Appel à contribution – Les mots. La textualité médiévale et sa mise en œuvre

Paris, 30 juin-2 juillet 2016

Invités d’honneur : Eric Palazzo (Université de Poitiers), Geoffrey Koziol (University of California, Berkeley)

Pour l’édition 2016 de son colloque parisien, l’International Medieval Society a retenu le thème des Mots au Moyen Âge. Les humanités numériques, si elles ont modifié le panorama des études médiévales dans son ensemble, ont au premier chef bousculé la conception, l’apparence et les modalités d’analyse des mots et des textes. Entre dématérialisation des supports et augmentation du nombre des corpus numérisés, les études médiévales cherchent à s’adapter à ces nouvelles façons de produire la connaissance sur le Moyen Âge, en même temps qu’elles définissent les enjeux méthodologiques et historiques du traitement de mots qui existent désormais simultanément sous la forme de sources primaires (dans le codex, le rouleau, la charte ou l’inscription) sous la forme de reproductions numériques grâce aux images, et sous la forme de données statistiques et lexicographiques au sein d’outils de stockage et d’analyse.

En contrepoint des apports considérables des humanités numériques, le treizième colloque de l’IMS a pour ambition de revenir aux mots eux-mêmes et d’interroger les principes intellectuels, techniques et esthétiques qui sous-tendent leur emploi et leur fonction sociale dans les pratiques graphiques médiévales. En analysant les propriétés matérielles et symboliques des supports, les conditions de la mise en signes des textes, les savoir-faire déployés par les scribes, il s’agira de répondre à des questions simples en apparence, mais qui définissent ad fundamentis la culture écrite du Moyen Âge. Qu’est-ce qu’un mot ? De quoi est-il composé ? Comment se matérialise-t-il sur son support ? Quel est le rapport entre le mot et le texte, le mot et la lettre, le mot et le support, le mot et son lecteur ? Dans un Moyen Âge qui fait en permanence le grand écart entre l’économie et la profusion du discours, quel est le statut de l’unité mot et quels éléments – visuels, acoustiques, linguistiques ou extralinguistiques – contient-elle ?

Sans s’y limiter, le colloque de l’IMS explorera quatre grands thèmes, avec une attention particulière au domaine de la France médiévale :

1- Les mots pour le dire : les discours médiévaux sur le texte et l’écriture ; les textes réflexifs sur l’acte d’écrire (arts poétiques, prologues, colophons et signatures) ; la figure de l’écrivain, du poète ou celle de l’écrivant (scribe, copiste, notaire, lapicide) et leur relation aux mots, entre copie et création.

2- Les mots au pied de la lettre : le mot, entre signes alphabétiques et autres signes ; images et sonorités des mots (nomina sacra, notation musicale, ponctuation, découpages poétiques) ; variations de sens entre paroles et mots ; hiérarchie d’écriture et hiérarchie des contenus.

3- La matière des mots : le mot et son support ; la notion de pagina, sa définition, ses marges, ses frontières, du manuscrit aux inscriptions ; le material turn et paléographie ; l’écriture et l’objet, du livre à l’amulette ; le mot hors du texte (image, héraldique, emblématique, numismatique) ; l’empreinte et les premiers imprimés, au-delà du geste d’écriture.

4- Au-delà des mots : des mots sans contenu (pseudo-écriture, pseudo-alphabets, pseudo-textes) ; le mot, le nom, l’identité, l’étymologie ; jeux de lettres et jeux de mots ; l’entrejeu du mot et du texte (calligrammes, anagrammes, épigramme) ; les relations entre les mots et la musique (vers, prose et leur expression dans la mélodie).

La diversité des thématiques ouvre à la participation de chercheurs de différentes formations et domaines d’expertises : historiens, spécialistes des sciences auxiliaires (paléographes, épigraphistes, codicologues, numismates), historiens de l’art, musicologues, philologues, littéraires… Le colloque de l’IMS entend poser, entre bilans et explorations, un nouveau regard sur les mots dans la culture médiévale.

