Colloque – Capturing the Present in Northwestern Europe (1348 1648), A Cultural History of Present before the Age of Presentism

Ce colloque d’ouverture inaugure un projet interdisciplinaire et international, financé par le Fonds national suisse (FNS, programme Sinergia), mené aux universités de Lausanne, Lille et Neuchâtel. Il explore la manière dont le présent a été pensé, représenté et vécu dans l’Europe du Nord-Ouest, entre la peste noire et la guerre de Trente Ans, à travers trois axes de recherche consacrés aux formes du moment, aux événements et aux impératifs du présent dans les dynamiques de pouvoir.

Programme : ici

Informations pratiques :

Anthropole, auditoire 2064 & Villanova, L’Atelier (2e étage)

Organisateurs : Jan Blanc (Université de Lausanne), Thalia Brero (Université de Neuchâtel), Estelle Doudet (Université de Lausanne), Élodie Lecuppre-Desjardin (Université de Lille), Marije Osnabrugge (Université de Lausanne)

Langues : Français et Anglais

Inscription : Aucune inscription requise

Source : Capturing the Present

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Offre d’emploi – Contrats doctoraux 2025 à l’Institut national d’histoire de l’art

Quatre contrats doctoraux (d’une durée de 3 ans avec une prolongation possible d’un an, pour une durée totale de 4 ans) sont à pourvoir à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) à compter du 1er octobre 2025.

Les doctorantes et doctorants en contrat à l’INHA effectuent un service partagé entre les activités de recherche liées à la préparation du doctorat et les missions réalisées dans le cadre des programmes scientifiques et documentaires de l’INHA. Elles et ils participent à la vie collective de l’Institut et contribuent aux programmes de recherche selon les besoins de ceux-ci, à la fois par leur apport scientifique et par leur collaboration à la valorisation des résultats de la recherche, qui les mettent en relation avec l’ensemble des équipes actives au sein de l’établissement (pour plus d’information sur l’actualité des doctorants et des chargés d’études et de recherches, voir https://inhadoc.hypotheses.org/).

Plusieurs missions sont proposées au sein du domaine « Histoire des collections, des institutions artistiques et culturelles, histoire du marché de l’art » :

  • Une mission en lien avec le projet sur les provenances et l’histoire du marché de l’art sous la direction de la coordinatrice scientifique. Les tâches associées à ce projet impliquent la participation à la préparation des séminaires et journées d’étude, la collaboration à l’alimentation de la cartographie « Le monde en musée », ainsi que la participation aux réunions d’équipe.
  • Plusieurs missions en lien avec le Répertoire des tableaux italiens en France (RETIF), le Recensement des tableaux ibériques dans les collections publiques françaises (RETIB), et le Recensement de la peinture produite en France au XVIe siècle, sous la direction du coordinateur scientifique et en lien avec les porteuses de ces programmes. Les tâches associées à ces missions impliquent l’alimentation de bases de données, la participation à des missions de terrain, à la préparation et l’organisation de comités d’attribution, le suivi des réunions des comités scientifiques (en partenariat avec les musées et les universités associés), ainsi que l’appui à la programmation de séminaires, colloques, tables rondes et journées d’études.

Les missions indiquées sont prévisionnelles et peuvent évoluer au cours d’une même année. De même, les doctorantes et doctorants peuvent être affectés à différents projets de recherche au cours de leur contrat à l’INHA.

Peuvent concourir à ce recrutement les étudiantes ou étudiants travaillant dans tous les domaines de l’histoire de l’art sans restriction. Une inscription dans une autre discipline est possible si le sujet de recherche est clairement orienté vers l’histoire de l’art. L’art est entendu dans son acception la plus large, depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. Une résonance avec les champs d’investigation, collections patrimoniales et programmes de recherche de l’Institut national d’histoire de l’art devra être précisée dans le dossier de candidature.

Le lieu de résidence administrative est situé à Paris.

Au moment de la candidature, l’inscription administrative auprès des écoles doctorales ne sera pas exigée, mais une lettre d’une directrice ou d’un directeur de recherche devra clairement indiquer l’acceptation d’encadrer les recherches de thèse. Une soutenance de master prévue en septembre 2025 ne sera pas éliminatoire. La lettre d’attestation de la directrice ou du directeur devra simplement confirmer là aussi l’échéance prévue.

Les candidates et candidats doivent ainsi être engagés dans la poursuite d’études conduisant au doctorat ou bien être inscrits en doctorat depuis moins de 18 mois (inscription remontant au maximum au 1er avril 2024). Les candidates ou candidats doivent satisfaire aux conditions de recrutement des contractuels doctoraux (cf. l’article 11 de l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de formation et les formalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat).

Les candidates et candidats devront être inscrits en thèse dans un établissement d’enseignement supérieur en France (cotutelle possible avec une université étrangère).

La lettre de motivation devra clairement exposer les raisons qui conduisent la candidate ou le candidat vers un cursus doctoral et qui l’amènent à candidater spécifiquement à l’INHA. Les candidates et candidats devront également préciser dans leur lettre de motivation sur laquelle des quatre missions indiquées ils souhaitent se positionner en justifiant leur choix.

