Base de données – « Légendiers latins », dir. Cécile Lanéry-Ouvrard

Dans les années 1990, à l’Université de Namur, Guy Philippart lança un ambitieux projet de saisie électronique de tous les catalogues de manuscrits hagiographiques latins alors déjà publiés par les Bollandistes depuis la fin du XIXe s. Au sein du Centre de recherche « Hagiographies », qu’il animait au département d’histoire de l’Université de Namur, Michel Trigalet et François De Vriendt, eux-mêmes épaulés par Paul Bertrand et Bénédicte Legrain, créèrent la base de données Légendiers (1993-1997) : ils y combinèrent les données des catalogues et les rubriques correspondantes de la Bibliotheca Hagiographica Latina (BHL), et ils enrichirent celles-ci d’éléments divers, fournissant ainsi les matériaux d’une grande enquête statistique sur l’histoire de la sainteté et des textes afférents. De son côté, la Société des Bollandistes procéda à la saisie électronique des incipit et desinit des textes répertoriés par la BHL : ce travail fut mené à bien par Jean-Marie Delanghe.

L’une des finalités de l’entreprise Légendiers était d’aboutir à un index cumulatif des catalogues de manuscrits latins publiés par les Bollandistes. D’un commun accord, il avait été décidé que la Société des Bollandistes se chargerait de sa révision et de sa publication. La solution qui s’imposa fut celle d’une édition sur support électronique. Élaborée par Robert Godding et Xavier Lequeux, une nouvelle base de données vit le jour : elle combinait des éléments de la base namuroise Légendiers avec ceux que les Bollandistes avaient saisis de leur côté. Le tout fut commodément adapté à une consultation en ligne. Baptisé Bibliotheca hagiographica latina manuscripta (BHLms), ce nouvel outil fut mis gratuitement à la disposition des chercheurs, de 1999 à 2024, sur le site de l’Université de Louvain (1).

Le lancement de la BHLms, rapidement devenue indispensable aux chercheurs, constitua une étape décisive, mais certainement pas définitive. Elle ouvrit la voie à une entreprise similaire du côté grec : une collaboration entre la société des Bollandistes et la section grecque de l’IRHT aboutit ainsi au lancement de la BHGms, accessible depuis 2017 sur la base Pinakes de l’IRHT.

L’affaire, du côté latin, n’était pas close pour autant. Le corpus mis à disposition par la BHLms était en effet limité aux seuls catalogues bollandistes. Mais l’outil utilisé n’autorisait pas de mise à jour substantielle. Pour pouvoir l’enrichir du dépouillement d’autres catalogues de manuscrits latins, il fallait donc réfléchir à une nouvelle base de données, plus évolutive, et susceptible de prendre le relais de la BHLms, menacée d’obsolescence. C’est dans cet esprit que Michel Trigalet confia à l’IRHT la base Légendiers élaborée à Namur durant son doctorat. En 2019, sous l’impulsion de François Bougard, directeur de l’IRHT, et de Robert Godding (s.j.), directeur de la Société des Bollandistes, un partenariat fut donc noué entre l’IRHT, la Société des Bollandistes et l’Université de Namur, avec l’ambition d’aboutir à la publication d’une nouvelle base de données, qui prit le nom de Légendiers latins.

Qui sommes-nous ?

La base Légendiers latins est le fruit du travail d’une équipe de chercheurs placée à l’IRHT sous la direction scientifique de Cécile Lanéry-Ouvrard :

– Cécile Lanéry-Ouvrard (chercheuse CNRS, IRHT) : 2019 –.
– Fernand Peloux (anciennement à l’Université de Namur, aujourd’hui chercheur au CNRS, TRACES, Toulouse) : 2019 –.
– Antonin Charrié-Benoist (chargé de recherche documentaire à l’IRHT) : sept. 2019 – août 2023.
– Renaud Alexandre (ingénieur de recherche au CNRS, IRHT) : 2023 –.
– Bastien Dubuisson (ingénieur d’études contractuel à l’IRHT) : oct. 2023 – mars 2024.
– François De Vriendt (Société des Bollandistes) : 2024 –.

Sur le plan informatique, la base actuelle a fait l’objet, à l’IRHT, des travaux successifs de Guillaume Porte et de Cyril Masset. Aujourd’hui, elle est hébergée sur les serveurs de l’IRHT, qui en assure, grâce à son pôle informatique, la maintenance et les mises à jour informatiques.

Que trouve-t-on dans la base Légendiers latins ?

La base Légendiers latins a pris pour fondement la base Légendiers que Michel Trigalet avait constituée pour sa thèse de doctorat, consacrée à l’étude quantitative du corpus hagiographique latin des origines à 1500 (2).

Comme cette base Légendiers avait également inspiré la BHLms, on retrouvera dans la base Légendiers latins l’essentiel des données de la BHLms, assorties des dépouillements supplémentaires effectués, en son temps, par Michel Trigalet et l’équipe de Namur. Pour simplifier l’utilisation de la base Légendiers latins, nous avons dû, toutefois, masquer un certain nombre de renseignements annexes qui figuraient dans la base de Michel Trigalet.

