Publication – Glenn Peers, « Byzantine Media Subjects »

Byzantine Media Subjects invites readers into a world replete with images—icons, frescoes, and mosaics filling places of worship, politics, and community. Glenn Peers asks readers to think themselves into a world where representation reigned and humans followed, and indeed were formed. Interrogating the fundamental role of representation in the making of the Byzantine human, Peers argues that Byzantine culture was (already) posthuman.

The Byzantine experience reveals the extent to which media like icons, manuscripts, music, animals, and mirrors fundamentally determine humans. In the Byzantine world, representation as such was deeply persuasive, even coercive; it had the power to affect human relationships, produce conflict, and form self-perception. Media studies has made its subject the modern world, but this book argues for media having made historical subjects. Here, it is shown that media long ago also made Byzantine humans, defining them, molding them, mediating their relationship to time, to nature, to God, and to themselves.

Glenn Peers is Emeritus Professor of the History of Art at both Syracuse University and the University of Texas at Austin. Among his eight books are, as author, Animism, Materiality, and Museums and Sacred Shock, and, as editor, Byzantine Things in the World. He lives in Bennington, Vermont.

Informations pratiques :

Glenn Peers, Byzantine Media Subjects, Ithaca (NY), Cornell University Press, 2024 ; 1 vol., 320 p. ISBN : 978-1-50177-626-7. Prix : 32,95.

Source : Cornell University Press

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Publication – Évrart de Conty, « Livre des problèmes de Aristote. Édition de la partie I d’après le manuscrit autographe », éd. Françoise Guichard-Tesson, Michèle Goyens

Le Livre des Problemes de Aristote est une traduction réalisée vers 1380 par Évrart de Conty, médecin du roi Charles V et maître régent à la Faculté de médecine de Paris. Le texte est basé sur la traduction latine des Problemata physica pseudo-aristotéliciens par Barthélemy de Messine, datant de 1260, et son commentaire, intitulé Expositio Problematum, par le médecin padouan Pietro d’Abano. Ce volume édite la première des trente-huit parties (particulae) du traité, consacrée aux problèmes de médecine. La traduction d’Évrart de Conty est conservée dans huit manuscrits complets et quelques fragments, mais la présente édition est basée sur le manuscrit Paris, BnF, fr. 24281-24282 : celui-ci est en effet un autographe, particulièrement instructif du point de vue de la genèse du travail de traduction, montrant le traducteur au travail avec ses hésitations, ses corrections, ses mises au point.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Évrart de Conty, Livre des problèmes de Aristote. Édition de la partie I d’après le manuscrit autographe, éd. Françoise Guichard-Tesson, Michèle Goyens, Paris, Honoré Champion, 2024 ; 1 vol., 776 p. (Classiques français du Moyen Âge, 205). ISBN : 978-2-74536-167-7. Prix : € 55,00.

Source : Honoré Champion

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Séminaire – Medieval Visual Culture Seminar

St Catherine’s College, Oxford, Arumugam Building 1.2  |   Thursdays 5pm (GMT)  |   All welcome

Convenors: Nancy Thebaut, Associate Professor, History of Art & Fellow, St Catherine’s College (nancy.thebaut@history.ox.ac.uk)

Join the University of Oxford for their in-person Medieval Visual Culture Seminar Series this Michaelmas Term.

7 November 2024

Elena Lichmanova, DPhil student, University of Oxford, Religious Storytelling and the Rise of Marginalia

21 November 2024

Alixe Bovey, Professor and Dean, Deputy Director, & Head of Research, The Courtauld Institute of Art, Visual Storytelling in 14th-century London: Subtexts, Pretexts, Contexts

5 December 2024

Ben Tilghman, Associate Professor of Art History, Washington College & Visiting Research Fellow, University of Edinburgh, What Art Does When It’s Doing Nothing: Stillness, Perdurance, and Agency in Medieval Art

Source : Medieval Art Research

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Publication – Sverrir Jakobsson, « Medieval Iceland. Politics, Patronage and Power »

In the ninth century, at the beginning of this account, Iceland was uninhabited save for fowl and smaller Arctic animals. In the middle of the sixteenth century, by the end of this history, it had embarked on a course that led to the creation of a small country on the periphery of Europe. The history of medieval Iceland is to some degree a microcosm of European history, but in other respects it has a trajectory of its own. As in medieval Europe, the evolution of the Church, episodic warfare, and the strengthening of the bonds of government played an important role.

