Appel à contribution – Nature, Labour, and Economy. New Perspectives on Europe, 500-1000

In the past, scholars have repeatedly depicted the medieval experience of nature, and wilderness in particular, as an antagonistic force which had to be cultivated. At the same time, people in the Middle Ages are also often seen as somehow living more closely together with nature than in modern Western societies. While technical possibilities and economies have undoubtedly changed in the last 1500 years, this is a problematic view. Narratives of nature often rely on a simplistic notion of the Middle Ages as either a period of increased exploitation or as an age of innocence. The aim of the conference is to draw a more nuanced picture of the complex relationship between nature and economy in the early Middle Ages (ca. 500 to 1000) with a particular focus on medieval labour.

The conference aims to bring together international experts in different subfields of early medieval history, including scholars working on early medieval economy, inequality and human labour as well as experts in environmental history and the human-animal studies. Its goal is to create an interdisciplinary space for detailed investigation of the interface between human and animal labour and between economy and nature. At the same time we want to encourage theoretical reflections and methodological pursuits that can help us unlock the potential of early medieval sources for such analysis. We would like to propose five thematic sessions to tackle these problems.

In the first session we would like to put the relationship between human and animal labour in focus. The papers will ask which activities were seen as labour and who or rather which species was considered working—in other words whose agency was brought to the fore. What and how much had to be “worked” to stop being “wild”? How was such labour conceptualised in early medieval texts?

The second session will look at the arrangement, appropriation and construction of landscapes such as forests, rivers and islands. How did early medieval societies shape the environment around them and how did they mobilise work (both human and animal) to do so? We would like to pay particular attention to the theological and governance aspect of such pursuits.

The third session will concern itself with the notions of “man-made” nature and the difficulty in delineating between what is “wild” and what is “cultivated”. Here gardens, canals, but also houses and various architectural constructions will stand in focus. What role did these ecosystems play in early medieval society? What was considered “wild” and was it “productive”? We are also keen to explore the ideas of man-made ecosystems, the difficulty of their maintenance and the ways of conceptualising it in literature, especially hagiography.

The fourth session will address the issue of inequality in the early medieval society, to what extent labour played a part in social differentiation and the connections between animals and unfree people Early medieval charters and laws offer a mixed picture of the interface between property, animals, and people. We want to look at these attitudes and see what they can tell us about inequality as a part of nature, the distribution of means of production, their ownership and the impact of these on governance.

The fifth and final session will be concerned with climate and weather. The impact of climate fluctuation and extreme weather events in the Middle Ages has gained prominence in recent years. While in this session we welcome contributions that concern themselves with them in general, we would like to shift the attention to the impact of those on non-human actors. What do the early medieval sources tell us about the consequences of those on animals and whole ecosystems?

We invite contributions touching upon any of these topics and questions. Please send a title, a short abstract (200 words) and short CV to Mateusz Fafinski (mateusz.fafinski@uni-erfurt.de) and Simone Wagner (simone.wagner@uni-potsdam.de) by the 7th of October 2024. We are in the process of securing funding for the conference and hope to be able to cover the costs of the conference in full. Whatever financial support we will be able to offer will be prioritized for scholars with early career and unprivileged or precarious backgrounds. A publication of the results of the symposium is planned.

Source : H-Soz-Kult

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Appel à contribution – Les pratiques aristocratiques du clergé : transgresser la norme cléricale en Occident (IXe -XIVe siècle)

10 et 11 avril 2025 – Sorbonne Université

Un homme d’Église se doit d’être modeste. C’est en tout cas ce qu’affirment nombre de traités et de miroirs médiévaux, les moralistes ne se privant pas de rappeler que le clerc est un modèle pour les fidèles et qu’il doit illustrer l’humilité du Christ1. Pourtant, il n’est pas rare que certains ecclésiastiques s’adonnent à des pratiques empruntées aux codes de comportements aristocratiques et, ce faisant, s’affranchissent parfois des normes qui leur sont peu à peu imposées par l’Église, quitte à outrepasser certains interdits. C’est au prisme de cette ambiguïté entre un idéal clérical qui se veut dépouillé et la réalité de pratiques aristocratiques ostentatoires chez certains ecclésiastiques, que nous proposons d’interroger la dynamique de transgression de la norme cléricale.

La question des transgressions au sein de l’Église n’a pas manqué d’interpeller l’historiographie récente. En témoigne, par exemple, la thématique des rencontres de Fanjeaux de 2021, consacrées au lien entre conformisme et transgression dans l’Église méridionale2. Qui plus est, dans le sillage des études récentes sur la réforme grégorienne, la transgression de la norme du célibat ecclésiastique, a fait quant à elle l’objet d’une attention particulièrement accrue, comme le montrent les travaux d’Isabelle Rosé3. Enfin, des études sociales du clergé, à l’instar de celle d’Hugh Thomas consacrée au clergé séculier anglais, ont montré les tensions et les ambiguïtés nées des liens qu’entretiennent le clergé et monde laïc4. À la croisée de ces deux axes de recherche, il s’agit de voir comment certains ecclésiastiques adoptent des comportements aristocratiques, perçus comme transgressifs par l’Église à plus d’un titre, bien que différemment selon les périodes.

Au sens strict l’aristocratie se définit comme un groupe restreint d’individus qui exercent une domination sociale et possèdent une identité commune distinctive5. En effet, l’aristocratie se distingue par des pratiques et des modes de vie qui valent à ses membres d’être reconnus comme des aristocrates et de se revendiquer comme tels. En ce sens, nous considérerons que l’aristocrate ecclésiastique n’est pas seulement celui qui, né dans une famille aristocratique laïque, est devenu membre du clergé, mais
également un membre du clergé qui, s’étant élevé au sein de la hiérarchie ecclésiastique, se comporte comme un aristocrate.

Pour autant, certaines pratiques inhérentes à l’ethos aristocratique entrent en conflit avec les normes du statut ecclésiastique et deviennent ainsi de facto transgressives dès lors qu’elles conduisent les ecclésiastiques à enfreindre les interdits qui leurs sont prescrits, notamment lorsque la norme évolue ou se renforce. À titre d’exemple, l’usage de la violence et des armes, notamment dans cadre militaire, s’oppose à l’interdiction de verser le sang6. Le mariage s’oppose à la pratique du
célibat ecclésiastique7. La possession de richesses personnelles, l’implication dans des affaires
commerciales, ou le port de vêtements fastueux, pratique régulièrement condamnée, s’éloignent de l’idéal de pauvreté du clerc. L’attachement aux liens de parenté, de patronage, aux liens féodaux, est susceptible de conduire à la simonie. La pratique de loisirs aristocratiques par les ecclésiastiques, tels
que la chasse, le jeu, ou le banquet sont également réprouvés8. Autant de pratiques auxquelles il conviendra de s’intéresser car, loin d’ériger les clercs en modèles d’humilité, elles les conduisent à s’adonner, entre autres, à la luxure, à la gloutonnerie9, à l’ivrognerie, et à la cupidité.

