Podcast – Antoine Brix, « Les Grandes Chroniques de France. Une affaire de chartistes ? »

Issues d’un processus de composition complexe et séculaire, les Grandes Chroniques de France sont devenues à la fin du Moyen Âge l’un des plus grands succès de la littérature en français. Depuis le XVIIIe siècle, les études qui lui ont été consacrées, de même que les éditions qui en ont établi le texte, ont encore renforcé la dimension patrimoniale et monumentale de cette œuvre d’histoire des rois de France, contribuant à sa sacralisation. Dans semblable entreprise, les chartistes ont joué jusqu’au milieu du XXe siècle un rôle de premier plan. La recherche sur les « Grandes Chroniques » s’est-elle depuis lors soustraite à l’emprise d’une conception héritée d’anciens élèves de l’École ?

Source : École nationale des chartes

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Publication – Stefano Bernardinello, « Milano prima del Barbarossa. Spazi e pratiche politiche tra XI e XII secolo »

Tra XI e XII secolo, Milano si afferma come centro politico e religioso di primo piano nel Regnum Italiae. La civitas è attraversata da un processo di riorganizzazione che coinvolge l’arcivescovo, le prime istituzioni civili e gli altri gruppi di potere attivi nello spazio politico cittadino.

Questo volume esamina le trasformazioni che coinvolsero le modalità di gestione del potere e le pratiche collettive milanesi nel secolo intercorso tra l’ascesa di Enrico III (1046) e l’annuncio della prima discesa di Federico Barbarossa in Italia (1153). L’attenzione si concentra sugli spazi della politica, sui rituali pubblici e sulle forme di interazione tra gli attori sociali in un periodo fondamentale per la storia di Milano nei secoli centrali del Medioevo.

Attraverso un’attenta analisi delle fonti, emergono con chiarezza le configurazioni di potere e le strategie di consolidamento dell’autorità. L’indagine restituisce così un quadro della Milano precomunale che mette in luce i rapporti di forza tra i poteri locali e il contesto più ampio del Regnum, offrendo nuovi strumenti per comprendere la storia politica cittadina.

Stefano Bernardinello è dottore di ricerca in Storia all’Università degli Studi di Firenze. Si occupa di storia politica, in particolare degli spazi e delle pratiche di potere nelle città del Nord Italia tra XI e XII secolo.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Stefano Bernardinello, Milano prima del Barbarossa. Spazi e pratiche politiche tra XI e XII secolo, Rome, Viella, 2025 ; 1 vol., 272 p. (Italia comunale e signorile, 19). ISBN : 979-1-25469-969-0. Prix : € 26,00.

Source : Viella

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Appel à contribution – « Frères d’armes » ? Dynamiques relationnelles dans l’expérience combattante (Antiquité-XXIe siècle)

L’étude des expériences combattantes, dans toute leur complexité et pluralité, vise à se projeter au-delà d’une simple analyse des institutions militaires, de leurs stratégies et de leurs armements. Elle doit s’intéresser aux dynamiques relationnelles des combattant.e.s, en accordant une attention particulière aux interactions du quotidien, souvent perçues à tort comme anodines. Ces solidarités, liens affectifs et paroles ne sont pas des épiphénomènes de leur vécu : ils en sont des éléments constitutifs, qui influencent tant leur cohésion que la manière par laquelle ils vivent et comprennent le combat. En effet, les dynamiques relationnelles entre combattants présentent deux singularités majeures. D’une part, elles se tissent dans un contexte marqué par la mort, donnant naissance à des communautés de deuil Trauergemeinschaften, où la mémoire des disparus façonne à la fois les hiérarchies sociales et les affects. Cette mémoire s’inscrit fréquemment dans des logiques vindicatoires, nourrissant et légitimant des dynamiques de violence qui participent à la spécificité de ces relations. D’autre part, ces communautés constituent également des espaces d’exercice collectif de la violence. Celle-ci prend la forme de pratiques partagées, ritualisées et socialisées, qui renforcent la cohésion et l’identité du groupe, tout en illustrant le rôle des normes internes dans l’encadrement et la légitimation de l’usage de la force.

 Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, les combattants ont ainsi entretenu des rapports de camaraderie et de fraternité, de pouvoir et parfois même de filiation symbolique, qui ont profondément marqué leur vécu militaire. D’ailleurs, les expressions « Band of Brothers » (Birley, 2003) ou « Brothers in Arms », souvent utilisées pour décrire la solidarité entre soldats, soulignent l’importance cruciale de ces relations au sein des unités militaires. Pourtant, ces dynamiques relationnelles ne sont ni uniformes ni exemptes de tensions. Il semble dès lors intéressant de se pencher sur les rôles qu’elles jouent dans l’expérience des combattants. Au fil des siècles, ces interactions ont façonné les manières de mener le combat, ont influencé la résilience et la motivation des soldats, mais ont également contribué à redéfinir les rapports de pouvoir et de violence, formels comme symboliques, entre les soldats d’un même camp. Leurs effets dépassent le cadre de la camaraderie ou du rapport hiérarchique : ces interactions nourrissent la régulation émotionnelle des individus, affectent leur perception de l’ennemi et, parfois, orientent leurs actions. Toutefois, si les effets de la guerre à l’échelle de l’individu ont été largement explorés par l’historiographie, la dimension relationnelle entre les combattants demeure sous-représentée dans les travaux historiques. 

