Publication – « Chevaliers, Moyen Âge et Renaissance. Histoire et imaginaires »

Derrière l’armure se dévoile tout un pan d’une histoire fortement ancrée dans notre patrimoine culturel, architectural, littéraire et cinématographique, une histoire inscrite dans nos imaginaires, celle des chevaliers. Le récit de cette aventure chevaleresque de l’Europe nous est présenté au fil des pages de ce livre à travers une vingtaine de textes thématiques, courts et didactiques.

Devenir et être chevalier au Moyen Âge, qu’est-ce ? Ce statut évolue-t-il au cours de ces mille années d’histoire ? Que devient-il à la Renaissance ? Existe-t-il des femmes revêtant l’armure ? Quels rites, cérémonials, jeux et loisirs, ou légendes lui sont associés ? Ne fait-il qu’un avec son épée ? Quels sont les imaginaires ou les représentations de l’époque de cet homme à cheval ? Que nous conte la geste médiévale, que nous chantent trouvères et troubadours de leurs exploits et de leurs idéaux ? Quel rapport entretient-il avec l’Église, quelle place a-t-il dans la société ? Le templier est-il meilleur que les autres ? Les chevaliers de la Table Ronde se ressemblent-ils tous ? Quelle est la part, aujourd’hui, entre histoire et fantasmes dans nos connaissances communes, nos stéréotypes, sur ce guerrier au heaume et à l’épée ?… L’ensemble des autrices et auteurs nous éclaire sur ces sujets.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Chevaliers, Moyen Âge et Renaissance. Histoire et imaginaires, Rennes, Presses universitaires de Rennes–Éditions du château des ducs de Bretagne, 2024 ; 1 vol., 336 p. ISBN : 9782906519930. Prix : € 38,50

Source : Presses universitaires de Rennes

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « Des Kaisers neue Bücher. Mittelalterliche Handschriften der Bamberger Kaiser-Heinrich-Bibliothek in 50 Porträts », éd. Christof Rolker, Bettina Wagner

Die Staatsbibliothek Bamberg bewahrt als ihr kostbarstes Erbe die frühmittelalterlichen Handschriften, die als Stiftungen Kaiser Heinrichs II. (973–1024) bei der Bistumsgründung nach Bamberg gelangten. Aus Anlass des 1000. Todestags des Kaisers werden 50 ausgewählte Codices, also etwa ein Drittel des erhaltenen Bestands von 165 Handschriften und Fragmenten, in einer (dieser) reich bebilderten Publikation präsentiert. Drei der vorgestellten Codices wurden durch die Aufnahme in das Weltdokumentenerbe der UNESCO ausgezeichnet, darunter das karolingische ‚Lorscher Arzneibuch‘ und die ‚Bamberger Apokalypse‘ sowie der Kommentar zum Hohelied aus der Reichenauer Malerwerkstatt. Die einleitenden Essays und die Handschriftenporträts verfassten namhafte Fachwissenschaftler aus der Geschichtswissenschaft, Kunstgeschichte, Latinistik und Musikwissenschaft.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Des Kaisers neue Bücher. Mittelalterliche Handschriften der Bamberger Kaiser-Heinrich-Bibliothek in 50 Porträts, éd. Christof Rolker, Bettina Wagner, Wiesbaden, Reichert Verlag, 2024 ; 1 vol., 196 p. ISBN : 978-3-75200-855-5. Orix : € 29,95.

Source : Reichert Verlag

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Lucinda H.S. Dean, « Death and the Royal Succession in Scotland, c.1214-c.1543 »

To date, scholarly attention to royal ceremony in Scotland from the Middle Ages into the early modern period has been rather haphazard, with few attempts to explore how these crucial moments for the representation of royal authority. This monograph provides a long durée analysis of the ceremonial cycle of death and succession associated with Scottish kingship from the thirteenth to the sixteenth centuries, including the final century of the Canmore dynasty, the crisis of the Bruce-Balliol conflict, and the emergence and consolidation of the Stewart family up to the funeral of last monarch buried in Scotland, James V, in 1543. Using a broad range of primary sources, including financial records and material culture, many of them previously untapped, it addresses key questions about kingship and power, the function of ceremony in legitimising royal authority, its significance in relation to the practical exercising of power, and evidence for Scottish similarities and distinctiveness within wider European contexts.

Lucinda Dean is Senior Lecturer in History at the University of Highlands and Islands.

