Colloque – Équipements et pratiques équestres de la Protohistoire à l’époque moderne en Europe occidentale

12 juin 2025 – 9h-17h
Amphi de la MRSH – Université de Caen Normandie

Coordination Cécile Lagane (UMR Craham • Unicaen) et Amélie Berthon (UMR Craham • Eveha)

La place du cheval dans les sociétés occidentales est un sujet qui intéresse de longue date les communautés scientifiques. Défini comme « la plus noble conquête de l’homme » par le comte de Buffon, cet animal tient une place importante dans de nombreuses sociétés, des représentations du Paléolithique aux épreuves olympiques modernes, où il est l’unique animal admis à concourir, en passant par sa divinisation et l’exploitation de ses ressources naturelles. Nécessitant un environnement naturel adapté et les ressources permettant son alimentation et son soin, le cheval est également très vite devenu un marqueur d’appartenance à une strate sociale privilégiée. Attelé ou monté, il peut être utilisé pour le transport, la guerre, l’agriculture, la sylviculture, la compétition ou le loisir. Ces pratiques équestres nécessitent des équipements spécifiques (selle, attelage, bride, éperons, fers) qui diffèrent selon l’usage, la chronologie et l’espace géographique concernés, et qui sont fréquemment retrouvés en contextes archéologiques, formant ce que l’on appelle le mobilier équestre. Ils sont par ailleurs représentés dans l’iconographie ou mentionnés dans les sources écrites, lorsqu’elles existent. Ces objets sont souvent étudiés par les archéologues et historiens. Ils peuvent en effet servir de marqueurs chronologiques, sociaux et d’activités. Les études liées à l’équipement équestre sont donc indispensables à la compréhension de la place du cheval dans les sociétés du passé, mais elles restent très inégales, en fonction des objets mais aussi des périodes et des régions concernées. La journée d’étude a pour but de réaliser un bilan historiographique de ces travaux liés au mobilier équestre de la Protohistoire à l’époque moderne en Europe occidentale et d’en identifier les lacunes, selon trois axes.

9h15 Accueil des participants

9h30 Introduction – Cécile Lagane (UMR Craham • Unicaen) et Amélie Berthon (UMR Craham • Eveha)

1. Équiper les montures, équiper les personnes : artefacts et harnachement

9h45 Clément Salviani (UMR ArScAn), Les armures équestres et la panoplie des cavaliers en Italie, VIe – IIIe s. av. n. è

10h15 Robert Webley (University of Reading), Accessoires décoratifs en alliages cuivreux pour chevaux médiévaux : une évaluation d’outremer

10h45 – 11h Pause

11h Amélie Berthon (UMR Craham • Eveha), Karine Vincent (UMR Craham  •  Dpt Morbihan), Deux corpus d’objets équestres bretons (XIIIe – XVIe s.) : de l’étude des objets à un état des lieux des référentiels archéologiques disponibles

11h30 Frederik-Sebastian Kirch (Denkmalpflege Baden-Wuerttemberg), La transformation des mors de bride médiévaux et leur diversification 

12h Discussion

12h15 – 13h45 Pause déjeuner

2. Façonner sa monture : impact des équipements sur les équidés et les cavaliers

13h45 Clothilde Noé (UMR Citeres • Université de Tours), « Pour ung roussin qui ha la bouche d’un dyable ». Le mors médiéval entre performance, contrôle et « bien-être » du cheval 

14h15 Christèle Baillif-Ducros (UMR CAGT • Inrap), Équipement équestre et posture du cavalier sur sa monture : possibilités d’influence et exemple d’un bilan lésionnel osseux à l’époque mérovingienne (VIe – VIIe s.)

14h45 – 15h Pause

3. Monter et se montrer : pratiques et représentations sociales

15h Hubert Lepaumier, Chris-Cécile Besnard-Vauterin (UMR CReAAH • Inrap), L’équipement équestre et la place du cheval aux périodes pré- et protohistoriques

15h30 Cécile Lagane (UMR Craham • Unicaen), Les éperons de cavalier de l’âge du Fer à l’époque moderne, bilans et perspectives

16h Ramón Santonja Alarcón (Université d’Alicante) La noblesse et le cheval dans la société estamentale castillane : impacts et images en Amérique

16h30 Bilan et discussion sur les projets à mener

17h Fin de journée

La journée sera retransmise en visioconférence via ce lien

Source : Archéocaen

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Appel à contribution – Cultures et technologies de la réécriture du Moyen Âge à aujourd’hui

Nanterre – 15-16 octobre 2025 

Écrire, dans l’Occident moderne, c’est souvent réécrire un texte existant. Le colloque que nous nous proposons d’organiser contribuera à documenter la réalité souvent occultée du recyclage des textes littéraires, et à établir une connexion historique et conceptuelle entre ces pratiques et les phénomènes de viralité à l’ère numérique. 

