Appel à contribution – Passeurs et passages. École doctorale transfrontalière LOGOS

Université de Liège
du 2 au 4 juillet 2020

Qu’est-ce que Logos et comment participer ?

Créée en 2005 sur la base d’un réseau doctoral transfrontalier qui existait depuis 2000, l’Ecole doctorale transfrontalière Logos regroupe les structures doctorales en sciences humaines et sociales des Universités de Liège (B), Lorraine (F) (Ecole Doctorale Humanités nouvelles-Fernand Braudel), Luxembourg (L), la Sarre (D), Trèves (D) et Mannheim (D). Instituée sous ce nom en 2011, elle est l’un des projets-pilotes de l’Université de la Grande Région.

Logos organise tous les ans des Journées doctorales qui permettent aux doctorant.e.s en sciences humaines et sociales des différents pays de présenter leurs recherches en cours puis d’en discuter avec leurs pairs et avec les enseignant.e.s et directeurs.trices de thèse présent.e.s. Les journées sont introduites par deux conférences magistrales, l’une en français, l’autre en allemand, données par des spécialistes de la thématique retenue. Volontairement choisi pour son caractère inter- et transdisciplinaire, le thème annuel se veut ouvert aux pratiques et méthodes les plus diversifiées, tout en demeurant lié aux notions d’identité et d’interculturalité qui constituent les fondements de Logos.

Tou.te.s les doctorant.e.s des universités partenaires sont invité.e.s, dans le cadre de ce colloque, à présenter un exposé et à participer aux discussions scientifiques.

Capture d’écran 2020-02-07 à 15.46.52

Passeurs et passages

Volontairement polysémique, le thème de ces journées doctorales vise à explorer les multiples facettes de la figure du passeur et de l’acte qu’il pose. Cinq axes majeurs peuvent être dégagés :

1) Le passage comme action :
– la transmission d’un savoir, d’un savoir-faire, d’une compétence, d’une tradition, d’une culture, d’une croyance, d’une idéologie… ;
– la redécouverte, la réappropriation d’un style, d’une technique en littérature, en art, en architecture… ;
– la médiation / la vulgarisation ;
– l’intertextualité ;
– les effets de réception d’un texte ou de ses différentes éditions, tout comme le processus de « canonisation » des ouvrages littéraires ;
– l’adaptation d’une œuvre sous une autre forme et/ou à l’attention d’un autre public ;
– la muséalisation.

Pourront aussi être envisagés :
– les conséquences du passage et ses enjeux politiques (quels rapports de force dans les traductions d’œuvres ?, par ex.) ;
– le passage comme sélection, avec les risques de perte (comment et pourquoi s’effectuent les choix de numérisation de sources littéraires ou historiques? Avec quel risque d’oblitération des sources non numérisées?) mais aussi l’opportunité de gain (redécouverte de sources, possibilité d’analyse informatisée de larges corpus, nouvelles possibilités d’édition multimédia…).

2) Le passage comme processus spatial ou temporel, par exemple :
– la périodisation en histoire, en histoire de l’art ou en littérature, dont il convient
d’interroger le caractère conventionnel. Procède-t-elle par rupture brusque ou par des
phases de transition ?
– les remakes, « sequels », « prequels » / présuites, qui peuvent être interprétés comme des
passages d’œuvres spatiaux et/ou temporels, tissant des liens entre plusieurs générations
et/ou offrant l’opportunité d’incorporer de nouvelles possibilités technologiques.
– les usages transhistoriques et les réinterprétations de textes littéraires.

3) Le passeur comme individu, groupe d’individus, réseau ou institution, qu’on l’envisage sur le plan intellectuel (passeur culturel, traducteur, éditeur, « passeur de mémoire », reconstitueur, enseignant, journaliste, écrivain, artiste, think tanker, illustrateur, ministre du culte…) ou matériel (passeur d’hommes, contrebandier, commerçant, inventeur, travailleur transfrontalier, chasseur…).

4) Le passeur comme support : journal, revue, livre, œuvre audiovisuelle, bref tout espace éditorial ou relevant plus largement de la production culturelle et intellectuelle qui fait office de passeur d’idées, de courants intellectuels, d’œuvres, soit au sein de la communauté productrice, soit via les communautés de récepteurs.

5) Bien entendu, plusieurs types de passages et de passeurs évoqués dans les axes précédents peuvent également être envisagés en tant que motifs, figures visuelles ou narratives dans l’art, les discours médiatiques, la littérature et les différents types de spectacles (vivant ou enregistré). Objets de représentations (visuelles ou écrites), ils peuvent alors être interrogés en fonction notamment des problèmes spécifiques qu’ils posent à la mise en récit ou à la représentation, par exemple : le passeur comme figure furtive ou fuyante (mise en scène de sa nature évanescente), le passage comme expérience subjectivée ou incarnée par le lecteur/spectateur (récit en « je », déambulation en FPS dans le jeu vidéo, installations VR, etc.), la figuration ou la narration du passage par un changement de registre de discours (de réaliste à onirique, de documentaire à fictionnel, etc.), le passage comme processus diffus et non-matérialisé (figuration visuelle de l’invisibilité du passage), le passeur comme figure moralement ou idéologiquement ambiguë (libérateur et exploiteur), etc.

