Appel à contribution – Inventing medieval literature (16th-17th century) / Inventer la littérature médiévale (XVIe-XVIIe siècle)

Inventing medieval literature (16th-17th century)
University of Lausanne, 6-7 October 2016

“Literature of the Middle Ages” is a relatively young category in the long history of the study of medieval texts. The expression seems not to go back further than the first half of the 19th century. In France, for example, it was used by Abel-François Villemain as a title for twenty-four lessons of the “Cours de littérature française” which he taught at the Sorbonne (1829–1830), and by Émile Lefranc as a subtitle for one of the volumes of his Histoire élémentaire et critique de la littérature (1840). In 1852, Paulin Paris claimed it for the title of a chair which he hoped to have created at the Collège de France and which he held there from 1853 onwards. By “literature” these intellectuals meant a set of works with an “aesthetic” value, which expressed the national “genius” or “spirit”. In this sense, the notion was narrower than that of litterae, which, from the 16th century onwards, was the main object of the historia litteraria and in particular of scholarly undertakings such as the Maurists’ Histoire littéraire de la France (1733–), Girolamo Tiraboschi’s Storia della letteratura italiana (1772–1782) or Joseph Berington’s A Literary History of the Middle Ages (1814).

Of course, the authors and works making up the medieval literary canon in the 19th century had interested the Republic of Letters earlier. Since the 1940s, the interest of Early Modern antiquarians in this matter has been the subject of many studies. Several of them, however, contented themselves with transferring the category “medieval literature” to centuries during which no distinction was made on the one hand between literature and the rest of the written production, and on the other hand – at least before the 17th century – between the Middle Ages and the adjacent periods of Antiquity and Renaissance. Moreover the early interest in “medieval literature” was often studied from a disciplinary perspective: one picked out what already conformed or did not yet conform to the rules of philology and literary history, or pointed at the antiquarian’s lack of knowledge.

This conference aims to escape from such teleological conceptions by studying the categories and periodizations used by 16th and 17th century antiquarians to classify the texts gathered today under the name “medieval literature”. The question of the models of such classifications (for example, the Aristotelian opposition between “history” and “poetry”) will be addressed. We examine the motivations behind antiquarian interest in texts which were difficult to read and understand, carried moral and religious values percieved as “alien”, and were sometimes considered useless if not harmful to read, but were nevertheless recognized as reliable sources on past habits. Finally, special attention will be given to discourses of continuity (origins of a modern language) or rupture (medieval “barbarity” or “popery”) in which these texts were used as supports. In order to address these issues, sources such as bibliographical repertories, catalogues of private manuscript or printed book collections, the paratext of text editions (dedicatory epistle, preface, critical apparatus), reading notes (commonplace and adversaria books) or scholarly correspondence could be relevant.

Proposals for contributions (with title and a summary of max. 2000 characters) should be sent to Yann Dahhaoui (Yann.Dahhaoui@unil.ch) and Barbara Wahlen (Barbara.Wahlen@unil.ch) by 30 January 2016.

LausanneInventer la littérature médiévale (XVIe-XVIIe siècle)
Université de Lausanne, 6-7 octobre 2016

« Littérature du Moyen Âge » est une catégorie relativement récente dans la longue histoire de l’étude des textes médiévaux. L’expression semble ne pas remonter en-deçà de la première moitié du XIXe siècle. En France, par exemple, Abel-François Villemain la retient comme titre de vingt-quatre leçons de son Cours de littérature française donné en Sorbonne (1829–1830) et Émile Lefranc comme sous-titre d’un tome de son Histoire élémentaire et critique de la littérature (1840). En 1852, Paulin Paris la revendique pour l’intitulé d’une chaire qu’il souhaiterait voir fonder au Collège de France et qu’il occupe dès 1853. Par « littérature », ces intellectuels comprennent des œuvres dotées d’une valeur « esthétique », expressions du « génie » ou de l’« esprit » national. Dans cette acception, la notion est plus restreinte que celle de litterae, objet, depuis le XVIe siècle, de l’historia litteraria et notamment d’entreprises d’érudition telles que l’Histoire littéraire de la France des Mauristes (1733–), la Storia della letteratura italiana de Girolamo Tiraboschi (1772–1782) ou A Literary History of the Middle Ages de Joseph Berington (1814).

