Conférence – Claire de Cazanove Hannecart, « Dominer l’espace par les cartulaires ? »

Université d’Artois
Séminaire Dominatio. Formes et modalités de la gouvernementalité médiévale
27 février 2025, 15h00-17h00

Entrée libre.

Possibilité d’assister au séminaire également via Zoom.

Claire de Cazanove Hannecart, maîtresse de conférences en Histoire du Moyen Age (Université Paris I Panthéon-Sorbonne, LaMOP)
Dominer l’espace par les cartulaires ?

Source : Dominatio

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Table-ronde – Autour du livre de John H. Arnold, « The Making of Lay Religion in Southern France, c. 1000-1350 »

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre Panthéon, 12 Place du Panthéon,
75005 Paris · salle 6

UFR d’histoire – 17, rue de la Sorbonne,
75005 Paris, salle Kalifa
Odéon, Cluny-la-Sorbonne

Mardi 4 mars 2025, 14h00-18h00.

14h-14h30 : Présentation du livre par John Arnold (King’s College, Cambridge University)

14h30-15h45 : Interventions de Cécile Caby (Sorbonne université) et Christophe Grellard (EPHE, PSL), et réponses de John Arnold

16h15-17h30 : Interventions de Florian Mazel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Corinne Leveleux-Teixeira (EPHE, PSL/U. d’Orléans), et réponses de John Arnold

17h30-18h : Discussion générale

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Colloque – Faire corps en chrétienté (Moyen Âge – Epoque moderne)

Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul avait adopté la métaphore du corps pour évoquer la diversité des charismes et des fonctions au sein de la communauté chrétienne : tous membres de l’unique corps du Christ, les croyants ont chacun leur place et leur utilité, selon le don propre reçu de Dieu. La métaphore organiciste a par la suite été souvent reprise, avec les principes qu’elle véhiculait : indivisibilité, complémentarité et interdépendance, hiérarchie. Elle a en outre été appliquée à l’Ecclesia comprise au sens large, le corps religieux mais aussi social et politique. Ce schéma général n’excluait pas l’existence de « corps intermédiaires » : communautés et ordres religieux, chapitres, confréries, confraternités de prière… À côté de ces corps institutionnalisés et définis par le droit, de quelle reconnaissance ou sentiment d’appartenance étaient accompagnés des groupes et communautés plus informels, tels, entre autres, les romieux et jacquets cheminant vers leur destination ou revenus d’un même pèlerinage ?

Il y avait en tout cas diverses manières de faire corps en Occident au Moyen Âge et à l’Époque moderne, à différentes échelles : quels étaient alors les éléments permettant à un groupe de s’identifier comme corps, comme communauté – et ces deux termes étaient-ils équivalents ? Dans quelle mesure reprenait-on et déclinait-on la métaphore organiciste ? L’a-t-on parfois écartée en rejetant certains traits (hiérarchie, non-interchangeabilité des fonctions…) et dans ce cas, des modèles alternatifs ont-ils été proposés ?

On s’interrogera aussi sur la manière dont les différents corps se situaient et interagissaient, non sans conflits parfois, au sein de l’unique « corps du Christ » qu’était l’Église considérée dans sa totalité, et sur la façon de reconnaître et de gérer au sein des communautés particulières les tensions, les dissensus sinon les dissidences. L’on portera évidemment tout autant attention aux manifestations d’un « esprit de corps » et aux formes de solidarité qu’impliquait cette cohésion, avec ses différents champs d’application, matériels et spirituels. En corollaire, la force du collectif et la manière dont il limitait ou non l’expression d’aspirations et d’expériences individuelles ne manqueront pas d’être scrutées. Il faudra également considérer la dialectique entre l’exigence de durée et de stabilité, garantie de la permanence du corps, et les dynamiques et évolutions qui sont la caractéristique d’un corps vivant, autrement menacé de dépérissement.

À partir des XIe-XIIe siècles, « faire corps » prend une résonance nouvelle avec l’essor de la doctrine et de la piété eucharistiques ; les liens entre corps sacramentel et corps mystique sont redéfinis. Par la vue ou la manducation, l’eucharistie met aussi en jeu le corps charnel de chaque fidèle ; l’appartenance au corps ecclésial engage ainsi la personne du croyant jusque dans sa dimension physique. Au-delà de la vénération croissante dont fut entouré le Corpus Christi, on pourra s’interroger plus largement sur la discipline des corps : dans quelle mesure l’injonction de faire corps s’est-elle cristallisée ici et là dans des gestes, des attitudes, des tenues ou codes vestimentaires ?