À ces données, nous continuons d’ajouter de nouveaux apports, à commencer par ceux du fichier inédit des Bollandistes. Ce fichier de manuscrits hagiographiques latins, constitué de fiches cartonnées (un peu plus de 10 000 au total) résulte des dépouillements bibliographiques opérés par les Bollandistes pendant plusieurs décennies. Ces fiches ont été numérisées et leur contenu se trouve progressivement intégré à la base Légendiers latins. On trouvera dans l’onglet « Actualités » une synthèse régulièrement mise à jour des dossiers hagiographiques déjà traités.

Dans le même temps, les données contenues dans la base font l’objet de vérifications, de compléments et de corrections ponctuelles, dossier par dossier, au fil des recherches menées par les membres de l’équipe. Chaque notice porte la date des dernières corrections effectuées.

La base Légendiers latins est interopérable avec les autres bases hébergées par l’IRHT (Arca, Pinakes, etc.). Le cas échéant, les manuscrits évoqués dans la base sont donc assortis de liens vers leur reproduction numérique, ou d’indications relatives à leur provenance/origine.

À ce jour, la base Légendiers latins ne saurait prétendre à l’exhaustivité. C’est une entreprise perfectible et évolutive, qui fera l’objet de mises à jour et d’accroissements constants. À terme, nous espérons qu’une veille permanente pourra nous permettre d’y intégrer les données des catalogues les plus récents.

Comment utiliser la base Légendiers latins ?

La base Légendiers latins permet de mener 6 types de recherches :

1) Par dossier hagiographique, c’est-à-dire par nom (latin) de saint, tel qu’il se trouve orthographié dans les volumes imprimés de la BHL.

NB : En cas d’homonymie, les dossiers ont été numérotés : une recherche sur le dossier Acacius vous conduira donc vers deux dossiers hagiographiques distincts, Acacius et soc. in Monte Ararath (= Acacius01), et Acacius ep. (Melitenae ?) (= Acacius02).

2) Par numéro BHL, c’est-à-dire par le numéro attribué à un texte dans les volumes imprimés de la BHL. Les fiches « Numéro BHL » permettent d’obtenir la liste des exemplaires manuscrits témoins de ce numéro BHL.

• Il est possible de trier cette liste par ordre alphabétique ou par date : cliquer sur l’indicatif « Ville » pour classer les villes par ordre alphabétique ; cliquer sur l’indicatif « tpq » (terminus post quem), ou « taq » (terminus ante quem) pour classer les témoins par ordre chronologique.

• Depuis cette liste, vous pouvez accéder à d’autres informations :

➢ En cliquant sur un nom de fonds, vous accéderez à la notice « Fonds » correspondante (bibliographie du fonds et liste des manuscrits dépouillés de ce fonds).

➢ En cliquant sur la cote d’un exemplaire manuscrit, vous accéderez à la notice « Exemplaire » de ce manuscrit (i.e. son contenu hagiographique détaillé, et des commentaires éventuels, d’ordre codicologique ou historique).

➢ En cliquant sur les indications de folios, vous accéderez à la notice « Témoin » associée à ces feuillets. Elle contient d’éventuels commentaires sur la physionomie du texte, tel qu’il apparaît dans ces feuillets (titre, lacunes éventuelles, incipit variant, bibliographie spécifique, etc.). Ces notices « Témoins », encore très laconiques pour la plupart, sont appelées à s’étoffer au fil du temps.

NB : les textes non répertoriés par la BHL (abrégés divers, extraits de martyrologes, etc.), ou simplement non identifiés faute d’informations disponibles, sont signalés dans la base sous un code fictif « BHL + nom du saint concerné », par exemple « BHL Acacius01 », pour un texte non identifié concernant Acacius et soc. in Monte Ararath.

3) Par auteur (en latin) lorsque celui-ci est connu, ou qu’un texte lui a été attribué.

4) Par fonds, en introduisant le nom de la ville, de la bibliothèque ou du fonds, dans la langue usuelle du pays dans lequel il se trouve.

5) Par manuscrit, c’est-à-dire par cote (actuelle).

NB : à l’heure actuelle, dans l’index des exemplaires manuscrits, la même cote peut apparaître à plusieurs reprises. Dans la base Légendiers de Michel Trigalet, lorsqu’un manuscrit était formé de plusieurs unités codicologiques, ou avait subi des ajouts ultérieurs, chacune de ses parties recevait une notice « exemplaire » distincte ; de ce fait, une même cote pouvait se trouver éclatée entre plusieurs notices « exemplaires » différentes. La présente base a hérité de cette disposition ; mais un travail en cours vise à réunir les différentes notices associées à une même cote, tout en préservant une présentation différenciée de ses unités codicologiques.

6) Par incipit/desinit, tels qu’on les trouve consignés dans la BHL.

Nous contacter

La base Légendiers latins est encore largement expérimentale; la fermeture inopinée de la base BHLms nous a par ailleurs contraints à brusquer notre propre calendrier, pour mettre ce nouvel outil à la disposition des chercheurs, sans attendre d’en avoir révisé toutes les données. Il y subsiste donc beaucoup d’inexactitudes et d’approximations. Mais vous pouvez contribuer à son enrichissement et à son amélioration en nous signalant d’éventuels problèmes, des oublis ou des erreurs dans les listes de manuscrits, dans l’intitulé des cotes, etc.

