Colloque – Byzance en ses marges : centres, périphéries, contours

4-5 octobre 2024
INHA, salle Vasari (1er étage) et en ligne

XVe Rencontres internationales des jeunes chercheurs et chercheuses en études byzantines de l’Association des étudiants du monde byzantin

4 Octobre 2024 / October 4, 2024 9h30-9h35 : Mot de bienvenue / Welcoming words

9h35-9h55 : conférence inaugurale /opening conference: Pr. Arietta Papaconstantinou (Aix-Marseille Université, LA3M)

Session 1 : Altérité de Byzance, altérité à Byzance / Otherness of Byzantium, Otherness in Byzantium

Modération / Chair: Guillaume Bidaut (Paris I Panthéon-Sorbonne)

10h00 : Aysu Saban (École pratique des hautes études ) – La perception des Byzantins dans les premières sources ottomanes (XIVe-XVe siècles).
10h20 : Guo Ziran (Kapodistrian University, Athènes) – Le nom de FuLin (拂菻)dans les sources chinois de la dynastie mongole des Yuan contemporain.
10h40 : Questions et discussion / Questions and discussions 10h55 : Pause café / Coffee break

11h15 : Jules Plassart (Sorbonne Université) – Entre Romains et Sassanides : un miroir trouble ?
11h35 : Ivan Fukalov (Adam University – Institut français d’études sur l’Asie centrale) – Gypsies and Byzantium.
11h55 : Questions et discussion / Questions and discussions 12h10 : Repas / Lunch

Session 2 : Manuscrits, marges et matérialité / Manuscripts, margins and materiality

Modération / Chair: François Pacha Miran (UMR 8167 Orient & Méditerranée)

13h45 : Matthias Egger (École pratique des hautes études – Institut national d’histoire de l’art) – Les portraits et inscriptions liminaires du tétraévangile “copte 13” de la Bibliothèque nationale de France : modèle byzantin, identité copte ?
14h05 : Carlo Emilio Biuzzi (École pratique des hautes études – Université de Gand) Construire depuis les marges : reconnaître une opération culturelle de la transmission des paratextes.

14h25 : Questions et discussion / Questions and discussions
14h40 : Pause café / Coffee break

Session 3 : Le Caucase, un laboratoire politique aux marges de Byzance ? / The Caucasus, a Political Laboratory on the Margins of Byzantium ?

Modération / Chair: Sipana Tchakerian (Institut national d’histoire de l’art)

15h00 : Nicolas Tatessian (Université de Strasbourg) – Marge post-byzantine et hybridités culturelles en contexte d’islamisation : Erznkay, métropole arménienne (XIIe-XIVe s.)
15h20 : Ekaterine Avaliani et Tamta Tskhovrebadze (International Black Sea University) – Byzantine « project » of Creation of the Georgian Christian state, Allocation of Byzantine Royal Titles, Dress codes and Symbols of Power in Periphery.
15h40 : Questions et discussion / Questions and discussions

16h00 : visite à la Bibliothèque nationale de France / visit at the Bibliothèque nationale de France (site Richelieu, 5 rue Vivienne)

5 Octobre 2024 / October 5, 2024

Session 4 : Transgressions spirituelles et sociales / Spiritual and Social Transgressions

Modération / Chair: Apolline Gay (École pratique des hautes études – Université libre de Bruxelles – Institut français d’archéologie orientale)

9h30 : Loanne de Parthenay (École du Louvre) – Aux grands maux féminins, les grands moyens : les Byzantines, toutes des magiciennes ?
9h50 : Nicolas Varaine (École pratique des hautes études) – Les saintes femmes en prison, un motif marginal ? Autour des scènes d’emprisonnement dans l’hagiographie peinte.

10h10 : Chloé Agar (University of Oxford) – The Cult of Saints on the Egyptian Border of Byzantium: Transgressions against the Marginalized in Coptic Hagiography.