Les résumés de 300 mots maximum (en français ou en anglais) pour une communication de 20 minutes devront être adressés par courriel à communications.ims.paris@gmail.com au plus tard le 30 janvier 2016.

Veuillez inclure également vos coordonnées complètes, un CV, et une liste indicative de tout équipement audiovisuel nécessaire pour votre présentation.

Le processus de sélection des propositions est très compétitif et s’effectue en préservant l’anonymat des propositions. L’IMS-Paris fera connaître sa réponse par courriel en février. Les titres des communications retenues seront disponibles sur le site internet de l’IMS. Les auteurs dont les communications auront été retenues prendront en charge leurs dépenses personnelles de voyage et leurs frais d’inscription au colloque (35 € par personne, tarif réduit pour les étudiants, gratuit pour les membres de l’IMS).

L’IMS-Paris est une association interdisciplinaire et bilingue (français-anglais) créée pour favoriser les échanges entre les médiévistes qui effectuent des recherches, travaillent ou étudient en France. Pour plus d’informations sur l’IMS et le calendrier des colloques des années passées, merci de consulter notre site internet : http://www.ims-paris.org.

IMS-Paris Prix pour doctorants

La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e).

Le dossier de candidature comprendra :
1) la proposition de communication,

2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),
3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 euros pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 euros depuis l’étranger) lui sera versée lors du Symposium.

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Appel à contribution – « Faux, forgeries, contrefaçons »

Journée d’études
Nantes, 27 mai 2016

Faux témoignages ; faux documents administratifs ; fausses œuvres d’art ; fausse monnaie ; fausses chartes ; sceaux inauthentiques ; photos truquées ; sites historiques déplacés ou réinventés, etc. : faux, forgeries, contrefaçons, recréations sont courants parmi les objets et les sources de l’enquête historique.

Selon leurs différents systèmes de valeurs qui s’articulent dans le temps et dans l’espace, chaque époque, région et civilisation a son propre genre de faux. À titre d’exemple, la diffusion de la culture de l’écrit, notamment par le biais de l’imprimerie, permet à une société plus large d’accéder au savoir écrit et particulièrement livresque, ainsi qu’à son lot de contrefaçons, à savoir la reproduction d’un document déjà publié, ce qui pénalise davantage l’éditeur, qui perd alors les sources de revenus, que l’auteur, dont le nom apparaît. Parallèlement, pour faire face à la fraude, une nouvelle figure fait son apparition pendant la période moderne, celle de l’expert qui accumule toutes les compétences qui lui permettraient de distinguer l’original et le faux. Les productions écrites, qui connaissent un essor fulgurant au cours du XVIe siècle, ne sont donc pas à l’abri de reproduction illicite.

Qu’il s’agisse de reliques fabriquées, des documents falsifiés ou de copies de pièces artistiques, le phénomène de la circulation des faux suscite un intérêt particulier pour les études historiques.

Face à de tels documents, l’historiographie a longtemps eu une position de rejet, cherchant d’abord, dans une perspective où seul « l’authentique » vaut comme source, à les cerner pour mieux les écarter de l’analyse en tant que documents non valides. Pourtant, si la déception et la honte suscitées par le dévoilement de la supercherie ont longuement contribué au passage sous silence des faux, l’intérêt de leur étude devient de plus en plus évident. Le faux – document, œuvre, monument – est ainsi révélateur de pratiques et d’enjeux qui ont rendu possible son élaboration et sa diffusion. Il informe sur des usages, des réseaux, des trafics propres aux contextes qui lui ont donné naissance. Les discours qui l’entourent, les dénonciations dont il fait l’objet, sont eux-mêmes sources d’enseignement sur les sociétés qui s’y trouvent confrontées. Enfin, réfléchir aux faux et à leurs apports à l’histoire, c’est aussi participer, en creux, à une meilleure définition de « l’authentique », de sa définition, de ses attestations comme de sa place dans l’analyse du passé.