Table des matières :

List of Illustrations
Acknowledgements
List of Abbreviations
Note on Money

Introduction

  1. The Last Canmore Kings
  2. Contested and Compromised: Ceremonies and Succession under Balliol
    and Bruce Kings
  3. Stating Their Place: Ceremonial Legitimisation of the Stewart Dynasty,
    1371-1436
  4. Foreign Queens, the Home-Grown Elite and Minor Kings, 1437 to c.1474
  5. The Pinnacle of Stewart Power? James IV and James V
    Conclusion

Timeline of Key Events
Appendix I: Transcription of John Scrymgeour of Myres, NLS, Adv. MS 31.5.2
Appendix II: Attendees and Officiators at Scottish Inaugurations and Coronations
Appendix III: James IV and Margaret’s Wedding Costs, 1503
Appendix IV: Select Expenses from James V’s French Journey, 1536-37

Bibliography
Index

Informations pratiques :

Lucinda H.S. Dean, Death and the Royal Succession in Scotland, c.1214-c.1543, Woodbridge, the Boydell Press, 2024 ; 1 vol., 356 p. (St Andrews Studies in Scottish History, 13). ISBN : 978-1-83765-172-6. Prix : GBP 85,00.

Source : Boydell and Brewer

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant : textes et images (XIVe-XVIe siècles)

Colloque international – ERC AGRELITA
5 & 6 juin 2025 à l’Université de Caen Normandie

ERC Advanced Grant AGRELITA • The Reception of Ancient Greece in Premodern French Literature and Illustrations of Manuscripts and Printed Books (1320-1550): how invented memories shaped the identity of European communities[1].

En savoir plus sur le projet : https://agrelita.hypotheses.org/

Le projet ERC AGRELITA organise à l’université de Caen Normandie, les 5 et 6 juin 2025, un colloque international intitulé « La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant : textes et images (xive-xvie siècles) ».

Ce colloque international a pour but de fédérer des chercheurs et chercheuses d’horizons variés autour de la réception des mythes grecs relatifs à la nature et au vivant dans les textes, manuscrits et imprimés, réalisés entre 1300 et les années 1550. Il s’agira d’interroger la fortune, la réinterprétation et les nouvelles exploitations des mythes grecs qui laissent la part belle au monde « naturel » dans ses acceptions les plus larges. Quels sont les mythes grecs liés à la nature et au vivant réécrits et mis en images du xive au xvie siècle en Europe ? Par quels intermédiaires et quels filtres ? Dans quels types de texte et d’image ? Avec quelles significations et à quelles fins ? Comment, de la Grèce ancienne à l’Europe médiévale et renaissante, les représentations de la nature et du vivant, des relations de l’humain avec le non humain, du divin avec la nature qu’offraient ces mythes grecs sont-elles transmises et réinterprétées ?

Les notions de nature et de vivant, qui font l’objet d’amples réflexions dans notre monde actuel, sont toujours très délicates à définir, d’autant que leur sens évolue d’une époque à l’autre[2]. Ce colloque ne porte pas directement sur la question générale des conceptions/perceptions de la nature dans l’Antiquité et dans le monde pré-moderne, ni sur la problématique d’ensemble de l’évolution des notions de « nature » et de « vivant » de l’Antiquité jusqu’aux xive-xvie siècles. Son objet est celui de la réception de représentations de la nature et du vivant qui étaient liées en Grèce ancienne, puis dans la Rome antique, à des formes d’écriture particulières : celles des récits mythiques.

En Grèce ancienne, la « nature » (phusis) relève d’une vision dynamique du monde qui englobe aussi bien les êtres terrestres que les êtres célestes et infernaux. Riche matière à spéculation, la nature s’entend, par exemple, au sens de puissance démiurgique et souveraine. En cela elle se confond, à différents degrés, avec le divin. Dans les mythes grecs, transmis ensuite à Rome, les dieux incarnent et gouvernent le monde naturel. Leur venue à l’être se fait parfois avec le concours des éléments : les eaux primordiales, ensemencées par le sang du sexe tranché d’Ouranos (le Ciel), donnent naissance à Aphrodite. De même, les lieux de la nature – forêts, îles, mers, déserts mais aussi jardins, champs et sources – sont à la fois peuplés d’êtres humains et d’êtres divins ou fabuleux qui participent de son règne et qui interagissent avec toutes les catégories du vivant et de l’inanimé : espèces végétales et animales, minéraux, corps célestes et constellations, saisons, reliefs et formations géologiques. Les frontières de ces catégories n’en demeurent pas moins fragiles. L’image d’un cosmos ordonné, hiérarchisé, où le genre humain tient une place prépondérante, se fonde sur d’incessantes transformations, sur des dynamiques de flux et de reflux, entre âge d’or et périodes de décadence[3].

