« Écritures franciscaines en français (1217-1517).Communication littéraire et ‘invention’ de la Modernité » (Projet ANR-23-CE54-0006)
MSH Lyon Saint-Étienne, 28 mars 2025 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon, Salle André Bollier
Programme :
08h45 Accueil
09h00 Sylvain Piron (EHESS), « Le dénouement de la question franciscaine » 09h30 Discussion
09h45 Cécile Caby (Sorbonne Université), « Pratiques franciscaines de la prédication et de l’éloquence (XIIIe-XVe siècle) : remarques sur 40 ans de recherches intenses » 10h15 Discussion 10h30 Pause café
11h00 Antonio Montefusco (Université de Lorraine), « Franciscanisme dissident et vulgaire » 11h30 Discussion
11h45 Chloe McCarthy et Thibaut Radomme (Université Jean Monnet Saint-Étienne), « Présentation du projet E2F » 12h15 Discussion
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Taddeo di Bartolo, Siena’s premier painter in the years around 1400, is the focus of a cultural history of a great Italian school in an understudied period. His patrons commissioned important fresco cycles and the most impressive polyptychs of the age. In part a travelogue, the text follows Taddeo (ca 1362-1422) from training in straitened times at Siena across central and northern Italy. Ten years of itinerancy drew him to various Tuscan centers, along the Ligurian coast from Genoa to Provence, probably to Padua, and into Umbria. About 1399 he resettled at Siena to rapidly become the preferred painter of his commune. His mural cycles made a greater imprint on Siena’s civic iconography than has been acknowledged while his efficient Sienese shop produced outstanding panel paintings for, among others, the most dynamic religious orders. Until his last years he received grand commissions in and from beyond Siena. He drew a pope’s portrait and was employed by a cardinal at Rome. Attention to his production methods shows how his busy shop ensured variety in numerous paintings for mid-level clients by a flexible design system. Taddeo’s works, including rediscovered and reconstructed paintings, come alive in beautiful illustrations. This chronicle of an indefatigable and successful late medieval career positions the painter, his colleagues, and his patrons in their political, economic, and social circumstances. It provides new insights on Siena’s artistic culture at the start of the Renaissance.
Gail Solberg holds history and art history degrees from Stanford and the Institute of Fine Arts at NYU. A resident of Florence, she has written extensively on Taddeo di Bartolo and here gathers decades of research. Her particular interests include the transmission of ideas across the schools of painting, patronage networks, and the mechanics of the painter’s practice. She looks with care at single objects and beyond to the circumstances that endow them with ulterior meaning.
Table des matières :
Volume 1
Foreword Introduction A Timeline of Taddeo di Bartolo’s Life and Contemporary Events
Part I: Emergence Chapter 1: Taddeo’s Early Life and Late Trecento Painting in Siena Chapter 2: The First Altarpieces
Part II: Itinerance Chapter 3: Florence, Lucca, Pisa, and Padua Chapter 4: Genoa and Liguria Chapter 5: Pisa Again Chapter 6: Genoa and Liguria Again
Part III: Siena: Dipentore Nostro Chapter 7: The Cathedral Chapter 8: The Palazzo Pubblico: The Priors’ Chapel and Related Works Chapter 9: The Palazzo Pubblico: The Antechapel Chapter 10: The Late Civic Commissions and Taddeo’s Associates
Part IV: Acclamation: Three Grand High Altarpieces Chapter 11: The Assumption Triptych for the Aragazzi at Montepulciano Chapter 12: The Double-Sided Heptaptych for the Franciscans at Perugia Chapter 13: The Heptaptych for the Dominicans at Gubbio
Part V: Variety: Panel Paintings of the First Decade of the Fifteenth Century Chapter 14: Madonna and Child Paintings, Predellas, and Other Polyptych Elements Chapter 15: Narrative Altarpieces Chapter 16: From Monumental Crucifixes to Panels for Personal Devotion
Part VI: Culmination Chapter 17: Volterra and San Gimignano Chapter 18: Last Works: Siena, Outside Siena, Orte, and Rome Chapter 19: Aftermath Chapter 20: Taddeo’s Legacy
Bibliography General Index Index of Works by Taddeo di Bartolo
Informations pratiques :
Gail E. Solberg, Taddeo di Bartolo. Siena’s Painter in the Early Quattrocento, Turnhout, Brepols, 2025 ; 2 vol., 1686 p. (Studies in Medieval and Early Renaissance Art History). ISBN : 978-1-909400-81-8. Prix : € 295,00
Entre 2020 et 2024, la Flandre a été captivée par un débat public autour de l’histoire. La décision du gouvernement flamand de faire rédiger un « Canon flamand » par une commission d’experts, dont Jan Dumolyn était membre, ainsi que l’émission télévisée particulièrement populaire « Het verhaal van Vlaanderen » ont suscité de vives controverses. Certains historiens ont réagi de manière très critique, d’autres ont pris part à ces initiatives. Cette séance inaugurale propose de placer la discussion dans une perspective plus large et à plus long terme, sachant qu’une tension entre « histoire de Belgique » et « histoire de Flandre » existe depuis 1830, voire même avant la création de la Belgique.
