Appel à contribution – Enseigner, transmettre, renouveler. Les Jours de l’Art

Après treize années, les Jeudis de l’art font peau neuve et changent de nom. Se tenant désormais le mercredi soir, les Jours de l’art demeurent le même cycle de conférences en histoire de l’art ouvert à tous à l’Institut Catholique de Paris. Il s’étend sur les deux semestres de l’année universitaire 2024-2025 (entre septembre et avril). Dans le cadre des cursus de licence et de master de la Faculté des Lettres, il propose des rencontres régulières qui apportent un complément aux enseignements généraux en abordant des sujets plus spécifiques, et créent un lieu d’échanges interdisciplinaires entre étudiants, enseignants et public extérieur.

Cette mue prend justement prétexte du 150e anniversaire de la fondation de la Faculté de Lettres de l’ICP pour engager une réflexion sur l’enseignement et de ses liens multiples avec l’art : « Enseigner, transmettre, renouveler ». Il s’agit, de prime abord, d’interroger la façon dont l’art représente et interprète l’acte d’enseigner, mais aussi de questionner les modes de transmission et de circulation des savoirs artistiques à travers les périodes, que ce soit dans des formes orales et empiriques (compagnonnage, atelier, etc.), sinon écrites et intellectuelles (théories de l’art, travaux universitaires, etc.), ou d’analyser la manière dont ces pratiques se sont renouvelées et sous quelles conditions. Dans ce sens, l’espace de l’enseignement et son architecture sont également un sujet d’étude, que ce soit d’un point de vue fonctionnel et/ou esthétique. La construction des écoles au XIXe siècle, et encore aujourd’hui, mais aussi celle des universités relèvent d’enjeux variés, parfois utopiques. Par exemple, l’Institut d’art et d’archéologie (ou centre Michelet) de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Sorbonne université, est ainsi conçu autour d’une bibliothèque, accumulant les références visuelles symboliques à l’histoire de l’art occidental et extra-occidental.


Se pose également la question de la pratique artistique comme vecteur d’apprentissage et de connaissance du monde. Comme le rappelle Philippe Urfalino dans L’invention de la politique culturelle, « seul l’art, touchant le cœur et les sentiments, peut rassembler »1. L’art peut choquer,
troubler, éveiller la curiosité ; il est une forme d’expression au monde, d’extériorisation de soi vers l’autre, un transmetteur.

Dans l’enseignement scolaire, l’éducation artistique est somme toute récente, ce n’est que depuis
1968 que son intégration au primaire a débuté. Mais au-delà de l’enseignement de l’art en soi, le cycle de conférences veut interroger la relation existante entre art et enseignement.

Déjà dans les années 1880, dans le cadre de la politique de l’éducation, les artistes se sont emparés
de la question, représentant le modèle socio-éducatif engagé par la loi Guizot de 1833 et l’application des lois Ferry. La figure du maître y est centrale et vient répondre à celle des élèves concentrés dans l’apprentissage comme dans le tableau de Jean Geoffroy (1853-1924) En classe, le travail des petits (1889). Le ministère de l’Instruction publique et Beaux-Arts est à l’origine de ces commandes exaltant les bienfaits de l’École et de l’éducation pour tous. Cette image de l’école est alors un véhicule de propagande de la politique, qu’elle rappelle l’annexion de l’Alsace et de la Moselle après la défaite de 1870 ou qu’elle exalte le modèle de l’instruction publique.

Le lien ontologique entre l’enseignement et l’art dépasse pourtant la figure tutélaire du Maître d’école décrit par Marcel Pagnol dans La gloire de mon Père. C’est aussi toute la question de la transmission du geste qui est posée ici. L’artiste dans son atelier joue non seulement le rôle du transmetteur de la pratique et de la technique, mais il est aussi le vecteur d’une liberté nouvelle qu’il peut insuffler aux générations suivantes. L’atelier de Rodin a, par exemple, été un vivier dans la nouvelle garde de la sculpture au tournant du XXe siècle, chacun des apprentis ayant eu sa propre interprétation de la leçon du maître et l’ayant lui-même transmis à ses élèves. C’est aussi le rôle de ces derniers d’arriver à dépasser l’enseignement, à le transgresser et/ou le transcender.

Enfin, l’avènement récent de l’intelligence artificielle a amené à reconsidérer la théorie et la pratique dans ces deux domaines que sont l’art et l’enseignement. La création artistique semble pouvoir se réduire, en quelques clics, à un calcul informatique allant puiser dans l’histoire de l’iconographie, des formes, des couleurs, des compositions, etc. L’enseignement perd-il alors la substance du savoir au profit d’un savoir-faire, sinon d’un savoir-utiliser ? On peut ainsi s’interroger sur l’emploi de ses technologies contemporaines dans la création, la valeur éthique de ces remplois et finalement l’usage que l’on pourrait faire de ces nouveaux outils dans la transmission et la médiation.