10h30 : Questions et discussion / Questions and discussions 10h45 : Pause café / Coffee break

Session 5 : Seuils physiques, frontières symboliques / Physical Thresholds, Symbolic Borders

Modération / Chair: Mary Maschio (Ecole pratique des hautes études – Université de Toronto)

11h05 : Łukasz Kubicki (University of Warsaw) – Procession and identity in the tradition of the siege of Constantinople in 626.
11h25 : Anna Zubova (Lobachevsky State University, Nizhny Novgorod) – Real and irreal spaces in the Byzantine vernacular romance of the XIII-XIVth centuries.

11h45 : Questions et discussion / Questions and discussions
12h00 : Repas / Lunch

Session 6 : Circulations et conflits religieux entre centres et périphéries / Religious circulations and conflicts between centres and peripheries

Modération / Chair: Mariam Nutsubidze (Sorbonne Université)

13h30 : Kyriakos Costa (Kapodistrian University) – Navigating Religious Controversies in Byzantine Periphery: Orthodoxy and Heresy in 12th-century Cyprus.
13h50 : Elena Firea (Babeș-Bolyai University of Cluj-Napoca) – Relics on the margins of the empire. The transfer of St. John the New to Moldavia (1415).
14h10 : Rémi Lafontaine (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – La rhétorique de la marginalisation de Constantinople dans la correspondance pontificale du schisme acacien (484-519).

14h30 : Questions et discussion / Questions and discussions
14h45 : Pause café / Coffee break

Session 7 : Circulation de modèles architecturaux et spatiaux / Circulation of Architectural and Spatial Models

Modération / Chair: Marion Jobczyk (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis)

15h05 : Giuseppe Belsito (University of Palermo) – The Sicilian Théma: A border or a central area in Byzantine politics? The controversial case of the Byzantine Kastron in Selinunte.
15h25 : Elena de Zordi (Ca’ Foscari University of Venice) – The Northernmost Margin of Byzantine Art: Painted Wooden Churches between Gotland and Velikij Novgorod in the 12th Century.

15h45 : Questions et discussion / Questions and discussions
16h00 : Assemblée générale / General meeting

17h00: Cocktail

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Journée d’étude – Apprivoiser la mort. Discours, pratiques et mémoires

Samedi 19 octobre 2024, 9h-17h

Pour venir assister à la journée si vous êtes extérieur à Sorbonne Université, nous écrire à representantsdoctorantscrm@gmail.com.

54 rue Saint-Jacques ou 17 rue de la Sorbonne, 75005, Paris.
Centre Roland Mousnier, Escalier G, Étage 1 et demi

Comité d’organisation : Clara Dean, Valentine Ferreira, François Foulonneau, Lucas Lehéricy, Julien Muet, Marie Rigaudeau

Programme :

8h30-9h : Accueil

9h-9h15 : Introduction par les membres organisateurs

1ère session : Bonne mort, malemort : l’art de bien mourir 
Présidence : Bruno Dumézil (Sorbonne Université) 

9h15-9h35 : Flavie Simiz – Mourir avec les anges : l’ange guide de salvation dans un ars moriendi du XVesiècle.
9h35-9h55 : Eugénie Bernard de Dompsure – S’habituer à la mort. L’apprentissage de la bonne mort dans les biographies spirituelles classiques des femmes laïques.
9h55-10h15 : Valentine Ferreira – Mâle mourir : la belle mort et l’exacerbation de l’idéal guerrier viril (IXe-XIe siècle).
10h15-10h35 : Paul Chéreau – Donner et ne pas donner la mort dans les camps militaires de Louis XIV.
10h35-10h50 : Débats
10h50-11h05 : Pause café

2ème session : Mourir en prince
Présidence : Géraud Poumarède (Sorbonne Université) 

11h05-11h25 : Dorian Varenne – La mort du pape : sacralité rituelle et intrigues politiques à Rome en temps de Sede Vacante (première modernité).
11h25-11h45 : Morgan Peyrat – Les premiers Bourbons de Parme et la mort (1748-1765).
11h45-12h : Débats
12h-14h : Déjeuner

3ème session : Pratiques sociales de la mort 
Présidence : Isabelle Robin (Sorbonne Université) 