La journée d’étude organisée par l’Association des Jeunes Chercheurs en Histoire (AJCH) est dédiée aux chercheurs – doctorants comme docteurs – en histoire, histoire du droit, histoire de l’art et archéologie. Elle se propose d’aborder la production des faux, des forgeries et des contrefaçons comme un phénomène qui a ses propres raisons, enjeux et histoire. Elle pourra faire l’objet d’une publication.

Plusieurs points pourront être abordés, suivant les axes suivants :

Axe 1 : la fabrique du faux : contexte, milieux et enjeux de l’élaboration des faux

  • Qui sont les différents producteurs de faux ? De quels contextes et de quels milieux sont-ils issus ?
  • Quels sont leurs outils et leurs moyens ?
  • Quel est leur rapport à l’auteur ou l’autorité dont ils falsifient les documents ? Les faussaires sont-ils nécessairement en marge de l’autorité légitime ?
  • Quels moyens sont utilisés pour donner au faux son aspect authentique ?
  • Quels documents sont falsifiés ? Qui et que falsifie-t-on ?
  • Quelle ampleur donner aux différents phénomènes de falsification ?
  • Entre unicité et production en masse : les différences quantitatives dans la production des faux.

Axe 2 : Usages, circulations et économie du faux

  • Les usages des faux.
  • Le « faux » et son rapport au document « authentique » : objet de substitution ou de complément ?
  • Les réseaux et acteurs de la diffusion et de la circulation des faux.
  • Le commerce des faux.
  • La valeur économique du faux.
  • Le devenir et la valeur du faux une fois dénoncé comme tel.

Axe 3 : Définition, contenus et catégorisation des « faux »

  • Les différents types de faux : créations, imitations, copies, recréations, réinventions, réécritures, et leurs différents rapports.
  • Les différents degrés dans la falsification : quels écarts du faux avec l’original ou avec le modèle théorique ?
  • Tout « faux » est-il fait pour tromper ? Quelle place et quels enjeux particuliers pour le « faux » qui se présente d’emblée comme faux ?
  • La question de l’inauthenticité du faux : tout faux est-il privé d’authenticité ?

Axe 4 : La dénonciation du faux : discours et acteurs du rejet des documents falsifiés et de leurs faussaires

  • L’encadrement judiciaire et politique du faux et de ses usages.
  • Les discours et représentations qui entourent le faux : quelle perception du faux et du faussaire ?
  • Les controverses autour du faux.
  • La découverte et la dénonciation du faux : quelles méthodes, quels moyens, quels enjeux ?
  • Les acteurs de l’expertise et de la critique du faux.

Les propositions de communications, comprenant un titre et un résumé d’une page maximum, sont à envoyer avant le 15 janvier 2016 à bureau@ajch.fr.

Organisation : Emmanuelle Athimon (Université de Nantes), Roxane Chilà (Université Lille 3), Lekpai Yves Keipo (Université de Nantes/Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan), Paraskevi Michailidou (Université Paris 7), Alexandre Mimouni (université Paris II/Université de Palerme), Matthieu Rajohnson (Université Paris Ouest), François Wallerich (Université Paris Ouest) et Grégory Wallerick (Université de Nantes).

Source : Association des Jeunes Chercheurs en Histoire

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Publication – Jeffrey F. Hamburger et Nigel F. Palmer, « The Prayer Book of Ursula Begerin »

The prayer book of Ursula Begerin (Bern, Burgerbibliothek, Cod. 801) is among the most extensively illustrated prayer books of the entire Middle Ages. First conceived for a laywoman of Strasbourg ca. 1380–1410 as a picture book with a cycle of at least 136 fullpage tinted drawings on biblical subjects covering the entire span of salvation history, to which is added an extensive appendix of saints, it was remade as a prayer book ca. 1480 for a nun of the city through the addition of more than 156 specially composed German prayers. Together, the images and the texts composed to accompany them constitute one of the most complex and comprehensive Christological cycles from the Middle Ages. In this, the first comprehensive study of the manuscript, the art historian Jeffrey F. Hamburger (Harvard University) and the historian of medieval literature, Nigel Palmer (University of Oxford), present the first full study of this remarkable monument of late medieval art, literature, and piety. In addition to a wide-ranging discussion of the development of illustrated prayer books and picture cycles in the Middle Age, Jeffrey Hamburger’s contribution provides a detailed discussion of each of the drawings, all of which are reproduced in colour in volume two. To Nigel Palmer’s survey of the history of medieval Latin and German prayer and meditation literature, which permits the manuscript to be contextualized in great detail, is added in volume two a critical edition of the German text of the prayers. A technical report on the restoration of the manuscript is supplied by the Bern conservator, Ulrike Bürger.