C’est cette lacune historiographique que le colloque entend combler en étudiant les grammaires affectives des combattants, c’est-à-dire l’ensemble des interactions, paroles et liens émotionnels qui sous-tendent et modèlent leurs expériences de la guerre. En adoptant une perspective transversale et pluridisciplinaire, il entend décrire et comprendre ces dynamiques relationnelles en analysant leur construction, poids et représentation en temps de guerre. Ainsi, loin de se contenter d’une analyse linéaire ou descriptive des liens entre combattants, il s’agit de s’interroger en profondeur sur la manière par laquelle ces relations sont mises en pratique et comprises pendant la guerre et ultérieurement. 

1. Effets des dynamiques relationnelles pendant la guerre : entre entente et conflit

Cet axe se propose d’explorer le rôle structurant des relations interpersonnelles, qu’elles soient fondées sur l’entente ou le conflit, dans l’expérience guerrière des combattants (Ardant du Picq, 1880 ; MacMullen, 1984). Qu’elles soient d’ordre familial (Pignot, 2019) ou amical, ces relations influencent profondément la perception du danger, la résilience individuelle (Purseigle, 2013), les comportements en situation de combat ainsi que l’élaboration de stratégies de survie. Elles sous-tendent aussi la manière dont les pertes humaines façonnent les communautés combattantes. La mort, qu’elle frappe les camarades ou soit infligée à l’ennemi, devient un facteur structurant des relations, en suscitant des mécanismes de deuil collectif et de peur, parfois traversés par des dynamiques vindicatoires ou une radicalisation des affects (Keegan, 1978 ; Le Bohec, 2015 ; Porte, 2022). 

Cependant, si la guerre est souvent envisagée comme un espace privilégié de fraternité, elle est tout autant un lieu de tensions, de rivalités et de luttes internes. Les interactions entre combattants participent donc à affirmer de manière symbolique un pouvoir ou une domination entre soldats, selon leur rang (Mangiameli, 2012 ; Montlahuc, 2019). C’est pour cette raison que cet axe propose d’explorer les phénomènes de solidarité, mais aussi les dynamiques de compétition et de dissension, ainsi que les enjeux liés à l’autorité et aux hiérarchies (David, 1995 ; Saint-Fuscien, 2011 ; Deruelle, 2015 ; Le Gall, 2022). Ce regard permettra d’examiner à quel point ces liens affectent le comportement et la cohésion des combattants et de quelle manière ils constituent les rapports de pouvoir.

Pour l’époque contemporaine, une attention particulière sera portée aux travaux renouvelant la pratique de la monographie d’unité (Browning, 1992 ; Ingrao, 2006 ; Smith, 2014), dans l’objectif de saisir au plus près les pratiques et logiques relationnelles.

2. Du combat au monde civil : origine, configuration et transformation des relations

En inversant la perspective adoptée dans le premier axe, ce deuxième axe suggère d’analyser comment les relations entre combattants recomposent les rapports sociaux, y compris ceux hérités du monde civil (Goya, 2014). À court terme, le contexte guerrier impose en effet une transformation des attachements : il suscite l’émergence de formes nouvelles de solidarité, souvent désignées sous le terme de « fraternité d’armes », tout en fragilisant ou redéfinissant les liens relevant de la vie civile (Mariot, 2013). Par ailleurs, ces liens guerriers, susceptibles d’impliquer la présence conjointe d’hommes et de femmes selon les contextes spatio-temporels, participent à la construction de représentations genrées, en particulier autour d’un idéal « masculin » qui est inscrit dans une réalité sociale, qui dépasse le seul cadre du combat (Rosen et Sluiter, 2002 ; Sebillotte Cuchet, 2013) et pouvant inclure une dimension homoérotique (Hanson, 1990). 

Quels types de dynamiques relationnelles s’instaurent au sein des unités militaires et quels sont leurs impacts à terme ? Quelles formes spécifiques de sociabilité se développent dans l’environnement combattant ? Croisant la méthode historique aux approches anthropologiques et issues des sciences sociales, cet axe entend éclairer les processus par lesquels la guerre transforme durablement les liens sociaux.