Dans la géographie mentale et spirituelle de l’Occident médiéval, « faire corps » dépasse les frontières du monde visible. Les composantes du corps ecclésial se démultiplient : par la communion des saints, l’Église militante est reliée à l’Église triomphante, mais aussi et toujours plus à l’Église souffrante ou pénitente – les âmes du purgatoire. Des solidarités unissent ainsi les vivants et les morts, mais également les êtres humains et les anges. La perspective eschatologique, toujours présente, dessine une manière idéale et définitive de faire corps, au sein d’une cour céleste dont tous les membres seront enfin rassemblés.

En conjuguant ces approches, il sera sans doute possible de mieux comprendre la manière propre dont le christianisme a contribué à la formation de communautés concrètes ou virtuelles, au regard d’autres corps constitués et d’autres communautés – dont un même fidèle était aussi, le plus souvent, partie prenante.

Screenshot

Jeudi 13 MARS 2025

Université Paris Nanterre
(Salle des conférences, Bâtiment de la Formation Continue, allée de la gare, Nanterre : plan d’accès ici)
9h30 – Accueil des participants

9h45 – Mot d’accueil : Anne Bonzon (Université Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis, codirectrice du MéMo), Franck Collard (Université Paris Nanterre, directeur de l’UFR SSA), Emmanuelle Tixier du Mesnil (Université Paris Nanterre, codirectrice du MéMo)

10h00 – Introduction : Marie-Madeleine de Cevins, Esther Dehoux, Marielle Lamy, Olivier Marin, Matthieu Rajohnson)

Session 1. Corps métaphorique et corps de chair
Présidence : François Bougard (Institut de Recherche en Histoire des Textes)

10h25 – Françoise Laurent (Université Clermont Auvergne) : « Trop Grant religïun ne volt dehors mostrer / Mes les dous ordres volt en un sul cors porter ». Corps charnel, corps ecclésial dans la Vie de saint Thomas de Canterbury de Guernes de Pont-Sainte-Maxence
10h50 – Matthieu Rajohnson (Université Paris Nanterre) : « Faire corps avec le Christ » : métaphores corporelles d’une union spirituelle dans le De pigneribus de Guibert de Nogent
11h15 – Marielle Lamy (Sorbonne Université Lettres) : Sub tuum praesidium. Faire corps à l’ombre de la Vierge, entre universalité et particularismes

Discussion

12h-14h : Déjeuner

Session 2.1 Ordres et corps religieux (I)
Présidence : André Vauchez (Académie des Inscriptions et Belles Lettres)

14h15 – Anne Reltgen-Tallon (Université de Picardie-Jules Verne) : Faire corps malgré le genre : la problématique place des femmes chez les Mendiants au miroir de la littérature dominicaine
14h40 – Ludovic Viallet (Université Clermont Auvergne) : Corps emboités ? Les réformes dans la famille “franciscaine”, autour de Colette de Corbie
15h05 – Umberto Longo (Sapienza Università di Roma) : Corps individuel, corps communautaire dans les nouvelles communautés érémitiques de réforme du XIe siècle. La pensée de Pierre Damien.

Discussion

15h45 : pause

Session 2.2 Ordres et corps religieux (II)
Présidence : Laurence Moulinier-Brogi (Université Paris Nanterre)

16h15 – Marie-Madeleine de Cevins (Université Rennes 2) : Les rituels d’entrée en confraternité chez les Prêcheurs à la lumière des sources hongroises (v. 1240-v. 1530)
16h40 – Angela Laghezza (Università degli studi di Bari Aldo Moro) : Fare comunità in tempo di crisi. Il culto di santa Fara a Faremoutiers nel XVII e siècle
17h05 – Caroline Galland (Université Paris Nanterre) : (Re)penser le corps social au siècle des Lumières : incorporer les « réguliers » dans le droit français

Discussion

Vendredi 14 MARS 2025

Université Paris Sorbonne
(Salle des thèses, Sorbonne, rue Victor Cousin, Paris)

9h15 – Accueil

Session 3. Place des laïcs dans le corps ecclésial
Présidence : Jacques Verger (Académie des Inscriptions et Belles Lettres)

9h30 – Alexis Fontbonne (Université de Namur) : Un corps légitime de laïcs inspirés : les confréries du Saint-Esprit, présentation générale et exemple colonais
9h55 – Séverine Sureau-Niveau (MéMo) : La communauté hospitalière de l’Aumône Notre-Dame de Chartres aux XIVe et XVe siècles