Des moines copistes médiévaux aux copypasta sur Internet, des recueils d’exempla aux publicistes qui recyclent leurs textes à travers la presse, du journalisme à la colle et aux ciseaux au copier/coller numérique, de la xylographie à l’OCR, de la formation rhétorique à la production de mèmes, de l’Argus de la presse aux boutons de partage sur les réseaux, une multitudes d’outils, d’usages, de normes constituent ce qu’on pourrait considérer comme une culture multiforme et pluriséculaire de la reprise textuelle.

Ces pratiques de lecture, d’écriture et de transmission doivent être considérées aussi bien dans leurs aspects cognitifs que matériels : ce sont des usages à la fois personnels et collectifs, qui prennent des formes multiples et sont rendus possibles par des techniques et des outils communs d’extraction et de réutilisation de fragments textuels. Il s’agira de considérer le phénomène de la réécriture comme le produit d’une configuration complexe qui peut s’analyser à plusieurs niveaux :

celui de la matérialité et des dispositifs sociotechniques qui participent au contrôle et à la régulation de l’attention, des hiérarchies et de la circulation des textes et de leurs contenus, en considérant les supports comme la feuille volante, le livre, le périodique, les ephemera, les carnets de citations et les recueils d’exemples, les tables des matières ou indice, la mise en page ; mais aussi les conditions pratiques de fabrication, d’usages et de manipulations de ces objets ;

celui des réseaux de communication et de leurs nœuds : le système postal, les lieux de sociabilité, de lecture et d’écriture, les ateliers de copistes, les kiosques ; 

celui des pratiques sociales : le cadre législatif et moral, les traditions et coutumes propres à certains groupes et certaines professions et leur construction collective, l’éducation et la formation ;

celui de l’articulation entre les pratiques orales, scripturaires, éditoriales dans la transmission, la mémorisation, la diffusion des traces.

Plutôt que de proposer une série de monographies sur les pratiques de réécriture de tel ou tel auteur, il s’agira donc d’identifier des agencements collectifs permettant ces pratiques. Nous souhaiterions explorer sur le long terme la façon dont les innovations techniques, la standardisation des pratiques culturelles résultant de la professionnalisation et de la commercialisation des métiers de la culture et du livre, la structuration des réseaux de communication et de transport, mais aussi les évolutions des sociabilités, du cadre législatif et institutionnel, et des pratiques d’écriture ont contribué à structurer ces cultures du réemploi en littérature.

Organisation

Guillaume Peureux et Julien Schuh

guillaume.peureux@parisnanterre.fr et julien.schuh@parisnanterre.fr 

Merci d’adresser vos propositions aux organisateurs avant le 31 mai 2025.

Source : Fabula

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Publication – Mathias Tranchant, « Les ports maritimes de la France atlantique (XIe-XVe siècle), t. 2 Les ports maritimes de la France atlantique (XIe-XVe siècle) », vol. 2 : « Territoires de fortune »