Ces mythes grecs, attachés au temps des origines, aux figures divines et héroïques, les auteurs et les artistes de la fin du Moyen Âge et du xvie siècle les appellent souvent les « fables des poètes ». Ils se passionnent pour ces récits, pour leur sens littéral, pour les sens historique et allégoriques qu’ils leur confèrent souvent. En s’appropriant les représentations de la nature et du vivant qui leur sont attachées, dans quelle mesure les renouvellent-ils ?

L’étude de la réception implique en effet l’examen des transformations, plus ou moins manifestes et importantes, de ces mythes transmis à l’Europe des xive-xvie siècles, souvent par des intermédiaires. Les nouvelles formes littéraires et visuelles qui leur sont données engagent des perspectives de recherche historiques, littéraires, philosophiques et scientifiques sur les représentations de la nature et du vivant qu’elles contiennent, sur ce qu’elles révèlent des intérêts et préoccupations des lecteurs et lectrices de la période considérée. Pour donner une idée, encore schématique, des textes où ces mythes se multiplient entre le xive et le xvie siècle, on peut mentionner des traductions d’ouvrages latins et, à la fin de la période, d’ouvrages grecs, parfois avec des médiations latines, des œuvres mythographiques, des chroniques, des encyclopédies, des traités de morale et autres ouvrages didactiques, des traités scientifiques, sans oublier les romans et les textes poétiques, rédigés aussi bien en latin, en grec qu’en langues vernaculaires. Ces manuscrits et imprimés comportent souvent un décor. Représentations textuelles et visuelles du mythe sont ainsi juxtaposées, les secondes ne constituant jamais les illustrations des premières mais plutôt leur prolongement. Issues ou non de modèles préexistants, les miniatures ou les vignettes produisent du sens, enrichissent celui du texte, confortent l’artiste ou son atelier dans son rôle d’inventeur de nouvelles formes, de nouveaux « montages » narratifs.

Ainsi, à partir du xive siècle et jusqu’au milieu du xvie siècle, que retient-on de cette pensée mythique de la nature et du vivant ? Comment est-elle transmise ? Quelle place trouve-t-elle dans le monde du livre et du décor livresque, alors que l’univers mental des hommes et des femmes de ce temps est façonné par l’imaginaire chrétien de la Création ? Si, au Moyen Âge, la nature et tout ce qu’elle contient, ses éléments animés ou inanimés, les différentes formes du vivant, sont pensés en relation avec la doctrine chrétienne – pour laquelle la Nature prolonge l’œuvre du Créateur –, les mythes grecs font aussi l’objet de réinterprétations qui peuvent sinon (ré)concilier, du moins atténuer les divergences entre des conceptions chrétienne et païenne de la nature. Reste à savoir comment ces récits font sens dans les sociétés chrétiennes de l’Europe pré-moderne ; comment les représentations de la nature et du vivant que véhiculaient les mythes grecs sont réactualisées et parfois modifiées.

Par ailleurs, dans la pensée mythique, l’invention technologique pour s’approprier, aménager, exploiter et dominer la nature vise autant à en dépasser les lois qu’à en découvrir les « secrets ». Pierre Hadot n’a pas manqué de souligner non pas le dualisme mais bien la complémentarité d’une attitude dite prométhéenne (de conquête, de domination de la nature) vis-à-vis d’une attitude orphique qui, elle, implique une relation plus harmonieuse entre l’homme et l’environnement[4]. Mais qu’en est-il de cette complémentarité dans la réception des mythes grecs à travers textes et images ? Dans la réalité historique, entre le xive et le xvie siècle, l’assujettissement de ce qui relève de la nature, transformée en ressources, par les communautés humaines européennes, ne correspond pas encore à une séparation claire entre nature et société, l’homme ne se pense pas encore comme étant en dehors de la nature. Le partage entre nature et culture tel que Philippe Descola l’a défini dans l’« ontologie naturaliste[5] » semble commencer à apparaître mais il ne correspond pas à ce qu’il sera dans les siècles ultérieurs. Que retiennent les auteurs et artistes des représentations des interactions entre l’humain et la nature d’après les mythes grecs ?

