Colloque – Les appropriations de l’eau de l’Antiquité à nos jours

À l’ère du changement climatique, la question de l’eau et de ses appropriations se pose avec une acuité inédite : dans certaines régions, elle a tendance à se raréfier, causant des problèmes d’approvisionnement et des conflits d’usage. À cela s’ajoute un autre problème : celui de la pollution, aussi bien des cours d’eau douce que des mers et des océans.

Des difficultés similaires se sont posées dans les sociétés passées : les sécheresses comme la pollution ont une histoire, qu’il s’agira d’explorer dans toutes les périodes historiques et dans tous les contextes géographiques. La notion d’appropriation sera centrale dans l’analyse et permettra d’appréhender cette problématique générale : comment les sociétés humaines ont-elles cherché à maîtriser une ressource vitale, dans des contextes où s’impose l’adaption aux inconstances de l’environnement ?

9h00 Accueil
9h30 Ouverture
Charles MÉRIAUX (IRHiS, ULille), Samy BOUNOUA (IRHiS, ULille)
Introduction – Hugo VIDON (LaMOP, UParis 1 Panthéon-Sorbonne)

10h00 – CONFLITS D’USAGES, CONFLITS D’ACTEURS
Modération – Hélène KOWALSKI (IRHiS, ULille)

Pierre MARCELLOT (CeTHiS, UTours), L’appropriation de la Loire à Tours à la fin du Moyen Âge : le conflit comme vecteur de la structuration de l’espace fluvial
Nino LIMA (CHCSC, UParis-Saclay/USorbonne Nouvelle/UComplutense, Madrid), Posséder l’eau : l’approvisonnement de Madrid pris entre ancienne noblesse et administration moderne (1850-1880)
Discussion


Pause


11h20 – L’ADMINISTRATION DES EAUX PUBLIQUES À L’ÉPOQUE MODERNE
Gilles NARCY (IHMC, UParis 1 Panthéon-Sorbonne), La domanialisation comme marchandisation : la mise en disponibilité des eaux dans la République de Venise (1550-1750)
Constance de FONT-RÉAULX (UToronto) en visio, Abreuver la ville en « eaux bonnes à boire » : gouvernance, appropriation, et municipalisation de l’approvisionnement en eau à Paris, v. 1670-1730
Discussion


12h30 Déjeuner

14h00 – LES EAUX DE L’INDUSTRIE, ENTRE APPROPRIATIONS ET POLLUTIONS

Modération Samy BOUNOUA (IRHiS, ULille)

Yaël GAGNEPAIN (IRHiS, ULille),  S’approprier sans privatiser, hydrographie, bourgeoisie industrielle et administrations publiques au XIXe siècle
Cyrian PITTELOUD (CECILLE, ULille), Conflits d’usage et acclimatation aux pollutions dans le Japon des années 1910-1920, le cas de la rivière Arata
Alexis JAOUL (GEODE, UToulouse Jean-Jaurès), Entre débordement et slow violence, la pollution par l’arsenic d’une rivière méditerranéenne, l’Orbiel
Discussion

Pause

15h40 – L’EAU, VECTEUR D’IMPÉRIALISME AU PROCHE-ORIENT
Émile PASQUIER (CHSP/CEDEJ, Sciencs Po, Paris), Du Nil au canal de Suez : Le canal d’Ismaïlia et ses villes, maîtriser l’eau douce pour exploiter l’eau salée
Ondine TOUJA (ENSA, UGrenoble-Alpes), L’affirmation d’une gestion de l’eau locale héritée à Naplouse (Territoires Palestiniens), de l’Antiquité à nos jours
Elisabeth DAVIN-MORTIER (LHST, EPFL), Le Mandat britannique en Palestine (1922-1948) : la genèse de la mise sous tension des ressources en eau et les premières réponses juridiques, politiques et techniques
Discussion


17h00 Conclusion
Hélène KOWALSKI (IRHiS, ULille)

Informations pratiques :

SALLE DE SÉMINAIRE DE L’IRHiS
UNIVERSITÉ DE LILLE • CAMPUS DU PONT-DE-BOIS • VILLENEUVE D’ASCQ

Comité d’organisation
Samy Bounoua, doctorant IRHiS, ULille — samy.bounoua@univ-lille.fr
Hélène Kowalski, doctorante IRHiS, ULille — helene.kowalski@univ-lille.fr
Hugo Vidon, doctorant, LaMOP, UParis 1 Panthéon-Sorbonne — Hugo.Vidon@univ-paris1.fr