À partir du Tableau géohistorique préalablement publié, ce second volume propose une étude en profondeur des ports de la France atlantique durant la seconde moitié du Moyen Âge. S’ils étaient des Territoires de fortune, c’est en raison, tout à la fois, des opportunités qu’ils procuraient et des incertitudes auxquelles ils se trouvaient exposés. Les aléas de l’environnement littoral instable, ses contraintes et ses transformations, favorisaient ou handicapaient les installations avec plus ou moins de gravité. Les havres étaient tributaires des mutations du marché du fret et de la technologie navale de l’époque : variation du flux des échanges et des quantités de denrées à transporter, modification des routes commerciales, croissance du tonnage des navires, dépôts de lest, etc. Leur existence était enfin suspendue à la volonté de leurs différentes autorités de tutelle, elles-mêmes traversées par de fortes évolutions. Aussi devaient-ils être régulièrement adaptés à ces changements combinés. Dans le cas d’une simple zone de relâche ou de transbordement, destinée à un trafic faible ou occasionnel, éloignée d’une agglomération dynamique, il n’était pas question d’engager des travaux coûteux et son obsolescence invitait à reporter ailleurs les activités qu’elle abritait. Au contraire, un site vers lequel se concentraient et se fixaient durablement des enjeux importants donnait lieu à des investissements lourds et prolongés. Au final, considéré pour ce qu’il est, c’est-à-dire un territoire à part entière, le port révèle l’ampleur de son rôle dans la vie des populations maritaines. Il possède, par ses paysages, par sa lexicographie, par ses fonctions, par l’interface qu’il constitue entre l’environnement et la société, une place originale parmi les autres territoires du médiéviste. Son histoire participe d’une histoire maritime totale qui englobe l’ensemble des événements liés à la mer.

Table des matières : ici

Mathias Tranchant est historien médiéviste, spécialiste d’histoire maritime, professeur des universités à l’université Bretagne Sud, directeur du GIS « Humanités et sciences de la mer ». Ses travaux portent sur les sociétés littorales, leurs organisations, leurs économies, leurs ports, leurs rapports aux problématiques de risque et à l’environnement durant le second Moyen Âge.

Informations pratiques :

Mathias Tranchant, Les ports maritimes de la France atlantique (XIe-XVe siècle), t. 2, Les ports maritimes de la France atlantique (XIe-XVe siècle), vol. 2 : Territoires de fortune, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2025 ; 1 vol., 400 p. (Histoire). ISBN : 978-2-75359-807-2. Prix : € 30,00.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Appel à contribution – En bref : abrégement et écriture des abrégés, Moyen-Âge- XXIe s.

Si de nombreux travaux de recherche ont été consacrés aux genres liés à l’écriture de la brièveté (nouvelles, maximes, histoires tragiques, canards, anecdotes), peu de travaux se sont attachés à la question de l’abrègement et à la forme des abrégés. Or cette question, qui se pose à l’évidence pour les siècles anciens, concerne aussi, dans des perspectives différentes, les XIXe, XXe et XXIe siècles.

La synthèse des savoirs sous forme d’abrégés est ancienne. Dès l’antiquité se fait sentir le besoin de condenser des ouvrages longs pour les rendre accessibles, comme le montre la publication de l’Epitome de gestis Romanorum de Florus, qui peut être lu comme un résumé de l’œuvre de Tite-Live. Furetière relève le verbe épitomer qui exprime l’opération consistant à « reduire un Livre en abbregé ». Le substantif abrégé (XIVe siècle) trouve bien vite des synonymes : « épitomé », « promptuaire », « compendium » ou « sommaire » (XVIe siècle), « précis » (XVIIe siècle), « notice » (XVIIIe siècle).

Un premier ensemble de textes auquel il conviendra de s’intéresser est celui des ouvrages dont le titre comporte le terme abrégé. Il s’agit d’un immense corpus qui ne se limite pas à l’histoire, mais s’étend à des disciplines d’une grande variété : on y trouve entre autres la chirurgie, la théologie, la géographie, la linguistique, l’apprentissage des langues anciennes ou vivantes, la politique, la rédaction épistolaire, la ponctuation, l’art militaire, la musique, le roman. Certains de ces ouvrages, sans que ce soit systématique, sont les hypotextes d’un hypertexte existant. C’est notamment le cas de Mézeray qui publie une Histoire de France en 1643 et un Abrégé de l’histoire de France en 1667. C’est également le cas des romans de La Calprenède : Cléopâtre, que le romancier a publié en 1646, fait l’objet d’un Abrégé de la Cléopâtre (publié sans nom d’auteur en 1667, puis repris en 1668 avec la mention « J.C » et réédité en 1769) et d’une nouvelle réécriture plus simplifiée en 1789.

Dans le cas de ces ouvrages intitulés Abrégé, l’étude du paratexte (la préface, les avertissements au lecteur, les titres et les sous-titres) fournit fréquemment des informations permettant d’établir une forme de poétique de l’abrégé. Une telle poétique a pour caractéristique de chercher à concilier plaisir de la lecture et sérieux de la matière, ou encore divertissement et exigence intellectuelle. Dans cette poétique, la question du lectorat est importante car l’abrégement se fait en fonction d’un public donné et d’exigences particulières. Les dédicaces sont à cet égard significatives et méritent d’être étudiées car elles permettent de déterminer le type de lecteur auquel s’adressent les écrits en abrégé (femmes/hommes, noblesse/bourgeoisie, enfants/adultes, lecteur savant/ lectorat moins spécialisé).