Unlike the rest of Europe, however, Iceland was not settled by humans until the Middle Ages and it was without towns and any type of executive government until the late medieval period. Medieval Iceland is a review of Icelandic history from the settlement until the advent of the Reformation, with an emphasis on social and political change, but also on cultural developments, such as the creation of a particular kind of literature, known throughout the world as the sagas.

A view of medieval Icelandic history as it has never been told before from one of its leading historians, this book will appeal to students and scholars alike interested in Icelandic and medieval history.

Sverrir Jakobsson is Professor of Medieval History at the University of Iceland. He is the author and editor of numerous works, including Historical Dictionary of Iceland, 3rd edition (2016) and The Varangians: In God´s Holy Fire (2020), The Routledge Research Companion to the Medieval Icelandic Sagas (2017), Sturla Þórðarson. Skald, Chieftain and Lawman (2017) and The Making of the Eastern Vikings. Rus’ and Varangians in the Middle Ages (2024).

Introduction: Long-term economic and social trends

Part 1. Early Medieval Iceland

1.     Land-taking

2.     The Foundation of Society

3.     Christianisation

4.     The Settlement in Cultural Memory

Part 2. High Medieval Iceland

5.     Church and Society in the Twelfth Century

6.     The Creation of Domains

7.     Civil Strife

8.     Enter the Kingdom

Part 3. Late Medieval Iceland

9.     Pacification and Growth

10. Towards a New Era

11. Trade Wars and Social Anxiety

12. The Reformation

Conclusion: The Course of Icelandic Medieval History

Biographies

Informations pratiques :

Sverrir Jakobsson, Medieval Iceland. Politics, Patronage and Power, Londres, Routledge, 2024 ; 1 vol., 220 p. ISBN : 978-1-03234-894-0. Prix : GBP 135,00.

Source : Routledge

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Journée d’étude – Dévotion et émotions. L’évolution des affects dans la seconde moitié du Moyen Âge et les usages dévotionnels des images

Jeudi 7 novembre 2024
SHA, Université de Poitiers
8 rue René Descartes,
Salle 203 – Bât. E15

Session du matin

9h – Marcello Angheben (Université de Poitiers, CESCM) : Accueil et présentation de la journée

9h30 – Ingrid Falque (FNRS – UCLouvain) : Image de dévotion, « Andachtsbild », image de piété ? Approche historique et historiographique de l’image dévotionnelle à la fin du Moyen Âge dans le nord de l’Europe

10h20 – Pause café

10h40 – Pierre-Marie Joris et Pierre Levron (Université de Poitiers, CESCM) : Les mots de l’émotion

11h30 – Hélène Torcheboeuf (Université de Poitiers, CESCM) : Images écrites ou comment Dieu vient toucher l’homme, dans l’œuvre de Mechthild de Magdebourg

12h20 – Déjeuner

Session de l’après-midi

13h30 – Katherine Zieman (Université de Poitiers, CESCM) : Images affectives et sons affectifs : la poésie dévotionnelle de Richard Rolle dans BL Additional 37049

14h20 – Marcello Angheben (Université de Poitiers, CESCM) : Les dévots et l’objet de leur vision : images inertes, images vivantes, visions, rejeux et extases mystiques

15h10 – Pause

15h30 – Éric Palazzo (Université de Poitiers, CESCM ) : Liturgie et dévotion dans le livre de prière de saint Dominique

16h20 – Fuensanta Murcia Nicolás (Universidad de Oviedo) : Dévotion et émotion : nouvelles perspectives sur les recueils de miracles mariaux

17h10 – Marcello Angheben (Université de Poitiers, CESCM ) : Conclusions

VISIOCONFÉRENCE

Inscription préalable souhaitée

Lien de connexion : https://univ-poitiers.webex.com/meet/marcello.angheben

CONTACT

 marcello.angheben@univ-poitiers.fr

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Publication – Pablo A. Blitstein, « Le haut Moyen Âge chinois. Histoire générale de la Chine (220-589) »

Après la chute de la dynastie Han en 220, l’ancien territoire de l’empire entre dans une longue phase de transformation sociale, politique et intellectuelle. Pendant plus de trois siècles et dans l’ensemble de l’Est asiatique, la tendance sera à la fragmentation politique, aux frontières instables, aux rébellions, migrations et invasions. Cette période est marquée par la destruction et la violence, mais aussi par de multiples expérimentations sociales et politiques. Dans le Nord, des populations frontalières conquièrent le centre de l’ancien empire, en imposant leurs normes et leurs pratiques. Dans le Sud, des familles aristocratiques s’approprient les administrations et les façonnent à leur image. Au Nord comme au Sud, l’arrivée du bouddhisme et l’expansion du taoïsme s’accompagnent de nouvelles idées, de nouveaux acteurs et de nouvelles institutions.

