Web – Carnet Hypothèses : Archéologie sur le bâti. Méthode, ressources et outils pour l’analyse stratigraphique des constructions

Coordinateur de la thématique : Jean-Yves Dufour, Inrap

Accès : ici

L’objectif de ce carnet dédié à l’archéologie sur le bâti est de proposer aux archéologues de terrain un espace d’échange autour de leurs méthodes de travail, des circonstances d’intervention et des problématiques diverses rencontrées. Le terme “bâti” s’entend ici au sens large, des fondations aux finitions. Il recouvre tout type de constructions humaines – de bois, de terre et de pierre – quel qu’en soit le statut ou la chronologie. Au-delà d’un outil de travail, ce carnet est aussi une vitrine des spécificités de la méthode de lecture stratigraphique des constructions et de ses apports. Il s’adresse aussi bien aux chercheurs et étudiants qu’aux maîtres d’ouvrage et architectes.

Essentiel à la conservation des grains, le grenier remplace le silo souterrain à partir du XIIIe s. Cette thématique est destinée à présenter plusieurs cas de figures et à rappeler les critères qui prévalent pour la construction d’un grenier, de manière à apprendre à mieux les reconnaître. C’est dans les vieilles fermes céréalières que nous trouvons le plus facilement de grands greniers répondant aux critères donnés par les agronomes. Ces critères sont la localisation du lieu de stockage, son exposition, sa ventilation, ainsi que les modes de construction de son sol, de ses parois et ouvertures. L’étude archivistique réalisée sur le village de Roissy-en-France, montre que si les exploitants agricoles sont les principaux stockeurs de grain, aubergistes et artisans pratiquent aussi dans une moindre mesure cette activité. À Roissy, les grains sont très largement stockés dans des chambres situées au-dessus des lieux de vie. Mais il existe aussi des greniers indépendants, comme ceux identifiés en Alsace. On observe ainsi dans le village de Lutter (Haut-Rhin), une forme ancienne de grenier indépendant de l’habitation, contemporaine des grands greniers communautaires dans les villes, comme celui de Strasbourg. Le grenier n’est toutefois pas seulement nécessaire dans les fermes productrices, il l’est aussi dans les villages des régions de petite et moyenne culture et dans les villes. C’est l’étude de la maison Felip, à Prades (Pyrénées-Orientales), qui offre un exemple de grenier aménagé par un particulier aisé, dans ses combles, doté de compartiments pour le grain. C’est pour cette raison, que l’archéologie sur le bâti, plus tournée vers la maison des hommes que vers l’étude des bâtiments agricoles, doit toutefois apprendre à reconnaître greniers et chambres à grain inclus dans l’habitat civil. Des observations techniques simples permettent donc de reconnaître le grenier conservé en élévation. Car le grenier devient un élément incontournable du développement urbain et gage de stabilité sociale : communautés (militaires, religieuses), marchands de grains, cultivateurs (propriétaires, exploitant ou ouvriers agricoles) vivant en ville, meuniers, petite et moyenne bourgeoisie touchant une rente foncière, etc., tout à chacun doit stocker une partie de l’année le grain correspondant aux redevances, à la consommation, au commerce… Le grenier est donc presque partout, à nous de le retrouver. Les cas de figures présentés ici forment un premier panel dont on espère qu’il pourra être complété par d’autres études.

Source : Archéobati

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Conférence – Daisy Delogu, « La figure du « serf » dans l’imaginaire de la fin du Moyen Âge »

Daisy Delogu est invitée par l’Assemblée du Collège de France sur proposition du professeur Patrick Boucheron.

