acteurs qui s’en emparent, les formes qu’ils mobilisent et les outils interprétatifs qu’ils élaborent. L’ampleur chronologique retenue permettra d’éclairer ruptures et continuités dans les représentations, fonctions et théorisations du prodige, au fil des mutations techniques — comme l’imprimerie — et des bouleversements politico-religieux liés à la Réforme.

Ce colloque aborde des thématiques en résonance avec Capturing the Present in Northwestern Europe (1348–1648), projet interdisciplinaire porté par les universités de Lille, Lausanne et Neuchâtel. Nous invitons les chercheuses et chercheurs dont les travaux portent sur la France, les Pays-Bas, l’Allemagne ou l’Angleterre (XVe–XVIIe siècle) à proposer une communication relevant d’un ou plusieurs des trois axes suivants.

Axe 1 : Représenter le prodige

Le prodige est une notion instable, traversée de débats sur son origine, sa signification et sa légitimité. Entre les XVe et XVIIe siècles, il peut être signe divin ou illusion risible, événement destructeur ou source d’émerveillement (Céard 1977 ; El Kenz et Vignaud 2016). Cette ambivalence rend sa définition délicate. La distinction moderne entre miracle et prodige ne s’impose qu’au début du XVIe siècle, notamment avec le Dialogorum de Prodigiis de Polydore Vergile, et le vocabulaire demeure fluctuant. Monstra, prodigia, ostenta, portenta, merveille, miracle coexistent sans hiérarchie fixe (Fontaine 2019). D’où la nécessité d’une approche nuancée, fondée sur la diversité des sources — textes savants, imprimés, images, récits populaires —produites dans un contexte traversé par les conflits confessionnels et les progrès scientifiques.

Par sa nature étonnante, le prodige nourrit autant les récits littéraires que les représentations iconographiques. Il s’inscrit dans des narrations de l’instant (feuilles d’actualité, premières presses) (Arblaster 2014 ; Pettegree 2014) mais aussi dans des chroniques du quotidien (journaux, almanachs) et dans des recueils que l’héritage paradoxographique antique continue d’alimenter. Peintures, enluminures et gravures fixent à leur tour le prodige en image et en construisent un récit visuel. Chaque médium, avec ses contraintes propres, influe sur la manière de représenter l’irruption de l’extraordinaire dans le temps ordinaire (Berns 2016) et offre un point d’entrée fécond pour reconsidérer la question classique des réceptions populaires (Chartier 1987), en révélant des appropriations multiples au sein de publics très divers.

Les recueils de prodiges articulent souvent le présent et des événements antérieurs. Les incendies naturels, par exemple, sont mis en parallèle avec la destruction de Sodome et Gomorrhe, tandis que dans les tableaux de Joachim Patinir ou Herri met de Bles, ces cités bibliques prennent l’apparence de villes contemporaines. À l’inverse, certains auteurs mobilisent le passé pour souligner l’inédit du présent : Rege Sincera, dans son récit de l’incendie de Londres, relègue le feu de Malines au rang d’épisode exagéré ou limité. L’organisation chronologique des recueils participe à la construction d’un sens historique du prodige déterminant la portée morale ou théologique des événements. Pierre Boaistuau, dans ses Histoires prodigieuses, affirme rapporter les cas « les plus memorables » depuis la naissance du Christ jusqu’à son siècle : il inscrit ainsi les prodiges dans un temps chrétien continu. D’autres, comme le Livre des Miracles d’Augsbourg, les encadrent entre Genèse et Apocalypse, soulignant leur fonction eschatologique.

Dans les imprimés, manuscrits ou recueils illustrés, texte et image collaborent pour figurer le prodige. Tandis que le récit recompose l’événement dans une temporalité linéaire, les images en condensent l’instant le plus spectaculaire ou juxtaposent plusieurs scènes, créant un « présent visuel » intensément lisible. Ainsi, dans le manuscrit des Histoires prodigieuses (1559) de Pierre Boaistuau, l’enluminure du deuxième chapitre montre simultanément une comète et le siège de Jérusalem, induisant visuellement un lien de causalité entre deux événements historiquement disjoints dans le texte. Ces représentations mobilisent un large registre d’émotions — effroi, émerveillement, stupeur, parfois même rire — qui favorise l’adhésion du lecteur ou du spectateur.

