Colloque – Anne Dubois, « Valère Maxime en français à la fin du Moyen Âge. Images et tradition »

Dans la seconde moitié du XVe siècle, de nombreux textes latins furent traduits en langue vernaculaire en France. C’est le cas des Facta et dicta memorabilia de Valère Maxime dont la traduction fut entamée par Simon de Hesdin en 1375 sous l’impulsion du roi de France Charles V. Inachevé à la mort de celui-ci, le travail fut complété par Nicolas de Gonesse en 1400 pour le duc Jean de Berry. Ce texte connut un franc succès jusqu’à la fin du XVe siècle et ses nombreux manuscrits et incunables, qu’ils soient réalisés en France ou dans les Pays-Bas méridionaux, furent en grande majorité illustrés. De similitude de fourme que aucuns ont eu entre eulx, tel est le titre d’un des chapitres de cette traduction. Celui-ci est emblématique du thème de la transmission de l’iconographie abordé dans cet ouvrage. Saisir les divers aspects de la création de l’iconographie et de sa diffusion permet de mettre en lumière des liens, des interactions entre les manuscrits et ainsi de les regrouper en ensembles homogènes à l’intérieur de cette tradition iconographique. Deux problématiques fondamentales sont abordées: l’attitude des concepteurs de l’illustration face à l’apparition de nouveaux thèmes séculiers, mais surtout les canaux de diffusion des illustrations, aussi bien en France que dans les Pays-Bas méridionaux.

Anne Dubois est docteur en histoire de l’art et enseigne en tant que chargée de cours invitée à l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). Elle fut collaboratrice scientifique aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique où elle participa à la réalisation du catalogue scientifique des peintures des Pays-Bas méridionaux du 15e siècle et du début du 16e siècle. Spécialisée dans l’étude des peintures par les méthodes scientifiques, elle combine désormais ses connaissances de la technique picturale des peintures avec celles de l’enluminure à laquelle elle a consacré sa thèse de doctorat.

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Table des matières :

Chapitre I. La traduction de Simon de Hesdin et l’exemplaire de dédicace des quatre premiers livres destiné à Charles V
Chapitre II. La suite de la traduction de Simon de Hesdin et le cycle antérieur à 1400
Chapitre III. La traduction enfin complétée et l’exemplaire de dédicace destiné à Jean, duc de Berry
Chapitre IV. L’intégration du cycle antérieur à 1400 à celui de l’exemplaire du duc de Berry dans le premier quart du 15e siècle
Chapitre V. La naissance des cycles longs au début du 15e siècle
Chapitre VI. Paris dans la seconde moitié du 15e siècle : trois manuscrits en relation avec l’œuvre du Maître François
Chapitre VII. L’iconographie lyonnaise : le ms. 833‑834 de Chantilly et les incunables lyonnais et parisiens
Chapitre VIII. Les manuscrits français hors des cycles communs
Chapitre IX. Une iconographie issue du cercle du Maître des Privilèges de Gand
Chapitre X. Le cycle iconographique brugeois. La seconde campagne du Valère Maxime de Philippe le Bon et sa suite : cycles longs et cycles courts
Chapitre XI. Les manuscrits et incunables produits dans les Pays-Bas méridionaux qui divergent de la filière brugeoise
Chapitre XII. Une iconographie hennuyère ?

Conclusions

Excursus. Un abrégé de la traduction française de Simon de Hesdin et Nicolas de Gonesse réalisé par Jean de Hangest en 1463
Annexe I. Corpus des manuscrits et des éditions de la traduction française de Valère Maxime par Simon de Hesdin et Nicolas de Gonesse
Annexe II. Préface dédicatoire de l’œuvre (Paris, BnF, fr. 9749, ff. 1‑2)

Catalogue
Bibliographie
Liste des illustrations
Index des noms de personnes
Index des œuvres

Informations pratiques :
Anne Dubois, Valère Maxime en français à la fin du Moyen Âge. Images et tradition, Turnhout, Brepols, 2016 (Manuscripta Illuminata, 1). 540 p., 166 b/w ill. + 28 colour ill., 216 x 280 mm. ISBN: 978-2-503-56698-6. Prix : 125 euros.

Source : Brepols

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Réseau des médiévistes belges de langue française
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