Eu égard à notre volonté de croiser les savoirs textuels et visuels, les propositions de communication pourront s’inscrire dans les champs disciplinaires de l’histoire, de la littérature médiévale et moderne, de l’histoire du livre, de l’histoire de l’art, de la philosophie, de l’histoire des sciences ou des humanités environnementales. Sans exclure d’autres perspectives sur le thème de la réception des mythes grecs entre le xive et le xvie siècle, les axes envisagés pour ce colloque sont les suivants :

  • Transmissions et réécritures : les contextes littéraires ou scientifiques où le mythe trouve une nouvelle place, sa mise en récit, l’articulation du mythe avec d’autres sources et matériaux, et les mises en images pré-modernes des mythes grecs de la nature.
  • Évolution du xive au xvie siècle, dans les réécritures et les mises en images des mythes grecs, des représentations de la « Nature » – entre puissance surnaturelle divinisée ou non, allégorie polysémique et figure de la création – et des divinités grecques qui investissent ou personnifient différents aspects de la nature.
  • Réception des mythes cosmogoniques grecs tout comme, hors du contexte des origines du monde, des mythes relatifs à la naissance des êtres selon des modalités narratives variées : récits d’accouchement, germination, éruption, jaillissement, chute, etc. en tant que mythes étiologiques ; réceptions de mythes qui expliquent les phénomènes naturels.
  • Métamorphose, affaire des dieux : réceptions des récits de métamorphose animale, végétale, minérale ou autre, en tant que mode d’expression de la divinité ; domination des êtres terrestres ou don d’un refuge naturel.
  • Réception des mythes relatifs aux interactions plus ou moins violentes entre l’humain et la nature : les récits mythiques de l’exploitation de la nature comme ressource, de son anthropisation ou de sa domination ; les histoires mettant en scène la capacité du genre humain à imiter la nature, à braver des interdits ou des lois considérées comme naturelles (guérir, ressusciter, immortaliser, donner la vie, envoûter par magie) ; à l’inverse, la fragilité de l’homme face aux phénomènes naturels.
  • Réception des mythes de l’union, de la concorde entre les êtres, humains ou non humains, animés ou inanimés : images de la continuité et de l’unité harmonieuse entre les différents éléments de la nature et du vivant ; héros et héroïnes, divinités et êtres hybrides qui assujettissent les forces les plus primaires de la nature, qui la pacifient, ou qui inspirent une vision harmonieuse du monde ; espaces idylliques, dans les mythes grecs réactualisés, dont les représentations laissent place à des topoi artistiques et esthétiques très riches : description imaginaire, ou réelle, de l’environnement, des espaces naturels et territoires anthropisés, variété et importance du paysage dans l’image, etc.
  • Nouvelles vies des hybrides et des êtres « fabuleux » des mythes grecs représentés dans leurs environnements imaginés, réception des « merveilles » mythiques de la nature.
  • Création de nouveaux mythes relatifs à la nature et au vivant qui s’inspirent des mythes grecs.

Modalités de soumission

Les propositions, en français ou en anglais (titre et résumé de 200-300 mots, bref CV) sont à adresser au plus tard le 30 janvier 2025 aux adresses suivantes :

Après examen des propositions, l’acceptation sera notifiée début mars 2025.

*   *   *

Les articles issus des communications seront publiés chez Brepols dans la collection « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité » (https://www.brepols.net/series/RRA).

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge selon les modalités de l’Université de Caen Normandie.

  • Catherine Gaullier-Bougassas, Professeure des universités en langue et littérature médiévales françaises, ERC Agrelita (Principal Investigator), Craham (UMR 6273), Université de Caen Normandie
  • Angèle Tence, Post-doctorante en histoire de l’art, ERC Agrelita, Craham (UMR 6273), Université de Caen Normandie
  • Laure Cébe, Project Manager, ERC Agrelita, Craham (UMR 6273), Université de Caen Normandie

[1] This project has received funding from the European Commission’s Horizon 2020 Research and Innovation programme under grant agreement No 101018777.

[2] Pierre Hadot, Le Voile d’Isis. Essai sur l’histoire de l’idée de Nature, Paris, Gallimard, 2004 ; Les confins incertains de la nature (xiie-xvie siècles), dir. Roberto Poma, Maria Sorokina, Nicolas Weill-Parot, Paris, Vrin, 2021.

[3] Michel Jeanneret, Perpetuum mobile. Métamorphoses des corps et des œuvres de Vinci à Montaigne, Genève, Droz, 2016 (éd. or. 1997).

[4] Pierre Hadot, Le Voile d’Isis, op. cit.

[5] Philippe Descola, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005 ; id., Les Formes du visible. Une anthropologie de la figuration, Paris, Éditions du Seuil, 2021.