Professeure de littérature française, Université de Chicago

La conférence mettra en conversation des sources poétiques (le Roman de la Rose, des poèmes et dits de Guillaume de Machaut, des poèmes de Philippe de Vitry et de Pierre d’Ailly) et politiques (notamment les traductions de Nicole Oresme de l’œuvre dite « morale » d’Aristote) afin de cerner l’imaginaire culturel qui se développe autour du « serf ». Défini comme tel selon des critères moraux, légaux, amoureux, politiques, ou économiques, le « serf » en tant que catégorie s’avère profondément instable, désignant moins une identité fixe qu’une condition toujours en devenir ; on peut être « serf » en raison de ses attachements, de la nature de ses obligations, ou des opérations du pouvoir (ou des pouvoirs) auquel un individu se trouve soumis. Ainsi le « serf » serait capable de figurer la conscience d’une précarité qui hante les écrivains de la fin du Moyen Âge et qui n’est pas sans rapport, nous suggérons, avec notre société actuelle.

Mardi 7 mai 2024

Amphithéâtre Guillaume Budé, Site Marcelin Berthelot

En libre accès, dans la limite des places disponibles

17:00 – 18:00

Source : Collège de France

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Colloque – Approche diachronique des techniques de la fabrication monétaire

16-17 mai 2024, amphithéâtre de la MRSH, Université de Caen Normandie

Sans inscription, ouvert à toutes et à tous

Programme : ici

La manifestation « Approche diachronique des techniques de la fabrication monétaire » est le premier volet d’un cycle périodique dédié à la numismatique, et spécifiquement aux travaux menés dans le cadre du programme scientifique du CRAHAM-Centre Michel de Boüard (UMR 6273)

La manifestation « Approche diachronique des techniques de la fabrication monétaire » est le premier volet d’un cycle périodique dédié à la numismatique, et spécifiquement aux travaux menés dans le cadre du programme scientifique du CRAHAM-Centre Michel de Boüard (UMR 6273). Elle a pour but de rassembler des numismates, des étudiants et des chercheurs issus de disciplines connexes afin de présenter des enquêtes en cours concernant les techniques de fabrication monétaire.
Cette manifestation présente deux objectifs scientifiques. Il s’agit, tout d’abord, d’appréhender l’évolution des techniques de fabrication monétaire sur le temps long (de l’Antiquité à la période Moderne, de Carthage antique aux Antilles modernes) par le biais d’une série d’enquêtes inédites. Il s’agit, ensuite, de faire dialoguer les spécialistes dont les travaux portent sur des périodes et des approches parfois très différentes afin de mettre en regard les méthodologies employées. Pour finir, cette manifestation permettra de remplir trois objectifs dont la portée est plus large :

  1. présenter à la communauté scientifique et aux étudiants des travaux en cours, qu’ils soient contigus ou intermédiaires à ceux développés dans l’environnement du service de numismatique de l’université de Caen ;
  2. mettre en valeur les travaux des masters et doctorants qui transitent par le service en leur donnant l’opportunité de présenter leurs recherches devant des spécialistes de la discipline ;
  3. amorcer, à l’issue de cette rencontre, un cycle annuel dédié à l’actualité des travaux numismatiques et selon des thématiques variées.

Coordination : Guillaume Blanchet, Pierre-Marie Guihard, Thibault Cardon & Jérôme Jambu

Source : Craham

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Publication – « Marco Polo. Storia e mito di un viaggio e di un libro », éd. Samuela Simion, Eugenio Burgio

A sette secoli dalla morte di Marco Polo, il suo nome e l’opera che ha scritto con Rustichello da Pisa, il Devisement dou monde, evocano ancora i miti del viaggio e del ritorno, dell’Asia misteriosa e di Venezia; un mondo di merci, ricchezze, popoli, costumi inattesi. Dopo le grandi ricerche otto-novecentesche di impianto storico-positivista, gli studi sul viaggiatore e sul libro hanno ripreso slancio nell’ultimo ventennio. Si è riaperta così la questione testuale, in tutti i suoi aspetti, filologici e culturali (genesi, trasmissione, contesti di produzione e circolazione); si è lavorato sulla biografia dei due autori e sulla fisionomia del mito che su di loro si è stratificato; e si è tornati ad analizzare anche l’incontro con l’Asia narrato nel testo, per misurare nuovamente l’attendibilità del racconto e per riconsiderare quanto abbia influito su quei processi simbolici che le relazioni di viaggio innescano nella definizione del rapporto con l’Altro. In diciotto saggi redatti dai maggiori specialisti della materia, il volume offre una guida sullo stato delle ricerche e soprattutto invita a leggere, o rileggere, un classico della letteratura del Medioevo volgare.

