Publication – Matthias Kuhn, « Rolle und Rang. Genealogische Rollen des deutschen und englischen Adels im ausgehenden Mittelalter »

Genealogische Rollen zeigen den Rang einer adeligen Familie an: Manuskriptform, Gestaltungsmittel und inhaltliche Argumente ergeben dabei eine Synergie, die die einzigartige Stellung einer Familie unter Beweis stellen soll. Aus dem 15. Jahrhundert hat sich eine große Zahl dieser Manuskripte sowohl im deutschen wie im englischen Raum erhalten.

Das Buch nimmt einen Vergleich zwischen dem Reich und England vor und fragt, wie Rang durch Form und Gestaltungsmittel genealogisch hergeleitet wurde. Darüber hinaus wird der Einfluss von Wahl- und Erbkönigtum auf den Adel in den Blick genommen. Die Analyse dieser Rollen vermittelt neue Erkenntnisse über das Selbst-Bewusstsein des spätmittelalterlichen Adels und die Funktion von Genealogie als Ordnungsmodell in der europäischen Adelsgesellschaft.

Matthias Kuhn studierte in Bonn, Perugia, Heidelberg und Amherst/Massachusetts Geschichte, Politik und Gesellschaft sowie Kunst- und Kirchengeschichte. Seine Dissertation über die genealogischen Rollen des deutschen und englischen Adels fertigte er im Rahmen des Heidelberger Sonderforschungsbereichs »Materiale Textkulturen« an.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Matthias Kuhn, Rolle und Rang. Genealogische Rollen des deutschen und englischen Adels im ausgehenden Mittelalter, Sigmaringen, Jan Thorbecke Verlag, 2024 ; 1 vol., 464 p. (RANK. Politisch-soziale Ordnungen im mittelalterlichen Europa, Band 7). ISBN : 978-3-7995-9127-0. Prix : € 59,00.

Source : Jan Thorbecke Verlag

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École d’été – 69e édition des Semaines d’études médiévales

Comme chaque année depuis 1954, le CESCM organise dans la deuxième quinzaine de juin une école d’été internationale destinée aux étudiants avancés et aux jeunes chercheurs en études médiévales, toutes disciplines confondues.

Session intensive de formation en prise avec l’actualité de la recherche, caractérisée par sa forte interdisciplinarité, les Semaines d’études médiévales alternent des conférences proposées par des spécialistes du Moyen Âge venus du monde entier, des excursions et visites de sites animées par des chercheurs spécialisés, des présentations de manuscrits ou de documents d’archives, des workshops à dimension plus pratique et des moments de convivialité.

Cette école d’été francophone unique en son genre accueille chaque année une cinquantaine d’étudiants, doctorants et jeunes chercheurs français et étrangers, contribuant depuis plus de soixante-dix ans à construire et à renforcer un solide réseau international dans le domaine de l’étude du Moyen Âge.

Les Semaines d’études médiévales sont ouvertes aux étudiants de master, aux doctorants et aux jeunes chercheurs en études médiévales de toutes disciplines, et disposant d’un niveau de maîtrise de la langue française suffisant pour suivre conférences et visites, et participer pleinement aux échanges.

Les conférences sont également accessibles, sous réserve de place, à des auditeurs libres.

⇒ Voir le programme version papier et l’affiche

Admission sur dossier, date limite de candidature : 21 mars 2025

Consulter les conditions d’admissions et tarifs

Le Formulaire de candidature doit être renvoyé à l’adresse mail : sem.cescm@univ-poitiers.fr

Auditeurs libres : Bulletin d’inscription

Lundi 16 juin

9h30 – Accueil, présentation du programme, visites (CESCM, photothèque, Bibliographie de civilisation médiévale, Cahiers de Civilisation médiévale, bibliothèques) 

14h – Visite : Poitiers médiéval (Cathédrale, Baptistère, Palais des comtes et ducs d’Aquitaine) par Claude Andrault-Schmitt (Prof. émérite à l’Université de Poitiers)

16h – Conférence inaugurale : François-Xavier Fauvelle (Prof. au Collège de France, Directeur du Centre de Recherche Français à Jérusalem) : « Jérusalem en un miroir : le Saint-Sépulcre et ses copies, de l’Éthiopie à l’Italie »

18h – Cocktail d’ouverture

Mardi 17 juin

9h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique animé par Anne-Sophie Traineau-Durozoy (Conservatrice à la bibliothèque universitaire de Poitiers, responsable du fonds ancien et du pôle Moyen Âge)

10h – Conférence à venir

14h – Conférence de Freimut Löser (Prof. à l’Université d’Augsbourg) : « ‘God’s own word for all of us!’ Medieval Vernacular Bibles in German Speaking Countries »

16h30 – Workshop – « Transcribathon : écrire comme au Moyen Âge » animé par Vladimir Agrigoroaei (Chargé de recherche au CNRS/CESCM) et Ileana Sasu (MCF à l’Université de Tours)

Mercredi 18 juin

8h30 – Conférence de Francisco Prado-Vilar (Distinguished Researcher à l’Université de Compostelle) : « Corpus organicum: Technologies of the Self and the Re-creation of the World in the Art and Architecture of the Year 1200 »

11h Conférence de François Bougard (Directeur de recherche CNRS, Directeur de l’IRHT) : « Les manuscrits juridiques du haut Moyen Âge et leurs images, entre tradition et innovation »

