Appel à contribution – Apprendre (Perspectives, 2026 – 1)

Apprendre, no 2026 – 1
Date limite de remise des propositions : 10 février 2025

Apprend-on à devenir artiste ? Cette question, jamais résolue, traverse l’histoire de l’art contemporain (Douar et Waschek, 2004). En elle, des conceptions esthétiques, philosophiques, culturelles, peut-être même religieuses, se cristallisent et s’opposent. Du point de vue de la discipline de l’histoire de l’art cependant, la réponse ne peut être que positive, tant la production artistique est affaire d’héritages, de transmissions d’artiste à artiste, tantôt dans le quotidien de l’atelier ou le cénacle de l’école, tantôt dans l’ouverture diachronique de l’étude d’œuvres et d’artistes de tous horizons.

La prépondérance actuelle d’une organisation scolaire de l’éducation artistique, héritière d’un système instauré par les académies de l’Europe moderne, a consacré un type particulier de structure institutionnelle qui a fait l’objet des recherches les plus anciennes et les plus nombreuses (Pevsner, [1940] 1999 ; Belzer, Birnbaum, 2007 ; Poulot, Pire, Bonnet, 2010 ; Nerlich, Vratskidou, 2022). Pourtant, ce modèle n’est qu’un élément de la mosaïque complexe et changeante de l’histoire de l’enseignement artistique. Les recherches sur les façons dont l’art s’apprend et s’enseigne au cours de l’histoire et dans diverses régions du monde se sont multipliées ces dernières années. Ainsi, l’attention portée aux cadres théoriques et pratiques de l’apprentissage artistique, aux lieux où il se situe, aux relations sociales qu’il suscite, à la place qu’y occupe le rapport aux corpus de références puis à l’histoire de l’art et des formes ouvre la question bien au-delà du seul enseignement académique. Ce numéro entend examiner le renouvellement des études sur les manières de se former à l’art, de l’Antiquité à nos jours, en privilégiant une diversité d’aires géographiques et de cultures. Il s’inscrit dans une vaste actualité scientifique pluridisciplinaire, à laquelle contribuent notamment les sciences de l’éducation, les arts plastiques, l’histoire et la sociologie, l’ethnologie ou les humanités numériques.

Plusieurs bases de données ont ainsi vu le jour très récemment, au nombre desquelles « Transnational Slade, Phase I. Mapping the Diaspora of an Art School » (2013-2014) et « Phase II. Slade, London, Asia » (2019-2021), qui examinent la Slade School of Fine Art comme point nodal de transferts culturels. Le Dictionnaire des élèves architectes de l’École des beaux-arts de Paris (1800-1968) (Crosnier Leconte, 2015), base de données publiée en 2015, a été un précédent majeur, tout comme le programme « Histoire de la pédagogie de la création artistique (xixe-xxie siècles) » porté par l’École nationale des chartes depuis 2016. D’autres disciplines se penchent, elles aussi, sur cette question, comme en témoigne le projet « EnDansant – Enseigner la danse en France(xviie-xxie siècle) ». Des expositions ont également abordé cette thématique, comme « L’art d’apprendre. Une école des créateurs » (Pompidou Metz, 2022), « L’énigme autodidacte » (MAMC Saint-Étienne, 2021-2022) ou « Souvenirs de jeunesse. Entrer aux Beaux-arts de Paris, 1780-1980 » (Beaux-Arts de Paris, 2024-2025). On assiste donc à un moment historiographique particulièrement dynamique pour le sujet.

Qu’en est-il des transmissions qui ont lieu en dehors des écoles et académies les plus étudiées ? Dans quelle mesure les récentes enquêtes menées sur les académies de l’époque moderne (Perrin Khelissa, Roffidal, 2024), par exemple, ou sur l’histoire de l’enseignement de l’architecture aux xixe et xxe siècles (Châtelet, Diener, Dumont et al., 2022), peuvent-elles être transposées dans d’autres contextes culturels, notamment coloniaux ou postcoloniaux (Cavalcanti Simioni, 2008 ; Sanyal, 2013 ; Yu-Ta, 2017 ; Aliata, Gentile, 2022) ? Si l’on considère l’art comme une notion située historiquement, inventée en Europe à l’époque moderne, ne faut-il pas chercher plutôt du côté des études sur l’artisanat d’autres modèles de compréhension de l’apprentissage artistique dans la perspective d’une ouverture spatiale et chronologique de la question ?

L’ethnologie a depuis longtemps montré sa fécondité épistémologique en la matière (Chamoux, 2010 ; Doublier, 2017 ; Ingold, [2013] 2017 ; Joulian, Shimada, Takada et al., 2021). L’approche sociologique a elle aussi souvent semblé la plus adaptée pour étudier ce type de relations (Sennett, [2008] 2010 ; Menger, 2014 ; Vandenbunder, 2014 et 2015). Comment ces recherches affectent-elles les méthodes, les cadres de pensée de l’histoire de l’art ? La formation artistique occupe une place certaine dans le champ des sciences de l’éducation, surtout en ce qui concerne le milieu scolaire (Gaillot, [1997] 2012 ; Bonnéry, Deslyper, 2020 ; Espinassy, 2024). Comment ce domaine rencontre-t-il l’histoire de l’art, au-delà de la référence attendue au « learning by doing » de John Dewey (Dewey, [1916] 2016) et de ses effets au Black Mountain College (Duberman, 1973 ; Cometti, Giraud, 2014) ? Étudier l’enseignement et l’apprentissage est toujours un défi méthodologique, a fortiori lorsqu’il s’agit d’art : comment saisir ce qui se transmet ou s’acquiert par la fugacité du geste ou de la parole, se comprend par le toucher ou le regard, c’est-à-dire la part informelle de l’enseignement (Furrer, Gabri, Louveau et al., 2022 ; Meisel, 2022 ; Orlando, 2024) ? On cherchera ainsi à identifier les sources écrites et visuelles et les outils aujourd’hui à disposition des historiennes et des historiens de l’art : discours programmatiques, documents préparatoires, prises de notes, productions d’élèves ou encore témoignages rétrospectifs.

Examinée dans une perspective transhistorique et transnationale, l’évolution des méthodes et des structures de transmission de l’art accompagne de profonds changements dans la conception de la création elle-même, oscillant entre valorisation de la reproduction et encouragement à la nouveauté, apprentissage et désapprentissage. Ainsi les rapports entre art et artisanat, entre histoire et actualité ou encore la part de la technique et de l’originalité, la conception et l’usage de la culture, des références, du lien aux structures de production, ont, au fil du temps, cristallisé la plupart des évolutions et réformes successives dont la formation artistique a pu faire l’objet. Quel éclairage particulier les études sur la transmission apportent-elles aux connaissances sur les théories de l’art propres à chaque époque, à chaque culture ?

Apprendre est une activité politique et les lieux où l’on se forme – qu’il s’agisse de la famille, de l’atelier, de l’école ou de l’université –, comme la relation pédagogique, ont été et sont encore les terrains privilégiés de batailles idéologiques, pouvant s’exprimer dans des choix esthétiques ou techniques, dans des engagements militants… Comment l’histoire de l’art aborde-t-elle aujourd’hui la place du genre, du racisme, de l’orientation sexuelle et des origines sociales dans l’apprentissage artistique (Léon, 2020 ; Butt, 2022 ; Lagrange, Sotropa, 2022 ; Laks, Sassu Suarez Ferri, 2023 ; Provansal, 2023) ? De quelles façons l’exportation de modèles pédagogiques à l’échelle des empires coloniaux et du monde entier reflète-t-elle des enjeux géopolitiques autant qu’intellectuels ? Quelle est l’importance des relations de pouvoir et de domination dans l’apprentissage ?