Le prodige devient un théâtre affectif dans lequel l’observateur se projette, voire se constitue en témoin ou en acteur (Chiari, 2019). À travers ces dispositifs formels, un présent prodigieux se rejoue dans la réception, saturé d’intensité et porteur d’interprétation.

Axe 2 : Fonctions de l’extraordinaire

Si le prodige fascine par ses formes, il opère aussi comme vecteur de discours, d’interprétation et d’autorité. Objet de savoir, d’action et de controverse, il pénètre toutes les sphères du présent — non comme simple événement, mais comme révélateur de la manière dont une société se pense dans son actualité. Il peut dénoncer ou alerter, mais aussi réjouir, consoler ou légitimer. Cette puissance herméneutique fait cependant débat. Dès le XVIe siècle, Montaigne dénonce les « quetteurs de signes » qui prétendent percer les intentions divines (Céard, 1977).

Qui peut parler du prodige, et comment ? Le croisement de la rhétorique, de l’analyse du discours, de l’iconographie et de l’histoire du livre permettra d’évaluer les configurations — matérielles ou textuelles — qui favorisent la construction d’un sens (Jeanneret, 1994). Le prodige devient ainsi l’un des vecteurs par lesquels le présent est mis en récit, en débat ou en tension. En cela, il éclaire le régime d’historicité d’une époque (Hartog, 2003), c’est-à-dire la manière dont elle articule passé, futur et actualité.

Dans le contexte de la Réforme, des affrontements confessionnels ou des tentatives de pacification, le prodige, inscrit dans des usages religieux dynamiques, fonctionne comme médiateur ou catalyseur, comme un outil rhétorique et pédagogique ou encore comme activateur du culte des saints (Vauchez, 2006) ou des reliques (Guyard, 2016). Il renforce le lien entre cités terrestre et céleste et, par son pouvoir d’attraction, il recentre l’attention sur le présent : non plus seulement sur l’éternité ou le salut, mais sur l’actualité du monde. Il peut également manifester la bienveillance divine ou protéger une communauté dans l’incertitude, assumant ainsi une fonction consolatrice, édifiante voire réparatrice.

En matière de politique, le prodige constitue un outil stratégique de lecture et de mise en scène du présent. Dans un contexte de guerre ou de crise, signes célestes et catastrophes deviennent autant d’oracles politiques : ils désignent les coupables ou les élus, justifient une victoire ou annoncent une chute. Le prodige accompagne ainsi la construction du pouvoir, notamment monarchique. Il peut légitimer le souverain — ou, au contraire, nourrir une critique de son règne. Ainsi, le 21 juin 1660, le tremblement de terre pyrénéen survenu lors du retour de Louis XIV de son mariage donne lieu à deux lectures opposées : présage de malheur ou manifestation de puissance (Quenet 2010). Cette souveraineté herméneutique n’est jamais acquise. Le roi peut tenter de monopoliser l’interprétation des signes — par la loi, la censure ou la parole autorisée — mais reste exposé à des discours concurrents. La longue durée permettra de repérer les permanences de cette dynamique, des présages de la royauté d’Uther Pendragon dans l’Historia regum Britanniae (1135–1138) à La comete de l’ire de Dieu (1611), qui, à l’avènement de Louis XIII, appelle à un durcissement du catholicisme.

Loin d’être un simple symptôme de désordre, le prodige devient une forme active d’élaboration du présent. Il articule perception, interprétation et action — parfois immédiate, comme dans le Memoriaelbouck, où l’incendie de Haarlem (1576) suscite des processions publiques pour conjurer le mal. Au croisement du théologique, du politique et du sensible, il active les affects et légitime les discours. Il engage ainsi la capacité d’une société à construire une lecture de son actualité, à produire du sens face à l’événement. Le prodige permet dès lors d’interroger ce que la cité, l’État ou la chrétienté attendent de son présent — et ce qu’ils cherchent à y inscrire.

Axe 3 : Théoriser le prodigieux

Qu’il soit attribué à Dieu ou à la nature, le prodige devient, du XVe au XVIIe siècle, un objet de savoir, progressivement intégré aux tentatives de compréhension du monde. L’imprimerie joue un rôle clé dans ce processus : elle assure une diffusion élargie des textes et favorise leur actualisation. Ainsi, la Cosmographia Universalis de Sebastian Münster connaît 35 éditions entre 1544 et 1628, chacune enrichie de données nouvelles. Les traités de médecine, de botanique ou d’astronomie, en pleine expansion, ne sont pas les seuls vecteurs de savoir : les imprimés d’actualité, les mémoires et les textes hybrides participent eux aussi à la diffusion voire à la théorisation du prodigieux. Ainsi, l’auteur de l’opuscule intitulé L’effroyable incendie et bruslement general de la grande forest de Boisfort en Picardie choisit d’ouvrir son récit non par les faits eux- mêmes, mais par un exposé savant sur la hiérarchie des éléments, qui en éclaire l’interprétation.