14h-14h20 : Donatien Guegan-Parrot – Réflexions sur la pratique du legs de lits dans la société française de la fin du Moyen Âge.
14h20-14h40 : Auriane Hernandez – Mari et femme : un lien social privilégié pour apprivoiser la mort 
14h40-15h : Clara Dean – Mourir loin de sa patrie : le cas des Écossais et des Écossaises à Paris au XVIIIesiècle.
15h-15h15 : Débats
15h15-15h30 : Pause Café

4ème session : Mémoire, discours et représentations de la mort
Présidence : Marielle Lamy (Sorbonne Université)

15h30-15h50 :: Cécile Barluet – Les oraisons funèbres au concile de Bâle (1431-1449) : la fabrique d’un portrait modèle du Père conciliaire ?
15h50-16h10 : Borromée Cavro – Imprimer la mort, apprivoiser la mort : discours, pratiques et mémoires de la mort dans les Antiquitez de Gilles Corrozet et Nicolas Bonfons
16h10-16h30 : Marie Rigaudeau – Assurer son salut et celui de ses sujets en mariant les filles pauvres : la fondation des ducs de Nevers (1573-1793)
16h30-16h50 : Débats 

16h50 : Reynald Abad (Sorbonne Université) – Clôture de la journée d’étude

17h15 : Cocktail 

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Publication – Wolfram von Eschenbach, « Willehalm », trad. Danielle Buschinger et Alain Corbellari

Wolfram von Eschenbach est l’auteur de deux réécritures en moyen-haut-allemand d’œuvres majeures de la littérature française du XIIe siècle. Si le Parzival, adapté du Conte du Graal de Chrétien de Troyes, est bien connu et a été beaucoup commenté, en raison des foisonnantes libertés que Wolfram prend avec le texte français, le Willehalm, en revanche, qui adapte la chanson de geste d’Aliscans, d’après un texte proche de la version du manuscrit de Venise, sera une découverte pour les lecteurs français. Plus proche de sa source que dans le Parzival, Wolfram n’en investit pas moins son récit d’une coloration bien particulière qui rehausse le prestige des combattants musulmans. Guillaume d’Orange n’est plus seulement le défenseur de la Chrétienté, il est l’adversaire loyal de combattants dont le particularisme culturel est traité avec un respect étonnant de la part d’un auteur médiéval. Ce récit, qui est à la base de la tradition allemande de la geste de Guillaume, nous est présenté ici dans une traduction qui rend hommage à sa grandeur et à son humanisme.

Danielle Buschinger, professeur émérite à l’Université de Picardie-Jules Verne, est l’auteure de nombreuses études sur la littérature allemande du Moyen Âge et de la première modernité (Tristan, romans du Graal, romans arthuriens, contes et nouvelles, romans animaliers, épopées en pays de langue allemande, romans en prose, lyrique d’amour (Minnesang) et poésie du discours chanté (Sangspruchdichtung), chroniques urbaines, Christine de Pizan, Hans Sachs) et sur Richard Wagner (Wagner et le Moyen Âge, Le bouddhisme chez R. Wagner, Wagner et le syncrétisme, Correspondance entre Wagner et Liszt). Elle a de même traduit un grand nombre d’œuvres médiévales allemandes.

Alain Corbellari est professeur de littérature française médiévale aux Universités de Lausanne et de Neuchâtel. Il s’est intéressé en particulier à l’histoire des études médiévales, à la réception du Moyen Âge dans la Modernité, à la littérature comique médiévale et aux chansons de geste.

Informations pratiques :

Wolfram von Eschenbach, Willehalm, trad. Danielle Buschinger, Alain Corbellari, Paris, Honoré Champion, 2024 ; 1 vol., 414 p. (Classiques français du Moyen Âge. Traductions, 110). ISBN : 978-2-74536-108-0. Prix : € 50,00.

Source : Honoré Champion

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Publication – Andrea Gamberini, « Medieval Hells. Painting the World of the Dead to Guide the Society of the Living »

As medieval preachers knew well, the fear of punishment was a far more effective lever over human behaviour than the hope of reward. This explained the development of images of Hell that became increasingly complex and crude between the 14th and 15th centuries, in order to disturb minds and stir consciences. But in what direction? And to what end? The answer is not as obvious as it might appear. Since the negative exempla made sense only in relation to the positive ones, the great theatre of the damned also lent itself to a contrary reading in which the figures of the sinners, far from constituting only a terrible admonition, directed the faithful towards attitudes and behaviours that were worthy of reward.