Le numéro Apprendre se veut transhistorique et international dans ses terrains comme dans ses approches méthodologiques. Nous souhaitons y faire état des manières d’appréhender la diversité des modalités d’apprentissage et leur évolution, selon quatre axes :

1. Théories et pratiques de la transmission

Comment s’élaborent les cadres de la formation artistique ? Pensés en fonction des connaissances et des aptitudes à transmettre, ils reflètent également les représentations des pratiques et des métiers auxquels ils ouvrent, qu’il s’agisse de produire des mains et des esprits habiles ou de faire éclore le génie inventif. Considérer l’immersion dans un atelier où s’entremêlent production et formation permet de saisir les processus d’apprentissage par capillarité. Examiner la façon dont s’articulent apports didactiques, exercices et évaluations (cours, atelier, correction…) revient à tenter de caractériser les diverses pédagogies, en termes de modalités comme de contenus. Observer les espaces à partir desquels s’inventent de nouvelles formes et manières d’envisager la création permet d’évaluer les parts respectives d’adaptation, d’assimilation, de réinvention ou de rejet des canons. Leurs évolutions traduisent autant la conscience de routines que la volonté de changer de paradigmes (Bonnet, Lavie, Noirot, Rinuy, 2014), elles témoignent également de processus de transmission et d’hybridation d’une aire géographique à une autre, comme l’illustre le modèle de l’école des beaux-arts au xixe siècle (Aliata, Gentile, 2022 ; Nerlich, Vratskidou, 2022) ou celui du Bauhaus au xxe siècle (Kentgens-Craig, 1999). Elles reflètent aussi des processus d’interaction entre des sphères éducatives s’adressant à des publics différents (Enfert, 2003). Ainsi le recours à des théories pédagogiques diverses, incluant éventuellement des pédagogies initialement pensées pour les enfants, comme Freinet et Montessori, a-t-il fait évoluer la pratique de l’apprentissage et le rapport aux enseignantes et enseignants, leur autorité, leurs attentes. L’émergence de pratiques ouvertement alternatives à l’époque contemporaine s’appuie sur un vaste champ théorique : on peut se demander par exemple de quelle manière les pensées féministe et décoloniale ont infusé les pratiques pédagogiques (Freire, 1969 ; hooks, 1994 et 2010 ; Madoff, 2009) ?

2. Acteurs et actrices de l’apprentissage

Avec qui les artistes apprennent-ils ? Quels rôles tiennent les maîtres, les maîtresses, les parents, mais aussi les aînés, les camarades ? Si l’histoire de l’art a par le passé beaucoup valorisé la notion d’« école », autour d’un nom d’artiste, d’une ville ou d’un pays (Michel, 2012), ce modèle est aujourd’hui remis en cause, voire contesté, pour interroger d’abord la relation réciproque complexe entre maître et élève – la transmission n’excluant pas l’opposition ou le rejet. L’intérêt accordé désormais aux populations d’élèves (que reflète notamment la publication récente de la base de données Reg-Arts, fruit d’un partenariat entre les Beaux-Arts de Paris, l’INHA et le CNRS) témoigne du changement de regard intervenu sur leur rôle dans les formations. Au lieu de la reproduction d’un style local, on se demande maintenant, sous le prisme des transferts culturels, quelles places occupent les apprentis, les élèves étrangers ou issus de minorités, par exemple. Dans ces relations se tissent des interactions, inhérentes à la dynamique d’apprentissage, qui contribuent à construire des représentations collectives, un imaginaire, voire un « lien quasi tribal ou clanique » (Martinon, 2003). Les effets positifs de ce lien se mesurent jusque dans les filiations ou les écarts dont témoignent les élèves devenus maîtres à leur tour, ou dans la constitution de réseaux de solidarité, à l’échelle d’un territoire ou par-delà les frontières. Néanmoins, la question des violences sexistes ou sexuelles, des inégalités et des discriminations dans les enseignements et les relations entre élèves ne doit pas non plus être négligée. On privilégiera ainsi les recherches qui envisagent l’ensemble des agents de l’apprentissage comme autant d’éléments d’un écosystème en constante évolution, et les façons dont l’histoire de l’art a tantôt valorisé des qualités telles que l’originalité individuelle ou le talent, tantôt des pratiques souvent collectives et hiérarchisées. En contrepoint, on pourra s’interroger sur les manières dont sont considérés l’autodidaxie et les artistes ainsi formés.

3. Matérialités, lieux et temporalités de la formation

Quelles sont les conditions matérielles de l’apprentissage artistique ? Quels en sont les « lieux » au sens de Christian Jacob (lieux physiques, instruments, artefacts ; Jacob, 2011) ? Liés à des modes de transmission ou à des modalités pédagogiques précises, ces lieux se caractérisent par des dispositions spatiales qui régissent la répartition des acteurs et actrices, par un ensemble d’outils et d’objets qui, outre leur utilité, forment un décor donnant à saisir la réalité d’une vie quotidienne de création. L’environnement de la formation ne manque pas de ramifications ultérieures, telle la copie d’œuvre sur le terrain, dans les musées, ou encore les summer schools, entre autres voyages d’étude faisant écho aux pratiques anciennes du Grand Tour voire à l’itinérance des Compagnons effectuant leur Tour de France (Icher, 2007). Apparus plus récemment, les expositions d’atelier, les diplômes publics constituent aussi des moments d’accélération de l’apprentissage. On sera sensible aux propositions abordant ces rituels qui rythment la transmission dans toute leur diversité, depuis les pratiques de concours jusqu’aux fêtes carnavalesques (Conte, 2023). Ainsi, il semble utile d’envisager la complémentarité des lieux et des temporalités des formations. On s’intéressera enfin à l’exportation de modèles occidentaux de lieux éducatifs en contexte colonial, ou aux structures de formation à l’art dans les pays décolonisés.

4. L’histoire de l’art pour les artistes

Quel est le rôle de l’histoire de l’art dans l’apprentissage de la création ? Les jeunes artistes brandissent parfois un ensemble de modèles, un corpus de références dont elles et ils s’entourent comme d’une garde rapprochée et qui leur permet de se situer dans une histoire plus ou moins longue, d’identifier des filiations. Qu’est-ce qu’une histoire de l’art construite pour et par les artistes, quelle place pour l’histoire, l’émotion, dans ce qui apparaît tantôt comme un patrimoine culturel, tantôt comme une boîte à outils esthétique ? Par extension, l’existence de collections liées aux lieux de formation relève autant de l’artefact utile que de l’immersion dans un imaginaire. Ces collections, réunissant des copies d’antiques, des académies, des dons de chefs et cheffes d’atelier, des travaux d’élèves, œuvres remarquables desquelles s’inspirer et objets « talismans », représentent des creusets de connaissance, d’histoire, tout en permettant un rapport direct et sensible aux œuvres du passé. Constituées au gré des besoins par l’accumulation de matériaux utiles à la pratique dans l’atelier ou savamment sélectionnées par les écoles, à destination des élèves ou à partir de leurs travaux, ces collections constituent une source particulièrement riche pour la recherche (Joly-Parvex, 2021). En retour, on se demandera aussi comment les artistes jouent un rôle dans la formation à l’histoire de l’art, comment leurs pratiques, leurs thèmes et leurs débats affectent son enseignement et sa réception par les jeunes générations (McLean, 2011).

Perspective : actualité en histoire de l’art

Publiée par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) depuis 2006, Perspective est une revue semestrielle dont l’ambition est d’exposer l’actualité de la recherche en histoire de l’art dans toute sa variété, contextualisée et consciente de son historicité. Elle témoigne des débats historiographiques de la discipline sans cesser de se confronter aux œuvres et aux images, d’en renouveler la lecture et de nourrir ainsi une réflexion intra- et interdisciplinaire, en favorisant les dialogues entre l’histoire de l’art et d’autres domaines de recherche, les sciences humaines notamment, mettant en acte le concept du « bon voisinage » d’Aby Warburg. Toutes les aires géographiques, toutes les périodes et tous les médiums sont susceptibles d’y figurer.