Jan Dumolyn, né à Bruges le 25 août 1974, a obtenu une licence en histoire à l’Université de Gand en 1995 et un doctorat en histoire en 2001. Il est Professeur d’histoire médiévale à l’Université de Gand et Président de l’Institut d’Etudes Médiévales Henri Pirenne.
Il est connu internationalement pour ses recherches sur les soulèvements médiévaux, mais il a également publié sur différents autres aspects de l’histoire des villes médiévales dans les Pays-Bas méridionaux. Dans le cadre de ses recherches, il collabore souvent avec des archéologues, des historiens de l’art et des historiens de la littérature.
Jan Dumolyn est également connu du grand public en Belgique néerlandophone en tant que membre du comité d’experts qui a élaboré le « Canon flamand » et pour sa contribution à la série télévisée « Het verhaal van Vlaanderen ». Essayiste sur les sujets d’histoire et de patrimoine dans le journal De Standaard, il a également pris part à la réalisation d’expositions, notamment « Van Eyck, une révolution optique » au Musée des Beaux-Arts de Gand en 2020.
Informations pratiques :
Mercredi 12 mars 2025, 18h00-20h00
Université de Namur Auditoire L12 Faculté de Philosophie et Lettres Rue Grafé, 1 – 5000 Namur
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Date limite pour l’envoi des propositions : 25 avril 2025
Le verbe « jouer » renvoie à la fois au divertissement (jouer à un jeu), à la performance (jouer un rôle) et à la ruse (se jouer de quelqu’un)[1]. Comment jouait-on au Moyen Âge ? Quelle était la place du jeu dans la société médiévale ?
L’ambition de ces journées d’étude est de proposer une réflexion sur les sociétés médiévales, leurs pratiques et représentations, à travers l’action et le rythme qu’implique le verbe « jouer ». En choisissant le verbe « jouer » au lieu du substantif « jeu », nous invitons à penser les pratiques ludiques au sens large et à réfléchir à un continuum qui va des notions de divertissement et de spectacle aux enjeux sociaux et politiques du jeu médiéval. Nous entendons par le terme pratiques l’idée d’une action, d’une activité exercée par un ou plusieurs individus. Ainsi, seront compris à la fois les jeux dits de tables (jeux de dés, d’échecs, de cartes), les jouets, les jeux de la pensée (jeux des rois et des reines ou de Saint Coisne[2], jeux littéraires tels que les énigmes, rébus ou jeux de mots) ou encore les jeux sportifs et militaires (jeux de balle, de lancer, joutes et tournois). Par ailleurs, les théoriciens du jeu s’accordent sur la dimension sociale du jeu et rappellent que « jouer » est une manière de se présenter, de se montrer aux autres[3]. Nous voulons donc interroger aussi les festivités, spectacles, représentations théâtrales et autres divertissements de l’ordre des représentations. Le jeu est ainsi imaginé, vécu et raconté par les contemporains, à travers la littérature, la musique ou l’iconographie. Toutes ces activités, tantôt quotidiennes, tantôt exceptionnelles, tantôt privées, tantôt publiques, disent beaucoup de la manière de vivre des sociétés médiévales. En effet, autour des jeux, se cristallisent des enjeux de pouvoir, de contrôle, de savoir-faire mais également d’appartenance à un groupe.
