Journée d’étude – Identifier et décrire les animaux aquatiques au Moyen Âge

Dans le cadre du programme de recherche Ichtya, le CRAHAM organise le 25 mars 2016 à l’Université de Caen Normandie une journée d’études intitulée « Identifier et décrire les animaux aquatiques au Moyen Âge ». Dans le domaine de l’ichtyologie, les sources médiévales textuelles donnent parfois des informations confuses, voire contradictoires et bien éloignées de nos classifications zoologiques modernes. En s’appuyant sur des sources de nature variée (littéraires et encyclopédiques, documentaires et archéologiques), il s’agira d’étudier les problèmes d’identification, de dénomination et de classification des espèces aquatiques. La journée d’étude confrontera les points de vue d’historiens, d’historiens de l’art, de philologues, d’archéologues et archéozoologues.

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Programme :

25 mars 2016, 9h30-16h.

9h30 : accueil

10h00 : Marie Bisson (univ. Caen) : « Indexer le corpus Ichtya et constituer des thesauri partagés : expérimentation sur les textes de Peter Artedi »

L’indexation des auteurs, œuvres et noms de poissons au sein des textes du corpus Ichtya est un moyen indispensable de lecture transversale du corpus. Le contexte numérique dans lequel s’inscrit le programme de recherche Ichtya permet d’y associer la constitution de thesauri. La communication présentera des expérimentations d’index et de thesauri réalisés à partir des textes de Peter Artedi (1705-1735), auteur de la Bibliotheca Ichthyologica.
10h30 : Discussion

10h40 : Cécile Allinne (univ. Caen) : « Les coquillages à pourpre. L’animal et son usage à l’époque romaine, des textes à l’archéologie »

Les coquillages à pourpre (Murex, Nucella Lapillus) sont essentiellement connus pour leurs qualités tinctoriales. Textes et archéologie se recoupent pour donner toutefois de ces animaux et des formes de leur exploitation un portrait plus complexe, dont un tableau peut être brossé ici.
11h10 : Discussion

11h20 : Jacqueline Leclercq (univ. Bruxelles) : « Les contreparties marines d’animaux terrestres, avant Thomas de Cantimpré. Traditions textuelles et iconographiques »

Comme on sait, Thomas de Cantimpré accorda une place relativement importante aux quadrupèdes et même aux « humanoïdes » (moines et chevaliers marins…) se terminant en poisson, dans le chapitre du Liber de natura rerum consacré aux Monstra marina, après avoir évoqué la célèbre assertion de Pline évoquant des contreparties marines d’animaux terrestres. Nous nous proposons à cet égard de faire l’historique de cette croyance et de la suivre au travers de ses expressions littéraires et iconographiques jusqu’à la fin du XIIe siècle.
11h50 : Discussion
12h-14h : Repas

14 h : Benoit Clavel (Muséum national d’histoire naturelle) :« Archéozoologie du poisson au Moyen Âge : derrière l’os une espèce peut en cacher une autre »

La détermination spécifique est souvent conduite à l’aide d’une collection de référence, par comparaison visuelle. Toutefois cette méthode, dont le bien-fondé n’est plus à établir, peut parfois être complétée par des investigations supplémentaires au rang desquelles figurent l’approche ostéométrique, la morphométrie-géométrique voire l’ADN. Cette communication visera à illustrer comment, avec quelles limites, les restes osseux de poissons peuvent contribuer à l’histoire de la pêche.
14h30 : Discussion

14h40 : Fabrice Guizard (univ. Valenciennes) : « Les “poissons” consommés du haut Moyen Âge »

Les sources écrites du haut Moyen Âge ne font pas l’inventaire du biotope. Que montre la sélection des espèces citées ? Ce sont avant tout des espèces consommées. Qu’est-ce qu’un « poisson » (sachant que ce n’est pas non plus une catégorie zoologique pertinente aujourd’hui) ? Quels sont les apports de l’archéozoologie et de la biologie moderne dans l’identification des espèces lues dans les textes ?
15h10 : Discussion