14h30 Carte blanche à l’association JANUA

17h – Présentation de manuscrits médiévaux conservés à la Médiathèque François-Mitterrand par Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM)

Jeudi 19 juin

9h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique (Anne-Sophie Traineau-Durozoy)

10h – Conférence de Teresa D’Urso (Prof. à l’Université della Campania Luigi Vanvitelli) : « Matérialité et symbole dans les manuscrits en parchemin de couleur, de l’Antiquité tardive à la Renaissance »

14h – Conférence d’Elisabeth Lorans (Prof. émérite à l’Université de Tours) : « Marmoutier, formation et sanctuarisation d’un enclos monastique ligérien du haut Moyen Âge au XIIIe siècle »

19h – Soirée internationale

Vendredi 20 juin

Journée organisée en partenariat avec et aux Archives départementales de la Vienne

10h Conférence de Richard Trachsler (Prof. à l’Université de Zürich) : «L’Armorial Arthurien. Genèse, diffusion et utilité d’un répertoire d’héraldique imaginaire »

14h30 Visite des Archives Départementales de la Vienne par Pierre Carouge (Directeur adjoint des AD)

16h Conférence de Yann Potin (Conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales – Direction des fonds) : « ‘Faire archives’ au Moyen Âge ? Logiques de transmission et lieux de conservation des écrits légitimes et probatoires sur la longue durée médiévale »

18h – Documentaire sonore « L’antichambre du concert », réalisé et présenté par Christelle Chaillou (Chargée de recherche CNRS/CESCM) et Anne-Zoé Rillon-Marne (MCF à l’Université Catholique de l’Ouest)

19h – Concert de l’ensemble La Quintina

Samedi 21 juin

Excursion. « Angers médiévale : le château, la tapisserie de l’Apocalypse, la cathédrale et la collégiale Saint-Aubin »

Visites animées par Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM), Cécile Voyer (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM), Emmanuel Litoux (Responsable du Pôle Archéologie, Conservation départementale du Patrimoine de Maine-et-Loire), Pascale Brudy (Docteure en histoire de l’art médiéval)

Lundi 23 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h Conférence d’Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM) : « La deuxième vie de Suger »

14hConférence de Monica Brinzei (Directrice de recherche CNRS, Directrice adjointe de l’IRHT) : « Les différentes vagues épidémiques de la peste noire et l’impact sur l’organisation de l’université médiévale »

16h30 – Visite de l’église Saint-Hilaire-le-Grand par Éric Sparhubert (MCF à l’Université de Limoges)

Mardi 24 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h – Conférence de Maud Pérez-Simon (MCF à l’Université Sorbonne Nouvelle) : « Les plafonds peints, la source encore méconnue d’images inédites »

14h – Conférence d’Isabelle Fabre (Prof. à l’Université de Paris Ouest-Nanterre) : « Éditer un recueil de poèmes chantés du XVe s. Méthodologie et enjeux critiques. L’exemple du manuscrit de Chypre (Turin, BNU J.II.9) »

16h30 Workshop – « Taille de pierre » animé par Thierry Grégor (Tailleur de pierre et Docteur en histoire et archéologie médiévale) et Estelle Ingrand-Varenne (Chargée de recherche au CNRS/CESCM)

Mercredi 25 juin

Excursion. « Naviguer comme au temps des Mérovingiens (la barque de Tonnay-Charente) et exploiter le sel de Broue, or blanc du Moyen Âge (château de Broue) » (Charente-Maritime)

Visites animées par Éric Normand et Patrick Bouvart (Ingénieurs d’Études du Service Régional de l’Archéologie, DRAC Nouvelle-Aquitaine)

Jeudi 26 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h – Conférence de Jean-Pierre Devroey (Prof. émérite à l’Université Libre de Bruxelles) : « Paroles paysannes et discours des élites dans le récit médiéval : l’exemple d’une citation des Gesta Suggerii abbatis, chap. 14 »

14h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique (Anne-Sophie Traineau-Durozoy)

16h Conférence de clôture : Jean-Yves Tilliette (Prof. honoraire à l’Université de Genève, membre de l’AIBL) : « Pèlerinage guerrier et voyage mystique : le sens et la composition du De laude novae militiae de Bernard de Clairvaux »

Cocktail de clôture

Informations complémentaires

Responsables :

Estelle Ingrand-Varenne (CNRS–CESCM)

Émilie Kurdziel (Université de Poitiers–CESCM)

Comité de sélection des candidatures :

Estelle Ingrand-Varenne (CNRS–CESCM)

Émilie Kurdziel (Université de Poitiers–CESCM)

Cécile Voyer (Université de Poitiers–CESCM)


Renseignements

Tél. 00 33 (0)5 49 45 45 57 / sem.cescm@univ-poitiers.fr

http://cescm.labo.univ-poitiers.fr

Source : CESCM

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Offre d’emploi –  PhD position in Medieval History and Digital Humanities (Ghent University)

The Faculty of Arts and Philosophy at Ghent University (link) is seeking a highly motivated PhD candidate to contribute to the research project “Hagiographic Entanglements of the Long Tenth Century”. This unique opportunity involves a funded doctoral position (as a project collaborator) at UGent, under the supervision of professors Steven Vanderputten (profile page) and Julie M. Birkholz (profile page). Successful candidates will join a dynamic interdisciplinary team dedicated to advancing the understanding of community building in the high medieval West, by applying an unprecedented methodology that combines traditional historical approaches and state-of-the-art ones in network analysis.