La revue publie des textes scientifiques offrant une perspective inédite autour d’un thème donné. Ses auteurs et autrices situent leur propos ; le recours à l’étude de cas doit permettre d’interroger la discipline, ses moyens, son histoire et ses limites. Ainsi, les propositions d’articles doivent nécessairement présenter une dimension méthodologique, fournir un apport épistémologique ou établir un bilan historiographique conséquent et original. En fonction du sujet abordé, de l’extension du corpus bibliographique, de l’aire géographique et de la période considérée, deux formats d’articles sont possibles : une contribution autour d’une question historiographique circonscrite, déployant une réflexion située et originale sur les enjeux, la méthodologie et l’approche adoptée (20/25 000 signes) ; un essai sur une question plus générale, sous la forme d’un bilan s’appuyant sur une bibliographie sélective et considérant les changements d’orientation, d’approches et de méthodologie survenus au moins au cours de la dernière décennie (40/45 000 signes, hors bibliographie).

Apprendre, no 2026 – 1

Rédacteur en chef : Thomas Golsenne (INHA)

Rédactrice et rédacteur en chef invités : Déborah Laks (CNRS) et Guy Lambert (École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville)

Voir la composition du comité de rédaction.

Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2 000 à 3 000 signes, un titre provisoire, une courte bibliographie sur le sujet et une biographie de quelques lignes) à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) au plus tard le 10 février 2025.

Perspective prenant en charge les traductions, les projets seront examinés par le comité de rédaction quelle que soit la langue.

Les auteurs ou autrices des propositions retenues seront informées de la décision du comité de rédaction en février 2025, tandis que les articles seront à remettre pour le 1er juin 2025. Les textes soumis (25 000 ou 45 000 signes selon le projet envisagé) seront définitivement acceptés à l’issue d’un processus anonyme d’évaluation par les pairs (double aveugle).

Source : Perspective

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Journée d’étude – De l’Europe du Nord à la péninsule ibérique. une histoire artistique transnationale de la sculpture entre les Pays-Bas méridionaux et le Portugal de la première modernité

La sculpture portugaise de la fin du Moyen Âge et de la première modernité offre un terrain d’observation particulièrement favorable pour comprendre les mécaniques comme les chronologies des transferts culturels qui forgèrent le panorama artistique européen. Dans une perspective transnationale et non mediterrannéo-centrée, nous ambitionnons de réécrire les récits de l’histoire de l’art en prenant acte pour la première fois du rôle central et structurant des nombreux acteurs septentrionaux (hennuyers, picards, flamands, brabançons, normands…) au Portugal comme à Madère. Il s’agit pour cette journée d’étude de repenser à nouveaux frais les récits de la discipline en engageant d’abord un dialogue historiographique prolongeant les premières réflexions engagées il y a plusieurs décennies par Marcel Aubert en France ou Ignace Vandevivere en Belgique.

Programme : ici

Informations pratiques :

Date : 31 janvier 2025
Lieu : Louvain-la-Neuve
Adresse : Learning Center Christine de Pizan – Salle polyvalente
Contact : jmguillouet@gmail.com

Source : GEMCA – UCLouvain

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Colloque – IBERSAINTS: Making and Remaking Saints in the Iberian Peninsula and Beyond during the Middle Ages and the Early Modern Period c. 600 – 1600

24 – 26 March 2025
Sala de Grados – Facultad de Geografía e Historia, Universidad de Salamanca
Museo de Salamanca

Conference organizer: Andrea-Bianka Znorovszky, Universidad de Salamanca

Conference organizing committee: Ainoa Castro Correa, Iñaki Martín Viso, Universidad de Salamanca

Conference coordinator: Alejandro Pombo Rial, Universidad de Salamanca

“This project has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme under the Marie Skłodowska-Curie grant agreement No 101034371.”

Monday 24 March/Lunes 24 de marzo
Sala de Grados, Facultad de Geografía e Historia, calle Cervantes, s./n.

09:20-09:40 Registration

09:40-10:00 Welcome (Iñaki Martín Viso, Andrea-Bianka Znorovszky)

10:00-11:30 Session 1. The Virgin Mary Chair: Andrea-Bianka Znorovszky

From Penha to Seixo: Medieval and Modern Marian Devotions in the Portuguese Beira RegionMaria do Carmo Raminhas Mendes, Universidade da Beira Interior

Iconic Crossings: Unveiling Religious Imagery in Mediterranean and Atlantic ColonizationDanai Thomaidis,Princeton University

A Failed Attempt to Create a Local Catholic Church in an Orthodox Country: The Importation of Catholic Iconographies, Saints and Marian Devotions in Ethiopia During the Jesuit Mission (1557-1632)Mario Lozano Alonso, Universidad Eclesiástica San Dámaso

11:30 – 12:00 BREAK/DESCANSO

12:00 – 13:30 Session 2. Holy Queens and Princess(es) Chair: Isadora Martins Fontoura de Carvalho

Saint Elizabeth of Portugal, the Holy Queen: from Ibersaint to Global SaintGiulia Rossi Vairo,Universidade Nova de Lisboa

“Vas admirabile, opus excelsi”: the Iconographies of St Elizabeth of Hungary in the Iberian Peninsula (13th-14th centuries)María López-Monís Yuste, Universidad Complutense de Madrid

Between Royal Duty and Religious Devotion: Princess Joana of Portugal and the Dominican Convent of AveiroKristin Hoefener, Center for the Study of the Sociology and Aesthetics of Music

Catarina de San Juan’s Portrait: Transpacific Journey and Visionary Experiences of an Enslaved Asian Woman in Seventeenth-Century PueblaSunghoon Lee,University of Wisconsin

13:30 – 15:00 LUNCH BREAK/ALMUERZO

15:00 – 16:00 Session 3. Cross-dressed Saints Chair: Giulia Rossi Vairo

The Legend of Saint Eugenia in Early Iberian Art and LiteratureAndrew M. Beresford, Durham University

Visualizing Saint Marina the Monk in the Iberian Peninsula: Image, Relics, and CultAndrea-Bianka Znorovszky, Universidad de Salamanca

16: 30 – 18: 30 Cultural visit: Salamanca -UNESCO World Heritage site

                          (N.B. visit schedule could be subject of change)

Tuesday 25 March/Martes 25 de marzo
Sala de Grados, Facultad de Geografía e Historia, calle Cervantes, s./n.

10:00-11:30 Session 4. Women Martyrs and Mystics Chair: María López-Monís Yuste

Santa Anastasia between Ancient Rome and Early Modern Kirishitan Japan

Haruko Nawata Ward, Columbia Theological Seminary

Translating the Relics, Hagiography, and Imagery of St Auta

Sylvia Alvares-Correa, Christ Church College Oxford

St. Teresa of Avila in Richard Crashaw’s “The Flaming Heart”: The Art of Reading Hagiography

Susan E. Matassa, University of Dallas

11:30 – 12:00 BREAK/PAUSA

12:00 – 13:30 Session 5. Apostle(s), abbots, monks Chair: Kristin Hoefener

From Riches to Rags: The Curious Life and Miracles of San RosendoIldikó Csepregi, Universidade de Vigo

The Historiographic Circulation of the Traveller Saints to Paradise in Medieval IberiaIsrael Sanmartín Barros, Universidade de Santiago de Compostela

Santiago and the North – Transmission and Reception in the Twelfth-Century Nordic Sphere Steffen Hope, Universitetet i Oslo

13:30 – 15:00 LUNCH BREAK/ALMUERZO

15:00-16:30 Session 6. Clerics, friars, monks Chair: Andrea-Bianka Znorovszky

 History, Synchronic Awareness and the Multifunctionality of ‘Vita Martini Sauriensis’ –  José Manuel Simões, Universidade de Évora

The Early Image Cult and Delayed Sainthood of Raymond of PenyafortAdrian Bremenkamp, Bibliotheca Hertziana – Max-Planck-Institut for Art History