Ces supports mêlent spéculation, récit et observation, souvent à la frontière entre science et croyance. Certaines œuvres, comme Les Monstres des hommes (XIIIe siècle), proposent même une forme d’anthropologie spéculative, où l’extraordinaire devient instrument de réflexion sur les normes, les corps et la condition humaine (Dittmar et Pérez-Simon 2014).

De l’humanisme aux prémices des Lumières, les lectures savantes du prodige s’inscrivent dans un enchevêtrement de temporalités. Tandis que les savoirs antiques sont repris, corrigés ou contestés à la lumière d’observations nouvelles, témoignages contemporains et matériaux historiques se côtoient dans des textes aux formes composites (Vandamme 2015). Les traités scientifiques, notamment, articulent un discours actualisé à des images encore marquées par la tradition médiévale. À cette tension entre passé et présent s’ajoute une projection vers l’avenir : astrologues et naturalistes interprètent les prodiges comme des signes précurseurs (Niccoli 1987, Talkenberger 1990 et Drévillon 1996). Le prodige devient alors un lieu d’articulation entre mémoire, expérience et anticipation — un outil pour penser le présent à travers ses écarts (Baille 2005). Loin d’être un résidu de croyance archaïque, le prodige peut servir de déclencheur à une enquête méthodique : en 1620, L’Histoire veritable de la descouverte de l’eau minerale de la Fontaine de Segray conserve un ton merveilleux tout en élaborant un discours proto-scientifique sur les propriétés curatives de l’eau (Catel 2019).

Le surgissement du prodige impose une réponse immédiate : il faut nommer, expliquer, classer l’inattendu. Ce savoir sous pression met en tension deux temporalités : celle, longue et cumulative, des théories savantes ; celle, brève et réactive, de l’événement. Le « présent prodigieux » devient une épreuve du savoir en train de se faire — une scène de confrontation entre autorité, expérience et croyance. Les traités scientifiques reconfigurent aussi le rapport entre texte et image : l’écrit affirme un savoir actualisé, tandis que l’iconographie reste souvent ancrée dans des codes médiévaux.

Les lectures prophétiques du prodige — qu’elles relèvent de l’astrologie ou de formes de rationalité alternatives — contribuent à produire un avenir pensable à partir d’un présent déstabilisé. Le prodige installe une logique d’alerte, de prévision, parfois de mobilisation. En 1499, les astrologues Johannes Stöffer et Jakob Pflaum publient à Ulm un prognosticon annonçant un déluge universel pour 1524. Ce type de discours inscrit le phénomène dans une continuité interprétative, reliant observation du monde, mémoire des signes et anticipation collective. Il fait du présent un point de bascule, une scène où se rejouent les peurs anciennes et se formulent les attentes nouvelles — entre eschatologie, savoir et gouvernement des possibles.

Pistes de réflexion

Les communications pourront, sans s’y limiter, explorer les liens entre les prodiges et le présent à travers l’une ou plusieurs des questions suivantes :

• Comment les récits de prodiges redéfinissent-ils le présent en le coupant du quotidien ou, au contraire, en l’intégrant à une continuité temporelle plus large ?

• Quelles stratégies narratives ou iconographiques sont mobilisées pour inscrire le prodige dans une chronologie, et que révèlent-elles des régimes d’historicité à l’œuvre ?

• De quelle manière les prodiges servent-ils de jalons dans l’histoire collective ou individuelle — comme marqueurs de rupture, de fondation, de conversion ?

• Comment les temporalités multiples (présent de l’observation, passé scripturaire, futur prophétique) s’articulent-elles dans les discours scientifiques ou religieux sur le prodige ?

• Quels effets produisent les recueils de prodiges lorsqu’ils adoptent une structure chronologique ? Que disent leurs seuils et bornes temporelles de la vision du monde qu’ils proposent ?

• En quoi les controverses autour de l’interprétation des signes prodigieux révèlent-elles des tensions sur le droit de lire le présent et d’en prédire l’avenir ?