Les auteurs et les œuvres qui composent le canon littéraire médiéval au XIXe siècle n’en ont pas moins intéressé la République des Lettres auparavant. Depuis les années 1940, plusieurs travaux ont d’ailleurs étudié l’intérêt des antiquaires modernes pour cette matière. Plusieurs d’entre eux se sont cependant contentés de transposer la catégorie « littérature médiévale » sur des siècles qui ne distinguent ni une littérature du reste de la production écrite, ni – avant le XVIIe siècle, du moins – un Moyen Âge d’une Antiquité et d’une Renaissance. En outre, l’étude de ce premier intérêt pour la « littérature médiévale » a souvent adopté une perspective disciplinaire, relevant ce qui, dans l’érudition de l’Époque moderne, était déjà ou n’était pas encore conforme aux règles de la philologie et à l’histoire littéraire ou en pointant le défaut de connaissances des antiquaires.

Afin de sortir de ces conceptions téléologiques, ce colloque se propose d’étudier les catégories et les périodisations retenues par les antiquaires des XVIe et XVIIe siècles pour classer les textes aujourd’hui rassemblés sous la dénomination « littérature médiévale ». On se demandera en particulier quels modèles ont été mobilisés pour ces classifications (l’opposition aristotélicienne entre « histoire » et « poésie », par exemple). Il s’agira également de comprendre les motivations de l’intérêt antiquaire pour des textes difficiles à déchiffrer et à comprendre, vecteurs de valeurs morales et religieuses perçues comme « étrangères », dont la lecture est parfois considérée comme inutile, voire néfaste, mais qui sont également reconnus comme des sources fiables sur les mœurs d’autrefois. Enfin, une attention particulière sera accordée aux discours de continuité (origine d’une langue moderne) ou de rupture (« barbarie » ou « papisme » médiévaux) à l’appui desquels ces textes sont invoqués. Parmi les sources susceptibles d’apporter des éléments de réponse à ces questionnements, on peut mentionner les répertoires bibliographiques, les catalogues de collections privées de manuscrits et d’imprimés, le paratexte des éditions (épître dédicatoire, préface, apparat critique), les notes de lecture (commonplace books, recueils d’adversaria) ou encore la correspondance érudite.

Les propositions de contribution (titre et résumé de 2000 caractères maximum) sont à envoyer à Yann Dahhaoui (Yann.Dahhaoui@unil.ch) et à Barbara Wahlen (Barbara.Wahlen@unil.ch) d’ici au 30 janvier 2016.

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Publication – Renaissance bourguignonne et Renaissance italienne : modèles, concurrences

Renaissance bourguignonne et Renaissance italienne : modèles, concurrences, Turnhout, Brepols, 2015 (Publications du Centre Européen d’Études Bourguignonnes, 55). XXIII+203 p., 150 x 230 mm. ISBN: 978-2-503-55389-4. Prix : 64 euros.