Comité scientifique
Cécile Allinne, Centre Michel de Boüard CRAHAM, UCaen
Laetitia Deudon, LARSH, UPHF
Fabien Locher, GRHEN, CNRS
Alice Ingold, GRHEN, EHESS

Administration : Martine Duhamel, IRHiS, Tél. 03 20 41 73 45 — martine.duhamel@univ-lille.fr

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Publication – W. Mark Ormrod, « Winner and Waster and its Contexts. Chivalry, Law and Economics in Fourteenth-Century England »

The late fourteenth-century English poem Winner and Waster narrates a debate between the forces of avarice (Winner) and generosity (Waster); it ranges widely over a number of major issues in the political life of England during Edward III’s reign.

This book sets out to re-date the poem from the 1350s to the 1360s, and in so doing to question whether its principal message really revolves (as so much earlier scholarship has insisted) around the state of public order and the costs of warfare in the 1350s. Instead, it proposes that the poem echoes debates about Edward III’s ability to maintain concord between the members of his household, to manage the extravagance in clothing that prompted the sumptuary laws of 1363, and to run his peace-time finances of the 1360s in such a way as to guarantee the solvency of the crown.

The late W. MARK ORMROD was Professor Emeritus of History at the University of York; he published extensively on later medieval history.

Table des matières :

Acknowledgements
Note on Editions
List of Abbreviations
Introduction Winner and Waster: A Poem on the Times
Chivalry and Internationalism: The Garter Feast of 1358 and English Diplomacy during the 1350s and 1360s
Treason, Public Order and Dispute Settlement: the Statute of Treasons of 1352 and Royal Arbitration
Landed Society, Conspicuous Consumption and the Political Economy: The Sumptuary Laws of 1363
The Private and the Public Spheres: The Royal Household and State Finance under Edward III
Satire, Complaint and Authorship: Winner and Waster and the Alliterative Revival of the Fourteenth Century
Winner and Waster: Timeliness and Timelessness
Appendix 1: Timeline, 1337-1370
Appendix 2: A Modern English Version of Winner and Waster
Bibliography
Index

Informations pratiques :

W. Mark Ormrod, Winner and Waster and its Contexts. Chivalry, Law and Economics in Fourteenth-Century England, Woodbridge, D.S. Brewer, 2024 ; 1 vol., 202 p. ISBN : 978-1-84384-709-0. Prix : GBP 16,99.

Source : Boydell and Brewer

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Publication – René Souriac, « 1213. La bataille de Muret, jeudi noir pour le comte Raimond VI »

En cette journée mémorable du 12 septembre 1213, Simon de Montfort, le chef de l’armée de la « croisade contre les albigeois », triomphe à Muret des comtes de Toulouse, de Foix et de Comminges, et leur soutien, le roi d’Aragon, Pierre II, est tué dans la bataille. Deux ans après, Simon de Montfort se fait reconnaître comte de Comminges par le roi Philippe Auguste, mais, en 1218, il succombe sous les murs de Toulouse. Les vaincus, qui n’avaient pas abandonné le combat, réussissent à remettre la main sur les territoires perdus. En 1229, Raimond VII, fils du comte de Toulouse, Raimond VI, vaincu à Muret, parvient à récupérer les domaines de ses ancêtres par les traités de Meaux-Paris. Le roi Louis IX et sa mère, Blanche de Castille, rétablissent son autorité sur Toulouse et les anciens domaines de sa famille.

René Souriac est professeur d’université honoraire en histoire moderne et ancien président de la Société des études de Comminges.

Informations pratiques :

René Souriac, 1213. La bataille de Muret, jeudi noir pour le comte Raimond VI, Portet-sur-Garonne, 2024 ; 1 vol., 48 p. (Cette année-là à Toulouse). ISBN : 978-2-494787-20-9. Prix : € 7,50.