En définitive, il conviendra de montrer que si la liste de ces pratiques est aussi diverse que
difficile à établir de manière exhaustive, c’est parce que la perception de ce qui est considéré comme transgressif évolue selon la définition des normes, selon les contextes, selon les périodes et selon les points de vue. En ce sens, on portera donc une attention particulière à la pluralité des réactions suscitées par ces pratiques transgressives. Y a-t-il simple désapprobation, stricte sanction, accommodation et recherche de compromis, ou franche indifférence ? Comment évoluent ces réactions laïques et ecclésiastiques dans un contexte où les membres du clergé ont de plus en plus d’opportunités dans le monde séculier ? Pourquoi certains comportements autrefois considérés comme acceptables sont-ils de moins en moins tolérés, au point de devenir insupportables ? Il sera particulièrement intéressant de considérer les réactions parfois contradictoires des acteurs en présence, autorités laïques, autorités religieuses, ainsi que celles émanant des populations. Le caractère transgressif pourra également être interrogé au regard de la réitération de certaines pratiques, parfois coutumières, et des débats qui traversent l’Église et la société dans son ensemble à
leur sujet.

Si le clergé séculier offre des cas d’étude évidents en raison de ses liens avec le siècle, souvent soulignés par les moralistes médiévaux, les membres du clergé régulier ne sont pas exempts de pratiques aristocratiques déviantes et devront être étudiés. Le pape et les cardinaux seront exclus de cette étude, tant ceux-ci ouvrent des problématiques spécifiques à leur statut. Il en va de même pour les étudiants d’université, dont le statut particulier poserait des interrogations plus larges.

On s’intéresse ici à l’Occident latin, de la réforme carolingienne à la peste noire, période marquée par une continuelle tentative de mise en ordre de l’Église par elle-même. Premier
mouvement de réforme d’ampleur, la réforme carolingienne se traduit déjà par une tentative de (re-)définition des comportements appropriés pour un homme d’Église, en incitant ces derniers à adopter un mode de vie digne de leur statut qui les différencie des laïcs. Cet effort se poursuit dans les siècles qui suivent. Dès le début du Xe siècle la réforme monastique d’ampleur initiée à Cluny et, au siècle suivant, la réforme grégorienne, participent à cet effort de moralisation du clergé, et de distinction de la frontière entre clercs et laïcs. Le choix est fait de prendre comme borne de fin les années 1348, alors que la peste noire et ses répercussions marquent un bref temps d’arrêt dans les tentatives de réforme de l’Église médiévale. L’approche choisie est donc celle du temps long, afin d’étudier les évolutions des pratiques perçues comme transgressives, des sanctions et de la norme.


Comment cette norme s’adapte-t-elle aux évolutions tant de l’Église que de la société ? Bien souvent, le fait précède la norme : si le clerc guerrier ne pose aucun problème dans les premiers temps du Moyen Âge, celui-ci devient au fil de la période tout à fait inconcevable.

Trois axes de réflexion seront privilégiés pour expliquer la permanence de  comportements aristocratiques chez certains ecclésiastiques, en inadéquation avec les interdits qui leurs sont peu à peu imposés : le recrutement aristocratique d’une partie du clergé ; la proximité de certains ecclésiastiques avec les élites laïques aristocratiques, notamment dans les milieux curiaux ; l’existence d’une élite ecclésiastique cherchant à se distinguer par ses pratiques du reste du clergé et des élites laïques.


Axe 1 : Le recrutement aristocratique du clergé, un facteur de transgression.


Une partie du clergé est issue de l’aristocratie laïque. C’est d’autant plus vrai en ce qui concerne le haut clergé, à l’instar de l’épiscopat dont le recrutement est largement aristocratique. Le contrôle des évêchés par la haute aristocratie laïque alimente justement l’argumentaire des réformateurs grégoriens réclamant la liberté des élections épiscopales. Le clergé régulier n’est pas en reste : nombre d’abbés et de moines sont issus de l’aristocratie, d’autant que c’est à ces mêmes familles aristocratiques que l’on doit la fondation de nombreux monastères depuis le haut Moyen Âge. Si, notamment à cette période, clercs et laïcs proviennent en partie des mêmes familles aristocratiques et ont été élevés avec les mêmes valeurs, il n’est donc pas étonnant que ces ecclésiastiques se conforment aux pratiques de leur milieu d’origine, d’autant plus que certains continuent parfois d’entretenir des liens étroits avec leur parenté. Comment alors résoudre le dilemme de cette double appartenance au monde aristocratique et au monde ecclésiastique sans transgresser les normes ecclésiastiques ? Quelles pratiques réprouvées observe-t-on et quelles réactions suscitent-elles ?


Axe 2 : Pratiques aristocratiques ecclésiastiques et exigences des liens avec le pouvoir séculier


Un certain nombre d’ecclésiastiques vivent au contact des aristocrates et de leurs pratiques : un officier curial ou un moine d’une communauté qui reçoit fréquemment de grands personnages participe donc à des banquets, se retrouve parfois mêlé à des intrigues et peut éventuellement aller à la chasse. Comment, dès lors, concilier son état avec ces pratiques qu’il est difficile d’éviter ? Les moralistes les condamnent, mais comment est-ce perçu par le reste de la population, notamment les laïcs, et par la cour elle-même ? Existe-t-il précisément des stratégies d’évitement, d’accommodement ou d’adaptation de la part des officiers curiaux ecclésiastiques et comment se manifestent-elles concrètement ?