“It is very true he has come from Saint Martin of Castañeda”. A Transdisciplinary Analysis about the Creation of Saint Giles of Casayo Myth (13th-17th Centuries)Carlos Tejerizo García, Universidad de Salamanca, Gonzalo J. Escudero Manzano, Universidad Complutense de Madrid

17:00-18:00 Museo de Salamanca, Patio de Escuelas, 7

Poster Presentations. Chair: Andrea-Bianka Znorovszky

Topografía transferida y reimaginada. La sacralización de la naturaleza en el culto de las mujeres mártires en GaliciaIsadora Martins Fontoura de Carvalho, Universidade de Santiago de Compostela

Los santos y sus sucesores en Castilla a finales del siglo XII. Tres casos de estudio de santos putativos y sus sucesores pragmáticos (c. 1180 – 1210)Kyle Lincoln, Southeastern Oklahoma State University

La santidad de los obispos en la Península Ibérica: ¿por qué era necesario el poder para alcanzar la gloria?Tomás Bado Michel, Universidad de Salamanca

San Isidro Labrador en la Milán del siglo XVII. Reflexiones sobre Cerano y su tallerEmma Ferrari, Università Cattolica del Sacro Cuore

La reconstrucción del rey santo medieval Fernando III en la novela histórica y la prensa del siglo XIX españolAzucena Francina María Donkervoort, Universidade de Santiago de Compostela

18:00  Cultural visit: Museo de Salamanca, Salamanca

Wednesday 26 March/Miércoles 26 de marzo
Sala de Grados, Facultad de Geografía e Historia, calle Cervantes, s./n.

10:30-11:30 Session 7. Apostles, Martyrs, and Rural Saints Chair: Andrea-Bianka Znorovszky

Canonising the Early Friendship CircleRose Walker, Courtauld Institute of Art

Why Martyrs? The Prevalence of Martyred Saints in the Early Medieval Iberian CanonKati Ihnat, Radbound Universiteit

Saints and Blood: Saint Isidro, Saint María de la Cabeza and the Dismissal of Madrid’s Islamic PastRicardo Fernández González, Stockholms Universitet

11:30-12:00   BREAK/PAUSA

12:00 – 13:30 BOOK PRESENTATION /Presentación

Book: Andrea-Bianka Znorovszky (ed.) Representations of Saint Anne and the Virgin Mary from the Middle Ages to the Early Modern Period. Exploring Iconographic Flexibility and Permeability. Turnhout: Brepols Publishers, 2025.

In-presence: Andrea-Bianka Znorovszky, Universidad de Salamanca

Online: Nina Chichinadze, Ilia State University

             Mihnea Alexandru Mihail, Universitatea Naţională de Arte Bucureşti

             Elliott D. Wise, Brigham Young University

             Fiammetta Campagnoli, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

             Stefanie Paulmichl, Università di Trento

             Letícia Martins de Andrade, Universidade Federal de São João del-Rei

             Rosie Bonté, Brepols Publishers

13:30 – 13:45 CLOSING REMARKS / Conclusiones

14:00 – 14:30  Cultural visit: Biblioteca General Histórica, Universidad de Salamanca

14:30  LUNCH/Almuerzo

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Prix – Church Monuments Society Essay Competition

The Council of the Church Monuments Society offers a biennial prize of £500 called the Church Monuments Essay Prize, to be awarded with a certificate for the best essay submitted in the relevant year. The prize will only be awarded if the essay is considered by the judges to be of sufficiently high standard to merit publication in the peer-reviewed journal Church Monuments. Entries in addition to the winner may be considered for publication.

The competition is open only to those who have not previously published an article in Church Monuments. Entrants need not be members of the Church Monuments Society, but are recommended to familiarise themselves with Church Monuments: abstracts and indexes can be found on the website https://churchmonumentssociety.org.

The focus of the essay must be a monument/s in a church, churchyard or cemetery, of any period and location. Entries must be submitted in English.

The length (including notes) should be between 6,000 and 10,000 words, with a maximum of 10 illustrations.

The closing date for new entries is 31 January 2025.

Please contact the Hon. Journal Editor for a copy of the rules and the guidelines to contributors and/or for advice on the suitability of a particular topic.

Jonathan Trigg
jrtrigg@gmail.com

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Mettre en scène(s) l’Apocalypse : bilans et nouvelles perspectives de recherche sur la tapisserie d’Angers (v. 1380)

Angers – 15 avril 2025
Org. Gaelle Bosseman (Université Rennes 2, Tempora)
Isabelle Mathieu (Université d’Angers, Temos)

La tapisserie conservée au Château d’Angers est la plus ancienne et la plus grande tapisserie historiée conservée au monde. Cette œuvre monumentale illustre le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, un livre dont les lectures et les usages ont été pluriels au Moyen Âge. De fait, loin des grands mouvements de peurs populaires auxquels elle a pu être associée dans l’historiographie, l’Apocalypse nourrit, au Moyen Âge, des productions écrites et iconographiques érudites, émanant de milieux savants.

La tapisserie d’Angers fut commandée par un prince laïc, le duc Louis Ier d’Anjou (1339-1384), et était probablement destinée à être exposée lors de cérémonies publiques, bien que les circonstances exactes de cette exposition restent incertaines (cathédrale ? autres lieux ?). D’après l’hypothèse de certains chercheurs comme Laurent Hablot (EPHE, PSL Université), la tapisserie constituerait « un véritable théâtre médiéval » : disposées en plein air, ses pièces pourraient avoir été présentées sur des estrades éphémères et animées par un lecteur qui en déclamait le texte faisant ainsi vivre les scènes de l’Apocalypse. D’autres tapisseries comme celles de la Chaise-Dieu pourraient avoir été exposées d’une manière comparable.

Comment comprendre une telle commande ? Faut-il envisager que le message de l’Apocalypse résonnait de manière particulière pour son commanditaire et le public auquel il était destiné ?

La tapisserie a été achevée vers 1380/82, en pleine guerre de Cent Ans ; elle affirme sans nul doute les prétentions politiques de Louis Ier d’Anjou : deuxième fils du roi de France Jean II le Bon, frère du roi Charles V (1338-1380), Louis Ier obtient le titre de régent du royaume en 1380 et devient, peu de temps avant de mourir, roi de Naples, Sicile et Jérusalem. L’utilisation politique et idéologique de l’Apocalypse pour exalter les figures royales ou impériales est ancienne : Charlemagne, les empereurs byzantins ou ottoniens ont fait copier et peindre des Apocalypses enluminées et représenter certaines scènes des visions de Jean sur des lieux de pouvoir comme le plafond du palais d’Aix-la-Chapelle. Il ne faudrait pas pour autant sous-estimer la dimension religieuse de telles commandes : dans des sociétés dans lesquelles l’autonomie du fait religieux n’existe pas, choisir de mettre en scène(s) l’Apocalypse n’a pas qu’une forme d’instrumentalisation politique. Il s’agit bien d’un discours qui mêle étroitement croyance et vision du pouvoir et permet de questionner la responsabilité des souverains dans l’accession au salut du peuple dont ils ont la charge.Le projet de recherche « Mettre en scène l’Apocalypse » a été conçu en deux temps – un workshop au printemps 2025 suivi d’un colloque à l’été 2026 – avec pour objectif de remettre à plat nos connaissances sur la tapisserie de l’Apocalypse d’Angers et de proposer une étude globale et renouvelée de l’œuvre et de ses fonctions. En mobilisant des spécialistes issus de différents champs de recherche ayant travaillé sur d’autres objets ou d’autres thématiques, il s’agira d’analyser à nouveaux frais et collectivement les fonctions de cet objet et du discours dont il fut le support. À cet égard, toutes les propositions de comparaisons sont bienvenues.