• Comment les différentes confessions chrétiennes mobilisent-elles les prodiges pour ancrer leur vision du temps sacré ou eschatologique ?

• Le prodige est-il toujours un événement qui « fait date » ? Peut-il aussi être perçu comme répétitif, cyclique, ou intégré dans une typologie intemporelle ?

• Comment les auteurs articulent-ils un discours de vérité scientifique ou naturaliste avec le temps du récit prodigieux ? Quelles temporalités scientifiques (observation, accumulation, déduction) croisent-elles les temporalités extraordinaires ?

• Comment les figures d’autorité (rois, prédicateurs, astrologues, polémistes) instrumentalisent-elles les prodiges pour façonner une lecture orientée du présent et influer sur les devenirs politiques ou religieux ?

Modalités pratiques

Le colloque aura lieu à l’Universités de Lausanne les 12-13 février 2026. Seront pris en charge le transport et l’hébergement des participant·es ne disposant pas d’un budget de fonctionnement.

Les langues du colloque seront le français et l’anglais. Une publication des actes est prévue. Les propositions de communication (maximum 300 mots + 1 page de CV avec sélection bibliographique) sont à envoyer aux adresses cordelia.flochic@unil.ch et alexandre.goderniaux@unine.ch avant le 1er octobre 2025. Une réponse sera apportée d’ici au 15 octobre.

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Publication – « Naissance et évolution de l’ensemble castral de Vesvre, du IXe au XIIe siècle, à Neuvy-Deux-Clochers (Cher) », éd. Victorine Mataouchek

Situé à l’écart du village de Neuvy-Deux-Clochers, dans le nord du département du Cher, le site castral de Vesvre a bénéficié de deux campagnes de fouilles préventives, l’une dans les sous-sols de la tour et l’autre sur ses élévations, entre 2003 et 2006. Les fouilles dans le sous-sol, dont il est question ici, ont révélé un pan méconnu de l’histoire du site, depuis sa formation à la fin du IXe jusqu’à la construction de la tour au début du XIIIe siècle. En dépit d’une emprise de fouilles très réduite, menées en milieu humide, la quantité des informations recueillies a largement dépassé toutes les attentes. Rares sont les sites stratifiés de cette période qui permettent d’appréhender le cadre environnemental et la vie quotidienne d’une élite naissante, établie sur une plate-forme occupée pendant trois siècles. De manière tout autant inédite, les fouilles ont particulièrement concerné le secteur des forges qui se succèdent pendant toute la durée de l’occupation alto-médiévale, nous donnant ainsi l’occasion de suivre toutes les évolutions technologiques apportées dans la conception d’un atelier. Cette publication monographique est le fruit des travaux d’une équipe interdisciplinaire composée d’une vingtaine de chercheurs, certains à renommée nationale, réunis pour décrypter le site de Vesvre, reconnu site d’intérêt national.

Avec les contributions de Céline Aunay, Diane Carron, Séverine Chaudriller, Frédéric Epaud, Laurent Fournier, Guillaume Hulin, Sébastien Jesset, Didier Josset, Amélie Laurent, Blandine Lecomte-Schmitt, Morgane Liard, Victorine Mataouchek, Pierre Mille, Véronique Montembault, Bénédicte Pradat, Sylvie Serre, Geert Verbrugghe, Jean-Hervé Yvinec ;

et la collaboration de Jérôme Arquille, David Josset, Patrick Neury, Mathilde Noël, Armelle Prévot, Boris Robin

Naissance et évolution de l’ensemble castral de Vesvre, du IXe au XIIe siècle, à Neuvy-Deux-Clochers (Cher), éd. Victorine Mataouchek, Caen, Presses universitaires de Caen, 2025 ; 1 vol., 448 p. (Publications du Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales). ISBN : 978-2-38185-252-2. Prix : € 48,00.

Source : Presses universitaires de Caen

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Prix – Prize for Research on South Netherlandish Art 1400–1800

Prix : Prize for Research on South Netherlandish Art 1400–1800

The Burlington Magazine and the University of Cambridge are happy to announce the launch of a new annual prize.

Established to inspire the development and publication of innovative object-based scholarship, the winning entrant will receive a prize of £1,000, with publication in The Burlington Magazine’s annual issue dedicated to Northern European Art, plus a one year print and digital subscription.

We seek previously unpublished essays of 1000–1500 words from early career scholars worldwide.