Axe 3 : Pratiques aristocratiques et stratégies de distinction d’une élite ecclésiastique


Aussi bien l’aristocrate de naissance, devenu évêque par son réseau, que le moine donné comme oblat encore enfant, et qui se hisse jusqu’au rang d’abbé, chacun se doit de démontrer son appartenance à une élite ecclésiastique. Prélats et ecclésiastiques de haut rang partagent ainsi, en raison de leur position, un certain nombre de points communs avec les aristocrates séculiers : hauts revenus, dépenses importantes, réseaux de patronage, culture littéraire, etc. Tout cela participe d’une stratégie de distinction sociale au sein même de l’Église, mais aussi de concurrence avec un pouvoir laïc dont il faut se démarquer. Pour autant, cette stratégie entre en conflit avec l’idéal déjà évoqué de pauvreté et d’humilité christique. Dans ce contexte, comment montrer que l’on est une élite ecclésiastique sans transgresser la norme ? Qu’attendent les laïcs d’un ecclésiastique de haut rang : le modèle du prélat humble souhaité par les moralistes ou bien la représentation de la puissance de l’Église ? Comment évolue cette représentation au cours du temps, notamment entre l’avant et l’après réforme grégorienne ?


Modalités de contribution :


L’appel s’adresse en priorité aux jeunes chercheurs et chercheuses. Les propositions de communication, rédigées en français, devront comporter un titre provisoire, une présentation en 500 mots maximum avec une bibliographie indicative, ainsi qu’une courte biographie. Elles devront préciser dans quel(s) axe(s) de l’appel à communication elles s’inscrivent. Elles devront être envoyées par mail, avant le 25 novembre, à l’adresse pratiquesaristocratiquesclerge@gmail.com.

Les communications, d’une durée de 25 minutes, devront être présentées sur place, à Paris, en français ou en anglais.

Comité d’organisation :
Harold Hans (Sorbonne Université)
Valentine Ferreira (Sorbonne Université)
Comité scientifique :
Bruno Dumézil (Sorbonne Université)
Frédérique Lachaud (Sorbonne Université)
Cécile Caby (Sorbonne Université)
Laurent Ripart (Université Savoie Mont Blanc)

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Journée d’étude – De la matérialité des sources. Journées d’étude organisées par les jeunes chercheurs du Centre Jean-Mabillon

Les sources, élément central de la recherche historique, peuvent être approchées non seulement par leur contenu, mais aussi par leur matérialité. Les supports des documents, qui ont évolué au fil des siècles, présentent une grande diversité, allant des volumens de papyrus aux livres imprimés, en passant par les chartes, registres ou encore les productions éphémères comme les tracts et affiches. Cette diversité ne se limite pas au matériau ou au format, mais touche également des champs plus larges comme l’image, le son, ou encore les supports numériques modernes. Tous ces aspects offrent des informations précieuses et permettent de situer historiquement, géographiquement et culturellement un document.

Le choix du support, loin d’être anodin, dépend de multiples facteurs tels que les impératifs économiques, la durabilité, la solennité ou la nature de l’information à conserver. À travers les époques, ces supports ont souvent dû être remplacés ou transférés sur de nouveaux matériaux pour assurer leur pérennisation. Ce processus n’est pas sans défis, notamment face à des supports fragiles comme les films en nitrate de cellulose ou le papier de mauvaise qualité. Ainsi, les pratiques de copie et de conservation montrent qu’il est souvent impossible de tout retranscrire, chaque choix impliquant des compromis.

Dans ce contexte, l’objectif de notre journée d’études est d’aborder la source comme objet matériel et d’étudier les enjeux liés à sa conservation et restauration, au transfert d’un support à un autre, à la distinction entre l’unique et le multiple, ainsi qu’à l’impact de la révolution numérique sur la production et la préservation des documents.

Journée du 5 novembre 2024

  • 9h30 : accueil des participants, café.
  • 10h15 : ouverture par Michelle Bubenicek, directrice de l’École nationale des chartes – PSL et Christophe Gauthier, directeur du Centre Jean-Mabillon

Thème 1 : « Partir du matériau »
10h30-12h
Modération : Clémentine Kruk (ENC-PSL)

  • Oriane Durand-Poussin (élève archiviste paléographe en 3e année) : « Le fossile et la question de la matérialité des sources en histoire »
  • Eva Smrekar (doctorante contractuelle en études théâtrales et en  philosophie, Université Paris VIII Vincennes) : « Scène théâtrale, carte postale, film : la constitution matérielle de la  corporéité travestie du music-hall au tournant du XXe siècle en France »
  • Marie-Elisabeth Jacquet (doctorante en histoire moderne, Paris 8), « “Preuves matérielles à l’appui” ? Les sources produites par la Lieutenance générale de police de Paris, un outil pour documenter le travail policier »

Thème 2 : « D’un support à l’autre : variations et enrichissements »
14h-15h30
Modération : Cyril Durain (ENC-PSL)

  • Alessio Marzialli Peretti (docteur – soutenance en avril 2024 – et chargé de cours, Université de Montréal) : « Transposer l’histoire universelle en français, entre rouleau et codex (XVe-XVIe siècles) »
  • Yaël Caugne (Doctorante ATER en Histoire médiévale, Université Lyon II) :« Du rouleau de parchemin au codex : Supports et formats multiples de la comptabilité savoyarde au Bas Moyen Âge »
  • Laurie Hoeben (doctorante en littérature française, Université de Zürich, Suisse) : « Du manuscrit à l’imprimé sur papier et sur vélin : le rôle du support dans l’iconographie de Guiron le Courtois »

Thème 3 : « Supports multiples et conservation : l’exemple du cinéma »
16h-17h30
Modération : Mathieu Aymon (ENC-PSL, CJM)

  • Marie Beauvalet (Docteure en histoire de l’art – soutenance déc. 2023 – Paris I Panthéon Sorbonne) : « Objets de divertissement ou de recherche ? De la difficulté à exploiter des films et séries “culte” : regards sur Star Wars et Star Trek »
  • Yaël Pignol (Master de muséologie, Ecole du Louvre, 2021, chercheur indépendant) : « Entre conservation du support et conservation spirituelle, quelle patrimonialisation pour les doublages de films ? »
  • Célia de Saint Riquier (Première année de thèse, ENC) : « Spolier et restituer : le rôle central de la pellicule dans la recherche de provenance en cinéma »

Matinée du 6 novembre 2024

  • 9h30-10h : accueil

Thème 4 : « Enjeux numériques »
10h-11h30
Modération : Martina Lenzi (ENC-PSL, CJM)