Insegna Filologia romanza all’Università Ca’ Foscari Venezia. Da tempo si occupa del Devisement dou monde.

Insegna Filologia medievale e umanistica all’Università Ca’ Foscari Venezia. Si occupa di letteratura di viaggio.

Table des matières :

Abbreviazioni
Introduzione
di Samuela Simion ed Eugenio Burgio
Parte prima
Il contesto
1. Prima del Devisement dou monde
di Marina Montesano
La conoscenza dell’Asia prima della pax mongolica/L’Oriente come “orizzonte onirico”/I Mongoli e la conquista dell’Asia/I primi referti dei frati mendicanti sull’impero mongolo
2. Le relazioni dei viaggi ad Tartaros (XIII-XIV secolo) fra tradizione letteraria ed esperienza diretta di Paolo Chiesa
Narrazione e descrizione nelle relazioni dei viaggi ad Tartaros del XIII-XIV secolo/Il viaggio fantastico e l’Oriente immaginario/L’Oriente reale: il pellegrinaggio in Terrasanta/La conoscenza del mondo: il trattato scientifico/Un nuovo genere letterario?
Parte seconda
Gli uomini
3. Una famiglia veneziana di mercanti tra Due e Trecento: i Polo e Marco
di Marcello Bolognari e Samuela Simion
Ancora Marco Polo?/La famiglia Polo/Il pomo della discordia: Ca’ Polo/Le donne Polo e la difesa dell’eredità paterna/I beni di Marco Polo: tra l’eccezionale e l’ordinario/Conclusioni
4. Mitografie di Marco Polo: biografemi, travestimenti, invenzioni di Alvaro Barbieri
Il Devisement dou monde: una poetica della ridondanza/Un cavaliere errante ad Tartaros/La leggenda veneziana: bozzetti ramusiani/Marco Polo nel paradigma orientalistico del Novecento: l’ulisside e l’uomo del futuro
5. Il “fantasma” Rustichello di Fabrizio Cigni
Un’identità sospesa tra storia e finzione letteraria/Il contesto pisano-genovese/Il nome di Rustichello da Pisa nei testi/Autorialità e lascito di Rustichello
Parte terza
Il testo
6. Il Devisement dou monde come problema filologico
di Alvise Andreose e Giuseppe Mascherpa
La stesura originale e i testimoni franco-italiani (F, f )/Le redazioni francese (Fr), toscana (TA) e nord-italiana/Rapporti tra F, Fr, TA, VA. La famiglia VB/La cosiddetta «fase anteriore a F»: R, Z, L, V/Aporie della recensio di Benedetto/Rettifiche e approfondimenti: le classificazioni di Terracini (1933) e Burgio, Eusebi (2008)/Teoria “uniredazionale” e “pluriredazionale”/Verso una nuova teoria della genesi del libro di Marco Polo
7. Il Devisement dou monde in forma digitale di Marina Buzzoni
L’edizione digitale e la mobilità del testo poliano/I prodromi: l’ipertesto di Dei Viaggi di Messer Marco Polo/Un nuovo modello per una nuova edizione/Il cuore del progetto: la codifica XML-TEO/Il paradigma digitale per valorizzare il testo/Conclusioni
8. Addomesticare l’auctor laico: le versioni latine del Devisement dou monde di Antonio MontefuscoTraduzione dell’opera, tradizione del testo/Dai traduttori laici ai traduttori chierici/Traduzione come (ri)appropriazione: i domenicani e l’opera di Francesco Pipino/Dalla traduzione alla rielaborazione: la versione Z/Dai compilatori ai traduttori umanisti: la versione L/Conclusioni: la traduzione come sopravvivenza e memoria
9. Tradurre l’Altro, trasporre l’ignoto. I malintesi nel Devisement dou monde e nelle sue traduzioni