La petite équipe des administrateurs de la base dispose d’une adresse collective que vous pouvez utiliser pour nous contacter : legendiers-latins@services.cnrs.fr. Vous pouvez également utiliser le formulaire de contact disponible depuis la page d’accueil.

Si vous souhaitez participer plus activement à l’enrichissement régulier et au perfectionnement de la base Légendiers latins, n’hésitez pas non plus à nous le faire savoir : les bonnes volontés seront les bienvenues !


(1) La BHLms fut en effet gracieusement hébergée sur le serveur de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université Catholique de Louvain (UCL), avec le soutien de son Département des Études grecques, latines et orientales (GLOR). À l’été 2024, une faille de sécurité irréversible provoqua sa fermeture inopinée, en attendant le relais de la base Légendiers latins.

(2) L’édition médiévale de l’hagiographie latine. Thèse de doctorat présentée par M. Trigalet, sous la direction de G. Philippart, Université de Namur, 2007.

Source : Légendiers latin

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Colloque – The Low Countries and Central Europe: Historiographical Paradigms in Music and the Arts, 1400–1650

Leuven, Park Abbey, 6-7 February 2025 / Brussels, KBR, 8 February 2025
Conference in memory of Lenka Hlávková (1974–2023)

Programme : here

Hosted by the Alamire Foundation, the KU Leuven Department of Musicology, and the KBR

The music history of the late Middle Ages and the Renaissance is largely dominated by composers born and trained in and around the Low Countries. Their migrations and the dissemination of their works—commonly referred to as « Franco-Flemish » music—represent the main thread around which the development of European art music is narrated. Art history, by contrast, has mainly addressed Italian artists and architects, with a secondary focus on early Netherlandish painting. In both disciplines, history has been written by focusing almost exclusively on Western European regions—most notably the Low Countries, France, and Italy. However, in recent years scholars have devoted increasing attention to the region known as « Central Europe, » including historical territories which had been long marginalized by the 20th-century division of Europe by the Iron Curtain. Thanks to the intense work of scholars, « Central Europe » has now gained a hitherto unprecedented relevance in musicology and art history; in music, scholars have increasingly investigated the Central European reception of the works by « Franco-Flemish » composers, while in art history the emphasis on the “correct” use of Italic forms and styles has been replaced by investigation of the mass-migration of Netherlandish artists and their work in the region. However, in neither discipline has this been accompanied by a critical reflection on the concepts and methodologies that are employed to investigate, frame, and narrate the relationship between the so-called Franco-Flemish musical tradition and Central Europe or the relative role of Netherlandish and local artists in the region. The present conference aims at reassessing such relationships, focusing on issues of broad historiographical relevance. Furthermore, it aims at creating a forum for discussion between musicologists, historians, and art historians who deal with artistic practices across these regions.

You can find the complete conference programme at the bottom of this page.

Registration

For those attending the conference in person, the full conference fee is 40 EUR (not including conference dinner and aperitif). The conference fee will be waived for KU Leuven students/staff. You can also attend the conference virtually, free of charge.

Register for in-person attendance by 26 January 2025, and you will be contacted thereafter about payment.

Register for virtual attendance (free) by 4 February 2025. You will receive a link with the login details for the streaming one day before the conference begins.

Conference Committees

  • Convenor: Antonio Chemotti (Alamire Foundation, University of Leuven, KBR)
  • Scientific Committee: David J. Burn (University of Leuven), Anne-Emmanuelle Ceulemans (UC Louvain), Antonio Chemotti, Sarah W. Lynch (University of Erlangen-Nuremberg), Katelijne Schiltz (University of Regensburg), Nicole Schwindt (University of Music Trossingen)
  • Organizing Committee: Antonio Chemotti, Bart Demuyt (Alamire Foundation), Ann Kelders (KBR)

The conference is organized within the framework of troja: Kolloquium und Jahrbuch für Renaissancemusik.

Sponsors and Partners: Alamire Foundation, University of Leuven, KBR

Contact

For questions, please contact Antonio Chemotti.

Source : Alamire Foundation

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Publication – Matthias Kuhn, « Rolle und Rang. Genealogische Rollen des deutschen und englischen Adels im ausgehenden Mittelalter »

Genealogische Rollen zeigen den Rang einer adeligen Familie an: Manuskriptform, Gestaltungsmittel und inhaltliche Argumente ergeben dabei eine Synergie, die die einzigartige Stellung einer Familie unter Beweis stellen soll. Aus dem 15. Jahrhundert hat sich eine große Zahl dieser Manuskripte sowohl im deutschen wie im englischen Raum erhalten.

Das Buch nimmt einen Vergleich zwischen dem Reich und England vor und fragt, wie Rang durch Form und Gestaltungsmittel genealogisch hergeleitet wurde. Darüber hinaus wird der Einfluss von Wahl- und Erbkönigtum auf den Adel in den Blick genommen. Die Analyse dieser Rollen vermittelt neue Erkenntnisse über das Selbst-Bewusstsein des spätmittelalterlichen Adels und die Funktion von Genealogie als Ordnungsmodell in der europäischen Adelsgesellschaft.