  • David Nivarlet (master Métiers de la science des patrimoines – Université de Tours) : « Les sources de la musique dialectale liégeoise dans le fonds Terry du Conservatoire royal de musique de Liège : État de conservation des manuscrits et perspectives numériques »
  • Ariane Jambé (docteure -soutenance en mai 2024 – et chercheuse post-doc en archéologie et sciences de l’Antiquité, Université de Lausanne, CH) : « Organiser les savoirs d’un manuscrit exégétique : les pratiques d’hier face aux problématiques d’aujourd’hui »
  • Noé Leroy (doctorant de première année, ENC) : « Homogénéisation de données numériques : le cas des actes des princes évêques de Liège entre 1150 et 1350 »

Comité d’organisation 

  • 11h30 : Lectio 2
  • 12h : apéritif

Campus Condorcet, centre des colloques, place du Front-populaire, Aubervilliers (salle 50)

Mardi 5 novembre 2024 – Mercredi 6 novembre 2024
9h30-17h30 & 9h30-12h

Comité d’organisation

  • Mathieu Aymon, Célia de Saint Riquier, Martina Lenzi, Noé Leroy (doctorants du Centre Jean Mabillon)
  • Cyril Durain, Clémentine Kruk (élèves du diplôme d’archiviste paléographe de l’École nationale des chartes – PSL)

Comité scientifique :

Christophe Gauthier (professeur d’histoire du livre et des médias, École nationale des chartes – PSL, directeur du Centre Jean-Mabillon, ea 3624 conservateur des bibliothèques), Yann Sordet (conservateur général des bibliothèques, directeur des bibliothèques Mazarine et de l’Institut de France), Nicolas Perreaux (chargé de recherches CNRS, UMR 8589 LAMOP université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Charlotte Denoël (chargée de cours École nationale des chartes – PSL, maîtresse de conférence Centre Jean-Mabillon, conservatrice en chef des bibliothèques BNF).

Source : École nationale des chartes

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Colloque – Accessing the Sea in the Middle Ages: Quantitative Approaches to Mediterranean Mobility

For almost two years now, a group of medievalists at Heidelberg University has been conducting research on maritime predation in a project financed by the German research Council and entitled “Medieval Maritime Predation: A Database Supported Analysis of Mediterranean Violence” (https://hcdh.hypotheses.org/451). Utilising the eponymous ‘Database of Medieval Maritime Predation’ as a tool, the project members are collecting and analysing documents from the Archives of Barcelona, Valencia, Mallorca, Genoa, Venice and Malta to track maritime predators from East to West and vice versa.

For the second anniversary of our project, we have organised an international workshop on the 30th and 31st of October 2024. Its main aim is to bring together historians working with quantitative medieval sources of the Mediterranean that convey information on maritime mobility.

An exchange of ideas on this systematic topic (“Medieval Maritime Mobility and its Sources”) is both innovative and promising. The meeting will also be a good opportunity to present and discuss our database with the participants.

09:30: Nikolas Jaspert (Heidelberg): Opening and introduction

09.45: Victòria Burguera and Laurin Herberich (Heidelberg): “Accessing Medieval Maritime Predation”

Quantitative sources for the Study of Maritime Mobility
Chair: Alexandra Sapoznik (London)

10:30: Giovanni Ceccarelli (Milan): “People moving and moving commodities: insights from insurance sources”

11.45: Alessio Sopracasa (Paris): “Moving people to and from Constantinople at the end of the Byzantine era: the unpublished deeds of a Venetian notary”

12:30: Tobias Daniels (München): “The Roman customs registers in the Western Mediterranean context”

Approaching Mobility in the Western Mediterranean
Chair: Roser Salicrú i Lluch (Barcelona)

15:00: Raúl González Arévalo (Granada): “A sea of sources. The Nasrid Kingdom of Granada and the Genoese navigation: systematization and results”

15:45: David Igual Luis (Albacete): “Sources for measuring port movement: Valencia in the second half of the 15th century”

16:30: Lluís Sales i Favà (London): “Taxes on trade and circulation of commodities in Late Medieval Catalonia: the Lleudes”

17:45: Enrico Basso (Torino): “A sea of documents: maritime mobility in the sources of the Genoese Archives”

18:30: Angela Orlandi (Firenze): “Mediterranean mobility: Datini’s records and their potential”

09:00: Presentation of the “Database of Medieval Maritime Predation” (DMMP),
“Risky business: Pricing, governance, and integration in European insurance markets, c. 1400-c. 1870”,
“MedEscl (Corpus Documental sobre l’esclavitud mediterrània als Països Catalans, segles XIV-XVI)”

Approaching Mobility in the Eastern Mediterranean
Chair: Dominique Valérian (Paris)

11.00: Damien Coulon (Strasbourg): “Notarial contracts by the thousands: mobility and routes of Catalan merchants to the Levant in the late Middle Ages”

11:45: Frédéric Bauden (Liège): “Maritime predators in Mamluk documentary and narrative sources”

14:00: Nicholas Coureas (Cyprus): “Notarial deeds from Famagusta concerning maritime associations and partnerships for purchasing cargo shares on board merchant ships, 1296-1310”

14:45: Aristea Gratsea (Rethymno): “Cretan shipping: Insights from Venetian Archives (15th-16th centuries)”

16:00: Nicolò Villanti (Duisburg-Essen): “Maritime shipping and life at sea: Eastern Adriatic sources (XIV-XV century)”

16:45: Johannes Preiser-Kapeller (Wien): “Sailors to Byzantium. Quantifying and visualising maritime mobility within the medieval Romania”

17:30 Closing discussion and end

Heidelberger Akademie der Wissenschaften – Akademie des Landes Baden-Württemberg
30.10.2024 – 31.10.2024

DFG-Project « Medieval Maritime Predation: A Database Supported Analysis of Mediterranean Violence » (Historisches Seminar Heidelberg)

Source : H-Soz-Kult

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Séminaire – Notre-Dame de Paris, la cathédrale des savoirs. Entre matérialité et interdisciplinarité

Séminaire organisé avec le concours du musée de Cluny-Musée national du Moyen Âge. Avec Étienne Anheim (directeur d’études à l’EHESS), Damien Berné (conservateur en chef au musée de Cluny) et Séverine Lepape (conservatrice générale, directrice du musée de Cluny).

Débuté immédiatement après l’incendie du 15 avril 2019, le chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris a été l’occasion de découvertes majeures, d’autant plus importantes que la cathédrale demeurait paradoxalement mal connue.