Discussion

10h35 – pause

10h50 – Stefano Simiz (Université de Lorraine) : Quelle place pour les laïcs dans une Église en transition ? À propos du traité de René Benoist, De l’institution et de l’abus survenu es confraries populaires: avec la reformation necessaire en icelles (1578)
11h15 – Jean-Pierre Bordier (Université Paris Nanterre) : Les mystères et le corps de l’Église : corps ecclésial, corps saint, corps civique

Discussion

12h-14h : Déjeuner

Session 4. Faire corps en pèlerinage
Présidence : Alain Tallon (Université Paris Sorbonne)

14h15 – Françoise Perrot (CNRS / LAMOP) : La croisade, un « corps constitué » chrétien, et son évocation dans le vitrail
14h40 – Catherine Guyon (Université de Lorraine) : Faire corps en cheminant vers Sainte-Catherine du Mont Sinaï (XIVe-XVe siècle)
15h05 – Marie-Christine Gomez-Géraud (Université Paris Nanterre) : Faire corps en pèlerinage. Du rite à la mémoire

Discussion

15h45 : Pause

Session 5. Des élaborations pratiques aux conceptions intellectuelles
Présidence : Marie-Madeleine de Cevins (Université Rennes 2)

16h15 – Amandine Le Roux (LAMOP) : L’élaboration des pratiques corporatives chez les collecteurs pontificaux
16h40 – Franck Collard (Université Paris Nanterre) : Penser l’Église comme corps. Le corpus ecclesiale conçu par quelques chroniqueurs et historiens français de la fin du Moyen Âge
17h05 – François Wallerich (FNRS / Université de Louvain) : Commenter, représenter et s’approprier le Symbole des Apôtres. Des techniques intellectuelles pour faire Église (XIIIe-XVe siècle)

Discussion

Samedi 15 MARS 2025

Campus Condorcet
(Salle de séminaire 50, Centre des colloques, place du Front populaire, Aubervilliers)

9h15 – Accueil

Session 6. Faire corps par-delà la mort
Présidence : Anne Bonzon (Université Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis)

9h30 – Esther Dehoux (Université de Lille) : « Sed quia omnes ex uno Patre geniti sumus et ex una carne procreati sumus » : sollicitations de prières dans les tituli des rouleaux des morts (milieu du IXe-milieu du XIIIe siècle)
9h55 – Olivier Marin (Université Sorbonne – Paris Nord) : La potence et l’autel : la communion eucharistique des condamnés à mort en Europe centrale (XIVe-XVe siècles)
10h20 – Ada Campione (Università degli studi di Bari Aldo Moro) : La solidarietà del dolore nei santuari à répit : l’esperienza di una chiesa oltre la Chiesa

Discussion

11h – pause

11h30 – Conclusions par Nicole Bériou (Académie des Inscriptions et Belles Lettres)

Déjeuner

Date(s) : du 13 mars 2025 au 15 mars 2025

Lieu(x) :
Université Paris Nanterre, Nanterre
Sorbonne Université Lettres, Paris
Campus Condorcet, Aubervilliers

Source : Université Paris Nanterre

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Offre d’emploi – Associate Professor in Byzantine History (University of Oxford)

Closes: 12th March 2025

Permanent upon completion of a successful review. The review is conducted during the first 5 years.

Associate Professorship in Byzantine History with a Non-Tutorial Fellowship at Corpus Christi College

We are seeking a highly motivated, inspirational person to join our thriving academic community of historians and bring exciting perspectives to the teaching and study of Byzantine History at Oxford. You will have the opportunity to join one of the foremost global centres for teaching and research on the history of Byzantium, and to develop courses for both undergraduate and graduate students that reflect your own research focus. You will also have the freedom to develop your own research ideas and projects, working with colleagues across the University and beyond. 

We are looking for a proven scholar and talented teacher whose research and teaching specialism is in the history of Byzantium from c.500 to c.1500. Within that period, we have no preference for a particular geographical area or sub-disciplinary specialization. Byzantine History in Oxford sits within a wider context of scholars from a number of disciplines who are working on other areas of Near Eastern and Middle Eastern history, as well as the history and culture of central and eastern Europe, the Islamicate world, and the empires of Central and East Asia. We are therefore particularly interested in applications from scholars who can build links between Byzantium and these other fields of research. This is a rewarding as well as a demanding post. You will have research and teaching expertise in Byzantine History, the ability to inspire and enthuse students at all levels, and a commitment to promoting the subject within and beyond academia. You will play a strategic role in developing research and teaching programmes in Byzantine History, and in the long-term development of the Faculty and College.