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Table des matières :

M. Petoletti, Entre France et Italie : la circulation de livres à la fin du XIVe siècle
A. Piacentini, Un letterato napoletano alla curia di Avignone : Giovanni Moccia
É. Bousmar, La cour de Bourgogne et l’humanisme avant Érasme : influences et rencontres manquées ?
A. Velissariou, Lectures de Boccace à la cour de Bourgogne
L. B. Ross, Le Dit de Vérité de Chastellain : document humaniste ?
J. Devaux, Jean Molinet et le préhumanisme bourguignon
R. Adam, La circulation du livre humaniste italien en Brabant au XVe siècle
G. Oguey, Les chanoines, vecteurs de l’humanisme ? Le cas du diocèse de Lausanne
F. Veratelli, Une renaissance matérielle ? Hommes d’affaires italiens dans les anciens Pays-Bas bourguignons (1477-1530)
J.-M. Cauchies, Une harangue pour la « paix » et son contexte politique : le Panegyricus de Philippe le Beau par Érasme (1504)
R. Binz-Wohlhauser,Existe-t-il un cercle humaniste à Fribourg autour de Peter Falck ?
B. Léthenet, De urbe et antiquitatibus Matisconensibus (1520) de Jean Fustailler. Récit de soi et chronique urbaine
J.-C. Blanchard, Les monnaies anciennes du patricien de Metz Nicolas IV de Heu : trésor ou collection ?

Source : Brepols

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Publication – Laurence Moal, « Du Guesclin. Images et histoire »

Loin d’être de simples représentations, les images de du Guesclin permettent de mesurer la manière dont évolue la perception du personnage à travers les siècles et comment se construit un imaginaire collectif. À travers la glorification ou le rejet de du Guesclin, que montre-t-on de la société, des valeurs du temps ? Véritable passerelle entre art, patrimoine et histoire, ces images portent la signature d’une époque et d’une mentalité. Elles révèlent finalement l’extraordinaire modernité du Moyen Âge.

Avec le soutien de la région Bretagne.

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Table des matières : ici

Informations pratiques :
Laurence Moal, Du Guesclin. Images et histoire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015. 22 x 28 cm, 336 p. ISBN : 978-2-7535-4132-0. Prix : 35,00 €.

Source : Presses Universitaires de Rennes

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Appel à contribution – Fourth Annual Symposium on Medieval and Renaissance Studies

The Annual Symposium on Medieval and Renaissance Studies provides a convenient summer venue in North America for scholars in all disciplines to present papers, organize sessions, participate in roundtables, and engage in interdisciplinary discussion. The goal of the symposium is to promote serious scholarly investigation of the medieval and early modern worlds.

We invite proposals for papers, sessions, and roundtables on all topics and in all disciplines of medieval and early modern studies. Proposals from learned societies and scholarly associations are particularly welcome. The deadline for proposals submissions is December 31.

The plenary speakers for this year will be Barbara Newman, of Northwestern University, and Teofilo Ruiz, of the University of California, Los Angeles.

The Symposium is held on the beautiful midtown campus of Saint Louis University, hosted by the Center for Medieval and Renaissance Studies. On-campus housing options include affordable, air-conditioned apartments and a luxurious boutique hotel. Inexpensive dorm meal plans are available.

All sessions take place in state-of-the-art classrooms and auditoriums with complete audiovisual facilities. All sessions, events, meals, and housing are located within easy walking distance of each other. A rich variety of restaurants, bars, and cultural venues are also only a short walk away.

During their stay, participants are welcome to utilize the Vatican Film Library as well as the rare book and manuscript collections of the nearby Pius XII Library. Those interested in using the Vatican Film library, should contact Susan L’Engle (lengles@slu.edu) by email or phone at 314-977-3090. Participants may also use the library’s regular collections, which are especially strong in medieval and early modern studies.

All sessions are 90 minutes long. A variety of session formats are welcome. Preference will be given to organized sessions that involve participants from multiple institutions.

Appel à contribution : The Medieval Academy Blog

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Publication – Irene Bueno, « Defining Heresy. Inquisition, Theology, and Papal Policy in the Time of Jacques Fournier »

In Defining Heresy, Irene Bueno investigates the theories and practices of anti-heretical repression in the first half of the fourteenth century, focusing on the figure of Jacques Fournier/Benedict XII (c.1284-1342). Throughout his career as a bishop-inquisitor in Languedoc, theologian, and, eventually, pope at Avignon, Fournier made a multi-faceted contribution to the fight against religious dissent. Making use of judicial, theological, and diplomatic sources, the book sheds light on the multiplicity of methods, discourses, and textual practices mobilized to define the bounds of heresy at the end of the Middle Ages. The integration of these commonly unrelated areas of evidence reveals the intellectual and political pressures that inflected the repression of heretics and dissidents in the peculiar context of the Avignon papacy.