PROJECT ABSTRACT

This project offers a re-interpretation of hagiography as an instrument for translocal community-building and networking in the Long Tenth Century (c. 880–1030). In the traditional view, the genre’s dominance in this period evidenced a drastic decline in the reach and scope of institutional, social, and cultural networks.

But this perception is hard to reconcile with emerging evidence that (a) hagiographical production was deeply entangled at an intertextual level, (b) the texts contain numerous references to connections between religious communities, and (c) authors went to great lengths to ground these connections in a legitimizing past. These things strongly suggest that hagiographies were designed to foster imagined communities of religious groups and help establish resilient networks for the exchange of human and cultural capital. However, this hypothesis has yet to be systematically verified. Through an innovative methodology that combines state-of-the art approaches to Historical Network Analysis with traditional ones for textual study, the researchers will conduct the first integrated and large-scale investigation of all three indicators of hagiography’s entangled nature. By doing so, this project will debunk former views of this era as one in which the local was the dominant paradigm of social and cultural production.

Furthermore, it will significantly move the methodological goalposts of research into translocal community building, networking, and written culture.

ENVIRONMENT

The selected candidate will join the Department of History at Ghent University (link), which has a strong international reputation for excellence in innovative and multi- and transdisciplinary research. The current project is a joint venture of two supervisors working respectively at the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies (link) and the Ghent Center for Digital Humanities (link). Medieval studies at UGent encompasses diverse approaches and fields, including a vibrant tradition for the study of religious life and thought in the early and high medieval West. GhentCDH is a Core Facility that supports scholars utilizing geospatial analysis, collaborative databases, and digital text analysis.

QUALIFICATIONS

– Master’s degree in Medieval History or in a related field, obtained before 15 September 2025.

– A background in the study of narrative texts and in that of religious life in the Early or High Middle Ages, while not required, is considered an asset.

– Experience in working with primary sources written in Latin.

– Experience in working with and/or willingness to learn to work with secondary literature in English, French, and German.

– Strong interest and willingness to be trained in Digital Humanities-driven network analysis of medieval primary sources.

– Good to excellent English communication skills. Candidates from any language background are welcome to apply.

– Applicants should be able to work in team as well as independently and have a critical and creative mindset.

WHAT WE CAN OFFER YOU

– We offer a full-time position as a doctoral fellow, consisting of an initial period of 12 months, which after a positive evaluation will be extended to a total maximum of 48 months.

– The starting date of the position is flexible between March 1 and December 31, 2025 at the latest. andidates who are not yet holder of a Master’s degree but are due to obtain it before 15 September, 2025 are welcome to apply.

– The monthly grant is free of personal income tax. The exact amount is determined by the Department of Personnel and Organization based on family status and seniority. Click here for more information about our salary scales. Precalculated into the project budget are a range of expenses for research purposes.

– All Ghent University staff members enjoy a number of benefits, such as 36 days of holiday leave (on an annual basis for a full-time job) supplemented by annual fixed closing days, bicycle allowance and ecovouchers. Click here for a complete overview of all the staff benefits. Click here for a complete overview of all the staff benefits.

– Vanderputten and Birkholz are strongly committed to providing high quality supervision to the candidate, as well as professional training and support on DH-driven analysis by members of the Ghent Center for Digital Humanities. A Doctoral Guidance Committee consisting of at least three members will provide additional feedback and support. In addition, UGent’s Doctoral School in Arts and Law offers a wide range of free training and education opportunities.

– The Department of History at Ghent University actively fosters a safe working environment for all its staff and offers substantial support to its junior researchers. Regular seminars, discussion groups, and a friendly atmosphere contribute to the quality of work and the well-being of all staff.

HOW TO APPLY

Applications including a full CV (including a transcript of university study results), motivation letter (detailing why you are a good fit), and the contact information for two references should be sent electronically to Prof. Steven Vanderputten (steven.vanderputten@ugent.be).

The evaluation of the applicants starts on February 1, 2025 and continues until the position is filled.

Preselected candidates will be invited for an (online) interview. The starting date will be determined in agreement with the selected candidate.

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Publication – « Parole, paroles. Le genre des pratiques langagières », éd. Capucine Boidin, Ulrike Krampl, Chloé Tardivel (Clio. Femmes, Genre, Histoire 2024/2 n° 60)

Accès : ici

Comment retrouver les accents propres de l’oralité, qu’elle soit rituelle ou spontanée, au sein de l’écriture, codifiée et codifiante, des sociétés anciennes ? Peut-on y déceler un « je » féminin et plus généralement subalterne dans des écrits souvent masculins ? Pourquoi certaines formes verbales comme le sermon, le discours politique ou la conférence académique imposent-elles un corps proférant masculin ? Les sociétés placent-elles toutes la parole rationnelle et publique du côté masculin et la parole affective et intime du côté féminin ? Depuis quand parle-t-on de langue maternelle et pourquoi ? Des historien.es, des anthropologues, des sociolinguistes et des psychologues se sont réunies dans ce numéro pour comprendre comment les hommes et les femmes, d’hier à aujourd’hui, interrogent et composent avec les normes genrées des pratiques langagières, depuis l’Égypte ancienne jusqu’au Pérou contemporain, en passant par le Moyen Âge occidental, le Paraguay au temps des missions et l’Europe du XXe siècle.