This post is an exciting and demanding one in which you will conduct advanced research; give lectures, classes, and tutorials; supervise, support and examine students at the undergraduate and graduate levels; and play a part in the academic life of the Oxford Centre for Byzantine Research and the administrative work of the History Faculty and Corpus Christi College.

The appointee will be a member of the Faculty of History and a non-tutorial fellow of Corpus Christi College. The post is tenable from 1 October 2025 or as soon as possible thereafter.

We welcome applications from candidates at all post-doctoral career stages, including at professorial level. We are committed to creating a diverse academic workforce and positively encourage applications from under-represented communities. We particularly encourage applications from women (approximately 40% of Faculty posts are held by female academics), people with disabilities and Black, Asian, and minority ethnic candidates.

The deadline for applications is 12 noon (UK time) on Wednesday 12th March 2025 and should be submitted online through the University e-recruitment system. Details of how to apply can be found in the further particulars.

Interviews are expected to take place late April/early May 2025.

Queries about the post should be addressed to the Chair of the History Faculty Board, Professor Martin Conway (email: martin.conway@history.ox.ac.uk or telephone: +44 (0) 1865 615005) or the Stavros Niarchos Foundation – Bywater & Sotheby Professor of Byzantine & Modern Greek Language & Literature, Prof. Marc Lauxtermann (email: marc.lauxtermann@exeter.ox.ac.uk).

All enquiries will be treated in strict confidence; they will not form part of the selection decision.

Committed to equality and valuing diversity

Source : Jobs.ac.uk

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Appel à contribution – Mystik und Reformation im helvetischen Kontext

Aus der Perspektive der deutschen Kirchengeschichtsschreibung seit dem 19. Jahrhundert wird in aller Regel nur auf die Beziehung Luthers zur Tradition der deutschen Mystik abgehoben und die Frage nach dem Verhältnis zwischen der mittelalterlichen Mystik und der reformatorischen Theologie in anderen Ländern ausklammert. Die Tagung hat das Ziel, diese Engführung zu korrigieren, indem sie das Spezifikum des Verhältnisses zwischen Mystik und Reformation im Schweizer Kontext anhand konkreter Orte, Personen, Ereignisse und Entwicklungen herausarbeitet.

Gemeinhin gilt die christliche Mystik als ein Phänomen, das in einer mehr oder weniger grossen Spannung zu den offiziellen, dogmatisch wie liturgisch kodifizierten Formen der Glaubenslehre und der Frömmigkeitspraxis steht. So führt das für die Mystik typische Bewusstsein der unmittelbaren Einheit mit Gott nicht nur zu einer legitimen Verinnerlichung und Individualisierung der Gottesbeziehung, sondern geht nicht selten auch mit einer Relativierung, wenn nicht sogar Ablehnung der äusseren, institutionalisierten Wege der kirchlichen Heilsvermittlung Hand in Hand. Es ist daher kein Zufall, dass die mittelalterliche Mystik des deutschen Sprachraums (auch «Rheinische Mystik» genannt), namentlich in Gestalt ihres prominentesten Vertreters Meister Eckhart, von der protestantischen Kirchengeschichtsschreibung seit dem 19. Jahrhundert als Wegbereiterin der Reformation angesehen wurde.

Die Gründe dafür erscheinen zunächst einmal nachvollziehbar, denn das für die Mystik prägende Glaubensverständnis besitzt beträchtliche Schnittmengen mit dem reformatorischen Gedankengut: Die Vorstellung einer von den religiösen Vollzügen des Menschen abhängenden Werkgerechtigkeit wird dabei ebenso abgelehnt wie ein übertriebener Heiligen- und Reliquienkult sowie all jene Frömmigkeitsformen, die mehr auf äusserliche rituelle Vollzüge als auf innere Umkehr abzuzielen scheinen. Auch der Gebrauch der Volkssprache zur Artikulation mystischen Gedankenguts ist ein Motiv, das Luthers Anliegen einer volkssprachlichen Bibelübersetzung und Glaubensunterweisung vorwegzunehmen scheint. Dieses Bestreben, die deutschsprachige Mystik zur Konstruktion einer konfessionellen Identität heranzuziehen, ist jedoch nicht unproblematisch, da es über der Betonung der zweifellos vorhandenen Gemeinsamkeiten von mystischem und reformatorischem Gedankengut die ebenso erkennbaren Unterschiede vergisst. Überdies wird aus der Perspektive der deutschen Kirchengeschichtsschreibung in aller Regel nur auf die Beziehung Luthers zur Tradition der deutschen Mystik abgehoben und die Frage nach dem Verhältnis zwischen der mittelalterlichen Mystik und der reformatorischen Theologie in anderen Ländern ausgeklammert.

