Journée d’étude – Les méthodes quantitatives dans les sciences humaines : quelles incidences sur les objets et processus de recherche ?

Présentation : Matthieu Pichon, ULB ; Guillaume Quintin,ULB ; et Marie Serisier, ULB, Université Paris-Cité

Introduction, modération et conclusion : Paul Bertrand, UCLouvain ; Sébastien de Valeriola, ULB ; et Nicolas Ruffini-Ronzani, UNamur, AÉN

Répondant.e.s : Isabelle Boydens, ULB, Smals ; Éric Geerkens, ULiège ; Isabelle Gribomont, UCLouvain ; et Florence Le Cam, ULB

Organisé dans le cadre du groupe de contact FNRS « Les humanités des données »

Nous avons le plaisir de vous inviter à la troisième réunion du groupe de contact FNRS « Les humanités des données / Data-driven humanities ».

Elle aura pour nom « Les méthodes quantitatives dans les sciences humaines : quelles incidences sur les objets et processus de recherche ? ». Elle s’articulera autour d’une présentation proposée par Matthieu Pichon, Guillaume Quintin et Marie Serisier, chercheur.e.s affilié.e.s à Ratio DH, nouveau centre de recherche en humanités numériques à l’Université libre de Bruxelles. Celle-ci sera suivie par un débat encadré par Sébastien de Valeriola (ULB) et animé par un ensemble de répondant.e.s composé de Isabelle Boydens (ULB et Smals), Éric Geerkens (ULiège), Isabelle Gribomont (UCLouvain) et Florence Le Cam (ULB). L’introduction et la conclusion seront prises en charge respectivement par Paul Bertrand (UCLouvain) et Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur et AÉN).

Nous aurons ensuite l’occasion d’échanger autour d’un verre.

Lundi 9 décembre 2024 à partir de 14h00

Local DC11.218
Bâtiment D – Niveau 11 – Local DC11.218
Avenue Antoine Depage 30
1000 Bruxelles

Vous êtes tou.te.s les bienvenu.e.s, sur simple inscription au préalable : ici

Contact : guillaume.quintin@ulb.be

Le séminaire se tiendra en français

Source : Université Libre de Bruxelles

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Colloque – Bible et gestion du patrimoine du Ve au XVIe siècle

Prenant en compte l’affirmation de l’approche économique des faits religieux, les deux demi-journées d’étude « Bible et gestion du patrimoine du Ve au XVIe s. » visent à délimiter un périmètre de recherche dédié aux effets du Livre saint sur les modes d’organisation collective des biens et des personnes. Il s’agira de préciser le rôle que les ecclésiastiques et les laïcs attribuent à la Bible dans la gestion de la vie matérielle, au fil du Moyen Âge et au début de l’époque moderne. Le sujet est ainsi abordé sur la longue durée, de l’époque patristique au XVIe siècle, qu’on peut considérer comme un long âge d’or de la théologie, et sur un ensemble de territoires, Éthiopie comprise.

L’ensemble implique de poser la question de l’appropriation du Livre saint à nouveaux frais et de l’autorité en particulier qui lui est attribuée, sur le temps long. On réfléchira également à l’articulation entre un patrimoine matériel et immatériel, avec la Bible ; et à l’interaction entre les processus de valorisation et de sacralisation dont ces patrimoines font l’objet. Les débouchés pourraient contribuer aux remises en question d’une longue séquence parfois encore définie comme moment d’affaiblissement de la rationalité religieuse au regard de l’essor des rationalités politique puis économique.

Mardi 10 décembre

  • 14h-14h15 : accueil
  • 14h15-14h45 : Amélie De Las Heras (CREHS – Université d’Artois), Introduction. Bible et gestion du Moyen Âge à la première Modernité : une question de valeur(s) ?
  • 14h45-15h15 : Ismaël Moya (LESC – CNRS/École Polytechnique), Les possibilités du présent. Une perspective anthropologique sur la valeur, l’économie et la religion.
    15h15-16h : discussion puis pause
  • 16h-16h30 : Marion Deschamp (CRULH – Université de Lorraine / IUF), Économie de la foi et Réforme luthérienne : de la gestion des biens ecclésiastiques à ceux des caisses communes.
  • 16h30-17h : Thierry Amalou (CREHS – Université d’Artois), Faut-il payer la dîme ? Le recours à la Bible dans les polémiques confessionnelles du XVIe siècle.
    2
    17h-17h30 : discussion

  • Mercredi 11 décembre

9h-9h30 : Olivia Adankpo-Labadie (LUHCIE – Université Grenoble-Alpes / ANR ETHIOKONGROME), Énumérer, décrire, commémorer. Quelques réflexions sur les relations entre Bible et gestion à travers les listes d’objets du monastère éthiopien de Dabra Māryām (Sarāʿē, Éthiopie, XVe siècle).