Table des matières :

Éditorial – Capucine Boidin, Ulrike Krampl, Chloé Tardivel

Dossier

Arthur LESAGE – Interpréter le genre du Je dans un corpus de « lettres de femmes » (Égypte, c. 2400-1000 av. n. è.)

Philippe AKAR – « On lui donnait le nom d’Androgyne ». La parole publique des matrones à la fin de la République romaine

Chloé BONNET – Avoir le dernier mot. Écritures testamentaires des femmes juives dans les territoires de la Couronne d’Aragon, 1300-1350

Mathias VALVERDE – Prises de parole et masculinités dans les académies savantes (Dijon, XVIIIe siècle)

Camille JACCARD – Performance de genre d’une spirite glossolale.Relecture d’un chapitre de psychologie (Genève, 1900)

Camille RIVERTI – Dire le mariage forcé. Ethnographie des pratiques langagières dans les Andes péruviennes

Regard Complémentaire

Milène LE GOFF – « J’aime les femmes. Et vous ? ». Se dire lesbienne au Tribunal international des crimes contre les femmes (Bruxelles, 1976)

Actualités de la recherche

Chloé TARDIVEL – Le genre de la langue vulgaire au Bas Moyen Âge. Note de recherche

Ulrike KRAMPL – Caqueter ou converser ? La parole des femmes à l’époque moderne, un bilan historiographique

Document

Mickaël ORANTIN & Marie VESCO – « Ton visage révèle la méchanceté de toncoeur ». Insultes en guarani entre Indiennes (Missions jésuites du Paraguay, XVIIIe siècle)

Témoignage

Marlène ALBERT LLORCA – Le genre de la mémoire de guerre. Dits et récits de mes parents sur la IIe République espagnole et l’exil républicain

Varia

Christophe BETENFELD – Retour sur la loi Marthe Richard ou la personnification d’un combat

Lucie LE TIEC – Les femmes arbitres de football en France (1900-2023), d’éternelles pionnières ?

Clio a lu
Comptes rendus divers
Clio a reçu

Source : Cairn

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Exposition – Visibilité et invisibilisation des minoritaires dans l’espace public à la fin du Moyen Âge

19 décembre 2024 – 9 mars 2025
CASA DE VELÁZQUEZ – SALLE PIERRE PARIS


Du lundi au dimanche, de 10h00 à 20h00
Sauf fermeture de fin d’année ou modifications exceptionnelles 
Consultez la page web avant votre visite

Projet soutenu par l’ANR et initié en 2021, VISMIN s’est proposé durant trois ans d’approcher la question de la visibilité ou de l’« invisibilisation » du fait minoritaire dans l’espace public à la fin du Moyen Âge, en examinant l’évolution de la place de la minorité juive dans quelques villes de la Couronne d’Aragon. Après son colloque conclusif en juin dernier, VISMIN vient partager avec le public au travers d’une exposition documentaire, les résultats de ce travail aussi dense que passionnant.

Partant du constat que, durant les trois derniers siècles du Moyen Âge, les pouvoirs en Occident balancent entre deux attitudes contradictoires : gommer les différences dans une logique intégratrice correspondant à l’idéal de la Societas Christiana, et distinguer les minoritaires afin de circonvenir la menace qu’ils représentent à leurs yeux, le projet s’est fixé comme objectif d’analyser les enjeux et les effets de cette tension entre visibilité et « invisibilisation » dans l’espace urbain.

Interdisciplinaire, VISMIN emprunte à la paléographie, à la cartographie, à l’archéologie et à l’anthropologie, et mobilise les ressources de la géomatique.

Plus d’informations : https://vismin.huma-num.fr/
Vidéo de présentation : https://www.canal-u.tv/chaines/ehess/projet-vismin

Soutenu par l’ANR – Agence Nationale pour la Recherche, le projet VISMIN a également bénéficié de l’appui de la Casa de Velázquez, l’Université du Littoral Côte d’Opale, l’Université de Perpignan Via Domitia et l’EHESS-plateforme géomatique.

Source : Casa de Velázquez

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Appel à contribution – Food Studies – Quo vadis? Interdisciplinary potentials for the research of the food history of the Middle Ages

Internationales Begegnungszentrum (IBZ), Universität Erfurt
13.11.2025 – 14.11.2025

Research projects on nutrition are often labelled as food studies. These are generally understood as an analysis of food and its interrelationships between science and society in the past, present, and future. According to the free encyclopaedia Wikipedia, food studies involve a variety of disciplines such as agricultural science, nutritional science, ethnology/cultural anthropology, gastronomy, history, philosophy, sociology, and literature. The research focus of food studies is therefore the relationship between nutrition and food as well as human experience (Miller/Deutsch 2009). However, more detailed definitions are rare. The Routledge International Handbook of Food Studies (Albala 2013), for instance, even avoids a definition altogether. Methodologically, it has been suggested that food studies should be understood as food audit in which a dietary analysis is used to visualize the entanglement of production and the meaning attributed to it in society by examining agro-food systems and applying the actor-network theory (Murcott/Belasco/Jackson 2013). Agro-food studies set similar emphases with its focus on food regimes, which involve the interplay of supply chains and their control by multiple actors (Ermann et al. 2017). Climate adaptation programmes such as the “From Farm to Fork” strategy formulated by the European Union take approaches of this kind into account in order to implement a sustainable food system.