Source : Éditions Midi-Pyrénéennes

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Colloque – Énigmes, canons, allégories dans la musique ancienne

13-14 juin 2024, Sorbonne Université,
Amphi Gouhier, centre Clignancourt (2 rue Francis de Croisset, 75018 Paris)

Jeudi 13 juin 2024

9h30 | Accueil et introduction

Présentation de l’Association Musique Ancienne en Sorbonne et du prix Philippe Lescat

10h – 11h30 | « Approches théoriques du canon » – Présidente : Théodora Psychoyou

  • Davitt Moroney (University of California, Berkeley), Les canons « per tonos »
  • Renée Barbre (Yale University), One Man’s Wit is Another Man’s Folly: Finck, Zarlino, and the Aisthesis of Musical Enigmas
  • James Renwick (McGill University), Crab Canons and Species Counterpoint: A Comparison of Retrograde Canons Generated by Third Species Rules

11h30 – 12h | Concert du Master d’Interprétation des Musiques Anciennes (MIMA)

12h – 14h – Déjeuner

14h – 15h30 | « Arts visuels, histoire culturelle » – Président : Frédéric Billiet

  • Guillaume Bunel (IReMus – Sorbonne Université), Une préhistoire de « l’œuvre ouverte » ? Typologie des œuvres à lectures multiples aux xve et xvie siècles
  • Michael Dodds (University of North Carolina School of the Arts), The Canon in Pieter van Laer’s Self-Portrait with Magic Scene (présentation en visioconférence)
  • Giorgio Peloso Zantaforni (Università degli Studi di Padova), « Quaerite et invenietis »: Riddles Noted and Musical Hermeticism in the Stammbücher between the 15th and 16th Centuries

15h30 – 16h | Pause

16h – 17h | « Bach et ses contemporains » – Présidente : Raphaëlle Legrand

  • François Vijay Ratiney (Université Bordeaux Montaigne), Les canons de L’Offrande Musicale de J.-S. Bach : énigmes musicales et jeux de l’esprit
  • Joel Speerstra (Göteborgs universitet), Johann Kuhnau: a Maker of Musical Emblems

17h – 18h : Atelier « Résolution de canons énigmatiques » – Animation : Guillaume Bunel

Vendredi 14 juin 2024

9h – Accueil et petit déjeuner

9h30 – 11h00 | « Intertextualités » – Président.e : Clément Stagnol

  • Bertrand Porot (CERHIC – Université de Reims Champagne Ardenne), Le vaudeville au xviiie siècle : entre sens caché et sens signalétique
  • Alexandra Siso (University of Colorado Boulder), Voices of Purgatory: Catholic Theatre and Elizabethan Sacred Judgement in the Office of the Dead
  • Marta Salvatori (Pontificio Istituto Ambrosiano di Musica Sacra), Sonorous Symbols: New Perspectives on the Musical Allegory in Dante’s Divine Comedy

11h30 – 12h30 | Concert : « Canons et énigmes dans la musique instrumentale du xviie siècle », Ensemble Uranometria         
Aleksandra Brzóskowska & Félix Verry, violons baroques et direction artistique, Lucas Alvarado, viole de gambe, Geronimo Faïs, clavecin

12h30 – 14h | Déjeuner

14h – 15h30 | « Canons et énigmes : études de cas » – Présidente : Isabelle Ragnard

  • Pamela Zuker (IReMus – Sorbonne Université), Les Chansonnettes mesurées à l’antique de Jean-Antoine de Baïf mises en musique par Jacques Mauduit, un recueil construit comme une échelle ficinienne ?
  • Vincent Chomienne (Haute école de musique de Genève), Le jeu avant le jeu. À l’origine des énigmes musicales de la Renaissance
  • Johan Guiton (IReMus – Sorbonne Université), O gloriosa – une messe bolonaise fragmentaire et son canon singulier

15h30 – 16h | Pause

16h – 17h30 | « Ouverture » – Présidente : Alice Tacaille

  • Fabrice Guédy (Atelier des Feuillantines), La modélisation formelle et mathématique des énigmes musicales dans la musique ancienne comme outil de création
  • David Christoffel (CERILAC), Le nombre d’or, entre écueil et levier pour la médiation musicale
  • Marina Rossi (Università di Trento), Portraying the Unheard. Canon in György Ligeti’s Early Choral Music (présentation en visioconférence)
  •  
  • 17h30 – 18h | Conclusion du colloque
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Appel à contribution – La violence à la cour de France (Moyen Âge-XIXe siècle)

Ce colloque interdisciplinaire et international a pour objectif l’étude des expressions de la violence à la cour de France, du Moyen Âge au XIXe siècle.