  • 9h30-10h : Amélie De Las Heras (CREHS – Université d’Artois), D’un homéliaire à un cartulaire : édification biblique, mémoire et gestion d’une communauté cathédrale du XIIe au XIIIe siècle.
    10h-10h30 : discussion puis pause
  • 10h30-11h : Valentina Toneatto (CIHAM – Université Lumière Lyon 2), La Sainte Écriture comme principe de l’administration (Hincmar, De ordine palatii, III).
  • 11h-11h30 : Nicolas Michel (PraME – Université de Namur), Bible, gestion et miroirs aux princes : entre citation d’autorité et ornement littéraire.
    11h30-12h : discussion conclusive

Organisées par Amélie De Las Heras (CREHS UR 4027)
Université d’Artois, Maison de la Recherche,
salle des colloques (I0.06) – Arras

10-11 décembre 2024

Intervenants :
Olivia Adankpo-Labadie (LUHCIE – U. Grenoble-Alpes / ANR ETHIOKONGROME)
Thierry Amalou (CREHS – U. Artois)
Amélie De Las Heras (CREHS – U. Artois)
Nicolas Michel (PraME – U. Namur)
Ismaël Moya (LESC – CNRS/École Polytechnique)
Marion Deschamp (CRULH – U. Lorraine / IUF)
Valentina Toneatto (CIHAM – U. Lumière Lyon 2)

Contacts : Amélie De Las Heras, amelie.delasheras@univ-artois.fr
Sophie de Clerck, sophie.declerck@univ-artois.fr

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Publication – Bertrand Schnerb, « Philippe le Bon. Le duc de Bourgogne qui ne voulut pas être roi »

Philippe le Bon (1396-1467), troisième duc de Bourgogne de la Maison de Valois, est l’une des figures marquantes du XVe siècle européen.

« Grand-duc d’Occident », Philippe le Bon est connu pour avoir affermi et renforcé la puissance bourguignonne qu’avaient commencé à bâtir son grand-père, Philippe le Hardi, et son père, Jean sans Peur. Sous son principat, la culture aristocratique fut mise à l’honneur : fondateur de l’ordre de la Toison d’or, tenant autour de lui une cour brillante qui suscita l’admiration de ses contemporains, il fut commanditaire d’œuvres d’art et de beaux manuscrits, et fit construire ou embellir ses résidences de Dijon, Bruges, Gand, Bruxelles et Lille. Son œuvre politique fut également considérable : il unit sous sa main les « Pays-Bas bourguignons », réforma les institutions de ses principautés et fut un acteur de première importance à l’échelle de l’Europe de son temps.

L’image de ce prince qui s’allia à l’Angleterre en pleine guerre de Cent Ans demeure fortement contrastée et on a porté sur lui bien des jugements contradictoires. Pour comprendre la vie et l’action de ce personnage flamboyant, Bertrand Schnerb, mettant à profit une longue fréquentation de sources inédites, lui consacre une biographie monumentale.

Bertrand Schnerb, professeur émérite de l’université de Lille, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la Bourgogne médiévale, notamment l’auteur de plusieurs ouvrages sur la Bourgogne médiévale, notamment Armagnacs et Bourguignons. La maudite guerre Armagnacs et Bourguignons. La maudite guerre (1988),(1988), L’État bourguignon, L’État bourguignon,1363-1477,1363-1477, (1999) et(1999) et Jean sans Peur. Le prince meurtrier Jean sans Peur. Le prince meurtrier (2005).