Organisation du cycle

Quatre séances sont prévues, de 18h30 à 20h, (à savoir les mercredis 9 octobre et 27 novembre 2024, 5 février et 12 mars 2025) en hybride (ou uniquement en distanciel, si les conditions sanitaires l’exigent). Elles permettront à deux ou trois intervenants de se retrouver autour d’une thématique commune que nous déterminerons en fonction des propositions reçues. Le but est de créer une discussion entre les différents participants, mais aussi avec le public. D’ailleurs, pour permettre à ce dernier de prendre part au débat plus aisément, nous mettons à sa disposition sur notre page dédiée sur le site internet de l’Institut catholique de Paris (www.icp.fr) des éléments d’informations qui lui donneront certaines clés de compréhension, et par la suite d’approfondissement, pour aborder de tels sujets. La séance du 27 novembre 2024 se déroulera, toujours en hybride, sur le campus de l’ICP à Rouen.

A la suite des conférences, avec l’accord des intervenants, un enregistrement vidéo de la séance sera temporairement mis en ligne sur la chaîne YouTube de l’ICP pour le public n’ayant pu se libérer le jour-même. Les intervenants pourront également demander à récupérer, pour archive personnelle, l’enregistrement vidéo de leur communication.

Enfin, les intervenants le désirant seront invités à présenter le texte de leur communication pour publication électronique sur le carnet Hypothèses des Jours de l’art (en cours de création). Cette publication sera soumise à l’accord d’un comité scientifique et d’une double relecture à l’aveugle. Les règles générales seront spécifiées au moment de la confirmation des participations et de la validation du programme du cycle.

Conditions de soumission

Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants, sont bienvenues. Étant donné le sujet abordé, historiens de l’art, archéologues, conservateurs, restaurateurs, architectes, plasticiens, mais aussi spécialistes et théoriciens de l’éducation, historiens, philosophes, et autres, sont attendus dans la mesure où les présentations sont issues de leurs spécialités de recherche et/ou de pratique. De même, le cycle se situe dans une approche transpériodique couvrant des aires géographiques variées du monde occidental et non-occidental. N’hésitez pas par ailleurs à nous proposer la communication d’un collègue ou d’une connaissance qui puisse mettre en relief les problématiques que vous aborderez.

Chaque intervention devra durer 20 minutes environ. En fin de séance, une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la séance permettra d’approfondir les thématiques abordées. Les intervenants devront tenir compte du public, mêlant auditeurs libres et étudiants de licence et de master, et adapter leur discours en conséquence.

Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (CV réduit/courte biographie + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : joursdelart@icp.fr, avant le lundi 1er juillet 2024. Merci également d’indiquer les possibles dates auxquelles vous ne pourriez pas être présent et de prévoir une image libre de droit qui pourrait illustrer l’affiche de votre séance et si vous étiez dans l’impossibilité de participer à la séance sur le campus de Rouen.

Pour toute question supplémentaire, nous sommes à votre disposition par mail.

Comité scientifique

Les propositions de conférences seront examinées par les organisateurs du cycle de
conférences :

Pierre-Emmanuel PERRIER de La BÂTHIE (docteur en histoire de l’art contemporain et chargé
d’enseignement à l’ICP).
Élisabeth RUCHAUD (Maître de Conférences en histoire de l’art médiéval, ICP, UR « Religion,
culture et société » EA7403).
Margaux SPRUYT (docteur en histoire de l’art du Proche-Orient ancien et chargée d’enseignement à l’ICP. Membre associée à l’UMR 5133 – Archéorient).

Outre la qualité scientifique des propositions et des intervenants, nous nous attacherons également
à sélectionner des interventions complémentaires au sein de chacune des quatre séances prévues,
afin de créer une dynamique favorable aux échanges.

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Colloque – Ecclesia / Iustitia. Spirituality and Criminal Justice in Late Medieval Europe (ca. 1200-1500)

Organized by Lidia Zanetti Domingues and Héléna D.M. Lagréou
30 – 31 May 2024

Viale Torricelli 5
50125 Firenze, Italia

Pre-registration is required to guarantee seating or online attendance

Scholarship in mediaeval studies still lacks a thorough evaluation of the relationship between religious norms and criminal justice. Only recently have scholars started challenging the assumption that a rigid dichotomy between divine and human justice existed in late mediaeval Europe, by bridging the traditionally existing gap between studies on religion and culture on one hand and works on socio-political and legal systems on the other.

The concept of Ecclesia as a “total institution”, permeating every aspect of mediaeval society and signifying both the Church as an organisation and the community of Christians operating on principles of caritas (brotherly love) provides a good starting point to furthering the discussion. The extent to which reformers of criminal justice incorporated the values embedded in the concept of Ecclesia, or rather used the latter instrumentally to legitimise measures enacted to reach other goals, is indeed a question still very much open for debate.

More broadly, the workshop aims to investigate in depth how societies reconciled the growing expectations placed on the adherence to the norms of caritas, and the appearance of systems of criminal
justice using ever more radical forms of exclusion (e.g., corporal punishments, denial of burial, total destruction of the criminal’s possessions).