Époque d’intenses bouleversements, ce « haut Moyen Âge chinois » (220-589) interroge d’abord l’évolution de l’autorité sociale et politique. Comment certains groupes parviennent-ils à se faire une place, voire à s’imposer face à leurs rivaux ? Quels moyens les anciennes élites se donnent-elles pour dominer des populations mobiles et changeantes, parfois devenues incompréhensibles à leurs yeux ? Et face aux recompositions à l’oeuvre, qu’advient-il des manières traditionnelles d’expliquer, de justifier et de rationaliser le pouvoir ? Dans ce monde médiéval aux allures parfois « modernes », dans ce mouvement fébrile d’idées, de populations et de frontières, s’ébauchent un certain nombre des trajectoires historiques qui marqueront durablement l’ensemble de la région – jusqu’à cette Chine que nous connaissons aujourd’hui.

Pablo Blitstein est maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Ses recherches portent sur l’histoire globale et sur l’histoire intellectuelle et politique de la Chine impériale (médiévale et moderne). Il a déjà publié aux Belles Lettres Les Fleurs du royaume. Savoirs lettrés et pouvoir impérial en Chine (Ve-VIe siècles) (2015).

Table des matières :

Remerciements
Note liminaire : précisions terminologiques

Introduction

La longue durée du haut Moyen Âge
Lignes directrices et plan de cet ouvrage
Langage du chercheur, langage des acteurs

Chapitre premier. D’une unité à une autre : entre les Han et les Jin
L’empire des Han, ses acteurs et ses institutions
La fin des Han
L’empire se disloque
Les Trois Royaumes
Les familles illustres entre la fin des Han et le début du haut Moyen Âge
Les Jin et leur unité
Le nouveau sens des appartenances

Chapitre II. Dispersion politique et souverainetés fragmentées
La conquête du Nord
Souverainetés fragmentées, manorialisme et citadelles
Le Sud sous les Jin orientaux
La frontière du Nord et les contradictions des Jin
La Garnison du Nord
Changements démographiques et fiscaux

Chapitre III. La stabilisation des formules politiques
Le Nord
Les dynasties du Sud au Ve siècle

Chapitre IV. Vers une nouvelle forme d’unité impériale
La division genrée du travail politique
Les dynasties du Sud
Division et unification
La synthèse des Sui

Chapitre V. Développements sociaux, politiques et intellectuels des couches lettrées (IIIe-IVe siècles)
L’affirmation de soi
Précisions historiques sur la catégorie de shi 士 ou « lettré »
La puissance des lettrés au iiie siècle
Caractérologie et conversations pures
Études des mystères, doctrine des noms : une définition conflictuelle des règles en commun
L’emprise lettrée sur le recrutement
La loi et la « familisation » du monde lettré
Le rôle des femmes dans le monde lettré
Géographies intellectuelles

Chapitre VI. Développements sociaux, politiques et intellectuels des couches lettrées (IVe-VIe siècles)
Le Sud
Le Nord

Chapitre VII. Prêtrise et monachisme (IIIe-IVe siècles)
Le mouvement des Maîtres célestes et les mouvements taoïstes de la fin des Han et des Trois Royaumes
La diaspora céleste
L’empire des Cheng-Han (ive siècle) et la nouvelle expérience politique des Maîtres célestes
Les moines et les nonnes bouddhistes
Le pouvoir du monastère
À la conquête de la cour

Chapitre VIII. Prêtrise et monachisme (IVe-VIe siècles)
L’autonomie en question : monastère, empire et « déviations »
Les défis des Maîtres célestes dans le Sud : déviations et rébellions
La réforme du Joyau sacré et l’invention du moine taoïste
La réforme taoïste dans le Nord : Kou Qianzhi et le taoïsme d’empire
Le monastère et son bouddhisme d’empire
La poussée du bouddhisme dans le Sud à la fin du Ve siècle et au début du VIe
Déviance, rébellion et institution aux Ve et VIe siècles
Moines et prêtres dans l’empire unifié