ursula Begerin

Due to the extent of the iconographic cycle, the book, enhanced with 545 comparative illustrations, a complete English translation of the prayers, and an apparatus of sources, provides a virtual handbook of late medieval religious art and devotional literature, as well as a page-by-page guide to the manuscript’s contents. Special attention is paid to the place of this hitherto virtually unknown ensemble of remarkable texts and illustrations in the visual and literary culture of late-medieval Strasbourg, where the manuscript finally came into the possession of Ursula Begerin, an Alsatian noblewoman who had become a nun in the order of Penitent Sisters of St. Mary Magdalen. She died in 1531, and it is from her that the manuscript takes its name.

Jeffrey F. Hamburger is the Kuno Francke Professor of German Art &
Culture, Harvard University

Nigel F. Palmer is Emeritus Professor of German Mediaeval Studies
at the University of Oxford

Informations pratiques :
Jeffrey F. Hamburger et Nigel F. Palmer, The Prayer Book of Ursula Begerin, Dietikon, Urs Graf Verlag, 2015. ISBN 978-3-85951-280-1. Prix : Europe € 135.00 (postage € 30.00).

Volume 1 : Art-Historical and Literary. Introduction With a Conservation Report by Ulrike Bürger, 220 x 297 mm, 676 p., 545 ill. all in color.

Volume 2 : Reproductions and Critical Edition, 220 x 297 mm, 204 p., illustrations in color.

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Publication – Paul Bertrand, « Les écritures ordinaires. Sociologie d’un temps de révolution documentaire (entre royaume de France et Empire, 1250-1350) »

Les « écritures ordinaires » proposent une synthèse originale avec des accents d’essai, à la suite du célèbre From Memory to Written Record de Michael Clanchy, rédigée autour des interactions entre écrit et société médiévale, dans le nord de la France et l’espace des anciens Pays Bas méridionaux, durant le long treizième siècle. Cet ouvrage se propose de dégager les grandes lignes d’un moment clé de la grande révolution documentaire qui transforme le Moyen Âge. Appuyé avec force sur des analyses codicologiques, diplomatiques et paléographiques, il veut associer les développements de l’écrit aux transformations d’une société médiévale. Adaptation, accumulation, compilation et abréviation de données, uniformisation et bricolage documentaire, naissance du souci de conservation et de la vitesse… sont autant de concepts mis en œuvre au fil de ces pages. In fine, cette constatation : de plus en plus investis de valeur juridique, les documents deviennent des instruments porteurs d’autorité mais aussi des écrits ordinaires, dégagés des formalismes, des cadres structurels diplomatiques, des normes et des règles, masse grouillante et indistincte produite par un brouillard d’hommes et de femmes.

Bertrand - Les écritures ordinairesTable des matières :

Remerciements
Préface de Michael Clanchy

Introduction

Chapitre liminaire. Un temps de révolution

Chapitre 1. La vie des écrits
Longue durée
Temps court

Chapitre 2. Les écrits vivants
Le remploi ou les « born again charters »
Les parasites
Les mutants

Chapitre 3. Compiler, abréger, contracter
Compilatio et abbreviatio
Contractions

Chapitre 4. Ordinatio
La mise en page
Le texte : mise en texte
Ordinatio : cadres d’innovations

Chapitre 5. Les signes graphiques
Les signes-symboles
La numération romaine
Textualis, cursives : vers une sociologie des écritures