La question du lectorat rend manifeste l’importance pour l’écriture de l’abrègement de deux notions, l’accessibilité et la lisibilité. Cela vaut tout particulièrement pour les éditions visant à rendre plus aisée la lecture d’œuvres longues ou les éditions de longs romans : les versions abrégées de romans du XVIIe siècle, fréquentes au XVIIIe siècle, ont ainsi été renouvelées dans des collections de poche à la fin du XXe siècle ou au début du XXIe siècle (il existe par exemple deux éditions d’extraits de L’Astrée d’Honoré d’Urfé et une édition d’extraits de Clélie de Madeleine de Scudéry). On peut également penser aux nombreux cas de versions abrégées d’œuvres classiques destinées à un public scolaire ou au grand public (romans d’Alexandre Dumas, de Victor Hugo, etc.). Les éditions destinées à la jeunesse favorisent en effet le développement des abrégés. On peut, dans le cas de ces abrégés d’œuvres classiques, se demander quels sont les choix opérés par les éditeurs afin de rendre accessibles à un public de collégiens les romans de chevalerie, ou encore Notre Dame de Paris, L’Ile au trésor ou Germinal. L’enjeu ici est d’ôter au texte sans le dénaturer, ce qui peut passer par la reprise textuelle de certains passages ou par une réécriture d’ensemble. Se posent ainsi des questions de rhétorique, de poétique et de stylistique de l’écriture de l’abrégé, qui ne vont pas sans débat autour du sens même de l’œuvre.

Les textes qui se caractérisent par leur longueur (longs romans, Mémoires, correspondances) peuvent faire l’objet de rééditions en fonction du lectorat visé et donc de l’époque. On peut ainsi choisir de fournir des versions expurgées pour des raisons d’ordre moral (ôter des passages licencieux, comme c’est le cas des Mémoires de Casanova), d’ordre politique, d’ordre poétique ou stylistique. Il pourrait être éclairant pour cette raison d’examiner les diverses éditions d’un même texte en appréciant les retranchements et les choix opérés par les éditeurs, en fonction des époques et des publics.

La constitution de versions abrégées d’ouvrages existants a des conséquences sur la forme même des ouvrages. On peut penser à la pratique de l’anthologie, des analectes, ou encore à celle du résumé (comme c’est le cas dans l’entreprise de la Bibliothèque universelle des romans et des nombreuses autres Bibliothèques contemporaines, mais également dans la pratique des arguments au théâtre). Cela touche également la question des formats et des péritextes comme autant d’outils visant à une lecture fragmentée qui sélectionne : sommaires, index, titres de manchettes permettent alors de mettre en lumière ce vers quoi on cherche à guider le lecteur.

La question de l’accessibilité et de la visibilité des textes touche tout particulièrement le théâtre : les longues tragédies et tragi-comédies du XVIIe siècle ont ainsi connu des réécritures à même de les rendre accessibles à des représentations scéniques. C’est le cas de Tyr et Sidon de Jean de Schelandre (tragédie publiée en 1608 et remaniée par l’auteur en tragi-comédie en 1628), mais aussi au XXe siècle du Soulier de Satin de Claudel, le texte de cette dernière pièce ayant été simplifié dans la majorité des mises en scène.

Le champ de l’abrégé offre un large champ d’étude qui permet de croiser les disciplines et d’interroger le rapport au savoir sur la longue durée, depuis les traités et récits du Moyen-Âge jusqu’à la période contemporaine – où se multiplient des voies censées rendre toujours plus accessible la connaissance – en passant par les entreprises de la première modernité (« Trésors » de la Renaissance, recueils d’ana à l’âge classique ou d’anecdotes dramatiques au XVIIIe siècle).

Les propositions d’articles, en vue d’un numéro de la revue Travaux de littérature, sont à envoyer d’ici le 30 mai 2025 aux responsables du numéro. Les articles définitifs devront ensuite être envoyés d’ici le 30 avril 2026.