Programme :

Thursday, 30 May

9.00 : Coffee and tea
9.15 : Michael W. Kwakkelstein (NIKI) – Director’s Welcome

9.30 Panel 1
The legislating church

Lorenzo Caravaggi (University of Lancaster), ‘How far were the clergy involved in peacekeeping in late-medieval cities? The case of urban Italy in the age of Dante (c.1260-1320)’

Flocel Sabaté (Universidad de Lleida), ‘The application of justice in the ecclesiastical jurisdiction in Late-Medieval Catalonia’

Elizabeth Papp Kamali (Harvard University), ‘Eye Has Not Seen: Proof in Medieval English Felony Law’
Response by Raphaël Eckert
10.50 : Coffee and tea served in the garden

11.20 Panel 2
Justice for orthodoxy and orthopraxy

Alessia Trivellone (Université Paul-Valéry Montpellier 3), ‘Imagined heresy and condemned heretics in the work of Bernard Gui’
Daniela Müller (Radboud Universiteit), ‘The inquisitor as martyr. On the compatibility of new concepts of guilt and old models of sainthood’
Response by John H. Arnold
12.20 : Lunch

13.45 Panel 3
Christian temporalities for criminals

Héléna D.M. Lagréou (University of Cambridge), ‘Killing time: temporalities of the afterlife and their impact on practices of the death penalty between 1250 and 1350 in Toulouse and Pisa’
Mathieu Vivas (Université de Lille), ‘The Church and the penalty of burial deprivation in the medieval kingdom of France’
Response by Lidia Luisa Zanetti Domingues

14.45 : Coffee and tea served in the garden

15.15 Panel 4
Values of Christian justice

Jesse Harrington (Dublin Institute for Advanced Studies), ‘Divine and Secular Justice in the Latin Lives of St. Laurence of Dublin’
Roberta Marangi (University of St Andrews), ‘The (In)Justice of Camelot: Christian Values, Chivalry, and Violence in Thomas Malory’s Le Morte Darthur’
Response by Antonio Marson Franchini

16.15 : Closing remarks of the day
19.00 : Dinner

Friday, 31 May

9.00 : Coffee and Socializing

9.30 Panel 5
Categories of thought: sin and crime

Raphaël Eckert (Université de Strasbourg), ‘The Distinction between the Concepts of Sin and Crime in Medieval Law, an Introduction’
Corinne Leveleux-Teixeira (Université d’Orléans), ‘Blasphemy between Sin and Crime. From Reprobation to Sanction (13th-15th centuries)’
Response by Elizabeth Papp Kamali

10.30 : Coffee and tea served in the garden

11.00 Panel 6
Representing criminal justice

Lidia Luisa Zanetti Domingues (University of Sheffield and Vrije Universiteit Amsterdam) and Antonio Marson Franchini (Oxford) University, ‘Preaching a severe criminal justice: Ile-de-France and Tuscany in comparison (1250-1320)?’
Maria Alessandra Bilotta (Universidade NOVA de Lisboa), ‘The Exercise of Justice in the Miniatures of Manuscripts of Canon Law (XIII and XIV centuries)’
Response by Jesse Harrington
12.00 : Lunch

13.30 : Closing remarks | Héléna D.M. Lagréou and Lidia Luisa Zanetti Domingues
14.00 : Send off and thanks

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Colloque – Die Geschichte religiöser Gemeinschaften im hohen und späten Mittelalter an der Schnittstelle von Urkundenforschung und Digital Humanities


Universität Graz – IRHT Paris
Stift Klosterneuburg, Seminarraum Sambucus Albrechtsbergergasse 1

Das französisch-österreichische Projekt ANR-FWF BeCoRe (Between Composition and Reception: the Authority of Medieval Charters) (https://anr.fr/Project-ANR-19-CE27-0021) organisiert seinen Abschlussworkshop im Stift Klosterneuburg am 16. und 17. Mai 2024. Es stützt sich auf einen zu diesem Zweck entwickelten Fragebogen (https://drd.hypotheses.org/files/2024/05/expose_becore_2024.pdf).

Programme :

Jeudi 16 mai / Donnerstag, 16. Mai 2024

13:00-13:20 : Accueil / Begrüßung

Stefanie Zima (Forschungsstelle für Kulturwissenschaftliche Studien, Klosterneuburg), Sébastien Barret (Institut de recherche et d’histoire des textes, Paris), Dominique Stutzmann (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, Paris / Humboldt-Universität zu Berlin), Georg Vogeler (Universität Graz)

Section/Abschnitt 1 – Die großen Strukturen: europäische Vergleiche, monastische Orden – Les grandes structures : comparaisons européennes, ordres monastiques (Moderation Marlène Helias)

13:30-14:00 : Martin Roland (Österreichische Akademie der Wissenschaften, Wien) – Schön oder/und notwendig – Sinnlose und/oder sinnvolle Definitionen zu Illuminierten Urkunden (Beau et/ou nécessaire – des définitions utiles et/ou inutiles pour les chartes enluminées)
14:00-14:30 : Daniel Luger (Universität Graz) – Bittschriften von Klöstern im römisch-deutschen Reich und Frankreich – ein Vergleich (Les suppliques des monastères dans l’Empire et en France – une comparaison)

14:30-14:45 : Pause-café / Kaffeepause

14:45-15:15 : Sébastien Barret (IRHT Paris): Diplomatique et histoire religieuse : les “actes clunisiens” permettent-ils d’accéder à l’“être clunisien”? (Diplomatik und Religionsgeschichte: Bieten uns die “Cluniazensischen Urkunden” einen Einblick in das “Cluniazensische Wesen”?)
15:15-15:45 : Natalie Schmidt (TU Dresden): Formale Aspekte der Statuten der Antoniter (Les aspects formels des statuts des Antonins).