di Chiara ConcinaDescrivere un «oceano di terre»: il Devisement dou monde e gli abbagli dell’autore/«Infinite letture ed infiniti lettori»: tradurre il Devisement, tradire il Devisement/Da ‘Akkô ad Ancona: conservazione, prestito, sostituzione/Di aquile, scherani e berrovieri: tra errori di lettura e “trabocchetti omofonici”/Prender gazzelle per gatte: dal malinteso alla metamorfosi
10. Il Devisement dou monde e le sue rappresentazioni cartografiche fra tardo Medioevo e Modernità
di Angelo Cattaneo e Irene ReginatoCartografie poliane/Gli atelier catalani e il Devisement/Venezia, il Devisement e il mappamondo di Fra Mauro/Conclusioni: oltre l’ecumene antica, verso il mundus novus
11. Le meraviglie di Marco Polo: aspetti della vicenda illustrativa del Devisement dou monde di Marcello Ciccuto
Prime considerazioni su un possibile “libro delle meraviglie”/Marco autore del Devisement dou monde: un ritratto disperso fra tante immagini?/In viaggio verso il “libro delle meraviglie”: la prima tradizione illustrata del Devisement/Un modello di evasione: il Livre des merveilles dei duchi di Borgogna
Parte quarta
La realtà
12. Marco Polo e l’economia politica dell’impero Yuan: realtà e rappresentazioni ideologiche
di Hans Ulrich Vogel
L’economia politica in Cina sotto gli Yuan: definizione e ambito di applicazione/L’economia sotto Qubilai (una breve panoramica)/Marco Polo e l’economia politica Yuan/Conclusioni
13. Le Asie di Marco Polo (descrivere le “diversità del mondo”) di Eugenio Burgio
Vedere, udire, scrivere/Tradurre il mondo, descrivere le diversità/La “Retorica dell’alterità”/Un’idea (plurale) dell’Asia/ “Idolatri”/Conclusioni
14. Il Devisement dou monde e la ricerca scientifica in Cina e in Mongolia di Ma Xiaolin ed Elisabetta Ragagnin
Il Devisement dou monde e la ricerca scientifica in Cina/Il Devisement dou monde e la ricerca scientifica in Mongolia
Parte quinta
Il mito, ancora
15. Marco Polo nella letteratura missionaria dei secoli XVI-XIX
di Davor Antonucci
La riscoperta dell’Oriente: i missionari leggono Marco Polo/Le fonti/I temi/Una fama continua: Marco Polo negli scritti missionari del XIX secolo
16. Viaggiatori moderni sulla “via della Seta” di Luigi Marfè
Figura di spostamento/Il Grande Gioco/Le città sepolte/La biblioteca nascosta/«Heading for trouble»/«Je voudrais savoir…»/Esotico inverso
17. Destini pop: Marco Polo tra cinema, televisione, fumetti e (video)giochi di Gustavo Minervini e Laura Minervini
Marco Polo pop/Il cinema e le serie televisive/I fumetti/I (video)giochi
18. Viaggi americani e mogli tartare (falsi biografici su Marco Polo) di Samuela Simion
Marco Polo, l’uomo e il mito/Hao Dong, la prima moglie/Marco Polo in America/Conclusioni
Appendice 1. Documenti, codici, oggetti cartografici non poliani
Appendice 2. Censimento dei codici del Devisement dou monde
Bibliografia
Indice dei nomi
Gli autori

Informations pratiques :

Marco Polo. Storia e mito di un viaggio e di un libro, éd. Samuela Simion, Eugenio Burgio, Rome, Carocci, 2024 ; 1 vol., 544 p. (Studi Superiori). ISBN : 978-8-82902-521-3. Prix : € 49,00.