15h20 : Laurence Jean-Marie (univ. Caen) : « La désignation des poissons dans les chartes et les textes de coutumes normands »

Les poissons sont fréquemment mentionnés dans les chartes normandes des XIe-XIIIe siècles, notamment à l’occasion de cessions de rentes en poissons ou de la répartition des fruits de la pêche. Les tarifs de coutumes des ports (XIIIe-XVe siècles) ou d’autres villes contiennent généralement des clauses concernant les taxes prélevées sur l’arrivée et le commerce du poisson. Le vocabulaire employé, s’il est relativement peu varié, permet d’identifier les espèces qui sont l’objet de la pêche et du commerce. La conservation de certains textes de coutumes en versions différentes contribue en outre à l’étude de l’évolution du vocabulaire du latin à l’ancien ou moyen français.
15h50 : Discussion

Informations pratiques :

Université de Caen, Campus 1, Salle du Belvédère, bâtiment D, DR 408.
Responsable

Contact : Catherine Jacquemard (CRAHAM, Univesrié de Caen)

Source : Calenda

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Publication – Herbert Schneider, « Engelbert von Admont, De ortu et fine Romani imperii »

Herausgegeben von Herbert Schneider
aufgrund der Vorarbeiten von George B. Fowler und Helga Zinsmeyer
(Staatsschriften des späteren Mittelalters 1,3)
XXXVIII und 262 S. 4°. 2016
ISBN 978-3-447-10082-3 Geb. EUR 60, –

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Der Benediktinerabt Engelbert von Admont († 1331) krönte seine „staatstheoretischen“ Schriften (De regimine principum, Speculum virtutum) spätestens im Jahre 1313 mit einem Traktat über Entstehung, Entwicklung und Ende des Römischen Reiches als letzter Weltmonarchie der Gesamtgeschichte. Damit schaltete er sich in eine hochpolitische Diskussion ein, die sich dadurch erge-ben hatte, dass nach einer jahrzehntelangen kaiserlosen Zeit mit dem Luxemburger Heinrich VII. wieder ein deutscher König eine Kaiserkrönung in Rom durchsetzen konnte und den damit verbundenen Anspruch auf Weltherrschaft so offensiv vertrat, dass er damit den Widerstand der sich entwickelnden europäischen Nationalstaaten provozierte. In der äußerst kontrovers geführten Debatte um eine universale bzw. nationale Perspektive der Politikbegründung nimmt Engelbert eine eigenständige Stellung ein, am ehesten noch vergleichbar mit seinem Zeitgenossen Dante Alighieri. Die vorliegende erstmals kritische Edition arbeitet alle bekannten Überlieferungen und Rezeptionen auf, rekonstruiert den Wortlaut möglichst authentisch und möchte in der Quellenanalyse und im Kommentar Engelberts unverwechselbares Profil im damaligen Zeitdiskurs herausdestillieren – auch in dem, was er verschweigt. Der steirische Abt stand, wenn er nicht überhaupt übersehen wurde, oft nur im Schatten seiner großen Nachfolger Wilhelm von Occam und Marsilius von Padua. Dabei war er in manchem „moderner“ als Marsilius, und manche seiner Denkprobleme lassen sich unschwer sogar bis in unsere gegenwärtigen politischen Diskussionen hinein verfolgen.

Table des matières : ici

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Conférence – Paul Bertrand, « Les écritures ordinaires. Sociologie d’un temps de révolution documentaire (1250-1350) »

Le mercredi 24 février 2016 à 18h30, Paul Bertrand (Université catholique de Louvain) présentera son essai Les écritures ordinaires. Sociologie d’un temps de révolution documentaire (1250-1350), paru récemment aux Publications de la Sorbonne, dans le cadre du cycle de conférences organisé par le Centre d’études sur le Moyen Âge et la Renaissance (CEMR).