Die Tagung stellt sich die Aufgabe, diese Engführung in der Mystikforschung zu korrigieren, indem sie die komplexe Beziehung zwischen der spätmittelalterlichen Mystik und der Reformation im helvetischen Kontext in den Mittelpunkt stellt. Die zu behandelnden Themenfelder lassen sich unter folgenden Fragestellungen zusammenfassen:

Leitfragen:
– Inwiefern kann man überhaupt im allgemeinen Sinne von «der» Mystik reden? Wie positioniert sich die Reformation gegenüber der spätmittelalterlichen Passions- und Leidensmystik einerseits und der von Meister Eckhart und Johannes Tauler vertretenen Mystik des «Lassens» und der «Gottesgeburt» andererseits?
– Welche Form der theologischen Anthropologie ist jeweils für die Mystik bzw. die Reformation massgebend? Liegt der Akzent eher auf der Gottebenbildlichkeit und der «Vergöttlichung» (deificatio) des Menschen oder auf seiner Sündhaftigkeit und Verworfenheit?
– Wie verhält sich die mystische Aufwertung des «Buches der Erfahrung» (liber experientiae) zur reformatorischen Betonung des Schriftprinzips (liber Sacrae Scripturae)?
– Wie wird in der spätmittelalterlichen Mystik und der Reformation die Beziehung zwischen «Innen» und «Aussen» als geistlichen Räumen verstanden? Besteht eine Spannung zwischen dem Gedanken der mystischen Innerlichkeit und Passivität einerseits und dem aktiven Engagement in der Welt andererseits? Welche Rolle kommt in diesem Zusammenhang der Institutionenkritik zu, und welche konkreten Formen nimmt sie an?
– Gibt es innerhalb der Schweiz gewisse «geistliche Geographien», die erklären können, wieso die Mystik auf reformatorischer Seite teils positiv rezipiert, teils abgelehnt wurde? Welche mystischen Zentren gab es in der alten Eidgenossenschaft (z.B. die Oberrheingegend), und lassen sich diesbezüglich Unterschiede zwischen der Deutschschweiz (Strassburg) und der Suisse Romande (Genf) ausmachen?
– Welche Bedeutung kommt der Tatsache zu, dass sich die spätmittelalterliche Mystik zwar nicht ausschliesslich, aber doch vornehmlich im klösterlichen Kontext entwickelt hat? Hat die theologisch motivierte Ablehnung des Ordensstandes sowie des Reklusentums einen erkennbaren Einfluss auf die reformatorische Sicht der Mystik, oder werden die Inhalte des mystischen Schrifttums davon unabhängig rezipiert? Bedeutet die Aufhebung der Klöster im reformierten Teil der Schweiz ein Verschwinden der mystischen Frömmigkeit oder lediglich ihre Transformation?
– Wie haben sich die damals bestehenden Klöster des helvetischen Raumes sowie einzelne Mystikerinnen und Mystiker zu der im Entstehen begriffenen Reformation positioniert? Lassen sich diesbezüglich Unterschiede zwischen Männer- und Frauenklöstern beobachten?
– Steht die innerreformatorische Rezeption der spätmittelalterlichen Mystik in unmittelbarer Beziehung zum Phänomen der «Schwarmgeisterei» (wie etwa bei Andreas Karlstadt), und führt umgekehrt die Ablehnung des spiritualistischen Schwärmertums auch automatisch zu einer Verwerfung jeder Form von Mystik?
– Welche Rolle spielt die Devotio moderna in der damaligen geistesgeschichtlichen Gemengelage? Sieht sie sich eher in Kontinuität zur mittelalterlichen Mystik, oder kritisiert sie diese im Namen einer präreformatorisch anmutenden, biblisch-christologisch fundierten Frömmigkeit?
– Wie positionieren sich die Gegner der Reformation gegenüber der Mystik? Lehnen sie sie als potentielle Inspirationsquelle reformatorischen Denkens ab, oder sehen sie sie unter gegenreformatorischen Gesichtspunkten als Bollwerk einer rechtgläubigen, innerkatholischen Form verinnerlichter Frömmigkeit?

Diesen Fragen will die Tagung nachgehen und dabei das Spezifikum des Verhältnisses zwischen Mystik und Reformation im Schweizer Kontext anhand konkreter Orte, Personen, Ereignisse und Entwicklungen herausarbeiten.