To cut a long story short, the negative depictions transformed into proposals for action as a result of the iconographic choices of artists and patrons (communities, private individuals, confraternities, religious orders, etc.) who used the theme of Hell to express their ideals of civil coexistence.

Andrea Gamberini is Professor of Medieval History at the University of Milan. His publications include: La città assediata. Poteri e identità politiche a Reggio in età viscontea (Viella, 2003), Oltre le città. Assetti territoriali e culture aristocratiche nella Lombardia del tardo medioevo (Viella, 2009), and The Clash of Legitimacies: The State-Building Process in Late Medieval Lombardy (Oxford U.P. 2018). Alongside Isabella Lazzarini, he is co-editor of The Italian Renaissance State (Cambridge U.P. 2012; Italian transl. Viella 2014).

Andrea Gamberini, Medieval Hells. Painting the World of the Dead to Guide the Society of the Living, Rome, Viella, 2024 ; 1 vol., 216 p. (Viella History, Art and Humanities Collection, 16). ISBN : 979-1-25469-564-7. Prix : € 42,00.

Source : Viella

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Appel à contribution – Les frontières du sacré. Matérialiser les seuils, de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge

Coordination

  • Sidonie Bochaton (Université Toulouse – Jean Jaurès, TRACES)
  • Haude Morvan (Université Bordeaux Montaigne, Ausonius)
  • Natacha Trippé (Université Bordeaux Montaigne, Ausonius)

Présentation

Les historiens de l’art et les archéologues qui travaillent sur les édifices de culte s’intéressent à des formes et des techniques architecturales, à des décors, peints et/ou sculptés, mais ils tentent aussi de restituer les rituels et les circulations qui s’y déroulèrent.

L’édifice et sa périphérie constituent un espace sacré, délimité par une frontière, matérielle ou symbolique, qui marque la séparation avec l’espace profane. Ce territoire qui appartient à la divinité est soumis à un ensemble de règles et d’usages qui régissent la pratique rituelle, qui est elle-même étroitement liée à l’espace : gestes, sacrifices, prières, cheminements prennent place en des emplacements définis, dont l’architecture et le décor précisent souvent l’identification et la fonction. Les seuils, qui matérialisent le passage d’un espace à un autre, sont aussi la traduction architecturale des frontières qui interviennent dans le rituel. Ils marquent l’accessibilité à un espace ou, au contraire, l’interdiction ou la restriction à certains groupes de la société ou au personnel religieux pour les espaces les plus sacrés. Ils matérialisent différentes gradations de sacralité, appelant certains gestes, certaines prières ; leurs abords peuvent faire l’objet de dispositifs architecturaux et de décors spécifiques (reliefs, sculpture architecturale, statues).

L’enjeu pour les chercheurs qui étudient les sociétés antiques et médiévales, leurs croyances, leurs cultes et leurs pratiques rituelles, est de restituer une spatialité fonctionnelle et symbolique en analysant les structures architecturales, les décors, le mobilier, les textes (littéraires et épigraphiques), les sources normatives et les sources de la pratique. Le travail de recherche peut se heurter à plusieurs difficultés méthodologiques, qu’il s’agisse du caractère lacunaire des vestiges conservés, de la stratification des utilisations sur le temps long, de la correspondance complexe entre le vocabulaire utilisé par les auteurs anciens et les objets et espaces observés, du manque de textes ou, au contraire, de la disparition de certains édifices, connus uniquement par des sources écrites.