Chapitre IX. Production, reproduction et esthétique pendant le haut Moyen Âge
Maintenir la vie
Calligraphie, musique et peinture : la transformation lettrée du visuel et du sonore
La production textuelle

Conclusion : la politique de la différence

Annexes
Chronologie
Principaux États « barbares » de la période
Souverains de la période (sélection raisonnée)
Bibliographie
Table des cartes
Table des figures
Index
Cahier des cartes et plans

Informations pratiques :

Pablo A. Blitstein, Le haut Moyen Âge chinois. Histoire générale de la Chine (220-589), Paris, Les Belles Lettres, 2024 ; 1 vol., 528 p. (Histoire, 158). ISBN : 978-2-25145-582-2. Prix : € 33,00.

Source : Les Belles Lettres

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Colloque – Das Zistersienserinnenkloster Günterstal im Mittelalter

Am 17./18. Oktober 2024 findet im Kloster St. Lioba in Günterstal eine wissenschaftliche Tagung mit dem Titel « Das Zistersienserinnenkloster Günterstal im Mittelalter » zur mittelalterlichen Geschichte des Klosters statt.

Da das Raumangebot in Günterstal begrenzt sein wird, nehmen wir ab sofort bis zum 15.10. Anmeldungen unter sekretariat.landesgeschichte@geschichte.uni-freiburg.de entgegen.

Tagung: Das Zisterzienserinnenkloster Günterstal im Mittelalter (17./18. Oktober 2024)

Tagung zur mittelalterlichen Geschichte des Zisterzienserinnenkloster Günterstal im Mittelalter

Donnerstag, 17. Oktober 2024

14:30 Uhr
Pfr. Werner Kohler: Begrüßung

Jürgen Dendorfer: Einführung in das Tagungsthema

Moderation: Sigrid Hirbodian

15:00 Uhr Jürgen Dendorfer: Die Anfänge des Klosters – Günterstal und seine Wohltäter im 13. und 14. Jahrhundert

15:45 Uhr Simone Wagner: Zisterziensische Zugehörigkeit und stiftische Lebensweise. Zur religiösen Lebensform und den Geschlechterverhältnissen in Günterstal

16:30 Uhr
Kaffeepause

17:00 Uhr Edmund Wareham Wanitzek: Die Bücher der Nonnen – Zum Skriptorium und zur Bibliothek des Klosters Günterstal

18:00 Uhr Betram Jenisch: Führung durch das Klostergebäude

20:15 Uhr Eva Schlotheuber: Abendvortrag: Von Lioba bis Gertrud von Helfta. Bildung und Spiritualität in mittelalterlichen Frauenklöstern

Freitag, 18. Oktober 2024

Moderation: Daniela Blum

9:00 Uhr Maria Magdalena Rückert: Das Günterstaler Notizenbuch als ein Beispiel innerkonventualer Schriftlichkeit in Zisterzienserinnenklöstern des späten Mittelalters

9:45 Uhr Martina Backes: Die Kurzvita der Guta von Günterstal im Kontext der süddeutschen Schwesternbücher

10:30 Uhr Kaffeepause

Moderation: Birgit Studt

11:00 Uhr Gabriela Signori: Einheit in der Vielfalt: Das Totengedenken in südwestdeutschen Zisterzienserinnenklöstern

11:45 Uhr Jürgen Treffeisen: Vielfalt einer Beziehung – Das Kloster Günterstal und die Stadt Freiburg während des Mittelalters

12:30 Uhr Mittagsimbiss

13:30 Uhr Christian Stadelmaier: Die Wirtschaft der Frauen. Grundherrschaft und Eigenwirtschaft der Zisterzienserinnen (von Günterstal) im Mittelalter

14:15 Uhr Hans-Jochen Schiewer: Zusammenfassung mit Abschlussdiskussion

Ende gegen 15.00 Uhr

Informations pratiques :

Kloster St. Lioba in Günterstal
17.10.2024 – 18.10.2024

Source : H-Soz-Kult

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Séminaire – Pratiques médiévales de l’écrit. Séminaires-conférences 2024-2025

Université de Namur
Centre PraME – Institut PaTHs

De 16h15 à 18h15 – Local L34 (Séminaire d’Histoire), 3e étage
Faculté de Philosophie et Lettres
61, rue de Bruxelles
B – 5000 Namur
Entrée libre