Source : Carocci

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Publication – « Cathares. Toulouse dans la croisade », dir. Laure Barthet, Laurent Macé

Cathares, croisade, châteaux, inquisition, bûchers… autant de termes et d’images qui sont associés à la croisade contre les Albigeois (1209-1229). Cette suite d’événements historiques qui a traversé le Sud de la France a eu une grande influence sur la construction de l’identité méridionale contemporaine et a laissé une vision souvent dramatique du XIIIe siècle à Toulouse et en Occitanie : vaincu par les croisés venus du nord, le Midi aurait perdu son âme et son indépendance au profit des rois de France.

Pour cette première exposition d’ampleur consacrée à ce sujet à Toulouse, le parcours se déploie sur deux lieux : au musée Saint-Raymond et au Couvent des Jacobins. Au musée Saint-Raymond, la première partie est consacrée aux raisons multiples qui ont favorisé l’escalade vers la croisade. Dans une grande frise scènographiée, la séquence suivante détaille les événements et rebondissements de la croisade albigeoise elle-même, du sac de Béziers aux derniers combats du comte de Toulouse Raimond VII.

Au Couvent des Jacobins, la présentation interroge sur la notion de « catharisme » en n’omettant rien du renouvellement historiographique et des débats actuels.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Cathares. Toulouse dans la croisade, éd. Laure Barthet, Laurent Macé, Paris, 2024 ; 1 vol., 472 p. ISBN : 978-2-38203-173-5. Prix : € 42,00.

Source : In Fine Éditions

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Colloque – La somme des parties ? (Dé)faire et (re)penser collections et compilations. 7es Journées doctorales internationales de l’Unité de Recherche Transitions

Les 6 et 7 mai 2024 se tiendra, à l’Université de Liège, la septième édition des Journées doctorales internationales de l’Unité de recherches Transitions. Organisé en partenariat avec le Centre for Medieval and Renaissance Studies (CeMaRS, Ruhr-Universität Bochum) et l’Institut d’histoire de la Réformation (IHR, Université de Genève), ce colloque aura pour thème les pratiques de collection et de compilation. Les bornes chronologiques prescrites sont celles explorées par Transitions (Moyen Âge et Première Modernité).

Programme : ici

Université de Liège, 6-7 mai 2024

Lieu des journées doctorales :
Université de Liège, Place du 20-Août, 7 – 4000 Liège
Amphithéâtre Wittert, Bâtiment A1, RDC

Source : Transitions – ULiège

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Exposition – Bouillon Medieval Experience

Bouillon Medieval Experience, le nouveau parcours immersif en province de Luxembourg.

Plongez dans l’univers fascinant du Moyen Âge !
26 avril 2024 à 17h

L’ASBL Godefroy de Bouillon, en collaboration avec la Commune de Bouillon et IDELUX Projets publics, a l’honneur de vous inviter à l’inauguration du nouveau parcours du Bouillon Medieval Experience, le vendredi 26 avril à 17h.

Voyagez dans les pas d’un chevalier et de son écuyer en route pour Jérusalem. Vivez des aventures palpitantes au cœur de l’histoire des croisades du Xle siècle.

Programme :


17h00 Accueil
17h15
Mot de bienvenue par Patrick ADAM, Bourgmestre de Bouillon
17h20
Interventions :
Aurélie POCHET, Présidente du Secteur Bouillon Centre-ville
Séverine PIERRET, Présidente d’IDELUX Projets publics
Valérie DE BUE, Ministre du Tourisme
Christophe GAETA, Auteur de projet
18h00 Visite du nouveau show immersif
18h30 Cocktail dinatoire
Adresse
Bouillon Medieval Experience (anciennement Archéoscope Godefroid de Bouillon)
Salle des Sépulcrines
Quai des Saulx, 14
6830 Bouillon

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Publication (en ligne) – BUCEMA (27/2, 2023)

Le Bucema, Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre, est une revue scientifique à comité de lecture consacrée aux études sur le Moyen Âge.