Les activités scientifiques, culturelles, sociales des candidates ou candidats pourront faire l’objet d’un développement pour préciser les raisons de cet engagement.

Il est précisé qu’il n’est pas attendu des candidates et candidats que leur sujet de thèse ait une proximité périodique ou thématique explicite avec les programmes de recherche pour lesquels les postes sont ouverts. Outre le potentiel scientifique d’excellence, démontré par les travaux de master et suggéré par le projet de thèse, seront particulièrement valorisées des qualités d’ouverture et de curiosité, avec une capacité à traiter le cas échéant des sujets différents de ceux de la thèse, ainsi qu’une volonté d’engagement au service de projets collectifs.

Le projet de thèse devra clairement exposer l’intérêt du sujet de thèse, définir sa problématique ainsi que l’apport et la pertinence pour la discipline. Un état de l’art sera utile pour mieux définir cet apport. Si possible, il est recommandé d’esquisser la démarche méthodique et d’annexer la bibliographie de travail. La présentation du projet n’excèdera pas quatre pages (hors bibliographie).

  • Curriculum vitæ
  • Lettre de motivation
  • Projet de thèse (4 pages maximum, hors bibliographie)
  • Lettre d’appui du directeur ou de la directrice de thèse confirmant l’acceptation en thèse et, le cas échéant, la date de soutenance de master

Seules les candidatures déposées en ligne sur la plateforme pourront être prises en compte.

  • Dépôt des candidatures en ligne sur la plateforme avant le dimanche 1er juin 2025 à minuit.
  • Jury d’admissibilité : 16 juin 2025.
  • Jury d’admission sur convocation : 3 juillet 2025.
  • Affichage des résultats sur le site web de l’INHA : à partir du 7 juillet 2025

Le jury est constitué de 4 enseignants-chercheurs habilités à diriger des recherches représentant différentes écoles doctorales, 4 représentants de l’INHA et 2 personnalités membres du conseil scientifique de l’INHA. 

Source : Calenda

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Publication – Cléo Rager, « Troyes, une ville en ses archives (XIIIe-début XVIe siècle) »

En portant un éclairage nouveau sur l’histoire des pouvoirs municipaux à la fin du Moyen Âge, grâce à l’étude du riche fonds archivistique de Troyes, ce livre permet d’approfondir le rôle des configurations politiques et sociales dans la production de l’écrit, et de comprendre ce que représente le poids d’une « bonne ville » dans le royaume de France, au temps de la guerre de Cent Ans et de la mise au pas des grandes principautés.

La mémoire écrite et archivistique construite par les principales institutions gouvernant la « bonne ville » de Troyes – officiers royaux et conseil de ville remplacé par un échevinage en 1470 – forme la trame discursive du récit de l’union sans accrocs des Troyens avec la monarchie. Pourtant, loin de cet irénique discours du pouvoir, certains documents conservés témoignent de fortes périodes d’oppositions au sein de la ville. La mainmise royale n’entrave pas l’expression d’une vie municipale où les hommes d’un même quartier, d’un même métier, d’une même lignée tissent des liens. On y découvre en filigrane une vie communautaire, autour de l’assemblée des habitants, avec des lieux, des moments et des institutions qui leur sont propres et qui œuvrent à la recherche du bien public.

Préface

Introduction

PREMIÈRE PARTIE – Genèse des institutions municipales et tournant documentaire (XIIIe-début XVe siècle)

Introduction de la première partie

Chapitre 1. D’une tutelle à l’autre. Troyes et l’écrit, du comté de Champagne au domaine royal

I. Préambule : écriture et mémoire de l’intégration de la Champagne au domaine royal

II. La construction de la continuité

III. Affirmation royale et nouvelles logiques documentaires

IV. Les droits des habitants

Chapitre 2. Guerre de Cent Ans et nouvel ordre administratif (seconde moitié du XIVe siècle)

I. Les officiers royaux au cœur du gouvernement municipal

II. Officiers royaux et conseil de ville : une administration en étroite collaboration

III. Dans le silence des archives : une communauté d’habitants défendant ses prérogatives

Conclusion de la première partie

DEUXIÈME PARTIE – Écrits, pouvoirs et gouvernement municipal au temps du conseil de ville (1409-1470)

Introduction de la deuxième partie

Chapitre 3. L’écrit, enjeu de la guerre des princes (1407-1435)

I. Le moment bourguignon : influences documentaires et ambiguïtés mémorielles

II. 1429 : une domination de la ville placée sous le signe de l’autorité royale

Chapitre 4. Un pouvoir municipal fragmenté : du conseil de ville à l’assemblée des habitants

I. Une communauté urbaine, plusieurs institutions

II. Entre pouvoir royal et communauté urbaine : la responsabilité financière des receveurs

III. Les assemblées générales avant 1471

Conclusion de la deuxième partie

TROISIÈME PARTIE – Transformations institutionnelles, recomposition du passé et fabrique de la mémoire à la fin du XVe siècle

Introduction de la troisième partie

Chapitre 5. Ménage à trois. Échevinage, officiers royaux et communauté d’habitants (1470-fin du XVe siècle)