À long terme, le retour à la vie civile marque une rupture décisive pour les anciens combattants (Chagniot, 1985 ; Bois, 1999 ; Pernot et Toureille, 2010). L’affaiblissement, voire la disparition des liens forgés au front, génère fréquemment un sentiment d’isolement, entravant la réintégration sociale et professionnelle. Ainsi, cet axe s’intéressera notamment à la thématique du retour au monde civil. Par exemple, le cas contemporain des associations d’anciens combattants met en lumière les enjeux des liens hérités de la guerre pour les vétérans (Prost, 1977 ; Millington, 2016). Cette dynamique soulève également des enjeux sociaux importants, notamment ceux liés à la dissolution progressive des sociabilités guerrières, aux conséquences sensibles à court, moyen et long terme (Belmas et Coste, 2018). Cependant, en fonction des contextes historiques, certains liens entre combattants peuvent se maintenir et se reconfigurer. Ainsi, la vétérance, la constitution de milices ou de bandes armées sont autant de manifestations de ces persistances de solidarité au-delà du conflit.

3. Encadrement, instrumentalisations et (auto)représentations des relations entre combattants

Les institutions et groupes sociaux, à travers les siècles, n’ont cessé de chercher à encadrer et instrumentaliser les liens affectifs noués entre combattants, pour renforcer la cohésion ou la discipline au combat (Loriga, 1991 ; Guinier, 2014), ou bien pour en tirer un profit symbolique dans la société (Landrea, 2019). Ce troisième axe invite donc à traiter de la formation militaires, des politiques disciplinaires et de l’ensemble des dispositifs politiques et sociaux destinés à exploiter, modeler ou restreindre les dynamiques relationnelles des troupes. Par exemple, la justice militaire, en sanctionnant les formes extrêmes de désobéissance ou de rupture des solidarités combattantes (Pedroncini, 1967 ; Saint-Fuscien, 2011 ; Deruelle 2020 ; Verreycken, 2023), constitue un dispositif institutionnel majeur dans la régulation des liens entre soldats.

En outre, les représentations mémorielles des relations, mobilisées à des fins sociales ou politiques, ont également contribué à façonner des imaginaires postérieurs (Ingrao, Audoin-Rouzeau, Rousso et Becker, 2002). Aussi, la mémoire des morts, constitutive des liens combattants, peut être encadrée et instrumentalisée par les institutions militaires ou politiques. En exaltant les soldats morts au combat, les récits mémoriels renforcent la cohésion, façonnent des imaginaires collectifs et peuvent justifier la poursuite ou l’intensification de la violence. La ritualisation du deuil devient ainsi un outil symbolique puissant, mobilisé pour nourrir l’unité, renforcer l’autorité ou servir des finalités idéologiques, tant pendant qu’après le conflit (Engerbeaud, 2017).

De l’épopée antique aux productions cinématographiques contemporaines (Donald et McDonald, 2011), en passant par les cérémonies aux morts (Loraux, 1981) ces mises en récit glorifient et se questionnent sur les liens entre frères et sœurs d’armes. Il sera alors intéressant d’aborder la mise en discours des relations entre combattants, et leur potentielle instrumentalisation politique.

Cet axe aura donc pour objectif d’analyser l’évolution de la régulation et des représentations de liens entre combattants, en examinant les enjeux culturels, idéologiques et politiques qu’elles véhiculent. Une attention particulière sera portée à la manière dont ces expériences peuvent être mobilisées à des fins politiques ou au profit des institutions militaires, comme pour la promotion de l’enrôlement.

Modalités de soumission 

Du fait de cette thématique diachronique et sensible aux apports de l’ensemble des sciences humaines et sociales, nous invitons les jeunes chercheurs à partir de la maîtrise en histoire, sociologie, anthropologie, histoire de l’art, sciences politiques et études littéraires à soumettre leurs propositions de communication, à l’adresse suivante : colloqueetudiantsgrhg@gmail.com

avant le 15 septembre 2025.

Si possible, veuillez indiquer l’axe thématique dans lequel la contribution entend s’inscrire. 

– Un résumé de 300 à 500 mots ; 

– Une courte biographie indiquant notamment les affiliations institutionnelles.

Le comité scientifique sélectionnera des contributions selon leur pertinence thématique et leur qualité scientifique. En raison des orientations thématiques du colloque, il sera particulièrement attentif aux propositions croisant les approches disciplinaires, prenant en compte les apports des sciences humaines et sociales pour renouveler leur sujet de recherche.

Les communications peuvent être présentées en français ou en anglais. Cependant, une compréhension active du français est requise de la part des participantes et participants afin de pouvoir participer aux périodes de questions qui suivront les interventions et de contribuer au projet de publication des actes du colloque. 