Le workshop qui constitue le premier volet du projet aura lieu à Angers sera précédé d’une visite de la tapisserie. La journée sera organisée en trois sessions correspondants aux trois axes de réflexion suivants pour lesquels nous proposons quelques pistes d’interrogation, sans exhaustivité :

o Une approche matérielle et artistique : certaines des sources probables d’inspiration de l’artiste, Jean de Bruges, un peintre flamand, ont été identifiées ; parmi elles figurent le manuscrit Paris, BnF français 403, une des Apocalypses anglo-normandes, œuvre commandée vers 1250 par Charles V, le frère de Louis d’Anjou, ou encore le Cambrai (BM, 0422 (0397 bis)). Qu’en est-il des autres supports monumentaux ? Comment situer la tapisserie dans une histoire du gothique international ? Plus largement, dans quelle mesure le choix du support de la tapisserie entre-t-il en rupture ou marque-t-il au contraire une forme de continuité avec les précédentes productions iconographiques consacrées à l’Apocalypse ? Quelles techniques, quelles méthodes de tissage ont été utilisées et peut-être adaptées pour déployer une œuvre aussi monumentale ?

o Une approche politique, institutionnelle de la commande : Par son sang royal, Louis Ier d’Anjou a donné une renommée incontestable à son duché tout en s’engageant sans relâche dans les affaires du royaume. Dans le champ artistique, le château de Saumur, la tapisserie de l’Apocalypse ou quelques pièces de son imposante collection d’orfèvrerie donnent la mesure du cadre dans lequel évoluait ce prince. Dans les années 1360, Louis Ier d’Anjou possédait déjà plus de 70 tapisseries, collection qu’il a très certainement continué à enrichir jusqu’à envisager dans les années 1380 ce projet fou d’un « beau tapis » de 850 m2 qui viendrait mettre en images le livre de l’Apocalypse alors que jusque-là les thèmes retenus étaient éclectiques et pas systématiquement religieux (histoire, mythologie, fabliaux, romans héroïques…). À sa suite, son frère Philippe de Bourgogne en commanda une identique, mais l’inventaire des tapisseries dressé à sa mort en 1404 montre qu’elle était moins grande (environ 580 m2). Un fragment conservé dans les réserves au château d’Angers dit fragment de Goult traitant également de l’Apocalypse pourrait avoir appartenu à une tapisserie que possédait Jean de Berry. Pour ces grands seigneurs, comment l’art au sens très large du terme s’articule-t-il, nourrit-il, soutient-il les ambitions/projets/desseins politiques ? Comment opèrent- ils leurs choix en la matière ? Comparativement à ses frères, Louis Ier d’Anjou n’a pas fait l’objet de travaux de synthèse et encore moins d’une biographie ; cette remise en perspective globale pourrait contribuer à combler des pans de ce vide historiographique.

o Une approche littéraire, théologique et exégétique de l’œuvre : quelle est la part de la tradition exégétique dans la tapisserie ? Les Apocalypses enluminées et les commentaires enluminés médiévaux montrent que l’intégration du discours exégétique dans les images par les artistes était courante. Qu’en est-il pour la tapisserie ? D’autres sources textuelles ont-elles inspiré Jean de Bruges ? L’Apocalypse était lue au Moyen Âge comme une révélation sur l’histoire de l’Église au double sens d’institution ecclésiale et de communauté des fidèles et comme une invitation à faire pénitence sans attendre. Ces différentes dimensions apparaissent-elles dans la tapisserie ?

Pour respecter le format workshop, les communications ne devront pas dépasser 15 minutes maximum. Il s’agira lors de cette première rencontre de proposer individuellement des pistes de recherche pour engager une discussion collective. Le colloque de l’été 2026 permettra de présenter les résultats obtenus à la suite du workshop.

Les propositions (titre, résumé de 10/15 lignes) devront être adressées à Gaelle Bosseman (gaelle.bosseman@univ-rennes2.fr) et/ou à Isabelle Mathieu (isabelle.mathieu@univ-angers.fr) avant le 1er février 2025.

Les communications pourront être présentées en français ou en anglais avec une possibilité de participer en hybride. Nous vous remercions de nous indiquer, le cas échéant, si vous pouvez bénéficier d’une aide de votre laboratoire pour participer à cette journée.

The tapestry in the Château d’Angers is the oldest and largest historiated tapestry in the world. This monumental work illustrates the last book of the Bible, the Apocalypse, a book that was read and used in many different ways in the Middle Ages. In fact, far from the great movements of popular fear with which it was associated in historiography, in the Middle Ages the Apocalypse was the subject of erudite written and iconographic productions emanating from learned circles.

The Angers tapestry was commissioned by a lay prince, Duke Louis I of Anjou (1339-1384), and was probably intended to be exhibited at public ceremonies, although the exact circumstances of this exhibition remain uncertain (cathedral? other places?). According to the hypothesis of certain researchers such as Laurent Hablot (EPHE, PSL Université), the tapestry constituted ‘a veritable medieval theatre’: laid out in the open air, its pieces could have been presented on ephemeral platforms and animated by a reader who recited the text, thus bringing to life the scenes from the Apocalypse. Other tapestries, such as those at La Chaise-Dieu, could have been displayed in a similar way.

How are we to understand such a commission? Should we assume that the message of the Apocalypse resonated in a particular way for its commissioner and the public for whom it was intended?

The tapestry was completed around 1380/82, at the height of the Hundred Years’ War; it undoubtedly asserts the political claims of Louis I of Anjou: second son of King John II the Good of France and brother of King Charles V (1338-1380), Louis I obtained the title of regent of the kingdom in 1380 and, shortly before his death, became King of Naples, Sicily and Jerusalem. The political and ideological use of the Apocalypse to exalt royal or imperial figures goes back a long way: Charlemagne and the Byzantine and Ottonian emperors had illuminated Apocalypses copied and painted, and depicted certain scenes from John’s visions on places of power such as the ceiling of the palace at Aachen. However, the religious dimension of such commissions should not be underestimated: in societies where religion is not autonomous, choosing to stage the Apocalypse(s) is not just a form of political instrumentalisation. It was a discourse that closely intertwined belief and a vision of power, and allowed us to question the responsibility of sovereigns in achieving the salvation of the people in their charge.

The ‘Mettre en scène l’Apocalypse’ research project has been conceived in two phases – a workshop in spring 2025 followed by a colloquium in summer 2026 – with the aim of reviewing our knowledge of the Angers Apocalypse tapestry and proposing a comprehensive and renewed study of the work and its functions. By bringing together specialists from different fields of research who have worked on other objects or other themes, the aim is to analyse the functions of this object and the discourse it was used to support in a fresh and collective way.

In this respect, all proposals for comparisons are welcome.

The workshop, which is the first part of the project, will take place in Angers and will be receded by a visit to the tapestry. The day will be organised into three sessions corresponding to the following three lines of enquiry, for which we propose a number of non-exhaustive directions:

o A material and artistic approach: some of the probable sources of inspiration for the artist, Jean de Bruges, a Flemish painter, have been identified; these include the manuscript Paris, BnF français 403, one of the Anglo-Norman Apocalypses, a work commissioned around 1250 byCharles V, the brother of Louis d’Anjou, and the Cambrai (BM, 0422 (0397 bis)). What about other monumental supports? How can we situate the tapestry in the history of international Gothic? More broadly, to what extent does the choice of medium for the tapestry represent a break with or, on the contrary, a form of continuity with previous iconographic productions devoted to the Apocalypse? What techniques and weaving methods were used, and perhaps adapted, to create such a monumental work?