Hiermit laden wir Kolleginnen und Kollegen und insbesondere Forscherinnen und Forscher aus dem wissenschaftlichen Nachwuchs zur Bewerbung um Kurzvorträge (20 Minuten) im Rahmen von Panels ein. Kurzvorträge können in deutscher oder englischer Sprache gehalten werden. Bis zum 31. März 2025 können short paper proposals per Email eingereicht werden. Bitte senden Sie Ihren Vortragstitel samt Abstract von 1’000 Zeichen (incl. Leerschlägen) zugleich an:
martina.roesner@thchur.ch und tobias.jammerthal@uzh.ch

Source : H-Soz-Kult

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Publication – « Basile de Césarée, une postérité monastique pour l’Europe », éd. Annick Peters-Custot , Olivier Delouis

Basile de Césarée fut assurément un grand théologien et un évêque remarquable, par quoi il est reconnu comme Père de l’Église. Une tradition ultérieure a laissé de lui un portrait moins assuré : celui d’un législateur monastique et d’un père des moines.

Le monachisme oriental ignorait les catégories occidentales de règle et d’ordre monastique. De son côté, l’Occident latin usa de l’expression de règle puis d’ordre de saint Basile dans une logique de classification des expériences monastiques, qui fut consacrée par le concile de Latran IV en 1215. Plus tard, du xive au xviie siècle, la papauté dut faire face au déclin du monachisme italo-grec, à l’intégration d’un monachisme oriental sous sa juridiction et à l’émergence de formes locales d’érémitisme collectif en quête d’une référence patristique. Ainsi naquirent l’Ordre de saint Basile (au milieu du xve siècle), la congrégation basilienne (1573) et les moines dits « basiliens ».

Cet ouvrage analyse la réception monastique de Basile et révèle les chemins méconnus qui ont conduit ce Père grec au coeur de l’histoire monastique de l’Europe. Le sujet, encore peu exploré, pose la question d’une identité monastique circulant entre Orient et Occident chrétiens. La géographie de ce voyage est vaste : elle relie l’Empire byzantin et la chrétienté romaine médiévale et moderne. L’ombre de Basile de Césarée ne cesse de planer comme une filiation possible sur les moines de tous siècles et de tous pays.

Table des matières : ici

Ce livre, publié sous la direction d’Annick Peters-Custot (professeure d’histoire médiévale, Nantes Université) et d’Olivier Delouis (chargé de recherche au CNRS, Maison française d’Oxford et UMR 8167 Orient et Méditerranée, Paris) est le fruit d’un programme de recherche intitulé Les moines autour de la Méditerranée. Contacts, échanges, influences entre Orient et Occident, de l’Antiquité tardive au Moyen Âge, dont est également issu l’ouvrage Les mobilités monastiques en Orient et en Occident (2019, Collection l’École française de Rome).

Informations pratiques :

Basile de Césarée, une postérité monastique pour l’Europe, éd. Annick Peters-Custot, Olivier Delouis, Paris, Beauchesne, 2025 ; 1 vol., 376 p. (Théologie historique, 140). ISBN : 978-2-20416-558-7. Prix : € 44,00.

Source : Éditions du Cerf

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Publication – « Philip the Chancellor and Eudes of Châteauroux. Nine Sermons on Crusade and Heresy, 1226—1231 », éd. Nicole Beriou, Christoph Maier

Sermones Contra Hereticos presents an edition and translation of a group of mostly unpublished Latin sermons which were originally preached in the context of the Albigensian Crusade of 1226 and during the fight against heresy in northern France in 1231. The nine extant sermon texts are unique in that they can be connected to specific preaching events for which the identity of the preacher, the time, and location, as well as the audience are known. The sermons were originally preached before academics at the University of Paris, to King Louis VIII of France at the start of his crusade in Bourges, at a procession in Paris in aid of the crusade army at the siege of Avignon, for the recruitment of additional crusaders, and at an episcopal synod at Laon and to laypeople at Bruyères-et-Montbérault in an attempt to ward off the spread of heretical beliefs. These texts provide us with an opportunity to tie particular strands of crusade ideology and doctrine to specific moments of the crusade movement and to the church’s endeavours to counteract heresies by intensifying pastoral preaching. In addition, the texts can tell us a great deal about the way in which oral preaching was recorded and about the differences between the surviving textual record and the historical spoken word.