Dans la mesure du possible, le comité organisateur cherchera à assurer une aide financière pour le transport et le logement à Montréal des personnes participant au colloque. Cependant, celles et ceux qui peuvent éventuellement assurer leur propre financement grâce au soutien de leur université ou de leur centre de recherche sont invités à l’indiquer dans l’envoi de leur proposition. L’existence du financement externe (même s’il n’est pas définitivement assuré) est un important prérequis pour la demande de subvention générale qui sera déposée pour l’organisation du colloque.

Comité scientifique

Pierre-Luc Brisson (U. Laval), Gaspard Delon (U. Paris Cité), Benjamin Deruelle (UQAM), Christian Ingrao (EHESS/CNRS), Pauline Lafille (U. de Limoges), Marie-Adeline Le Guennec (UQAM), Christophe Masson (U. de Liège), Pascal Montlahuc (U. Paris Cité), Violaine Sebillotte Cuchet (U. Paris 1 Panthéon Sorbonne), Quentin Verreycken (UC Louvain), Clémentine Vidal-Naquet (U. de Rouen Normandie), Paul Vo-Ha (U. Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

Chloé Chatrian (U. Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Effie Chinaud-Robert (EPHE-PSL/UQAM), Alexis Kelly (UQAM), Gabrielle Pomerleau (UQAM), Maxime Tessier (UQAM).

Source : Calenda

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Elizabeth Eva Leach, Jonathan Morton, « Performing Desire. Knowledge, Self, and Other in Richard de Fournival’s ‘Bestiaire d’amours’ « 

Performing Desire examines the intellectual and philosophical complexity of a monument of medieval literature: the mid-thirteenth-century Bestiaire d’amours of Richard de Fournival. Although the Bestiaire was recognized in its time as significant, as evinced by numerous surviving manuscript copies and its influence on other literary works, modern scholarship has tended to neglect it. Performing Desire remedies this omission by detailing the contributions of the Bestiaire to medieval literature and thought.

Attending to the phenomenology, psychology, and philosophy of Fournival’s Bestiaire, Elizabeth Eva Leach and Jonathan Morton reconsider the work as a literary experiment that explores erotic desire and the construction of a self. Leach and Morton further show that the Bestiaire is as much a meditation on sound and performance as it is a study of desire. Synthesizing methods from musicology, literary studies, and manuscript studies, Leach and Morton consider the complex and hybridized workings of text, image, sound, and cues for performance in the surviving manuscripts of the Bestiaire.

Through their analysis, Leach and Morton find that the distinctive aspect of the Bestiaire’s philosophical method is its self-conscious status as a performance between the oral and the literary, the voice and the page. It is this aspect, they contend, that left such a mark on the medieval European tradition of philosophical fiction. In Performing Desire, Richard de Fournival’s hybrid text emerges as one of the most philosophically sophisticated and important works of medieval literature not only in French but in any language.

Elizabeth Eva Leach is Professor of Music at the University of Oxford and the author of Guillaume de Machaut, Sung Birds, and Medieval Sex Lives.

Jonathan Morton is Associate Professor of French at Tulane University and the author of The « Roman de la rose » in Its Philosophical Context.

Elizabeth Eva Leach, Jonathan Morton, Performing Desire. Knowledge, Self, and Other in Richard de Fournival’s ‘Bestiaire d’amours’, Ithaca (NY), Cornell University Press, 2025 ; 1 vol., 248 p. ISBN : 978-1-50178-124-7. Prix : USD 54,95.

Source : Cornell University Press

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Publication – Jean-Luc Fray, « Présence juive au Massif Central médiéval. Dictionnaire de géographie historique »

La présence juive en Massif central au Moyen Âge était fort modeste : elle n’avait rien de comparable aux importantes communautés qui ont marqué de leur empreinte plusieurs villes provençales, languedociennes ou champenoises. Pourtant, des petites communautés juives, fi nalement assez nombreuses, ont vécu, jusqu’en pays de moyenne montagne, dans ces contrées moins isolées qu’on ne l’imagine puisqu’elles étaient irriguées par des routes transversales et animées par des bourgs de marchés qui étaient aussi des centres d’administration aux mains des seigneurs, comtes, vicomtes, évêques et abbés.

Le présent dictionnaire de géographie historique s’efforce de recenser ces présences juives et d’en préciser les formes, au sein d’une dizaine d’anciennes provinces inscrites physiquement, en tout ou partie, dans « l’aire du Massif central » : l’Auvergne, le Bourbonnais, la Marche, le Limousin, le Haut-Quercy, le Rouergue, le Gévaudan, le Velay, le Forez, les Monts du Lyonnais et du Beaujolais.
L’étude se place au point de rencontre de la géographie historique des communautés juives médiévales, de l’analyse de leur insertion économique et politique au sein des sociétés chrétiennes englobantes – régionales et locales, rurales et urbaines – et de l’analyse critique des évolutions historiographiques relatives à ces questions.