En croisant les disciplines telles que l’histoire politique, la sociologie, l’histoire des émotions, l’histoire de la justice, les lettres et l’histoire de l’art, ce colloque explore une pratique qui semble indissociable de la société curiale. En effet, Claude Gauvard avait souligné le rôle particulier de l’entourage des grands dans la pratique de la violence [1]. Alors que dans les milieux ruraux et urbains, les normes sociales tendent à limiter et à réguler la violence, les entourages aristocratiques et les cours sont le théâtre d’actes violents fréquents et désordonnés. Principalement perpétrés par des hommes et motivés par la préservation de l’honneur, ces actes parfois meurtriers demeurent souvent impunis, car « l’honneur prime sur la vie humaine ». Dans son étude, Michel Nassiet montre également que la violence est d’origine sociale et consiste souvent à défendre l’honneur qui est alors perçu comme un capital collectif [2]. Dans le cadre de la cour, cet honneur est rendu visible entre autres par le cérémonial et l’étiquette, ce qui peut exacerber la nécessité de le défendre. De plus, la cour est le lieu de structuration de liens interpersonnels qui passe par la formation de clans et de clientèles qui partagent le devoir de défendre l’honneur du groupe. Le statut social, l’existence de groupes et factions ainsi que l’organisation même de la cour encourageraient ainsi l’usage de la violence.

En l’absence d’une évolution linéaire, les périodes de guerres civiles introduisent une notion de temporalité en amplifiant la violence qui règne dans l’entourage royal. En analysant les mentalités et la société de la cour d’Henri III, Jacqueline Boucher avait relevé une « attirance de l’horrible et du macabre », précisant que les guerres de Religion familiarisèrent les Français de la fin du XVIe siècle avec le drame et la violence [3]. Cette dernière s’amplifie dans le quotidien de la cour et s’exprime même lors d’entrées et de festivités [4]. Une forme de brutalisation des sociétés décrites par George L. Mosse pour le XXe siècle serait ainsi déjà à l’œuvre au XVIe siècle ; des phénomènes similaires émergent pendant la guerre de Cent Ans et la Révolution [5].

Toutefois, si l’impact des guerres civiles sur l’expression de la violence à la cour semble évident, force est de constater que les entourages des grands sont traversés à toutes les époques par des actes de violence plus ou moins tolérés. Ce constat s’oppose au processus de civilisation décrit par Norbert Elias qui consisterait en une domestication progressive de la noblesse dans la sphère curiale [6]. Si les traités de civilités dressent le portrait de courtisans capables de contrôler et de dissimuler leurs émotions, la violence est bien une constante dans les sources relatives aux sociétés curiales. Régine Le Jan constate à la suite de Walter Pohl les faiblesses de la « tentation évolutionniste et eurocentriste » qui marque l’œuvre d’Elias : les sujets médiévaux ne dominaient pas moins leurs émotions que les Occidentaux du XXIe siècle, mais les exprimaient différemment, en suivant leurs propres codes [7]. Comprendre ces codes constitue un des objectifs du colloque.

Le colloque propose d’analyser les formes, les acteurs, les motivations, les effets et les discours relatifs à la violence dans le cadre spécifique de la société de cour, en questionnant la validité du concept de la cour en tant qu’espace de régulation des rapports sociaux, de tempérance et de contrôle progressif des émotions. Nous souhaitons étudier les actes de violence survenant à la cour, qu’ils soient dirigés contre des membres de l’entourage royal ou qu’ils soient perpétrés par ces derniers. Notre objectif est d’explorer les violences individuelles, commises ou commanditées par des individus. Cette approche nous amène à exclure du champ d’études les phénomènes de la violence organisée et collective, tels que la guerre, le tournoi et la chasse. Plusieurs axes pourront être explorés :

Axe 1 : Les manifestations de la violence

Les actes violents se présentent sous des formes diverses comme les bagarres et les rixes, les empoisonnements et les meurtres ainsi que les duels qui persistent malgré les mesures prises à leur encontre par la couronne. Spécifiques aux rapports entre hommes et femmes sont les violences sexuelles, les viols ainsi que les violences conjugales et meurtres d’épouse, des phénomènes qui ne sont pas absents de la cour.