La recherche sur le jeu est dynamique ces dernières années : on citera, en littérature, le dernier numéro de la revue Bien Dire et Bien Aprandre[4], la thèse de Maxime Kamin[5], soutenue en 2023, ou encore le numéro de la revue Questes[6]. Notons aussi que le thème du jeu fait l’objet d’un groupement d’intérêt scientifique, « Jeux et Sociétés[7] », créé en 2013. Malgré ces études récentes, la notion de « jouer » au Moyen Âge reste peu abordée d’une manière générale, notamment dans le champ de l’histoire[8]. Si une journée d’étude a été organisée à Lyon 3 par l’IHRIM en 2023, seules deux communications portaient sur le Moyen Âge. Enfin, une revue, Sciences du jeu, s’intéresse également au jeu mais sans borne chronologique. Ces travaux dispersés appellent à l’interdisciplinarité et à réinterroger nos corpus sous ce prisme-là.
Nous avons retenu plusieurs axes pour interroger ce sujet comme le cadre spatio-temporel, la réglementation du jeu, mais également la notion de jeu social et politique, sans oublier les festivités et la performance. « Jouer au Moyen Âge » n’est a priori pas une thématique qui apparaît de manière évidente dans les sources. Les divertissements peuvent être analysés grâce à l’archéologie, les catalogues d’expositions et des réserves de musées, en mettant en lumière une histoire matérielle des objets et espaces dédiés. Les analyses plastiques des pièces de jeux ou images représentant un divertissement permettraient également de mieux retracer, grâce à l’histoire de l’art, les représentations sur les distractions au Moyen Âge. Les manuscrits enluminés, permettant d’interroger le rapport texte et image, feront également l’objet d’une attention particulière. Les sources littéraires, comme les traités, peuvent révéler de précieux témoignages sur les divertissements, les manières de pratiquer et de percevoir les jeux ainsi que leur réception au Moyen Âge. Enfin, si les archives peuvent paraître plus silencieuses, certains types de sources s’avèrent intéressantes pour analyser les pratiques individuelles et collectives comme l’organisation des festivités (sources comptables) ou la réglementation du jeu (archives judiciaires).
Axes
Espaces et temps du jeu
Loin d’être uniquement marquée par le labeur et les obligations religieuses, la société médiévale profite aussi de moments de répit et d’évasion, qu’ils soient privés ou publics, aristocratiques ou populaires. Avait-on le temps de jouer ? Le rythme des heures et des saisons permettait-il de laisser suffisamment de temps pour jouer ? Quelle place occupe le calendrier liturgique pour les Médiévaux : était-il un prétexte pour jouer ou bien justement, s’agissait-il de s’en affranchir pour mieux s’amuser ? Ces différentes temporalités du jeu s’inscrivent dans des espaces variés qu’il conviendra de mettre en valeur (jardins, forêts, mers, villes, foyers, châteaux, espaces publics, etc.). Cet axe propose ainsi de mettre en lumière le cadre spatio-temporel du jeu et d’en déceler les significations sociales et culturelles. La diversité de ces espaces et de ces temps reflète ainsi la multitude des actions du jeu dans la société médiévale.
Jeux sociaux et politiques
Les jeux et loisirs au Moyen Âge traduisent ces différentes temporalités qui rythment la vie des individus de l’enfance à la vieillesse. Jouait-on aux mêmes jeux dans l’enfance et dans sa vie d’adulte ? On sait que le jeu pouvait avoir une place dans l’éducation des enfants notamment au travers de jeux d’imitations (jouer à la poupée) ou de développement de savoir-faire (comme les échecs, utilisés dans l’éducation des princes). Le jeu comporte une dimension sociale : on ne joue pas de la même manière et aux mêmes jeux selon son statut mais aussi selon son genre. Finalement, on peut se demander comment le jeu peut participer à la définition de l’identité. Par ailleurs, les historiens ont bien montré le caractère subversif, voire transgressif, de certains jeux ou fêtes. Comment les pratiques ludiques pouvaient-elles marquer l’appartenance des joueurs à un groupe social[9] ? Nous proposons de réfléchir au rôle social du jeu au Moyen Âge et ce qu’il révèle des pratiques et représentations.