Chapitre 6. Réseaux d’écriture et asystémie documentaire : vers les documents ordinaires

Les réseaux
Villes et clercs : une massification de l’écrit
Écrire hors système
Manuels de réformateurs, cahiers de travail individuels
Les cédules ou microchartes

Chapitre 7. Les hommes d’écriture
Les hommes et l’écrit. De l’institution à l’individu
Litterati et illitterati
Ateliers, offices, bureaux : les machines à écrire
(Micro-)communautés graphiques ? Le dossier des cédules du comte de Flandre

Chapitre conclusif. Fonctions et questions
Communiquer
Croire
Se souvenir
Comprendre, contrôler, prévoir

Résumé conclusif
Sources et bibliographie
Listes des figures
Liste des graphiques
Index thématique

Informations pratiques :

Paul Bertrand, Les écritures ordinaires. Sociologie d’un temps de révolution documentaire (entre royaume de France et Empire, 1250-1350), Paris, Publications de la Sorbonne, 2015 (Histoire ancienne et médiévale). 16 x 24 cm. ISBN : 978-2-85944-920-9.

Source : Publications de la Sorbonne

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Colloque – Noms de lieux, noms de personnes : la question des sources

Organisé dans le cadre d’un partenariat entre la Société française d’onomastique et les Archives nationales, ce colloque propose d’approfondir la réflexion sur une question qui intéresse au premier chef les onomasticiens, mais qui, dans un cadre plus large, concerne aussi les historiens, à savoir les sources. Quels documents peuvent constituer des sources pertinentes pour l’étude des noms propres ? Comment peut-on les évaluer en fonction de leur origine et de leur spécificité (inscriptions, documents diplomatiques, listes nominatives, cartes, enquêtes, etc.) ? Quelle exploitation en faire, selon les méthodes propres à chaque champ disciplinaire, ou dans une perspective interdisciplinaire (histoire et sciences auxiliaires, cartographie, géographie, linguistique, philologie, etc.) ?

Toponymie - Paris

Le second thème du colloque, consacré à la toponymie urbaine de Paris et sa banlieue, envisage les problèmes de dénomination toponymique qui résultent des bouleversements provoqués par l’urbanisation depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine. Il s’intéresse non seulement à la dénomination des voies urbaines, mais aussi à celle d’autres lieux ou édifices, comme les établissements scolaires, les monuments, dans une perspective historique et culturelle.

XVIIe colloque d’onomastique organisé par la Société française d’onomastique en partenariat et avec le soutien des Archives nationales et du Service interministériel des Archives de France et avec le parrainage du Comité des travaux historiques et scientifiques et de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France.

Programme au format PDF : ici

Informations pratiques :

Archives nationales, Site de Paris,
Salle d’albâtre (les 2, 3 et 4 décembre), 11 rue des Quatre-Fils,
Hôtel de Soubise (le 5 décembre), 60 rue des Francs-Bourgeois – 75003 Paris

Entrée libre sur inscription préalable auprès de
sylvie.lejeune-modi@wanadoo.fr

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Colloque – Fortification et artillerie en Europe autour de 1500 : le temps des ruptures

Les 11 et 12 décembre prochains, Epinal et Chatel-sur-Moselle accueillent un colloque international portant sur le thème Fortification et artillerie en Europe autour de 1500 : le temps des ruptures.

Programme : ici

Affiche colloque 11-12 Châtel-sur-Moselle Web1

Informations pratiques :
10-11 décembre

Entrée libre

Déjeuners du vendredi 11 et du samedi 12 sur réservation avant le 8 décembre.
Prix : 17 euros.