15:45-16:15 : Pause-Café / Kaffeepause

Section / Abschnitt 2 – Diplomatik und Paläographie – Diplomatique et Paléographie (Moderation Dominique Stutzmann)

16:15-16:45 : Andreas Zajic (Österreichische Akademie der Wissenschaften, Wien) – Creating Communities – Sharing Scripts? Some Observations on Late Medieval Charters from Austrian Monasteries and their “Signature Scripts” (Créer des communautés – partager des écritures ? Quelques observations sur les chartes bas-médiévales des monastères autrichiens et leur « écriture caractéristique »)
16:45-17:15 : Meta Niederkorn (Universität Wien): Imitation – Aneignung – Angleichung – Verfälschung – Fälschung (Individualitas in societate fratrum) (Imitation – appropriation – harmonisation – falsification – forgerie [Individualitas in societate fratrum])

17:15-17:30 Pause-Café / Kaffeepause

Section / Abschnitt 3 – Perspektiven des deutschsprachigen Raums – Perspectives de l’espace germanique (Moderation Steffen Krieb)

17:30-18:00 : Conradin von Planta (Institut für Kulturforschung, Chur) – Stiftungsurkunde, Traditionsnotizen und scriptum confessatum im 15. Jahrhundert (Actes de fondation, notices de tradition et scriptum confessatum au XVe siècle)
18:00-18:30: John Hinderer (LMU München, Vortrag remote) – Wan menſlich ſin bloede vnde kranc iſt … – eine deutschsprachige Arenga im Kontext –Wan menſlich ſin bloede vnde kranc iſt … – un préambule allemand dans son contexte)

18:45-19:30 : Table ronde / Podiumsdiskussion

Interventions initiales / Impulsreferate :Marlène Helias-Baron, Dominique Stutzmann, Georg Vogeler

Vendredi 17 mai / Freitag, 17. Mai 2024

Section / Abschnitt 4 – DH und Diplomatik – Humanités numériques et diplomatique (Moderation Sébastien Barret)

09:00-09:30 : Niklas Tscherne / Johannes Laroche (Universität Graz) – Urkunden aus französischen und österreichischen Klosterarchiven: Besiegelungspraktiken und visuelle Muster (Les actes issus d’archives monastiques françaises et autrichiennes : pratiques de scellage et motifs visuels)
09:30-10:00 : Sergio Torres Aguilar (Université du Luxembourg) – AI-Generated fake medieval charters and Diplomatics
10:00-10:30 : Tobias Hodel (Universität Bern) – Charter processing: From scholarly editions to large-scale document annotation (Le traitement numérique des chartes : des éditions scientifiques à l’annotation de masse de la documentation)

10:30-11:00 : Pause-Café / Kaffeepause

Section / Abschnitt 5 – Diplomatik und Religionsgeschichte/Klosterdiplomatik einzelner Klöster – Diplomatique et histoire religieuse/Diplomatique des couvents (Moderation Georg Vogeler)

11:00-11:30 : Steffen Krieb (Akademie der Wissenschaften und der Literatur, Mainz) – Diplomatik und Religionsgeschichte am Beispiel des Klosters Eberbach (Diplomatique et histoire religieuse à l’exemple de l’abbaye d’Eberbach)
11:30-12:00 : Sebastian Roebert (Universität Leipzig/Sächsische Akademie der Wissenschaften) – Symbolik ohne Symbole? Die Urkunden der Äbtissinnen von Quedlinburg im hohen Mittelalter (Une symbolique sans symboles ? Les actes des abbesses de Quedlinburg au Moyen Âge central)
12:00-12:30 : Antonella Ambrosio, Maria Pia Tiseo (Università degli Studi di Napoli Federico II) – Hands that count. The Account books and Registers produced by nuns in Medieval Italian convents as a mirror of the Institutions (Des mains qui comptent. Les livres comptables et les registres produits par les nonnes des couvents italiens comme miroirs de leurs institutions)

12:30-13:00 : Fin de l’atelier / Abschluss

(Programme d’accompagnement – visite guidée du monastère le vendreid après-midi de 14h à 16h / Rahmenprogramm – Stiftsführung am Freitagnachmittag : 14-16 Uhr, Martin Haltrich)

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Appel à contribution – Quand histoire et sciences se rencontrent. Quel regard historique porter sur la circulation des savoirs au Moyen Âge ?