Accompagnant la progressive réouverture au public de la cathédrale, le musée de Cluny lui consacrera deux expositions à partir du 19 novembre 2024, l’une sur la sculpture médiévale, l’autre sur la bibliothèque. Dans ce contexte d’émotion patrimoniale qui rappelle la place centrale de la cathédrale non seulement dans l’architecture urbaine, mais aussi dans l’organisation sociale, religieuse et politique des villes médiévales, ce séminaire voudrait replacer Notre-Dame dans son histoire et montrer l’ampleur des nouvelles recherches conduites au cours des dernières années.

En effet, le chantier de restauration a été l’occasion d’un intense travail interdisciplinaire, associant une grande diversité d’acteurs scientifiques issus des institutions patrimoniales, mais aussi de l’université et de la recherche. Entre matérialité et interdisciplinarité, cette nouvelle cathédrale de savoirs sera au cœur de ce séminaire.

Mardi 24 septembre 2024 de 16h à 19h
Introduction générale
Au Collège de France : Salle 5, Site Marcelin Berthelot, 11, place Marcelin-Berthelot (Paris 5)
Par Patrick Boucheron (Professeur au Collège de France) et Étienne Annheim (directeur d’études, EHESS)

Deux cathédrales ont brûlé en même temps le 15 avril 2019 : celle qui fut fondée en 1163 par l’évêque Maurice de Sully, et celle qu’on ne cesse de reconstruire par l’imaginaire depuis le 18e siècle. Par un paradoxe archéologique bien connu, la destruction peut être le préalable à la connaissance : le chantier scientifique qui accompagne la restauration de l’édifice produit donc un effet de révélation sur des structures médiévales mal connues – on comprend bien de ce point de vue l’inanité du concept même de « restauration à l’identique ».

Ces structures sont archéologiques, mais elles sont aussi culturelles, politiques et sociales. Voici pourquoi la « cathédrale des savoirs » ainsi mise à jour est aussi celle que construisent et reconstruisent nos imaginaires contemporains. En sauvant le passé, on en mesure l’épaisseur – c’est-à-dire tout ce qui s’est passé entre le Moyen Âge et nous.

22 octobre 2024
De l’étude scientifique à la restauration: les dimensions d’un chantier unique
Au Collège de France : Salle 5, Site Marcelin Berthelot, 11, place Marcelin-Berthelot (Paris 5)

Par Philippe Dillmann (Directeur de recherches au CNRS), Pascal Liévaux (Chef du département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel, Direction générale des patrimoines et de l’architecture, Ministère de la culture), Aline Magnien (Directrice honoraire du Laboratoire de recherche des monuments historiques), Martine Regert (Directrice de recherches au CNRS).

Avec la participation de Dorothée Chaoui-Derieux (Archéologue au service régional d’archéologie de la Drac Ile-de-France), de Jonathan Truillet (Adjoint « Science et patrimoine » à la directrice générale déléguée, Établissement public « Rebâtir Notre-Dame de Paris ») et d’un des Architectes en Chef des Monuments Historiques intervenant sur la restauration de la cathédrale. 

Le chantier de Notre-Dame de Paris, tel qu’il a été mené depuis cinq ans, a constitué une entreprise matérielle et intellectuelle inédite, au sein duquel la recherche scientifique a tenu une place essentielle.

En prenant pour point de départ l’ouvrage « Notre-Dame. La science à l’œuvre » (dir. Ph. Dillmann, P. Liévaux, A. Magnien et M. Regert, Paris, 2022), cette séance présentera ce chantier scientifique, souvent moins connu que le chantier de restauration lui-même, les modalités de sa mise en place et de son fonctionnement et les résultats obtenus, notamment concernant la matérialité du monument, qui était encore relativement méconnu, mais aussi des domaines aussi différents que l’acoustique ou l’anthropologie de l’émotion patrimoniale. Elle éclairera également la dimension fortement collaborative du projet, mêlant les corps de métiers, les institutions et les disciplines scientifiques au service d’une saisie globale de l’objet patrimonial.

5 novembre 2024
Les livres à Notre-Dame de Paris au Moyen Âge: bibliothèque, trésor et archives

Au Collège de France : Salle 5, Site Marcelin Berthelot, 11, place Marcelin-Berthelot (Paris 5)
Par Émilie Cottereau-Gabillet (Maîtresse de conférence à l’Université Panthéon-Sorbonne Paris I),  Fabrice Delivré (Maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne), Charlotte Denoël (Conservatrice en chef au département des Manuscrits de la BnF), Maxence Hermant (Conservateur en chef au département des Manuscrits de la BnF), Éric Landgraf (Chef de la documentation au musée de Cluny), Darwin Smith (Directeur de recherche, Lamop, Université Paris I Panthéon-Sorbonne)

À l’occasion de l’exposition « Feuilleter Notre-Dame : chefs d’œuvre de la bibliothèque médiévale », organisée au musée de Cluny par la BnF, la séance réunira les spécialistes des manuscrits et des archives de Notre-Dame.

Elle reviendra sur les apports nouveaux que le projet ANR « e-NDP Notre-Dame de Paris et son cloître » a suscités grâce à la numérisation et à la transcription de vingt-six registres du chapitre de Notre-Dame (1326-1504) conservés aux Archives nationales, qui représentent une exceptionnelle source d’information sur les usagers des ouvrages et leurs centres d’intérêt, ainsi que sur les conditions matérielles de la conservation des livres au sein de l’enclos canonial. Des études de cas croisant les différentes sources documentaires disponibles sur les livres à Notre-Dame permettront aux intervenants de mettre en lumière les spécificités des différents ensembles de livres et le rôle moteur joué par la cathédrale et ses chanoines dans la transmission des savoirs et la diffusion des usages liturgiques parisiens au cours du Moyen Âge.  En fin de séance sera abordée la question de la préservation des biens de Notre-Dame, objets mobiliers et livres, entre la fin du 18e et la fin du 19e siècle, d’après les archives, afin de poser les jalons du long réveil de la conscience patrimoniale qui s’est forgée autour de la cathédrale.

26 novembre 2024
Images de pierre, images de parchemin: relecture du jubé et de la clôture de chœur de Notre-Dame à la lumière d’un manuscrit démembré

Par Damien Berné (Conservateur en chef au musée de Cluny), Françoise Viellard (Professeur émérite de philologie romane à l’École nationale des chartes), Darwin Smith (Directeur de recherche, Lamop, Université Paris I Panthéon-Sorbonne)

La séance étudiera le dialogue singulier entre un recueil d’images de pierre, le jubé et la clôture du chœur de Notre-Dame, et un recueil d’images d’encre, une « Bible historiée toute figurée » peinte vers 1340 qui s’inspire de ces deux cycles sculptés.