Nicole Bériou was Professor of Medieval History at Lyon and Paris (EPHE) until 2014. During the years 2011-2014, she was also the Director of the Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS) in Paris. Her thesis on preaching in thirteenth century Paris was awarded the Premier prix Gobert in 2000. As a specialist in the history of religion, culture, and communication, her main contributions deal with preaching. Since 2004 she has also been a series editor of the Bibliothèque d’histoire culturelle du Moyen Âge in collaboration with Franco Morenzoni, and since 2009, the general editor of the Revue Mabillon.

Christoph T. Maier has taught medieval history at universities in Britain and Switzerland. He is presently Privatdozent at the History Department of the University of Zurich, Switzerland. He has published two monographs as well as numerous articles on crusade sermons and preaching, crusade liturgy, gender aspects of the crusades and crusade historiography, military orders, saints’ cults, and late medieval urban history ranging from the ninth to the sixteenth centuries. He is the series editor of Crusades Subsidia.

Table des matières :

Preface
Abbreviations
Introduction
Sermons against heresy preached in 1226 and 1231 by Philip the Chancellor, Eudes of Châteauroux
The crusades and the fight against heresy
The crusade of 1226 against the Albigensians
Preaching against heresy in northern France at the beginning of the 1230s
Manuscript texts and live sermons
Manuscripts
Principles of edition and translation
Edition and Translation
1:Philip the Chancellor, Sermon preached to scholars at Paris on 18 January 1226
2:Philip the Chancellor, Sermon preached to scholars at Paris on 25 January 1226
3:Philip the Chancellor, Sermon preached to scholars at Paris on 2 February 1226
4:Philip the Chancellor, Sermon preached in front of King Louis VIII and crusaders at Bourges on 17 May 1226
5:Philip the Chancellor, Sermon preached at St. Victor in Paris during a procession in aid of King Louis VIII’s siege of Avignon on 21 August 1226
6:Eudes of Châteauroux, Sermon preached for the recruitment of crusaders for the Albigensian Crusade of 1226 between February and September 1226
7:Philip the Chancellor, Sermon preached at Paris on 20 March 1231 probably to scholars of the university
8:Philip the Chancellor, Sermon preached at the Synod of Laon on 20 May 1231
9:Philip the Chancellor, Sermon preached to laypeople at Bruyères-et-Montbérault on 21 May 1231
Bibliography
Indices

Informations pratiques :

Philip the Chancellor and Eudes of Châteauroux. Nine Sermons on Crusade and Heresy, 1226—1231, éd. Nicole Beriou, Christoph Maier, Xoford, Oxford University Press, 2025 ; 1 vol., 288 p. (Oxford Medieval Texts). ISBN : 978-0-19892-139-4. Prix : GBP 130,00.

Source : Oxford University Press

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Appel à contribution – Zooming In and Out: Reconsidering Hans Memling

To celebrate its opening in 2025, BRON Research Centre (Musea Brugge), in collaboration with the Royal Institute for Cultural Heritage (KIK-IRPA, Brussels), is organizing a two-day conference on new and ongoing research on the oeuvre of Hans Memling. The conference ‘Zooming In and Out: Reconsidering Hans Memling’ takes place from 20-21 November 2025 at BRUSK in Bruges. They are currently inviting proposals for papers for the conference, with a submission deadline of 30 March 2025.

The aim of the conference is to highlight and stimulate new interdisciplinary research on the painter by leading and new scholars in the field. They welcome papers that ‘zoom in’ (case studies of individual paintings) and focus on subjects like attribution, organization of the workshop, or patronage, but they also invite studies that ‘zoom out’, by addressing broader cultural historical and historiographical issues, and everything in between—as long as the main focus of your paper is Hans Memling and/or his oeuvre. Contributions may draw upon a variety of disciplines, including (technical) art history, social and cultural history, conservation and conservation science.

Submission procedure

Proposals for 25-minute papers are invited, preferably in English, or in French.

Proposals should be submitted by Sunday 30 March 2025 at the latest. Each submission must consist of a single PDF file with the following components:

  • A 100-word biography
  • A 300-word abstract
  • One or two relevant images (e.g. artworks, archival documents, data visualization)

Proposals will be evaluated based on relevance, clarity, novelty, and contribution to the field. They seek papers that reflect critically on the source material and methodologies employed. Proposals from scholars at all stages of their academic careers are welcome, including final-year master’s students, graduate students, early career researchers and established scholars.

Visit the website of Musea Brugge for more information and to submit your paper.

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Publication – Garance Recoing, « Reines de Norvège. Représentations et pouvoirs dans les sagas royales (1180-1230) »

Qui sont les reines norvégiennes ? Si les premiers rois guerriers et convertisseurs sont aujourd’hui célèbres, à l’instar d’Harald à la Belle Chevelure ou de Saint Olaf, les noms de Gunnhild, Thyre, Margret, Ingigerd ou Sigrid ne nous sont pas familiers.