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Informations pratiques :
Mercredi, 24 février, 18h30.
Salle SOCR43 – UCL, Louvain-la-Neuve.
Entrée libre

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Exposition – Bruegel in Black and White: Three Grisailles Reunited

Despite his status as the most important Netherlandish painter of the sixteenth century, Pieter Bruegel the Elder (c.1525-1569) remains an elusive artist: fewer than forty paintings are attributed to him. This focused exhibition brings together for the first time Bruegel’s only three surviving grisaille paintings: The Courtauld’s Christ and the Woman Taken in Adultery, The Death of the Virgin from Upton House (National Trust) and Three Soldiers from the Frick Collection in New York. Painted in shades of grey, these exquisite masterpieces were treasured by Bruegel and his friends. Christ and the Woman Taken in Adultery was one of the very few paintings the artist kept for himself, and The Death of the Virgin was owned by his close friend, the great map-maker Abraham Ortelius.

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The exhibition will include replicas made by Bruegel’s sons, as well as other grisailles in order to shed light on this genre in Northern Europe. An associated display in the Butler Drawings Gallery will showcase other rare works by Bruegel from The Courtauld’s permanent collection.

Informations pratiques :
4 February–8 May 2016

Courtauld Gallery
Somerset House, Strand
London WC2R ORN
United Kingdom

Source : Cordart

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Appel à contribution – Congrès de l’Association des Cercles Francophones d’Histoire et d’Archéologie de Belgique

L’échéance a été prolongée jusqu’au 29 février !

Le prochain Congrès de l’Association des Cercles Francophones d’Histoire et d’Archéologie de Belgique se tiendra à Arlon du 18 au 21 août 2016 et sera organisé par l’Institut archéologique du Luxembourg. Placé sous le patronage de la Province de Luxembourg et de la Ville d’Arlon, il bénéficiera aussi du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Service public de Wallonie.

Cette dixième édition se tiendra à proximité immédiate du centre d’Arlon, dans les locaux de l’ISMA (Institut Sainte-Marie), rue de Bastogne, 33. Les travaux se dérouleront au sein de douze sections, définies selon des spécialisations académiques, traditionnelles ou plus novatrices.

Arlon 2016

Nous avons le plaisir de vous inviter à ce prochain congrès, que vous choisissiez d’y présenter une communication ou de suivre ses travaux comme simple auditeur. Vous trouverez dans le dépliant ci-joint le détail des 12 sections ainsi que les informations relatives tant à votre inscription qu’à votre participation à cet événement.

Chaque congrès est source d’enseignements pour les organisateurs des éditions suivantes. Pour éviter la fragmentation des travaux en de multiples sections peu fréquentées, les organisateurs de certains congrès ont opté pour un petit nombre de « cellules » thématiques et diachroniques. Cette répartition n’a toutefois pas toujours évité l’ambiguïté et une certaine confusion. Pour l’édition 2012, le comité organisateur liégeois a choisi une voie moyenne. Tout en renouant avec les spécialisations académiques, il a limité le nombre de sections. Son homologue luxembourgeois lui a emboîté le pas. Les intitulés classiques suffisent souvent à définir les contenus. Des disciplines sont plus neuves ou ont été redessinées. Seules celles-ci font l’objet d’une explicitation.

Le congrès d’Arlon sera largement ouvert. Sans rien céder aux exigences de la qualité, il accueillera les amateurs autant que les professionnels des différentes disciplines concernées. Les travaux s’appuieront sur des sources de première main : sources écrites, iconographiques, matériel archéologique, etc.

Comme par le passé, ce congrès sera généraliste. Pour autant qu’elle s’intègre dans le cadre défini par les différentes sections, moyennant aussi l’aval du comité scientifique, toute thématique touchant à l’histoire, à l’histoire de l’art, à l’archéologie ou à leurs disciplines connexes pourra y être abordée, sans restriction ni géographique, ni chronologique.