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – « Cusanus Today. Thinking with Nicholas of Cusa between Philosophy and Theology », éd. David Albertson

At the end of the nineteenth century, German theologians and philosophers rediscovered the Renaissance cardinal Nicholas of Cusa (1401-1464). Immediately they hailed Cusanus as the first modern thinker, a brilliant German rival to the French Descartes. But since the founding of the Cusanus critical edition in 1927 up to its conclusion in 2005, historians have gradually learned that Nicholas was more of a medieval preacher and contemplative than a modern philosopher.

Yet over the same century, modern German and French readers were already digging into Nicholas’s many works. There they encountered an exciting voice with fresh perspectives about God’s immanence in the cosmos and the awesome capacities of the human mind. Leading philosophers and theologians from Erich Przywara to Karl Jaspers to Hans-Georg Gadamer, and from Gilles Deleuze to Jacques Lacan to Michel de Certeau, found their own thinking stimulated by the cardinal’s innovative concepts and interdisciplinary style. Even as Nicholas shifted from modern to medieval among historians, he was emerging as a contemporary interlocutor for moderns and postmoderns. Who could have guessed that the first debate between Jean-Luc Marion and Emmanuel Falque would take place over the fifteenth-century mystical dialogue, De
visione dei?

If Meister Eckhart found his moment amidst Deconstruction in prior decades, Nicholas of Cusa is our thinker for today. His interests anticipate themes in continental philosophy of religion, whether alterity, invisibility, the fold, or the icon. His habit of interweaving philosophy and theology anticipates current debates on the thresholds of phenomenology. Our volume first maps the contours of modern receptions of Nicholas of Cusa in French and German spheres, and then beyond Europe to the Americas and Japan. It also hosts the next round of engagement by some of today’s most original Christian thinkers: Emmanuel Falque, John Milbank, and David Bentley Hart.

David Albertson is associate professor of religion at University of Southern California. Jean-Luc Marion is a French philosopher and Roman Catholic theologian.

Informations pratiques :

Cusanus Today. Thinking with Nicholas of Cusa between Philosophy and Theology, éd. David Albertson, Washington D.C.,The CCatholic University of America Press, 2024 ; 1 vol. ISBN : 978-0-81323-812-8. Prix : USD 85,00.

Source : The Catholic University of America

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Etienne Hubert, « Anatomia di un documento. Scrivere le case di S. Pietro in Vaticano a metà Trecento »

Lo sviluppo delle scritture amministrative, in ambito ecclesiastico e successivamente laico, è il segno quanto lo strumento della razionalizzazione gestionale della proprietà fondiaria e immobiliare nell’economia medievale. Lo studio analitico del primo inventario-censuario dei beni del capitolo di S. Pietro in Vaticano conservato e l’edizione della lista degli edifici ad uso abitativo pertinenti alla basilica a metà Trecento mettono in luce le condizioni materiali, economiche e sociali dell’alloggio a Roma mentre l’anno giubilare fornisce l’occasione di innovazioni fondamentali nelle modalità gestionali della proprietà immobiliare.

Penetrando nella fabbrica del documento e, idealmente, nella mente dell’autore allo scrittoio, il libro svela come l’elenco delle case, dietro la sua aridità apparente, diventi lo specchio delle trasformazioni che mutarono le città tardomedievali e che fecero dell’alloggio cittadino un settore basilare dell’economia urbana.

Table des matières : ici

Etienne Hubert è stato chargé de recherches al Centre national de la recherche scientifique (Lione) e directeur d’études all’École des hautes études en sciences sociales (Parigi). Tra i suoi libri ricordiamo: Espace urbain et habitat à Rome du Xe siècle à la fin du XIIIe siècle (Roma 1990), L’incastellamento en Italie centrale (Roma 2002). Per Viella ha curato i volumi Roma nei secoli XIII e XIV. Cinque saggi (1993) e La necessità del segreto (2018, con Roberta Mucciarelli e Jacques Chiffoleau).

Informations pratiques :

Etienne Hubert, Anatomia di un documento. Scrivere le case di S. Pietro in Vaticano a metà Trecento, Rome, Viella, 2024 ; 1 vol., 300 p. (I libri di Viella, 510). ISBN : 979-1-25469-486-2. Prix : € 29,00.