This is defined as within 15 years of their most recent post-graduate degree. Submissions should be in English and should include candidate’s CV, all as a single PDF.

Preference will be given to object-related scholarship such as is published in The Burlington Magazine.

Deadline for applications: Monday 1st September 2025

Submissions and queries should be directed to: burlingtonprize@aha.cam.ac.uk

Source : Blog de l’ApAhAu

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Journée d’étude – Un art mamlouk : évolutions et questions d’attributions

Organisée par Carine JUVIN (musée du Louvre) et Élodie VIGOUROUX (université Lyon 2)

Centre Dominique-Vivant Denon, musée du Louvre (porte des Arts)

Sur inscription (on registration) : programmation-centre-vivant-denon@louvre.fr
 

À l’occasion de l’exposition Mamlouks 1250-1517, qui envisage le sultanat mamlouk dans une perspective civilisationnelle et trans-régionale, cette conférence se concentre particulièrement sur des questions d’histoire de l’art. Elle rassemble les contributions de spécialistes de la période, qui explorent des questions d’attribution et d’évolution autour de différentes techniques et types de production : art du métal, verre émaillé, soieries, céramique, ivoire. Elle se conclura avec une présentation exceptionnelle du patrimoine architectural mamlouk de Gaza et des destructions qu’il a récemment subi.

On the occasion of the Mamlouks 1250-1517 exhibition, which looks at the Mamlouk sultanate from a civilisational and trans-regional perspective, this conference focuses particularly on questions of art history. It brings together contributions from specialists of the period, who explore questions of attribution and evolution around different techniques and types of production: metal art, enamelled glass, silks, ceramics, ivory. It will conclude with an exceptional presentation of Gaza’s Mamluk architectural heritage and the destruction it has recently suffered.

9h
Café d’accueil

9h30
Mots d’introduction

Souraya Noujaim, directrice / director, département des arts de l’Islam, musée du Louvre
Carine Juvin, chargée de collection / curator, département des arts de l’Islam, musée du Louvre
Élodie Vigouroux, professeure junior / junior professor, Université Lumière Lyon 2, Laboratoire Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (CIHAM)

Première session

Modératrice : Élodie Vigouroux, professeure junior / junior professor, Université Lumière Lyon 2, Laboratoire Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (CIHAM)

9h45
Continuity and Creativity in Mamluk Art

Doris Behrens Abouseif, professeure émérite / professor emeritus, School of Oriental and African Studies-University of London

10h15
Mamluk Children, Politics and Patronage

Rachel Ward, chercheuse indépendante / independent scholar

10h45
Zayn al-Din, Mahmud al-Kurdi and the Arabesque Metalworks : Archaeometallurgy and Case Studies in the Louvre Collection

Annabelle Collinet, chargée de collections / curator, musée du Louvre, et David Bourgarit, chercheur / senior researcher, C2RMF-CNRS

11h
Discussion

11h15
Pause

11h30
Openwork Ivory Boxes, New Evidences for a Mamluk Attribution

Carine Juvin, chargée de collections / curator, musée du Louvre

12h
A New Look on Sultan al-Ashraf Qaytbay: Ornament and Geometry

Omniyya Abdel Barr, chercheuse associée / associate researcher, Victoria and Albert Museum, London

12h30
Discussion

12h45
Pause déjeuner

Deuxième session

Modératrice : Carine Juvin, chargée de collections / curator, musée du Louvre

14h
Mamluk or Ilkhanid ? A Chasuble from the Herzog Anton Ulrich Museum made of Striped Silks

Corinne Mühlemann, maîtresse de conférence / assistant professor, Institut für Kunstgeschichte-Universität Bern

14h30
Mamluk or Mongol silk ? A Question of Attribution

Shireen Ellinger, conservatrice / curator, Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art, London

15h
Discussion

15h15
Pause

15h30
Another tile from the Ghaybi workshop?