Irene Bueno, PhD (2010), European University Institute, has been Marie Curie Fellow at the EHESS, Paris. She is the author of Le eresie medievali (Rome, 2013), was guest editor for Medieval Encounters (2015) and has published articles in various journals, including Speculum (2014).

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Table des matières :

Introduction

Part I. At the crossroad of justices

1. At the Crossroads of Justices: A Bishop’s Court in the Early Fourteenth Century
2. Repressing secundum iura. Jacques Fournier, inquisitorial procedures and dissimulation
3. Questioning Heretics: Proving Error according to Tradition
4. The Extension of Heretical Paradigm

Part II. The Gospel and the Heretics
5. Heresy in Fournier’s Theological and Exegetical Writings
6. Heretics in Fournier’s Commentary on Matthew
7. The Signs of Heresy: How to Tell a Plant from its Fruit
8. The Origin of Evil and Individual Responsibility

Part III. The papacy against heretics

9. Heretics, Rebels, and Schismatics in the Pontificate of Benedict XII
10. Apostolico conspectui: Heretics and Inquisitors between Centre and Periphery
11. Schismatics and Infidels Beyond the Frontiers of Latin Christianity

Conclusions

Informations pratiques :
Irene Bueno, Defining Heresy. Inquisition, Theology, and Papal Policy in the Time of Jacques Fournier, Brill, 2015 (Studies in Medieval and Reformation Traditions, 192). ISBN : 9789004304253. Prix : 150 euros.

Source : Brill

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Appel à contribution – Raison administrative et logiques d’empires : l’évolution du sens « d’administration » (XIIIe-XXe siècle)

Le phénomène administratif a été un pôle d’intérêt historiographique d’abord dans le cadre de recherches orientées par l’idée d’une construction de l’Etat moderne. De multiples recherches ont tenté d’identifier ses fondements, un droit particulier ou ses principaux acteurs, au sein d’une chronologie qui embrasse la période moderne de l’Ancien régime et celle des révolutions libérales. De fortes nuances ont été ensuite apportées notamment par des historiens du droit de, ou proches de l’Ecole de Florence, à l’idée d’une évolution plus ou moins linéaire, d’une incessante construction administrative entre un Etat moderne et l’Etat libéral. Au point d’arrivée, l’administration apparaît comme un pouvoir autonome, émanation directe de la souveraineté, qui concentre en elle la contention ordinaire. A son action, on ne peut opposer, au moins jusqu’au développement de l’Etat social au XXe siècle, aucun droit particulier, aucune juridiction sinon la sienne propre du contentieux administratif, chargée de contrôler la légalité de ses actes. Ce pouvoir est ainsi caractérisé par son immunité juridictionnelle et son caractère non négocié.

Le vocable d’administration a subi au cours de ces siècles une profonde resignification qui fait passer des expressions courantes de l’administration de la justice et de l’administration des âmes à celle d’administration tout court. Ce colloque propose de reprendre le dossier en situant la discussion non plus dans l’espace interne des monarchies européennes mais dans un autre, plus large, caractérisé par des « logiques d’empire », processus qui sous-tendent la création, le fonctionnement, la dislocation et la persistance d’ensemble politiques composites, qu’ils soient des empires stricto sensu ou de espaces engagés dans une dynamique d’intégration politique.