Informations pratiques :

Bertrand Schnerb, Philippe le Bon. Le duc de Bourgogne qui ne voulut pas être roi, Paris, Tallandier, 2024 ; 1 vol., 978 p. ISBN : 979-1-02104-761-7. Prix : € 31,90.

Source : Tallandier

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Publication – « The Civilian Legacy of the Roman Army. Military Models in the Post-Roman World », éd. Luca Loschiavo

The Roman army represented an important social and organizational reference model for the Romano-Barbarian societies, which progressively replaced the Western Empire in the transition from Late Antiquity to Early Middle Ages. The great flexibility of the decision-making and organizational solutions used by the Roman army allowed the ‘new lords’ to readapt them and thus maintain power in early medieval Europe for a long time.

From a perspective ranging from political, social and economic history to law, anthropology, and linguistic, this book demonstrates how interesting and fruitful the investigation of this specific cultural imprint can be in order to gain a better understanding of the origins of the civilization that arouse after the fall of the Roman world.

Contributors are Francesco Borri, Fabio Botta, Francesco Castagnino, Stefan Esders, Carla Falluomin, Stefano Gasparri, Wolfgang Haubrichs, Soazick Kerneis, Luca Loschiavo, Valerio Marotta, Esperanza Osaba, Walter Pohl, Jean-Pierre Poly, Pierfrancesco Porena, Iolanda Ruggiero, Andrea Trisciuoglio, Andrea A. Verardi, and Ian Wood.

Luca Loschiavo, Ph.D. (1994) is full Professor of Medieval and Modern Legal History at the University of Teramo (Italy). He has published 3 books as author (the last one is L’età del passaggio. All’alba del diritto commune europeo (secoli III – VII), 2019); 8 as coeditor; and 80 essays on medieval legal history.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

The Civilian Legacy of the Roman Army. Military Models in the Post-Roman World, éd. Luca Loschiavo, Boston-Leyde, Brill, 2024 ; 1 vol., XIV–520 p. (History of Warfare, 144). ISBN : 978-90-04-69347-0. Prix : € 166,00

Source : Brill

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Appel à contribution – Contacts avec l’autre

La cantiga 185 des Cantigas de Santa María, composées à la cour d’Alphonse X de Castille, narre avec une intensité dramatique la trahison qui brise une amitié entre un chrétien et un musulman. Le récit met en scène deux alcaides – gouverneurs de châteaux – nommés par leurs souverains respectifs pour assurer la défense des forteresses de Chincoya et de Belmez, à la lisière du royaume musulman de Grenade. Sancho, l’alcaide chrétien, excelle dans son devoir de protection, mais un trait de caractère lui est reproché : « il avait une grande amitié avec le maure qui était alcaide de Belmez ». Cette amitié se révèle fatale.

En secret, l’alcaide de Belmez complote avec le roi de Grenade, promettant de livrer Chincoya en abusant de la confiance de Sancho. Trompé par cette complicité factice, Sancho se rend sans méfiance à une rencontre et tombe dans un piège : il est capturé. L’ami d’hier devient l’ennemi d’aujourd’hui. Au-delà de l’histoire elle-même, le chant véhicule une idée sous-jacente : le lien avec l’autre, défini ici par sa différence religieuse, ne peut mener qu’au désastre. Cette trahison, symbolisée par la frontière où s’effacent la notion d’amitié, illustre la méfiance profonde envers le contact avec l’altérité.

L’altérité, multiple et protéiforme, peut être définie selon une grande diversité de critères, parmi lesquels le politique occupe une place majeure. L’altérité désigne d’abord ce qui est extérieur à une entité politique donnée, qu’il s’agisse d’un État, d’une région ou même d’une ville. Cette extériorité peut se manifester à travers des figures telles que l’étranger ou le migrant. Elle revêt également une dimension culturelle4, perceptible dans l’appartenance à un peuple différent ou l’usage d’une langue étrangère. Cette rencontre peut se faire dans la littérature à travers des écarts temporels et participer par une appropriation tardive à la construction d’une identité culturelle. Des perspectives sociales et religieuses complètent cette réflexion : les distinctions de genre, de statut, de rang ou de classe traduisent des hiérarchies internes, tandis que les écarts par rapport à une foi jugée « vraie » reflètent des dynamiques de rapprochement ou d’exclusion. Les « autres » peuvent donc être trouvés partout : à l’extérieur
de sa propre communauté ou en son sein. Les lieux du contact sont variés : villes, frontières, voyages, expéditions armées, lettres, rapports diplomatiques, voire chansons ou romans.