Possibilité d’hébergement.
Réservations, conditions déjeuner et hébergement : marie-odile.lambert@epinal.fr

Renseignements colloque : contact@vieux-chatel.fr

Source : Forteresse de Châtel-sur-Moselle

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Appel à contribution – Memory and Identity in the Middle Ages. The Construction of a Cultural Memory of the Holy Land (4th-16th centuries)

ASH researchers are invited to submit proposals for papers for the interdisciplinary conference ‘Memory and Identity in the Middle Ages’ on 26 & 27 May 2016 at the University of Amsterdam. The deadline for abstracts is 1 December 2015.

cmsa-home-getijdeboek-1480_tronie_uvaThe Holy Land has played an important role in the definition of the identities of the three major Abrahamic religions. Constitutive narratives about the past of Judaism, Christianity, and Islam were largely bound to this shared and contested space. As put forward both by Maurice Halbwachs and Jan Assmann, memory adheres to what is ‘solid’, stored away in outward symbols. The Holy Land is a focal point around which the shared memories of these different groups formed, and has been crucial for defining their identities. Accordingly, the definition of this shared memory can be traced as a process of elaborating a cultural memory: an ‘artificial’ construction of developed traditions, transmissions and transferences. This process of construction was pursued through different media that cast the past into symbols. The period between the age of Constantine and the late Renaissance was formative for constructing this memory. It saw the valorization of Christian holy places under Constantine, the birth of Islam, the construction of an important Jewish scholarly community in the Holy Land, the Crusades, the massive growth of late medieval pilgrimage involving Jewish, Christian and Islamic groups, as well as other crucial events.

The conference aims to bring together scholars who study the memories of the holy places within these religious galaxies from various disciplinary perspectives, in order to achieve a constructive exchange of ideas. Scholars of all so-called Abrahamic religions are invited to submit proposals, including scholars of Western and Eastern Christianity, Judaism and Islam. The call is open for historians, art historians, literary scholars, theologians, philosophers working on topics ranging from Late Antiquity to the Renaissance.

This conference is organized by the team of the research project Cultural Memory and Identity in the Late Middle Ages: the Franciscans of Mount Zion in Jerusalem and the Representation of the Holy Land (1333-1516): Michele Campopiano, Valentina Covaci, Guy Geltner and Marianne Ritsema van Eck. The project is funded by the Nederlandse Organisatie voor Wetenschappelijk Onderzoek (NWO).

Papers should be 30 minutes long, and will be followed by 15 minutes of discussion. Participants are asked to send an abstract of 300 words to memory.and.identity.conference@gmail.com before 1 December 2015, together with information concerning their academic affiliation. Travel costs and two nights of accommodation will be financed by the project. Please do not hesitate to contact us for additional information.

Source : Universiteit van Amsterdam

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Colloque – Noble Warriors or Warring Nobles? The Complications of Knightly Identity in the High Middle Ages

This colloquium will explore the various aspects of the knightly identities which emerged during the High Middle Ages. As the period progressed, the idea of knighthood grew more complex and diverse. Knights did not merely perceive themselves as professional horseback warriors, but increasingly associated their martial practice with a noble status as the high aristocracy embraced their martial ideals. Knights became noble warriors and knighthood gained a social, political, cultural and religious dimension in the course of the twelfth and thirteenth centuries. However, the idealized image of a noble warrior often masked the pragmatic reality of a warring noble. After all, the knight courageously upholding the peace in one chronicle, could become the plunderer or mercenary in the next.

The different aspects of the knightly identity elude any clear-cut definition of the medieval knight. Therefore, this colloquium pursues an inquiry into the variable nature of knightly identity on the edge of its innate ambiguity opposing the noble warrior to the warring noble.

Noble warriors or warring nobles

Programme :

Thursday, December 10, 2015

11.30h: Registration

Session 1 – Moderator: Jeroen Deploige (Universiteit Gent)

12.00h: Opening address by Jeroen Deploige (Universiteit Gent)

12.10h: David Crouch (University of Hull) – When Was Chivalry: Evolution of a Code
13.00h: Lunch

Session 2 – Moderator: Dirk Heirbaut (Universiteit Gent)