Les acteurs des violences appartiennent à toutes les strates sociales de la cour. Le roi peut être la victime de ces violences, et il est parfois lui-même à l’origine d’actes violents lorsqu’il commande des assassinats, qu’il s’agisse de celui des Guise en 1588 ou de Concini en 1617.

Le colloque propose d’étudier des faits de violence en éclairant le lien entre les acteurs et leurs victimes ainsi que les mobiles et les choix opérés concernant la forme de la violence mise en œuvre. Des études de cas peuvent reposer sur les documents de l’administration royale (prévôté, lettres de rémission…), de la justice, des témoignages de courtisans et des œuvres littéraires ou picturales.

Axe 2 : La régulation de la violence

Si les manifestations de violence sont nombreuses à la cour, l’appareil monarchique tente pourtant de les contrôler grâce au développement d’institutions qui doivent garantir la sûreté de ses membres. Dans cette perspective, ce colloque encourage l’étude des acteurs et des institutions chargées de la sécurité à la cour.

Cette régulation prend une forme judiciaire avec le développement d’instances de règlement des conflits internes à la cour assurée notamment par le grand prévôt de France, mais également par la mise en place du tribunal du point d’honneur. De même, la multiplication des troupes chargées de la sécurité du roi et de la cour témoigne de ce souci de limiter les désordres dans les demeures royales. Les règlements royaux pourront également faire l’objet d’une étude approfondie afin de comprendre dans quelle mesure ils tentent, parfois en lien avec le cérémonial et l’étiquette, de réguler la violence à la cour. Il s’agira également d’appréhender le caractère sacré de la personne royale qui rend les manifestations de violence de moins en moins tolérables lorsqu’elles ont lieu dans le logis du roi ou en sa présence.

Axe 3 : Effets et représentations de la violence

La réaction suscitée par les actes de violence peut être explorée à la fois au niveau individuel et collectif, en étudiant les justifications avancées par les auteurs de ces actes et par les témoins qui les rapportent. Cette approche permettra d’interroger les sensibilités et la tolérance à l’égard des diverses formes de violence au sein de la cour, mais aussi de la société dans son ensemble. Les accusations et condamnations de la violence sont souvent instrumentalisées à des fins politiques, par exemple lorsqu’il s’agit de mettre en question le pouvoir exercé par les femmes. Les reines régentes ont ainsi été accusées d’utiliser et d’abuser de la violence afin de consolider leur position.

Qu’ils soient fondés sur des faits avérés ou sur des constructions imaginaires, les discours sur la violence mettent en lumière les clivages politiques et sociaux au sein de la société et participent à la critique de la cour. Ces discours et imaginaires de la violence influencent l’art et la littérature, qu’il s’agit des décors des demeures royales, des pamphlets, des gravures ou des œuvres littéraires.

Le colloque

Le colloque, organisé par le Centre Roland Mousnier et l’Institut de recherche sur les civilisations de l’occident moderne (Sorbonne Université) ainsi que l’association Cour de France.fr, aura lieu du 28 au 29 avril 2025 à Paris (Sorbonne, salle des Actes).

Les frais de voyage et de séjour des intervenants seront pris en charge. Les actes seront édités.

Modalités de soumission

Les propositions de communication, d’un maximum de 5000 caractères (espaces compris), si possible accompagnées d’une notice biographique ou d’un bref CV, sont à adresser à : violence.colloque2025@gmail.com

d’ici le 30 septembre 2024.