Cet ‘autre’ ne peut exister sans un ‘soi’. L’autre est un terme relationnel. Il ne peut être le résultat que d’une comparaison avec soi-même et les groupes auxquels on s’identifie. Le contact avec l’autre possède alors une dimension définitoire et identitaire, toujours relative, toujours en construction. C’est parce que l’autre interroge le soi que le contact engendre des dynamiques variées allant de l’admiration au rejet, en passant par la curiosité ou l’incompréhension.

Ce séminaire de Questes prend donc pour thématique les contacts avec l’autre au Moyen Âge. Ce sont autant les différentes formes des interactions avec l’autre que la manière dont ces rencontres façonnent les individus et les sociétés qui sont au cœur de la réflexion. Cette question de l’autre et de l’altérité au Moyen Âge a connu un regain d’intérêt ces trente-dernières années dans lequel la rencontre compte s’inscrire.

Axe I – Le contact avec l’autre comme construction du soi : représentations, connaissance et identité

Les dynamiques du contact sont façonnées par la manière dont l’autre est perçu et représenté. Cette connaissance de l’autre est façonnée par divers media, telles que les récits de voyageurs, l’iconographie, les rapports diplomatiques, les compilations de chansons et de prose, les chroniques ou les écrits religieux et normatifs, discours qui ont une influence majeure sur la construction de l’identité tant de l’autre que de soi-même.

Ces représentations varient alors en fonction des contextes politiques et sociaux. Les peuples voisins peuvent être vus à la fois comme des ennemis à combattre ou comme des partenaires commerciaux à rencontrer. Au contraire, la rencontre avec l’autre est toujours médiée par des dynamiques historiques qui peuvent transformer les relations sociales, créer une norme ou l’interdit. Les différences avec la foi des autres peuvent ainsi unir une société autour de sa propre croyance. Le contact crée dans ce cas-là une interrogation autour de sa propre identité et du rapport à l’autre. Pour reprendre les mots de Dominique Iogna-Prat : « ce qui unit les hommes est en même temps ce qui les divise16 ». Un jeu de miroirs se forme alors dans les récits. Décrire l’autre est aussi manière de se décrire.

Axe II – Les modalités du contact avec l’autre : confrontations, échanges et acculturations

Les modalités du contact avec l’autre sont multiples. Cette rencontre peut être dominée par la violence qu’elle se produise dans le cadre d’une expédition armée – croisade, raid, guerre de conquête – ou dans la répression d’un comportement qualifié d’« autre ». Au contraire, le contact peut donner lieu à une diffusion d’une culture vers une autre, voire à un échange si la relation est réciproque. Parfois, façonner l’autre revient à contempler un miroir reflétant le soi, modelé à travers un processus d’appropriation culturelle. Ainsi les phénomènes de conversion à la croisée entre le contact violent et l’échange font partie intégrante de cet axe. Des stratégies d’accommodation peuvent aussi survenir pour réguler les contacts avec l’autre ou pour en tirer un bénéfice. Il s’agit alors également d’interroger les acteurs du contact : acteurs de la diplomatie, médiateurs, passeurs. Par ailleurs, une fois le contact vécu, il peut être mis en scène, transformé ou imaginé dans les écrits. L’entrevue de François d’Assise avec le sultan ayyûbide Al-Malik al-Kâmil en 1219 est ainsi l’objet de relectures, de commentaires, de légendes ou de
récits hagiographiques par lesquels le contact est transformé en événement.