Ce manuscrit démembré et éparpillé aux quatre coins du monde a fait l’objet de nouvelles découvertes à l’occasion de l’exposition au musée de Cluny. Il sera interrogé sous l’angle de la langue, de sa typologie littéraire et dévotionnelle et du style de ses enluminures, mais aussi de ce qu’il révèle du jubé et de la clôture, détruits à partir de 1699 pour faire place au vœu de Louis XIII. Les intervenants reviendront sur les hypothèses du contexte de commande de ce manuscrit mystérieux en relation avec le chapitre cathédral.

17 décembre 2024
Les fragments du jubé médiéval de Notre-Dame récemment mis au jour et les nouvelles connaissances matérielles sur les fragments sculptés du musée de Cluny

Au Collège de France : Salle 5, Site Marcelin Berthelot, 11, place Marcelin-Berthelot (Paris 5)
Par Christophe Besnier (Archéologue à l’Inrap), Hélène Civalleri (Archéologue à l’Inrap), Dorothée Chaoui-Derieux (Archéologue au service régional d’archéologie de la Drac Île-de-France), Damien Berné (Conservateur en chef au musée de Cluny), Lise Leroux (Ingénieure de recherches au LRHM), Stéphanie Duchêne (Ingénieure d’études au LRHM), Jennifer Vatelot (Conservatrice-restauratrice de sculptures). 

La retentissante découverte d’une partie du jubé médiéval de Notre-Dame mis au jour dans le cadre de fouilles préventives conduites par l’INRAP en 2022 à la croisée du transept de Notre-Dame, le travail conjoint de restaurateurs et d’ingénieurs de recherches sur les vestiges de la cathédrale après l’incendie et le programme de restauration et d’analyses des éléments sculptés de l’édifice conservés au musée de Cluny constituent un remarquable vivier de nouvelles découvertes. Les compétences de chaque intervenant au profil varié (géologie, polychromie, restauration, archéologie, histoire de l’art) ont ainsi renouvelé la connaissance sur le contexte matériel de la création de ces sculptures.

Qu’il s’agisse de la fourniture des pierres, de la polychromie des sculptures ou des possibilités de datation qu’offrent les analyses au Carbone-14 du blanc de plomb, ce véritable laboratoire interdisciplinaire réuni autour de la cathédrale et de l’exposition offre, grâce à l’interdisciplinarité de son approche, de nouvelles informations et de riches perspectives en matière de recherches futures.

Source : Collège de France et Musée de Cluny

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Exposition – Au fil des traces de l’histoire, un labyrinthe

Entrez dans le grand labyrinthe de l’histoire à travers un parcours choisi dans le patrimoine écrit et graphique cambrésien.

L’histoire n’est pas toujours linéaire. Ses chemins peuvent être tortueux, faits de détours, d’impasses et d’artefacts. Pour finalement nous ramener, de loin, des traces patrimoniales surprenantes, inédites autant qu’utiles à la compréhension. Au fil de l’histoire qu’ils rapportent, ont été façonnés, modelés, les documents qui font aujourd’hui le patrimoine.

L’exposition vous propose d’entrer dans le grand labyrinthe de l’histoire à travers un parcours choisi dans le patrimoine écrit et graphique cambrésien. Au détour d’un passage, d’une galerie, se dévoilent manuscrits, incunables, cartes, photographies et autres objets qui invitent à explorer l’histoire du territoire, à en lire les traces et ainsi en comprendre le fil.

Les documents anciens constituent un lien direct avec nos ancêtres. Ils nous aident à les comprendre, à découvrir les liens qui ont contribué à faire société dans le passé. À travers différentes thématiques, les documents présentés dans cette exposition illustrent les rencontres, les explorations, les recherches, les questionnements humains… 

Ils sont faits de manuscrits, d’images, de plans, de photographies qui nous révèlent les traces du passé et l’héritage des hommes. Venez à la rencontre de manuscrits racontant des explorations – comme le Ticho Brahé ou l’Imago Mundi -, découvrez les traces d’un passé disparu – avec le registre des confiscations révolutionnaires ou le pontifical – et revivez ce qui a lié les cambrésiens au fil du temps – au travers d’affiches anciennes de festivités ou encore d’un registre des enfants trouvés-.

28 septembre 2024 – 2 janvier 2025

Le Labo
2 rue Louis Renard
59400 Cambrai
03 74 51 00 00

L’exposition est visible, en accès libre, aux horaires d’ouverture du Labo.

Pour mieux vous accompagner dans l’exposition, un médiateur vous propose des visites guidées : les mercredis et dimanches de 16h30 à 17h30

Réservation au Labo ou au 03 74 51 00 00.

Retrouvez toutes les informations pratiques et l’ensemble de la programmation autour de l’exposition dans l’agenda du Labo.

Source : Le Labo – Cambrai

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Colloque – Back to the Future. Thinking about Futures in Late Medieval and Early Modern Europe and Beyond

What did people in the past think about the future and how did this affect their actions?

This is the question the EU-funded Back2theFuture project tries to answer. It draws on a highly innovative combination of close and distant reading methods for more than 15 000 letters written in Dutch, English, French, German and Italian – by and to European merchants – in the period 1400-1830. These practical documents enable the identification the merchants’ thinking and shed light on their future expectations. By reviewing letters from various European regions and over a span of several hundred years, the project will be able to identify transformations.

Programme : ici

14-15 November 2024
City Campus, Antwerp or online (hybrid)
“Allegory of Prudence”

Registration required before October 15

Source : University of Antwerp

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Journée d’étude – Sculpture de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge (SATHMA)

Le projet SATHMA (Sculpture de l’Antiquité Tardive et du Haut Moyen Âge) est né en 2017 pour reprendre et compléter le travail entrepris des années 50 aux années 80 par le CNRS pour établir un corpus de la sculpture de cette période en France. Avec le soutien du Collex Persée et de la Fondation des Sciences du Patrimoine, il a abouti à la création d’une base de données, associant des spécialistes de la sculpture pour la période étudiée et des experts en documentation scientifique, membres de l’Ecole du Louvre, du département des Sculptures du musée du Louvre, du CNRS (UMR 5138 – ArAr, UMR 6298 – ArTeHiS, UMR 7299 – CCJ), de l’université de Clermont-Auvergne, de Frantiq. Cette journée a pour objectif de faire connaitre cette base de données et d’inciter les checheurs à re-découvrir cette sculpture peu/mal connue.

