Journée d’étude – (Re)counting the Uncounted. Replication and Contextualisation of Dutch and Belgian Premodern Population Estimates (1350-1800)

Project presentation

You are most welcome to attend the presentation of the project ‘(Re)counting the Uncounted’ on Wednesday 16 October 2024 at the International Institute of Social History (Cruquiusweg 31, Amsterdam). In this project, funded by the Dutch Research Council NWO, we have taken on the exciting challenge of replicating and testing the findings of four so-called cornerstone publications* that provided medieval and/or early modern population estimates for the Netherlands and Belgium. The presentations will mark the formal end of the project, and the release of the first set of data and results to the public.

Thus far, more than 2,000 censuses (of hearths, communicants, houses, individuals, etc.), dating from the mid-fourteenth to mid-nineteenth centuries, from all parts of the Low Countries, including areas now in France and Germany, have been traced and catalogued. About 750 of these have been used in one or more of the four studies in question. Well over 600 censuses are now fully processed, with 75,000 observations linked to the correct historical administrative areas using a specially designed historical GIS dataset: ‘Historical Atlas of the Low Countries’. The latest public versions of the datasets can be found at our website datasets.iisg.amsterdam.

Programme :

15:00 – Introduction to the research problem, the sources, and the maps
15:30 – The replication and first results
16:00 – Conversation about replication in historical sciences and discussion
16:45 – A look into the future: new research possibilities
17:00 – Drinks

Tutorial

In the morning, between 10:00 and 14:00, we will organise a hands-on tutorial for a maximum of eight people interested in working with the data in combination with the GIS maps. Lunch will be provided. Expert knowledge of GIS is not required, but we do ask that participants have QGIS installed on their laptops and are familiar with the software. If more than eight people register, we may make a selection based on how immediately useful the training will be to their research. If you wish to bring your own data, this is possible, but consultation in advance would be appreciated.

To help us organise the afternoon smoothly, please let your attendance known by sending an email to event@iisg.nl. Please make it clear whether you will be attending the presentations only or (also) the data tutorial in the morning. For more information, contact Rombert Stapel: rombert.stapel@iisg.nl.

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Publication – Alexander Kulik, « Jews in Old Rus’ . A Documentary History »

For the first time, this collection makes available a selection of documents on the history of Jews in old Rus’ that provide unique insight into Slavic–Jewish relations, offering both the original texts in Latin, Hebrew, Church Slavonic, and Arabic, and their English translations.

Adding nuance to our understanding of the difficult relations Rus’ had with Khazaria, Jews in Old Rus’ also realigns the position of East European Jews within the larger diaspora of European Jews. This collection meticulously presents legal rulings, religious and liturgical customs, practices regarding food and garments, linguistic acculturation, and the political loyalties of Jews in old Rus’.

Alexander Kulik is Associate Professor in the Department of Russian and East European Studies at the Hebrew University of Jerusalem.

Informations pratiques :

Alexander Kulik, Jews in Old Rus’ . A Documentary History, Cambridge (MA), Harvard University Press, 2024 ; 1 vol., 500 p. ISBN : 9780674258297. Prix : USD 94,00.

Source : Harvard University Press

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Publication – « Archéologie de l’habitat rural du premier Moyen Âge en Champagne-Ardenne (fin Ve-XIIe siècles). Un bilan régional de trente ans d’archéologie préventive », éd. Marie-Cécile Truc, Arnaud Rémy

Fruit d’une collaboration regroupant environ 40 chercheurs, ce projet de longue haleine a nécessité près de 10 ans de recherche. Au début des années 2010, la forte activité archéologique préventive dont bénéficie la Champagne-Ardenne a imposé la nécessité de faire le point sur les connaissances et d’exploiter la masse des données collectées. Cet ouvrage en présente les résultats : un premier volume regroupe des synthèses sur les principales composantes des habitats ruraux, leurs mobiliers et les données carpologiques et archéozoologiques, retraçant ainsi l’évolution de ces habitats au cours du premier Moyen Âge. Un second volume présente les notices monographiques d’une sélection de sites.

Archéologie de l’habitat rural du premier Moyen Âge en Champagne-Ardenne (fin Ve-XIIe siècles). Un bilan régional de trente ans d’archéologie préventive, éd. Marie-Cécile Truc, Arnaud Rémy, Caen, Association française d’archéologie mérovingienne, 2024 ; 2 vol., 480 p + 476 p. (Mémoires de l’Association française d’archéologie mérovingienne, 38). ISBN : 979-10-90282-0. Prix : € 50,00.

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Exposition – Chefs-d’œuvre de la Galerie Borghèse

Pour son exposition de réouverture après plus d’un an de travaux, le Musée Jacquemart- André présentera une quarantaine de chefs-d’œuvre de la célèbre Galerie Borghèse à Rome. Ce partenariat exceptionnel entre les deux institutions vous offrira une occasion unique d’admirer à Paris un ensemble d’œuvres majeures d’artistes célèbres de la Renaissance et de la période baroque rarement prêtées à l’étranger, du Caravage à Rubens, en passant par Botticelli, Raphaël, Titien, ou encore Véronèse, Antonello da Messina et Bernin.