I. Des compétences partagées : à la poursuite de l’échevinage

II. 1483 : un gouvernement municipal toujours divisé

III. Communauté urbaine, équilibre des pouvoirs et pratiques politiques

Chapitre 6. Réécrire le passé et réélaborer la mémoire de la ville à la fin du XVe siècle

I. Réécrire l’histoire : échevinage, mémoires urbains et fidélité royale

II. La fin du Moyen Âge, tournant archivistique

III. Une ville en ses mémoires : inventorier et copier les titres

Conclusion de la troisième partie

Conclusion

Informations pratiques :

Cléo Rager, Troyes, une ville en ses archives (XIIIe-début XVIe siècle), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2025 ; 1 vol., 402 p. (Histoire ancienne et médiévale). ISBN : 979-10-351-0913-4. Prix : € 30,00.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Colloque – Moderne Methoden, zeitlose Fragen. Spätantike und Byzanz im Spiegel der Gegenwart

Vom 22.-24. Mai findet in Göttingen die XXVII. Tagung der AGCA (Arbeitsgemeinschaft Christliche Archäologie) statt.

Wir laden Sie herzlich ein an dieser Tagung, die ebenfalls einen Round Table und eine Ausstellung umfasst, teilzunehmen und sich hierfür zuvor anzumelden: https://forms.gle/JjyhYSVCFVGymEF29

Donnerstag, 22 Mai 2025

ARCHÄOLOGISCHES INSTITUT, UNIVERSITÄT
10:30 Treffen der Jungen AGCA

Session I: Novitates
ALFRED-HESSEL-SAAL (HISTORISCHES GEBÄUDE DER SUB)

14:00-14:15 Achim Arbeiter (Göttingen), Begrüßung
14:15-14:35 Fabian Stroth (Freiburg), New Reconstruction for Old Hagia Sophia – Projektbericht
14:35-14:55 Hannah Boes (Bonn), Die Apsis der konstantinischen Bischofskirche in Ostia: Neue Perspektiven auf frühchristliche Sakralarchitektur
14:55-15:15 Sabrina Tatz (Marburg), Die Nekropole des Paulosklosters: Inszenierung religiöser Atmosphäre?
15:15-15:35 Elisabeth Ehler (Berlin), Schloss Glienicke – Lugano – Washington. Ein Marienkrimi
15:35-15:55 Magdalena Krampe (Freiburg), Meriamlik auf den zweiten Blick. Eine Untersuchung auf Basis der Aufzeichnungen von Samuel Guyer und Ernst Herzfeld
15:55-16:15 Diskussion

16:15-16:50 Pause

Session II: Medialität und die materielle Kultur in der spätantiken und byzantinischen Welt

16:50-17:10 Jacob Knechtel (Bonn), Damasus von Rom, oder: wie Medien Wahrnehmungen prägen – und umgekehrt
17:10-17:30 Prolet Decheva (Dublin), Personifikationen abstrakter Begriffe und Elitenidentität im spätantiken östlichen Mittelmeerraum
17:30-17:50 Benjamin Fourlas (Mainz), Die Christianisierung des Gast- und Festmahls im 4. und 5. Jahrhundert. Eine Neubewertung von Bildsprache und Bedeutung der reliefverzierten nordafrikanischen Terra Sigillata
17:50-18:10 Jesko Fidhuth (Freiburg), Nikaia in neuem Licht: Zur Visualisierung und Farbrekonstruktion der Mosaike der Koimesis-Kirche in Iznik
18:10-18:25 Diskussion
18:25-19:00 Pause

19:00-20:30 Round Table: Ist das Wissenschaft oder kann das weg? Die Zukunft kleiner Fächer aus gegenwärtiger Perspektive

Kleine Fächer stehen vor großen Herausforderungen – von der gesellschaftlichen Relevanz bis zur Standortsicherung. Wie können neue Forschungsansätze, interdisziplinäre Kooperationen und digitale Innovationen zur Zukunftssicherung beitragen? Gleichzeitig geht es darum, wie Wissenschaftskommunikation und strategische Öffentlichkeitsarbeit das Bewusstsein für die Bedeutung klei¬ner Fächer schärfen können. Dieser Round Table bringt Expert:innen aus Wissenschaft, Kultur und Politik zusammen, um Strategien für Sichtbarkeit, Wissenstransfer und Nachwuchsförderung zu entwickeln.