Contact : etienne.renard@unamur.be

20 novembre 2024
Nicolas De Maeyer (KU Leuven/FWO)
Contemplatiuae uirtutis fieri particeps : la transmission manuscrite et la réception du De uita contemplatiua de Pomère d’Arles dans différents contextes intellectuels au Moyen Âge

18 décembre 2024
Chantal Senséby (Université d’Orléans)
Ajustements textuels, ajustements sociaux et politique seigneuriale. Les actes d’entrées en servitude (France de l’Ouest, Xe-début XIe siècle)

12 février 2025
François Wallerich (UCLouvain/FNRS)
Des sermons à méditer ? La réception monastique d’un corpus homilétique dominicain du XIIIe siècle

5 mars 2025
Claudio Lagomarsini (Università degli studi di Siena)
Travaux en cours sur le texte de la Bible du XIIIe siècle

2 avril 2025
Alessio Fiore (Università degli Studi di Torino)
Documentare il conflitto. Le querimoniae in Italia centro-settentrionale tra XI e XII secolo

14 mai 2025
Philippe Depreux (Universität Hamburg)
Les collections de modèles d’actes et de lettres du haut Moyen Âge : raisons d’être d’un matériau malléable

Source : Centre de recherche « Pratiques médiévales de l’écrit »

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Journée d’étude – Le « Dictionnaire critique de l’Église » au risque de regards croisés entre Allemagne et France

Une rencontre coorganisée par l’Institut historique allemand (Paris), l’École des hautes études en sciences sociales (Centre Alexandre Koyré et Centre d’études en sciences sociales du religieux, Paris) et l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans la modernité et l’École normale supérieure (Lyon)

Institut historique allemand
8 rue Parc Royal, 75003 Paris

Jeudi 31 octobre 2024
9h30-18h

Exposé des motifs

En France, pays de la « séparation », une division historique des tâches entre l’État et l’Église a relégué l’étude de cette dernière au rayon d’une histoire religieuse le plus souvent coupée des visées et des méthodes en sciences sociales. Pourtant, l’objet « Église » est au centre de toute réflexion sociologique depuis les pères fondateurs : Comte, Troeltsch, Weber ou Durkheim. L’entreprise du Dictionnaire critique de l’Église (PUF, Paris, 2023) vise à proposer un « tournant critique » sur la base d’un instrument d’analyse à entrées multiples. Il ne s’agit pas de livrer une nouvelle une histoire de l’Église découpée en articles, mais d’analyser un certain nombre de notions essentielles pour mettre en évidence et discuter les problématiques qui structurent l’Église comme modèle d’institution. Classiquement, quand il s’agit de définir l’Église, on reconnaît d’emblée l’ambiguïté du terme, ses sens multiples : c’est cette ambiguïté et sa polyphonie qui est explorée de manière dialectique.

Le Dictionnaire critique de l’Église s’intéresse ainsi à la genèse historique et partisane des débats qui façonnent notre compréhension spontanée des entités institutionnelles. Loin de reléguer la longue construction chrétienne de l’objet « institution » dans l’irrationalité, l’ouvrage se concentre sur l’étude de la forte architecture élaborée au cours des siècles par ce que l’on peut désigner aujourd’hui sous le nom d’« ecclésiologie » ou science de l’Église. L’ecclésiologie peut sembler une discipline lointaine et exotique alors qu’elle est présente comme terrain nourricier de thématiques qui ont connu un succès certain dans le domaine des sciences sociales : la construction juridique, les origines canoniques de l’administration, le problème « théologico-politique », la dynamique communautaire (pensons à l’importance du principe synodal ou conciliaire), le corps mystique, la place de la religion dans la cité ; autant de perspectives qui définissent une rationalité institutionnelle spécifique et qui permettent d’examiner, dans toute la profondeur d’une histoire millénaire, les notions qui nourrissent nos conceptions de la société jusque dans les débats les plus actuels, tels le genre, la sexualité ou la violence.