o A political and institutional approach to the commission: By virtue of his royal blood, Louis I d’Anjou gave his duchy an undisputed reputation, while at the same time being relentlessly involved in the affairs of the kingdom. In the field of art, the Château de Saumur, the tapestry of the Apocalypse and a few pieces from his imposing gold and silverware collection give an idea of the context in which this prince lived. In the 1360s, Louis I d’Anjou already owned more than 70 tapestries, a collection that he undoubtedly continued to enrich until, in the 1380s, he envisaged the crazy project of a ‘beautiful carpet’ measuring 850 m2 that would depict the Book of Revelation, whereas until then the themes chosen had been eclectic and not systematically religious (history, mythology, fabliaux, heroic romances…). Following in his footsteps, his brother Philippe of Burgundy commissioned an identical tapestry, but the inventory of tapestries drawn up on his death in 1404 shows that it was smaller (around 580 m2). A fragment also depicting the Apocalypse, known as the Goult fragment, which is kept in the reserves at the Château d’Angers, may have belonged to a tapestry owned by Jean de Berry. For these great lords, how did art, in the broadest sense of the term, relate to, nurture and support their political ambitions/projects/goals? How did they make their choices in this area? Compared with his brothers, Louis I d’Anjou has not been the subject of any comprehensive studies, let alone a biography; this overview could help to fill in some of this historiographical gap.

o A literary, theological and exegetical approach to the work: what part does the exegetical tradition play in tapestry? The illuminated Apocalypses and medieval illuminated commentaries show that the integration of exegetical discourse into images by artists was commonplace. What about tapestry? Did Jean de Bruges draw inspiration from other textual sources? In the Middle Ages, the Apocalypse was read as a revelation about the history of the Church in the dual sense of ecclesial institution and community of the faithful, and as an invitation to do penance without delay. Do these different dimensions appear in the tapestry?

In keeping with the workshop format, papers should not exceed 15 minutes. The aim of this first meeting will be to propose individual lines of research for collective discussion. The results of the workshop will be presented at the conference in summer 2026.

Proposals (title, 10/15 line summary) should be sent to Gaelle Bosseman (gaelle.bosseman@univ-rennes2.fr) and/or Isabelle Mathieu (isabelle.mathieu@univ-angers.fr) before 1 February 2025. Papers may be presented in French or English, with the possibility of participating in a hybrid format.

We would be grateful if you could let us know if your research unit could help you to take part in this event.

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Offre d’emploi – Curator of Illuminated Manuscripts (British Library)

Closes: 9th February 2025
Salary: £34,608 per annum
British Library – Ancient, Medieval and Early Modern Manuscripts team

The British Library has an internationally renowned collection of illuminated manuscripts made in Britain and Europe before 1600. We have an exciting opportunity for a permanent Curator of Illuminated Manuscripts, based in the Ancient, Medieval and Early Modern Manuscripts team.

You will help to develop, manage and interpret the Library’s collection of illuminated manuscripts. You will be responsible for cataloguing these manuscripts and presenting them to a variety of audiences, through online resources, writing blog posts, answering specialist enquiries, and contributing to exhibitions and the public programme. You will oversee digitisation projects, including the selection of manuscripts to be digitised. You will also contribute to fund-raising initiatives, and strategic communications with our stakeholders.

To be successful in this role, you will have a doctoral degree or its equivalent in medieval art history, history, literature or another closely-related discipline. You will have specialist knowledge and strong research experience relevant to the illuminated manuscripts collection of the British Library. You will have strong knowledge of medieval Latin, and excellent palaeographical and codicological skills. You will have the ability to work with colleagues in other areas, and the ability to work independently and to a high degree of accuracy.

We welcome applicants from all backgrounds.

As one of the world’s great libraries, our duty is to preserve the nation’s intellectual memory for the future and make it available to all for research, inspiration and enjoyment. At present, we have well over 170 million items, in most known languages, with three million new items added every year. We have manuscripts, maps, newspapers, magazines, prints and drawings, music scores, and patents. We make our collections and programmes available to all. We operate the world’s largest document delivery service providing millions of items a year to customers all over the world. What matters to us is that we preserve the national memory and enable knowledge to be created both now and in the future by anyone, anywhere.

In return, we offer a competitive salary and a number of excellent benefits.  Our pension scheme is one of the most valuable benefits we offer, as our staff can become members of the Alpha Pension Scheme where the Library contributes a minimum of 28.97% (this may be higher dependant on grade. Another significant benefit the Library provides is the provision of a flexible working hours scheme which could allow you to work your hours flexibly over the week and to take up to 5 days flexi leave in a 3 month period. This is on top of 25 days holiday from entry and public and privilege holidays.

Closing date: 9 February 2025

Interview date: 25 February 2025

Source : Jobs.ac.uk

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Publication – « Une vie en boîte. Cellules de religieuses et maquettes de couvent (XVIIIe-XXIe siècle) », éd. Isabelle Heullant-Donat, Élisabeth Lusset

Du XVIIIe siècle aux années 1960, des milliers de religieuses en Europe ont fabriqué des modèles réduits de leur cellule et de leur couvent dans des boîtes vitrées, des œufs, des coquillages ou des coques de noix. Elles s’y représentaient en miniature, sous la forme de poupées de cire, de silhouettes de papier et de photographies, au travail ou en prière, entourées des objets de leur quotidien minutieusement reconstitué. Elles les offraient à leur famille et à leurs bienfaiteurs, afin de donner à voir leur vie à l’abri des murs du couvent. Si ces petites cellules ont suscité l’intérêt des ethnographes, des collectionneurs et des artistes, comme le poète provençal Frédéric Mistral ou la plasticienne Léna Vandrey, elles ont été peu étudiées, alors même que leur confection était très répandue au XIXe siècle.

À la croisée de l’histoire des femmes, du travail, de la culture matérielle et de l’enfermement monastique, ce livre analyse plus de cinq cents de ces « boîtes de nonnes ». Il dissèque ces objets méconnus, les réinscrit dans leurs contextes de production et examine enfin leurs circulations depuis les monastères jusqu’aux musées et aux collections privées, en passant par les familles des religieuses. Il invite à scruter ces mondes miniatures, et à en percer les mystères, sans en épuiser le pouvoir de fascination.

Énigmatiques petites cellules
Élisabeth Lusset

L’objet cellule

Cellule
Marie-Élisabeth Henneau

Miniaturisation
Manuel Charpy

Techniques
Gianenrico Bernasconi

Verre
Marie Lezowski

Habit
Anne Jusseaume

Images et écrits
Pierre-Antoine Fabre

Poupée
Frédéric Tixier

Photographie
Fanny Brülhart

La vitrine de Thérèse d’Avila
Antoine Roullet

Instantané de vie chez les ursulines
Ghislain Tranié

Cellule de chartreux
Frédéric Tixier

Une cellule « parlante » de clarisse
Isabelle Heullant-Donat

Cellule d’Anne de Saint-Barthélemy
Antoine Roullet

Espaces communautaires

Cloître
Julie Piront

Chœur
Bernard Hours

Entre soin et prière
Nicole Pellegrin

Ouvroir
Isabelle Brian

Réfectoire
Antoinette Guise-Castelnuovo

Infirmerie
Antoine Roullet

La cellule dans et hors de la clôture

La boîte, la cellule et la dévotion
Bernard Dompnier

Objets modèles
Marie-Élisabeth Henneau

Arts de faire et inventivité manuelle
Antoinette Gimaret

Travaux manuels
Anne Jusseaume et Anna Pellegrino

Reliquaires
Nicolas Guyard

Mondes féminins
Manuel Charpy

Souvenirs de profession
Manuel Charpy

Récréations
Daniel-Odon Hurel

Dioramas
Manuel Charpy

Poupées (en) religieuses
Nicole Pellegrin

Petits paradis de la Terre
Nicole Pellegrin

Imageries conventuelles
Fanny Brülhart

Circulations

Donner à voir
Anne Jusseaume et Antoinette Guise-Castelnuovo

La cellule dans la peinture et la gravure
Christine Gouzi

Portraits de religieuses en leurs cellules ?
Anne Lepoittevin

Entre couvents et familles
Élisabeth Lusset

La boîte de Noémie
Élisabeth Lusset

Inventorier
Raphaël Bories

Cellules ibériques
Raquel Sigüenza Martín et Élisabeth Lusset

Collectionner
Thierry Pinette

Muséographie I
Bernard Hours

Muséographie II
Dominique Séréna-Allier

Conserver
Dominique Séréna-Allier

Restaurer
Laurence Caylux et Ève Menei

Reconstituer une cellule aujourd’hui
Antoinette Guise-Castelnuovo

La boîte de Victor Hugo
Gianenrico Bernasconi et Élisabeth Lusset

Une relique familiale
Bernard Hours

Une histoire familiale de boîte
Antoinette Guise-Castelnuovo

Une vie en boîte. Cellules de religieuses et maquettes de couvent (XVIIIe-XXIe siècle), éd. Isabelle Heullant-Donat, Élisabeth Lusset, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2024 ; 1 vol., 392 p. (Homme et société). ISBN : 979-10-351-1000-0. Prix : € 39,00.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Appel à contribution – Sanguis Christi. Culture visuelle / culture visionnaire, XIIIe-XVIIIe siècles