20:30 Umtrunk

Freitag, 23 Mai 2025

Session III: Novitates
ZHG 103 (ZENTRALES HÖRSAALGEBÄUDE, UNIVERSITÄT)

9:00-9:20 Lara Mührenberg (Bonn), Von Katakomben-Barbie bis Wonder Woman. Konstruktion(en) von ‚Geschlecht‘ im stadtrömischen Verstorbenenportrait

9:20-9:40 Friederike Kranig (Frankfurt/Göttingen), Versteckt oder verloren? Die (spätantike) Klangwelt des Tur Abdin zwischen Ethnologie und Archäologie
9:40-10:00 Thorben Langer (Göttingen), Wahrnehmungswelten. Die Wirkung des Hippodroms von Konstantinopel in der Spätantike und heute
10:00-10:15 Diskussion

10:15-10:30 Pause

10:30-15:00 Ausstellung: Altes neu entdecken: Spätantike und Byzanz im Spiegel der Gegenwart. Moderne Methoden, zeitlose Fragen

– Forschungsperspektiven auf Spätantike und Byzanz: Digitale Werkzeuge, innovative Methoden und interdisziplinäre Ansätze zur Analyse von Identität, Glaube, Kunst und Kultur. Der Fokus der vorgestellten Projekte liegt auf interkulturellen Netzwerken, archäologischen Forschungen vor Ort und der globalen Verflechtung von Byzanz. Zudem wird die Rolle der Wissenschaft im gesellschaftlichen Dialog beleuchtet – von Open Access bis zur Nachwuchsförderung.
– Virtuelle Zeitreisen: Neue Einblicke in bedeutende Stätten und Kunstwerke der Spätantike und Byzanz durch digitale Rekonstruktionen und Virtual Reality.
– Beiträge aus Bonn, Erlangen, Frankfurt, Freiburg, Göttingen, Heidelberg, Mainz, Marburg, Prag, Regensburg, Rom und Wien.

ALFRED-HESSEL-SAAL (HISTORISCHES GEBÄUDE DER SUB)
15:30 Mitgliederversammlung der AGCA

PAULINERKIRCHE (HISTORISCHES GEBÄUDE DER SUB)
19:00 Abendvortrag
Sabine Feist (Bonn), Die konstantinische Bischofskirche von Ostia – ein einzigartiger archäologischer Befund
mit anschließendem Umtrunk

Samstag, 24 Mai 2025

Session I V: Novitates
ALFRED-HESSEL-SAAL (HISTORISCHES GEBÄUDE DER SUB)

9:00-9:20 Stefanie Archut (Bonn), Stehende Heilige aus Stuck – Neue Überlegungen zu spätantikem Stuckdekor
9:20-9:40 Katerina Ragkou (Marburg), Die Metamorphose des Glaubens an Philia, Thessalien: Das Heiligtum von Itonia Athena vom Polytheismus zum Christentum. Bericht über die Eröffnungssaison 2024
9:40-10:00 Marina Pizzi (Regensburg), Storing for the metropolis in Late Antiquity: the “Rome-Portus-Suburbium system”
10:00-10:20 Samira Fischer (Mainz), Spätantike Höhenbe¬festigungen in der Dioecesis Daciae
10:20-10:35 Diskussion

10:35-11:00 Pause

Session V: Novitates

11:00-11:20 Birgül Köksal (Marburg), Die Region Tyanitis von der Spätantike bis zum Ende der byzantinischen Zeit: Analyse des archäologischen Materials
11:20-11:40 Arabella Cortese (Marburg/Regensburg), Heiliges Wasser in spätantiken Pilgerorten des Ostens: das Untersuchungsprojekt in der Kral Kızı-Basilika in Ainos
11:40-12:00 Rachel Odenthal (Marburg), Das byzantinische Kastron von Assos (Westkleinasien)
12:00-12:20 Isabel Matschoke (Bonn), Versunken in Sumpf und Zeit – Neue Überlegungen zur sog. Bischofskirche in Limyra
12:20-12:35 Diskussion

12:35-13:00 Abschluss

Source : H-Soz-Kult

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Colloque – Équipements et pratiques équestres de la Protohistoire à l’époque moderne en Europe occidentale

12 juin 2025 – 9h-17h
Amphi de la MRSH – Université de Caen Normandie

Coordination Cécile Lagane (UMR Craham • Unicaen) et Amélie Berthon (UMR Craham • Eveha)

La place du cheval dans les sociétés occidentales est un sujet qui intéresse de longue date les communautés scientifiques. Défini comme « la plus noble conquête de l’homme » par le comte de Buffon, cet animal tient une place importante dans de nombreuses sociétés, des représentations du Paléolithique aux épreuves olympiques modernes, où il est l’unique animal admis à concourir, en passant par sa divinisation et l’exploitation de ses ressources naturelles. Nécessitant un environnement naturel adapté et les ressources permettant son alimentation et son soin, le cheval est également très vite devenu un marqueur d’appartenance à une strate sociale privilégiée. Attelé ou monté, il peut être utilisé pour le transport, la guerre, l’agriculture, la sylviculture, la compétition ou le loisir. Ces pratiques équestres nécessitent des équipements spécifiques (selle, attelage, bride, éperons, fers) qui diffèrent selon l’usage, la chronologie et l’espace géographique concernés, et qui sont fréquemment retrouvés en contextes archéologiques, formant ce que l’on appelle le mobilier équestre. Ils sont par ailleurs représentés dans l’iconographie ou mentionnés dans les sources écrites, lorsqu’elles existent. Ces objets sont souvent étudiés par les archéologues et historiens. Ils peuvent en effet servir de marqueurs chronologiques, sociaux et d’activités. Les études liées à l’équipement équestre sont donc indispensables à la compréhension de la place du cheval dans les sociétés du passé, mais elles restent très inégales, en fonction des objets mais aussi des périodes et des régions concernées. La journée d’étude a pour but de réaliser un bilan historiographique de ces travaux liés au mobilier équestre de la Protohistoire à l’époque moderne en Europe occidentale et d’en identifier les lacunes, selon trois axes.