Jean-Luc Fray est professeur émérite d’histoire du Moyen Âge occidental et chercheur au Centre d’histoire « Espaces et Cultures » (UR 1001 – Université Clermont Auvergne). Il est membre de la Commission internationale d’histoire des villes. Ses recherches portent sur l’histoire des villes médiévales, petites et moyennes, et de leurs réseaux, ainsi que sur l’histoire des communautés juives.

Jean-Luc Fray, Présence juive au Massif Central médiéval. Dictionnaire de géographie historique, Paris, Éditions du Cerf, 2025 ; 1 vol., 408 p. (Nouvelle Gallia Judaïca, 13). ISBN : 978-2-20416-829-8. Prix : € 39,00

Source : Éditions du Cerf

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Appel à contribution – A History of Textile Cleanliness: Washing and Perfuming Fabrics from the Medieval to the Modern Period

Appel à communication : « A History of Textile Cleanliness: Washing and Perfuming Fabrics from the Medieval to the Modern Period » – 28-29 May 2026 – Institute of Art History, University of Bern, Switzerland

International conference organized by Moïra Dato (University of Bern) and Érika Wicky (Université Grenoble-Alpes / LARHRA).

Scientific committee: Olivier David (Institut Lavoisier / Paris Saclay), Aziza Gril-Mariotte (Musée des Tissus, Lyon / Université Aix), Raphaël Morera (CNRS-EHESS), Corinne Mühlemann (University of Bern), Helen Wyld (National Museum Scotland).

In 2024, the Sleeping Beauties exhibition at the MET (New York) engaged visitors in the museum experience by recreating the displayed dresses’ scents – identified through chromatographic analysis – to illuminate their history and relationship to bodily senses. The analyses and interpretations published in the catalogue reveal not only the presence of perfumes but also traces of cosmetics, sebum, polluted air, and wine, among other aromas. While the poetic resonance of these sensory traces may evoke the ephemeral existence of these garments, their scents have not always been perceived as desirable. On the contrary, the history of textiles and clothing is deeply intertwined with practices of washing, stain removal, deodorisation, and perfuming, all of which were designed to ensure their longevity and reusability. This international conference seeks to explore these practices and their significance in textile history.

The historical study of textile cleaning has emerged at the intersection of cultural history, material culture studies, sensory studies, economic history, and archaeology. While textile production, trade, and consumption have been well-documented, research into the maintenance and cleaning of textiles – both as part of everyday domestic practices and in the care of symbolically significant textiles (such as liturgical garments and ceremonial fabrics) – has only recently gained scholarly attention.

Studies on hygiene underlined the role of textiles in approaches to and conceptions of bodily cleanliness, especially through the relationship between undergarments and the body. As noted by Georges Vigarello in his book Le propre et le sale, white clothing has long been associated with personal hygiene. Researchers have particularly focused on the laundering of linens and their symbolic role as indicators of health, moral, and spiritual virtues (Vigarello, 1985; Roche, 1989). Subsequently, the study of cleanliness and the purity of linens has been extended to colonial contexts, where these notions were intertwined with concepts of race and whiteness while also highlighting regional differences in perceptions of cleanliness and body care (Brown, 2009; White, 2012). Concepts connected to health, bodily hygiene, and clean textiles are also closely linked with questions of smells and techniques for scenting fabrics, an area that has been explored by historians and art historians specializing in the senses (Dospěl Williams, 2019; Schlinzig, 2021).

The inception and evolution of cleaning materials and technologies, from the use of soap to spot-removal recipes and chemical innovations, have also attracted the interest of historians (Leed, 2006). For example, some studies have shown how cleaning methods were adapted based on fibre type and colour stability, as well as how the manufacturing of undergarments itself was conditioned by their future washing (North, 2020). These practices of cleanliness have also been addressed through the lens of social actors, particularly in relation to gendered labour. The work of laundresses, who are rarely documented in written records, has been discussed as a form of embodied knowledge and skills (Morera and Le Roux, 2018; Robinson, 2021). Advertising imagery has also served to explore the dynamic between collective perceptions of clean laundry and its commercial dimensions (Kelley 2010).

Building upon this previous research, this international conference seeks to explore textile cleaning from a global perspective and its interplay with hygiene, olfaction, social opinion, aesthetic preferences, quality expectations, ecological issues, and economic imperatives, all of which are inherent to fabrics. The conference aims to investigate these various practices and their part in the everyday experience of life in the past. Who were the people involved in the daily or extraordinary cleaning of fabrics, and which ingredients and tools were used? What knowledge about textiles and their care was shared at the time, and how was it transmitted? How did these practices evolve during the 18th and 19th centuries, a period of intense development in chemistry and industrial science?

