Colloque – Les manuscrits hagiographiques en langue vernaculaire du nord de la France

À la fin du Moyen Âge, la production hagiographique manuscrite se transforme et connaît son dernier âge d’or entre le succès éditorial de la Légende dorée et l’arrivée de l’imprimerie. De nombreux textes anciens sont abrégés pour intégrer de nouvelles collections. Ce phénomène est en par e responsable du relatif désintérêt des historiens à leur égard : à quoi bon s’intéresser à ces abrégés alors qu’il reste tant à découvrir dans les grands légendiers du Moyen Âge central, et qu’on commence à peine à mieux connaître les tout premiers manuscrits conservés ?

L’objectif de ce colloque en deux temps (Lille, 30 novembre 2018 et Namur/Louvain, 21-22 mars 2019) est de mieux saisir la place du manuscrit hagiographique, entendu ici au sens large, dans le nord de la France et l’espace belge à la n du Moyen Âge, en prolongeant notamment les réflexions de Guy Philippart sur la fabrique et les usages des légendiers, à une période où la documenta on susceptible de les appréhender est plus abondante.

L’objec f est aussi de saisir ensemble les légendiers la ns et vernaculaires, en moyen néerlandais comme dans les parlers d’oïl. La journée lilloise est exclusivement consacrée aux manuscrits hagiographiques en langue vernaculaire du nord de la France, en par e exhumés jadis par Paul Meyer. La situation linguistique du nord de la France et de la Belgique induit nécessairement un travail collaboratif, seul à même de faire réfléchir collectivement à la circula on des modèles et des traductions, aux conditions matérielles de la circula on des textes hagiographiques, mais aussi à l’usage de ces manuscrits, dans le cadre de la pastorale et des pratiques cultuelles collectives comme dans celui de l’affirmation de l’individu à la fin du Moyen Âge.

Capture d_écran 2018-09-07 à 21.52.38

Programme :

8h45 : Accueil
9h00 : Mot d’accueil par Charles Mériaux (IRHiS, Université de Lille)
Introduction par Fernand Peloux (Université de Namur) – Pourquoi s’intéresser aux derniers siècles de l’édition hagiographique manuscrite ?

10h15 : Présidente de séance Nicole Bériou (AIBL)

Catherine Vincent (Université de Paris Nanterre) – Pourquoi réécrire des Vies de saints en français à la fin du Moyen Âge ?
Florent Coste (Université de Lorraine) – Du local à l’universel. Modulations et transformations de la Légende dorée dans quelques légendiers vernaculaires du nord de la France
Discussion

12h15 : Déjeuner

13h00 : Président de séance Barbara Fleith (Université de Genève et Lausanne)

Anne-Françoise Labie-Leurquin (IRHT) – Composition, usage et diffusion du légendier picard
Marie-Geneviève Grossel (Université de Valenciennes) – Les copies des traductions des Vies des Pères du XIIIe s. : reprise, évolution, transformation aux XIVe et XVe s.
Discussion

16h00 : Bibliothèque municipale de Lille Présentation in situ de manuscrits lillois

Informations pratiques :

Première journée du colloque Les manuscrits hagiographiques du nord de la France et de la Belgique actuelle à la fin du Moyen Âge (XIVe-XVIe s.) : fabrication, fonctions et usages

30 novembre 2018
Salle de Séminaire de l’IRHiS
UNIVERSITÉ DE LILLE — SITE DU PONT-DE-BOIS – VILLENEUVE D’ASCQ

Comité scientifique :

Paul Bertrand (Université de Louvain)
Esther Dehoux (Université de Lille)
Jeroen Deploige (Université de Gand)
Monique Goullet (Paris)
Xavier Hermand (Université de Namur)
Anne-Françoise Labie-Leurquin (Paris)
Charles Mériaux (Université de Lille)
Fernand Peloux (Université de Namur)
Piotr Tylus (Cracovie)
Catherine Vincent (Université de Paris Nanterre)

Le programme des journées belges des 21 et 22 mars 2019, conclues par André Vauchez (AIBL), paraîtra en début d’année prochaine.

Contact : fernand.peloux@unamur.be

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
Cet article a été publié dans Conférences. Ajoutez ce permalien à vos favoris.