Publication – Mariarosaria Salerno, « Nel Regno del lusso. I consumi di pregio nei domini degli Angiò (secc. XIII-XIV) »

Nel tardo Medioevo le nuove mode dell’abbigliamento irrompono in Europa a un ritmo sempre più sostenuto, con la loro natura ambivalente; così il lusso, che attraverso i secoli ha avuto confini variabili, manifesta una frontiera ancor più delicata, tra necessità e superfluo. Il volume analizza i meccanismi dei consumi di abbigliamento, in particolare di lusso, alla corte degli Angiò e nelle gerarchie laiche, tra il Regno di Sicilia e la Francia, sede dei domini originari, nel periodo tra il XIII e il XIV secolo, quando la moda si impone come parte della cultura delle corti europee. La gerarchia delle apparenze, rivelata dai tessuti e dalle fogge degli abiti, si interseca con le modalità e le strategie del potere; gli indicatori del lusso mostrano l’eventuale unità di intenti con la monarchia, momenti di ascesa o di decadenza delle élite. Al centro della riflessione è altresì la questione della regolamentazione delle apparenze e del lusso, con le ragioni etiche, politiche, sociali, economiche che l’hanno determinata.

È professoressa associata di Storia medievale all’Università della Calabria. È membro dell’International Conference of Mediterranean Worlds, del Mediterranean Knowledge, International Centre for Studies and Research, della Scuola dottorale di alta formazione Mondi mediterranei e Italia meridionale nel Medioevo. Si occupa di storia del Mezzogiorno, nel più ampio contesto mediterraneo, di storia del costume, di ordini monastici, privilegiando aspetti economico-sociali.

Table des matières :

Pesi e misure
Introduzione
1. Agli ordini del re: i meccanismi della committenza di abbigliamento e il lusso alla corte angioina

Premesse/I domini angioini: dalla Francia a Napoli/Committenza e lusso tra politica, amministrazione ed economia del Regno angioino
2. Tipologie, consumi e valori dell’abbigliamento alla corte angioina
Il “sistema” dell’abbigliamento degli Angiò tra Napoli e Provenza/I colori e le immagini/I consumi e il valore del lusso: le materie prime e la provenienza/Gli artigiani del lusso di corte
3. I preziosi “di famiglia”: la nobiltà del Regno tra antagonismi e ascesa al potere
Nobiltà e aristocrazia nel Regno di Sicilia/I tesori dei proditores/Una famiglia regnicola in ascesa: i Sanseverino e i loro preziosi/Appendice documentaria
4. Il cavallo bianco parato a festa di Eleonora d’Angiò sposa
Politica e legami matrimoniali nella casa d’Angiò/Per suggellare la pace: il sontuoso matrimonio tra Eleonora d’Angiò e Federico d’Aragona
5. «Immoderatus cultus»: tradizione, lusso e divieti nel Mezzogiorno angioino
Il cultus fra tradizione e divieti/Le leggi suntuarie
Conclusioni
Bibliografia
Indice dei luoghi
Indice dei nomi e degli autori moderni

Informations pratiques :

Mariarosaria Salerno, Nel Regno del lusso. I consumi di pregio nei domini degli Angiò (secc. XIII-XIV), Rome, Carocci Editore, 2025 ; 1 vol., 216 p. (Studi Storici Carocci). ISBN : 978-8-82902-836-8. Prix : € 22,80.

Source : Carocci

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Web – SocMed. Une sociologie de la médiévistique contemporaine

Accès au carnet Hypothèses : ici

Compte BlueSky : https://bsky.app/profile/obsmed.bsky.social

L’une des dimensions de la sociologie médiévale est l’étude des conditions sociales de la production des savoirs nécessaires à la connaissance du Moyen Âge. Si certains travaux ont été menés par des historiens et des médiévistes, aucune recherche systématique n’a été entreprise, cette approche pouvant être considérée comme anecdotique, sans lien avec la pratique de la médiévistique, voire sacrilège, parlant des vivants dans une discipline où ceux-ci sont habitués à s’effacer derrière les morts.

Cependant, en dehors de ces dimensions les plus techniques, la faiblesse du formalisme dans le discours scientifique en histoire médiévale – caractéristique partagée avec l’ensemble des sciences sociales –  rend nécessaire une maîtrise du discours par d’autre voies, au risque sinon de faire glisser les notions vers le sens commun et de confondre position scientifique et position sociale.

La sociologie des médiévistes vise ainsi à dépasser les explications familières et les oppositions apparentes pour fournir aux agents les moyens de se déprendre des catégories de pensée qui leur permettent d’évoluer naturellement dans l’espace de la médiévistique. L’idée même d’un tel espace, pensé comme cohérent, constitue l’une des préconceptions dont il faut se détacher, raison pour laquelle les enquêtes proposées visent à la fois des sujets précis et non une description générale d’un groupe donné au préalable (« les médiévistes »).