Rosalind Wade-Haddon, chercheuse indépendante / independant scholar

16h
Damascus as a Center of Ceramic Production during the Mamluk Period

Élodie Vigouroux, professeure junior / junior professor, Université Lumière Lyon 2, Laboratoire Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (CIHAM)

16h30
Gaza Mamluk Architecture : Past and Present Survey

Moain Sadeq, chercheur / researcher, Massey College, Toronto

17h
Discussion

17h30
Fin de la journée d’étude


Lundi 23 juin 2025, de 9h à 17h30

Centre Dominique-Vivant Denon (Musée du Louvre, entrée Porte des Arts, face au Pont des Arts)

Sur inscription : programmation-centre-vivant-denon@louvre.fr

Source : Blog de l’ApAhAu

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Appel à contribution – Inscriptions on Paper: Printed and Manuscript Collections of Inscriptions in Europe from 15th to the 20th Century

This seemingly self-evident truth is by no means a product of modern scholarship. Major epigraphic projects such as the „Corpus Inscriptionum Latinarum“ (https://cil.bbaw.de/) and „Die Deutschen Inschriften des Mittelalters und der Frühen Neuzeit“ (www.inschriften.net) have systematised and shaped the collection and academic treatment of such texts. However, the origins of this practice can be traced back several centuries earlier. Already in the late Middle Ages, people began to attribute significance to inscribed texts, collect them, and make them available to posterity through often extensive printed editions. Humanist scholars of the 16th century played a key role in this process. Work on the volumes of „Die Deutschen Inschriften“ has shown, that such collections did not originate solely within the circles of humanist scholars. Over the course of the Early Modern period, an increasingly broad range of individuals – including clergy, townspeople, and members of municipal councils – began to move attentively through their cities, churches, and rural areas, copying inscribed texts from tombstones, house façades, and entrance portals. The transmission of these texts is extraordinarily diverse and has yet to be comprehensively represented.

The planned edited volume aims to provide a comprehensive examination of printed and manuscript collections of inscriptions from the 15th/16th century onwards. The objective of the project is to offer an overview of the origins, contexts, and significance of these collections, as well as of the individuals who compiled them. The volume is intended to serve as a starting point for in-depth research into this subject. Publication is planned as a thematic issue of „Archiv für Epigraphik“ (2026 volume), to be published in an online format. This call invites the submission of suitable contributions. The project explicitly adopts a trans-epochal approach: no distinction or separation is to be made between ancient, medieval, and early modern inscriptions.

The following guiding questions are proposed:

  • When did such collections emerge, and in what contexts? Are there regional or chronological variations? Who were the collectors, and what were their biographical backgrounds? What types of texts were recorded (in terms of content and language)? What was the scope of the collections? Was the focus primarily on prestigious objects, or was the transmission documented in a more comprehensive manner? Were independent collections compiled, or were inscriptions integrated into other genres, such as chronicles?
  • How were the texts transcribed – as simple reproductions of content, or with attempts to capture the form and design of the inscriptions and their material supports (e.g. imitation of script styles; drawings or tracings of the inscribed objects)?
  • How credible or reliable were the copyists? Did they examine the objects directly, or were their copies based on other sources? Were the resulting collections intended for publication, or are they archival manuscripts preserved in private or institutional holdings?
  • What is the significance of these copyists for our current understanding of epigraphic transmission in a given region or locality, and in what ways did they shape or influence that transmission?

Proposals for contributions are requested by 31. August 2025, with final submissions of written articles due by 30. April 2026. For enquiries and submissions, please contact Dr des. Thomas Rastig, co-editor of „Archiv für Epigraphik“ and research associate in the project „Die Deutschen Inschriften des Mittelalters und der Frühen Neuzeit“ (rastig@saw-leipzig.de), or the editorial team of „Archiv für Epigraphik“ (redaktion@epigraphik.org).

Contributions may address material from across the European area. Articles may be submitted in either German or English.

Source : H-Soz-Kult

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Exposition – Avoir sa peau. Animaux des bois et des cours d’eau dans l’espace mosan, du Moyen Âge au début du XXe siècle

Une histoire de chasse, de pouvoir et de coexistence.

À la MPMM, partez à la rencontre des animaux des bois et des cours d’eau, du Moyen Âge au début du 20e siècle. Chassés, traqués, disparus… et parfois de retour. 

Une expo où le grand méchant loup n’est pas celui que l’on croit. 

Cette nouvelle exposition s’intéresse à certains animaux peuplant les espaces forestiers et les cours d’eau de nos régions, du Moyen Âge à nos jours. Tenus à l’œil, piégés, traqués, nombre d’entre eux ont été chassés pour leur fourrure, la table ou encore le divertissement, expression du pouvoir. Plusieurs ont été jugés nuisibles, amenant les hommes à décimer des populations animales « sauvages », au rythme de la perception qu’ils avaient de leur présence dans leur environnement.