« Si nous voulons saisir la pensée scientifique d’une époque, nous devons, autant qu’il est possible, essayer de la saisir dans sa cohérence propre. Pas besoin de rappeler que nous ne devons pas, autant qu’il est possible, nous référer à des connaissances ultérieures, mais voir comment la pensée scientifique d’une époque met en jeu des éléments de valeur d’importance et d’origines très différentes, et selon une
combinaison particulière.» (Jacques Roger, 1968)

Le renouvellement des perspectives de lecture et d’interprétation des savoirs anciens, à travers les textes ou d’autres formes de matériaux et de supports, a permis d’accorder progressivement une pleine légitimité – jadis sous-estimée – à la pratique d’une histoire des sciences. Celle-ci a d’ailleurs été étendue à une histoire des savoirs et des pratiques dans une perspective sociologique et anthropologique plus large. Quant à la notion même de science, elle reste largement sujette à débat et échappe le plus souvent aux exigences de toute définition stricte.

À la suite des travaux de Gérard Simon (pour l’histoire de la physique) ou encore de Jacques Roger (pour l’histoire de la biologie), un renouveau historiographique a invité à resituer la pensée, les savoirs et les pratiques scientifiques dans leur contexte, pour les envisager au sein de leur « cohérence propre » dans un cadre intellectuel et culturel qui dépasse celui de la science occidentale contemporaine. L’étude porte alors sur une temporalité plus large et sur un espace géographique plus étendu, englobant les influences mutuelles et les phénomènes de transmission.



Il s’agit encore de mettre en évidence la valeur scientifique de cette pensée antique et médiévale, pour rompre avec la conception d’une rationalité qui serait l’apanage de la pensée moderne, héritière de la révolution scientifique du XVIIe siècle. En effet, longtemps soumises aux visions positiviste et téléologique de l’histoire des sciences, les sciences anciennes sont considérées dans leur rapport à cette modernité vue comme l’émergence d’un savoir érigé en véritable science par l’acquisition d’une méthode, qui connut son aboutissement avec les progrès majeurs du XIX-XXe siècle. Les sciences anciennes, quant à elles, étaient, au mieux, lues avec admiration par les tenants d’une lecture continuiste et progressiste, en recherche du précurseur de théories récentes, ou avec condescendance par les défenseurs d’une vision discontinuiste, soulignant les erreurs du passé corrigées par la modernité (Roger 1964). Cette attitude participe d’une disqualification des savoirs et des pratiques, qui seraient nécessairement dépassés ou « pré-scientifiques ».

Ce colloque s’inscrit à la suite des recherches qui envisagent une histoire globale des sciences et remettent en cause une lecture eurocentrée, selon laquelle la science aurait pris naissance avec les Grecs et l’activité spéculative, et connu un véritable essor au XVIIe siècle avec l’émergence de la méthode expérimentale (Rashed 1984, 1997). En particulier, la place assignée aux sciences arabes médiévales dans l’histoire est interrogée sous un jour nouveau (F. Sezgin, D.R. Hill, G. Saliba, C. Burnett, etc.). Les
travaux majeurs de R. Rashed ont également promu une approche déterritorialisée. Ils accordent une place importante aux échanges et à la circulation (hommes, textes, objets, …) et remettent en cause « l’occidentalité de la science classique » (Rashed 1984), balisant ainsi un champ d’études en y établissant les normes de rigueur : interroger son objet et ses méthodes, porter un regard critique sur les textes, etc.
(Crozet 2004)

Nous nous situons dans la continuité des résultats du projet de recherche Speculum Arabicum (UCLouvain, 2012-2017) et donnons suite aux pistes d’investigation qui en ont émergé (de Callataÿ, Cavagna & Van den Abeele 2021). Alors que la publication de synthèse qui en a découlé aborde la question des croisements culturels en ouvrant plusieurs dossiers thématiques (connaissance du ciel et de la terre, étude et usage du monde animal, diffusion de la connaissance), nous souhaitons revenir sur les enjeux méthodologiques propres à l’étude de l’histoire des sciences et de leur transmission.

L’approche se veut dynamique et déterritorialisée, convoque l’expression des savoirs sous diverses formes – écrites, orales, iconographiques, archéologiques, artistiques – et souhaite explorer le(s) contexte(s) de leur émergence et de leur construction. La question des supports sera ainsi envisagée, en lien avec la diffusion manuscrite des ouvrages scientifiques et du rôle joué par la transition vers l’imprimé. De plus, l’influence des institutions sera aussi interrogée, en particulier le rôle des universités, des écoles, des bibliothèques, des hôpitaux et plus largement des politiques urbaines comme vecteurs d’intégration et de transmission des savoirs.