Plusieurs fils peuvent être saisis pour parcourir la chronologie qui nous intéresse :

  • Le premier est sans doute celui des formes de la raison administrative et des lieux institutionnels de sa formulation, avec en particulier le rôle des Eglises dans ce processus.
  • Ensuite, on pourra observer les rapports entre raison administrative, science du gouvernement ou de la police, raison d’Etat, et les pouvoirs juridictionnels qui régissent les communautés et les corps sociaux. Avec l’augmentation du nombre d’officiers commissaires ou de procurateurs, un savoir spécifique s’étend et se complexifie, mais cela s’opère au sein d’un univers institutionnel structuré par l’idée que seul celui qui a le pouvoir de juger détient véritablement celui de commander, un univers où cependant, les actes matériellement administratif, les formes non processives, exécutoires –qualifiées aussi de discrétionnaires ou expédientes- se multiplient.
  • Cette observation pourra être réalisée sur le plan de ses manifestations théoriques mais aussi, dans la pratique, au niveau des agents chargés du gouvernement, et qui accumulent pouvoir de gouvernement et de justice, au-delà même souvent des proclamations constitutionnelles de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.
  • On pourra examiner en outre la progression de la potestas liée à l’oikos –oeconomia-, fondement de l’exécution au service du prince, dans la projection sur de vastes espaces, connectée à la préoccupation pour l’organisation commerciale et la défense des territoires soumis à l’imperium princier.
  • On pourra voir enfin, pour une ère contemporaine marquée par l’empire de la loi, comment l’empire particulier de l’administration de déploie dans des espaces où, à rebours de l’idéal des droits fondamentaux universels, et souvent en dehors des cadres constitutionnels, persistent des droits particuliers, communautaires et corporatifs.

Modalités de soumission

Les langues du colloque seront le français, l’anglais, l’espagnol et l’italien. Une traduction pourra être organisée en fonction des besoins.

Les propositions de communication sont à adresser, par voie électronique,
avant le 31 décembre 2015,

au comité scientifique de la manifestation

Comité scientifique

Carlos Garriga-UPV-EHU (carlos.garriga@ehu.eus),
François Godicheau, UT2J (francois.godicheau@univ-tlse2.fr),
Mathieu Grenet, Université Jean-François Champollion, Albi (mathieu.grenet@univ-jfc.fr).

Source : Calenda

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Conférences – Cycle de conférences de la Société d’Art et d’Histoire du Diocèse de Liège

Nous avons le plaisir de vous inviter aux prochaines conférences de la Société qui auront lieu comme de coutume le deuxième mercredi du mois à 17 h 15, cette année au Séminaire épiscopal, rue des Prémontrés, 40 à Liège:

SAHDL

Le mercredi 13 janvier 2016.
Mr Jean-Marie Cauchies, professeur émérite de l’Université Saint-Louis et de l’U.C.L.
« Les pèlerins dans la loi et la coutume d’autrefois : de l’image du Christ au vagabondage »

Le mercredi 10 février 2016
Mr Christian Dury, archiviste diocésain
« Cartes et plans du diocèse de Liège relatifs à l’histoire des forêts (XVIIe-XVIIIe siècles) »

Le mercredi 9 mars 2016
Mr Benoît Van den Bossche, professeur à l’Université de Liège
« La sculpture appliquée à l’architecture dans l’abbatiale Saint-Jacques de Liège (première moitié du XVIe siècle) »

Le mercredi 13 avril 2016.
Mrs Xavier Hermand, Jean-François Nieus et Nicolas Ruffini (Centre PraME de l’UNamur)
« Écrire l’histoire de Liège au XIIIe siècle : Gilles d’Orval et ses Gesta episcoporum Leodiensium »

Le mercredi 11 mai 2016
Mme Monique Maillard-Luypaert, archiviste et conservateur du patrimoine du Grand Séminaire à Tournai, chercheur associé à l’Université Saint-Louis
« Les rites d’inversion liturgique dans les grandes églises de l’époque médiévale »

Le mercredi 8 juin 2016.
Mr Nicolas Schroeder, chargé de recherches F.N.R.S. (U.L.B.),
« Stavelot-Malmedy, de l’abbaye à la principauté. La domination sociale des moines du IXe au XIVe siècle ».