Le paysage du vivant a ainsi connu bien des bouleversements au fil du temps. La coexistence des espèces est une problématique toujours d’actualité, alors même que notre territoire voit le retour d’animaux autrefois disparus.

Restes fauniques, documents écrits, manuscrits illustrés, objets figurés, toponymie et anthroponymie sont autant de pistes à suivre pour partir à la rencontre de ceux dont l’existence s’est généralement voulue éloignée du regard humain. 

Informations pratiques :

Maison du Patrimoine médiéval mosan
Du 27 juin 2025 au 4 janvier 2026

Tous les jours sauf le lundi, de 10h à 17h.

Source : Maison du Patrimoine médiéval mosan

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Publication – « Croisades. Histoires et idées reçues », éd. Martin Aurell, Sylvain Gouguenheim

Les livres sur les croisades ne se comptent plus. Nul n’ignore désormais ce qui s’est passé à Clermont en 1095, que les croisés prirent Jérusalem en 1099 ou que Saint Louis mourut devant Tunis en 1270. Mais le terme a fini par perdre en lisibilité, employé à toutes les sauces pour qualifier les conflits et tensions de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle : de George W. Bush en 2001 en passant par les djihadistes de Daesh jusqu’aux diverses  » croisades  » contre le cancer ou la Covid-19… Afin de conjurer l’histoire du passé, il est temps de rappeler ce que les historiens ont patiemment débusqué en analysant de près les documents d’époque, littéraires ou archéologiques.

Plus que de mettre à mal quelques idées reçues – non, les croisés n’étaient pas des anthropophages qui cherchaient à envahir le monde islamique… –, la formidable équipe d’historiens réunis par Martin Aurell et Sylvain Gouguenheim montre la complexité du phénomène en mettant en avant nombre d’aspects méconnus : sait-on ainsi que les croisades continuèrent bien après la mort de Saint Louis et l’officielle  » huitième croisade  » ? Que des croisés partirent en nombre en direction de la Baltique ? Qu’une guerre dite  » sainte  » n’est pas nécessairement une croisade et qu’une croisade n’est pas un  » djihad chrétien  » ? Que le monde arabo-musulman y fut largement indifférent en dehors des territoires directement concernés par les combats ? Que des chrétiens s’y opposèrent, tandis que d’autres firent souche sur place, donnant naissance à des sociétés originales, en Syrie ou en Morée ? Sait-on enfin que ce monde de guerriers fit leur place en nombre à des femmes, pour des rôles variés ? Un ouvrage inédit, savant, mais vivant et souvent surprenant, rompant en visière avec bien des mythes.

Croisades. Histoires et idées reçues, éd. Martin Aurell, Sylvain Gouguenheim, Paris, Perrin, 2025 ; 1 vol., 400 p. ISBN : 9782262105259. Prix : € 23,50.

Source : Perrin

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Publication – Jean Mesqui, « Le château et la ville de Montbard du Xe au XVIIIe siècle »

Jean Mesqui, castellologue reconnu en France et à l’étranger, a exploité l’impressionnante documentation archivistique et archéologique du château de Montbard. Le résultat est une monographie superbement illustrée, qui met en lumière un étrange château-jardin de l’époque des ducs capétiens de Bourgogne, et s’étend jusqu’au projet – partiellement réalisé – de la ville-jardin rêvée par Georges-Louis Leclerc de Buffon.

Tome 2 accessible en ligne ici

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Jean Mesqui, Le château et la ville de Montbard du Xe au XVIIIe siècle, Ciry-le-Noble, Centre de Castellologie de Bourgogne, 2025 ; 2 vol., 360 p. + 520 p. Prix : € 30,00 + € 30,00.

Source : CeCaB

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Formation – Stage d’initiation au manuscrit médiéval

Le stage d’initiation au manuscrit médiéval organisé par l’IRHT (Institut de recherche et d’histoire des textes) aura lieu, cette année, du

6 au 10 octobre 2025, à Aubervilliers (campus Condorcet).

La première journée de stage, lundi 6 octobre, est consacrée à une présentation générale du manuscrit médiéval et de la codicologie. Le stage d’initiation au manuscrit médiéval se poursuivra du mardi 7 au vendredi 10 octobre.

Les stagiaires seront répartis dans les différents parcours proposés en fonction de leur choix lors de leur candidature sur le formulaire en ligne (Manuscrits arabes, Sources documentaires, Manuscrits enluminés, Manuscrits grecs, Manuscrits hébreux, Manuscrits latins, Manuscrits en langues romanes, Paléographie en écriture latine). Ils auront également accès à des ateliers libres, notamment en Codicologie et histoire des bibliothèques.