These approaches are strongly shaped by the present and easily run into limitations when analysing pre-modern, particularly medieval, subjects. These limitations can, for example, consist of the source-based tradition, the social and power-political structures of the time, or economic factors. The national terms used to describe the history of food show how differently it is characterized from a historical perspective: food history, Ernährungsgeschichte, storia dell’alimentazione, or histoire de la gastronomie. They also highlight different focal points of historical research. So, what are food studies of the Middle Ages or perhaps pre-modern times?

In medieval studies, the history of food is not regarded as an independent sub-discipline, but rather understood as part of everyday and environmental history (with close links to social and economic history) (Goetz 2014; Hartmann 2017). Historiography, and especially German medieval studies, have made a name for themselves in the study of medieval food culture by working out the networks of the transfer of dietary and culinary knowledge and analysing the culinary culture of the era itself. Of course, the importance of religion for medieval culinary culture and European identity has also been recognized. Interdisciplinary attempts to combine archaeological and archaeobotanical findings with historical studies have helped to clarify the picture of the medieval diet. Today, digital source corpora such as CoReMA allow the computer-aided analysis of German-language cooking recipes from the Middle Ages.

It is time to bring together the various approaches and disciplines and to discuss what characterizes food studies in medieval studies. The conference will therefore consider examples and approaches that address current research projects and their methods as well as theoretical and methodological ideas for framing a pre-modern food history and thus sharpen the concept of food studies. The following topics shall be discussed:
– What is specific about the history of nutrition/food studies in the Middle Ages or is it only to be understood in the context of the pre-modern era?
– Are there possibilities for periodization according to alimentary criteria?
– Which areas of food studies can be researched from a medievalist perspective and which cannot?
– How can new perspectives lead to more insights regarding the history of food by bringing together different disciplines?
– Where are desiderata and links for more interdisciplinary approaches?
– And: Food Studies – quo vadis? What do new approaches look like, which theories and combinations of methods promise new perspectives in medieval research?

Due to the alimentary nature of the subject, an interdisciplinary orientation is intended. The conference is aimed at early career researchers as well as established scholars. Contributions from the fields of agricultural history, archaeology/archaeobotany, gender history, geography, history, cultural anthropology, literary studies, medical history, religious studies/theology, sociology, or linguistics are very welcome.

We invite interested participants to submit proposals with a short abstract of 300 words. Proposals can be prepared in German or English. The presentations should not exceed 20 minutes and will be followed by a discussion. The conference languages will be German and English.

We intend to publish the conference papers. We will also attempt to cover travel cost and accommodation.

Abstracts should be sent to Dr Stephan Ebert by 2 March 2025.

Kontakt

ebert@pg.tu-darmstadt.de

Source : H-Soz-Kult

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Publication – « Les obituaires de la chartreuse de Glandier », éd. Jean-Loup Lemaître

La chartreuse de Glandier, fondée en 1219, est une des deux seules chartreuses du diocèse de Limoges. Les archives de la chartreuse ont beaucoup souffert à la suite de la Révolution, si bien que le chartrier n’est connu, pour l’essentiel, qu’à travers les analyses et extraits pris, au XVIIe siècle, par dom Cl. Estiennot et le P. J.-B. Pradilhon, feuillant, puis, au XVIIIe siècle, par l’abbé J. Nadaud. C’est grâce à ces érudits que nous avons une trace du nécrologe et d’un livre des bienfaiteurs médiéval. En 1683, un frère de la maison entreprend la rédaction d’un Calendarium, un obituaire en deux parties, la première consacrée aux religieux dont la communauté faisait mémoire, et la seconde aux bienfaiteurs séculiers, cet obituaire étant précédé d’une histoire de la chartreuse, malheureusement incomplète. Ce Calendarium est aujourd’hui conservé dans les archives du monastère de la Grande Chartreuse. A la différence du nécrologe, qui témoigne des fondations faites spécifiquement à la chartreuse limousine, il renferme nombre de religieux et de bienfaiteurs dont la mémoire était célébrée dans l’ensemble de l’ordre, mais dont les noms étaient parvenus à Glandier ou y avaient été retenus, témoin de la pratique mémorielle des chartreux.

Informations pratiques :

Les obituaires de la chartreuse de Glandier, éd. Jean-Loup Lemaître, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2023 ; 1 vol., XII–252 p. (Recueil des historiens de la France, Obituaires, Nouvelle série, 30). ISBN : 978-2-87754-705-5. Prix : € 40,00.

Source: Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

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Publication – Seán Ó Hoireabhárd, « The Medieval Irish Kings and the English Invasion »

When Henry II accepted the Leinster king Diarmait Mac Murchada as his liegeman in 1166, he forged a bond between the English crown and Ireland that has never been undone. Ireland was to be changed forever as a result of the momentous events that followed – so much so that it is normal for professional historians to specialise in either the pre- or post-invasion period. Here, for the first time, is an account of the impact of the English invasion on the Irish kingdoms in the context of their strategies across the whole twelfth century.

Ireland’s leading men battled for spheres of influence, for recognition of their hegemonies and, ultimately, for the coveted title of ‘king of Ireland’. But what did it mean to be the king of Ireland when no one dynasty had secured their hold on it? This book takes a close look at each pretender, asking what it meant to them – and whether the political dynamics surrounding the role had an impact on the course of the invasion itself.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Seán Ó Hoireabhárd, The Medieval Irish Kings and the English Invasion, Liverpool, Liverpool University Press, 2024 ; 1 vol., 464 p. ISBN : 978-1-83553-844-9. Prix : GBP 125,00.