9h15 Accueil des participants

9h30 Introduction – Cécile Lagane (UMR Craham • Unicaen) et Amélie Berthon (UMR Craham • Eveha)

1. Équiper les montures, équiper les personnes : artefacts et harnachement

9h45 Clément Salviani (UMR ArScAn), Les armures équestres et la panoplie des cavaliers en Italie, VIe – IIIe s. av. n. è

10h15 Robert Webley (University of Reading), Accessoires décoratifs en alliages cuivreux pour chevaux médiévaux : une évaluation d’outremer

10h45 – 11h Pause

11h Amélie Berthon (UMR Craham • Eveha), Karine Vincent (UMR Craham  •  Dpt Morbihan), Deux corpus d’objets équestres bretons (XIIIe – XVIe s.) : de l’étude des objets à un état des lieux des référentiels archéologiques disponibles

11h30 Frederik-Sebastian Kirch (Denkmalpflege Baden-Wuerttemberg), La transformation des mors de bride médiévaux et leur diversification 

12h Discussion

12h15 – 13h45 Pause déjeuner

2. Façonner sa monture : impact des équipements sur les équidés et les cavaliers

13h45 Clothilde Noé (UMR Citeres • Université de Tours), « Pour ung roussin qui ha la bouche d’un dyable ». Le mors médiéval entre performance, contrôle et « bien-être » du cheval 

14h15 Christèle Baillif-Ducros (UMR CAGT • Inrap), Équipement équestre et posture du cavalier sur sa monture : possibilités d’influence et exemple d’un bilan lésionnel osseux à l’époque mérovingienne (VIe – VIIe s.)

14h45 – 15h Pause

3. Monter et se montrer : pratiques et représentations sociales

15h Hubert Lepaumier, Chris-Cécile Besnard-Vauterin (UMR CReAAH • Inrap), L’équipement équestre et la place du cheval aux périodes pré- et protohistoriques

15h30 Cécile Lagane (UMR Craham • Unicaen), Les éperons de cavalier de l’âge du Fer à l’époque moderne, bilans et perspectives

16h Ramón Santonja Alarcón (Université d’Alicante) La noblesse et le cheval dans la société estamentale castillane : impacts et images en Amérique

16h30 Bilan et discussion sur les projets à mener

17h Fin de journée

La journée sera retransmise en visioconférence via ce lien

Source : Archéocaen

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Appel à contribution – Cultures et technologies de la réécriture du Moyen Âge à aujourd’hui

Nanterre – 15-16 octobre 2025 

Écrire, dans l’Occident moderne, c’est souvent réécrire un texte existant. Le colloque que nous nous proposons d’organiser contribuera à documenter la réalité souvent occultée du recyclage des textes littéraires, et à établir une connexion historique et conceptuelle entre ces pratiques et les phénomènes de viralité à l’ère numérique. 

Des moines copistes médiévaux aux copypasta sur Internet, des recueils d’exempla aux publicistes qui recyclent leurs textes à travers la presse, du journalisme à la colle et aux ciseaux au copier/coller numérique, de la xylographie à l’OCR, de la formation rhétorique à la production de mèmes, de l’Argus de la presse aux boutons de partage sur les réseaux, une multitudes d’outils, d’usages, de normes constituent ce qu’on pourrait considérer comme une culture multiforme et pluriséculaire de la reprise textuelle.

Ces pratiques de lecture, d’écriture et de transmission doivent être considérées aussi bien dans leurs aspects cognitifs que matériels : ce sont des usages à la fois personnels et collectifs, qui prennent des formes multiples et sont rendus possibles par des techniques et des outils communs d’extraction et de réutilisation de fragments textuels. Il s’agira de considérer le phénomène de la réécriture comme le produit d’une configuration complexe qui peut s’analyser à plusieurs niveaux :

celui de la matérialité et des dispositifs sociotechniques qui participent au contrôle et à la régulation de l’attention, des hiérarchies et de la circulation des textes et de leurs contenus, en considérant les supports comme la feuille volante, le livre, le périodique, les ephemera, les carnets de citations et les recueils d’exemples, les tables des matières ou indice, la mise en page ; mais aussi les conditions pratiques de fabrication, d’usages et de manipulations de ces objets ;

celui des réseaux de communication et de leurs nœuds : le système postal, les lieux de sociabilité, de lecture et d’écriture, les ateliers de copistes, les kiosques ; 

celui des pratiques sociales : le cadre législatif et moral, les traditions et coutumes propres à certains groupes et certaines professions et leur construction collective, l’éducation et la formation ;

celui de l’articulation entre les pratiques orales, scripturaires, éditoriales dans la transmission, la mémorisation, la diffusion des traces.