Entamés de manière indigène pour des raisons conjoncturelles, les travaux présentés dans ce Carnet s’adressent aussi bien aux médiévistes qu’aux sociologues à la fois comme lecteurs et comme contributeurs. Concernant ce dernier point, toute proposition de contribution peut être envoyée à : sociologiedesmedievistes@gmail.com

Articles publiés au 13 février 2025 :

Une sociologie indigène de la médiévistique contemporaine : accès

« Faire un compte-rendu » : l’affaiblissement tendanciel d’une illusio savante : accès

Les « Églises » des médiévistes, enjeux d’une polémique scientifique : accès

« Clerc » et « laïc » : usage des mots et variations historiographiques : accès

Les interactions entre médiévistique et espaces médiatiques : références : accès

La Nouvelle Histoire du Moyen Âge : genèse, production, sociologie, 1 : accès

Les capitaux de la médiévistique : accès

La Nouvelle histoire du Moyen Âge : genèse, production, sociologie, 2 : accès

Équipe éditoriale :

Rédacteur en chef : Alexis Fontbonne

Équipe de rédaction : Justine Audebrand (Université de Poitiers / Université Paris 1), Blaise Dufal (The University of Sidney), Alexis Fontbonne (UNamur), Gaspard Fontbonne (Centre européen de sociologie et de science politique), Fanny Madeline (Université Paris 1), Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur / Archives de l’État), Pierre Vey (Université Paris 1 / École nationale des Chartes).

One of the dimensions of medieval sociology is the study of the social conditions of the production of the knowledge necessary for understanding the Middle Ages. Although some work has been carried out by historians and medievalists, no systematic research has been undertaken, as this approach can be considered anecdotal, unrelated to the practice of medieval studies, even sacrilegious, talking about the living in a discipline where they are used to fading into the background behind the dead.

However, apart from these more technical dimensions, the weakness of formalism in the scientific discourse in medieval history – a characteristic shared with all the social sciences – makes it necessary to master the discourse by other means, at the risk otherwise of allowing notions to slide towards common sense and of confusing scientific position and social position.

The sociology of medievalists thus aims to go beyond familiar explanations and apparent oppositions to provide agents with the means to free themselves from the categories of thought that allow them to evolve naturally in the space of medieval studies. The very idea of such a space, conceived as coherent, constitutes one of the preconceptions that must be broken away from, which is why the proposed investigations target specific subjects rather than a general description of a predetermined group (‘medievalists’).

Initiated in an indigenous manner for cyclical reasons, the work presented in this Carnet is aimed at both medievalists and sociologists as both readers and contributors. Regarding this last point, any proposal for a contribution can be sent to: sociologiedesmedievistes@gmail.com

Articles published up to 13 February 2024 :

Une sociologie indigène de la médiévistique contemporaine : here

« Faire un compte-rendu » : l’affaiblissement tendanciel d’une illusio savante : here

Les « Églises » des médiévistes, enjeux d’une polémique scientifique : here

« Clerc » et « laïc » : usage des mots et variations historiographiques : here

Les interactions entre médiévistique et espaces médiatiques : références : here

La Nouvelle Histoire du Moyen Âge : genèse, production, sociologie, 1 : here

Les capitaux de la médiévistique : here

La Nouvelle histoire du Moyen Âge : genèse, production, sociologie, 2 : here

Editorial team :

Editor in chief : Alexis Fontbonne

Editorial team : Justine Audebrand (Université de Poitiers / Université Paris 1), Blaise Dufal (The University of Sidney), Alexis Fontbonne (UNamur), Gaspard Fontbonne (Centre européen de sociologie et de science politique), Fanny Madeline (Université Paris 1), Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur / Archives de l’État), Pierre Vey (Université Paris 1 / École nationale des Chartes).

Source : SocMed

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Appel à contribution – Troisièmes Rencontres des jeunes chercheur·ses en linguistique historique

Appel à communications
Troisièmes Rencontres des jeunes chercheur·ses en linguistique historique
Grenoble, 4-5 décembre 2025

Après une première édition lyonnaise (2019), et une deuxième édition annulée en raison de la pandémie (2020), les Rencontres des jeunes chercheur·ses en linguistique historique reviennent pour une troisième édition à Grenoble les 4 et 5 décembre 2025. Ce colloque a pour but de permettre aux jeunes chercheur·ses travaillant sur l’histoire des langues indo-européennes de présenter leurs travaux et d’échanger à ce sujet avec les membres de leur communauté scientifique.

Ces troisièmes Rencontres ont pour objectif de favoriser les échanges entre jeunes chercheur·euses partageant des centres d’intérêt communs. Elles visent à regrouper des communications traitant soit de l’évolution linguistique en diachronie, soit d’un état synchronique révolu. De ce fait, nous acceptons les propositions relatives aux questions méthodologiques, théoriques, ou qui présentent des études de cas, dans toutes les approches de la linguistique : syntaxe, morphologie, phonologie, phonétique, sémantique, lexicologie, pragmatique, sociolinguistique, analyse de discours, dialectologie, graphématique, etc.

Aussi, nous encourageons fortement les travaux appliquant ou permettant des analyses computationnelles telles que la linguistique de corpus, la philologie numérique, la textométrie ou toute autre approche des humanités numériques dont le résultat peut intéresser la communauté scientifique. À ce titre, les études qui traitent de la conception ou de la diffusion de corpus adaptés à l’analyse linguistique ou philologique sont les bienvenues.