Camille Esmein-Sarrazin (POLEN, Université d’Orléans) camille.esmein-sarrazin@univ-orleans.fr
Christian Zonza (LAMO, Université de Nantes) christian.zonza@univ-nantes.fr

Source : Fabula

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Publication – « The Medieval Jihad. Texts, Theories, and Practices », éd. Mehdi Berriah, Abbès Zouache

Far from being a simple Islamic reaction to the Crusades, or a monolithic ideology setting out a law of war imposing standards of behavior on all social actors, jihad is a phenomenon with multiple dimensions: religious, jurisprudential, ideological, military, political, economic, social, cultural and literary. The authors of the various contributions published in this volume have been invited to reflect on these multiple dimensions, with freedom to take a long-term view, and with freedom to question the a priori and historiographical or methodological presuppositions that often guide our work without our even realizing it.

Table des matières : ici

Mehdi Berriah est chercheur en études islamiques et en histoire de l’islam à l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo) depuis septembre 2023. Il a été professeur assistant à la Vrije Universiteit Amsterdam. Ses recherches et publications portent sur la pensée islamique médiévale et moderne, la théologie islamique, Ibn Taymiyya, l’idéologie du jihad et le droit islamique de la guerre, l’histoire politique et militaire islamique et la furūsiyya.

Abbès Zouache est médiéviste, historien et philologue. Directeur de recherche au CNRS, il est directeur des études de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire depuis septembre 2021. De 2017 à 2021, il a dirigé le Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa (CEFAS), renommé en 2020 Centre français de recherche de la péninsule Arabique (CEFREPA). Spécialiste de la guerre et de la paix dans l’Orient médiéval (Xe- XVe siècle), il s’intéresse tout particulièrement aux relations islamo-chrétiennes dans le cadre de la croisade.

Informations pratiques :

The Medieval Jihad. Texts, Theories, and Practices, éd. Mehdi Berriah, Abbès Zouache, Paris, Institut français d’archéologie orientale, 2025 ; 1 vol., 236 p. ISBN : 978-2-72471-101-1. Prix : € 17,00.

Source : IFAO

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Publication – Jehan de Brie, « Traité de l’art de bergerie », trad. Jean-François Kosta-Théfaine

Ce Traité de l’art de bergerie, intitulé en moyen français Le Vray regime et gouvernement des bergers et bergeres, aurait été composé à l’intention du roi Charles V, en 1379, par Jehan de Brie, berger de son état, avec la probable collaboration d’un lettré qui l’aurait aidé dans sa tâche.

Ce texte, composé de vingt-cinq chapitres, renferme de précieuses informations portant aussi bien sur le métier de berger, son statut, sa tenue vestimentaire, que sur les maladies des ovins et les remèdes pour les soigner. Il n’omet pas, non plus, d’expliquer la manière de châtrer ces animaux tout comme la façon d’élever le chien du berger. Il dévoile, enfin, la façon de prévoir le temps grâce aux animaux ou bien de savoir quels sont les bons et les mauvais vents.

De première main, rédigé par l’archétype de l’honnête homme, fier de son art et, vraisemblablement, renommé au point d’être appelé par le roi de France à en édicter les principes, ce traité pastoral presque poétique prouve, à sa façon, toute l’actualité des savoirs oubliés !

Jean-François Kosta-Théfaine, docteur en littérature médiévale, certifié de lettres modernes, a traduit en français moderne le Traité des confitures de Nostradamus (2010) et La Vie et les miracles de la Bienheureuse Isabelle de France, soeur de Saint Louis d’Agnès d’Harcourt (2012).

Introduction
Présentation
Note sur la traduction
TRAITÉ DE L’ART DE BERGERIE
Prologue
Autre prologue
1. La vie de Jehan de Brie
2. L’utilité de ce traité
3. L’honorabilité du berger.
4. Les règles générales
5. La manière de connaître le temps grâce aux oiseaux, ainsi que de prévoir le beau temps ou la pluie
6. La manière de connaître le temps grâce aux bêtes
7. L’importance des vents, et ceux qui sont ou ne sont pas utiles
8. La vie du berger, ainsi que les choses concernant son travail….
9. La garde des moutons durant toutes les saisons de l’année. Le mois de janvier
10. Le mois de février
11. Le mois de mars
12. le mois d’avril
13. Le mois de mai
14. Le mois de juin
15. Le mois de juillet
16. Le mois d’août
17. Le mois de septembre
18. Le mois d’octobr
19. Le mois de novembre
20. Le mois de décembre
21. Les maladies contractées par les brebis, les agneaux et autres bêtes à laine
22. Les remèdes
23. La saignée
24. La manière de châtrer et de fertiliser les agneaux
25. Le chien du berger
Notes
Bibliographie
Index des noms propres