Source : Viella

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « Poetic Rewritings in Late Latin Antiquity and Beyond », éd. Stefania Filosini

‘Rewriting’ as the reworking of narrative material based on conscious strategies of composition plays a significant role in much of the Latin poetry of Late Antiquity. This book, resulting from the conference Riscritture poetiche nell’Occidente latino tra tarda antichità e medioevo, which was held on 9-11 May 2022 at the Department of Human Sciences (DSU) of the University of L’Aquila, looks at the range of practices and purposes that inform this procedure, with particular regard to the processes of transcodification enacted – in different historical and cultural contexts – by the recasting of authoritative prose texts into a classicising poetic idiom. The contributions present a multifaceted approach to rewriting, cover a variety of authors, genres, and texts, and cast a glance also at medieval Latin literature. In short, the essays in this collection, by reflecting on the interpretative contribution of the critical category of ‘rewriting’, not only add further tesserae to the mosaic of literary studies on Late Latinity, they also invite to grasp the difference between secular and Christian rewritings.

Stefania Filosini is Assistant Professor of Latin Language and Literature at the University of L’Aquila. Her research focuses on late Latin poetry, with contributions on various authors and literary genres (Claudianus, Paulinus of Nola, Prudentius, Sedulius, Sidonius Apollinaris, Ennodius, Dracontius, Venantius Fortunatus). She is also the author of a commentary on Paulinus Nolanus, poems 10 and 11 (Roma, 2008), and of an edition with commentary on Sidonius’ epithalamium for Ruricius and Iberia (Turnhout, 2014).

Introduction (Stefania Filosini)

Late Latin Antiquity: Secular Rewritings

Poetic Rewriting of Hylas: Dracontius, Romul. 2 (Salvatore Costanza)
La réécriture d’Ausone par Luxorius : enjeux et poétique (Florence Garambois-Vasquez)
Forms of Martial’s Reception in the Aenigmata Symposii (Marco Onorato)

Late Latin Antiquity: Christian Rewritings

1. The Biblical Poetry
Poetic Rewritings between Literature and Doctrine: Prudentius, Cathemerinon 5 (Fabio Gasti)
La réécriture à visée argumentative de la Bible. Le cas des médaillons bibliques du poème d’Orientius et du Carmen adversus Marcionitas (Ps.-Tert.) (Lucie Martin)
Rewriting the Miracles: The Healing of the Man Blind from Birth in Sedulius (carm. pasch. IV. 251-270) (Stefania Filosini)
The Parable of the Rich Man and Lazarus in Avitus of Vienne, carm. III. 220-310 (Franca Ela Consolino)
Réécriture des discours des Actes des Apôtres chez Arator. Technique de la réécriture et visée pragmatique du texte (Bruno Bureau)

2. A Case Study on Biblical Poetry: The Heptateuchos Poem
The Heptateuch Poet as a Battalist: Strategies of Epicisation in Battles Scenes and Military Speeches (Donato De Gianni)
Per grandia tempora: Time and Temporal References in the Poem of the Heptateuchos (Francesco Lubian)
Structure of the Narrative Sequences and Intratextual Links in the Heptateuchos Poem (Luciana Furbetta)
Costruzione di una formularità epica interna nel poema dell’Heptateuchos. Studio di casi dell’Exodus: la teofania sul monte Horeb (Michele Cutino)

3. The Hagiographic Poetry
La réécriture poétique de la Vie de saint Martin par Paulin de Périgueux au miroir des genres littéraires (Sylvie Labarre)
Réflexions sur un exemple de réécriture poétique : Paulin de Périgueux, Vie de saint Martin, V. 398-487 (Vincent Zarini)
Poetic Rewriting with an Audience: Venantius Fortunatus’ Life of St Martin and the Ladies of the Abbey Sainte-Croix in Poitiers (Lorenzo Livorsi)

Beyond Late Antiquity

Un siriaco tardo antico in riscrittura carolingia. L’attualizzazione dell’armonia evangelica di Taziano nel Heliand anticosassone (Wolfgang Haubrichs)
Riscrivere i vangeli in volgare: il Liber evangeliorum e la tentazione di Cristo (Chiara Staiti)
Isidore and the Wisdom of Gildas in the Vita Merlini (Francesco Marzella)

Index
The Authors

Informations pratiques :

Poetic Rewritings in Late Latin Antiquity and Beyond, éd. Stefania Filosini, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 520 p. (Studi e testi tardoantichi, 23). ISBN : 978-2-503-61024-5. Prix : € 110,00.