Nous aurons l’honneur d’accueillir cette année Bernard Combettes et Ariane Pinche en tant que conférencier·ières invité·es.

Format :

Les présentations seront d’une durée de 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion. Les langues de communication seront le français et l’anglais.

Conditions :

Ces rencontres se tiendront à Grenoble, les 4 et 5 décembre 2025.

Elles sont destinées aux jeunes chercheur·ses : doctorant·es, ATER, post-doc et docteur·es jusqu’à la première année de CDI (maître·sse de conférences ou équivalent). Nous acceptons les communications collectives. Nous encourageons vivement les étudiant·es en master recherche à également proposer une communication.

Des frais d’inscription de 25,00 € seront demandés. Des exonérations pour les jeunes chercheur·ses non financé·es sont prévues.

Soumission :

Des résumés entre 300 et 500 mots, à l’exclusion d’une bibliographie, devront être envoyés anonymisés sur le site https://rencontreslh3.sciencesconf.org avant le 28 mars 2025.

Si vous souhaitez publier un article dans les actes des rencontres, vous devrez envoyer une première version de votre article un mois après la tenue du colloque, c’est-à-dire le 12 janvier 2026. Les articles seront par la suite soumis à une relecture en double aveugle.

Les articles devront faire entre 8 et 10 pages hors bibliographie. Un modèle de document Word et OpenOffice vous sera envoyé pour réaliser votre mise en page, ainsi qu’un fichier de formatage Zotero pour la bibliographie.

Vous pouvez poser toutes vos questions à l’adresse de l’événement : rencontreslh3@sciencesconf.org.

Comité d’organisation :

Timothée Celeyron | LIDILEM, Univ. Grenoble Alpes
Iris Fabry | LIDILEM, Univ. Grenoble Alpes
Tanguy Lemoine | Litt&Arts, Univ. Grenoble Alpes
Laurie Raymond | LLSETI, Univ. Savoie Mont Blanc & Projet ANR LIBEX
Zeina Tmart | IHRIM, ENS de Lyon

Comité scientifique :

Armand Fabio | UCLy, Institut Pierre Gardette.
Badiou-Monferran Claire | CLESTHIA, Univ. Sorbonne Nouvelle
Breitbarth Anne | Univ. Gent
Capin Daniéla | LiLPa, Univ. de Strasbourg
Carpitelli Elisabetta | GIPSA-lab, Univ. Grenoble Alpes
Carlier Anne | STIH, Sorbonne Univ.
Combettes Bernard | ATILF, Univ. De Lorraine
Denoyelle Corinne | Litt&Arts, Univ. Grenoble Alpes
Glikman Julie | ATILF, Univ. Lorraine
Goux Mathieu | CRISCO, Univ. Caen..
Guillot-Barbance Céline | IHRIM, ENS de Lyon
Kuyumcuyan Annie | LiLPa, Univ. de Strasbourg
Lagorgette Dominique | LLSETI, Univ. Savoie Mont Blanc & Projet ANR LIBEX.
Larrivée Pierre | CRISCO, Univ. Caen.
Lavrentiev Alexei | IHRIM, CNRS
Petit Daniel | AOeOc, ENS-Paris
Pinche Ariane | CIHAM, CNRS
Pɫocharz Piotr | ArScAn, Univ. Paris Nanterre
Premat Timothée | CEDITEC, Univ. Paris Est Créteil
Prévost Sophie | Lattice, CNRS
Saiz-Sanchez Marta | Univ. Complutense de Madrid
Sauzet Patrick | CLLE, Univ. Toulouse II Jean Jaurès
Siouffi Gilles | STIH, Sorbonne Univ.
Skupien Dekens Carine | ILCF, Univ. de Neuchâtel
Sorba Julie | LIDILEM, Univ. Grenoble Alpes
Surrel Vincent | SFL, Univ. Paris 8 et CNRS & Centre Jean-Mabillon, École nationale des chartes, Univ. PSL
Vangaever Jasper | Univ. Gent
Verjans Thomas | CLLE, Univ. Toulouse II Jean Jaurès.

Source : Sciences Conf.

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Appel à contribution – Rethinking the Holy Materiality

Venue: University of Turku and Åbo Akademi University, Turku, Finland

Call for Papers

While much has been published on relics, their understanding remains restricted and inflexible because of the prevalent definitions of the religious relic. Julia Smith has emphasized how our main concept and its different sub-categories are a creation of modern ways of thinking (by canon law and theology) to classify religious items, when medieval theology and thinking were in fact much more flexible. Encyclopedias, dictionaries but also single studies define the term “relic” primarily as bodily remains of saints and martyrs, and secondarily to objects that are directly associated with the life of Christ (the Cross, for instance) or of a saint, or again, objects which have touched the saint’s body. In other words, relics are seen to belong in two categories, “primary” and “secondary”, primary being “bodily relics” and secondary “contact relics”. Such terms of the categories explicitly and/or implicitly evaluate the items when for example early Christian authors such as Augustine did not differentiate in value objects and other materials in contact with living or dead saints, or their tombs from bodily relics. Thus, definitions in current scholarly use did not easily lend themselves to late medieval realities and ignored an important – even if hard to define – aspect of lay practices concerning relics. Consequently, reading late medieval sources and studying 14th-15th c. objects in the light of modern categorization and its restrictiveness at a practical level hinders or even prevents us from understanding what late medieval people regarded as relics.