Comité d’organisation

  • Fanny Giraudier, LARHRA
  • Nicolas Le Roux, Sorbonne Université, IRCOM/Centre Roland Mousnier
  • Caroline zum Kolk, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Cour de France.fr

Conseil scientifique

  • Boris Bove, Université de Rouen, GRHis
  • Luisa Capodieci, Université Panthéon-Sorbonne
  • Pascale Mormiche, Cergy-Paris-Université
  • Vivien Richard, Musée du Louvre
  • Caroline Trotot, Université Gustave Eiffel

Source : Calenda

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Publication – Bernardino Pitocchelli, « Matthew Paris, i Plantageneti, la crociata. Studio ed edizione dell’Iter de Londinio in Terram Sanctam »

L’Iter de Londinio in Terram Sanctam di Matthew Paris è un’opera al confine tra cartografia e letteratura odeporica. Tramandata da quattro manoscritti autografi corredati da preziose miniature, l’Iter si configura come un itinerario di viaggio – da Londra alla Terra Santa – con didascalie in anglo-normanno a scandire le principali tappe del percorso. Il presente volume ne offre una nuova edizione, affiancata da uno studio introduttivo che intende mettere in luce le connessioni tra la produzione volgare di Matthew Paris e il contesto della corte plantageneta di Londra alla metà del XIII secolo, negli anni in cui Enrico III preparava la sua crociata per liberare la Terra Santa.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Bernardino Pitocchelli, Matthew Paris, i Plantageneti, la crociata. Studio ed edizione dell’Iter de Londinio in Terram Sanctam, Venise, Edizioni Ca’ Foscari, 2024 ; 1 vol., 242 p. (Filologie medievali e moderne, 29). ISBN : 978-88-6969-770-8. Prix : open access.

Source : Edizioni Ca’ Foscari

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Publication – « Royauté, écriture et théâtre au Moyen Âge Mélanges en l’honneur d’Elisabeth Lalou », éd. Marie Bouhaïk-Gironès, Alexis Grélois, Xavier Hélary

Spécialiste française de Philippe le Bel et du théâtre médiéval, Élisabeth Lalou a diversifié ses champs de recherches, au CNRS d’abord puis comme professeur à l’université de Rouen Normandie. La royauté capétienne à son apogée, le théâtre en ses débuts, les pratiques de l’écrit, celles des hommes et des femmes du Moyen Âge, autant de thèmes abordés par ses collègues, historiennes et historiens français et étrangers, et rassemblés en un livre hommage. Au fil des études, souvent fondées sur des documents inédits, sont dévoilées les destinées d’un évêque de Winchester et d’un maître des eaux et forêts, sont éclairées les œuvres de Joinville et de Marco Polo et publiés pour la première fois le testament d’un roi capétien, un mandement parodique basochien et un écrit de Claire d’Assise. De la Normandie à l’Orient, de Rouen à Venise et Tournai, c’est à ce voyage en compagnie d’Élisabeth Lalou que ce livre invite le lecteur.

Table des matières :

Avant-propos

Bibliographie d’Élisabeth Lalou

Normandie

Mathieu Arnoux, Richesse d’un dignitaire. L’inventaire des biens de Jean de Bulles, archidiacre du Grand Caux (1297)

Danny Lake-Giguère, Un administrateur forestier au début du XIVe siècle. Philippe le Convers, maître des eaux et forêts en Normandie sous Philippe le Bel

Philippe Lardin, La guerre maritime à Dieppe au début de la guerre de Cent Ans

Lise Levieux, Le rôle des archevêques et des rois dans l’implantation et le développement des Mendiants à Rouen (XIIIe-XIVe siècle)

Bruno Nardeux, Entre haras et résidence royale, le complexe manorial de la Feuillie-en-Lyons (fin XIIIe-début XIVe siècle)

Lydwine Scordia, La  » duchié de Normandie « , entre France et Angleterre dans la chronique du Rosier des guerres

Écritures

Anna Bellavitis, Navagero amoureux et femmes sans cervelle : témoins et testaments  » oraux  » à Venise au XVIe siècle

Jacques Berlioz, Richard Cœur de Lion, croquemitaine oriental. Deux passages de la Vie de Saint Louis de Jean de Joinville

Paul Bertrand, Autour de la diplomatique d’un légat pontifical en terre d’Empire : Hugues de Saint-Cher (1251-1253)

David Carpenter, The copies of Magna Carta 1216 in the Archives Nationales in Paris and their political context

Jacques Dalarun, Un écrit de Claire d’Assise

Royautés

Marc Bompaire, Les maîtres des monnaies du roi au temps des derniers Capétiens

Elizabeth A. R. Brown, Taxation of the Realm and Philip the Fair

Philippe Contamine, Du droit des apanages : à propos du don par Charles VII du duché de Touraine à Archibald, dit le Tyneman, quatrième comte de Douglas (1424)