Enfin, si la science ne peut s’inscrire que dans une histoire longue, ce colloque sera l’occasion de réinterroger le rapport de l’histoire des sciences à l’historicité : est-ce que le système de « vérités » supposées acquises et atteintes à partir de la modernité qui les a construites détermine à lui seul ce qui par le passé est correct ou non, ou dans le passé appartient à la science ou non (Simon 1991) ? L’histoire des sciences est-elle alors une histoire comme les autres ? A-t-elle une temporalité propre ? Ses exigences, du fait qu’elle traite de la science, sont-elles les mêmes que pour une histoire économique, culturelle, sociale ? Les normes de la science sont-elles les mêmes en tout temps, en tout lieu ? Doit-on lire les événements scientifiques comme éléments d’une histoire, au sein de leur histoire, ou à partir de leur histoire ? (Macherey 2007) Dans ce sens, quel statut accorder aux éléments constitutifs d’un savoir, inscrit dans sa temporalité, comme les savoirs alchimiques ou astrologiques ? Comment appréhender un discours selon des normes qui s’écartent de celles de notre temps, et qui ne sont pas nécessairement partagées entre toutes les disciplines (domaine littéraire ? scientifique ? philosophique ? médical ?), et qui elles-mêmes ont vu leurs contours fluctuer ? Comment dépasser un cloisonnement disciplinaire (notamment entre lettres et sciences), qui a longtemps nourri un jugement rétrospectif négatif sur les savoirs anciens ?

En somme, dans cet appel, nous souhaitons :

  • Éviter les écueils d’une continuité cumulative en histoire des sciences ou à l’inverse d’une altérité absolue entre sciences anciennes et sciences modernes ;
  • Réinterroger la dimension rationnelle ou scientifique des travaux et des expériences et observations qui nous ont été transmises (à l’écrit ou à l’oral) ;
  • Réinterroger les aspects relatifs au développement d’une méthode scientifique et à son exigence relative chez les penseurs des périodes antérieures ;
  • Explorer le rapport entre autorité et marginalité dans le développement des savoirs ;
  • Aborder les questions relatives à la langue et aux parcours philologiques, comme véhicule et mode d’expression et de transmission des savoirs (traductions et commentaires, emploi des citations dans les compilations, etc.)
  • Interroger la valeur de la culture orale dans un certain contexte et en confrontation avec l’émergence et la persistance de l’écrit ;
  • Interroger les classifications des sciences au cours de l’histoire ;
  • Explorer l’interconnexion entre différentes sciences ainsi que les échanges des savoirs et des savoir-faire entre elles,
  • Interroger la notion de temporalité en histoire des sciences ;
  • Explorer les lieux et pratiques du savoir : universités, bibliothèques, hôpitaux, etc. ;
  • Analyser les espaces géographiques qui ont été des points de contact dans le développement de l’histoire des sciences.

Les propositions de communications (20 minutes en français, en anglais ou en arabe) ou de panels thématiques (3 communications) sont à envoyer au format word/pdf comprenant le(s) nom de(s) auteur(s), affiliation(s), titre et résumé (300-500 mots) avant le 21 juin 2024 à l’adresse suivante :
tunishistoiresciences@gmail.com

Organisateurs :
Meyssa Ben Saâd (Université de la Manouba/ SPHère UMR7219 – Univ. Paris Cité)
Kaouthar Lamouchi-Chebbi (Université de la Manouba/ SPHère UMR7219 – Univ.
Paris Cité)
Florence Ninitte (Institut d’Études Avancées de Nantes) – Grégory Clesse
(UCLouvain) –

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Conférence (en ligne) – Robert Bork et Ellen Shortell, « Designing Chartres Cathedral: A Geometrical Perspective »

The Millenium Celebrations of Chartres Cathedral continue with The Friends of Chartres Online-Lecture Series. In collaboration with the University of Iowa and Villa Albertine, they invite you to delve into the mysteries of medieval architecture with Professor Robert Bork, an expert in Gothic architecture and a distinguished fellow of the Medieval Academy of America, and Professor Emeritus Ellen Shortell of the Corpus Vitrearum.

This month, please join them online for a free lecture on: ‘Designing Chartres Cathedral: A Geometrical Perspective’

How did medieval builders in Chartres use geometry to design their remarkable cathedral?  Taking advantage of laser-scanned survey data and modern design software, Robert Bork sheds new light on this fundamental question, demonstrating both remarkable continuity in the builders’ methods and previously unrecognized revisions to the cathedral’s design in the years around 1200. In this zoom presentation, Robert Bork will share these results in dialogue with Ellen Shortell, with time at the end for Q&A with the audience.

Date: May 14th
Time: 7:30pm EST / 6:30pm CST, 4:30pm PT.

Click here to register: https://www.eventbrite.com/e/designing-chartres-cathedral-a-geometrical-perspective-tickets-894576009927

About the Speakers

Robert Bork is professor of art history at the University of Iowa, and Fellow of the Medieval Academy of America.  His research concerns Gothic architecture, with particular emphases on geometry and design practice.   His publications include the books Great Spires (2003), The Geometry of Creation (2011), and Late Gothic Architecture (2018).  His current book project, in which Chartres Cathedral figures prominently, considers the history of French Gothic architectural design between 1130 and 1280. 