Problems about the traditional categorizations of relics have also been acknowledged, but not much has been done yet. Especially objects which have been excluded from the established definitions, such as unofficial relics or objects which represent ‘the third or fourth generation’ of contact with the saint, are largely ignored in scholarship. An exception to the rule is a reliquary, acquiring the status of new-relic by contact with the relic it houses, the role of which was established in scholarship by Legner in 1995. In art history, other devotional objects that defy accepted conventions of classification, such as shrouds or imprints, have been taken into consideration only very recently. The current discussion of medieval materiality has already been augmented by the classic theory of agency by Gell in 1998, which has now been applied to the agency of the holy matter, especially by Bynum in 2011 and 2020. The ‘material turn’ has enriched research into medieval and early modern devotional objects, including emphasizing the role of texts in understanding the tangibility of the physical them, but the whole gamut of devotional materiality in late medieval contexts still awaits reconsideration, borrowing notions and methodologies used in the field of anthropology and religious sciences.

The workshop invites presentations exploring the relationship between bones and relics, as well as other material objects perceived to possess supernatural powers; how people engaged with (sacred) materiality in their everyday lives and what kind of significances they gave for these entities. We warmly encourage proposals from various academic fields to be able to offer a diverse and multidisciplinary program. Please submit your proposal by March 1, 2025 to the organizers (see below). The proposal should include a provisional title, a 200–300-word abstract, 5 keywords, the presenter’s name (or names if there are several contributors), title, and affiliation. The organizers will notify participants about the acceptance of their proposals by the end of March. Kindly note that we intend to publish the presentations as peer-reviewed articles in a journal special issue or a similar publication. The details regarding publication will be discussed further with the participants during the workshop.

Key-note lecture:

The key-note presentation of the workshop will be given by Professor Vincent Debiais (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris: http://crh.ehess.fr/index.php?6059)

“See-trough. Relics, Materiality, and the Dynamics of Deception”

In the devotion to relics, seeing or not seeing defines the whole faithful’s attitude. Entering the sanctuary, standing in front of the reliquary, the sight and expectation are whether fulfilled or deceived. The devices – object or building – used for the presentation of relics dating from the end of the Middle Ages seem to have built on this tension between the need to look and touch the saints’ bodily remains and the impossibility to fully grasp on the subject of devotional actions, using transparency, concealment, or distraction as enhancers for the spiritual possession of relics. This lecture presents an overview of the material, sensorial, and theological questions raised by these objects, focusing primarily on reliquaries that used glass and writing to showcase the virtus of the saints.

Organizers:

Organizers, and more information: Docent Marika Räsänen (marika.rasanen@utu.fi) & Professor Päivi Salmesvuori (paivi.salmesvuori@abo.fi), Turku Centre for Medieval and Early Modern Studies & Department of Church History, Åbo Akademi University

Sponsors: The project “Rethinking the Late Medieval Relic (c. 1200–1550)”, the Research Council of Finland, University of Turku, Åbo Akademi University, and The Polin Institute.

Source : University of Turku

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Appel à contribution – Byzance intime. Regards sur soi et sur l’autre : discours, pratiques, objets. XVIe Rencontres internationales des jeunes byzantinistes

Dès les années 1940, les travaux pionniers de Phaidon Koukoulès sur la vie quotidienne à Byzance ont ouvert la voie à un foisonnement d’études prenant l’intime et le privé comme objets d’histoire. Depuis, le nombre et la diversité des recherches n’ont fait que croître : des contributions d’Évelyne Patlagean sur l’enfance à celles de Martin Hinterberger sur les émotions, en passant par l’exposition Byzantine Hours, Works and Days. Everyday Life in Byzantium (Athènes – Thessalonique – Mistra, 2002), les études byzantines se sont emparées de sujets aussi variés que les contours de la sensibilité, le rapport au corps et l’archéologie du quotidien. 

Prenant acte de cet élan, les XVIe Rencontres internationales des jeunes byzantinistes mettent à l’honneur la notion d’intime en scrutant la culture byzantine au prisme de « ce qui est le plus intérieur ». Incarnant « le plus essentiel en même temps que le plus retiré et secret », l’intime est aussi « ce qui associe le plus profondément à l’Autre et porte au partage avec lui » ; il s’y reflète d’emblée une dialectique du “dedans” et du “dehors”, indissociable de l’émergence d’une idée de soi [1]. Cette frontière subtile s’exprime à tous les niveaux et dans toutes les dimensions de la vie sociale, des méandres de l’espace urbain aux pièces de la demeure, et jusqu’à la diplomatie des regards et des secrets. 

