Colloque – L’eau dans les villes d’Europe au Moyen Âge (IVe-XVe s.) : un vecteur de transformation de l’espace urbain

Les villes, ou plutôt les sociétés urbaines, entretiennent et ont entretenu, avec l’eau des relations multiples et complexes. Sous toutes ses formes (eau stagnante et zone humide, eau dynamique, souterraine ou de surface), l’eau est un préalable à l’installation d’une communauté humaine et presque toutes les villes s’accrochent aux rives d’un cours d’eau utilisé à des fins diverses (alimentaire, artisanale, source d’énergie, moyen de défense, transport…). Peut-être plus que n’importe quelle ville, l’agglomération médiévale est une ville où l’eau est omniprésente ce qui en fait un thème de prédilection des chercheurs comme l’illustrent les nombreux travaux publiés sur le sujet (Leguay 2002, Guillerme 1983). Parmi les colloques organisés jusqu’à présent sur l’eau à l’époque médiévale, la grande majorité des communications concernent la fin de la période pour laquelle les sources textuelles sont plus nombreuses et moins lacunaires. Parallèlement dans les colloques et publications portant sur la ville du haut Moyen Âge, le rôle de l’eau reste peu étudié ou en tout cas abordé de manière marginale (Hodges, Hobley 1988), même si certains exemples sont bien connus pour cette période comme la ville portuaire de Dorestad (Van Es, Verwers 1980) ou encore Douai (Louis, Demolon, Louis-Vanbauce 1990). En 2004 la publication d’un colloque du CTHS sur les fleuves et marais a renouvelé les approches relatives à l’anthropisation des fleuves et à la gestion des zones humides avec des exemples urbains comme Tours (Burnouf et Leveau 2004). 

Partant du postulat qu’il existe une multitude de types de ville au Moyen Âge tant par leurs origines que par leurs fonctions (villes d’origine antique ou établies autour d’établissements monastiques, de sites castraux ou de pôles économiques…), nous proposons de réévaluer le rôle de l’eau dans ces villes selon trois échelles d’analyse de taille croissante : l’usage de l’eau en ville, l’eau à l’échelle de la ville et enfin l’eau et la constitution des réseaux de villes, en mettant en relief les différents rôles de l’eau à partir des découvertes archéologiques réalisées lors d’opérations préventives et programmées comme de l’analyse des sources textuelles. 

Programme : ici

Informations pratiques :

21-23 Octobre 2021

UMR 7324 CITERES − Laboratoire Archéologie et Territoires

Comité scientifique 

Brigitte Boissavit-Camus (Professeure d’archéologie médiévale à l’université de Nanterre, ArScAn)

Olivier Blin (Direction Scientifique et Technique de l’Inrap, ArScAn)

Luc Bourgeois (Professeur d’archéologie médiévale à l’université de Caen, CRAHAM)

Aline Durand (Professeure d’archéologie et d’histoire du Moyen Âge à l’université du Mans, CReAAH)

Yves Henigfeld (Maître de conférences HDR à l’université de Nantes, CReAAH)

Elisabeth Lorans (Professeur d’archéologie médiévale à l’université de Tours, CITERES-LAT)

Thomas Pouyet (Docteur en archéologie, Université de Tours/CITERES-LAT)

Gaël Simon (Docteur en archéologie, Université de Tours/CITERES-LAT)

Dries Tys (Professeur à Vrije Universiteit Brussel, Président de Medieval Europe Research Community, MERC)

Laurent Verslype (Professeur d’archéologie médiévale à l’UCLouvain CRAN/INCAL)

Source : SciencesConf

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
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