Publication – Étienne Anheim, « Le travail de l’histoire »

Qu’est devenu aujourd’hui le « métier d’historien » dont parlait Marc Bloch ? En suivant le fil d’une expérience individuelle, ce livre s’interroge sur le travail de l’histoire, entendu dans un double sens. C’est d’abord le travail sur l’histoire, comme matériau de recherche, qui pose des questions intellectuelles mais aussi pratiques. Comment devient-on chercheur en histoire ? Que signifie lire, écrire, éditer des textes quand on est historien ? Quels sont les enjeux de l’enseignement de l’histoire ? Pourquoi participer à l’évaluation ou à l’administration au sein des institutions universitaires ? Qu’implique le fait d’intervenir dans la sphère publique ? Ces questions font le quotidien de l’historien autant, voire plus, que la fréquentation des archives et des bibliothèques. En filigrane, le travail de l’histoire désigne aussi, dans un sens qui mêle les dimensions personnelle et professionnelle, l’histoire au travail. Non seulement l’histoire comme flux temporel, qui transforme les êtres et les choses, mais aussi comme discipline, qui produit des effets sur celui qui la pratique et qui est, en retour, travaillé par cette histoire.

28405100546600L

Étienne Anheim, né en 1973, est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (Paris), où il enseigne la sociologie historique de la culture en Europe au Moyen Âge et à la Renaissance. Directeur des Annales. Histoire, Sciences Sociales entre 2011 et 2018, il est aujourd’hui directeur des Éditions de l’EHESS et vice-président de la Fondation des sciences du patrimoine.

Informations pratiques :

Étienne Anheim, Le travail de l’histoire, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2018 (Itinéraires). 234 pages, 12,5 x 21,5 cm. ISBN : 979-10-351-0080-3. Prix : 18 euros.

Source : Éditions de la Sorbonne

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
Cet article a été publié dans Publications. Ajoutez ce permalien à vos favoris.