Programme :

9h30 – Introduction. Jean-François Reynaud (Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, à l’université de Lyon-II-Lumière)

  • 9h45 – Historiographie et panorama des travaux sur la sculpture de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge. Bénédicte Mérel-Brandenburg (École du Louvre) et Christian Sapin (CNRS)
  • 10h15 – Les fonds du corpus et leur numérisation. Pierre-Yves Le Pogam et Vincent Rousseau (Département des sculptures du musée du Louvre)

10h45 Pause

  • 11h00 – Présentation de la base de données sous Heurist et du site web du corpus SATHMA. Anne Flammin (CNRS, Umr 5138), Amélie Roger (Service archéologique de la ville de Lyon), Manon Sauvage-Cerisier (Doctorante), Damien Strzelecki (CNRS UMR 7302)
  • 11h30 – Contrôler les métadonnées du Corpus Sathma : l’utilisation du thésaurus Pactols et d’une bibliographie sous Zotero. Blandine Nouvel (CNRS, Umr 7299) et Aurélie Devillechaise (CNRS, Umr 5138)

12h – Temps d’échange et Buffet (sur place)

14h00 – Introduction générale. Pascale Chevalier (Université Blaise-Pascal Clermont-Ferrand), Christian Sapin et Anne Flammin

  • 14h30 – Cas d’étude : le chapiteau du Louvre (RF 457). Bénédicte Mérel-Brandenburg et Aurélie Devillechaise

15h00 Pause

  • 15h15 – Corpus et enquête sur un chapiteau carolingien inédit. Christian Sapin
  • 15h45 – La production d’études ou de synthèses sur la sculpture de l’Antiquité Tardive et du Haut Moyen Âge à partir de la base de données SATHMA : perspectives de recherches. Anne Flammin
  • 16h15 – L’interopérabilité de la base de données SATHMA et travaux futurs. Pascale Chevalier

16h45 – Temps d’échange

17h15 – Conclusion. Alain Dierkens (Professeur ordinaire émérite en histoire du Moyen Âge de l’Université Libre de Bruxelles)

Journée d’étude organisée par les porteurs du projet CollEx-Persée, Anne Flammin (Ar&Ar) et Blandine Nouvel (CCJ & Frantiq) en clôture du financement (2022-2024).

La journée se tiendra à :

Source : Calenda

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Colloque – Les premières générations de la conquête – 2 : s’établir

Journées d’étude au Centro Europeo di Studi Normanni (Ariano Irpino) 18-19 octobre 2024

Cette troisième rencontre du programme Pax Normanna s’inscrit dans le prolongement de la Journée d’étude organisée à Oxford les 22-23 septembre 2023, et qui était consacrée à « ceux qui partent ». Elle envisagera plus spécifiquement les interrogations liées à l’établissement des conquérants, en confrontant les différentes situations rencontrées dans les mondes normands en Normandie, en Grande-Bretagne et en Irlande, en Italie méridionale et en Sicile, en Ifrîqiya et en Terre Sainte. Voir l’argument ici

9,30 : Ortensio Zecchino (Presidente CESN), Saluti istituzionali
9,45: Pierre Bauduin (Université de Caen Normandie), Annick Peters-Custot (Université de Nantes), Introduction

Prima sessione

10,15: Hugo Fresnel (Université de Caen Normandie), Les Normands face aux populations d’Italie du Sud (c. 1020-1101) : violence et clémence pour écrire le consensus?
Francesca Petrizzo (University of Glasgow), Una tolleranza pragmatica? Gli Altavilla e ‘gli altri’ nel contesto mediterraneo
Aurelio Cernigliaro (Università di Napoli Federico II), “Defendere et antestare”. Una clausola negoziale di rito nel quadro della novità normanna
11,45 : Pausa caffè
12,00 : Discussione relazioni Fresnel – Petrizzo – Cernigliaro

Seconda sessione

12.20: Marion Attia (Université Paris Nanterre), Le roi, le prince et leurs vassaux conquérants: la difficile prise de contrôle de l’Irlande par les Plantagenêt (XIIe-XIIIe siècles)
Florian Besson (FRAMESPA, Toulouse), Guilhem Dorandeu (École Française de Rome), Bohémond ordonna que sa bannière soit accrochée en face du château ». Le vexillum des seigneurs normands en Italie méridionale et en Orient latin : objet, symbole, outil d’appropriation et d’établissement
13,20 : Discussione relazioni Attia – Besson- Dorandeu
13.30-15 : pausa pranzo

Terza sessione

15.00: Fabio Linguanti (Politecnico di Torino), Les architectures normandes du sud de l’Italie. Contextes socio-politiques, cadres territoriaux et modèles architecturaux : une réflexion en cours/Le architetture normanne del sud Italia. Istanze socio-politiche-territoriali e modelli architettonici: una riflessione in corso
Fulvio Delle Donne (Università di Napoli Federico II), Le differenti narrazioni delle fasi della conquista normanna dell’Italia meridionale e della Sicilia
16,10 : Discussione relazioni Linguanti – Delle Donne

Quarta sessione

16,30: Emily Winkler (Hertford College, University of Oxford), Tenuous Tenure? Rethinking Ideas about Norman Power in Britain and Ireland, 1066–1200
Claudio Azzara (Università di Salerno), Le istituzioni ecclesiastiche di Salerno di fronte alla conquista normanna
17,40 : Discussione relazioni Winkler – Azzara

19 ottobre

Quinta Sessione

9,30: Riccardo Berardi (Università della Calabria), L’insediamento dei “Normanni” in Sicilia: aspetti economici, sociali e religiosi
Sławomir Moździoch (Institute of Archaeology and Ethnology Polish Academy of Sciences), Barbara Szubert (Pontifical Faculty of Theology Wrocław), Ewa Moździoch (University of Opole), Between innovation and tradition. The role of the Norman conquerors of Sicily as a carrier of the Latin cultural pattern versus openness to other cultural standards in the light of archaeological research. The case study of Altavilla Milicia in Sicily.
Mariarosaria Salerno (Università della Calabria), I luoghi della conquista in Calabria settentrionale, tra vecchie e nuove letture
11,00 : Pausa caffè
11,15 : Discussione relazioni Berardi – Moździoch Szubert- Moździoch – Salerno