Source : Facebook

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Appel à contribution/Prix – Essay Competition : The Medieval Journal

The Medieval Journal, in partnership with the St Andrews Institute of Mediaeval Studies, are pleased to announce the call for their 2016 essay competition. The prize is open to graduate students and postdocs within 3 years of their viva. The value of the prize is £500 and the winning entry will be considered for publication in TMJ. This year’s deadline is 24 March 2016. Entries should be submitted in a word-compatible format to saimsmail@st-andrews.ac.uk. A full list of rules are below. Any queries should be directed to the editors, Margaret Connolly and Ian Johnson, at tmj@st-andrews.ac.uk.

The competition is open to all medievalists who are graduate students or have completed a higher degree within the last three years. For PhD students the time period of three years begins from the date of the successful viva, but excludes any career break. Any candidate in doubt of their eligibility should contact the Director of SAIMS at saimsmail@st-andrews.ac.uk.

TMJHeader

A candidate may make only one submission to the competition.

The submission must be the candidate’s own work, based on original research, and must not have been previously published or accepted for publication.

Submissions are welcomed on any topic that falls within the scope of medieval studies.

The submission should be in the English language.

The word limit is 8,000 words, including notes, bibliography, and any appendices.

The text should be double-spaced, and be accompanied by footnotes with short referencing and a full bibliography of works cited, following the guidelines on the TMJ webpage. An abstract of 200 words should preface the main text.

The deadline for submissions is 24 March 2016.

The essay must be submitted electronically to saimsmail@st-andrews.ac.uk, in both Word and pdf formats, to arrive by the deadline.

The submission must be accompanied by a completed cover sheet and signed declaration; the template for this is available at here: TMJ SUBMISSION COVER SHEET. The candidate’s name should not appear on the submission itself, nor be indicated in any form in the notes.

Decisions concerning the Competition lie with the Editors and Editorial Board of The Mediaeval Journal, who can, if they consider there to have been appropriate submissions, award an Essay Prize and in addition declare a proxime accessit. In the unlikely event that, in the judges’ opinion, the material submitted is not of a suitable standard, no prize will be awarded.
The value of the Prize is £500.

A candidate whose entry is declared proxime accessit will be awarded £100.

In addition to the Prize, the winning submission will be published within twelve months in The Mediaeval Journal, subject to the usual editorial procedures of the journal.

Any queries concerning these rules may be directed to the Director of SAIMS who can be contacted at: Department of Mediaeval History, 71 South Street, St Andrews, Fife KY16 9QW

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Les évêques dans le « Siècle de Fer ». Autorités épiscopales en France et en Lotharingie, 900-1050 / Bishops in the ‘Century of Iron’. Episcopal Authorities in France and in Lotharingia, 900-1050

English version below

Les évêques dans le « Siècle de Fer ». Autorités épiscopales en France et en Lotharingie, 900-1050
Gand et Bruges (KULeuven Campus Bladelin), 24-25 novembre 2016

Depuis quelque temps, le monde académique témoigne d’un intérêt accru envers les évêques des dixième et début du onzième siècles. Longtemps considérés comme moralement faibles, immiscés dans les affaires temporelles et insignifiants d’un point de vue culturel, ces prélats de l’époque « pré-grégorienne » font aujourd’hui l’objet d’une réévaluation basée sur l’analyse de sources déjà connues et d’autres jusqu’ici négligées. Ces études ont pour objectif de comprendre l’identité des évêques et le rôle qu’ils jouaient dans le contexte de leur époque – une époque marquée par l’intrication étroite entre les sphères ecclésiastique et séculière – plutôt que de les comparer à leurs successeurs « grégoriens ». Cette recherche récente a donné lieu à une connaissance complexe et variée de la fonction épiscopale et des différentes façons dont ses détenteurs revendiquaient leur autorité politique et religieuse.