Ellen Shortell is a historian of medieval and early modern art, with a focus on Gothic architecture and stained glass. She is Professor of Art History, Emeritus, at the Massachusetts College of Art and Design, and holds a Master’s degree from Tufts and a PhD from Columbia University. She is currently Vice President of the international board of the Corpus Vitrearum, and past chair of the editorial committee of AVISTA (Association Villard de Honnecourt for the Interdisciplinary Study of Medieval Technology, Science, and Art). 

Source : Medieval Art Research

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Journée d’étude – Collectif Trecento : Actualités de la recherche en France et perspectives

Journée d’études, mardi 14 mai 2024, 9h15, INHA (salle Jullian)
Actualités de la recherche en France et perspectives

Le nouveau collectif Trecento propose une journée d’études le mardi 14 mai à partir de 9h15 à l’INHA
(salle Jullian) consacrée à l’actualité de la recherche sur l’art dans la péninsule italienne au XIVe siècle,
dans une acception chronologique large. Le collectif Trecento, en cours de constitution, est né de
l’intention de rassembler et de fédérer l’ensemble des spécialistes de l’étude de la production artistique
italienne du XIVe siècle dispersés en France dans les musées, les bibliothèques, les centres de recherche,
les universités et les laboratoires. La journée d’étude du 14 mai entend proposer un premier espace de
discussion entre ces différents spécialistes et dresser un état des lieux des travaux réalisés en France.


9h15 : accueil des intervenants
9h30 : présentation du Collectif Trecento
10h-12h : présentation des travaux de recherches (première session)
14h-15h30 : présentation des travaux de recherches (seconde session)
15h30 : table ronde

Contact :
Bertrand Cosnet (bertrand.cosnet@univ-lille.fr)
Anne-Laure Imbert (Anne-Laure.Imbert@univ-paris1.fr)
Naïs Virenque (nais.virenque@uclouvain.be)

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Journée d’étude – Les corpus médiévaux dans l’atelier du genre

Journée d’études du groupe LIMA.GE (Littératures du Moyen Age et Genre)
Mardi 28 mai, 9h-19h
Maison de la Recherche de Sorbonne Université, 28 rue Serpente, 75006 Paris – salle D323
Contact : reseaulima.ge@gmail.com
Organisatrices : Sophie Albert, Yasmina Foehr-Janssens, Anne Paupert, Fabienne Pomel

Cette journée d’études, organisée par le réseau LIMA.GE (Littératures du Moyen Age et Genre), s’intègre à un programme en deux volets dont le premier s’est tenu à l’Université Rennes 2 du 13 au 15 mars, sous la forme d’un colloque intitulé « Les littératures médiévales dans l’atelier du genre ». L’ensemble du programme a pour ambition, d’une part, de cerner ce qui fait la singularité et la fécondité d’une approche littéraire des textes médiévaux par le champ conceptuel du genre ; d’autre part, de dessiner une cartographie de notions susceptibles d’éclairer les textes médiévaux ; enfin, de proposer des démarches interprétatives qui puissent faire office sinon de modèles, du moins d’exemples propres à nourrir et à inspirer des recherches et des enseignements futur·es. Les interventions de la journée, appuyées sur des études de cas, se concentreront sur l’explicitation d’une méthodologie incluant le genre. Elles interrogeront, entre autres, l’usage des notions de performativité ou d’intersectionnalité, mais aussi les angles morts de l’histoire littéraire, afin de mettre en lumière les gains herméneutiques qui résultent de cette démarche.

Par-delà ce propos scientifique, la journée se veut ouverte à un public de non-spécialistes. A l’instar du colloque, elle articule formation, médiation culturelle et recherche-création : dix étudiant·es de master de Sorbonne Université et Rennes 2 liront les textes produits à l’occasion d’un atelier d’écriture organisé à la mi-mars ; une post-doctorante en recherche-création présentera son projet de réactualisation du mystère médiéval de sainte Barbe, ainsi qu’une lecture-performance d’extraits de la pièce. Les organisatrices espèrent par là prolonger la réflexion universitaire par une dynamique créative, et montrer la fécondité de la littérature médiévale pour les débats et les enjeux contemporains soulevés par les questions de genre.

9h00 Accueil
9h15 Introduction – Anne Paupert (Université Paris Cité) et Yasmina Foehr-Janssens (Université de Genève)

Présidence : Bénédicte Milland-Bove (Université Sorbonne-Nouvelle)

9h30 Anne-Lise Staigre-Vacherot (Université Rennes 2) – Le roman d’aventures en vers au XIIIe siècle : vers une remise en question d’un « mâle Moyen Âge » littéraire ?
10h00 Giulia Parma (Université Sorbonne-Nouvelle) – La nouvelle médiévale au prisme de l’approche intersectionnelle : les personnages féminins du Décaméron de Boccace
Discussion

10h45 Engendrer, déranger, dégenrer : lectures I
présentées par Sophie Albert (Sorbonne Université) et Fabienne Pomel (Université Rennes 2)