Plutôt que de proposer une série de monographies sur les pratiques de réécriture de tel ou tel auteur, il s’agira donc d’identifier des agencements collectifs permettant ces pratiques. Nous souhaiterions explorer sur le long terme la façon dont les innovations techniques, la standardisation des pratiques culturelles résultant de la professionnalisation et de la commercialisation des métiers de la culture et du livre, la structuration des réseaux de communication et de transport, mais aussi les évolutions des sociabilités, du cadre législatif et institutionnel, et des pratiques d’écriture ont contribué à structurer ces cultures du réemploi en littérature.

Organisation

Guillaume Peureux et Julien Schuh

guillaume.peureux@parisnanterre.fr et julien.schuh@parisnanterre.fr 

Merci d’adresser vos propositions aux organisateurs avant le 31 mai 2025.

Source : Fabula

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Publication – Mathias Tranchant, « Les ports maritimes de la France atlantique (XIe-XVe siècle), t. 2 Les ports maritimes de la France atlantique (XIe-XVe siècle) », vol. 2 : « Territoires de fortune »

À partir du Tableau géohistorique préalablement publié, ce second volume propose une étude en profondeur des ports de la France atlantique durant la seconde moitié du Moyen Âge. S’ils étaient des Territoires de fortune, c’est en raison, tout à la fois, des opportunités qu’ils procuraient et des incertitudes auxquelles ils se trouvaient exposés. Les aléas de l’environnement littoral instable, ses contraintes et ses transformations, favorisaient ou handicapaient les installations avec plus ou moins de gravité. Les havres étaient tributaires des mutations du marché du fret et de la technologie navale de l’époque : variation du flux des échanges et des quantités de denrées à transporter, modification des routes commerciales, croissance du tonnage des navires, dépôts de lest, etc. Leur existence était enfin suspendue à la volonté de leurs différentes autorités de tutelle, elles-mêmes traversées par de fortes évolutions. Aussi devaient-ils être régulièrement adaptés à ces changements combinés. Dans le cas d’une simple zone de relâche ou de transbordement, destinée à un trafic faible ou occasionnel, éloignée d’une agglomération dynamique, il n’était pas question d’engager des travaux coûteux et son obsolescence invitait à reporter ailleurs les activités qu’elle abritait. Au contraire, un site vers lequel se concentraient et se fixaient durablement des enjeux importants donnait lieu à des investissements lourds et prolongés. Au final, considéré pour ce qu’il est, c’est-à-dire un territoire à part entière, le port révèle l’ampleur de son rôle dans la vie des populations maritaines. Il possède, par ses paysages, par sa lexicographie, par ses fonctions, par l’interface qu’il constitue entre l’environnement et la société, une place originale parmi les autres territoires du médiéviste. Son histoire participe d’une histoire maritime totale qui englobe l’ensemble des événements liés à la mer.

Table des matières : ici

Mathias Tranchant est historien médiéviste, spécialiste d’histoire maritime, professeur des universités à l’université Bretagne Sud, directeur du GIS « Humanités et sciences de la mer ». Ses travaux portent sur les sociétés littorales, leurs organisations, leurs économies, leurs ports, leurs rapports aux problématiques de risque et à l’environnement durant le second Moyen Âge.

Informations pratiques :

Mathias Tranchant, Les ports maritimes de la France atlantique (XIe-XVe siècle), t. 2, Les ports maritimes de la France atlantique (XIe-XVe siècle), vol. 2 : Territoires de fortune, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2025 ; 1 vol., 400 p. (Histoire). ISBN : 978-2-75359-807-2. Prix : € 30,00.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Appel à contribution – En bref : abrégement et écriture des abrégés, Moyen-Âge- XXIe s.

Si de nombreux travaux de recherche ont été consacrés aux genres liés à l’écriture de la brièveté (nouvelles, maximes, histoires tragiques, canards, anecdotes), peu de travaux se sont attachés à la question de l’abrègement et à la forme des abrégés. Or cette question, qui se pose à l’évidence pour les siècles anciens, concerne aussi, dans des perspectives différentes, les XIXe, XXe et XXIe siècles.

La synthèse des savoirs sous forme d’abrégés est ancienne. Dès l’antiquité se fait sentir le besoin de condenser des ouvrages longs pour les rendre accessibles, comme le montre la publication de l’Epitome de gestis Romanorum de Florus, qui peut être lu comme un résumé de l’œuvre de Tite-Live. Furetière relève le verbe épitomer qui exprime l’opération consistant à « reduire un Livre en abbregé ». Le substantif abrégé (XIVe siècle) trouve bien vite des synonymes : « épitomé », « promptuaire », « compendium » ou « sommaire » (XVIe siècle), « précis » (XVIIe siècle), « notice » (XVIIIe siècle).

Un premier ensemble de textes auquel il conviendra de s’intéresser est celui des ouvrages dont le titre comporte le terme abrégé. Il s’agit d’un immense corpus qui ne se limite pas à l’histoire, mais s’étend à des disciplines d’une grande variété : on y trouve entre autres la chirurgie, la théologie, la géographie, la linguistique, l’apprentissage des langues anciennes ou vivantes, la politique, la rédaction épistolaire, la ponctuation, l’art militaire, la musique, le roman. Certains de ces ouvrages, sans que ce soit systématique, sont les hypotextes d’un hypertexte existant. C’est notamment le cas de Mézeray qui publie une Histoire de France en 1643 et un Abrégé de l’histoire de France en 1667. C’est également le cas des romans de La Calprenède : Cléopâtre, que le romancier a publié en 1646, fait l’objet d’un Abrégé de la Cléopâtre (publié sans nom d’auteur en 1667, puis repris en 1668 avec la mention « J.C » et réédité en 1769) et d’une nouvelle réécriture plus simplifiée en 1789.