Axe III – Le manuscrit comme carrefour du contact avec l’autre

Le manuscrit témoigne du contact à distance entre l’auteur et le copiste, un échange qui laisse des traces matérielles et textuelles. Ce processus de transmission met à jour le texte linguistiquement et conceptuellement, et révèle une dynamique de renégociation constante. Le manuscrit peut ainsi être perçu comme un espace matériel où interagissent auteur, copiste et lecteur, chaque acteur y inscrivant sa marque. Cette interaction, visible à travers texte et paratexte (notes, gloses, rubriques), reflète une interprétation diachronique et synchronique qui façonne le manuscrit. Le manuscrit déclenche également des dialogues culturels et linguistiques, où les traditions se rencontrent, s’hybrident et se transforment. Les traductions médiévales, comme celles du latin au français du XIVe siècle, montrent comment la langue cible s’adapte à la langue source, produisant des hybridations lexicales et syntaxiques. Les manuscrits multilingues, franco-italiens ou d’Outremer, illustrent des interactions complexes et protéiformes. De même, les genres littéraires médiévaux révèlent des influences croisées et une porosité marquée, comme en témoigne l’interaction entre la culture chrétienne et les récits chevaleresques, ou comme les œuvres inclassables comme Audigier ou Le Voyage de Charlemagne. L’intertextualité est alors aussi un phénomène de contact par recouvrement, superposition et prise de main.

Les propositions sont invitées à explorer ces dynamiques de contact :

Échanges culturels
Conditions de soumission
Représentation et connaissance de l’autre
Communication et médiation
Phénomènes de conversion
Formes de la confrontation armée
Moments de négociation et de paix
Acteurs et lieux du contact
Diffusion d’objets culturels
Stratigraphies linguistiques et philologiques
Hybridité linguistique et multilinguisme
Relations entre texte et paratexte
Interactions entre traditions et genres littéraires ou musicaux

Cet appel à communication s’adresse aux étudiants et étudiantes de master, de doctorat et aux jeunes chercheuses et chercheurs en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, limitée à 300 mots et à une courte bibliographie, seront accompagnées d’une mention du sujet de mémoire et/ou de thèse. Elles devront être envoyées aux organisateurs à questes.contacts@gmail.com, pour le 30 décembre 2024, en vue d’une présentation de vingt minutes durant l’une des quatre séances du séminaire, qui se tiendront les vendredi 31 janvier, 14 février, 14 mars, et 4 avril 2025, et d’une publication dans la revue de l’association (questes.revues.org). Questes organise ses séminaires à la Maison de la Recherche (28 rue Serpente, Sorbonne Université) mais les communications peuvent se faire en ligne, en distanciel.

Le comité d’organisation
Davide ARUTA, Saagar ASNANI et Zoé PLAZA-LEROUX

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Journée d’étude – L’Église romaine et les communautés locales sur le pourtour méditerranéen (Xe-XIIIe siècle)

Jeudi 23 janvier 2025
10h-16h30

UNIVERSITÉ TOULOUSE JEAN JAURÈS
Bâtiment, Olympe de Gouges – amphi ODG 4

Renseignements : damien.carraz@univ-tlse2.fr

10h : Accueil / Introduction – Damien Carraz , UT2J

10h15 : Sidonie Bochaton (Histoire de l’art et archéologie, UT2J), Communautés canoniales régulières des Alpes occidentales entre la fin du XIe et le XIIIe siècle

10h45 : Marjolaine Raguin (Langue et Littérature médiévales occitanes, UT2J), Douceline de Digne († 1274), une vie au service de la communauté

11h15 : Nour Dahmani (Histoire, UT2J), Médiation, intégration ou assimilation ? État des relations sociales entre les chrétiens arabisés, les juifs et la cathédrale de Tolède (mi-XIIe-début XIIIe siècle)
11h45 Questions sur la matinée

14h : Camille Rouxpetel (CNRS, Orient et Méditerranée UMR 8167), Les communautés chrétiennes orientales et l’Église latine

15h30 : Sébastien Fray (Histoire, Université de Saint-Étienne), Ecclesia et dominium dans l’historiographie récente. Une perspective critique suivi d’une table-ronde animée par Damien Carraz, Florian Gallon et Emmanuel Huertas

16h30 Clôture

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Publication – « Les seigneurs du marais La résidence fossoyée de la Mothe de Pineuilh (Gironde, Xᵉ-XIIᵉ siècle) », éd. Luc Bourgeois, Frédéric Prodeo

En 975, les premiers coups de hache résonnent dans le vallon du Monsabeau pour défricher, viabiliser et lotir un marécage affluent de la Dordogne, laissé inculte depuis plusieurs siècles. Une enceinte y est aménagée pour défendre une grande maison à pans de bois. En 1044, l’élargissement du fossé permet d’élever une modeste motte pour un nouvel état de cette maison, qui fut déplacée peu avant la fin du siècle suivant vers une maison forte, délaissant la source du ruisseau au profit d’une position un peu plus élevée sur le réseau hydrographique.