The question of care and cleaning becomes even more significant when considering the many lives of textile objects. Cleaning and maintenance certainly varied not only by fabric type but also by purpose and context of use. Household linens and work clothes were used to the last thread – mended, transformed and repurposed. More expensive and refined garments and textile decorations were used more sparingly; some were eventually passed down – and even preserved until today. This aspect prompts an exploration of the wide variety of textiles and the differing care practices for under and outer garments, furnishings, and domestic fabrics. Were undergarments the primary focus of cleaning routines? How were sartorial and furnishing fabrics with complex patterning techniques and precious materials (from silk to metal threads) cared for? How was the shape of specific garments, such as ruffs, maintained through washing? How did the intended use of a textile – ranging from menstrual cloths to ceremonial gowns – influence the choice of cleaning methods? Additionally, given that fabric itself was often used as a cleaning tool, what were the interactions between textiles of varying value?

Conceived as a bodily experience, the cleanliness of fabrics carries significant implications tied to the senses. Indeed, integrating sensory studies with the history of cleanliness enables an exploration not only of the sensory experiences associated with washing or wearing clean linen or clothes but also of the sensory knowledge that developed around it. Thus, it becomes possible to examine which notions of pleasantness or discomfort were associated with textile washing or with specific practices such as drying laundry outdoors. How were the smells associated with cleanliness and the thresholds of sensory perception defined? How was the temperature of the washing water evaluated? In what ways were textural changes in fabric during washing assessed? Moreover, attention to sensorial experiences invites us to consider the significant tradition of perfuming laundry, whether placing sachets in linen drawers or sewing them into the hems of garments.

This conference will encompass geographical regions from the Atlantic world to Europe, Africa, the Islamic world and Asia. Adopting this approach raises numerous questions about cultural differences as well as the circulation of cleaning practices and techniques. It enables an examination of the differences and evolutions in conceptions of hygiene and their relationship to textiles across countries and cultures. Moreover, it highlights how these practices were influenced by factors such as available resources, climate, and social norms, shaping distinct traditions of textile care across different societies. Similarly, a longue durée perspective (from the medieval to the modern period) provides an opportunity to explore both changes and continuities in cleaning habits, shaped by advancements in technologies, evolving medical theories, socio-philosophical morals, and shifts in cosmetic and aesthetic preferences. This approach invites us to map out conceptions of cleanliness and identify thresholds of sensitivity: What is considered clean? What criteria are applied in making this assessment? When do clothes become unwearable? What scents are associated with cleanliness? In this regard, the study of representations – such as those found in art and fiction – can offer valuable insights into historical perceptions of cleanliness and its limits.

The conference will take place at the University of Bern’s Department of History of Textile Arts (Institute of Art History) on 28-29 May 2026.  We invite proposals from all researchers, particularly doctoral students and early career scholars, on topics ranging from the medieval to the modern period and across all geographical regions. Proposals (300 words), along with a short biography (150 words max), should be sent to Moïra Dato (moira.dato@unibe.ch) and Érika Wicky (erika.wicky@univ-grenoble-alpes.fr) by 30 September 2025.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Appel à contribution – Les frontières du sonore. Autour des sons et de la danse : identités, seuils et tolérances, de l’Antiquité au Moyen Âge

Date limite de soumission : 30 avril 2026

Coordination :

  • Arnaud Saura-Ziegelmeyer (Institut Catholique de Toulouse, UR CERES – Université Toulouse II Jean Jaurès, PLH-ARTEMIS) 
  • Angela Bellia (Consiglio Nazionale delle Ricerche, Istituto di Scienze del Patrimonio Culturale) 
  • Licia Buttà (Universitat Rovira i Virgili)

L’étude de la musique, des paysages sonores et de la danse aux époques ancienne et médiévale a connu ces dernières années des développements importants et multiples par leurs méthodes d’approche et la diversité des champs d’études mobilisés. Toutefois, la terminologie usitée reste floue, car ces travaux recoupent une variété de disciplines comme l’histoire des religions, l’histoire des sensibilités, l’archéomusicologie, l’archéologie expérimentale, la psychologie acoustique ou encore l’histoire de l’art, la littérature et la philologie. Aussi, nous souhaitons proposer une approche thématique qui puisse dépasser ce clivage méthodologique et d’écoles de pensée. La notion de frontière(s) sonore(s) sera, de ce fait, au cœur de ce numéro.