Informations pratiques :

Jehan de Brie, Traité de l’art de bergerie, trad. Jean-François Kosta-Théfaine, Paris, Les Belles Lettres, 2025 ; 1 vol., 130 p. (La roue à livres, 105). ISBN : 978-2-25145-711-6. Prix : € 21,00.

Source : Les Belles Lettres

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Appel à contribution – Medieval Texts and their Social Contexts: Performance, Performativity, Agents and Genres

Performance and performativity have proved to be highly productive concepts for understanding the social worlds of medieval texts in diverse literary, linguistic and historical contexts. Through associable notions of orality, aurality, gesture, ritual, materiality, and agency, they have provided fresh ways to historicise texts. This conference seeks to build on such work through a comparative lens, bringing together case studies from different settings, languages and genres, to ask how texts functioned in social contexts, considering their written manifestations as only one part of their lives. What new insights can be gleaned from comparison of, say, Old Norse praise poetry, Latin charters, Arabic letters and Greek hagiographies? What commonalities unite performances in differing medieval literary cultures? What elements are distinct? And to what extent are performances conditioned by the language, genre and physical form of a text? 

We invite scholars to consider this theme through a variety of questions and perspectives, including but not limited to:

⁃         How were medieval texts shaped by the performative context in which they were embedded? 

⁃         What role did memory, gestures, facial expressions, clothing, music, dance and procession play in performances? 

⁃         What social roles did texts offer individuals in their presentation and reception? 

⁃         What can we deduce about the spatial and temporal conditions in which texts were performed? 

⁃        How can we use tentative reconstructions of performances in social contexts to rethink genre designations? 

⁃        How did a text’s social performance contribute to the production, reproduction or challenging of social and societal norms and hierarchies? 

⁃         What was the disruptive potential of literary performance? 

Range of the conference : 

Our focus is the period c. 450–c. 1450 CE, which in a European context is conventionally referred to as the Middle Ages. We welcome studies on literary and cultural traditions from this timeframe, including those that follow different periodization systems. We encourage proposals engaging with literary cultures from across the globe, approached through any possible methodology. 

Please send your abstract of ca. 300 words, together with a short bio, to info@relicsresearch.com.

Deadline : 16 May 

We can offer catering, up to three nights of hotel accommodation, and a limited reimbursement of the travel costs (ca. 200 euros). 

Organisers :

Jeroen De Gussem, Universiteit Gent Robert Gallagher, University of Kent Gowaart Van Den Bossche, Universität Zürich Dinah Wouters, Universiteit Utrecht and Rijksuniversiteit Groningen.

Source : Fabula

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Publication – Maria Aimé Villano, « Les colonnes du ciborium de San Marco à Venise »

La recherche s’articule autour de trois axes principaux : une lecture approfondie des aspects visibles et matériels qui composent l’œuvre d’art, c’est-à-dire les parties sculptées et les inscriptions ; la relation de l’œuvre avec les sources littéraires ; enfin, la relation de l’œuvre avec le contexte. L’application d’une méthode globale, qui considère l’œuvre d’art comme un objet complexe fait de signes, de lieux et d’intentions artistiques, a permis une nouvelle interprétation de l’œuvre, ouverte à des enjeux tout à fait actuels d’histoire de l’art, et connectée à la notion d’histoire et d’anthropologie des objets, en constante relation avec le temps et l’environnement.

Ce livre se compose de huit chapitres qui affirment et décomposent à la fois le « système » des colonnes ; ils sont précédés d’une mise en perspective historiographique. L’ouvrage présente également un catalogue exhaustif de fiches décrivant, pour la première fois, une à une les scènes et les inscriptions des colonnes.