Dans l’attente du plaisir de vous rencontrer, nous vous prions d’agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de notre meilleure considération.

Comité organisateur :
Président : Jean-Marie Yante
Secrétaire général : Christian Moïs
Trésorier : Guy Fairon
Membres : Paul Mathieu et Jean-Claude Muller

Source : Congrès Arlon 2016

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Appel à contribution – Les vivants et les morts dans les sociétés médiévales

Appel à communications pour le XLVIIIe congrès de la SHMESP
Jérusalem, 3-8 mai 2017

La thématique proposée pour le XLVIIIe congrès de la SHMESP s’inscrit dans une solide tradition de l’historiographie française, marquée à la fois par des ouvrages audacieux et par de riches synthèses. Les relations entre les vivants et les morts n’ont cessé d’intéresser les travaux des médiévistes, en histoire comme en archéologie, et ces questionnements, forgés pour l’étude de l’Occident médiéval, ont également gagné les recherches portant sur d’autres aires culturelles.

La tenue du XLVIIIe congrès de la SHMESP à Jérusalem, ville-sanctuaire et ville-cimetière, au cœur des croyances et des attentes eschatologiques des trois grandes traditions monothéistes, est une invitation à reposer la question des relations entre les vivants et les morts dans les sociétés médiévales. Moins que la mort elle-même, qui a déjà fait l’objet du congrès de 1975, il s’agira d’interroger dans ses multiples dimensions le commerce que les vivants entretenaient avec leurs morts, l’aller-retour entre le temps et l’espace propres aux uns et aux autres, le dialogue outre-tombe qui fondait la mémoire d’une communauté, interrogeait ses croyances quant aux lieux de l’au-delà et au devenir du corps et de l’âme, et consolidait ses peurs ou ses espérances. Les travaux du congrès feront une large part aux apports de l’archéologie funéraire et à la comparaison des situations historiques entre les chrétientés (latine, grecque, orientales), les communautés juives d’Orient et d’Occident, et l’Islam.

Les communications proposées s’inscriront dans l’un ou l’autre des trois axes suivants :

Axe 1. L’espace des morts.

Si la question de la formation du cimetière et celle de ses usages sociaux, en ville comme au village, ont récemment fait l’objet de travaux importants (d’archéologues et d’historiens) concernant l’Occident médiéval, il faudra s’interroger sur les dynamiques complexes qui ont mené au modèle cimitérial, ainsi que sur les autres espaces dévolus aux morts (inhumation ad sanctos, dans l’église, monuments funéraires indépendants…). L’étude des nécropoles des grandes villes d’Islam offrira une comparaison précieuse. On pourra également s’intéresser aux espaces funéraires des communautés minoritaires (cimetières juifs en Occident et à Byzance, cimetières juifs et chrétiens – latins et orientaux – en Islam), aux sépultures de crise, aux lieux de relégation funéraire des exclus du cimetière (hérétiques, bannis, lépreux…), ainsi qu’aux formes de privation de sépulture.

L’espace des morts sera envisagé dans sa relation avec l’habitat, mais aussi avec le temps des vivants : visites aux tombeaux (des proches ou de morts illustres), à l’image de la pratique de la ziyara en Islam ; entretien des cimetières, fréquentation et service des sanctuaires à vocation funéraire.

Axe 2. Le souci des vivants.

Renversant la proposition du « souci des morts », on explorera dans ses multiples dimensions la prise en compte/en charge de la mort et des morts par les vivants et les implications aussi bien culturelles que sociales de cette préoccupation. Dans cette perspective, on s’intéressera par exemple à la pratique du testament comme anticipation des relations entre les vivants et les morts, au rituel des funérailles (sa liturgie, son décorum, ses comportements codifiés, ses représentations). La question du deuil, posée de manière nouvelle par l’histoire des émotions et des sensibilités, retiendra également l’attention, sans négliger ses dimensions rituelles et morales. La prise en charge matérielle et spirituelle du corps des défunts sera envisagée dans la diversité de ses pratiques et de ses modalités (familiales, communautaires ou confraternelles). À l’articulation du souci des vivants et du souci des morts, la question de la mémoire des défunts, de son institutionalisation et de son entretien sera posée dans la diversité de ses cadres sociaux. L’étude des donations pieuses associées à la commémoraison des morts et au salut de leur âme, richement documentée en Occident, sera envisagée également, dans une perspective comparatiste, dans le cadre du waqf en Islam ou du heqdesh dans le judaïsme.