Pour ce numéro de la revue Frontière·s, consacré aux frontières du sacré de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge, différentes thématiques pourront être abordées, à partir d’études de cas ou de synthèses sur un corpus, ici listées de manière non exhaustive :

  • l’établissement de normes sur l’accès des différents espaces des édifices de culte ;
  • l’interprétation parfois complexe de la terminologie employée dans les sources écrites pour distinguer différents espaces ;
  • l’approche croisée de vestiges conservés et de sources textuelles ;
  • la restitution de structures de séparation plus au moins autonomes par rapport au gros œuvre (portes, tentures, chancels, jubés, grilles, clôture…), qui peuvent connaître des variations liées à la nature du culte, au calendrier religieux, mais aussi à l’évolution sur le temps long des pratiques liturgiques ;
  • l’aménagement des seuils et des passages (sculpture, décoration architecturale, inscriptions topiques) ;
  • la restitution des perceptions sensorielles des cérémonies au sein d’un espace donné ;
  • la périodisation de l’histoire d’un édifice au regard de l’évolution de l’organisation spatiale du sacré.

Calendrier

  • Décembre 2024 : date limite de remise des résumés (facultatif)
  • 31 mai 2025 : date limite de soumission des articles complets
  • Décembre 2025 : parution du numéro

Modalités de soumission

Les auteur·rice·s adresseront leur contribution par e-mail à frontiere-s@msh-lse.fren précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais de 25 000 caractères maximum (espaces non comprises), accompagné d’un résumé (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non comprises) et d’une liste de mots clés choisis au sein du thésaurus Pactols, dans la langue de soumission de l’article, choisis au sein du thésaurus Pactols. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre un résumé accompagné de références bibliographiques avant le 31 décembre 2024 afin de recevoir un avis indicatif des coordinateur·rice·s du numéro (réponse sous un mois).

Plus d’informations : https://journals.openedition.org/frontieres/2043.

Source : Frontière·s

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Appel à contribution – Network Data. HNR Conference 2025 in Rio de Janeiro, Brazil

The Historical Network Research community is very pleased to announce the call for papers for the Historical Networks Research conference 2025 which will take place in Rio de Janeiro, Brazil, from Wednesday 21 May until Friday 23 May 2025 (Venue to be announced). Deadline for submissions is 1 December 2024 via the conference management platform (https://hnr2025.sciencesconf.org/).

Historical networks

The phenomena studied by the historical sciences are, by their very nature, complex situations: they involve, for example, interwoven personal relationships, collective dynamics that structure social and cultural space, or political and economic systems that operate at local and global levels. The network metaphor is frequently used to describe this entanglement. In recent decades, however, historians have begun to think about ways of formalizing this approach, appropriating the concepts and tools of graph theory to provide a new perspective on archives. The application of formal network analysis to history is now a highly fertile field of experimentation and research. It can be used to analyze the geographical logics of major circulation networks, to highlight brokers in affiliation networks, to compile family trees to reveal their points of contact, to study the occurrences and co-occurrences of concepts in serial texts, to show the evolution of personal social networks, etc. And through a great deal of empirical work, the specific features that historical disciplines bring to network science become apparent: particular attention to the modeling of data that is often incomplete and uncertain, the need to take account of temporality in all its finesse, the necessity to find a language that allows mathematical results to be interpreted in a qualitative narrative.
In 2009, following a workshop dedicated to the application of social network analysis to history, a small community of practice, the Historical Network Research community, was created. It evolved into a series of workshops and then an international conference, of which the present edition is the 10th to date, after conferences in Hamburg, Ghent, Lisbon, Turku, Brno, Luxembourg, Mainz, and Lausanne. 2013 saw the creation of the HNR Collective Bibliography, a central tool for sharing the community’s scientific output. In 2017, the first issue of JHNR, the Journal of Historical Network Research, was published, allowing everyone to share their research in Open Access. Other resources include a YouTube channel with recorded lectures and a newsletter.

2025 Conference focus: Network Data

One topic that is mentioned over and over in the HNR meetings relates to data. In fact, issues related to difficulty of gathering data, data quantity, quality, or missing instances, etc. arise in many talks and papers. With the aim of tackling these issues, HNR 2025 proposes to focus on the various questions centered on data and methods related to their use. Thus, HNR 2025 encourages researchers to share their experiences, problems faced in their research, as well as to discuss proposed solutions. We plan one plenary session dedicated to a reflection, by the community as a whole, about a possible data repository or other kinds of collaborative platforms or tools. We also plan a special track and a workshop on using large language models (LLMs) to extract, transform, and analyze network data.
Obviously, the HNR conference continues to be open to all subjects involving network analysis in historical disciplines.