Cette conférence vise à faire l’état de la recherche consacrée aux évêques du dixième siècle et du début du onzième siècle en France et en Lotharingie, à s’attarder sur les développements susmentionnés et à explorer de nouvelles pistes pour la recherche future sur les autorités épiscopales dans le monde postcarolingien. Elle se situe à l’intersection de différents champs d’études médiévales, parmi lesquels l’étude des institutions, du discours des textes, des rituels et autres modes d(’auto-) représentation, de réforme et de production historiographique.

La conférence est organisée par Steven Vanderputten (Université de Gand) et Brigitte Meijns (KU Leuven) avec le soutien du Fonds de la Recherche Scientifique – Flandre (FWO) et en association avec Episcopus (www.episcopus.org). Les keynotes seront donnés par John Ott (Portland State University), Charles West (University of Sheffield), et Julia Barrow (University of Leeds). Les présentations peuvent être en français ou en anglais et leur durée ne doit pas excéder 20 minutes. Pour soumettre une proposition, envoyez un résumé de 400 mots maximum (les étudiants en doctorat incluront également un curriculum vitae) par e-mail à Brigitte.Meijns@arts.kuleuven.be et à Steven.Vanderputten@UGent.be avant le 15 février 2016.

Comité scientifique :
Julia Barrow (University of Leeds)
Michel Margue (Université de Luxembourg)
Brigitte Meijns (KU Leuven)
Charles Mériaux (Université de Lille 3)
John Ott (Portland State University)
Steven Vanderputten (UGent)
Charles West (University of Sheffield)

Comité d’organisation :
Julia Barrow (University of Leeds)
Brigitte Meijns (KU Leuven)
John Ott (Portland State University)
Steven Vanderputten (UGent)

Bishops in the ‘Century of Iron’. Episcopal Authorities in France and in Lotharingia, 900-1050
Ghent and Bruges (KULeuven Campus Bladelin), 24-25 November 2016

Recent years have witnessed strong academic interest in bishops of the tenth and early eleventh centuries. Long considered morally weak, deeply embroiled in worldly affairs, and culturally insignificant, these prelates of the ‘pre-Gregorian age’ are now undergoing reassessment via analysis of well-known sources and previously neglected ones. The objective of these studies is to understand bishops’ identities and agency in the context of their own time – an age marked by close entanglement of the ecclesiastical and secular spheres – instead of contrasting them with their ‘Gregorian’ successors. From this recent scholarship emerges a complex and varied understanding of episcopal office, and of the different ways in which its holders expressed their claims to political and religious authority.

The aim of this conference is to present state-of-the-art scholarship on tenth- and early- eleventh century bishops in France and Lotharingia, to consider the above developments, and to explore new paths for future research on episcopal authorities in the Post-Carolingian world. It situates itself at the intersection of different fields of medieval scholarship, including the study of institutions, reform, discourse, ritual and symbolic modes of (self-)representation, historiographical production, iconography, and material culture.

The conference is a joint organization of Steven Vanderputten (Ghent University) and Brigitte Meijns (Catholic University of Leuven), with support from the Research-Foundation Flanders (FWO) and in association with Episcopus (www.episcopus.org). Keynote lectures will be delivered by John Ott (Portland University), Charles West (University of Sheffield), and Julia Barrow (University of Leeds). Papers may be presented in English or French and should not exceed 20 minutes in length. To submit a proposal, please send an abstract of maximum 400 words (PhD students also include a brief curriculum vitae) by email to Brigitte.Meijns@arts.kuleuven.be and Steven.Vanderputten@UGent.be before 15 February 2016.