Axe 3. Les temps de l’au-delà.

Le colloque ininterrompu qui unit les vivants et les morts pardelà la tombe, ou par son intermédiaire, sera abordé selon ses multiples temporalités : temps des revenants, temps suspendu dans l’attente de la Résurrection, temps aboli dans la représentation des Derniers Temps. Les travaux du congrès feront une place particulière au rôle central de Jérusalem et des lieux saints, dans la spéculation sur la Fin des Temps et à leur traduction concrète dans l’espace et l’histoire. Dans une perspective comparatiste, les questions du dialogue des vivants et des morts, de l’attente des Derniers Temps et de la dévotion aux lieux saints seront également abordées du point de vue des pratiques et des croyances chrétiennes, juives et musulmanes.

Source : SHMESP

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Cycle de conférences – La science à la lumière de son histoire

Bibliothèque des Riches Claires
24 rue des Riches Claires
1000 Bruxelles

de 18h30 à 20h • Entrée libre

Une organisation du Centre National d’Histoire des Sciences et de la Bibliothèque des Riches Claires

Science à la lumière de son histoire

Programme :

Mardi 16 février 2016
Baudouin van den Abeele, Professeur à l’Université catholique de Louvain
De la plume à l’histoire : un itinéraire sur les ailes de la Grue cendrée

Mardi 15 mars 2016
Godefroid de Callataÿ, Professeur à l’Université catholique de Louvain
Le Fihrist d’Ibn al-Nadīm, « le libraire de Bagdad »

Mardi 12 avril 2016
Anne-Marie Doyen-Higuet, Professeur à l’Université catholique de Louvain et à l’Université de Namur
L’art vétérinaire ancien à travers les sources grecques et latines

Mardi 10 mai 2016
Jean-Michel Delire, Professeur à la Haute École de Bruxelles et à l’Institut des Hautes Études de Belgique (ULB)
Observations astronomiques effectuées par les jésuites en Inde aux XVIIe et XVIIIe siècles

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Publication – Benoit Grévin et Aude Mairey (éd.), « Le Moyen Âge dans le texte. Cinq ans d’histoire textuelle au LAMOP »

Le Moyen Âge dans le texte explore différentes facettes de la « nouvelle histoire textuelle » qui s’est imposée en histoire médiévale ces trente dernières années. Le livre reflète un cycle d’ateliers où se sont confrontés pendant cinq ans des chercheurs issus du Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (LAMOP), de France et de l’étranger, de l’Angleterre au Japon, dans une approche interdisciplinaire mettant en contact historiens, spécialistes de la littérature, linguistes et philologues. La nouvelle histoire textuelle a révolutionné le champ de l’histoire médiévale en interrogeant toutes les dimensions de la source-texte, conçue non plus comme une évidence, mais comme le terrain d’une enquête, quantitative et qualitative, devant sans cesse être renouvelée. Comment articuler les connaissances auxiliaires nécessaires à l’exploration historique du texte ? Quels jeux d’échelles adopter, et quelle philosophie de rapport à la source ? Comment replacer les textes dans leurs sociétés de création ? Cinq angles d’attaque sont présentés, permettant de réfléchir à ces problèmes : les enjeux de l’histoire des collections textuelles ; les jeux de code-switching et d’oscillation linguistique ; la Bible en tant qu’objet d’histoire textuelle ; l’absence du texte comme défi à la recherche ; enfin, les différentes approches européennes du concept d’écriture pragmatique.