11h00 Pause
11h15 Karine Etcheverry (Université de Bordeaux-Montaigne) – Pleurer ses mortes à la fin du Moyen Âge, Étude du chant funèbre « Milia Lasturko »
Discussion

12h00 Engendrer, déranger, dégenrer : lectures II
Répondante : Sophie Albert (Sorbonne Université)

12h30 Repas

14h00 Susanna Scavello (Université Paris Nanterre et ArTeC) – Faire de la recherche-création à partir des mystères hagiographiques au féminin : une actualisation risquée ? Avec la collaboration, pour la lecture, de Morgan Guillot-Noël (ArTeC)
Discussion

Présidence : Nadège Le Lan (Université du Littoral Côte d’Opale)

15h00 Clémentine Girault (Université Paris Cité / EHESS), Jeanne Mousnier-Lompré (Université Grenoble-Alpes) – Les miroirs médiévaux : une approche générique et genrée
Discussion
16h00 Pause
16h15 Sandy Maillard (Universités de Neuchâtel et Fribourg) – Lire le Champ fleury de Geoffroy Tory au prisme des études de genre
Discussion

17h00 Assemblée générale du réseau LIMA.GE

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Publication – Jacobus de Viterbio, « Quaestiones de divinis praedicamentis XXVIII-XXIX et Quaestiones de potentia et actu volendi I-III », éd. Mark D. Gossiaux et Christopher D. Schabel

Critical edition of James of Viterbo’s final questions De divinis praedicamentis and his De potentia et actu volendi

James of Viterbo (ca. 1255–1307), Augustinian friar, master of theology at the University of Paris, and archbishop of Naples, was one of the leading philosophers and theologians of the later thirteenth century. This volume completes the critical edition of his academic works and presents his last two questions De divinis praedicamentis and his three annexed questions on the will (De potentia et actu volendi). These questions, deriving from disputations James held as Augustinian regent master of theology at the University of Paris (1293–1297), offer rich discussions of important topics: whether the plurality of divine persons and attributes entails an order of priority within God and how causality may be attributed to God. The questions on the will cover issues at the core of later medieval debates on human freedom: on the unity of the will as a power of the soul, whether the will is the primary agent in human action, and whether the will is free with respect to all its acts.

This publication is GPRC-labeled (Guaranteed Peer-Reviewed Content).

Jacobus de Viterbio, Quaestiones de divinis praedicamentis XXVIII-XXIX et Quaestiones de potentia et actu volendi I-III, éd. Mark D. Gossiaux, Christopher D. Schabel, Louvain, Leuven University Press, 2024 ; 1 vol., 2024 (Ancient and Medieval Philosophy – Series 1). ISBN : 978-9-46270-391-9.

Source : Leuven University Press

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Publication – Denis Hayot, « L’architecture fortifiée capétienne au XIIIe siècle. Un paradigme à l’échelle du royaume », t. 6 : « Monographies Bourbonnais – Auvergne – Languedoc »

Le problème du « château philippien », avec ses tours rondes, ses flanquements systématiques et ses archères en sifflet, hante la castellologie européenne depuis plus de 50 ans. Pour faire avancer cette question, Denis Hayot n’a pas hésité à reprendre un à un tous les sites fortifiés du xiiie siècle dans le royaume de France. Il en est sorti une thèse éblouissante, dont beaucoup ont entendu parler, mais que peu ont pu lire. Le CeCaB a relevé le défi de publier in extenso ce monument de la castellologie française. L’édition comprend désormais six gros volumes : un de synthèse et cinq de monographies régionales. Le sixième volume contient 57 notices de fortifications du Bourbonnais, de l’Auvergne et du Languedoc.

Informations pratiques :

Denis Hayot, L’architecture fortifiée capétienne au XIIIe siècle. Un paradigme à l’échelle du royaume, t. 6, Monographies. Bourbonnais – Auvergne – Languedoc, Chagny, CeCaB, 2024 ; 1 vol., 570 p. ISBN : 979-10-95034-26-1. Prix : € 30,00.

Source : CeCab

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Publication (en ligne) – Gesta (63, Spring 2024)

Accès : ici

Gesta publishes original research on medieval art and architecture. The journal embraces all facets of artistic production from ca. 300 to ca. 1500 C.E. in every corner of the medieval world.

Gesta authors have three times been awarded the annual Van Courtlandt Elliott Prize of the Medieval Academy of America for a “first article in medieval studies judged . . . to be of outstanding quality.”

Brave as a Lion, Fierce like a Griffin: Heraldic Devices and Aristocratic Identity in the Frescoes of St. Panteleimon, Nerezi – Carlo Berardi

Identifying a Literary Antecedent to the Siege of the Castle of Love in Gothic Ivories – Christopher Snow Hopkins

Singing the Magnificat from Prague to Siena: Altarpieces for the Feast of the Visitation, 1386–1423 – Juliette Calvarin

Monastic Imagination and Historical Preservation: The Role of Geoffrey Martel in the Translatio Scene on the Shrine of the Holy Tear at the Abbey of La Trinité, Vendôme – Anne Heath

Source : Gesta

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