Les tournois, joutes, pas d’armes et autres représentations militaires apparaissent comme des mises en scène des compétences et de la puissance des joueurs. Souvent accompagnés de festivités, ces jeux permettent aux élites d’affirmer leur grandeur afin d’augmenter leur influence. Les jeux d’alliances sont également des pratiques illustrant une forme de jeu politique. Dans quelle mesure les élites utilisaient-elles la ruse, en menant un double jeu (dans les pourparlers de mariages, les négociations diplomatiques ou à travers les réseaux d’espionnage) ? Quels sont les acteurs de ces jeux politiques ? Sont-ils réservés aux princes et aux élites aristocratiques (laïques ou ecclésiastiques) ou les nouvelles élites urbaines peuvent-elles aussi y avoir une place ?
Les règles du jeu
Il n’y a pas de jeu sans règle pour le définir. Les règles constituent la base du jeu, de l’activité ludique et récréative. Elles représentent les indications et les restrictions créées en fonction du moment ludique, un système partagé volontairement par chaque personne qui y participe. Mais elles ne se limitent pas à cela. La notion de règles convoque également les idées de régulation et de réglementation. En effet, le jeu au Moyen Âge n’est pas tant une affaire privée qu’une affaire publique, il devient une occasion de rencontres sociales et d’échanges, parfois monétaires. C’est pourquoi les institutions, laïques et religieuses, cherchent à contrôler ces jeux (jeux de hasard, mais aussi tournois et autres compétitions violentes, ainsi que les battagliole…) afin qu’ils aient lieu à certains endroits préétablis et certains moment précis, avec un déroulement convenu par avance. Nous souhaitons comprendre dans quelle mesure la sphère du jeu et des loisirs est publiquement soumise à une organisation sociale liée au contrôle institutionnel de la vie publique. En somme, comment les règles sont-elles appliquées ? Quelles sont les restrictions appliquées au jeu ? Est-il possible de définir un bon et un mauvais « jeu » ? Il s’agit d’étudier par quelles modalités la sphère ludique a la possibilité d’apparaître dans la vie sociale du Moyen Âge et comment les institutions entendaient gérer ces pulsions ludiques que la société a, semble-t-il, toujours comportées. Enfin, on ne peut ignorer que les règles, en tant que forme, ne touchent pas seulement la sphère du jeu physique et matériel, mais sont à la base de la production théâtrale et littéraire (les règles de l’amour courtois, les formes des lais, de la poésie ; les topoï littéraires qui sont presque une forme de règles pour les types de littérature médiévale). On pourra interroger la manière dont les institutions, mais surtout la société, ont répondu à ces différentes articulations du « jeu » (qu’il soit ludique, social, théâtral ou militaire) et quelles règles ont été acceptées, rejetées ou transformées selon les goûts, les coutumes et les désirs du temps.
Spectacle, performance, théâtralité
Le verbe « jouer » renvoie à la notion de spectacle et de mise en scène. Le théâtre peut ainsi être considéré comme un jeu, non seulement par sa dimension ludique, mais parce qu’il constitue un spectacle, et ce d’autant plus que le ludus Christi, drame liturgique, constitue la matrice du théâtre médiéval. Nous proposons d’interroger toutes les pratiques invitant à jouer un rôle ou impliquant une performance devant un public – musique, théâtre, danse, éloquence, etc. – sous un prisme littéraire, linguistique, matériel ou socio-culturel. Nous invitons ainsi à penser le spectacle et la mise en scène dans tous les domaines possibles, sans se limiter à une perspective théâtrale : quels rôles joue-t-on au Moyen Âge et quelle est la place du spectacle ou de la mise en scène dans la vie privée, publique, politique ou religieuse ?