Le sens de l’intime se fonde sur la conscience de soi. Que ce soit par le biais du soin, de l’hygiène, de la médecine ou de la parure, c’est d’abord par le corps que le sujet se confronte à l’altérité. Il s’agit dès lors de cerner les soins dont l’enveloppe charnelle fait l’objet dans le monde byzantin, en précisant les pratiques et les discours qui la construisent et l’accompagnent. Le souci du corps n’exclut pas celui de l’âme, bien au contraire. L’introspection encouragée par les Pères de l’Église imprègne toute la société et prend, à Byzance, une envergure particulière : toutes sociales que puissent être ses manifestations extérieures, la foi est également matière intime. Nourrie d’une relation intérieure et sensible au divin, la dévotion privée se tient au cœur de l’expérience quotidienne des fidèles. 

Là où les textes sont souvent muets, l’étude des lieux et des objets de l’intimité apporte un éclairage précieux. L’analyse des restes humains dévoile une histoire secrète de l’alimentation, des blessures et des mobilités. Au cœur des habitations, la distinction entre les espaces ouverts aux visiteurs et ceux réservés à la maisonnée dessine tout un univers de pratiques sociales. Les vestiges d’établissements balnéaires, les objets de toilette, les outils du médecin donnent corps au soin de soi ; comme en un miroir, amulettes et icônes domestiques constituent les supports d’une autre intimité,  spirituelle celle-ci : celle du fidèle avec Dieu. En-dehors du texte lui-même, les notes marginales témoignent du rapport familier du lecteur à l’œuvre. 

L’amour et l’amitié transposent l’intime à l’échelle des relations sociales. Mais quel rôle peuvent-ils endosser dans une société hiérarchisée, où intérêts politiques et économiques sont inséparables des stratégies matrimoniales et des relations de patronage ? Maîtres et serviteurs, époux et concubins, parents et enfants charnels ou spirituels : la famille concentre les relations de proximité en même temps qu’elle met en jeu les normes de comportement, entre solidarité et rivalité. Prolongeant la maisonnée, les relations d’amitié se situent au croisement de l’intime et de l’intérêt : elles interrogent le rôle des sociabilités informelles dans les réseaux de pouvoir. Il n’est pourtant jusqu’à la mort qui ne parvienne à trancher ces liens, dont les pratiques funéraires trahissent la ténacité : le soin de l’autre s’exprime encore dans la mémoire de son nom, à laquelle s’adaptent, peu à peu, liturgies et lieux de culte. 

Les déclarations d’intimité, omniprésentes dans les lettres byzantines, éclairent la puissance d’une rhétorique de la proximité. Celle-ci souligne l’importance de modèles culturels de l’intimité qui, de la Vierge à l’Enfant aux compagnons d’Achille, modèlent l’expression de la familiarité et de l’affection. Quels sont alors les discours admis de l’émotion, quel est le partage des affects publics et privés ? 

Qu’il s’agisse du regard sur soi ou du regard de l’autre, l’intime est constamment modelé par le travail des apparences et les exigences de la norme. Émotions et sexualité reflètent une dialectique du licite et du honteux, de la dissimulation et de l’exhibition. Genre et statut social autorisent certaines formes d’intimité et en interdisent d’autres ; ils déterminent ce qui peut être connu et ce qui doit rester caché. Se pose alors la question du scandale et des déviances intimes que ne saurait tolérer la société. 

À travers ce thème inépuisable, les XVIe Rencontres internationales des jeunes byzantinistes se donnent pour ambition d’approcher, avec tout le respect qui lui est dû, l’intimité de Byzance.

Les communications pourront s’inscrire dans l’une des thématiques suivantes, citées à titre non-exhaustif: 

  • Rhétorique de l’intime et discours des émotions
  • Sensibilité et socialisation (toucher, regard, ouïe, odorat, goût)
  • Rapport au corps, soins du corps, hygiène et santé
  • Apparences, pudeur, honte et exhibition
  • Images de l’intimité 
  • Espaces et lieux de l’intimité
  • Œuvres, objets, outils intimes
  • Amours et amitiés 
  • Liens familiaux et cadre domestique 
  • Intimité avec Dieu (dévotion privée, mystiques, ascètes)
  • Intimité et ritualité 
  • Contrôle de l’intime, transgressions et scandales 
  • Sphère publique et sphère privée 
  • Écriture et intimité, manuscrits et autographes 

Les communications, d’une durée de vingt minutes, pourront être données en français ou en anglais. Les propositions de communications (250 à 300 mots), accompagnées d’une brève biographie incluant l’institution de rattachement, le niveau d’études actuel (master, doctorat, post-doctorat) et le sujet de recherche, devront être envoyées à l’adresse aemb.paris@gmail.com, au plus tard le 31 mars 2025. 

Les Rencontres se tiendront en présentiel, à Paris, les 3 et 4 octobre 2025. La prise en charge des frais de transports par l’AEMB est envisageable pour les candidats ne pouvant obtenir de financement de la part de leur institution d’origine. Les candidats retenus devront adhérer à l’AEMB. 

[1] Jullien, F., De l’intime. Loin du bruyant Amour, Paris, Grasset & Fasquelle, 2013, p. 2.

Source : Association des étudiants du monde byzantin

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Journée d’étude – Miracles in Glass: the Study and Conservation of Canterbury’s Stained Glass Heritage

Monday 31 March 2025, 10:45-17:15

Organised by the Stained Glass Studio and the Archives and Library of Canterbury Cathedral, in conjunction with the Centre for Medieval and Early Modern Studies, University of Kent.