C’est cette histoire de près de trois siècles que narrent les fouilles préventives menées pendant dix mois sur la rocade de Sainte-Foy-la-Grande et Pineuilh. Elles donnent lieu à cette monographie, livrant le regard croisé de 35 chercheurs de multiples spécialités, qui mettent à profit la précision des datations dendrochronologiques et l’excellente conservation des vestiges organiques pour offrir un panorama rarement accessible, sur le milieu naturel et sa mise en valeur, et sur un ensemble de mobilier où abondent les objets en bois. Sur près de quinze générations, le parcours d’un modeste lignage élitaire du sud-ouest de la France peut ainsi être retracé, en détaillant ses choix architecturaux et agro-pastoraux, ses activités artisanales et commerciales ou les pratiques liées à son statut privilégié. En 1076, la donation d’une partie du vallon à l’abbaye de Conques par un certain Falco de Barta nous fournit peut-être le nom de ces seigneurs du marais.

 Volume I

Contributeurs à l’ouvrage

Avant-propos

Introduction

1. Une rocade pour Sainte-Foy-la-Grande et Pineuilh

2. Les interventions archéologiques

3. Méthodes de fouille et enregistrement

4. Remerciements

PREMIÈRE PARTIE : LES DONNÉES DE LA FOUILLE

Chapitre I : Géographie physique, géologie, géomorphologie et palynologie

1. Cadre géographique et hydrologique

2. Géologie de la plaine alluviale

3. La séquence sédimentaire médiévale

4. Conclusions des études géologiques et géomorphologiques

5. Évolution de la végétation durant l’Holocène

Chapitre II : Stratigraphie, structures et évolution du site

1. Présentation

2. Le site de « la Mothe »

3. Analyse détaillée des structures et de la stratigraphie

4. Synthèse sur l’évolution du site de « la Mothe »

Chapitre III : Sauvage ou domestique : la faune et la flore

1. Étude archéozoologique

2. Étude palynologique du remplissage du fossé

3. Étude carpologique

4. Nature et économie des bois d’œuvre, cycles d’exploitation forestière

5. L’environnement autour de la Mothe de Pineuilh de la fin du Xᵉ aux XIVᵉ-XVᵉ s. : essai de synthèse

Index des sites de comparaison

Volume II

Chapitre IV : Le mobilier

1. Normes de description et abréviations

2. Serrurerie, huisserie et ameublement

3. L’outillage agricole et artisanal

4. Les déchets d’artisanat

5. L’armement

6. Le mobilier d’équitation et de portage

7. Le matériel de pêche

8. La coutellerie

9. La cuisine et la table : vaisselle et ustensiles de stockage, de transport, de préparation et de service

10. Jeux et instruments de musique

11. Le mobilier métallique de parure et de décoration

12. De verre et d’os : petits éléments de parure et hygiène de la chevelure

13. Les chaussures

14. Instruments d’échange et de mesure

15. Objets divers de fonction indéterminée

SECONDE PARTIE : ESSAI D’INTERPRÉTATION

Chapitre V : Milieu, histoire et société

1. Le territoire de Pineuilh dans son contexte historique

2. La vallée de la Dordogne autour de Pineuilh entre le Xᵉ et le XIIIᵉ s.

3. Une résidence dans le marais

4. L’enceinte et la résidence de la phase 1 (975/978-1043)

5. La phase 1 de la Mothe de Pineuilh et les petites résidences fossoyées des Xᵉ-XIIᵉ s.

6. L’emmottement du site (phase 2, 1043-1044-vers 1124)

7. Les phases 3 et 4 : les dernières transformations de la résidence fossoyée

8. Les phases 5 et 6 (XIIIᵉ-XVᵉ s.)

Chapitre VI : Vivre à la Mothe de Pineuilh : mobilier, activités, statut

1. Stratigraphie et planimétrie du mobilier par phase

2. Les travaux et les jours

3. Niveau de richesse, pouvoir et distinction sociale

Conclusion générale

1. Au fil des générations

2. Intermède : « l’anomalie climatique médiévale » vue de Pineuilh

3. Falcon de Barta et les autres

4. Un établissement banal mais exceptionnellement bien conservé ?

Sources et bibliographie

Index des sites de comparaison

Summary

Informations pratiques :