Maria Aimé Villano est historienne de l’art, spécialisée dans le Moyen Âge italien et byzantin. Elle a obtenu son doctorat en 2020 en cotutelle entre l’Université Ca’ Foscari de Venise et l’Université de Poitiers. Après un an de post-doc à l’Université de Verone elle est engagée dans le projet ERC Graph-East consacré à l’épigraphie médiévale en caractères latins dans la Méditerranée orientale.

Remerciements

Abbreviations

Introduction
-Sur le rapport texte-image

1. Parcours critiques
-Origine constantinopolitaine ou vénitienne ? Les premières hypothèses
historiographiques entre le xvie et le xixe siècle
-La piste istrienne : Santa Maria Formosa à Pula
-L’émergence de la piste syro-palestinienne et de Ravenne
-Rappels d’Égypte
-Edmund Weigand et Elisabetta Lucchesi Palli : l’hypothèse vénitienne reprend de l’ampleur
-Otto Demus et la Proto-Renaissance vénitienne
-Le linteau du portail de Sant’Alipio, la tombe Morosini et l’iconographie de la colonne A
-Nouveaux arguments en faveur d’une datation au XIIIe siècle
-Nouveaux arguments en faveur d’une datation à l’Antiquité tardive
-Une provenance de l’église de l’Anastasis à Constantinople ? L’hypothèse de Th. Weigel

2. Contexte
-Les trois ciboria
-Chapiteaux et bases
-Couverture
-Cadres
-Évangélistes
-Le problème stylistique des quatre sculptures du XIIIe siècle
-Pavement
-Autel

3. La syntaxe des formes
-Analyse globale des colonnes
-Partition architecturale
-Les chapiteaux à feuilles angulaires et leur relation avec les modèles antiques
-Relation niches-figures
-La succession des épisodes au sein du récit
-Costumes et types physiques
-Inscriptions. Considérations générales

4. Colonne A
-Inscriptions
-Commentaire quant aux aspects formels des inscriptions
-Analyse des scenes

5. Colonne B
-Inscriptions
-Analyse des scènes

6. Colonne C
-Inscriptions
-Analyse des scènes

7. Colonne D
-Inscriptions
-Analyse des scènes

Conclusions

Bibliographie
-Sources primaires
-Sources secondaires

Index des lieux

Index des noms

Sources littéraires bibliques

Sources littéraires non bibliques

Sujets iconographiques

Figures

Informations pratiques :

Maria Aimé Villano, Les colonnes du ciborium de San Marco à Venise, Turnhout, Brepols, 2025 ; 1 vol., 496 p. (Culture et société médiévales, 43). ISBN : 978-2-503-61170-9. Prix : € 100,00.

Source : Brepols

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Publication – Joanka van der Laan, « Performative Religious Reading in the Low Countries (c. 1470-1550) »

‘Use your imagination, visualize details, activate your emotions and employ your body.’ Late medieval devotional literature demanded readers to actively involve themselves in mental and/or physical performances, in which they were to take up the role of witness or even participant in the story. This practice of performative reading gives readers the opportunity to identify with Christ and grow in their spiritual life.

This monograph studies the variety of techniques in late medieval devotional books that help readers to engage in performative reading. The source material concerns mostly printed material produced in the Low Countries in the late fifteenth and early sixteenth centuries. Challenging the persistent emphasis on the Reformation in research on the early sixteenth century, the results of this study reveal that older medieval devotional mechanisms continued to be enthusiastically embraced by ambitious, active lay men and women. The printing press ensured performative reading practices were widely disseminated, allowing the laity to actively participate in religious culture.

Joanka van der Laan obtained her PhD degree in 2020, as a member of the research project Cities of Readers: Religious Literacies in the Long Fifteenth Century, funded by the Dutch Research Council (NWO), and led by prof. Sabrina Corbellini and prof. Bart Ramakers. She has conducted interdisciplinary research, presented results at international academic conferences, and published in the peer-reviewed journals Ons Geestelijk Erf and Queeste.