Matthias Kuhn studierte in Bonn, Perugia, Heidelberg und Amherst/Massachusetts Geschichte, Politik und Gesellschaft sowie Kunst- und Kirchengeschichte. Seine Dissertation über die genealogischen Rollen des deutschen und englischen Adels fertigte er im Rahmen des Heidelberger Sonderforschungsbereichs »Materiale Textkulturen« an.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Matthias Kuhn, Rolle und Rang. Genealogische Rollen des deutschen und englischen Adels im ausgehenden Mittelalter, Sigmaringen, Jan Thorbecke Verlag, 2024 ; 1 vol., 464 p. (RANK. Politisch-soziale Ordnungen im mittelalterlichen Europa, Band 7). ISBN : 978-3-7995-9127-0. Prix : € 59,00.

Source : Jan Thorbecke Verlag

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École d’été – 69e édition des Semaines d’études médiévales

Comme chaque année depuis 1954, le CESCM organise dans la deuxième quinzaine de juin une école d’été internationale destinée aux étudiants avancés et aux jeunes chercheurs en études médiévales, toutes disciplines confondues.

Session intensive de formation en prise avec l’actualité de la recherche, caractérisée par sa forte interdisciplinarité, les Semaines d’études médiévales alternent des conférences proposées par des spécialistes du Moyen Âge venus du monde entier, des excursions et visites de sites animées par des chercheurs spécialisés, des présentations de manuscrits ou de documents d’archives, des workshops à dimension plus pratique et des moments de convivialité.

Cette école d’été francophone unique en son genre accueille chaque année une cinquantaine d’étudiants, doctorants et jeunes chercheurs français et étrangers, contribuant depuis plus de soixante-dix ans à construire et à renforcer un solide réseau international dans le domaine de l’étude du Moyen Âge.

Les Semaines d’études médiévales sont ouvertes aux étudiants de master, aux doctorants et aux jeunes chercheurs en études médiévales de toutes disciplines, et disposant d’un niveau de maîtrise de la langue française suffisant pour suivre conférences et visites, et participer pleinement aux échanges.

Les conférences sont également accessibles, sous réserve de place, à des auditeurs libres.

⇒ Voir le programme version papier et l’affiche

Admission sur dossier, date limite de candidature : 21 mars 2025

Consulter les conditions d’admissions et tarifs

Le Formulaire de candidature doit être renvoyé à l’adresse mail : sem.cescm@univ-poitiers.fr

Auditeurs libres : Bulletin d’inscription

Lundi 16 juin

9h30 – Accueil, présentation du programme, visites (CESCM, photothèque, Bibliographie de civilisation médiévale, Cahiers de Civilisation médiévale, bibliothèques) 

14h – Visite : Poitiers médiéval (Cathédrale, Baptistère, Palais des comtes et ducs d’Aquitaine) par Claude Andrault-Schmitt (Prof. émérite à l’Université de Poitiers)

16h – Conférence inaugurale : François-Xavier Fauvelle (Prof. au Collège de France, Directeur du Centre de Recherche Français à Jérusalem) : « Jérusalem en un miroir : le Saint-Sépulcre et ses copies, de l’Éthiopie à l’Italie »

18h – Cocktail d’ouverture

Mardi 17 juin

9h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique animé par Anne-Sophie Traineau-Durozoy (Conservatrice à la bibliothèque universitaire de Poitiers, responsable du fonds ancien et du pôle Moyen Âge)

10h – Conférence à venir

14h – Conférence de Freimut Löser (Prof. à l’Université d’Augsbourg) : « ‘God’s own word for all of us!’ Medieval Vernacular Bibles in German Speaking Countries »

16h30 – Workshop – « Transcribathon : écrire comme au Moyen Âge » animé par Vladimir Agrigoroaei (Chargé de recherche au CNRS/CESCM) et Ileana Sasu (MCF à l’Université de Tours)

Mercredi 18 juin

8h30 – Conférence de Francisco Prado-Vilar (Distinguished Researcher à l’Université de Compostelle) : « Corpus organicum: Technologies of the Self and the Re-creation of the World in the Art and Architecture of the Year 1200 »

11h – Conférence de François Bougard (Directeur de recherche CNRS, Directeur de l’IRHT) : « Les manuscrits juridiques du haut Moyen Âge et leurs images, entre tradition et innovation »

14h30 – Carte blanche à l’association JANUA

17h – Présentation de manuscrits médiévaux conservés à la Médiathèque François-Mitterrand par Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM)

Jeudi 19 juin

9h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique (Anne-Sophie Traineau-Durozoy)

10h – Conférence de Teresa D’Urso (Prof. à l’Université della Campania Luigi Vanvitelli) : « Matérialité et symbole dans les manuscrits en parchemin de couleur, de l’Antiquité tardive à la Renaissance »

14h – Conférence d’Elisabeth Lorans (Prof. émérite à l’Université de Tours) : « Marmoutier, formation et sanctuarisation d’un enclos monastique ligérien du haut Moyen Âge au XIIIe siècle »

19h – Soirée internationale

Vendredi 20 juin

Journée organisée en partenariat avec et aux Archives départementales de la Vienne

10h – Conférence de Richard Trachsler (Prof. à l’Université de Zürich) : «L’Armorial Arthurien. Genèse, diffusion et utilité d’un répertoire d’héraldique imaginaire »