Les seigneurs du marais La résidence fossoyée de la Mothe de Pineuilh (Gironde, Xᵉ-XIIᵉ siècle), éd. Luc Bourgeois, Frédéric Prodeo, Caen, Presses universitaires de Caen, 2024 ; 2 vol., 872 p. (Publications du Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales). ISBN : 978-2-38185-215-7. prix : € 80,00.

Source : Presses universitaires de Caen

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Publication – James T. Palmer, « Merovingian Worlds »

The Merovingian Kingdoms (c. 450–751) dominated much of what is now France, Belgium, and Germany, and were the most powerful and long-lived of the states that transformed the inheritance of Rome after the Crisis of the Fifth Century. Yet they often remain representative of an imagined ‘Dark Age’, in which civility was eroded by migration, violence, illiteracy, superstition, and a retreat from globality. Through a deep exploration of manuscripts, charters, and burials, Merovingian Worlds offers a fresh account of the period, outlining its complexities, diversity and creativity. This was a world built on dynamic political, socio-economic, cultural, and religious interactions, and shaped by its wide-ranging connections from Britain and Ireland to Byzantium and beyond. The book provides a critical introduction to the rich source material and the modern debates that shaped our perception of Western Europe after the Fall of Rome.

James T. Palmer is Professor of History at the University of St Andrews. His previous books include Anglo-Saxons in a Frankish World 690–900 (2009), The Apocalypse in the Early Middle Ages (2014), and Early Medieval Hagiography (2018).

Introduction

  1. History and its historians
  2. Identities and status
  3. Power in the early Merovingian world (c. 450–613)
  4. The rise of the shadow kings (613–751)
  5. Economies, people and nature
  6. Literacy and culture
  7. The Frankish churches
  8. Religions and the wider world
    Epilogue.

Informations pratiques :

James T. Palmer, Merovingian Worlds, Cambridge, Cambridge University Press, 2024 ; 1 vol., 312 p. ISBN : 978-1-10873-759-3. Prix : GBP 23,99.

Source : Cambridge University Press

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Appel à contribution – Carmina Burana – From / Carmina Burana – Vom Kodex zum Klang Source to Sound

Basel, Schola Cantorum Basiliensis / FHNW, 20-22 November 2025

Since its rediscovery in 1803, the Codex Buranus (Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Clm 4660-4660a) has continued to captivate scholarly audiences, becoming one of the most studied manuscripts of the Middle Ages. It stands at a cultural crossroad of Latin and Germanic linguistic tradition, combining the richest surviving anthology of Latin lyric poetry, an invaluable repository of liturgical drama, and the oldest source of Minnesang.

Despite extensive research on the literary content of the Codex Buranus, much remains to be explored, particularly concerning its musical aspects. These present significant challenges for scholars and performers.

Of the 254 items within the manuscript, only around sixty are notated using adiastematic neumes. They thus provide melodic contours but do not precise pitches. Parallel sources with staff notation do exist for some pieces, yet they may not accurately reflect the particularities of the melodies as they appear in this
Codex. As a result, a long-standing perception has arisen which considers the Codex’s melodies to be largely inaccessible or « untranslatable » within conventional musicological frameworks. This, in turn, led to a relative analytical neglect of the music compared to that of the texts it sets.

The conference “Carmina Burana: From Source to Sound” is organised as part of the project Carmina Burana Online, funded by the Swiss National Science Foundation and hosted at the Schola Cantorum Basiliensis / FHNW. It seeks to promote innovative methodologies and foster interdisciplinary approaches to explore this iconic manuscript in new ways, especially for interpreting and reconstructing its melodies.

The conference aims to foster new insights into the kind of song repertoire transmitted by the Codex Buranus and other comparable sources, paving the way for a more comprehensive understanding of its musical heritage and its place within medieval European culture.