Source : Brepols

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Réseau de recherche – Lancement du Groupe de recherche sur l’écrit délibératif dans l’espace francophone

Lancement du Groupe de recherche sur l’écrit délibératif dans l’espace francophone
Décembre 2024

Longtemps restés dans l’angle mort des recherches historiques, les registres de délibérations ont récemment fait l’objet d’un important travail de reconsidération. Tantôt en marge des études sur les écrits urbains médiévaux et modernes ou sur les écritures grises, tantôt objet d’une recherche collective[1] l’écrit délibératif est aujourd’hui un outil à part entière des historiens pour penser les activités politiques et administratives à l’échelle d’une institution. Plus qu’un simple réservoir de données historiques, ces documents constituent des fenêtres pour penser le gouvernement, à savoir la culture d’un corps politique avec ses acteurs, ses processus décisionnels et les intérêts collectifs qu’il administre au quotidien. À ces enjeux politiques s’ajoute celui de l’écrit. Conservé sous forme de registres ou de liasses, l’écrit délibératif suit un modèle scriptural précis qui vise à coucher sur le papier les interactions verbales prononcées durant la réunion ou l’assemblée. Tout comme l’unanimité des délibérants, la dimension orale des procès-verbaux est le résultat d’artifices narratifs mobilisés par les scribes. Loin d’être neutre, la mise par écrit des délibérations se situe ainsi au carrefour entre un modèle délibératif et un certain récit du politique tel que souhaite le conserver l’institution. Cette tension autour de l’objet registre — à la fois relevé de conclusions, instrument du politique et support de mémoire — nous incite à en poursuivre l’étude dans une perspective collective et diachronique.

Fondé en 2024 par Rudi Beaulant (Université de Franche-Comté), Rémi Demoen (CESR de Tours) et Cléo Rager (Institut catholique de Paris), le Groupe de recherche sur l’écrit délibératif dans l’espace francophone vise à offrir de nouvelles contributions autour des registres de délibérations d’Ancien Régime en langue française. Pensé comme une passerelle entre les centres archivistiques (communaux, municipaux et départementaux) et la recherche universitaire, mais aussi entre les mondes médiévaux et modernes, le groupe a vocation à valoriser les patrimoines délibératifs, souvent au cœur de programmes de numérisation, et à enrichir les champs d’études actuels entre historiographie, techniques documentaires et histoire des pratiques politiques. Pour se faire, deux temps d’échanges ont été retenus. D’une part, des rencontres (présentiel/distanciel) dans le cadre d’un séminaire trimestriel dont la thématique serait introduite par un conférencier, puis discutée et complétée par le reste du groupe. D’autre part, un rendez-vous annuel sous la forme d’une journée d’étude accueillie dans un centre archivistique ou universitaire et qui, nous l’espérons, fera l’objet de publications. À terme, la vocation du groupe de recherche est de :

–   Promouvoir une réflexion au long cours sur les évolutions des formes, des rôles, des usages et de l’archivistique des registres de délibérations grâce au dialogue entre médiévistes et modernistes.

–  Poser les premiers jalons d’une vaste étude comparative entre registres d’institutions laïques et ecclésiastiques dans l’espace francophone.

–    Construire un réseau et un lieu d’échanges pour les chercheurs et historiens confrontés à l’écrit délibératif.

–  Renforcer les liens de collaboration entre la recherche universitaire et les institutions patrimoniales qui conservent et valorisent ces archives par leurs entreprises de numérisation et d’édition.

Soucieux de correspondre aux intérêts des chercheurs, le projet est à ce stade ouvert aux suggestions. C’est pourquoi, nous donnons rendez-vous à toute personne intéressée le 11 décembre 2024 à 14h, en présentiel à l’IRHT, Campus Condorcet, salle 2001, bâtiment de recherche nord ou en distanciel (le lien sera transmis un peu avant), afin de faire connaissance et de définir ensemble les axes de recherche pour les années 2025-2026. En l’état, le calendrier du groupe est le suivant :

  • Mars 2025 – Séminaire – La fabrique du registre de délibérations : construction et évolution d’un objet archivistique.

          – Parution de l’appel à contribution pour la journée d’étude de Décembre 2025.

  • Juin 2025 – Séminaire – Le modèle délibératif dans l’espace francophone : influences, usages, altérations.
  • Décembre 2025 – Journée d’étude – Le scribe a-t-il son mot à dire ? Libertés et contraintes des mains face au modèle délibératif (sujet provisoire).

Si vous souhaitez rejoindre le groupe de recherche, participer aux événements, proposer une conférence pour l’un des séminaires à venir ou assister à la première réunion du 11 décembre 2024 (présentiel ou distanciel), merci de nous écrire à l’adresse : recherche.deliberations@gmail.com.


