Conférence – L’archéologie est-elle une « science colonialiste » ?, par Didier Viviers

Le débat sur le retour des œuvres d’art dans les pays dont elles proviennent a reposé, ces derniers temps, la question de la légitimité de leur conservation loin de leur terre d’origine. Au-delà, cette interrogation rejaillit sur l’appréciation du travail des archéologues entre la fin du XVIIIe s. et la période de décolonisation. Depuis la célèbre Expédition d’Égypte menée par Bonaparte, l’archéologie a, de fait, accompagné les campagnes militaires des grands États européens ou permis d’assoir toujours plus solidement une forme de domination sur des territoires lointains. Aujourd’hui même, sous la forme d’un « soft power », les travaux archéologiques ne sont pas toujours très éloignés d’une forme de diplomatie politique. C’est ce rapport entre pouvoir politique et archéologie que l’on se propose d’examiner afin de mieux apprécier la pertinence des critiques qui s’élèvent parfois contre une « archéologie coloniale ».

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Informations pratiques :

Ce cours-conférence sera dispensé le mardi 12 novembre 2019, de 18h30 à 20h30 au Bocholtz (80, Place Saint-Michel – 4000 Liège).

Accès libre. Informations et inscription souhaitée via le bouton inscription (onglet Collège Belgique) sur le site internet de l’Académie royale de Belgique : http://www.academieroyale.be

ou par mail grand.liege@skynet.be ou par téléphone au 04/223.39.62

Source : Académie Royale de Belgique

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
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