Organisé autour de quelque quatre-vingt concepts tantôt endogènes au christianisme, tantôt création des sciences sociales, ou encore mixte des deux, ce dictionnaire propose de discuter des questions d’Église sous la forme de véritables essais le plus souvent rédigés à plusieurs mains, cette prime au collectif manifestant la volonté de faire entendre une grande diversité d’approches, dans le temps et l’espace aussi bien que dans les méthodes, entre anthropologie, droit, histoire, philologie, philosophie, sociologie et théologie. On a recherché ainsi une forme d’équilibre entre un état des questions distancié et un point de vue critique assumé, hors de toute revendication confessionnelle, mais tout en tenant compte des tiraillements polémiques. En veillant à traiter de façon fouillée les aspects essentiels de l’ecclésialité chrétienne, les concepteurs de l’ouvrage ont souhaité se situer dans une tradition bien identifiée : celle des sciences sociales du religieux à la française, telles qu’elles se sont développées depuis la fin du xixsiècle et dont l’adjectif « critique » résume l’objectif. La bibliographie raisonnée qui clôt l’ouvrage vise justement à permettre au lecteur de poursuivre tout à son aise sur ce chemin « critique ». Comment juger de cette entreprise « critique » vue depuis une autre tradition historiographique? La tension théologie/sciences sociales fait-elle sens de la même façon dans le monde de Durkheim et dans celui de Weber ? Les « notions » du Dictionnaire relèvent-elles des Grundbegriffe de la sémantique historique à l’allemande ? Des questions parmi d’autres que la rencontre devrait permettre d’aborder.

Programme

9h30-12h

Mot d’accueil : Klaus Oschema, directeur de l’Institut historique allemand de Paris

Pour introduire : le Dictionnaire critique de l’Église en perspectives, Frédéric Gabriel, Dominique Iogna-Prat et Alain Rauwel

L’usage des catégories : « notions », « catégories analytiques », « concepts fondamentaux » : le Dictionnaire critique de l’Église au regard de la sémantique historique à l’allemande ; rapports introductifs : Hinnerk Bruhns et Catherine König-Pralong ; discussion : Marie-Hélène Blanchet, Philippe Büttgen, Frédéric Gabriel, Dominique Iogna-Prat, Klaus Oschema, Alain Rauwel, Sita Steckel et Dorothea Weltecke

Pause déjeuner

14h-18h

Notions à l’épreuve :

« Administration/bureaucratie », Louis Genton
« Hiérarchie », Eva Patzelt
« Figurations », Thor Oona Pignare
« Religion(s) » comme tournant sémantique, Dorothea Weltecke

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Appel à contribution – Nouvelles perspectives sur la représentation du monde naturel

Colloque international, 3 et 4 juin 2025, Institut catholique de Paris

Argumentaire

De tous temps, l’homme a côtoyé la nature. Elle fait partie de son environnement, elle l’accompagne tout au long de sa vie. Il n’est donc pas surprenant si l’étude de leurs relations, sujet large et interdisciplinaire, s’est considérablement développé ces dernières décennies. Aussi, l’étude de la conception du « paysage » a connu un extraordinaire développement durant un demi-siècle dans les sciences humaines et sociales, avec des discussions, parfois vives, sur le contenu, objectif ou subjectif, à donner au terme[1]. De même, plusieurs travaux ont ouvert la voie à une réévaluation de la place des animaux dans la recherche portant sur leurs relations avec les (animaux-) humains[2].

Toutefois, et malgré des avancées majeures dans la relation des humains avec la nature (et tous les éléments qui la composent), encore de nos jours, la définition même de la nature pose problème. Le terme grec φύσις est celui qui s’approche le plus de ce que la communis opinio définit actuellement comme nature, mais ce terme est polysémique. Sa polysémie résulte de la conception de la nature qui n’est pas constante tout au long de l’Antiquité et du Moyen Âge.

À travers ce colloque nous ne voulons donc pas seulement questionner les représentations de la nature sous toutes ses formes, en nous appuyant sur la confrontation des sources textuelles, visuelles et matérielles, mais également nous souhaitons en appréhender la dimension symbolique, en sondant le « sentiment de la nature » inscrit dans ces représentations, suivant la définition jadis proposée par Kenneth Clark[3]. L’objectif est en effet de dresser, à frais nouveaux, un tableau de ce qui a été compris comme nature par l’homme dans les différentes aires chrono-culturelles couvertes par ce colloque et, aussi, de mieux définir ainsi ses relations et in fine sa façon de s’appréhender lui-même.

 Il s’agira par ailleurs de rattacher ces réflexions à des problématiques liées au contexte environnemental actuel, qui bouleverse le rapport établi pendant des siècles entre l’homme et la nature.