Épouses et mères, reines discrètes ou influentes, manipulatrices ou sages conseillères, les portraits fragmentés qui nous sont parvenus sont hauts en contrastes. C’est à près de deux siècles d’intervalle que les auteurs des sagas royales traitent des premiers temps de la royauté, en remontant jusqu’au passé viking et païen de la Norvège. Comment ces hommes imprégnés de la pensée chrétienne et lettrée européenne, mais aussi tributaires d’une culture spécifiquement scandinave, représentent-ils les reines du passé ? Quels rôles et quels pouvoirs leur reconnaît-on ?

En se penchant sur un vaste corpus de sagas datées des années 1180 à 1230, le livre explore les différentes facettes de l’imaginaire réginal norvégien et tente de cerner la place qu’occupaient ces femmes au sein de la royauté entre le Xe et le XIIe siècle.

Garance Recoing, élève à l’École normale supérieure de Paris, a soutenu en 2023 son mémoire de master 2 sous la direction de Geneviève Bührer-Thierry (université Panthéon-Sorbonne), pour lequel elle a obtenu le prix 2023 de l’Association Mnémosyne pour le développement de l’histoire des femmes et du genre.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Garance Recoing, Reines de Norvège. Représentations et pouvoirs dans les sagas royales (1180-1230), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2025 ; 1 vol. 2025 (Mnémosyne). ISBN : 9782753599178. Prix : € 20,00.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Publication – « Luoghi dell’ospitalità in Italia nel Medioevo. Sistemi e servizi fra città e contado », éd. Francesca Pucci Donati

Metafora della vita urbana e rurale, la taverna nell’Italia medievale è uno spazio insieme concreto e immaginario dove prende corpo una molteplicità di rapporti istituzionali, economici, sociali e culturali, spesso in bilico fra il lecito e l’illecito, il rispetto delle regole e la loro trasgressione.

Le testimonianze su osti e albergatori – tra le cui fila spicca una cospicua presenza femminile – ci restituiscono una figura professionale dai contorni sfumati: gestore, mercante e daziere, giocatore e ruffiano, operatore impegnato in attività di assistenza e cura.

Fondamentali sono le funzioni di natura pubblica svolte da osterie e alberghi sul territorio, entro le mura cittadine e nelle campagne, lungo le vie di percorrenza e gli snodi di mercato: fra IX e XV secolo, tali strutture vengono a costituire una rete di servizi che soddisfano la domanda di una clientela assai diversificata.

Table des matières :

  • Francesca Pucci Donati, Introduzione
  • Mattia F.A. Cantatore, Paola Galetti, Nicola Mancassola, Piacenza e il suo territorio: i luoghi dell’ospitalità e del mercato tra l’età carolingia e quella comunale
  • Bruno Figliuolo, In mezzo al fiume e sull’acque. Osterie e alberghi tra Cremona e Venezia nei secoli XII-XIV
  • Elisabetta Scarton, 1368: Udine, albergo diffuso
  • Francesca Pucci Donati, Ospitalità e servizi nella montagna bolognese alla fine del Trecento
  • Aldo Giuseppe di Bari, Gli operatori forestieri nel settore dell’ospitalità a Bologna: gestione, strutture e mobilità fra Tre e Quattrocento
  • Paola Pinelli, Una famiglia di osti e albergatori: i Cambi di Prato (secoli XIV-XV)
  • Beatrice Giovanna Maria Del Bo, Osti maledetti: la demonizzazione di un mestiere (secoli XIV-XV)
  • Daniele Lombardi, Ospitalità a pagamento e imprenditoria ricettiva nella Roma di fine Medioevo
  • Tommaso Vidal, Tra produzione, mercato e ospitalità: un’ostessa nella Udine del Quattrocento
  • Ermanno Orlando, Da e per Venezia. Il sistema dell’ospitalità in area veneta
  • Enrico Basso, Taverne e osterie, vino e vinattieri a Genova e nell’area ligure
  • Gabriella Piccinni, Andar per terme in Toscana. Tra moda, cura, ospitalità, affari e politica
  • Indice dei nomi e dei luoghi

Informations pratiques :

Luoghi dell’ospitalità in Italia nel Medioevo. Sistemi e servizi fra città e contado, éd. Francesca Pucci Donati, Rome, Viella, 2024 ; 1 vol., 296 p. (I libri di Viella, 516). ISBN : 9791254697498. Prix : € 32,00.

Source : Viella

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