Canterbury Cathedral is a storehouse of some of Europe’s finest medieval stained glass, including the unique Thomas Becket ‘Miracle Windows’ portraying medieval men, women, and children experiencing the healing touch of the saint.

This study day takes advantage of the removal of one of the Miracle Windows for a day of lectures and guided tours, including the once-in-a-lifetime opportunity for participants to see panels from the window up close in the Cathedral’s Stained Glass Conservation Studio.

Speakers will include Prof Rachel Koopmans of York University, Toronto; Leonie Seliger, Director of the Stained Glass Studio; Dr Emily Guerry of the University of Oxford; and Dr Tom Nickson of the Courtauld Institute.

Participants will become acquainted with the many twists and turns of the long history of the conservation and study of the Cathedral’s glass. Rare archival materials will be on display in the Cathedral Archives, alongside a newly acquired set of material relating to recent study of the glass.

Participants will also be provided with a guided tour of the Trinity Chapel, where the miracle windows were installed around Thomas Becket’s shrine in the early thirteenth century.

Booking essential. Spaces are limited.

On the day, please arrive promptly at 10:30 for registration.

See full event details and outline programme

General admission: £60. Includes lunch and refreshments.

Bursaries available for unwaged/students. Please enquire, via email: email archives@canterbury-cathedral.org

Source : Medieval Art Research

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Publication – Hicham El Mostain, « Les croisades de Raymond Lulle. L’apologétique et le dialogue interreligieux au XIIIe siècle »

Raymond Lulle a été un pionnier et un penseur du dialogue interreligieux. D’une manière foncièrement novatrice, il est entré, dès le XIIIe siècle, en communication avec le monde musulman. On peut ainsi considérer qu’il fut le premier chrétien à avoir développé une approche exhaustive de la mission ; il a adopté des principes de communication absolument nouveaux, qui prêtent à conséquence jusqu’à aujourd’hui.

De nombreux auteurs contemporains attirent aujourd’hui l’attention sur l’apologétique lullienne et sur sa relation possible au dialogue interconfessionnel moderne. Cet ouvrage propose de défi nir la possible contribution de Raymond Lulle aux débats contemporains sur les conditions d’instauration d’un authentique dialogue interreligieux. Il entend montrer comment Lulle invite à penser les conditions de possibilité d’une véritable rencontre entre les religions. L’étude se focalise sur la méthode apologétique et missionnaire utilisée par Raymond Lulle. Elle montre dans quelle mesure il a apporté une contribution essentielle à la relation islamo-chrétienne et influencé l’évolution de la missiologie.
L’auteur se propose également d’étudier les contours de la spiritualité de Raymond Lulle et la manière dont certains facteurs missionnaires, sociaux et religieux ont influencé, non seulement sa vie personnelle, mais aussi son épistémologie et son œuvre apologétique et évangélique.

Après une formation universitaire en robotique, Hicham El Mostain s’est tourné vers la théologie et la sociologie. Il est docteur en sciences sociales et économiques et auteur de plusieurs livres. Ses recherches portent sur l’anthropologie des religions et la sociologie de la conversion religieuse.

Informations pratiques :

Hicham El Mostain, Les croisades de Raymond Lulle. L’apologétique et le dialogue interreligieux au XIIIe siècle, Paris, Éditions du Cerf, 2024 ; 1 vol., 288 p. (Cerf Patrimoines). ISBN : 978-2-20416-768-0. Prix : € 34,00.

Source : Éditions du Cerf

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Cycle de conférences – Jan Dumolyn, « Histoire urbaine et tensions sociales. Les Pays-Bas méridionaux avant 1302 » (Chaire Francqui 2025)

Université de Namur
Toutes les leçons auront lieu dans l’auditoire L12, Faculté de Philosophie et Lettres, rue Grafé, 1 – 5000 Namur.

Dans le cadre de la Chaire Francqui 2025, le Département d’Histoire de l’Université de Namur accueille le Prof. Jan Dumolyn (Université de Gand) pour une série de leçons sur le thème « Histoire urbaine et tensions sociales – Les Pays-Bas méridionaux avant 1302 ».

Jan Dumolyn, né à Bruges le 25 août 1974, a obtenu une licence en histoire à l’Université de Gand en 1995 et un doctorat en histoire en 2001. Il est Professeur d’histoire médiévale à l’Université de Gand et Président de l’Institut d’Etudes Médiévales Henri Pirenne.

Il est connu internationalement pour ses recherches sur les soulèvements médiévaux, mais il a également publié sur différents autres aspects de l’histoire des villes médiévales dans les Pays-Bas méridionaux. Dans le cadre de ses recherches, il collabore souvent avec des archéologues, des historiens de l’art et des historiens de la littérature.

Jan Dumolyn est également connu du grand public en Belgique néerlandophone en tant que membre du comité d’experts qui a élaboré le « Canon flamand » et pour sa contribution à la série télévisée « Het verhaal van Vlaanderen ». Essayiste sur les sujets d’histoire et de patrimoine dans le journal De Standaard, il a également pris part à la réalisation d’expositions, notamment « Van Eyck, une révolution optique » au Musée des Beaux-Arts de Gand en 2020.