Dans le cas de ces ouvrages intitulés Abrégé, l’étude du paratexte (la préface, les avertissements au lecteur, les titres et les sous-titres) fournit fréquemment des informations permettant d’établir une forme de poétique de l’abrégé. Une telle poétique a pour caractéristique de chercher à concilier plaisir de la lecture et sérieux de la matière, ou encore divertissement et exigence intellectuelle. Dans cette poétique, la question du lectorat est importante car l’abrégement se fait en fonction d’un public donné et d’exigences particulières. Les dédicaces sont à cet égard significatives et méritent d’être étudiées car elles permettent de déterminer le type de lecteur auquel s’adressent les écrits en abrégé (femmes/hommes, noblesse/bourgeoisie, enfants/adultes, lecteur savant/ lectorat moins spécialisé).

La question du lectorat rend manifeste l’importance pour l’écriture de l’abrègement de deux notions, l’accessibilité et la lisibilité. Cela vaut tout particulièrement pour les éditions visant à rendre plus aisée la lecture d’œuvres longues ou les éditions de longs romans : les versions abrégées de romans du XVIIe siècle, fréquentes au XVIIIe siècle, ont ainsi été renouvelées dans des collections de poche à la fin du XXe siècle ou au début du XXIe siècle (il existe par exemple deux éditions d’extraits de L’Astrée d’Honoré d’Urfé et une édition d’extraits de Clélie de Madeleine de Scudéry). On peut également penser aux nombreux cas de versions abrégées d’œuvres classiques destinées à un public scolaire ou au grand public (romans d’Alexandre Dumas, de Victor Hugo, etc.). Les éditions destinées à la jeunesse favorisent en effet le développement des abrégés. On peut, dans le cas de ces abrégés d’œuvres classiques, se demander quels sont les choix opérés par les éditeurs afin de rendre accessibles à un public de collégiens les romans de chevalerie, ou encore Notre Dame de Paris, L’Ile au trésor ou Germinal. L’enjeu ici est d’ôter au texte sans le dénaturer, ce qui peut passer par la reprise textuelle de certains passages ou par une réécriture d’ensemble. Se posent ainsi des questions de rhétorique, de poétique et de stylistique de l’écriture de l’abrégé, qui ne vont pas sans débat autour du sens même de l’œuvre.

Les textes qui se caractérisent par leur longueur (longs romans, Mémoires, correspondances) peuvent faire l’objet de rééditions en fonction du lectorat visé et donc de l’époque. On peut ainsi choisir de fournir des versions expurgées pour des raisons d’ordre moral (ôter des passages licencieux, comme c’est le cas des Mémoires de Casanova), d’ordre politique, d’ordre poétique ou stylistique. Il pourrait être éclairant pour cette raison d’examiner les diverses éditions d’un même texte en appréciant les retranchements et les choix opérés par les éditeurs, en fonction des époques et des publics.

La constitution de versions abrégées d’ouvrages existants a des conséquences sur la forme même des ouvrages. On peut penser à la pratique de l’anthologie, des analectes, ou encore à celle du résumé (comme c’est le cas dans l’entreprise de la Bibliothèque universelle des romans et des nombreuses autres Bibliothèques contemporaines, mais également dans la pratique des arguments au théâtre). Cela touche également la question des formats et des péritextes comme autant d’outils visant à une lecture fragmentée qui sélectionne : sommaires, index, titres de manchettes permettent alors de mettre en lumière ce vers quoi on cherche à guider le lecteur.

La question de l’accessibilité et de la visibilité des textes touche tout particulièrement le théâtre : les longues tragédies et tragi-comédies du XVIIe siècle ont ainsi connu des réécritures à même de les rendre accessibles à des représentations scéniques. C’est le cas de Tyr et Sidon de Jean de Schelandre (tragédie publiée en 1608 et remaniée par l’auteur en tragi-comédie en 1628), mais aussi au XXe siècle du Soulier de Satin de Claudel, le texte de cette dernière pièce ayant été simplifié dans la majorité des mises en scène.

Le champ de l’abrégé offre un large champ d’étude qui permet de croiser les disciplines et d’interroger le rapport au savoir sur la longue durée, depuis les traités et récits du Moyen-Âge jusqu’à la période contemporaine – où se multiplient des voies censées rendre toujours plus accessible la connaissance – en passant par les entreprises de la première modernité (« Trésors » de la Renaissance, recueils d’ana à l’âge classique ou d’anecdotes dramatiques au XVIIIe siècle).

Les propositions d’articles, en vue d’un numéro de la revue Travaux de littérature, sont à envoyer d’ici le 30 mai 2025 aux responsables du numéro. Les articles définitifs devront ensuite être envoyés d’ici le 30 avril 2026.