14h30 – Visite des Archives Départementales de la Vienne par Pierre Carouge (Directeur adjoint des AD)

16h – Conférence de Yann Potin (Conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales – Direction des fonds) : « ‘Faire archives’ au Moyen Âge ? Logiques de transmission et lieux de conservation des écrits légitimes et probatoires sur la longue durée médiévale »

18h – Documentaire sonore « L’antichambre du concert », réalisé et présenté par Christelle Chaillou (Chargée de recherche CNRS/CESCM) et Anne-Zoé Rillon-Marne (MCF à l’Université Catholique de l’Ouest)

19h – Concert de l’ensemble La Quintina

Samedi 21 juin

Excursion. « Angers médiévale : le château, la tapisserie de l’Apocalypse, la cathédrale et la collégiale Saint-Aubin »

Visites animées par Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM), Cécile Voyer (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM), Emmanuel Litoux (Responsable du Pôle Archéologie, Conservation départementale du Patrimoine de Maine-et-Loire), Pascale Brudy (Docteure en histoire de l’art médiéval)

Lundi 23 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h – Conférence d’Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM) : « La deuxième vie de Suger »

14h – Conférence de Monica Brinzei (Directrice de recherche CNRS, Directrice adjointe de l’IRHT) : « Les différentes vagues épidémiques de la peste noire et l’impact sur l’organisation de l’université médiévale »

16h30 – Visite de l’église Saint-Hilaire-le-Grand par Éric Sparhubert (MCF à l’Université de Limoges)

Mardi 24 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h – Conférence de Maud Pérez-Simon (MCF à l’Université Sorbonne Nouvelle) : « Les plafonds peints, la source encore méconnue d’images inédites »

14h – Conférence d’Isabelle Fabre (Prof. à l’Université de Paris Ouest-Nanterre) : « Éditer un recueil de poèmes chantés du XVe s. Méthodologie et enjeux critiques. L’exemple du manuscrit de Chypre (Turin, BNU J.II.9) »

16h30 – Workshop – « Taille de pierre » animé par Thierry Grégor (Tailleur de pierre et Docteur en histoire et archéologie médiévale) et Estelle Ingrand-Varenne (Chargée de recherche au CNRS/CESCM)

Mercredi 25 juin

Excursion. « Naviguer comme au temps des Mérovingiens (la barque de Tonnay-Charente) et exploiter le sel de Broue, or blanc du Moyen Âge (château de Broue) » (Charente-Maritime)

Visites animées par Éric Normand et Patrick Bouvart (Ingénieurs d’Études du Service Régional de l’Archéologie, DRAC Nouvelle-Aquitaine)

Jeudi 26 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h – Conférence de Jean-Pierre Devroey (Prof. émérite à l’Université Libre de Bruxelles) : « Paroles paysannes et discours des élites dans le récit médiéval : l’exemple d’une citation des Gesta Suggerii abbatis, chap. 14 »

14h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique (Anne-Sophie Traineau-Durozoy)

16h – Conférence de clôture : Jean-Yves Tilliette (Prof. honoraire à l’Université de Genève, membre de l’AIBL) : « Pèlerinage guerrier et voyage mystique : le sens et la composition du De laude novae militiae de Bernard de Clairvaux »

Cocktail de clôture

Informations complémentaires

Responsables :

Estelle Ingrand-Varenne (CNRS–CESCM)

Émilie Kurdziel (Université de Poitiers–CESCM)

Comité de sélection des candidatures :

Estelle Ingrand-Varenne (CNRS–CESCM)

Émilie Kurdziel (Université de Poitiers–CESCM)

Cécile Voyer (Université de Poitiers–CESCM)


Renseignements

Tél. 00 33 (0)5 49 45 45 57 / sem.cescm@univ-poitiers.fr

http://cescm.labo.univ-poitiers.fr

Source : CESCM

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Offre d’emploi –  PhD position in Medieval History and Digital Humanities (Ghent University)

The Faculty of Arts and Philosophy at Ghent University (link) is seeking a highly motivated PhD candidate to contribute to the research project “Hagiographic Entanglements of the Long Tenth Century”. This unique opportunity involves a funded doctoral position (as a project collaborator) at UGent, under the supervision of professors Steven Vanderputten (profile page) and Julie M. Birkholz (profile page). Successful candidates will join a dynamic interdisciplinary team dedicated to advancing the understanding of community building in the high medieval West, by applying an unprecedented methodology that combines traditional historical approaches and state-of-the-art ones in network analysis.

PROJECT ABSTRACT

This project offers a re-interpretation of hagiography as an instrument for translocal community-building and networking in the Long Tenth Century (c. 880–1030). In the traditional view, the genre’s dominance in this period evidenced a drastic decline in the reach and scope of institutional, social, and cultural networks.

But this perception is hard to reconcile with emerging evidence that (a) hagiographical production was deeply entangled at an intertextual level, (b) the texts contain numerous references to connections between religious communities, and (c) authors went to great lengths to ground these connections in a legitimizing past. These things strongly suggest that hagiographies were designed to foster imagined communities of religious groups and help establish resilient networks for the exchange of human and cultural capital. However, this hypothesis has yet to be systematically verified. Through an innovative methodology that combines state-of-the art approaches to Historical Network Analysis with traditional ones for textual study, the researchers will conduct the first integrated and large-scale investigation of all three indicators of hagiography’s entangled nature. By doing so, this project will debunk former views of this era as one in which the local was the dominant paradigm of social and cultural production.