Date du colloque : 3-5 décembre 2025
Date limite de l’appel : 15 avril 2025
Lieu : Louvain-la-Neuve
Organisatrices : Manon Chaidron et Mathilde Marès

English version below

Le sujet du Sang du Christ a alimenté la culture dévotionnelle chrétienne en Europe dès le milieu du Moyen Âge, s’inscrivant dans la continuité du culte des reliques et devenant rapidement un élément central après l’institution progressive du dogme de la transsubstantiation, notamment lors du concile de Latran IV (1215), et le développement d’une liturgie destinée à célébrer spécifiquement le corpus Christi : la Fête-Dieu, encouragée dans toute la Chrétienté par la bulle Transiturus (1264).

Ce colloque interdisciplinaire se propose d’explorer comment la dévotion au Saint-Sang, sous ses multiples formes et manifestations (reliques, sacrement, miracles), a façonné et nourri l’émergence d’une culture visuelle en Europe depuis le Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle.

C’est à travers la problématique du visuel, qu’il soit visible ou/et visionnaire, que seront explorés, lors de ce colloque, les liens entre les questionnements théologiques, le développement et les évolutions d’une culture dévotionnelle, jusques et y compris dans ses dimensions sociales et politiques, ainsi que leurs effets sur les modes de représentation dans l’iconographie. Par culture visuelle / visionnaire, nous entendons ainsi donner une place à une approche qui sache interroger ce qui se donne à voir du Sang du Christ, en explorant l’articulation voire la tension qui émerge entre ce que le miracle rend perceptible aux sens et ce qui, par essence, échappe à la perception, ouvrant ainsi le fidèle à une dimension spirituelle et sacrée et à de nouvelles modalités de mise en visibilité du divin.

Les propositions de communication pourront s’articuler autour des trois axes suivants.

1)Fondements doctrinaux et liturgies eucharistiques

Le premier axe s’intéressera aux points doctrinaux qui ont précédé ou fait suite à l’établissement du dogme de la transsubstantiation et à l’institution de la liturgie eucharistique. La question du visuel/visionnaire, qui émerge à partir du moment où se pose la question de la présence pleine et entière du Christ sous chacune des espèces, a introduit des difficultés inextricables quant au statut à donner au miracle par lequel le Sang du Christ est donné à voir (mirari). Relativement à cet axe, les propositions pourront porter sur certaines des discussions ou querelles qui ont pu émerger avant, pendant ou après l’élaboration de ce dogme et de cette liturgie. Certains des jalons de cette histoire pourront faire l’objet d’un traitement thématique: le concile de Latran IV, le concile de Constance (1418), le concile de Trente (1545) ; une attention particulière pourra être accordée à la Fête-Dieu, instituée en l’honneur du Corpus Christi ainsi qu’au développement des célébrations liées au culte du Saint-Sang ou au miracle eucharistique, notamment ceux de Bolsena (1263), Florence (1230), Fécamp (XIe siècle), Louvain (1347), Bruges (1146), Bruxelles (1370), Paris (1290), Passau (1477) ou encore Deggendorf (1337) ; enfin, pourront faire l’objet de propositions l’étude d’écrits théologiques qui ont cherché à établir ou à interroger le statut à attribuer à ces miracles et aux récits qui les relatent.

2) Culture visuelle/visionnaire dans l’histoire sociale et culturelle

Le deuxième axe explorera le rôle du visuel / visionnaire dans l’histoire culturelle et l’histoire sociale, en lien avec la culture dévotionnelle centrée sur le Saint Sang et la transsubstantiation. Les propositions pourront s’intéresser aux dynamiques qui ont contribué à l’élaboration d’une nouvelle culture visuelle, notamment dans le contexte d’extension de la foi dans les milieux laïcs et le développement des observances. Les soumissions pourront également aborder le développement d’une liturgie centrée sur la matérialité, sur les cinq sens, l’instauration de nouvelles formes de prédication qui articulent images sensibles, mentales et spirituelles, ainsi que la manière dont les récits de miracles se construisent à la charnière du visible et du visionnaire. Les questions sociales et politiques pourront également être abordées, en examinant comment, selon les époques, les modalités de la mise en récit de miracles eucharistiques et les manifestations liées au Saint-Sang (pèlerinages, festivités, rituels, mises en scène des reliques, pièce de théâtre, processions, ostentations) ont pu être exploitées par le clergé et les autorités laïques. Dans les propositions, ces pratiques pourront être étudiées comme outils de restauration de l’unité communautaire face aux dissidences ou comme des instruments de division sociale, servant les intérêts des groupes religieux ou politiques dans les controverses.

3) Voir le Saint-Sang : culture de l’objet-image

Le troisième axe portera sur les dispositifs de mise en visibilité du Saint-Sang à travers une culture de l’objet-image, qui n’a cessé de se diversifier et de s’enrichir au fil des siècles notamment grâce à la création de nouveaux médiums. Les contributions pourront à cet égard s’intéresser aux dispositifs visuels / visionnaires mis en place dans les cérémonies liturgiques et para-liturgiques, à l’intérêt croissant accordé à l’image et à sa mise en scène, à l’utilisation d’images mobiles, à la question du voilement et du dévoilement de l’image, à la dimension théâtrale de certaines de ces représentations, aux dispositifs de mise en dialogue des livres d’images et des murs d’images, ou enfin à la place de plus en plus importante accordée à la diffusion des gravures de petit format.

Ces différentes facettes de la mise en image du Saint-Sang, de l’Eucharistie, ou des miracles qui en procèdent pourront ainsi permettre d’interroger le statut de l’image dans ses multiples fonctions – thaumaturgique, visionnaire et sotériologique – afin d’explorer la manière dont elles participent à une médiation entre le visible et l’invisible, en même temps qu’elles façonnent par ce biais une nouvelle expérience visuelle ou/et visionnaire pour le fidèle. C’est ainsi l’histoire de l’objet-image qui pourra être réinsérée par ce biais dans l’histoire d’une culture visuelle dévotionnelle au sens large.

Modalités de soumission

Le colloque se tiendra du 3 au 5 décembre 2025 à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve. Les propositions de communication, rédigées en français ou en anglais, doivent comporter un maximum de 500 mots et être accompagnées d’un CV. Ces documents sont à envoyer avant le 15 avril 2025 aux adresses suivantes : manon.chaidron@uclouvain.be et mathilde.mares@gmail.com

Les communications sélectionnées feront l’objet d’une publication dans un volume collectif. Ainsi, nous vous demanderons d’axer vos propositions sur les thématiques du visible / invisible, visuel / visionnaire.

Dans la mesure du possible, les frais de logement, ainsi que ceux de déplacement si nécessaire, seront pris en charge. Nous soulignons l’importance de la participation de chercheurs issus de disciplines variées. Cette diversité permettra d’enrichir l’analyse des mécanismes à l’œuvre dans la culture du visuel et de contribuer à une réflexion collective sur les modes d’appréhension de celle-ci. Ce croisement des perspectives offrira également l’occasion de réinscrire ces dynamiques dans une histoire mentale et sociale des mouvements dévotionnels.