Mercredi 12/03/2025 – 18h-20h – Leçon inaugurale | « Een canon, een verhaal en de kritiek”. La vulgarisation de l’histoire « nationale » en Belgique et en Flandre

Entre 2020 et 2024, la Flandre a été captivée par un débat public autour de l’histoire. La décision du gouvernement flamand de faire rédiger un « Canon flamand » par une commission d’experts, dont Jan Dumolyn était membre, ainsi que l’émission télévisée particulièrement populaire « Het verhaal van Vlaanderen » ont suscité de vives controverses. Certains historiens ont réagi de manière très critique, d’autres ont pris part à ces initiatives. Cette séance inaugurale propose de placer la discussion dans une perspective plus large et à plus long terme, sachant qu’une tension entre « histoire de Belgique » et « histoire de Flandre » existe depuis 1830, voire même avant la création de la Belgique.

Jeudi 27/03/2025 – 8h30-10h30 – Leçon 1 | Croissance économique et urbanisation dans les Pays-Bas méridionaux au haut Moyen Âge : une reconsidération

Durant période comprise entre 1050 et 1350 environ, l’Europe a connu la plus forte croissance économique préindustrielle avant la Révolution Industrielle du XVIIIe siècle. Il existe peu de chiffres pour quantifier cette évolution, mais tous les spécialistes s’accordent à dire que cette période de croissance économique a été plus forte dans les Pays-Bas méridionaux, comme en Italie septentrionale et centrale, que partout ailleurs en Europe et qu’elle a certainement connu un plus grand degré d’urbanisation. Ce vieux problème sera systématiquement réexaminé avec pour objectif de clarifier la chronologie ainsi que les mécanismes de causalité.

Jeudi 3/04/2025 – 8h30-10h30 – Leçon 2 | Le mouvement communal oublié de la Flandre

Ces dernières années, une grande attention a été portée aux soulèvements urbains dans les Pays-Bas méridionaux, mais l’accent a toujours été mis sur la fin du Moyen Âge. La période antérieure, dite du mouvement communal (entre 1050 et 1150 environ), au cours de laquelle les premières communautés urbaines ont acquis une plus grande autonomie juridique et politique, reste souvent dans l’ombre. Cette phase a longtemps été minimisée en ce qui concerne le comté de Flandre, où les communes auraient à peine existé. Cependant, un réexamen des sources montre une toute autre image.

Jeudi 10 avril, 8h30-10h30 – Leçon 3 | Le XIIIe siècle, période clé de l’histoire urbaine des Pays-Bas méridionaux

Durant les dernières décennies, peu de recherches systématiques ont été menées sur le développement des villes des Pays-Bas méridionaux au XIIIe siècle. Les points de vue récents se concentrent presque exclusivement sur la fin du Moyen Âge. Pourtant, le XIIIe siècle a été la période la plus cruciale pour l’urbanisation de ces régions. À aucune autre époque la population urbaine ne s’est accrue aussi rapidement, l’espace urbain n’a pris une forme aussi claire et les tensions sociales entre riches et pauvres ne se sont autant amplifiées.

Jeudi 17 avril, 8h30-10h30 – Séance 4 | La vague révolutionnaire de 1280-1302

Pour la plupart des gens, en tout cas certainement en Flandre aujourd’hui, l’année 1302 évoque immédiatement la bataille de Courtrai et la victoire des « Flamands » sur l’armée des chevaliers français. C’est évidemment lié au fait que le 11 juillet, jour de cette bataille, est devenu le jour de fête nationale de la Communauté flamande. Mais en réalité, les soulèvements de ces années-là, ceux de de Bruges et de Gand en particulier, s’inscrivent dans un mouvement social beaucoup plus large dont les origines remontent aux années 1280 et qui s’est également étendu au Brabant, à Liège et à d’autres régions.

Source : Université de Namur

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Cycle de conférences – Jan Dumolyn, « Histoire urbaine et tensions sociales. Les Pays-Bas méridionaux avant 1302 » (Chaire Francqui 2025)

Offre d’emploi – Assistant Professor in Medieval Irish History (Trinity College Dublin)

Closes: 28th February 2025

Trinity College Dublin, The University of Dublin is seeking to fill the following full-time academic position:

Assistant Professor in Medieval Irish History, School of Histories and Humanities Trinity College Dublin. This role is a 5 Year Fixed Term – Tenure Track post.

The School of Histories and Humanities at Trinity College Dublin seeks to appoint a talented individual to a tenure-track Assistant Professorship in Medieval Irish history. This post will be based in the Department of History, and its primary purpose will be to engage in teaching and research on any aspect of Irish history in the period from c. 950 to c. 1450.  We would particularly welcome candidates whose focus will complement and extend the Department of History’s continuing strengths in medieval Irish history with, for example a research specialisation in any aspect of the history of Gaelic Ireland, the Anglo-Norman Conquest, or the political, religious, cultural, intellectual, gender, or socio-economic history of Ireland in the period from c. 950 to c. 1450. 

Appointment will be made on the Assistant Professor Salary Scale (109BN) commensurate with qualifications / experience and in line with Public Sector Pay Policy (€41,500 to €99,550 per annum).