Chapter 1. The Performance of Reading
1.1 Introduction
1.2 Devotional Reading
1.3 Sources
1.4 Methods and Structure of the Study

Chapter 2. Space
2.1 Introduction
2.2 Settings
2.3 The Stage of Reading
2.4 The Space of the Book Page
2.5 Spaces in Books: Narrative Settings
2.6 Appropriating Sacred Space
2.7 Conclusions

Chapter 3. Body
3.1 Introduction
3.2 Reading with the Body
3.3 Using the Body: Gestures, Postures, and Movement
3.4 Emotions
3.5 The Senses
3.6 Bridging the Experiential Gap
3.7 Conclusions

Chapter 4. Mind
4.1 Introduction
4.2 Imagination
4.3 Memory
4.4 Multimodal Reading
4.5 Materialising the Abstract: Allegory and Metaphor
4.6 Reading without the Book
4.7 Conclusions

Conclusions

Appendix: Primary Sources

Bibliography

Joanka van der Laan, Performative Religious Reading in the Low Countries (c. 1470-1550), Turnhout, Brepols, 2025 ; 1 vol., 392 p. (Proteus, 8). ISBN : 978-2-503-61376-5. Prix : € 120,00.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Copiste de son texte, auteur de sa copie : l’écriture entre geste et pensée de l’Antiquité au Moyen Âge

Qu’il soit tracé sur papyrus ou parchemin, gravé dans la cire ou l’argile d’une tablette, ou encore incisé dans la pierre, tout texte représente le produit d’une synthèse entre un acte intellectuel et un acte manuel. Plusieurs personnalités pouvaient s’engager activement au sein des processus de création et de transmission textuelles, en particulier les figures de l’auteur, du scribe et du copiste. Le rôle de chacun semble assez précisément défini, selon un consensus trop rarement remis en question : d’un côté, l’inspiration, les recherches et l’intention de l’auteur, et, de l’autre côté, la technique et la subordination d’un scribe ou d’un copiste, agents de l’opus seruile. Cette vision dichotomique ne peut pas rendre la réalité complexe et mouvante de la production textuelle ancienne et médiévale, ni les interactions des nombreux autres acteurs qui peuvent y prendre part (secrétaire, graveur, lecteur/utilisateur/destinataire, correcteur, maître/élève, commanditaire, commentateur…), que laisse entrevoir la matérialité des sources. Ainsi, ces deux journées d’études proposent d’examiner de plus près les mécanismes de création d’un texte, particulièrement au prisme des relations qu’entretenaient les différents acteurs de l’écriture. Ces réflexions pourront s’appuyer sur des sources documentaires, littéraires et matérielles, de toute langue, que les cultures antérieures à l’imprimerie ont livrées.

Exemples de thématiques

  • Définition de la notion d’« auteur » dans les différentes cultures manuscrites ;
  • Contextes de production et de transmission des textes ;
  • Processus de création et de rédaction, ou parcours génétique d’un texte (littéraire ou documentaire) ;
  • Autographie ;
  • Rôle, statut, interaction et position socio-politique des acteurs du monde scribal/littéraire antique/médiéval ;
  • Interventions dans la transmission textuelle entre copistes et grammairiens ou commentateurs ;
  • Marginalia et paratextes ;
  • Sociologie de la lecture et de l’écriture dans les sociétés antiques et médiévales.

Le résultat de ces journées donnera lieu à la publication d’un volume collectif (avec évaluation par les pairs) dans la collection Papyrologica Leodiensia (Presses universitaires de Liège).

Philologies classique et orientale, papyrologie, codicologie, épigraphie, études médiévales, histoire.

Université de Liège, les 22 et 23 janvier 2026. Les frais de déplacement et de séjour seront pris en charge par les organisateurs.

Abstract (200-300 mots) et courte présentation du profil académique (max. 150 mots) à envoyer à l’adresse marie.christians@uliege.be

pour le 16 mai au plus tard.

Chaque intervention durera 20 minutes (et sera suivie de 10 minutes pour les questions).

Langues acceptées : français, anglais, italien, allemand

Deadline de soumission : 16 mai 2025

Deadline des résultats : 16 juin 2025

  • Prof. Gabriel Nocchi Macedo, directeur du CEDOPAL (ULiège),
  • Prof. Alain Delattre, doyen de la Faculté de Lettres, Traduction et communication (ULB),
  • Dr. Eleni Skarsouli, post-doctorante (ULiège),
  • Marie Christians, doctorante (ULiège).
  • Prof. Laurent COLONNA D’ISTRIA, professeur d’assyriologie (ULiège),
  • Prof. Stéphane POLIS, maître de recherches (F.R.S.-FNRS, ULiège),
  • Dr. Antonio RICCIARDETTO, chargé de recherches (CNRS, UMR5189 HISOMA, Lyon).

Source : Calenda

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