The subject of the Blood of Christ has fueled Christian devotional culture in Europe since the mid-Middle Ages. Rooted in the veneration of relics, it quickly became central with the progressive establishment of the dogma of transubstantiation, particularly at the Fourth Lateran Council (1215), and the development of a liturgy specifically celebrating the Corpus Christi: the Feast of Corpus Christi, universally promoted within Christendom by the papal bull Transiturus (1264).

This interdisciplinary conference aims to explore how devotion to the Holy Blood, in its various forms and manifestations (relics, sacraments, miracles), shaped and nourished the emergence of a visual culture in Europe from the Middle Ages to the 18th century.

Through the lens of visuality—whether visible and/or visionary—this colloquium will examine the theological debates, the development and evolution of a devotional culture, including its social and political dimensions, and their impact on modes of representation in iconography. By visual/visionary culture, we aim to investigate what is rendered visible of the Blood of Christ and to explore the tension between what miracles make perceptible to the senses and what remains beyond perception, opening the faithful to a spiritual and sacred dimension and inspiring new modes of rendering the divine visible.

Proposals for contributions may align with one of the following three thematic axes:

1)Doctrinal Foundations and Eucharistic Liturgies

This axis will address the doctrinal points leading to or following the establishment of the dogma of transubstantiation and the institution of the Eucharistic liturgy. The question of the visible/visionary, which arises with the affirmation of Christ’s full and real presence in each species, created profound theological challenges concerning the status of miracles that made Christ’s Blood visible (mirari). Proposals may focus on theological debates or disputes surrounding this dogma and liturgy, examining key milestones such as the Fourth Lateran Council (1215), the Council of Constance (1418), or the Council of Trent (1545). Special attention could be given to the Feast of Corpus Christi, the cult of the Holy Blood, or specific Eucharistic miracles, such as those of Bolsena (1263), Florence (1230), Fécamp (11th century), Louvain (1347), Bruges (1146), Brussels (1370), Paris (1290), Passau (1477), or Deggendorf (1337). Contributions might also consider theological writings that sought to define or interrogate the status of these miracles and their narratives.

2) Visual/Visionary Culture in Social and Cultural History

This axis will explore the role of visual/visionary elements in cultural and social history related to the devotional culture surrounding the Holy Blood and transubstantiation. Proposals might examine dynamics contributing to a new visual culture, particularly in lay contexts and observance practices.

Submissions could also address the materiality-centered liturgies, sensory-focused preaching styles blending sensory, mental, and spiritual images, or the construction of miracle narratives at the intersection of the visible and the visionary. Social and political dimensions may also be considered, analyzing how accounts of Eucharistic miracles and manifestations of the Holy Blood (pilgrimages, rituals, theatrical performances, processions) were used by clerical and secular authorities to foster community unity or as instruments of division and controversy.

3) Visualizing the Holy Blood: Object-Image Culture

This axis focuses on the visual and visionary devices that rendered the Holy Blood visible through a culture of object-images, which diversified and expanded over the centuries with the development of new media. Contributions could explore visual/visionary strategies in liturgical and para-liturgical ceremonies, increasing attention to images and their staging, the use of mobile images, the interplay of veiling and unveiling, the theatricality of certain representations, or the dialogue between illustrated manuscripts and image walls. Proposals might also consider the proliferation of small-format prints.

These facets of the Holy Blood’s visual culture provide an opportunity to analyze how images functioned in thaumaturgic, visionary and soteriology, mediating between the visible and invisible and shaping new visual or visionary experiences for the faithful.

Submission Guidelines

The conference will take place from December 3–5, 2025, at the Université Catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). Proposals, in French or English, should not exceed 500 words and must include a CV. Submissions are due by April 15, 2025, and should be sent to manon.chaidron@uclouvain.be and mathilde.mares@gmail.com.

Selected contributions will be published in a collective volume. Proposals should emphasize themes related to visibility/invisibility and visual/visionary dynamics.

Where possible, accommodation and travel expenses will be covered. We encourage participation from researchers across disciplines to enrich the analysis of visual culture mechanisms and foster a collective reflection on their modes of apprehension. This interdisciplinary approach offers an opportunity to situate these dynamics within a broader mental and social history of devotional movements.

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Congrès – Medieval Academy of America 2025 Annual Meeting. Celebrating 100 Years

19-22 March 2024
Cambridge, MA 02138
Program : here

The Centennial Meeting of the Medieval Academy of America will take place on the campus of Harvard University in Cambridge, Massachusetts on 20-22 March 2025, hosted by Harvard University in collaboration with Boston College, Boston University, Brandeis University, Fitchburg State University, the Massachusetts Institute of Technology, Stonehill College, Tufts University, and Wellesley College. This is the first time that the Medieval Academy has gathered on the Harvard campus since 1975, when the Academy celebrated its golden anniversary over three days in April with ten workshops, two paper sessions, and four plenary lectures addressing Latin and Byzantine Christendom. Fifty years on, this year’s Centennial program will bring together nearly 500 scholars from three continents, 23 countries, over 200 academic institutions, and a wide range of disciplinary backgrounds for 114 paper sessions, four plenary lectures, and a host of associated workshops and events, addressing the medieval world from the North Atlantic to the Sea of Japan as well as the histories and possible futures of Medieval Studies itself. We are grateful to each of these colleagues, and to our dozens of sponsors, for making this historic event possible.

While this will be an in-person meeting, our plenary lectures—given by Kristina Richardson (Professor of History and Middle Eastern and South Asian Languages and Cultures at the University of Virginia), Sara Lipton (President of the Medieval Academy of America and Professor of History at Stony Brook University), Wendy Belcher (Professor of Comparative Literature and African American Studies at Princeton University), and a diverse group of medieval scholars and administrators—will be live streamed. Whether you are participating in person or virtually, we are excited to welcome you to Cambridge, and look forward to meeting you, learning from you, celebrating our shared commitment to Medieval Studies, and laying the foundations for our next hundred years!

The MAA 2025 Program Committee
Eileen Sweeney and Sean Gilsdorf, co-chairs

Source : The Medieval Academy of America

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Prix – Prix de Champreux, de Clausade et Guy de Toulza (Société archéologique du Midi de la France)

La Société Archéologique du Midi de la France attribuera en mars 2025

les Prix DE CHAMPREUX, DE CLAUSADE et GUY DE TOULZA

dotés chacun de 1000 €, récompensant un travail universitaire inédit (Master 1, Master 2 ou thèse) ou toute étude inédite sur l’histoire, l’archéologie ou l’histoire de l’art du Midi de la France.

Le mémoire, en édition papier et accompagné d’une lettre de candidature, doit être adressé à Madame la Présidente de la Société Archéologique du Midi de la France, Hôtel d’Assézat, place d’Assézat, 31000 Toulouse avant le 10 février 2025.

Le prix sera remis lors de la séance publique de la Société Archéologique du Midi de la France qui se tiendra en mars 2025 en l’Hôtel d’Assézat à Toulouse. Les rapports sur les meilleurs travaux présentés au concours sont publiés dans le volume des Mémoires de l’année.

Merci de bien vouloir diffuser cette information auprès des chercheurs pouvant être concernés.

Un candidat ne peut être primé qu’une seule fois.
Les candidats honorés par une médaille d’encouragement ont la possibilité de présenter un nouveau mémoire au concours.

Les exemplaires des mémoires présentés au concours restent la propriété de la S.A.M.F. ; ils sont déposés à la bibliothèque où ils peuvent être consultés. Les candidats s’engagent en outre à recevoir leur prix en personne lors de la séance publique de la S.A.M.F.

Voir le règlement du concours.

Source : Société archéologique du Midi

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