Topics of study

HNR 2025 welcomes contributions discussing any historical period and geographical area. Authors may be historians, linguists, librarians, archaeologists, art historians, computer scientists, mathematicians, physicists, social scientists, as well as scholars from other disciplines working with historical data. Topics may include, but are not limited to:

  • Applications of network analysis to history, art history, ancient history, intellectual history, economic history, social history, media history, political history, history of religions, biography, public history, micro-history, postcolonial history, global history, archaeology, literary history, cultural history.
  • Analysis of specific network types, such as geospatial networks, temporal and dynamic networks, two-mode (bipartite) networks, multi-layer networks, multiplex networks.
  • Methodological contributions concerning the applicability of network analysis to history, including, for example, modeling, ontologies, linked data, the use of graph metrics, visual network analysis.
  • Pedagogical contributions, presenting teaching scenarios, literacy questions, software or feature presentations, interfaces.

Important dates

01.12.2024 deadline for submissions
01.02.2025 notification of acceptance/rejection
01.03.2025 registration opening
21 – 23.05.2025 conference

For further information see https://historicalnetworkresearch.github.io/riodejaneiro/cfp/.

Source : Historical Network Research

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Publication – Julia Roumier, « Le faste et les fêtes. Ostentation et distinction dans deux chroniques du XVe siècle castillan »

À la fin du Moyen Âge, dans les royaumes de Castille et Léon, la dynastie des Trastamare a particulièrement contribué à la cérémonialisation de la rhétorique du pouvoir. Face aux instabilités, les consommations ostentatoires et les célébrations festives ont été une ressource efficace pour asseoir l’autorité des puissants dans la recherche d’une réjouissance commune, de sa mise en scène et des plaisirs des sens. Cette nécessité symbolique paraît d’autant plus importante dans une société de frontière marquée par les conflits entre royauté et noblesse. Le présent ouvrage expose les mécanismes de cette rhétorique du pouvoir s’affirmant par la fête et le faste en centrant l’analyse sur deux figures à la légitimité contestée : le roi Jean II de Castille, dans la chronique que rédige son grand Fauconnier, et le Connétable et favori du roi Henri IV, don Miguel Lucas. Leurs chroniques riches en détails sur la vie matérielle et les émotions suscitées par le faste sont le durable témoignage de leur volonté de magnificence.

Julia Roumier est maîtresse de conférences en études hispaniques médiévales à l’Université Bordeaux Montaigne et membre de l’Institut Universitaire de France.

Informations pratiques :

Julia Roumier, Le faste et les fêtes. Ostentation et distinction dans deux chroniques du XVe siècle castillan, Paris, Honoré Champion, 2024 ; 1 vol., 338 p. (Bibliothèque du XVe siècle, 92). ISBN : 978-2-74536-138-7. Prix : € 48,00.

Source : Honoré Champion

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Publication – Christophe de Voogd, « Dans le miroir de Johan Huizinga. Ecrire et penser l’histoire au prisme de la France »

Écrire et penser l’histoire au prisme de la France L’automne du Moyen Âge (1919) est assurément l’un des grands classiques de l’historiographie, et le livre comme son auteur, Johan Huizinga (1872-1945), connaissent une attention internationale renouvelée. Mais force est de constater que l’historien néerlandais demeure en France une référence marginale en dehors du milieu des médiévistes, à la différence de son autre chef d’œuvre, Homo ludens (1938). Or, la prise en compte de l’ensemble de ses écrits permet de mesurer combien son approche peut éclairer les débats épistémologiques de notre temps. Pionnier de l’histoire culturelle, Huizinga met la force des représentations au premier plan du processus historique ; il pratique et préconise une démarche herméneutique et non causale ou structurelle. Car – et c’est là une divergence majeure avec notamment Lucien Febvre et Marc Bloch – il s’agit moins pour lui d’expliquer le passé à travers ses traces que de comprendre ses acteurs à travers leurs signes. D’où le privilège des sources narratives et iconographiques dans une écriture qui, elle-même, prend la forme du récit : un récit nourri d’abondantes références françaises. C’est pourquoi le présent livre s’efforce de retracer, à travers les relations de Huizinga avec la France, sa conception et son écriture de l’histoire, notamment dans L’automne du Moyen Âge dont on propose ici une relecture. Mais aussi de regarder la France, son histoire et ses historiens dans le miroir de Johan Huizinga, convaincu que l’on est des vertus d’un regard étranger pour éclairer le débat national.