Lindy Grant, Prophesies of the End of Time in the Psalter of Blanche of Castile

Marie Groult, Les statuts de l’ordre de l’Étoile : reconstitution à partir des copies des mémoriaux de la Chambre des comptes

Anne D. Hedeman, History and Visual Memory in the Library of King Charles V of France

Xavier Hélary, Le premier testament de Philippe III (Carthage, 2 octobre 1270)

Frédérique Lachaud, Les Capétiens et leur royaume dans l’œuvre historique de Ralph de Diceto

Jean-François Moufflet, Pro salute anime nostre. Forme et portée du testament de Saint Louis

Alain Provost, Le voyageur et le conquérant. Note sur la figure d’Alexandre le Grand dans le Devisement du monde

Romain Telliez, Saint Louis, pacificateur des mœurs ? Sur  » l’interdiction  » des duels judiciaires et des guerres privées

Nicholas Vincent, John of Pontoise, Bishop of Winchester (d. 1304) : New Evidence from Paris, Bologna and Modena

Spectacles

Marie Bouhaïk-Gironès, Un mandement parodique basochien inédit : les Ordonnances de Mauconseil (début du XVIe siècle)

Élise Dupras,  » Ne t’esbahis, ma chiére suer… « . Quelques remarques sur Les Miracles de Notre Dame par personnages

Mario Longtin, L’Homme a mes pois : une farce renaissante au goût de sel

Denis Hüe, Notule amicale sur le sel à Rouen

Jelle Koopmans, Le théâtre religieux à Tournai : deux témoignages curieux

Jean-Louis Roch, Les bélîtres au théâtre et l’exclusion des pauvres

Postface d’Élisabeth Lalou

Royauté, écriture et théâtre au Moyen Âge Mélanges en l’honneur d’Elisabeth Lalou, éd. Marie Bouhaïk-Gironès, Alexis Grélois, Xavier Hélary, Rouen–Le Havre, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2024 ; 1 vol., 503 p. ISBN : 979-1-02401-769-3. Prix : € 34,00.

Source : Le comptoir des presses d’universités

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Offre d’emploi – Postdoctoral Research Associate (History)

Closes: 17th June 2024

The Role and Department

Following recent expansion, Durham University History Department is now one of the largest centres in the UK for the study of History. We are consistently ranked amongst the top departments in the country by the Complete University Guide, the Times and Sunday Times, and the Guardian University Guide. We place research at the very heart of our varied undergraduate and postgraduate programmes, inducting our students into a community of historians from the outset.

This post offers an exciting opportunity to make an important contribution to the development of the History department’s research while allowing you excellent opportunities to develop your career in an exciting and progressive institution. For more information, please visit our Department pages at .

The Role

The Department of History at Durham University seeks to appoint a talented researcher and scholar to the role of Postdoctoral Research Associate to work on the research project ‘Modelling the Black Death and Social Connectivity in Medieval England’, led by Dr Alex Brown and funded by the Leverhulme Trust. Utilising the latest computer modelling developed in response to the COVID-19 outbreak, we will simulate the spread of the Black Death in England in order to test hypotheses about the spread of the disease and about the connectedness of medieval society. Using historical and archaeological sources, we will reconstruct the broad characteristics of the late medieval popu lation on the eve of the Black Death, such as their location, age, sex, and occupation. This is the ‘static’ part of our model. We will then infer their ‘dynamic’ behavioural patterns, such as where they spent their time and whom they encountered in their daily lives. In order to achieve this, the successful candidate will conduct high-quality research of new archival material and will draw upon a wide range of secondary material in order to construct the necessary datasets that will feed into our computer model.

The successful candidate will join an exciting interdisciplinary team of researchers and will work closely with Co-Investigators in Archaeology (Professors Christopher Gerrard and Rebecca Gowland and a postdoctoral research associate) and in Physics (Professor Frank Krauss and a postdoctoral research associate). The History postdoctoral research associate will be responsible for collating much of the underlying historical data, including drawing material from existing datasets derived from the lay subsidies and poll taxes, and constructing new datasets on, for example, the major communication networks of medieval England. You will collaborate with colleagues in Archaeology to establish variable mortality rates during the Black Death, and with colleagues in Physics to prepare these datasets for our computer simulation.