14.00h: Dominique Barthélemy (Université Paris-Sorbonne, École Pratique des Hautes Études) – La mutation chevaleresque et les réactions contre elle
14.50h: Matthew Bennett (Royal Military Academy of Sandhurst) – Tournament to Tactics: Practical Aspects of Military Culture in Chivalric Literature
15.40h: Coffee break

Session 3 – Moderator: Els De Paermentier (Universiteit Gent)

16.00h: Nicolas Ruffini-Ronzani (Université de Namur) – Both Lord and Poet: Castellan Hugh III of Cambrai ( † 1189) between Flanders and Champagne
16.50h: Martin Aurell (Université de Poitiers) – Aristocratic Literacy, Arthurian Legend and Settlement of Knightly Values

Friday, December 11, 2015

Session 4 – Moderator: Thérèse de Hemptinne (Universiteit Gent)

9.00h: Xavier Baecke (Universiteit Gent) – The Problematic ‘Knight’. Understanding Early Knighthood in Flanders
9.50h: Jean-François Nieus (Université de Namur) – Quidam Sigardus militaris cingulo laboris innexus. The Flemish Family of Chocques.
10.40h: Coffee break

Session 5 – Moderator: Jan Dumolyn (Universiteit Gent)

11.00h: Eljas Oksanen (University College, London) – Knights, Paid Soldiers or Mercenaries: Flemish Identities in Twelfth-Century
England
11.50h: John D. Hosler (Morgan State University, Baltimore) – Knightly Ideals on the Third Crusade: Behavior, Combat, and Faith
12.40h: Lunch

Session 6 – Moderator: Frederik Buylaert (Vrije Universiteit Brussel)

13.30h: Nicholas Paul (Fordham University, New York) – Writing the Knight: Manasses of Hierges and the Monks of Brogne

14.20h: Peter Hoppenbrouwers (Universiteit Leiden) – Conclusions and final discussion
15.00h: Tour and drink in the historical city centre

Informations pratiques :
Ghent, December 10-11, 2015
STAM – Hert van Maria conference room Godshuizenlaan 2, 9000 Gent, Belgium

Please register before 7 December 2015 by email: xavier.Baecke@UGent.be

The registration fee of 15 euro per day includes lunch and is payable upon arrival.

Organisers: Xavier Baecke (Universiteit Gent), David Crouch (University of Hull /Leverhulme Trust) and Jeroen Deploige (Universiteit Gent), in collaboration with Jean-François Nieus (Université de Namur) and Frederik Buylaert (Vrije Universiteit Brussel).

The colloquium is funded by the Flemish Research Foundation (FWO) as well as by the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies and the Faculty of Arts and Philosophy at Ghent University. It is also supported by the project “Les élites guerrières du monde medieval” of the Institut Universitaire de France (directed by Dominique Barthélemy).

Source : Universiteit Gent

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Appel à contribution – Congrès de l’Association des Cercles Francophones d’Histoire et d’Archéologie de Belgique

Le prochain Congrès de l’Association des Cercles Francophones d’Histoire et d’Archéologie de Belgique se tiendra à Arlon du 18 au 21 août 2016 et sera organisé par l’Institut archéologique du Luxembourg. Placé sous le patronage de la Province de Luxembourg et de la Ville d’Arlon, il bénéficiera aussi du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Service public de Wallonie.

Cette dixième édition se tiendra à proximité immédiate du centre d’Arlon, dans les locaux de l’ISMA (Institut Sainte-Marie), rue de Bastogne, 33. Les travaux se dérouleront au sein de douze sections, définies selon des spécialisations académiques, traditionnelles ou plus novatrices.

Arlon 2016

Nous avons le plaisir de vous inviter à ce prochain congrès, que vous choisissiez d’y présenter une communication ou de suivre ses travaux comme simple auditeur. Vous trouverez dans le dépliant ci-joint le détail des 12 sections ainsi que les informations relatives tant à votre inscription qu’à votre participation à cet événement.