La notion de représentation invite à considérer les rapports entre les différents intervenants. Le spectacle est parfois permis par l’élaboration de décorations qui constituent une piste intéressante pour notre étude. Ces arts éphémères sont conçus par les artistes et artisans pour être perçus et reçus par tous, dans une certaine effervescence culturelle et sociale. Nous invitons donc à une réflexion autour de l’histoire des images dans la mesure où ces décors construits et figurés participent aux représentations et pratiques des divertissements.
Le rapport au public fera l’objet d’une attention particulière : de qui est-il composé et quel est son rôle propre dans le spectacle ? Comment cela conditionne-il l’écriture médiévale ? Comment cherche-t-on à le faire adhérer au propos ou à susciter chez lui des émotions ? Penser cette interaction permettrait par exemple de réfléchir à la nature des émotions, à leur place et aux moyens de les provoquer.
Enfin, penser le spectacle au Moyen Âge invite à réfléchir à la notion de rôle en étudiant par exemple des rôles-types, voire des stéréotypes. Quels sont les masques portés par qui, comment sont-ils composés et dans quelles sphères les porte-t-on ?
Axe complémentaire : jouer avec le Moyen Âge
Nous proposons pour finir de réfléchir aux pratiques ludiques postérieures qui mobilisent des représentations médiévales. Ces pratiques peuvent relever du jeu (jeux de rôles, jeux de plateau, jeux vidéo, livres-jeux, etc.), de pratiques de reconstitutions diverses et variées voire de sports ou de spectacles. Sur quels éléments du folklore médiéval la dimension ludique repose-t-elle ? Quel public ces pratiques ludiques trouvent-elles ? Peut-on rattacher la dimension ludique à la recherche d’une « réalité » historique ? Cette dimension ludique donne-t-elle envie au public de s’intéresser à l’histoire médiévale ou au contraire est-elle vectrice d’idées reçues ?
Notre réflexion peut être élargie au champ didactique, en interrogeant la possibilité d’un enseignement du Moyen Âge par le jeu. Face aux difficultés que pose l’enseignement de la période, de l’écart temporel à l’écart linguistique et social, quelles perspectives sont offertes par le jeu ?
Les travaux du CIHAM concernent en premier lieu les mondes chrétiens et musulmans, mais les propositions portant sur d’autres espaces géographiques seront appréciées. Toutes les études liées à l’histoire, à l’archéologie, à la littérature, aux humanités numériques ou à la linguistique seront étudiées avec le plus grand intérêt.
Les Journées d’Études Doctorales du CIHAM se dérouleront sur deux jours le jeudi 23 et vendredi 24 octobre 2025 à Lyon. Ces journées pourront donner lieu à publication. Les participant.e.s sont aimablement prié.e.s de solliciter leurs laboratoires pour les frais de déplacement et/ou d’hébergement à engager.
Les propositions de communication, de 500 mots maximum (résumé et titre de la présentation), accompagnées de renseignements pratiques (statut, situation institutionnelle, domaine de recherche) sont à envoyer au format PDF avant le 25 avril 2025 à l’adresse suivante : cihamjournees@gmail.com.
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Calls for reformation were widespread across the medieval Roman Catholic Church, but few were as nuanced or philosophically rich as the lifelong work of Cardinal Nicholas of Cusa (1401–1464). Cusa centralized the coincidentia oppositorum, the coincidence of opposites, in our knowledge of God and the mystical institution of the Church. In his book, Michael R. Kearney traces Cusa’s historical impact on philosophy of communication and communication ethics with an eye toward the health of institutions in a postmodern moment of cynicism and decline. Cusa loved the church and fought passionately for its reform, energized by the “clouded vision” of a God who is beyond opposites. This champion of dialogic reformation offers churches and communities an unfinished task with a unity of contraries at its heart: upholding local narrative ground with tenacious loyalty while working in an increasingly large world.