We welcome applications from those with research interests in the broad field of medieval social and economic history and we are particularly eager to hear from applicants with expertise in either digital humanities, medical humanities or who have experience working with large datasets or mapping software such as GIS.

Source : Jobs.ac.uk

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Publication – Wauchier de Denain, « Li Seint Confessor », éd. Ariane Pinche

Pourquoi étudier les Seint Confessor de Wauchier de Denain ? Comment déceler l’originalité de cette œuvre composite issue de traductions de sources latines ?

Composé au début du XIIIe siècle, le recueil rassemble huit Vies de saints parmi les plus célèbres d’Occident, tels que Martin, Nicolas, Jérôme, Benoît ou encore Alexis. Ces Vies, soigneusement choisies, ne semblent pas destinées à un usage purement prédicatif, mais plutôt à charmer et divertir la cour de Flandre. À travers une composition raffinée, des liens étroits sont tissés non seulement entre les Vies elles-mêmes, mais aussi avec l’ensemble des œuvres de l’auteur. Ce recueil, peut-être le plus ancien existant en langue vernaculaire, en raison de son originalité, joue un rôle crucial dans l’évolution des légendiers médiévaux. La présente édition offre l’opportunité sans précédent de se plonger dans l’intégralité des Seint Confessor pour explorer leur richesse et leur complexité.

Ariane Pinche est chargée de recherche CNRS au CIHAM (UMR 5648) en études médiévales et en humanités numériques. Ses recherches portent sur les mécanismes de compilation dans les légendiers en langue vernaculaire.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Wauchier de Denain, Li Seint Confessor, éd. Ariane Pinche, Paris, Honoré Champion, 2024 ; 1 vol., 616 p. (Classiques français du Moyen Âge, 204). ISBN : 978-2-74536-159-2. Prix : € 48,00.

Source : Honoré Champion

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Publication – Catherine Chêne, « Le Formicarius de Jean Nider O.P. († 1438). La société chrétienne au miroir de l’Observance », t. 1, « Tradition, sources, enseignements », t. 2, « Édition et traduction »

Le Formicarius ou «Fourmilière» du dominicain Jean Nider, une grande figure de l’Observance allemande, est tout à la fois un recueil de miracles, un traité sur la vie religieuse et un guide pastoral destiné aux jeunes dominicains. Ayant comme principal modèle le Bonum universale de apibus de Thomas de Cantimpré († 1272), il présente, sous la forme d’un dialogue entre un théologien (Nider lui-même) et son élève, un enseignement sur les moeurs des hommes bons et mauvais qui est développé à partir de l’interprétation allégorique des propriétés de la fourmi avant d’être illustré par une collection d’environ 160 miracula et exempla. L’ensemble est divisé en cinq livres dans lesquels les hommes bons et mauvais sont identifiés aux clercs et aux laïcs qui adhérent ou, à l’inverse, rejettent les valeurs de l’Observance. Ainsi organisé, le Formicarius définit un programme visant à promouvoir la réforme de l’ensemble de la société chrétienne. L’oeuvre est une source importante pour la vie religieuse des premières décennies du XVe siècle. Les informations sur les aspirations spirituelles des laïcs y côtoient les déviances doctrinales et la pratique de la sorcellerie qui en font un des premiers textes à avoir décrit la fameuse croyance au sabbat.

Malgré son intérêt, le recueil n’était disponible que sur la base d’éditions anciennes. La présente étude comble cette lacune en présentant la première édition critique du texte, complétée par une traduction française (vol. 2). Elle est précédée par une étude consacrée, en particulier, à la biographie de l’auteur, à la tradition manuscrite du Formicarius, aux sources orales et écrites du recueil et à l’analyse des enseignements développés dans chacun des cinq livres (vol. 1).

Informations pratiques :

Catherine Chêne, Le Formicarius de Jean Nider O.P. († 1438). La société chrétienne au miroir de l’Observance, t. 1, Tradition, sources, enseignements, t. 2, Édition et traduction, Florence, SISMEL–Edizioni del Galluzzo, 2024 ; 1 vol., X–702 p. (Micrologus Library, 118). ISBN : 978-88-9290-282-4. Prix : € 190,00.

Source : SISMEL – Edizioni del Galluzzo

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