On s’intéressera ainsi à tout ce qui peut marquer, d’un point de vue acoustique et/ou coreutique, une différence, une limite, une frontière, un seuil, dans une acception à chaque fois la plus large possible. Cette frontière peut être à la fois une limite entre individus, entre communautés, entre le divin et l’humain, entre l’animé et l’inanimé, ou venir marquer une distinction, de nature géographique, entre l’espace sacré et l’espace civique, entre le privé et le public, entre le barbare et le civilisé, entre l’état de transe et d’autres états de l’âme et du corps, etc. L’étude des sons et des gestes, permet en effet de questionner les identités et les appartenances, quelle qu’en soit leur nature. Il s’agira d’interroger plus précisément :

  • Les frontières sonores comme identités/marqueurs identitaires : certains sons sont-ils caractéristiques d’une communauté, d’une ethnie, d’une nation par rapport à d’autres sons plus communs et faibles du point de vue identitaire ?
  • Les frontières sonores comme marqueurs géographiques : certains sons sont-ils attachés au lieu où l’on se trouve et permettent-ils ainsi de caractériser le passage d’un espace géographique à un autre ?
  • Les frontières sonores comme outil de distinction des sphères humaines et divines : certains sons sont-ils propres aux dieux et à la sphère divine, à l’Église et au sacré, par opposition au domaine du profane ou du civique, etc. ?
  • Les sons comme marqueurs de basculements temporels : on s’intéressera aux sons marquant le déroulement du temps (heure de fermeture d’établissement, indication de l’heure de la journée, distinction entre temps du travail et temps du repos), mais aussi le changement de contexte (les sons de la guerre par opposition aux sons pacifiques, les accidentels ou inhabituels, annonçant un événement particulier, etc.).
  • Les sons qui définissent un espace dans lequel le corps peut s’engager dans des activités chorégraphiques et des mouvements ritualisés, créant par là un espace performatif lié à un public. Dans ce contexte, le concept de paysage dansé sera analysé pour observer comment la présence d’événements sonores se répète dans ces espaces particuliers, mettant ainsi en lumière la manière par laquelle un paysage sonore construit une frontière sonore qui délimite un espace auditif et corporel où se déroule la danse.

Cet appel est ouvert à tout.e chercheur.se, débutant.e ou confirmé.e, travaillant sur l’Antiquité ou le Moyen Âge. Leur proposition peut s’insérer dans les domaines suivants : histoire, littérature, philologie, histoire de l’art, archéologie, anthropologie, musicologie, organologie, esthétique, psychologie, philosophie et réception de l’Antiquité et du Moyen Âge.

Calendrier

  • Juin 2025 : ouverture de l’appel à contribution
  • 30 avril 2026 : clôture de l’appel
  • Décembre 2026 : publication du numéro thématique

Modalités de soumission

Les auteur·rice·s devront déposer leur contribution au moyen de l’interface de soumission prévue à cet effet. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais de 35 000 caractères maximum (espaces non comprises, bibliographie non comprises), accompagné d’un résumé (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non comprises) et d’une liste de mots clés choisis au sein du thésaurus Pactols, dans la langue de soumission de l’article. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent contacter le comité afin de vérifier l’adéquation de leur sujet avec l’appel.

Si l’article comporte des illustrations, les auteur·rice·s devront se conformer strictement aux consignes de la revue. Les auteur·rice·s sont prié·e·s de se limiter à 10 images ; plusieurs images par figures ne seront pas considérées comme une seule image.

Plus d’informations : https://journals.openedition.org/frontieres/2043

Source : Frontière·s

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Publication – Juraj Kittler, « The Postal Revolution. Courier Networks in Italy, 1260-1600 »

This monograph explores the impact of expanding long-distance communication networks on business, politics, diplomacy, international law, and personal freedom. Trailblazed initially by pedestrian and later also mounted couriers in the context of Italy, postal operations were first and foremost at the heart of the commercial revolution that transformed late medieval banking and commerce. In their next stage, they were also essential to the formation of centralized states and early modern diplomacy. Expanding access to postal services during the Renaissance was likewise instrumental to the inception of the Republic of Letters, while travel by the posts fostered personal mobility. The emergence of the earliest postal networks is therefore presented in this volume as the opening stage of an entire series of subsequent communications revolutions that ushered in the modern era.

Table des matières : ici

Juraj Kittler, Ph.D. (2009), teaches communication studies and journalism at St. Lawrence University in Canton, NY, USA. The focus of his research is on the emergence of early modern information networks in the circles of late medieval Italian merchants and Renaissance diplomats.

Juraj Kittler, The Postal Revolution. Courier Networks in Italy, 1260-1600, Leyde–Boston, Brill, 2025 ; 1 vol., XVIII–369 p. (Later Medieval Europe, 29). ISBN : 978-90-04-73322-0. Prix : € 142,00.

Source : Brill

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Séminaire – Atelier de philologie et de critique textuelle : théorie et pratique

Cet atelier se tient un mercredi par mois à partir du 1er octobre 2025 de 10h à 12h au campus Condorcet (Bâtiment Recherche Nord, salle 0.07 ), et s’adresse prioritairement aux étudiants souhaitant se former à la critique textuelle.