Au cours du stage, pour donner une perspective d’ensemble sur le travail et la recherche, différents thèmes seront abordés à travers des exposés magistraux et des ateliers : présentation de manuscrits et introduction à la codicologie, histoire de l’écriture, mise en page et décoration, transmission des textes, histoire des bibliothèques, passage du manuscrit à l’imprimé, héraldique, reliure, exercice d’édition ou d’identification de textes. Une demi-journée se déroulera en bibliothèque ou aux Archives nationales autour de manuscrits ou de sources documentaires.

Le programme du stage sera progressivement mis à jour sur la page : https://www.irht.cnrs.fr/fr/agenda/stage/stage-dinitiation-au-manuscrit-medieval-2025.

Le stage sera aussi l’occasion pour les étudiants de découvrir l’IRHT et sa riche documentation (microfilms, notices de manuscrits, catalogues) accessible aux chercheurs.

Nous vous serions reconnaissants de demander à vos étudiants en Master 2 (non professionnel sauf professionnalisation dans le domaine des manuscrits) ou en première année de thèse d’adresser leur candidature au plus tôt, en s’inscrivant sur le formulaire en ligne : https://www.irht.cnrs.fr/fr/inscriptions/stage_d_initiation.

Ils recevront une réponse en fonction du calendrier de sélection de chaque parcours. Leur seront communiqués, avant le stage, le programme définitif et les indications pratiques. Il est vivement conseillé, d’une part, de s’inscrire aussi tôt que possible (ne serait-ce que pour organiser un éventuel séjour à Paris dans de bonnes conditions) et, d’autre part, de présenter une candidature aussi détaillée que possible. Nous attirons notamment votre attention sur le fait que les dossiers décrivant de manière trop vague le sujet de mémoire et/ou les sources dont l’emploi est envisagé ne seront pas acceptés.

Une attestation de présence sera délivrée en fin de stage.

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Publication – « Small Change in the Early Middle Ages. New Perspectives on Coined Money, c. 400–1100 », éd. Rory Naismith

Coined money is a familiar part of day-to-day life, and has been for millennia in many societies. In the early Middle Ages, however, it worked rather differently. People across the former Roman Empire and beyond continued to think in terms of monetary units of account, but the supply and use of actual coin became highly uneven. Access to low-value coinage, small change, was particularly attenuated in western Europe, where gold and silver pieces predominated. This volume explores how people and societies dealt with changes to monetary systems. It looks at the experiences of different groups in society, from those who struggled with regimes that used only high value coins, to the elites who tended to benefit from those same conditions. The ten contributions to this volume consider diverse geographical areas from Byzantine Egypt to Italy, Francia, and Britain, identifying parallels and divergences among them. The chapters draw on cutting-edge archaeological and historical research to give a panorama of the latest thinking on early medieval money and coinage.

Rory Naismith is a Lecturer in the History of England before the Norman Conquest at the University of Cambridge, and a Fellow of Corpus Christi College, Cambridge.

Table des matières :

Introduction
RORY NAISMITH

The Quasi-Imperial Coinage of Southern Gaul: New Finds and Old Puzzles
SIMON LOSEBY

Small Change and Precious-Metal Coin in Late Antique Egypt (c. AD 320–750): Circulation, Monetization, and Extraction
THOMAS LAVER

The Underestimated Carolingian Obol
SIMON COUPLAND

Coins, their Absence and Household Economies in Early Medieval Italy
CAROLINE GOODSON

Small Change in Early Medieval Italy: Some Open Questions
ALESSIA ROVELLI

The Gender of Money: Women, Men and the Use of Coin in Eleventh-Century Northern Italy
JAMES NORRIE

Traders, Coins and Authority in the Eleventh-Century Rhineland: The Toll Tariff of Koblenz
CHARLES WEST

Was there an Early Medieval Monetary Economy?
RORY NAISMITH

Conclusion: The Problem of Change
CHRIS WICKHAM

Informations pratiques :

Small Change in the Early Middle Ages. New Perspectives on Coined Money, c. 400–1100, éd. Rory Naismith, Turnhout, Brepols, 2025 . 1 vol., 265 p. (Studies in the Early Middle Ages, 35). ISBN : 978-2-503-61537-0. Prix : € 85,00.

Source : Brepols

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