[1] comme le projet REGIDEL porté par François Otchakovsky-Laurens et Laure Verdon sur les registres de délibérations municipaux de l’espace méditerranéen : https://regidel.hypotheses.org ou plus récemment le projet collectif e-NDP sur les registres de délibérations capitulaires de Notre-Dame de Paris : https://endp.chartes.psl.eu

Publié dans Réseau de recherche | Un commentaire

Publication – Federico Gallo, « Diplomatics: The Science of Reading Medieval Documents. A Handbook »

La Diplomatica è la scienza che studia i documenti, in modo particolare quelli di epoca medioevale. La parola ‘Diplomatica’ non ha nulla a che vedere con la diplomazia: il termine deriva da ‘diploma’, ossia un testo scritto certificato, dal valore giuridico. Gli oggetti di studio della disciplina sono i documenti pubblici e privati, le loro caratteristiche esterne ed interne, il linguaggio, la cronologia, la produzione, la trasmissione, la registrazione, l’edizione. Questo manuale colma un vuoto notevole negli studi di Diplomatica perché fornisce finalmente al pubblico di lingua inglese la possibilità di conoscere l’affascinante universo della documentazione medievale.

Accès en ligne : ici

(Milano, 1973) è Dottore Ordinario della Biblioteca Ambrosiana, dove dirige la Biblioteca e gli Studi Greci e Latini. È laureato in lettere classiche, dottore di ricerca in Lettere (PhD), diplomato presso l’Archivio Segreto Vaticano come Paleografo e Archivista e in Paleografia Greca. Insegna Paleografia latina all’Archivio di Stato di Milano, Diplomatica all’Archivio di Stato di Perugia, Codicologia all’Università degli Studi di Milano. È stato Consigliere e Segretario dell’Associazione dei Bibliotecari Ecclesiastici Italiani (ABEI). La sua bibliografia riguarda soprattutto il patrimonio manoscritto della Biblioteca Ambrosiana.

Informations pratiques :

Federico Gallo, Diplomatics: The Science of Reading Medieval Documents. A Handbook, Milan, Milano University Press, 2024 ; 1 vol., 98 p. ISBN : 979-12-5510-174-1. Prix : € 24,00.

Source : Milano University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Robert Houghton, « The Middle Ages in Computer Games. Ludic Approaches to the Medieval and Medievalism »

Games with a medieval setting are commercially lucrative and reach a truly massive audience. Moreover, they can engage their players in a manner that is not only different, but in certain aspects, more profound than traditional literary or cinematic forms of medievalism. However, although it is important to understand the versions of the Middle Ages presented by these games, how players engage with these medievalist worlds, and why particular representational trends emerge in this most modern medium, there has hitherto been little scholarship devoted to them.

This book explores the distinct nature of medievalism in digital games across a range of themes, from the portrayal of grotesque yet romantic conflict to conflicting depictions of the Church and religion. It likewise considers the distinctions between medievalist games and those of other periods, underlining their emphasis on fantasy, roleplay and hardcore elements, and their consequences for depictions of morality, race, gender and sexuality. Ultimately the book argues that while medievalist games are thoroughly influenced by medievalist and ludic tropes, they are nonetheless representative of a distinct new form of medievalism. It engages with the vast literature surrounding historical game studies, game design, and medievalism, and considers hundreds of games from across genres, from Assassin’s Creed and Baldur’s Gate to Crusader Kings and The Witcher series. In doing so, it provides a vital illustration of the state of the field and a cornerstone for future research and teaching.

ROBERT HOUGHTON is Senior Lecturer in Medieval History at the University of Winchester, UK.

Table des matières :

Introduction: The Middle Ages in Computer Games

  1. Mechanical and Social Pressures
  2. Medievalist Genres
  3. Combat and Warfare
  4. Science, Technology and the Dark Ages
  5. Rule and Rulership
  6. The Church and Organised Religion
  7. Morality
  8. Race and Nationality
  9. Gender and Sexuality
    Conclusion: A Different Medievalism, Different Games
    Bibliography
    Filmography
    Ludography

Informations pratiques :

Robert Houghton, The Middle Ages in Computer Games. Ludic Approaches to the Medieval and Medievalism, Woodbridge, D.S. BRewer, 2024 ; 1 vol., 372 p. (Medievalism, 28). ISBN : 9781843847298. Prix : GBP 95,00.

Source : Boydell and Brewer

Publié dans Publications | Laisser un commentaire