Furthermore, it will significantly move the methodological goalposts of research into translocal community building, networking, and written culture.

ENVIRONMENT

The selected candidate will join the Department of History at Ghent University (link), which has a strong international reputation for excellence in innovative and multi- and transdisciplinary research. The current project is a joint venture of two supervisors working respectively at the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies (link) and the Ghent Center for Digital Humanities (link). Medieval studies at UGent encompasses diverse approaches and fields, including a vibrant tradition for the study of religious life and thought in the early and high medieval West. GhentCDH is a Core Facility that supports scholars utilizing geospatial analysis, collaborative databases, and digital text analysis.

QUALIFICATIONS

– Master’s degree in Medieval History or in a related field, obtained before 15 September 2025.

– A background in the study of narrative texts and in that of religious life in the Early or High Middle Ages, while not required, is considered an asset.

– Experience in working with primary sources written in Latin.

– Experience in working with and/or willingness to learn to work with secondary literature in English, French, and German.

– Strong interest and willingness to be trained in Digital Humanities-driven network analysis of medieval primary sources.

– Good to excellent English communication skills. Candidates from any language background are welcome to apply.

– Applicants should be able to work in team as well as independently and have a critical and creative mindset.

WHAT WE CAN OFFER YOU

– We offer a full-time position as a doctoral fellow, consisting of an initial period of 12 months, which after a positive evaluation will be extended to a total maximum of 48 months.

– The starting date of the position is flexible between March 1 and December 31, 2025 at the latest. andidates who are not yet holder of a Master’s degree but are due to obtain it before 15 September, 2025 are welcome to apply.

– The monthly grant is free of personal income tax. The exact amount is determined by the Department of Personnel and Organization based on family status and seniority. Click here for more information about our salary scales. Precalculated into the project budget are a range of expenses for research purposes.

– All Ghent University staff members enjoy a number of benefits, such as 36 days of holiday leave (on an annual basis for a full-time job) supplemented by annual fixed closing days, bicycle allowance and ecovouchers. Click here for a complete overview of all the staff benefits. Click here for a complete overview of all the staff benefits.

– Vanderputten and Birkholz are strongly committed to providing high quality supervision to the candidate, as well as professional training and support on DH-driven analysis by members of the Ghent Center for Digital Humanities. A Doctoral Guidance Committee consisting of at least three members will provide additional feedback and support. In addition, UGent’s Doctoral School in Arts and Law offers a wide range of free training and education opportunities.

– The Department of History at Ghent University actively fosters a safe working environment for all its staff and offers substantial support to its junior researchers. Regular seminars, discussion groups, and a friendly atmosphere contribute to the quality of work and the well-being of all staff.

HOW TO APPLY

Applications including a full CV (including a transcript of university study results), motivation letter (detailing why you are a good fit), and the contact information for two references should be sent electronically to Prof. Steven Vanderputten (steven.vanderputten@ugent.be).

The evaluation of the applicants starts on February 1, 2025 and continues until the position is filled.

Preselected candidates will be invited for an (online) interview. The starting date will be determined in agreement with the selected candidate.

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Publication – « Parole, paroles. Le genre des pratiques langagières », éd. Capucine Boidin, Ulrike Krampl, Chloé Tardivel (Clio. Femmes, Genre, Histoire 2024/2 n° 60)

Accès : ici

Comment retrouver les accents propres de l’oralité, qu’elle soit rituelle ou spontanée, au sein de l’écriture, codifiée et codifiante, des sociétés anciennes ? Peut-on y déceler un « je » féminin et plus généralement subalterne dans des écrits souvent masculins ? Pourquoi certaines formes verbales comme le sermon, le discours politique ou la conférence académique imposent-elles un corps proférant masculin ? Les sociétés placent-elles toutes la parole rationnelle et publique du côté masculin et la parole affective et intime du côté féminin ? Depuis quand parle-t-on de langue maternelle et pourquoi ? Des historien.es, des anthropologues, des sociolinguistes et des psychologues se sont réunies dans ce numéro pour comprendre comment les hommes et les femmes, d’hier à aujourd’hui, interrogent et composent avec les normes genrées des pratiques langagières, depuis l’Égypte ancienne jusqu’au Pérou contemporain, en passant par le Moyen Âge occidental, le Paraguay au temps des missions et l’Europe du XXe siècle.

Table des matières :

Éditorial – Capucine Boidin, Ulrike Krampl, Chloé Tardivel

Dossier

Arthur LESAGE – Interpréter le genre du Je dans un corpus de « lettres de femmes » (Égypte, c. 2400-1000 av. n. è.)