Scientific committee :
Julia Barrow (University of Leeds)
Michel Margue (Université de Luxembourg)
Brigitte Meijns (KU Leuven)
Charles Mériaux (Université de Lille 3)
John Ott (Portland State University)
Steven Vanderputten (UGent)
Charles West (University of Sheffield)

Organizing committee :
Julia Barrow (University of Leeds)
Brigitte Meijns (KU Leuven)
John Ott (Portland State University)
Steven Vanderputten (UGent)

Source : Universiteit Gent

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Appel à contribution – Faire de l’histoire au Moyen Âge. Séminaire Questes

Depuis 1980 et l’ouvrage pionnier de Bernard Guenée, Histoire et culture historique dans l’Occident médiéval (Paris, 1980 (Collection historique)), l’histoire de l’historiographie – ou histoire de l’histoire – médiévale a connu des avancées remarquables qui ont permis de réhabiliter le travail des historiens du Moyen Âge dont le haut degré d’érudition n’est plus à démontrer. C’est dans la lignée de ces travaux que nous proposons le thème « Faire de l’histoire au Moyen Âge » qui soulève bien des questions.

Tout d’abord, qui fait de l’histoire au Moyen Âge et pour qui ? Les historiens médiévaux présentent en effet les profils les plus divers (moines, chanoines réguliers ou séculiers, frères mendiants, laïcs, hommes de cour, notaires, femmes, etc.). Qui sont-ils ? Ont-ils des commanditaires ou composent-ils leurs œuvres de leur propre mouvement ? Quels sont leurs intérêts (faire l’histoire de leur église, de leur ville, de leur roi, de la Chrétienté, des croisades… ?), leurs intentions, leurs perspectives ? Quelle culture historique possèdent-ils ? Quelle connaissance ont-ils du passé et quelle image en donnent-ils ? Pour quel public écrivent-ils ?

Ensuite, comment fait-on de l’histoire au Moyen Âge ? Il s’agit ici de s’interroger sur les sources dont pouvaient disposer les historiens médiévaux, sur le traitement qu’ils en ont fait, sur la manière dont ils s’y référaient (quelles sources considéraient-ils comme des autorités ?). Il faut aussi se demander comment on écrit l’histoire (choix du titre, du genre, de la langue, du style ; manière de traiter un même thème à travers les siècles…) et s’intéresser à l’aspect matériel des livres d’histoire (enluminures, tables des matières, index…) ainsi qu’à la diffusion et à la portée de ces œuvres.

Toutes ces questions conduisent nécessairement à se demander ce qu’est l’histoire au Moyen Âge. En effet, malgré son poids (politique, notamment) indéniable dans la société médiévale, l’histoire ne figure pas dans les enseignements dispensés à l’Université. Les contours flous de cette discipline ont conduit nombre d’historiens actuels à se poser la question des liens entre l’histoire et d’autres genres littéraires très proches d’elle, comme l’hagiographie ou les œuvres de fiction (pensons par exemple à la littérature arthurienne ou plus largement aux chansons de geste qui peuvent avoir pour ambition de maintenir intacte une mémoire). Comment les auteurs littéraires utilisent-ils l’histoire dans leurs œuvres ? Qu’est-ce qui est ou n’est pas histoire au Moyen Âge ? Quelle est la place de l’histoire dans la société médiévale ?

Il s’agira donc d’étudier la « fabrique » et l’écriture de l’histoire en Occident entre le Ve et le XVe siècle, dans leurs dimensions historiques mais aussi littéraires et artistiques.

Les contributions à ce thème transdisciplinaire prendront la forme de communications de vingt minutes lors des séminaires de mars et avril (18h-20h, Maison de la Recherche de la Sorbonne). Questes est une association s’adressant aux jeunes chercheurs. Les propositions sont à envoyer à bouchaud_pauline@yahoo.fr, leveque.mel1@voila.fr et francois.wallerich91@orange.fr avant le 7 février 2016. Les contributions retenues pourront dans un second temps faire l’objet d’une publication sous forme de bulletin.

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