Source : Liverpool University Press

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Colloque – Les termes ecclésiastiques et politiques du latin médiéval : vers un vocabulaire commun du gouvernement ?

En 1950, Hans Liebeschutz soutenait que « c’est Grégoire le Grand qui créa la forme de pensée de la littérature politique médiévale. »[1]. Bien qu’il n’ait laissé aucun traité à caractère politique, l’auteur de la Regula pastoralis, semble mobiliser un champ sémantique lorsqu’il décrit la charge du rector chrétien, que l’on retrouve principalement dans les traités de bon gouvernement. Il est, de fait, le premier à théoriser le regimen, après la chute de l’empire romain[2]. Lors de ses développements sur la cura animarum – thème qu’il emploie régulièrement, dans ses traités exégétiques ou à portée morale – Grégoire le Grand investit un vocabulaire dont la portée semble aussi politique que théologique. La polysémie réfléchie des termes mobilisés dans la Regula pastoralis, mais aussi dans les Moralia in Job, assurent une large diffusion à ces traités réemployés, cités dans des œuvres destinées certes à des clercs, mais aussi à des rois – pensons notamment au réemploi de la Regula pastoralis dans la Via Regia, de Smaragde de Saint Mihiel, l’un des premiers miroirs aux princes carolingiens. Cette diffusion interroge l’influence qu’aurait eue Grégoire dans l’élaboration progressive d’un vocabulaire commun du gouvernement, et de sa pérennité dans les traités politiques et théologiques latins tout au long du Moyen Âge, dans l’Occident latin. Les langages, souvent elliptiques, employés par les pouvoirs spirituels et séculiers, semblent souvent se rejoindre, parfois même se confondre. Ces langages s’arriment à un ancrage sémantique commun. Il n’est pas rare, au Moyen Âge, de trouver des exemples centrés sur divers rois bibliques dans des traités adressés à des clercs[3]. Huguette Taviani-Carozzi montra par exemple que le commentaire in I° regum de Pierre de Cava avait pour vocation de proposer différents modèles ecclésiastiques[4].

À la suite des travaux de Michel Senellart[5] interrogeant la notion de regimen et l’évolution progressive de ce concept vers celui de gouvernement, le thème a été notamment abordé dans Gouverner les hommes, gouverner les âmes[6], où fut évoquée la question des champs lexicaux de la pratique du gouvernement. En 2021, Langages du pouvoir au Moyen-Âge et au début de la modernité posait la question du langage comme mode d’expression privilégié du pouvoir. Cependant si la question du rapport entre texte biblique et politique a été étudiée[7], si certains mots clefs du vocabulaire politique latin médiéval ont fait l’objet d’articles pionniers[8], la question de l’interpénétration des vocabulaires politique et théologique ne semble pas avoir fait l’objet d’une étude interrogeant ses évolutions sur le long terme[9].

Pourtant, la période allant de la renaissance carolingienne à ce qu’Olivier Bertrand nomme « l’émergence d’un vocabulaire français de la science politique » (XIVe-XVe) dérivé du latin politique de l’antiquité[10] est marquée par une intense circulation et par un enchevêtrement accru des mots de l’écriture politique et théologique dans le latin des sources savantes. L’évolution des interprétations de la Bible[11], les variations introduites dans l’étude des corpus littéraires suite à la renaissance du XIIe siècle et du renouveau aristotélicien au XIIIe siècle semblent manifester un réemploi du vocabulaire biblique et patristique, à des fins tant politiques que théologiques. Longtemps, le gouvernement des âmes et les affaires temporelles emploient les mêmes mots pour se décrire. Les maîtres de l’écrit – moines, clercs – puisent dans la Bible et les écrits patristiques nombre d’exemples, et contribuent à la formation d’un vocabulaire « théologico-politique »[12] qui semble s’imposer durant une longue période allant du IXe au XIVe siècle. Or, la grande porosité du politique et du théologique semble complexifier la lecture et la compréhension des textes, dont on peine parfois à définir le vocabulaire – pensons par exemple au terme rector qui, dès son emploi par Grégoire le Grand dans la Regula pastoralis, pose le problème du destinataire : qui est ce rector devant conduire les hommes : l’évêque ou le roi ?

L’utilisation de la Bible à des fins politiques[13], le réemploi du vocabulaire patristique dans des ouvrages d’instruction princière posent non seulement la question des limites et de la diffusion d’un vocabulaire commun du gouvernement, dans l’exégèse, les sermons, les miroirs aux princes et les discours d’inauguration, mais aussi celle des effets de cette diffusion dans l’évolution de ces « genres » littéraires[14]. L’exégèse – surtout destinée à un public d’ecclésiastiques – qui s’actualise en raison du commentaire littéral – semble se « politiser » à partir du XIVe siècle et devient peut-être, avec Nicolas de Lyre, un « miroir du prince » selon les mots de Philippe Buc[15]. Les specula, quant à eux, peuvent mimer l’exégèse, à l’image de Jean de Limoges qui rédige, vers 1250, le Morale somnium pharaonis, miroir au prince prenant appui sur l’exégèse de Genèse 41[16]. La rhétorique du miroir est par ailleurs elle-même singulièrement présente tout au long de l’Écriture (Jc 1, 23-24, par exemple)[17].