Informations pratiques :
Michael R. Kearney, A Communication Ethic of Dialogic Reformation. Nicholas of Cusa on Care for Communities in Crisis, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, 2025 ; 1 vol., 230 p. (Refo 500 Academic Studies, 106). ISBN : 978-3-525-50216-7. Prix : € 130,00
Canoniser ? C’est transformer un texte en classique, une source de circonstance en référence durable. Scruter les moyens d’une telle transformation révèle quels mécanismes médiévaux fondent l’autorité d’un texte.
La canonisation de textes littéraires, juridiques, historiques ou sacrés, met en évidence des processus intellectuels communs aux mondes musulman et chrétien médiévaux, comme la lente sélection par l’usage, la référence aux Anciens, la composition en corpus ou en bibliothèque. Elle montre que le renvoi à une autorité extérieure – pouvoir politique, maître religieux ou école – vient après coup donner un visage à ce qui a commencé par être un travail plus souterrain de lecture et de réception communautaire.
Table des matières :
Créer un canon Corpus et consensus – Orient et Occident
Marie-Pascale Halary La fabrique des canons textuels, entre littérature et histoire
Caroline Chevalier-Royet La fixation du canon latin de l’Ancien Testament : réflexions sur l’apport des bibles carolingiennes
Damien Labadie Genèse du canon biblique éthiopien : de l’autorité apostolique aux controverses autour des Écritures (XIVe-XVe siècles)
Marie-Céline Isaïa Canoniser un texte selon l’hagiographie latine (Ve-XIe siècle)
Clément Salah Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386/996) et la canonisation d’une jurisprudence mālikite
Bruno Paoli Réflexions sur la canonisation de la poésie arabe ancienne
Jean-Benoît Krumenacker La bibliothèque d’un bourgeois lyonnais anobli : les livres de Louis du Périer
Informations pratiques :
Créer un canon, éd. Marie-Pascale Halary, Marie-Céline Isaïa, Bruno Paoli, Médiévales, t. 87, 2024 ; 1 vol., 180 p. ISBN : 978-2-37924-478–0. Prix : € 20,00.
DFG, Historisches Kolleg München 11.12.2025 – 12.12.2025
We are inviting proposals for papers on medieval notebooks and collections of notes in any language of the Euro-Mediterranean realm.
Research on the period conventionally referred to as the Middle Ages commonly focuses on sources that were created within and for educated and political elites, whether they be written documents, visual representations, or material artefacts. What is more, today we commonly encounter medieval textual production in carefully curated critical editions, which give the (often misleading) impression that they are based homogenous, neatly arranged, and impeccably transmitted manuscripts. However, medieval books in fact present a much more diverse, “messier” picture of written culture, one in which we can regularly see traces of multiple different forms and levels of literacy. Studying processual and unfinished aspects of writing in these manuscripts can help us gain insight into the experiences, cultural practices, and self-representation of individuals and their social milieus. This conference focuses on one specific, lesser-known “genre” of medieval manuscript culture: notebooks and collections of personal notes.
Most composite and miscellaneous manuscripts are of a philosophical-poetic nature (so-called florilegia or anthologies) or come from the mercantile sector, such as the abundantly preserved house or family books. In most cases, these codices belong to the late Middle Ages and the urban-bourgeois milieu. By contrast, notebooks and collections with personal records such as memories, lists, obituary notes, and private financial transactions—including those entered into the blank spaces of manuscripts of other content—are generally rare in the Middle Ages. Despite its relative scarcity, this diverse material has never been studied in any comprehensive way.
Since the 1980s, research on intellectual history has primarily focused on careers and networks. Particularly in the Germanophone realm, sociological approaches to the creation and transmission of knowledge have dominated the field. More recently, there has been a shift towards questions of intellectual techniques and their social and cultural-historical situatedness. Such avenues can build on the work of Goody, Clanchy, Mary and Richard Rouse, and Malcolm Parkes, who have connected the organization of writing to mental processes, and on recent work on page layout, the materiality of texts, the practice of commentary, and the use of diagrams.
