Web – Nathalie Verpeaux, « Répertoire des cartulaires d’institutions religieuses médiévales sises dans l’espace wallon (Belgique) »

Un nouveau « Répertoire des cartulaires d’institutions religieuses médiévales sises dans l’espace wallon (Belgique) » réalisé par Nathalie Verpeaux est désormais disponible sur le site Internet du centre « Pratiques médiévales de l’écrit » de l’Université de Namur. Accès : ici

Fruit d’un travail effectué dans le cadre d’un contrat post-doctoral à l’Université de Namur avec un co-financement européen (2014-2016), ce projet a pour objectif principal de mettre à jour et de compléter le travail jadis effectué par Henri Stein dans sa Bibliographie générale des cartulaires français au début du XXe siècle et repris par la base CartulR de l’IRHT sous forme de base de données. Il s’agit essentiellement d’un répertoire facilitant le repérage des cartulaires conservés – ou connus de façon indirecte – et indiquant un certain nombre d’informations codicologiques et de contenu, sous forme de tableaux et de notices de manuscrit. Plus de 550 manuscrits ont été traités.

Sont essentiellement recensés ici les cartulaires au sens diplomatique du terme. Les cartulaires perdus dont une trace a été retrouvée au cours de ce travail sont également mentionnés. En revanche les recueils imprimés et les copies d’érudits ont été exclus. Les manuscrits répertoriés ont été classés au sein de trois fichiers : « cartulaires », « manuscrits hybrides » pour des recueils ayant des caractères de cartulaires mais contenant aussi la transcription de documents autres que des copies d’actes, et « faux cartulaires » pour les recueils qui ne sont en rien des cartulaires mais ont été appelés ainsi ou décrits de telle façon qu’on pourrait penser qu’ils en sont.

L’espace étudié est celui de la Wallonie actuelle, soit essentiellement, d’est en ouest, une partie du diocèse de Trèves, le sud du diocèse de Liège, le sud de celui de Cambrai (sa partie française étant exclue), une partie de celui de Tournai. D’autre part, seuls les établissements ecclésiastiques fondés au Moyen Âge sont pris en compte, excluant tous les cartulaires de laïcs, à moins qu’ils ne soient conservés dans des fonds ecclésiastiques, et les cartulaires d’établissements purement modernes.

Ces données seront progressivement intégrées à la base de données CartulR de l’IRHT au cours du premier semestre de l’année 2017. À terme, elles contribueront à enrichir les outils informatiques mis au point dans le cadre du projet Medieval European Cartularies (MECA) du programme quinquennal 2017-2021 de l’École française de Rome (dir. Paul Bertrand, François Bougard et Jean-Marie Martin).

a1234d77-9dbc-4985-b3b9-e9ac5b477d4cPrésentation des notices

Tous les manuscrits – ou ensembles de manuscrits quand plusieurs volumes relèvent de la même entreprise – font l’objet d’une notice ; ces notices sont toutefois d’une longueur et d’une précision fort variables. Généralement, les « cartulaires » font l’objet d’une notice plus développée que les « manuscrits hybrides » et les « faux cartulaires », de même que les manuscrits médiévaux ont été privilégiés par rapport aux manuscrits modernes ; mais de nombreux autres critères ont pu jouer.

Chaque notice est rédigée sur le même modèle avec une fiche codicologique plus ou moins détaillée et une partie sur le contenu du manuscrit qui peut se résumer à quelques éléments – une attention particulière a été portée aux dates extrêmes des documents transcrits et à la langue des actes transcrits – ou au contraire être très diserte pour quelques manuscrits étudiés de façon plus substantielle. Cette disparité dans la précision des informations fournies n’est pas scientifique, mais il a été jugé utile de fournir au chercheur l’ensemble des éléments réunis au cours de ces deux années de post-doctorat.

Présentation des tableaux-résumés

Outre les fichiers constitués de notices sur chaque manuscrit, des tableaux indiquant uniquement quelques éléments ont été réalisés afin que chacun puisse repérer facilement les manuscrits pouvant l’intéresser. Dans ces tableaux, chaque institution est localisée en fonction de son diocèse d’appartenance et de sa situation administrative en 2016 ; elle est rattachée à l’ordre auquel elle appartenait à la date de réalisation du cartulaire. Pour chaque cartulaire sont indiqués le lieu de conservation

À l’aide de ces tableaux, la recherche peut s’effectuer
– par nom d’institution
– par ordre
– par date de réalisation
– par province, arrondissement et commune

Chaque tableau a en fait une présentation quadruple :
– d’abord (p. 1 à 8) un premier tableau prenant en compte l’ensemble des manuscrits consultés,
– puis (p. 9 à 13) un tableau pour les manuscrits ayant (presque) tous les caractères d’un cartulaires,
– ensuite (p. 14 à 15) un tableau pour les manuscrits hybrides présentant certains caractères d’un cartulaire,
– enfin (p. 16 à 17), un tableau pour les manuscrits qualifiés de cartulaire mais qui n’en sont absolument pas.

Source : Centre de recherche « Pratiques médiévales de l’écrit »

 

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
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