Le colloque réunira des communications qui seront structurées tout particulièrement sur : le « sentiment » ou la « perception de la nature » de l’Antiquité à la Renaissance. Il conviendra alors de renouveler notre compréhension sur les relations entre l’homme et la nature à partir de l’examen des vestiges archéologiques, des textes, de l’iconographie. Il pourra s’agir à la fois d’examiner comment la nature était introduite, dès l’Antiquité, au sein des résidences privées (peintures, mosaïques, aménagements topographiques…) et publiques (palais, lieux de culte …) ou encore ce que peut signifier l’attrait pour le paysage, qui repose très souvent sur sa domination et son contrôle, pour la constitution de l’individu et des préoccupations écologiques. En effet, est-ce que l’homo ecologicus, selon l’expression bien connue du philosophe polonais Henryk Skolimowski[4], qui a des obligations d’ordre éthique par rapport à son environnement, existait-il dans les époques plus éloignées ou est-ce une création du monde contemporain ?

Comité d’organisation

  • Stavros Lazaris, professeur en Histoire byzantine, Institut catholique de Paris et Chargé de recherches, CNRS
  • Véronique Vassal, maître de conférences en Histoire de l’art et archéologie de l’Antiquité classique, Institut catholique de Paris

Modalités de soumission

Les propositions de communication feront l’objet d’une sélection par le comité scientifique. Les communications pourront être prononcée en français, anglais, italien, allemand, espagnol.

Elles peuvent être envoyées aux adresses suivantes :

  • s.lazaris@icp.fr
  • v.vassal@icp.fr

avant le 2 novembre 2024

La date limite de soumission des articles pour publication est fixée au 1er septembre 2025.

Les articles seront publiés dans un volume collectif aux éditions du Cerf.

Les textes et les illustrations doivent être envoyés aux adresses suivantes :

  • s.lazaris@icp.fr
  • v.vassal@icp.fr

Comité scientifique

  • Stavros Lazaris, professeur en Histoire byzantine, Institut catholique de Paris et Chargé de recherches, CNRS
  • Véronique Vassal, maître de conférences en Histoire de l’art et archéologie de l’Antiquité classique, Institut catholique de Paris
  • Laura de Fuccia, Institut catholique de Paris
  • Amina-Aïcha Malek, AOrOc-CNRS-PSL
  • Éric Morvillez, Centre Jean Bérard, université d’Avignon Membre du laboratoire HISOMA – Histoire et sources des mondes anciens – UMR 5189 – Lyon
  • Claudine Pailhès, Conservateur général du patrimoine, directrice des Archives départementales de l’Ariège
  • Alain Touwaide, Center for Hellenic Studies, Harvard University, Washington, DC, USA, Institute for the Preservation of Medical Traditions, Washington, DC, USA

Modalités d’organisation

En partenariat avec l’UMR 8167 (CNRS – Collège de France- SU), le colloque aura lieu à l’Institut catholique de Paris, les 3 et 4 juin 2025.

Notes

[1] Brunon H., « L’essor artistique et la fabrique culturelle du paysage à la Renaissance. Réflexions à propos de recherches récentes » dans Studiolo. Revue d’histoire de l’art de l’Académie de France à Rome, 4, 2006, p. 261-290.

[2] Thomas K., Man and the natural world: changing attitudes in England, 1500-1800 London ? 1983 ; Delort R., Les animaux ont une histoire, Paris (L’Univers historique 43), 1984 ; Singer P., Animal liberation: the definitive classic of the animal movement, New York, N.Y., 1990 [2009, 2ème édition revue et augmentée] ; Derrida J., L’animal que donc je suis, Paris, 2006 ; Pastoureau M., L’ours : histoire d’un roi déchu, Paris (La Librairie du XXIe siècle), 2007 ; Baratay E., Le point de vue animal : une autre version de l’histoire, Paris (L’Univers historique), 2012.

[3] Clark K., L’art du paysage, Paris, 1949 [réédition 2010].

[4] Skolimowski H., Eco-philosophy: designing new tactics for living, Boston, 1983. Sur ce concept, voir également dans Fios, F. et G., Arivia, « The concept of homo ecologicus spiritual-ethical (an ethical reflection on the ecological humanism concept of Henryk Skolimowski) », dans Cultural Dynamics in a Globalized World. Proceedings of the Asia-Pacific Research in Social Sciences and Humanities, Depok, Indonesia, November 7-9, 2016: Topics in Arts and Humanities, éd. M. Budianta, M. Budiman, A. Kusno, et al., London, 2018, p. 119-124.

Source : Calenda

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