The conference taps into such cultural-historical approaches to medieval written culture and utilizes codicological models for the “stratigraphy” and “architecture” of composite manuscripts to illuminate the complexity, multilayeredness, and fluidity of knowledge organization, memory processes, and self-representation in medieval notebooks. It pursues a comparative approach for the Euro-Mediterranean world, bringing research on notes and notebooks in the cultural spheres of the three major Abrahamic religions in Europe, North Africa, and the Near East (including Byzantium) into comparative dialogue.
Confirmed speakers: Patrick Andrist (Munich / Fribourg), Richard Corradini (Vienna), Ahuva Liberles (Tel Aviv), José Maksimczuk (Hamburg), Gabor Toth (Luxembourg).
Papers will ideally present case studies on one or more manuscripts, but other formats (e.g., discussion of a specific question or methodological issue) are also welcome. Scholars of all career stages, including graduate students, are encouraged to apply. Presentations can be in either English or German.
Please email your proposal comprising a tentative title, abstract of 200–300 words, and short curriculum vitae (max. 2 pages) to the organizers (tobias.daniels@mg.fak09.uni-muenchen.de, ariehle@fas.harvard.edu) by April 30. Speakers will be reimbursed for travel and accommodation expenses up to about 300 EUR.
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Le « Moyen Âge » est une création récente et mouvante, à la fois élaboration historiographique stratifiée et appréciation d’objets historiques dans le présent. Ce que nous savons et imaginons informe notre perception. Étudier les arts médiévaux exige donc d’étudier les médiévalismes, et réciproquement.
Ce volume issu de travaux menés en 2015/2016 au Centre allemand d’histoire de l’art à Paris rassemble quinze études à propos d’artefacts médiévaux et de leur histoire ultérieure, jusqu’à nos jours. Elles sont accompagnées d’un bilan des études germanophones sur l’art médiéval en France depuis 1933.
Avec les contributions de Philippe Cordez, Eveline Deneer, Frédéric Elsig, Iris Grötecke, Lukas Huppertz, Jacqueline E. Jung, Thomas Kirchner, Stephanie Luther, Kathrin Müller, Andrew Murray, Assaf Pinkus, Nina Reiss, Martin Schwarz, Judith Soria, Jean-Michel Spieser, Susanne Wittekind.
Informations pratiques :
Art médiéval et médiévalisme, éd. Philippe Cordez, Paris–Hidelberg, DFK Paris–arthistoricum.net, 2024 ; 1 vol., 451 p. ISBN : 978-3-948466-56-5. Prix (volume physique) : € 86,00.
The Mongol Archive in Late Medieval France is the first comprehensive study of contact between France and the Mongols in the late Middle Ages. As these realms expanded across Eurasia—the French through crusade and settlement, the Mongols through conquest—their encounters altered each other’s understanding of the world and their place in it.
The Mongol influence on French culture is visible in what Mark Cruse calls the Mongol archive—a wide range of materials including chronicles, crusade treatises, encyclopedias, manuscript illuminations, maps, romances, and travel accounts—revealing how the French court made sense of a people previously unknown to the European intellectual tradition. Cruse mines this archive of Franco-Mongol contact to reassess France’s place in the continental history of medieval Eurasia.
By comparing the French and Mongol courts, Cruse shows how their similarities allowed meaningful communication between them and highlights the surprising connections—diplomatic, intellectual, and genealogical—across vast distances. The library of King Charles V (r. 1364–1380), one of the largest in medieval Europe, is a monument to the richness of these encounters, which anticipate the global interconnectedness of the modern world. Ultimately, the innovative approach in The Mongol Archive in Late Medieval France toward French conceptions of and relations with the Mongols demonstrates how a global perspective transforms our understanding of the medieval world.
Mark Cruse is Associate Professor of French at Arizona State University. His books include, as author, Illuminating the « Roman d’Alexandre » and, as editor, Performance and Theatricality in the Middle Ages and the Renaissance.
Informations pratiques :
Mark Cruse, The Mongol Archive in Late Medieval France. Texts, Objects, Encounters, 1221–1422, Ithaca (NY), Cornell Unievrsity Press, 2025 ; 1 vol., 360 p. ISBN : 978-1-50177-935-0. Prix : USD 66,95.