Closing Date: 12 Noon (Irish Standard Time), 28th Feb 2025

All applications must be made via e-Recruitment at jobs.tcd.ie

At Trinity, we are committed to equality, diversity, and inclusion. Trinity welcomes applications from all individuals, including those applicants with disabilities, those who may have had non-traditional career paths, those who have taken time out for reasons including family or caring responsibilities. We also welcome international applicants including those whom have been displaced due to war.

Trinity College Dublin is Ireland’s premier University. We are an EU Sustainable Gender Equality Champion and we hold an Athena Swan Silver award, recognising our ongoing work to advance gender equality both within Trinity and in the Higher Education sector. Trinity is committed to supporting work-life balance and to creating a family-friendly working environment.

Source : Jobs.ac.uk

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Appel à contribution – Representing the Human and Animal Body. The Art and Languages of Medicine from Antiquity to the Present

KU Leuven, 9–11 December 2025
XIVth Annual LECTIO Conference 2025

Leuven Institute for the Study of the Transmission of Texts, Ideas and Images in Antiquity, the Middle Ages, and the Renaissance

organizedby Mattia Mantovani and Raf Van Rooy

The LECTIO 2025 conference is dedicated to the representation of the human body, both in itself and in its relation to other animals, from antiquity to the present day. For centuries, the “fabric of the human body” was modeled on dissections of sheep, monkeys, and pigs until anatomists like Andreas Vesalius began to challenge this practice in the first half of the sixteenth century. Indeed, since antiquity, animals have served as visual and linguistic metaphors to help decipher the appearance and inner workings of the human body. Representations of the human body have continuously been shaped against the backdrop of the entire bestiary, a legacy still evident in modern medical discourse with such terms as “goose skin” and “cancer”.

The conference aims to explore aspects of the longstanding debate surrounding the visual representation of the human and animal body. For example, many early modern physicians expressed skepticism toward visual depictions, favoring direct experience and especially the senses of touch and taste. Across centuries, the advent of new technologies—particularly print, photography, video, and digital techniques—introduced novel possibilities for representing living body while raising fresh questions about their material and epistemic implications. The same applies to evolving representational techniques themselves: perspectival anatomical drawings are a case in point. Illustrators, physicians, patients, collectors, and practitioners engaged in sophisticated debates about whether to prioritize aesthetic considerations or “intelligibility,” truth-to-life or vividness, and how to balance these competing concerns.

Alongside visual representation, the conference also seeks to examine the use of words and metaphors in representing living human and animal bodies, as well as the interplay—or tension—between the media of language and imagery. It furthermore aims to trace the transmission of knowledge across linguistic traditions, focusing on issues of terminology and translation related to the human and animal body throughout history.

We invite submissions on any relevant topic in the history of medical sciences and health, broadly conceived, and encourage a wide range of disciplinary approaches, time periods, and geographical contexts, including contemporary practices. Possible topics include but are not limited to:

• the use of images, words, and metaphors to visualize and describe human and animal bodies in medicine, law, theology, literature, and culture across the ages;• the techniques and materials used in visualizing and describing human and animal bodies;

• the translation of medical knowledge in text and image, from the Greek-Arabic-Latin tradition to the present, including interactions with non-European traditions such as those of China;

• the descriptions, representations and classifications of animal species, from an intercultural and global perspective;

The visual and linguistic representation of the living body provides a unique lens through which to examine humans’ relationship with “the other,” across species and cultures. Gender differences are particularly relevant in this context, as the human body was historically equated with the adult male body in European medicine and art. This bias continues to pose challenges today, such as in drug testing, which often prioritizes male patients, resulting in treatments less suited to women’s bodies.

By focusing on representations of the body across history and into the present, the LECTIO 2025

Conference aims to bring together specialists from diverse disciplines, including medicine, intellectual history, history of science, linguistics, literary studies, philosophy, art history, book history, legal history, and religious studies. True to LECTIO’s interdisciplinary mission, this approach fosters cross-disciplinary dialogue, significantly enriching our understanding of visual and linguistic representations of the human and animal body from antiquity to the present day.

Confirmed Keynote Speaker

Sachiko Kusukawa (University of Cambridge)

Call for papers

We warmly invite scholars with relevant expertise to submit paper proposals for the 2025 LECTIO conference. Applicants can choose between two formats: talks (between thirty and forty minutes, Q&A included) and “flash presentations” (ten minutes) by means of posters or videos.

Please submit an abstract (250–300 words) by March 1, 2025, through the LECTIO website:

https://www.kuleuven.be/lectio/events/lectio-xiv-international-conference-representing-the-

For any questions, please do not hesitate to email us at lectioconference@kuleuven.be

Scientific & Organizing Committee

Tinne Claes (Vesalius Museum & Leuven Centre for Health Humanities)
Pieter d’Hoine (Institute of Philosophy & LECTIO’s Director)
Inge Fourneau (Vascular Surgery & Leuven Centre for Health Humanities)
Daria Kohler (LECTIO’s coordinator)
An Smets (KU Leuven Libraries Special Collections & LECTIO)
Violet Soen (Early Modern History & LECTIO)
Geert Vanpaemel (History of Science & LECTIO)

Source : KU Leuven – Lectio

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