Christophe de Voogd, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé et docteur en histoire, auteur de Histoire des Pays-Bas des origines à nos jours (Fayard), est professeur affilié et chercheur associé à Sciences Po (CHSP).

Préface d’Élodie Lecuppre-Desjardin
Introduction. Le miroir de Huizinga 
Chapitre 1. Johan Huizinga: portrait d’un « exemple sans école »
Chapitre 2. « Homo academicus »: être historien aux Pays-Bas au temps de Huizinga
Chapitre 3. Le champion de la « querelle des Pays-Bas »: les engagements patriotiques de Johan Huizinga
Chapitre 4. Johan Huizinga et la France: rencontres, réception, traduction (1897-1945)  
Chapitre 5. Le miroir de la France (1): Huizinga et l’histoire de France
Chapitre 6. Le miroir de la France (2): Huizinga et les débats français sur la nation
Chapitre 7. Analyse d’un écrit patriotique: Nederland’s beschaving in de zeventiende eeuw (1941)
Chapitre 8. Huizinga et les fondateurs des Annales: essai d’épistémologie comparée
Chapitre 9. Un classique pour la post-modernité
Conclusion. Dix thèses sur L’automne du Moyen Âge
Bibliographie
Annexes
Index des noms de personne

Christophe de Voogd, Dans le miroir de Johan Huizinga. Ecrire et penser l’histoire au prisme de la France, Trunhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 420 p. (Bibliothèque d’histoire culturelle du Moyen Âge, 24). ISBN : 978-2-503-60902-7. Prix : € 115,00.

Source : Brepols

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Publication – « Les folios introductifs de l’Antiphonaire de León (Archivo de la Catedral de León, ms. 8, fol. 1-27). Étude et édition », éd. Thomas Deswarte

L’Antiphonaire de León, « joyau des antiphonaires latins » (dom Louis Brou), est le seul complet de l’ancienne liturgie hispanique. Conservé à la cathédrale de León et daté du dixième siècle, il est introduit par vingt-sept folios qui appartiennent très certainement au manuscrit originel. Encore largement méconnus malgré leur grande richesse, ces folios contiennent des textes littéraires et liturgiques, un calendrier, des miniatures, des tableaux et des roues de comput, ainsi qu’un traité de comput. L’édition de ces pièces – à l’exception du traité – et leur analyse pluridisciplinaire (codicologique, paléographique, iconographique, littéraire, musicologique, liturgique et computistique) permettent d’étudier en profondeur la vie religieuse et la culture de cette époque, l’importance de l’héritage wisigothique, les influences venues du monde ultra-pyrénéen, ainsi que les origines et les remaniements de ce codex. Ces folios introductifs constituent tout à la fois la porte d’entrée et la clef de lecture d’un manuscrit dont l’histoire se trouve au cœur des grands enjeux de son temps : réalisé pour le monastère San Cipriano del Condado, il fut vite transféré au monastère Santiago de León puis au chapitre de la cathédrale. Bien que proche des centres de pouvoir – il comporte les seings du roi Ferdinand Ier et de ses fils –, il sombra dans l’oubli lorsque son fils Alphonse VI accepta en 1080 de renoncer à la liturgie hispanique et d’adopter, à la demande du pape Grégoire VII, le rit romain. Cette étude participe à sa redécouverte.