Philippe AKAR – « On lui donnait le nom d’Androgyne ». La parole publique des matrones à la fin de la République romaine

Chloé BONNET – Avoir le dernier mot. Écritures testamentaires des femmes juives dans les territoires de la Couronne d’Aragon, 1300-1350

Mathias VALVERDE – Prises de parole et masculinités dans les académies savantes (Dijon, XVIIIe siècle)

Camille JACCARD – Performance de genre d’une spirite glossolale.Relecture d’un chapitre de psychologie (Genève, 1900)

Camille RIVERTI – Dire le mariage forcé. Ethnographie des pratiques langagières dans les Andes péruviennes

Regard Complémentaire

Milène LE GOFF – « J’aime les femmes. Et vous ? ». Se dire lesbienne au Tribunal international des crimes contre les femmes (Bruxelles, 1976)

Actualités de la recherche

Chloé TARDIVEL – Le genre de la langue vulgaire au Bas Moyen Âge. Note de recherche

Ulrike KRAMPL – Caqueter ou converser ? La parole des femmes à l’époque moderne, un bilan historiographique

Document

Mickaël ORANTIN & Marie VESCO – « Ton visage révèle la méchanceté de toncoeur ». Insultes en guarani entre Indiennes (Missions jésuites du Paraguay, XVIIIe siècle)

Témoignage

Marlène ALBERT LLORCA – Le genre de la mémoire de guerre. Dits et récits de mes parents sur la IIe République espagnole et l’exil républicain

Varia

Christophe BETENFELD – Retour sur la loi Marthe Richard ou la personnification d’un combat

Lucie LE TIEC – Les femmes arbitres de football en France (1900-2023), d’éternelles pionnières ?

Clio a lu
Comptes rendus divers
Clio a reçu

Source : Cairn

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Exposition – Visibilité et invisibilisation des minoritaires dans l’espace public à la fin du Moyen Âge

19 décembre 2024 – 9 mars 2025
CASA DE VELÁZQUEZ – SALLE PIERRE PARIS


Du lundi au dimanche, de 10h00 à 20h00
Sauf fermeture de fin d’année ou modifications exceptionnelles 
Consultez la page web avant votre visite

Projet soutenu par l’ANR et initié en 2021, VISMIN s’est proposé durant trois ans d’approcher la question de la visibilité ou de l’« invisibilisation » du fait minoritaire dans l’espace public à la fin du Moyen Âge, en examinant l’évolution de la place de la minorité juive dans quelques villes de la Couronne d’Aragon. Après son colloque conclusif en juin dernier, VISMIN vient partager avec le public au travers d’une exposition documentaire, les résultats de ce travail aussi dense que passionnant.

Partant du constat que, durant les trois derniers siècles du Moyen Âge, les pouvoirs en Occident balancent entre deux attitudes contradictoires : gommer les différences dans une logique intégratrice correspondant à l’idéal de la Societas Christiana, et distinguer les minoritaires afin de circonvenir la menace qu’ils représentent à leurs yeux, le projet s’est fixé comme objectif d’analyser les enjeux et les effets de cette tension entre visibilité et « invisibilisation » dans l’espace urbain.

Interdisciplinaire, VISMIN emprunte à la paléographie, à la cartographie, à l’archéologie et à l’anthropologie, et mobilise les ressources de la géomatique.

Plus d’informations : https://vismin.huma-num.fr/
Vidéo de présentation : https://www.canal-u.tv/chaines/ehess/projet-vismin

Soutenu par l’ANR – Agence Nationale pour la Recherche, le projet VISMIN a également bénéficié de l’appui de la Casa de Velázquez, l’Université du Littoral Côte d’Opale, l’Université de Perpignan Via Domitia et l’EHESS-plateforme géomatique.

Source : Casa de Velázquez

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Appel à contribution – Food Studies – Quo vadis? Interdisciplinary potentials for the research of the food history of the Middle Ages

Internationales Begegnungszentrum (IBZ), Universität Erfurt
13.11.2025 – 14.11.2025

Research projects on nutrition are often labelled as food studies. These are generally understood as an analysis of food and its interrelationships between science and society in the past, present, and future. According to the free encyclopaedia Wikipedia, food studies involve a variety of disciplines such as agricultural science, nutritional science, ethnology/cultural anthropology, gastronomy, history, philosophy, sociology, and literature. The research focus of food studies is therefore the relationship between nutrition and food as well as human experience (Miller/Deutsch 2009). However, more detailed definitions are rare. The Routledge International Handbook of Food Studies (Albala 2013), for instance, even avoids a definition altogether. Methodologically, it has been suggested that food studies should be understood as food audit in which a dietary analysis is used to visualize the entanglement of production and the meaning attributed to it in society by examining agro-food systems and applying the actor-network theory (Murcott/Belasco/Jackson 2013). Agro-food studies set similar emphases with its focus on food regimes, which involve the interplay of supply chains and their control by multiple actors (Ermann et al. 2017). Climate adaptation programmes such as the “From Farm to Fork” strategy formulated by the European Union take approaches of this kind into account in order to implement a sustainable food system.

These approaches are strongly shaped by the present and easily run into limitations when analysing pre-modern, particularly medieval, subjects. These limitations can, for example, consist of the source-based tradition, the social and power-political structures of the time, or economic factors. The national terms used to describe the history of food show how differently it is characterized from a historical perspective: food history, Ernährungsgeschichte, storia dell’alimentazione, or histoire de la gastronomie. They also highlight different focal points of historical research. So, what are food studies of the Middle Ages or perhaps pre-modern times?