Il a pour vocation de proposer un panorama général de l’approche philologique des textes en favorisant des réflexions et des discussions à la fois théoriques et pratiques. Les séances mensuelles seront consacrées, par alternance, à la lecture et à l’analyse d’écrits théoriques relatifs à la philologie en général (essentiellement dans le domaine des textes antiques et médiévaux) et à des questions méthodologiques issues de problèmes stemmatiques et ecdotiques concrets (éditions récentes, travaux en cours, etc.).

Type d’événement: Séminaire

Conditions d’accès

Inscription

Date des séances
01/10/2025 – 10:00
05/11/2025 – 10:00
03/12/2025 – 10:00
07/01/2026 – 10:00
04/02/2026 – 10:00
11/03/2026 – 10:00
01/04/2026 – 10:00
06/05/2026 – 10:00
03/06/2026 – 10:00

Lieu :
Campus Condorcet
Bâtiment Recherche Nord, salle 0.07

Source : IRHT

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Publication – « Explorations in Islamic Archaeology. Material Culture, Settlements, and Landscapes from the Mediterranean to Western Asia », éd. Joanita Vroom, Hagit Nol

This volume presents contributions by leading scholars on various topics and aspects of Islamic Archaeology, a discipline which has recently seen the development of exciting new approaches to the study of the material culture of the Muslim world. This material culture was produced by and/or for Muslims, as well as by and/or for non-Muslims living under Islamic rule from the 7th century onward, in an expanding and ultimately vast area reaching from southern Europe to West Asia.

The contributions in this book focus on Jordan, Oman, Spain, Turkey, Lebanon, as well as Israel, and cover a timespan from the 7th century through the Mamluk period to the early 20th century. They highlight the archaeology of large Islamic centers in the past, but also of the material culture in smaller sites and peripheral regions. Special emphasis is paid to pottery as one of the main artifacts that carry information on past societies, but other finds and materials are discussed as well. The aspect of Islamic material culture which receives particular attention is ‘production’, specifically the production of clay vessels, glaze, mercury, and crops.

What unites the new approaches presented here is that Islam is understood as both a ‘religion’ and a framework for economic, cultural, and social networks and influence. In this perspective, the volume aims to offer students of Islamic archaeology, historians of Islam and archaeologists of different disciplines a glimpse of the state-of-the-art in current Islamic Archaeology.

Joanita Vroom is Professor of the Archaeology of Medieval and Early Modern Eurasia at the Faculty of Archaeology, Leiden University (The Netherlands). She specializes in Medieval and Post-Medieval archaeology in the eastern Mediterranean and the Near East, including the Byzantine, Islamic, Crusader, and Ottoman periods.

Hagit Nol is a Junior Professor of Islamic Archaeology and Art History at Goethe University Frankfurt (Germany). Her main interests are early Islam and economic history while her current research focuses on mosques in the 7th to the 9th century.

JOANITA VROOM (Series Editor)
Preface

HAGIT NOL & JOANITA VROOM (Volume Editors)
Introduction: Current trends in Islamic Archaeology

THEORY AND POTTERY
JOSÉ CRISTÓBAL CARVAJAL LÓPEZ
Islamization and ceramics: Assembling change and Con-Text
BETHANY J. WALKER
‘Made on Order for the Amir’: What was the function of Mamluk Barracks Wares?
ELENA SALINAS
Entanglements in the western Islamic lands: Early glazed ceramics of al-Andalus

SETTLEMENTS AND LANDSCAPES
JOANITA VROOM
All that glitters: Islamic material culture in Ephesus, western Turkey
HAGIT NOL
The archaeological narratives of Ramla from the 7th to the 11th century: Experimenting with Big Data
KATARÍNA MOKRÁNOVÁ & MARGREET L. STEINER
Material entanglements in the Early Islamic southern Levant (650-1000 CE): A view from the rural site of Tell Abu Sarbut, Jordan
VALENTINA VEZZOLI
Material culture and human landscape in Lebanon during the Islamic period: Baalbek and the Beqaa Valley
PETER M.M.G. AKKERMANS, MEREL L. BRÜNING & AHMAD ALGHIZAWAT
The grazing ground beyond the sown: Mamluk pastoralist settlement in Jebel Qurma, Black Desert, north-east Jordan
IRINI BIEZEVELD & BLEDA S. DÜRING
Quantifying the Late Islamic ooccupation peak: The case of the Upper Falaj al-Muʿtariḍ

Explorations in Islamic Archaeology. Material Culture, Settlements, and Landscapes from the Mediterranean to Western Asia, éd. Joanita Vroom, Hagit Nol, Turnhout, BRepols, 2025 ; 1 vol., 360 p. (Medieval and Post-Medieval Mediterranean Archaeology, 7). ISBN : 978-2-503-61872-2. Prix : € 80,00.

Source : Brepols

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