Fidèle au principe de diffusion de la recherche en train de se faire et librement accessible, le Bucema met l’accent sur l’interdisciplinarité -sciences humaines et sociales, sciences de la nature et mathématiques. Il cherche à publier des contributions proposant des nouvelles méthodes, faisant état d’expériences dans le domaine des humanités numériques et des nouvelles technologies, s’interrogeant sur les implications épistémologiques et conceptuelles des recherches sur le Moyen Âge. Il accueille aussi des études et des synthèses de fond dans les domaines de l’archéologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art, tout en se faisant l’écho de l’actualité de la recherche la plus récente.

En plus d’articles inédits, il publie des entretiens, des essais bibliographiques, des points de vue, des notices sur des découvertes importantes, des communications sur des chantiers en cours (archéologiques, historiques, archivistiques, iconographiques…), des synthèses des dernières rencontres scientifiques, des résumés de thèses et de dissertations, ainsi que l’annonce de nouveaux programmes de recherche et de rencontres à venir.

Le Bucema fait paraître également des numéros hors série et deux collections relatives à des programmes de recherche :  « CBMA  – Chartae Burgundiae Medii Aevi » et « Histoire de l’art et Anthropologie ».

Tourné vers la communauté scientifique internationale, le Bucema accepte des contributions dans différentes langues : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais.

Recherche active

Chantiers

Dissertatio

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Appel à contribution – Playing War – Simulations, Games, Exercises, and the Representations of Military Force and Violence

Leibniz ScienceCampus Regensburg « Europe and America in the Modern World » (LSC) in Cooperation with Working Group on Military Forces and Violence of the Bundeswehr Centre for Military History and Social Sciences (ZMSBw) (Juliane Tomann (Univerität Regenbsurg), Kerrin Langer (ZMSBw), Jon-Wyatt Matlack (LSC) and Frank Reichherzer (ZMSBw))

Regensburg
27.11.2024 – 29.11.2024
Deadline : 25.04.2024

Leibniz ScienceCampus « Europe and America in the Modern World » Annual Conference 2024 in cooperation with Working Group on Military Forces and Violence of the Bundeswehr Centre for Military History and Social Sciences

Military organizations are unique in that their design, doctrine, training, and equipment are all based on an exception: warfighting. Especially in uncertain times, the military seeks to gain certainty of action through speculation. The military apparatus is constantly searching for ways to deal with unknowns and contingency. The largest NATO maneuvers since the end of the Cold War in response to Russia’s war in Ukraine, wargaming from hybrid attacks to full-scale warfare scenarios, mock invasion of Taiwan conducted by the Chinese People’s Liberation Army are just recent examples. In such contexts, the use of force and military violence must be imagined, represented, displayed, performed, – played. Using the concept of ‘play’ for this conference, we seek to decode how military force and violence functions within imaginatively created environments within the military and beyond.
Working towards decoding imagined military force and violence, we propose ‘Playing War’ as a key analytical lens for understanding how violence is represented, depicted, modeled, rendered, simulated, communicated, dialectically constructed and internalized. Military training exercises, digital battlefield simulations, wargames on paper, and table-top war games coincide with popular mediums of play, such as board games and video games. Historical reenactments of previous conflicts similarly recreate and reframe imagined and/or military violence of the past in the present and underline the complex temporalities of the military imaginary. In all these instances, the medium of play enables and entails the representation and performance of an imagined use of force.

Through ludic manifestations, play enables an otherwise absent enemy to be physically constructed and rendered ‘real’ in practical environments. For the military, simulations of the state’s enemy reify and reproduce multiple forms of violence and communicate specific notions of order. Games, too, rely upon the practices of the military to engender entertaining commercial or educational products. This is especially true for reenactment, where all participants playfully reimagine, reinterpret, and perform all involved parties of past battles and conflicts. ‘War’ simulated in such environments is necessarily synthetic, as training, reenactment, and gaming cannot replicate the anticipated violence of war onto its players.