Si le champ sémantique de la politique semble se fixer dès les Pères de l’Église, l’usage des mots et leurs sous-entendus ne cessent d’évoluer, de l’époque carolingienne au XIVe siècle. Peu à peu, il s’est imposé dans différents types d’écrits aussi bien politiques que théologiques. Or, la remobilisation d’un vocabulaire patristique à des fins politiques pose la question de sa compréhension, de sa différenciation, et de l’intertextualité induite des textes théologiques et politiques de cette période.

Ces Journées d’Études des 22 et 29 mars 2025 entendent ainsi s’intéresser aux évolutions et aux formes du réemploi du vocabulaire politique dans des traités à caractère religieux, tout au long du Moyen Âge, mais également aux échanges de vocables entre différents espaces, et différentes institutions, et par conséquent à leurs dynamiques de circulation dans l’espace européen, du IXe au XIVe siècle. La question des évolutions dans la compréhension de ces termes, tout au long de cette période, sera également posée.

Programme :

9h30 : Accueil des participants/tes

  • 10h00 : Mathis Prévost (GRHis/Université de Rouen-Normandie) – ouverture.
  • 10h30 : Bruno Dumézil (CRM/Sorbonne Université)
    Le vocabulaire de gouvernement dans les lettres échangées entre les clercs et les rois barbares d’Occident entre les années 540 et le début du VIIe siècle.

11h15 : pause

  • 11h30 : Constantin Frolich (CRM/Sorbonne Université)
    Le vocabulaire de la pénitence royale dans le monde franc entre 822 et 1077.
  • 12h15 : Nicolas Michel (FNRS/Université de Namur)
    Les Variae de Cassiodore et la construction d’une rhétorique politique européenne (XIIe-XVe siècles).

13h : Pause méridionale

14h15 : reprise

  • 14h30 : Renaud Alexandre (IRHT/CNRS)
    Gouvernail et gouvernement : usages médiévaux de gubernare et ses dérivés.
  • 15h15 : Maïté Billoré (CIHAM/Université Lyon 3 Jean Moulin)
    « Cum Petro exserui gladium verbi Dei, ut Malchi saevientis auriculam amputarem ». La politisation de la parole patristique ou biblique à l’époque des Plantagenet.

16h00 : pause

  • 16h15 : Emilie Rosenblieh (Centre Lucien Febvre/ Université de Franche Comté)
    Dire et faire la décision collective : vota et voces dans les assemblées conciliaires de l’Église latine au XVe siècle.
  • 17h00 : Olivier Bertrand (LT2D/Université de Cergy)
    Du Speculum au Miroir : le rôle des traductions dans l’évolution médiévale d’un genre.

18h30 : fin de journée

[1] Liebeschütz, H., Medieval humanism in the life and work of John of Salisbury, Londres, 1950.

[2] Senellart, M., les arts de gouverner, du regimen medieval au concept de gouvernement, Paris, Seuil, 1995.

[3]Huguette Taviani-Carozzi l’a montré à propos de Pierre de Cava, abbé d’une fondation normande des Pouilles au milieu du XIIe siècle et dont le commentaire sur le Premier Livre de Samuel, longtemps attribué à Grégoire le Grand, a pour vocation de proposer différents modèles ecclésiastiques aux « prelati », « rectores », « pastores », ou « predicatores »…

[4] « lus régis : le droit du roi d’après le Commentaire sur le Premier Livre des Rois de Pierre de Cava (XIIe siècle) » in Huguette Taviani-Carozzi et Claude Carozzi [éd.], Le pouvoir au Moyen Âge. Idéologies, pratiques, représentations, 2005, p. 257-278.

[5] Senellart, M., op. Cit.

[6] Gouverner les hommes, gouverner les âmes, XLVIe congrès de la Shmesp, Paris, Editions de la sorbonne, juillet 2019.

[7] Baldwin, J.W., Masters, Princes and merchants. The social views of Peter the Chanter and his circle, 2 vol, Princeton, 1970 ; Buc, P., L’Ambiguïté du Livre : prince, pouvoir et peuple dans les commentaires de la Bible au Moyen-Âge, Paris, Cerf, 1994 ; ou encore Barrau, J., Bible, lettres et politique, l’écriture au service des hommes à l’époque de Thomas Becket, Paris, Classiques Garnier, 2023.

[8] Pensons à Claude Carozzi, « Praelatus. L’anticléricalisme médiéval » dans L’Anticléricalisme en France méridionale (milieu XIIe-début XIVe siècle), Cahiers de Fanjeaux 38, p. 17-40 ou à Jean-Philippe Genet, « Le vocabulaire politique du “Policraticus” de Jean de Salisbury : le prince et le roi », dans La cour Plantagenêt (1154-1204), 2000, p. 187-215

[9] Pensons notamment à l’article de Valentina Toneatto : « les lexiques du gouvernement ecclésiastique au haut Moyen-Âge », dans Gouverner les hommes, gouverner les âmes, XLVIe congrès de la Shmesp, Paris, Editions de la sorbonne, juillet 2019, p. 39-49, ou de Caroline Chevalier-Royet « Des prédicateurs au service de la réforme de la société carolingienne : l’exemple des homélies de Raban Maur (vers 780-856) », Ibid, p. 49-58.

[10] Bertrand, O., « Le vocabulaire politique aux XIVe et XVe siècles : constitution d’un lexique ou émergence d’une science ? », dans Langage et société, 113, 2005, p. 11-32.

[11] Dahan, G., Lire la Bible au Moyen Âge, Genève, Droz, 2009.