Camille Esmein-Sarrazin (POLEN, Université d’Orléans) camille.esmein-sarrazin@univ-orleans.fr
Christian Zonza (LAMO, Université de Nantes) christian.zonza@univ-nantes.fr

Source : Fabula

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Publication – « The Medieval Jihad. Texts, Theories, and Practices », éd. Mehdi Berriah, Abbès Zouache

Far from being a simple Islamic reaction to the Crusades, or a monolithic ideology setting out a law of war imposing standards of behavior on all social actors, jihad is a phenomenon with multiple dimensions: religious, jurisprudential, ideological, military, political, economic, social, cultural and literary. The authors of the various contributions published in this volume have been invited to reflect on these multiple dimensions, with freedom to take a long-term view, and with freedom to question the a priori and historiographical or methodological presuppositions that often guide our work without our even realizing it.

Table des matières : ici

Mehdi Berriah est chercheur en études islamiques et en histoire de l’islam à l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo) depuis septembre 2023. Il a été professeur assistant à la Vrije Universiteit Amsterdam. Ses recherches et publications portent sur la pensée islamique médiévale et moderne, la théologie islamique, Ibn Taymiyya, l’idéologie du jihad et le droit islamique de la guerre, l’histoire politique et militaire islamique et la furūsiyya.

Abbès Zouache est médiéviste, historien et philologue. Directeur de recherche au CNRS, il est directeur des études de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire depuis septembre 2021. De 2017 à 2021, il a dirigé le Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa (CEFAS), renommé en 2020 Centre français de recherche de la péninsule Arabique (CEFREPA). Spécialiste de la guerre et de la paix dans l’Orient médiéval (Xe- XVe siècle), il s’intéresse tout particulièrement aux relations islamo-chrétiennes dans le cadre de la croisade.

Informations pratiques :

The Medieval Jihad. Texts, Theories, and Practices, éd. Mehdi Berriah, Abbès Zouache, Paris, Institut français d’archéologie orientale, 2025 ; 1 vol., 236 p. ISBN : 978-2-72471-101-1. Prix : € 17,00.

Source : IFAO

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Publication – Jehan de Brie, « Traité de l’art de bergerie », trad. Jean-François Kosta-Théfaine

Ce Traité de l’art de bergerie, intitulé en moyen français Le Vray regime et gouvernement des bergers et bergeres, aurait été composé à l’intention du roi Charles V, en 1379, par Jehan de Brie, berger de son état, avec la probable collaboration d’un lettré qui l’aurait aidé dans sa tâche.

Ce texte, composé de vingt-cinq chapitres, renferme de précieuses informations portant aussi bien sur le métier de berger, son statut, sa tenue vestimentaire, que sur les maladies des ovins et les remèdes pour les soigner. Il n’omet pas, non plus, d’expliquer la manière de châtrer ces animaux tout comme la façon d’élever le chien du berger. Il dévoile, enfin, la façon de prévoir le temps grâce aux animaux ou bien de savoir quels sont les bons et les mauvais vents.

De première main, rédigé par l’archétype de l’honnête homme, fier de son art et, vraisemblablement, renommé au point d’être appelé par le roi de France à en édicter les principes, ce traité pastoral presque poétique prouve, à sa façon, toute l’actualité des savoirs oubliés !

Jean-François Kosta-Théfaine, docteur en littérature médiévale, certifié de lettres modernes, a traduit en français moderne le Traité des confitures de Nostradamus (2010) et La Vie et les miracles de la Bienheureuse Isabelle de France, soeur de Saint Louis d’Agnès d’Harcourt (2012).

Introduction
Présentation
Note sur la traduction
TRAITÉ DE L’ART DE BERGERIE
Prologue
Autre prologue
1. La vie de Jehan de Brie
2. L’utilité de ce traité
3. L’honorabilité du berger.
4. Les règles générales
5. La manière de connaître le temps grâce aux oiseaux, ainsi que de prévoir le beau temps ou la pluie
6. La manière de connaître le temps grâce aux bêtes
7. L’importance des vents, et ceux qui sont ou ne sont pas utiles
8. La vie du berger, ainsi que les choses concernant son travail….
9. La garde des moutons durant toutes les saisons de l’année. Le mois de janvier
10. Le mois de février
11. Le mois de mars
12. le mois d’avril
13. Le mois de mai
14. Le mois de juin
15. Le mois de juillet
16. Le mois d’août
17. Le mois de septembre
18. Le mois d’octobr
19. Le mois de novembre
20. Le mois de décembre
21. Les maladies contractées par les brebis, les agneaux et autres bêtes à laine
22. Les remèdes
23. La saignée
24. La manière de châtrer et de fertiliser les agneaux
25. Le chien du berger
Notes
Bibliographie
Index des noms propres

Informations pratiques :

Jehan de Brie, Traité de l’art de bergerie, trad. Jean-François Kosta-Théfaine, Paris, Les Belles Lettres, 2025 ; 1 vol., 130 p. (La roue à livres, 105). ISBN : 978-2-25145-711-6. Prix : € 21,00.

Source : Les Belles Lettres

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