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Kristiaan Dillen, « Een verdacht laatmiddeleeuws rekenboek van de Wenduinse Vissersgilde » (p. 5-44).
Avec la monographie Geschiedenis van Wenduine (Histoire de Wenduine), Prudens Verduyn a publié en 1938 un certain nombre de textes des XIVe et XVe siècles, jusqu’alors totalement inconnus, que l’auteur avait pu consulter et copier par hasard. Selon l’auteur, il s’agissait de fragments d’un « rekenboek » (livre de comptes) qui avait appartenu à la guilde des pêcheurs de Wenduine. Ces fragments ont la particularité de mettre en lumière la structure d’organisation corporative des pêcheurs de Wenduine et leurs activités de chasse aux mammifères marins. En plus d’être remarquables, ces fragments de source sont également uniques. Aucune autre source écrite du XIVe siècle n’a été conservée qui ait été produite par une guilde de pêcheurs du comté de Flandre. Il est par contre problématique que Verduyn ait intégré des fragments de source dans son argumentation et leur ait fourni un appareil critique plutôt inadéquat et incohérent, de sorte qu’il n’est pas toujours clair quand il les cite et quand il en parle lui-même. Les textes ont principalement déclenché une chasse à la source originale mais n’ont eux-mêmes guère été examinés. Cette contribution publie le ‘texte source’ et son analyse. On soutiendra que les extraits publiés du soi-disant livre de comptes sont très probablement un pastiche, une falsification qui ressemble à un modèle à bien des égards par imitation, combinant des caractéristiques d’originaux et intégrant des connaissances issues de la littérature. Les fragments de source ont principalement servi les ambitions d’une communauté côtière du XXe siècle dont la prospérité ne dépendait plus de la pêche mais du tourisme.
Marc Boone & Thérèse de Hemptinne, « Deux inventaires des biens abandonnés par Jacqueline de Bavière lors de son départ précipité de Gand le 31 août 1425 » (p. 45-82).
Suite à la fuite inopinée de Jacqueline de Bavière, comtesse de Hainaut et de Hollande/Zélande, le 31 août 1425 de l’ancienne résidence comtale de la Posteerne à Gand où elle avait été assignée à résidence, un inventaire détaillé des biens qu’elle y avait laissés fut établi sur ordre de son cousin le duc de Bourgogne Philippe le Bon et en présence de sa mère Marguerite de Bourgogne. L’inventaire permet de se faire une idée concrète du quotidien de la princesse dans sa résidence forcée grâce à l’énumération des accessoires de confort luxueux, des vêtements, des objets précieux et d’usage courant dont elle avait pu s’entourer. Les officiers et dignitaires en charge de rédiger cet inventaire illustrent bien les aspects politiquement sensibles qui sont à l’arrière-plan de cet épisode dramatique du processus d’unification des anciens Pays-Bas par les princes bourguignons. L’inventaire a été conservé dans un endroit assez inattendu, les archives de la Chambre des Comptes à Dijon, sans doute parce qu’il a servi à informer le chancelier Nicolas Rolin.
Jean-Marie Cauchies, « Bois vert, bois mort, chicane et procédure aux portes de Valenciennes. Le chancelier Rolin en sa seigneurie de Raismes (1434-1445) » (p. 83-131).
Abstract: Ayant reçu de Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comte de Hainaut, la seigneurie de Raismes, son chancelier, Nicolas Rolin, va devoir y faire face à un long litige avec la ville voisine de Valenciennes. Portant essentiellement sur des droits d’usage dans les bois seigneuriaux – ramassage et coupe de bois –, le conflit est ponctué d’actes de violence. Tandis qu’un appointement, accord à l’amiable, semble intervenir en 1434 mais n’est pas appliqué, le Grand Conseil ducal, juridiction suprême dans les pays bourguignons, est saisi de l’affaire en raison de la personnalité du chancelier. Le procès s’achève en 1445 par une procédure de condamnation volontaire négociée entre les parties, que confirme le duc au titre de sentence définitive.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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