[12] Poirel, D (dir.)., le théologico-politique au Moyen-Âge, Paris, Vrin, septembre 2020.

[13] Julie Barrau parle même d’ « arme politique ». Barrau, J., Bible, lettres et politique, l’écriture au service des hommes à l’époque de Thomas Becket, Paris, Classiques Garnier, 2023, p. 249-360.

[14] Voir notamment le questionnement de la notion de « genre » dans Michel, N., les miroirs aux princes aux frontières des genres (VIIIe-XVe siècles), Paris, Classiques Garnier, 2022.

[15] « The book of Kings: Nicholas of Lyra’s mirror of princes » in Philip D.W. Krey et Lesley Smith, Nicholas of Lyra. The senses of Scripture, Brill, Köln, 2000, p. 83-100.

[16] Scordia, L., « L’exégèse de Genèse 41 : Les sept vaches grasses et les sept vaches maigres : providence royale et taxation vertueuse (xnie-xive siècles) », Paris, revue des Etudes Augustiniennes, 46, 2000, p. 93-119.

[17] Notons également les développements de M. Senellart sur ce sujet, op. Cit, p. 103-107, 130. Voir aussi Scordia, L., « L’Exégèse au service de l’impôt royal. La postille du franciscain Nicolas de Lyre », Revue d’histoire de l’Église de France, 2003, 89/2, p. 309-323.

Informations pratiques :

Date / Heure
Date(s) – 22/03/2025
Toute la journée

Emplacement
Archives départementales du Pôle Grammont

Source : GRHis – Rouen

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Publication – « Representations of Saint Anne and the Virgin Mary from the Middle Ages to the Early Modern Period », éd. Andrea-Bianka Znorovszky

Between the thirteenth and the sixteenth centuries, the cult of the Virgin Mary underwent significant changes, a shift clearly revealed by an increase in artistic representations of Mary, as well as a flourishing devotional literature in her honour, written in both Latin and the vernacular. One aspect of this change was a broader attention to Mary’s genealogical line, and in particular to her relationship with St Anne. The result was not only a renewed focus on the vita Annae, but also a significant overlap in how these two women were represented, juxtaposed, and perceived.

This volume traces the often significant iconographic flexibility in terms of both how the Virgin Mary and Saint Anne were presented and perceived, and what can be termed a permeability between visual representations of the two saints. Focusing on the multiple readings, layers of meaning, and the visual interplay between the vita Mariae and the vita Annae, the chapters gathered here explore the overlap and influence between different iconographic motifs, and how these were used to advance political, religious, and social ideologies at the time of their creation, as well as exploring representations across a range of different media, from sculptures and frescoes to panel paintings, and manuscript illuminations.

Dr. Andrea-Bianka Znorovszky is a Marie Skłodowska-Curie COFUND Research Fellow (2022-2025) at the University of Salamanca, Spain. She has previously received a Marie Skłodowska-Curie Research Fellowship with Ca’ Foscari University, Venice (2018-2021), with a research project on Marian apocryphal representations in French hagiographic collections, and a Joint Excellence in Science and Humanities Research Fellowship from the Austrian Academy of Sciences, Vienna, Austria, in collaboration with Salzburg University (2018). She has earned her PhD in 2016, at the Central European University, Budapest, Hungary, with a dissertation on « Between Mary and Christ: Depicting Cross-Dressed Saints in the Middle Ages (c.1200-1600) ».

List of Illustrations

List of Contributors

List of Abbreviations

Representations of the Virgin Mary and Saint Anne from the Middle Ages to the Early Modern Period: Iconographic Flexibility and Permeability
Andrea-Bianka Znorovszky

1. The Panel of the Virgin and Saint Anne from the Church of the Archangels in Iprari: Iconographic and Ideological Aspects
Nina Chichinadze

2. The Anna Selbdritt and the Cult of the Three Maries: An Early Fourteenth-Century Wall Painting in the Medieval Kingdom of Hungary
Mihnea Alexandru Mihail

3. The Pregnancies of Mary-Anne in Fifteenth- to Sixteenth-Century Franco-Flemish Manuscript Illuminations: Between Iconographic Appropriation and Iconographic Development
Andrea-Bianka Znorovszky
 
4.‘Worthy Vestment for the Sovereign Priest’: Matriarchal Priesthood, Marian Allegory, and the Amiens Confraternity of Notre-Dame de Puy
Elliott D. Wise

5. In Mente Dei, in Gremio Annae: The Source and the Receptacle of Marian Immaculacy in Sixteenth-Century Piacenza
Fiammetta Campagnoli

6. Moving with Saint Anne: Representations of Anna Selbdritt between Central Europe and the Tyrolean Region
Stefanie Paulmichl

7. Images of Saint Anne in the Ionian Islands (Fifteenth – Eighteenth Centuries)
Eirini Panou

8. Arbor Anna Fructuosa. Apropos of an Image of Saint Anne and the Fruits of Redemption
Letícia Martins de Andrade

Conclusions
Andrea-Bianka Znorovszky

Appendix 1: Saint Anne — Primary Sources

Appendix 2: Family Tree

Appendix 3: Map

Appendix 4: Short Timeline of Mariological Doctrines and Debates

Informations pratiques :

Representations of Saint Anne and the Virgin Mary from the Middle Ages to the Early Modern Period, éd. Andrea-Bianka Znorovszky, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 189 p. (Women of the Past, 3). ISBN : 978-2-503-60885-3. Prix : € 115,00.

Source : Brepols

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