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Table des matières :

Benoît Grévin et Aude Mairey – Introduction

Première section – Les regroupements textuels au Moyen Âge

Pierre Chastang – Des archives au codex : les cartulaires comme collections (XIe-XIVe siècle)
Richard Trachsler – De l’objet au texte et vice versa. Le statut du recueil manuscrit dans les études de la littérature du Moyen Âge

Deuxième section. Reflets de code-switching dans la documentation médiévale

Marieke Van Acker – Peut-on parler de reflets de code-switching dans la documentation du haut Moyen Âge ?
Julien Véronèse – Sauts de langues et parole performative dans les textes de magie rituelle médiévale (XIIe-XVe siècle)
Benoît Grévin – L’alternance latin-sicilien dans les actes siciliens du XVe siècle : propositions d’analyse

Troisième section – Les usages sociaux de la Bible au Moyen Âge

Chiara Ruzzier – Des armaria aux besaces. La mutation de la Bible au XIIIe siècle
Lucie Doležalová – Mémoriser la Bible au bas Moyen Âge ? Le Summarium Biblicum aux frontières de l’intelligibilité
Aude Mairey – « Pour la charité et le commun profit » : Bible, hérésie et politique en Angleterre

Quatrième section – L’absence du texte

Gian Luca Borghese – L’ombre portée d’archives disparues. Travailler sur le royaume de Naples après la destruction des Registres angevins (30 septembre 1943)
Stéphane Péquignot – No hay nada ou « la Catalogne, source intarissable » ? Réflexions sur une expérience de recherche entre abondance et absence d’archives
Taku Kuroiwa – Notes sur l’apparition des vers isolés dans les imprimés des textes dramatiques médiévaux : le cas de la deuxième édition Trepperel de Maistre Pierre Pathelin
Philippe Bernardi – Les à-côtés de l’écrit. Réflexions sur les modalités de la commande artisanale

Cinquième section – L’écriture pragmatique, un concept d’histoire médiévale à l’échelle européenne

Harmony Dewez – Réflexions sur les écritures pragmatiques
Helen Lacey – Littératie pragmatique et conscience politique dans l’Angleterre de la fin du Moyen Âge
Isabella Lazzarini – De la « révolution scripturaire » du Duecento à la fin du Moyen Âge : pratiques documentaires et analyses historiographiques en Italie

Index

Informations pratiques :
Benoit Grévin et Aude Mairey (éd.), Le Moyen Âge dans le texte. Cinq ans d’histoire textuelle au LAMOP, Paris, Publications de la Sorbonne, 2016 (Histoire ancienne et médiévale, 141). 288 pages, 16 x 24 cm. Prix 27,00 €. ISBN : 978-2-85944-943-8.

Source : Publications de la Sorbonne

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Appel à contribution – Combattre (comme) au Moyen Âge Formes et expériences de la guerre médiévale

Colloque (Lille III, 26-27 janvier 2017)
Equipe Alithila, avec la participation de l’association « Modernités Médiévales »

Si les historiens ont beaucoup étudié les nombreuses batailles qui ont marqué la France au Moyen Âge, essentiellement par le biais des Chroniques (Chronique du Pseudo-Turpin, Grandes Chroniques de France, Chroniques de Froissart, Croniques et conquestes de Charlemaine…), ils ont moins souvent eu l’occasion de confronter leur approche à celle des littéraires – littéraires qui, quant à eux, s’intéressent majoritairement à l’idéologie et ne consacrent pas toujours de longs développements à l’aspect concret, proprement guerrier, des récits médiévaux ou d’inspiration médiévale. Il s’agira donc d’aborder de concert la façon dont sont traitées les batailles médiévales dans les textes historiques ou littéraires médiévaux, mais aussi légèrement ultérieurs ou plus récents, qu’ils soient issus du roman historique ou de ce courant contemporain de la fantasy qui s’attache à reproduire les conditions médiévales de l’art de la guerre (Mary Gentle, Miles Cameron, en France Justine Niogret…). Stratégies des armées et du combat proprement dit, armement et équipement, violence maîtrisée ou furor, figuration de l’adversaire, mais aussi représentation psychologique et physique du guerrier, héros glorieux et/ou corps blessé, feront l’objet d’une attention particulière. Des propositions portant sur les activités de reconstitution de batailles ou de combats, l’histoire vivante, les affrontements dans le jeu Grandeur Nature ou encore le développement des Arts Martiaux Historiques Européens sont également les bienvenues. Seront ainsi associés les aspects techniques, anthropologiques (dans le sillage de la première partie de l’ouvrage de J Keegan, Anatomie de la bataille, Paris, Laffont, 1993) et « poétisés » du combat.