In medieval studies, the history of food is not regarded as an independent sub-discipline, but rather understood as part of everyday and environmental history (with close links to social and economic history) (Goetz 2014; Hartmann 2017). Historiography, and especially German medieval studies, have made a name for themselves in the study of medieval food culture by working out the networks of the transfer of dietary and culinary knowledge and analysing the culinary culture of the era itself. Of course, the importance of religion for medieval culinary culture and European identity has also been recognized. Interdisciplinary attempts to combine archaeological and archaeobotanical findings with historical studies have helped to clarify the picture of the medieval diet. Today, digital source corpora such as CoReMA allow the computer-aided analysis of German-language cooking recipes from the Middle Ages.

It is time to bring together the various approaches and disciplines and to discuss what characterizes food studies in medieval studies. The conference will therefore consider examples and approaches that address current research projects and their methods as well as theoretical and methodological ideas for framing a pre-modern food history and thus sharpen the concept of food studies. The following topics shall be discussed:
– What is specific about the history of nutrition/food studies in the Middle Ages or is it only to be understood in the context of the pre-modern era?
– Are there possibilities for periodization according to alimentary criteria?
– Which areas of food studies can be researched from a medievalist perspective and which cannot?
– How can new perspectives lead to more insights regarding the history of food by bringing together different disciplines?
– Where are desiderata and links for more interdisciplinary approaches?
– And: Food Studies – quo vadis? What do new approaches look like, which theories and combinations of methods promise new perspectives in medieval research?

Due to the alimentary nature of the subject, an interdisciplinary orientation is intended. The conference is aimed at early career researchers as well as established scholars. Contributions from the fields of agricultural history, archaeology/archaeobotany, gender history, geography, history, cultural anthropology, literary studies, medical history, religious studies/theology, sociology, or linguistics are very welcome.

We invite interested participants to submit proposals with a short abstract of 300 words. Proposals can be prepared in German or English. The presentations should not exceed 20 minutes and will be followed by a discussion. The conference languages will be German and English.

We intend to publish the conference papers. We will also attempt to cover travel cost and accommodation.

Abstracts should be sent to Dr Stephan Ebert by 2 March 2025.

Kontakt

ebert@pg.tu-darmstadt.de

Source : H-Soz-Kult

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Publication – « Les obituaires de la chartreuse de Glandier », éd. Jean-Loup Lemaître

La chartreuse de Glandier, fondée en 1219, est une des deux seules chartreuses du diocèse de Limoges. Les archives de la chartreuse ont beaucoup souffert à la suite de la Révolution, si bien que le chartrier n’est connu, pour l’essentiel, qu’à travers les analyses et extraits pris, au XVIIe siècle, par dom Cl. Estiennot et le P. J.-B. Pradilhon, feuillant, puis, au XVIIIe siècle, par l’abbé J. Nadaud. C’est grâce à ces érudits que nous avons une trace du nécrologe et d’un livre des bienfaiteurs médiéval. En 1683, un frère de la maison entreprend la rédaction d’un Calendarium, un obituaire en deux parties, la première consacrée aux religieux dont la communauté faisait mémoire, et la seconde aux bienfaiteurs séculiers, cet obituaire étant précédé d’une histoire de la chartreuse, malheureusement incomplète. Ce Calendarium est aujourd’hui conservé dans les archives du monastère de la Grande Chartreuse. A la différence du nécrologe, qui témoigne des fondations faites spécifiquement à la chartreuse limousine, il renferme nombre de religieux et de bienfaiteurs dont la mémoire était célébrée dans l’ensemble de l’ordre, mais dont les noms étaient parvenus à Glandier ou y avaient été retenus, témoin de la pratique mémorielle des chartreux.

Informations pratiques :

Les obituaires de la chartreuse de Glandier, éd. Jean-Loup Lemaître, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2023 ; 1 vol., XII–252 p. (Recueil des historiens de la France, Obituaires, Nouvelle série, 30). ISBN : 978-2-87754-705-5. Prix : € 40,00.

Source: Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

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Publication – Seán Ó Hoireabhárd, « The Medieval Irish Kings and the English Invasion »

When Henry II accepted the Leinster king Diarmait Mac Murchada as his liegeman in 1166, he forged a bond between the English crown and Ireland that has never been undone. Ireland was to be changed forever as a result of the momentous events that followed – so much so that it is normal for professional historians to specialise in either the pre- or post-invasion period. Here, for the first time, is an account of the impact of the English invasion on the Irish kingdoms in the context of their strategies across the whole twelfth century.

Ireland’s leading men battled for spheres of influence, for recognition of their hegemonies and, ultimately, for the coveted title of ‘king of Ireland’. But what did it mean to be the king of Ireland when no one dynasty had secured their hold on it? This book takes a close look at each pretender, asking what it meant to them – and whether the political dynamics surrounding the role had an impact on the course of the invasion itself.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Seán Ó Hoireabhárd, The Medieval Irish Kings and the English Invasion, Liverpool, Liverpool University Press, 2024 ; 1 vol., 464 p. ISBN : 978-1-83553-844-9. Prix : GBP 125,00.

Source : Liverpool University Press

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