Sesta sessione

11.40: Nicolò Galluzzi (Università di Pisa), Concedere non potuit. Duchi normanni ed élites cittadine a Bari, alla luce di uno scriptum iudicii di inizio XII secolo (1064-1118 ca.)
Giovanni Rovai (Università di Firenze), L’insediamento normanno e l’organizzazione diocesana pugliese. Nuove proposte storiografiche. Il caso di Gravina di Puglia
12,40: Discussione relazioni Galluzzi – Rovai
13,00-15.00 : pausa pranzo

Settima sessione

15,00: Berardo Pio (Università di Bologna), Nequissima potestas Normannorum. Le fonti abruzzesi di fronte all’occupazione normanna
Christian Toomaspoeg (Università del Salento), I Normanni e la nascita dell’Abruzzo
16,10: Discussione relazioni Pio – Toomaspoeg
16,30: Luigi Russo (Università Europea di Roma), Conclusioni

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Enseignement – Méthodes, outils, technologies pour l’analyse, la description et la documentation du patrimoine manuscrit » (Master 2, années académiques 2024-2026), Université de Cassino et Lazio Meridionale

Master universitaire de 2e niveau de deux ans « Méthodes, outils, technologies pour l’analyse, la description et la documentation du patrimoine manuscrit » (années académiques 2024-2026), Université de Cassino et Lazio Meridionale.

Le master, d’une durée de deux ans, vise à former et à mettre à jour des spécialistes capables d’opérer dans les domaines de la recherche, de la description, de la documentation, de la préservation, de la communication et de la valorisation du patrimoine manuscrit et imprimé ancien, en proposant une synthèse des connaissances théoriques et des expériences applicatives avec une orientation interdisciplinaire marquée. Il tient compte de la spécificité du cadre réglementaire, de l’évolution rapide des technologies et des transformations du système de gestion et de fructification du patrimoine écrit à l’ère du numérique. Le master vise également à fournir ou à renforcer les compétences de gestion et de service public liées à la conservation, à la gestion et à la communication des livres, des manuscrits et des imprimés anciens, en développant chez les étudiants la capacité de mettre en relation les activités du secteur du livre et du patrimoine documentaire avec les ressources et les besoins de la société, afin de promouvoir une prise de conscience généralisée de l’importance et de la valeur identitaire du patrimoine écrit ancien en tant que bien appartenant à la communauté, qui est appelée à le prendre en charge, en synergie avec les institutions compétentes.

La formation comprend 300 heures de cours, physiques ou virtuels (90 ECTS), dont 240 heures à distance et 60 en personne (réparties en quatre rencontres de deux jours et un module intensif de cinq jours d’ateliers et de laboratoires thématiques qui se tiendront en septembre 2025). Le stage, d’une durée de 600 heures, sera effectué au cours des deux années dans une institution affiliée (italienne ou étrangère) opérant dans le secteur du patrimoine écrit.Des informations détaillées sur le cours et les modalités d’inscription au Master sont disponibles à l’adresse ci-jointe : Master de deux ans en livres anciens – Université de Cassino et Lazio Meridionale.

Two-year 2nd Level Master’s Degree Course ‘Methods, tools, technologies for the analysis, description and documentation of the manuscript heritage’ (academic years 2024-2026), University of Cassino and Lazio Meridionale.

The two-year Master’s degree course aims to train and update specialists able to operate in the fields of research, description, preservation, communication and valorisation of the ancient manuscript and printed heritage. Il proposing provides a synthesis of theoretical knowledge and applicative experience with a markedly interdisciplinary slant, considering the normative framework, the fast development of technologies and the transformations in the system of management and fruition of the written heritage in the digital age. The Master’s course also aims to provide or strengthen managerial and public service skills related to the care, management and communication of books, manuscripts and ancient printed documents. It aims at developing in students the ability to connect the activities of the book and documentary heritage sector with the resources and needs of society, to promote widespread awareness of the significance and identity value of the ancient written heritage as an asset belonging to the community, which is called upon to take charge of it in synergy with the competent institutions.

The training course includes 300 hours of classroom teaching, either in person or virtual (90 ECTS), of which 240 hours distance learning and 60 in-presence (grouped into four two-day meetings and an intensive five-day module of workshops and thematic laboratories to be held in September 2025). The internship, lasting 600 hours, will be carried out over the two years at an affiliated institution (Italian or foreign) operating in the written heritage sector.

Detailed information on the course and how to enrol in the Master’s course is available at the address below: Two-year Master’s Degree Course on Ancient Books – University of Cassino and Lazio Meridionale

Master universitario biennale di II Livello “Metodi, strumenti, tecnologie per l’analisi, la descrizione e la documentazione del patrimonio manoscritto” (aa.aa. 2024-2026), Università degli studi di Cassino e del Lazio Meridionale.

Il Master biennale ha l’obiettivo di formare e aggiornare specialisti in grado di operare negli ambiti della ricerca, descrizione, documentazione, tutela, comunicazione e valorizzazione del patrimonio manoscritto e stampato antico, proponendo una sintesi di conoscenze teoriche ed esperienze applicative di taglio marcatamente interdisciplinare, che tengano conto della specificità del quadro normativo, dello sviluppo rapido delle tecnologie e delle trasformazioni nel sistema di gestione e fruizione del patrimonio scritto nell’era digitale. Il Master mira inoltre a fornire o rafforzare competenze manageriali e di servizio pubblico relative alla cura, alla gestione, alla comunicazione di libri e documenti manoscritti e stampati antichi, sviluppando nei discenti la capacità di connettere l’attività del settore dei beni librari e documentari con le risorse e le esigenze di sviluppo della società, al fine di promuovere la consapevolezza diffusa del significato e del valore identitario del patrimonio scritto antico come bene appartenente alla comunità, che è chiamata a farsene carico in sinergia con le istituzioni competenti.

Il percorso formativo prevede 300 ore di didattica in aula, fisica o virtuale (90 CFU), di cui 240 ore a distanza e 60 in presenza (raggruppate in quattro incontri della durata di due giorni e in un modulo intensivo della durata di cinque giorni di workshop e laboratori tematici da tenersi in presenza nel mese di settembre 2025). Lo stage, della durata di 600 ore, andrà svolto nel corso dei due anni presso un’istituzione convenzionata (italiana o straniera) operante nel settore del patrimonio scritto.

Informazioni dettagliate sul percorso formativo e sulle modalità di iscrizione al Master sono disponibili all’indirizzo che segue: Master biennale di II° livello sul libro antico – Università degli studi di Cassino e del Lazio Meridionale.

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