Elucidating ‘Playing War’ entails a broad portfolio of disciplinary approaches. We especially invite historians, sociologists, political scientists, cultural studies scholars, law scholars, and anthropologists to engage in interdisciplinary discussion. Contributions addressing all periods of history, as well as ongoing and future conflicts, are welcome. Multidisciplinary contributions are welcome. We expressly welcome contributions on dealing with all global regions, as well as research addressing the intersections of or within ‘the West’, Latin America, East and Southeast Europe and the broader post-Soviet space.

As primers, we pose the following questions:

1) (military) Operations: What understanding of warfighting etc. form play- and rulebooks? How does the state perform its “enemy”? What impact does playing war have on ‘real’ conflicts and operations?

2) Practice: How are war games played? What continuities and changes can be observed in the practices of playing war games? How do war games represent force and violence, and what practices of representation are evident in their portrayal?

3) Environment: Under what conditions is war played? What are the infrastructures? What could be said about the material culture of playing war?

4) Design: How are conflict, war, and combat modeled? What informs these processes? What about “playing peace”?

5) Knowledge: How and what kind of knowledge shapes play? How and what kind of games produce knowledge?

6) Technology: How does technology enable specific forms of wargaming? What is the significance of (perhaps future) military technology?

Authors are invited to submit abstracts of original papers until 25 April 2024. Submissions must not exceed 500 words. Please add name, affiliation, and a short (one page max.) CV to your proposal.

If you want to organize a panel (3 slots max. for a two-hour panel), extend your submission for each author under the mentioned conditions and a short idea of the Panel.

It will also be possible to organize an author meets critic event. State in your proposal a book, its relevance, and a possible commentator beside the book author.

A hybrid format of the conference is planned. We offer hotel accommodation for all conference contributors for up to three nights. Additionally, we can offer a contribution to cover travel costs to and from the conference.

Please send your submission to: info@europeamerica.de

The organizing team,
Juliane Tomann, Kerrin Langer, Jon-Wyatt Matlack, and Frank Reichherzer

Source : H-Soz-Kult

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Exposition – Représenter le lointain. Un regard européen (1450-1950)

Organisée en partenariat avec l’International Conference on the History of Cartography (ICHC), cette exposition est consacrée aux espaces lointains vus à travers les cartes et les documents iconographiques que produisirent les Européens entre 1450 et 1950. Durant cette période de cinq siècles, depuis les expéditions portugaises dans l’océan Atlantique et sur les côtes africaines, à l’aube des Temps modernes, jusqu’aux prises d’indépendance des peuples colonisés, au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Europe découvrit progressivement toutes les régions du monde et exerça sur elles une domination plus ou moins forte et durable. C’est dans ce cadre historique que doivent être replacées les 99 pièces sélectionnées : celles-ci constituent autant de témoignages significatifs sur la manière dont les Européens appréhendèrent et représentèrent les contrées lointaines et leurs habitants.

Le parcours proposé est structuré en trois parties. La première présente l’élargissement des horizons européens en privilégiant le support cartographique envisagé à différentes échelles. Lorsque Christophe Colomb aborda l’archipel des Antilles en octobre 1492, il crut avoir atteint l’extrémité orientale de l’Asie. Dans les premières années du 16e siècle, le navigateur florentin Amerigo Vespucci – dont le prénom fut retenu pour baptiser l’Amérique – fut le premier à défendre l’idée que les terres récemment explorées appartenaient à un continent jusque-là inconnu. La représentation du monde des Européens s’en trouva profondément bouleversée. Les nombreuses expéditions qui se succédèrent entre le 16e et le début du 20e siècle permirent d’identifier peu à peu les autres régions lointaines du globe (l’Australie au cours des 17e et 18e siècles, l’Antarctique au 19e siècle) et de découvrir plus finement les espaces dont l’existence était déjà connue. La conquête des pôles, à la veille du premier conflit mondial, marqua l’achèvement de l’exploration de la surface terrestre par les Européens.

