Publication – « Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du Moyen Âge au début du XXe siècle », éd. Philippe Desmette et Philippe Martin

Fêtes de précepte, fêtes civiques, jours fériés, autant de réalités qui, dès le Moyen Âge, à l’époque moderne et jusqu’à nos jours, rythmèrent le temps des sociétés occidentales. Ces fêtes sous-tendent une adhésion à des valeurs – qu’elles relèvent du temps sacré ou du temps profane –, mais aussi un rapport au travail – proscrit à ces occasions. Sont ainsi envisagés l’origine des fêtes chrétiennes, leur développement, les obligations liées et, en corollaire, les comportements qu’elles suscitent, qu’ils s’inscrivent ou non dans la norme. En lien intervient la question de l’attitude des autorités ecclésiastiques et civiles face à d’éventuelles déviances, en prenant en compte les ruptures confessionnelles (protestantisme), l’évolution des sociétés et les critiques formulées sur la base de motifs sociaux, économiques ou philosophiques. Le XIXe siècle marquera un tournant fondamental qui, tout en établissant de nouvelles fêtes, liées à la laïcisation en vigueur, conservera un statut privilégié à nombre de moments religieux.

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Table des matières :

Introduction. la fête : un enjeu entre sacré et profane – Philippe Desmette, Philippe Martin

Ouverture : Obligations, calendriers liturgiques et festivités. Regards anthropologiques sur les religions non occidentales – Lionel Obadia

Première partie. Le temps de la fixation des normes

Le dimanche chômé à l’époque romano-barbare – Bruno Dumézil

Fêtes et jours chômés dans le monde carolingien (VIIIe-Xe siècles) – Charles Mériaux

Les jours fériés et leur observance en Occident entre le XIIIe et le XVe siècle – Catherine Vincent

Jours chômés et fêtes dans la moitié nord du royaume de France au XVe siècle, d’après les normes épiscopales – Christine Barralis

Deuxième partie. Situations établies et réformes à l’Époque moderne

La réforme des fêtes de précepte dans les Pays-Bas autrichiens en 1751 : une affaire d’État(s) – Philippe Desmette

Le débat sur la réduction des fêtes religieuses de précepte en Italie au XVIIIe siècle : Guadagnini et le Progetto di fissazione del calendario ecclesiastico – Marco Rochini

Prélats jansénistes et calendriers diocésains dans la France septentrionale – Philippe Moulis

La fête processionnelle en France au XVIIIe siècle entre dévotion et police – Gaël Rideau

Identités urbaines et fêtes d’obligation à Lyon au XVIIIe siècle – Nicolas Guyard

Troisième partie. Aux marges de la catholicité

Un calendrier à l’épreuve. Dimanches et jours fériés en Angleterre fin XVIe-XVIIe siècle – Alain Cabantous

Les fêtes dans le monde réformé (XVIe-XVIIIe siècles) – Yves Krumenacker

Une fête religieuse impensable chez les protestants français ? La « fête des morts dans l’Église réformée » (1901) – Nicolas Champ

Quatrième partie. La fête contemporaine : entre continuité et innovation

Contraindre à la messe – Philippe Martin

Repos dominical et jours fériés en Belgique au XIXe siècle : la transformation des obligations religieuses en revendication sociale – Pierre-Olivier De Broux, Florence Maertens de Noordhout

Calendrier légal et temps religieux. Célébrer la messe pro populo de Benoît XIV à Pie IX – Vincent Petit

Conclusions – Philippe Desmette, Philippe Martin

Informations pratiques :

Philippe Desmette et Philippe Martin (éd.), Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du Moyen Âge au début du XXe siècle, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2017. 16 x 24 x 1,4 cm, 250 pages. ISBN : 978-2-7574-1725-6. Prix : 23 euros.

Source : Presses universitaires du Septentrion

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Réseau des médiévistes belges de langue française
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