We welcome proposals that engage with topics such as but not limited to:

  • New methodologies for accessing the musical content of the Carmina Burana and Latin or
    multilingual song repertoires more widely.
  • Computational approaches to neumatic notation and digital encoding (TEI/MEI) for medieval
    music manuscripts.
  • The historical and cultural context of the Codex, with attention to its multilingual and multicultural
    setting.
  • The role of the Codex Buranus in the broader landscape of medieval performance practice, lyric
    traditions, and liturgical drama
  • Codicological, palaeographical and iconographical aspects of the main Codex (Clm 4660) and the
    Fragmenta Burana (Clm 4660a)
  • New insights on how material and textual aspects interact within the Codex Buranus
  • Practical and theoretical challenges of editing, interpreting and performing the music of the
    Carmina Burana.

Submission Guidelines

Individual papers (typically 30’ + 10’ for discussion), with or without a performance practice aspect, as well as alternative formats are welcome. The conference will include performances by Schola students, and we can offer taylor-made, live sound- examples if required by the speakers. Proposals (in English or German) should include: Full name(s) of the speaker(s) Institutional affiliation(s)

Email address(es) Paper title(s) and abstract(s) (300 words / paper)

Proposals should be submitted to: christelle.cazaux@fhnw.ch.

They will be anonymized before being evaluated by the Program Committee (made up of the team and partners of the project). Deadline for submission: 15 January 2025

Notification of acceptance: End of February 2025. Please send any questions to christelle.cazaux@fhnw.ch

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Publication – « Le discours mystique entre Moyen âge et première modernité », t. 4, « Aspects de la révélation », dir. Véronique Ferrer, Marie-Christine Gomez-Géraud, Jean-René Valette

Dans la période qui mène du XIIe siècle au seuil des Lumières, le discours mystique s’offre comme un véritable carrefour, dont l’intelligibilité se déploie autour de quatre pôles pour former ce que Pierre Gire nomme un carré mystique. Après le langage (2019), le sujet (2019), l’institution (2021), le présent volume s’intéresse à la révélation suivant un double point de vue, celui de Dieu qui communique le mystère, celui de l’homme qui l’expérimente. Dans leur structure d’ensemble, les études ici réunies épousent le mouvement menant du geste divin de dévoiler à l’expérience humaine de l’absolu, de l’événement pour ainsi dire à son appropriation intérieure. Au cœur de ce processus dynamique, la Bible occupe une place nodale : elle constitue non seulement le mode privilégié par lequel Dieu se révèle aux hommes, mais elle est aussi ce « livre ouvert » à l’interprétation et à la méditation, à partir duquel s’amorce l’aventure individuelle et collective de la révélation.

Véronique Ferrer est professeure à l’université Paris Nanterre, spécialiste de la littérature des réformes (XVIe-XVIIe siècles). Marie- Christine Gomez-Géraud est professeure émérite à l’université Paris Nanterre, spécialiste de la littérature de pèlerinage au XVIe siècle et de la Bible de Castellion. Jean-René Valette est professeur à la Sorbonne, spécialiste des liens entre littérature des XIIe-XIIIe siècles et histoire des idées.

Outre une introduction, le volume rassemble vingt-sept contributions rédigées par Dan Arbib, Jean-Robert Armogathe, Alessandro Benucci, Louis-Patrick Bergot, Chrystel Bernat, Sylviane Bokdam, Jean-Pierre Bordier, Christophe Bourgeois, Michèle Clément, Frédéric Cousinié, Mireille Demaules, Axel Fouquet, Alberto Frigo, Marielle Lamy, Frank Lestringant, Florent Libral, Olivier Marin, Olivier Millet, Sébastien Morlet, Frédéric Nef, Catherine Nicolas, Annie Noblesse-Rocher, Dominique Poirel, Josiane Rieu, Jean-Yves Tilliette, Marc Vial, Thierry Victoria.

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Informations pratiques :

Le discours mystique entre Moyen âge et première modernité, t. 4, Aspects de la révélation, éd. Véronique Ferrer, Marie-Christine Gomez-Géraud, Jean-René Valette, Paris, Honoré Champion, 2024 ; 1 vol., 748 p. (Mystica). ISBN : 978-2-74536-217-9. Prix : € 95,00.

Source : Honoré Champion

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