Le colloque fera l’objet d’une publication dans la revue Bien Dire et bien aprandre, qui pourra aussi accueillir des articles n’ayant pas fait l’objet d’une communication orale lors du colloque.

Calendrier

Les propositions de communication (participation au colloque) ou d’article (participation à la revue), d’une demi-page environ, sont à faire parvenir pour le 1er avril à Anne Besson et Emmanuelle Poulain-Gautret.

annebesson@free.fr poulain-gautret@club-internet.fr

Source : Fabula

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Exposition – Jheronimus Bosch – Visions of Genius

With an expected 20 paintings (panels and triptychs) and 19 drawings on display, ‘Visions of Genius’ will be the largest retrospective of the work of Hieronymus Bosch (circa 1450 – 1516) ever. The exhibition will be an unparalleled homage to the most important medieval artist Holland has produced: never before have so many works by this ‘master of devilish perfection’ been brought together in a single exhibition. For one time only, the majority of his oeuvre will be returning to ’s‑Hertogenbosch, the city where he was born as Jheronimus van Aken, where he painted his masterpieces and from which his artistic name of Bosch is derived. The exhibition will be the highlight of the Jheronimus Bosch 500 event year that will be celebrated in 2016 on the occasion of the 500th anniversary of the artist’s death.

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Exceptional number of works on loan

The dozens of works on loan originate from prominent museums around the world, including the Museo Nacional del Prado (Madrid), Museum Boijmans Van Beuningen (Rotterdam), Gallerie dell’Accademia/Palazzo Grimani (Venice) and Metropolitan Museum (New York). The loans include such works as the Haywain and The Temptation of St. Anthony (Museo Nacional del Prado, Madrid), the Ship of Fools (Musée du Louvre, Paris), the Death and the Master (National Gallery of Art, Washington) and The Hermit Saints (Gallerie dell’Accademia, Venice). The exceptional number of works on loan to the exhibition will offer visitors the unique opportunity to closely study the revolutionary and highly imaginative visual language of Hieronymus Bosch.
Hieronymus Bosch

Typical for Bosch are the monsters, diabolical figures, angels and saints that populate his drawings and panels. His characteristic work, full of illusions and hallucinations, peculiar freaks and nightmares, inimitably represents the major themes of his time: temptation, sin and reckoning. Created in the period around 1500, the transition between the Middle Ages and the Renaissance, Bosch’s paintings and drawings mysteriously reflect the relationship between the individual, his surroundings and his creator. Bosch is considered a brilliant artist who shows worlds in his works that his contemporaries never believed possible. He is an artist who ranks among the absolute world masters, whose work inspired the generations that followed and continues to inspire new artists to this very day.

“Bosch is the most important and most original medieval artist our country has ever produced. It is fantastic that, in the year 2016, the majority of his oeuvre can be seen in his hometown of ’s-Hertogenbosch. A fabulous opportunity for a new generation to also get acquainted with this work, which is unique in every respect.”

Charles de Mooij, Director of Het Noordbrabants Museum

Informations pratiques :

13 February–8 May 2016
Noordbrabants Museum
Verwersstraat 41
NL-5211 HT Den Bosch
The Netherlands

Source : Codart

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