Les formes d’appropriation du lointain font l’objet d’une seconde partie. L’exploration de contrées nouvelles par les Européens alla de pair avec l’affirmation de leur puissance. Cartes et illustrations mettent ainsi en avant leurs conquêtes territoriales, l’essor du commerce ou encore la diffusion du christianisme. À partir du 19e siècle, elles célèbrent les « apports » de la civilisation européenne (construction d’infrastructures de transport, création d’hôpitaux et d’écoles…) dans le cadre d’un discours visant à justifier les entreprises coloniales. L’iconographie fit en revanche beaucoup moins de place aux résistances opposées par les populations locales, au pillage des ressources et à l’exploitation des hommes et des femmes, même si l’image vint quelquefois soutenir les voix qui s’élevèrent pour dénoncer les exactions commises et condamner l’esclavage. Les Européens s’emparèrent également du lointain par le savoir et par l’imaginaire. Les représentations qu’ils donnèrent des peuples lointains empruntent aux deux registres. Si l’image véhiculée fut parfois positive ou tout du moins nuancée, elle s’inscrivit presque toujours dans une logique d’infériorisation qui culmina au 19e et dans la première moitié du 20e siècle avec le développement des théories raciales.

La troisième section délaisse la surface de la Terre pour saisir le lointain dans sa dimension verticale. En même temps qu’ils sillonnaient les régions du globe, les Européens cherchaient à mieux connaître les espaces du dessous – les profondeurs de la Terre et des océans – et ceux du dessus – les sommets des montagnes et, au-delà des limites planétaires, le vaste univers. Ils en donnèrent là aussi de nombreuses représentations figurées qui révèlent un imaginaire foisonnant et une puissante soif de découverte.

Tous les supports graphiques couramment utilisés entre le milieu du 15e siècle et les années 1950 ont été mobilisés : les cartes et les estampes en premier lieu mais aussi les enluminures de la fin du Moyen Âge, les affiches et les photographies. L’exposition met avant tout en valeur les collections de la bibliothèque, dont la richesse est grande en la matière. De nombreuses provenances reflètent l’intérêt soutenu et constant que les Lyonnais portèrent aux contrées lointaines. Le collège de la Trinité, le couvent des grands Augustins de Lyon, le bibliophile Pierre Adamoli ou encore la Société de géographie de Lyon figurent ainsi parmi les anciens possesseurs des documents présentés. Une part importante des pièces retenues est par ailleurs issue de la collection jésuite des Fontaines, déposée à la BmL depuis 1998. Un chapelet en ivoire faisant référence aux conquêtes des Espagnols en Amérique et deux portulans récemment découverts ont été généreusement prêtés par le musée des Beaux-Arts de Dijon, les archives départementales du Var et les archives départementales du Vaucluse : ces trois œuvres complètent avec profit la sélection, qui puise également dans les ressources mises à disposition par l’Agence spatiale européenne et la National American Space Agency (NASA).

Cette nouvelle exposition propose un voyage dans l’espace et dans le temps. Elle permet de se projeter vers des horizons lointains en examinant, avec l’approche critique nécessaire, le regard des Européens des siècles passés. Les cartes et les illustrations furent à la fois les réceptacles et les vecteurs de la curiosité, des peurs, des débats, de la convoitise, de la fascination ou de la répulsion qu’éveillèrent chez eux les régions éloignées. Ces représentations graphiques sont les miroirs d’une histoire longue dont l’héritage reste prégnant : une histoire de confrontation – à l’autre, à la différence, à l’inconnu – et d’affirmation de soi.

Jérôme Sirdey et Benjamin Ravier-Mazzocco, commissaires de l’exposition

Du 2 avril au 13 juillet 2024
Bibliothèque de la Part-Dieu, la Galerie

Du mardi au vendredi de 10h à 19h
Le samedi de 10h à 18h
Entrée libre

Source : Bibliothèque municipale de Lyon

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