Thomas Deswarte, Introduction

Études
Thomas Deswarte, Origine et vicissitudes de l’Antiphonaire de León: de la codicologie à l’histoire
Eva Castro Caridad, Textos proemiales antiguos y nuevos en el Antifonario de León (L8)
Ainoa Castro Correa, Los folios introductorios del Antifonario de León (León, Archivo Capitular, MS 8): análisis paleográfico
Emma Hornby and Rebecca Maloy, Notated chant in the opening folios of the León antiphoner
Miguel C. Vivancos, El calendario y otros contenidos litúrgicos en los folios introductorios del antifonario de León
Immo Warntjes, The computistica of the Antiphonary of León in context
Soledad de Silva y Verástegui, La iconografia en los prólogos del Antifonario de la catedral de León

Édition des folios 1-28
Thomas Deswarte, Immo Warntjes et Alfred Lohr

Glossaire

Sources & bibliographie

Planches

Les folios introductifs de l’Antiphonaire de León (Archivo de la Catedral de León, ms. 8, fol. 1-27). Étude et édition, éd. Thomas Deswarte, Turnhut, Brepols, 2024 ; 1 vol., 500 p. (Bibliologia, 66). ISBN : 978-2-503-59391-3. Prix : € 125,00.

Source : Brepols

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Publication – « Epistola 4. La lettre dans son environnement IVe-XIe siècle », éd. Thomas Deswarte, Klaus Herbers, Nathanaël Nimmegeers

Ce quatrième volume clôt la série Epistola qui réunit les contributions d’éminents spécialistes européens du genre épistolaire, art qui interagit le plus avec son environnement culturel, social et documentaire. La lettre, en situation d’interface à toutes les étapes de sa vie, reflète les mutations de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge provoquées notamment par l’éclatement politique, la christianisation et la diversification du latin. Influencée par son contexte d’élaboration, elle s’adapte par anticipation à son destinataire ; transmise, elle possède une dimension pragmatique puisqu’elle a pour but d’informer, de convaincre et d’ordonner ; reçue, elle peut susciter une réponse et participer au tissage d’un réseau épistolaire ; conservée, son texte est parfois recopié, manipulé et inséré dans un contexte non épistolaire.

Benoît Grévin
La lettre dans son environnement sociolinguistique. Gaule-Italie, VIe-début VIIIe siècle

I. — LA LETTRE ET SON ENVIRONNEMENT DIALOGIQUE

Christiane Veyrard-Cosme
Les facettes du discours épistolaire dans les Lettres d’Éginhard

Eugenio Riversi
Épîtres et dialogues. Réforme et culture de la confrontation à Rome avant la querelle des Investitures

Ludwig Vones
Brief und Ideologie. Betrachtungen zum Schriftverkehr Papst Gregors VII. mit den Herrschern der Hispania

Isabel Velázquez
Epístolas epigráficas en la Antigüedad Tardía y Alta Edad Media. Ejemplos de Hispania

II. — CONTEXTES ET COTEXTES : ÉCRITURE ET RÉÉCRITURE DE LA LETTRE

Bruno Dumézil
La lettre et ses lecteurs. L’usage du matériau épistolaire chez Grégoire de Tours

Amancio Isla Frez
La epístola De laude Pampilone y el epitalamio de Leodegundia. La disolución del género y el proyecto del Códice de Roda

Nathanaël Nimmegeers
Revendiquer, reconstruire et convaincre. La correspondance d’Adon de Vienne (860-875)

Bruno Judic
La lettre perdue du pape Honorius

Camille Bonnan-Garçon
Munus flatteur, présent ou sportule ? Le billet accompagnant un cadeau dans l’Antiquité tardive

III. — LA FONCTION SOCIALISANTE DE LA LETTRE

Dominique Barbe
Sacramenta epistolaria. Rituel épistolaire et communion chrétienne à la fin de l’Antiquité

Ruth Miguel Franco
Las epístolas consolatorias de Braulio de Zaragoza

Julian Führer
Les réseaux épistolaires des Anglo-Saxons et des Irlandais sur le continent au haut Moyen Âge

Sébastien Fray
Les enjeux de la correspondance de Gerbert d’Aurillac avec les moines de Saint-Géraud

Klaus Herbers
Conclusions

Informations pratiques :

Epistola 4. La lettre dans son environnement IVe-XIe siècle, éd. Thomas Deswarte, Klaus Herbers, Nathanaël Nimmegeers, Madrid, Casa de Velázquez, 2024 ; 1 vol., XII–329 p. (Collection de la Casa de Velázquez, 197). ISBN : 978-8-49096-440-8. Prix : € 35,00.

Source : Casa de Velázquez

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