Organisation

LOGOS est bilingue (français – allemand) mais il n’est pas nécessaire de maîtriser les deux langues : les propositions peuvent être faites en allemand comme en français ; les présentations et discussions ont lieu dans les deux langues.

Le comité organisateur attend les propositions des doctorant.e.s pour le lundi 30 mars 2020 au plus tard, sous la forme d’un dossier PDF à adresser à aude.meziani@univ-lorraine.fr. Ce dossier comprendra les coordonnées personnelles du / de la doctorant.e (voir formulaire ci-dessous), un résumé d’une page (3000 signes maximum), en français ou en allemand, un bref curriculum vitae (2000 signes maximum) ainsi qu’une bibliographie d’une dizaine de titres. Les personnes sélectionnées seront informées au plus tard le 4 mai 2020.

Chaque exposé de 20 minutes sera suivi d’une discussion avec le public (20 minutes également). Pour favoriser les interactions interdisciplinaires, les contributions devront se concentrer sur des questions de méthode. Les concepts clés et les grandes articulations du propos feront l’objet d’une présentation Powerpoint ou d’un résumé dans l’autre langue de travail, à envoyer le 20 juin au plus tard à aude.meziani@univ-lorraine.fr.

Outre la possibilité de présenter ses travaux en ateliers, Logos offre celle de rencontrer de manière individuelle ou en petit groupe un.e scientifique du réseau en vue d’une discussion approfondie (il s’agit de ce que l’on appelle « masterclass »). Une liste des thématiques de ces « masterclasses » et de leur format sera communiquée avec le mail d’acceptation de la contribution.

Les participant.e.s sont attendu.e.s à Liège le 2 juillet à 14h. La clôture des journées aura lieu le 4 juillet en début d’après-midi. Le 2 juillet auront lieu les conférences inaugurales en séance plénière et les « masterclasses » ; les 3 juillet (matin et après-midi) et 4 juillet (matin), les présentations doctorales se dérouleront en ateliers parallèles. Une discussion en plénière clôturera la manifestation le 4 en fin de matinée.

Plusieurs universités reconnaissent la participation au colloque doctoral „Logos“ comme partie d’une formation doctorale structurée. Renseignez-vous auprès de votre université d’origine. Tou.te.s les doctorant.e.s recevront, à la fin de la manifestation, un certificat attestant leur participation. Ils/Elles pourront publier leur communication remaniée, avec l’accord de leur encadrant.e, sur la page internet de Logos.

Les frais de séjour des participant.e.s sont assumés par l’organisateur. Les frais de déplacement sont à la charge des universités d’origine. Une demande peut être adressée par chaque doctorant à son institution.
Rejoignez-nous sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/EDTlogos/. Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/211657813186869/.

Comité scientifique

Université de Liège: Prof. Dr. Alvaro Ceballos Viro (Langues et littératures espagnoles), Prof. Dr. Geoffrey Geuens (Arts et Sciences de la Communication), Dr. Jeremy Hamers (Arts et Sciences de la Communication), Prof. Dr. Catherine Lanneau (Histoire), Prof. Dr. Céline Letawe (Langues et littératures germaniques), Prof. Dr. Dominique Longrée (Langues classiques).

Université de Lorraine: Prof. Dr. Nicolas Brucker (Littérature française), Prof. Dr. Jean El Gammal (Histoire), Prof. Dr. Françoise Lartillot (Littérature germanique), Prof. Dr. Reiner Marcowitz (Études germaniques, histoire), Prof. Dr. Anne Piponnier (Sciences de l’information et de la communication), Prof. Dr. Jacques Walter (Sciences de l’information et de la communication).

Université du Luxembourg: Prof. ass. Dr. Christoph Brüll (Histoire), Prof. Dr. Sylvie Freyermuth (Littérature française), Prof. adj. Dr. Jeanne Glesener (Littératures luxembourgeoises, Littérature comparée), Prof. adj. Dr. Sonja Kmec (Histoire, Etudes culturelles), Dr. Christian Wille (Border Studies, Interculturalité).

Universität Mannheim: Prof. Dr. Justus Fetscher (Germanistische Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Claudia Gronemann (Romanische Literatur- und Medienwissenschaft), Prof. Dr. Hiram Kümper (Geschichte), Prof. Dr. Johannes Müller-Lance (Romanische Sprach- und Medienwissenschaft).

Universität des Saarlandes: Prof. Dr. Gabriele Clemens (Geschichte), Prof. Dr. Dietmar Hüser (Geschichte), Prof. Dr. Hans-Jürgen Lüsebrink (Romanische Kulturwissenschaft und interkulturelle Kommunikation, Geschichte), Prof. Dr. Patricia Oster-Stierle (Französische Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Christiane Solte-Gresser (Allgemeine und Vergleichende Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Romana Weiershausen (Frankophone Germanistik), Universität Trier: Prof. Dr. Franziska Bergmann (Germanistik), Dr. Eva Bischoff (Geschichte), Prof. Dr. Lukas Clemens (Geschichte), Dr. Alex Demeulenaere (Romanistik), Prof. Dr. Christian Jansen (Geschichte), PD Dr. Massimiliano Livi (Geschichte).

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
Cet article a été publié dans Appel à contributions. Ajoutez ce permalien à vos favoris.