Chaque congrès est source d’enseignements pour les organisateurs des éditions suivantes. Pour éviter la fragmentation des travaux en de multiples sections peu fréquentées, les organisateurs de certains congrès ont opté pour un petit nombre de « cellules » thématiques et diachroniques. Cette répartition n’a toutefois pas toujours évité l’ambiguïté et une certaine confusion. Pour l’édition 2012, le comité organisateur liégeois a choisi une voie moyenne. Tout en renouant avec les spécialisations académiques, il a limité le nombre de sections. Son homologue luxembourgeois lui a emboîté le pas. Les intitulés classiques suffisent souvent à définir les contenus. Des disciplines sont plus neuves ou ont été redessinées. Seules celles-ci font l’objet d’une explicitation.

Le congrès d’Arlon sera largement ouvert. Sans rien céder aux exigences de la qualité, il accueillera les amateurs autant que les professionnels des différentes disciplines concernées. Les travaux s’appuieront sur des sources de première main : sources écrites, iconographiques, matériel archéologique, etc.

Comme par le passé, ce congrès sera généraliste. Pour autant qu’elle s’intègre dans le cadre défini par les différentes sections, moyennant aussi l’aval du comité scientifique, toute thématique touchant à l’histoire, à l’histoire de l’art, à l’archéologie ou à leurs disciplines connexes pourra y être abordée, sans restriction ni géographique, ni chronologique.

Dans l’attente du plaisir de vous rencontrer, nous vous prions d’agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de notre meilleure considération.

Comité organisateur :
Président : Jean-Marie Yante
Secrétaire général : Christian Moïs
Trésorier : Guy Fairon
Membres : Paul Mathieu et Jean-Claude Muller

Source : Congrès Arlon 2016

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Base de données – « Pictor in Fabula » — traits exemplaires des peintres antiques

Le corpus numérique Pictor in Fabula porte sur la fortune des anecdotes et des topoi concernant les peintres antiques, de l’Antiquité à nos jours — et principalement à l’époque moderne. Il ambitionne de collecter leurs reprises et interprétations dans les principaux pays d’Europe, ceux où existe une théorie artistique importante : Italie, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre.

Pictor in FabulaDans l’Antiquité, ces anecdotes et lieux communs sont un des lieux d’expression privilégié d’une théorie artistique qui est rarement formulée comme telle, mais souvent disséminée et formulée sur le mode de l’analogie. Le phénomène se poursuit à l’époque moderne : passage obligé des traités d’art, les exemples antiques s’invitent aussi dans les poétiques et les traités de rhétorique, les manuels de civilité, les ouvrages de théologie, les préfaces et dédicaces, et jusque dans la fiction. Facilement isolable, l’anecdote est souvent une manière détournée de poser une question théorique, en décalage ou en excès par rapport au propos explicite. Sa fécondité réside dans sa plasticité, qui la rend susceptible d’infinies réinterprétations, réécritures et réappropriations. Les anecdotes sur l’art antique ont légué à l’Europe occidentale un double héritage : sur le plan théorique, elles cristallisent les grands débats artistiques — du statut de l’artiste aux conditions de la réception, des critères de la beauté aux limites de la représentation — jusqu’à la fin de l’époque moderne. Sur le plan artistique, elles offrent autant de sujets d’inspiration à la création poétique et plastique, comme en témoigne leur persistance dans l’art contemporain.

Le site Pictor in fabula présente soixante-dix des « traits exemplaires » les plus illustres de la peinture antique et rassemble les témoignages de leur fortune dans les arts et la littérature européennes, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle pour les textes et jusqu’au XXIe siècle pour les œuvres plastiques. Il a pour vocation de mettre à disposition de la communauté scientifique le plus grand nombre possible de ces variations, car le corpus concerné, virtuellement illimité, est voué à s’enrichir par votre collaboration. Aussi n’hésitez pas à nous soumettre un formulaire.

Accès : ici

Contacts :

Pour toute question technique : jeremy.pedrazzi@item.cnrs.fr

Pour tout commentaire sur le site, suggestion de correction ou d’ajout (image ou texte) : henin.emmanuelle@gmail.com

Source : blog de l’ApAhAu

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