La Villa Borghese Pinciana, qui abrite aujourd’hui la Galerie Borghèse, fut construite entre 1607 et 1616 sur ordre du puissant cardinal Scipion Borghèse (1577-1633), neveu du pape Paul V (1550-1621). S’inspirant des luxueuses villas romaines, Scipion souhaitait consacrer ce palais entouré de jardins à l’exposition de ses collections d’œuvres antiques et de peintures et sculptures modernes, évoquant un nouvel âge d’or. Doté d’un goût sûr, d’une insatiable curiosité et d’une extraordinaire capacité à déceler les chefs-d’œuvre parmi les productions de son temps, Scipion Borghèse complétait sa collection par tous les moyens, légaux ou non. Il s’est ainsi imposé comme l’un des premiers et des plus importants collectionneurs et mécènes de l’histoire de l’art moderne, faisant de la Villa Borghese un véritable musée avant la lettre. Selon ses dernières volontés, l’ensemble de ses collections et de ses propriétés fut transmis génération après génération sans être dispersé pendant près de deux cents ans, et les héritiers Borghèse poursuivirent l’enrichissement du patrimoine familial. Au début du XIXe siècle, plusieurs centaines de sculptures antiques furent néanmoins cédées à Napoléon Bonaparte par son beau-frère, le prince Camille Borghèse (1775-1832) ; leur absence a été progressivement comblée par de nouvelles acquisitions. La famille Borghèse finit par vendre la villa et son musée à l’État italien en 1902. La Galerie Borghèse demeure aujourd’hui un symbole de la prospérité économique, culturelle et artistique de Rome à l’époque moderne, et à ce titre une destination incontournable pour les visiteurs de la Ville éternelle.

Grâce au partenariat entre le Musée Jacquemart-André et la Galerie Borghèse – dans le contexte d’une campagne de travaux de rénovation du musée romain à l’automne 2024 – cette exposition présentera une sélection d’œuvres exceptionnelles issue de cet ensemble artistique unique au monde. Vous pourrez notamment y (re)découvrir les productions de grands noms de l’art italien des XVIe et XVIIe siècle (Raphaël, Antonello da Messina, Parmesan, Lorenzo Lotto, Titien, Véronèse, Caravage, Bernin…) et de peintres nordiques ayant séjourné en Italie (Rubens, Gerrit von Honthorst…). L’exposition rendra aussi hommage à des peintres moins connus du grand public, tels qu’Annibal Carrache, Guido Reni, Le Cavalier d’Arpin et Jacopo Bassano. La présentation des œuvres dans l’exposition éclairera à la fois l’histoire de la collection et le sens des grandes thématiques explorées par les artistes. L’exposition sera accompagnée d’un catalogue, ouvrage de référence en langue française sur la collection de peintures modernes de la Galerie Borghèse.

Le Musée Jacquemart-André a le souci de mettre en avant des figures de collectionneurs qui ont marqué l’histoire de l’art, à l’image du couple formé par Édouard André et Nélie Jacquemart. Ceux-ci ont constitué une riche collection de peintures, de sculptures et de mobilier italiens du Moyen-Âge au XVIIIe siècle, faisant du Musée Jacquemart-André l’une des institutions françaises de référence pour l’art de ce pays. Les chefs-d’œuvre réunis par les Borghèse seront ainsi particulièrement bien entourés au sein de ce musée italien au cœur de Paris.

Source : Musée Jacquemart-André

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Appel à contribution – Egodocuments from Medieval Codex to Modern Media: Narratives, Presentations, Identities

1st Egodocumental Network Conference Egodocuments from Medieval Codex to Modern Media: Narratives, Presentations, Identities Vilnius, 24-26 April 2025

Vilnius University, Faculty of Communication
Nicolaus Copernicus University in Toruń, Faculty of History
University of Lodz, Filip Friedman Centre for Jewish Studies
Egodocumental Research Group

Egodocuments from Medieval Codex to Modern Media:
Narratives, Presentations, Identities

Vilnius, 24-26 April 2025

Vilnius University, Nicolaus Copernicus University in Toruń,  the University of Lodz, and the Egodocumental Research Group (https://egodocuments.umk.pl) organise an international conference focusing on research, development, and changing perceptions of egodocuments in the twenty-first century. The conference aims to bring together scholars from different disciplines to share their insights and to encourage interdisciplinary studies of egodocuments.

 The conference will also be the first meeting of the International Egodocumental Network established in December 2023 by the Egodocumental Research Group (Nicolaus Copernicus University in Toruń and the University of Lodz) to unite scholars from different disciplines working on egodocuments. It provides a platform for discussion, collaboration, and exchange of information between the participants, as well as online research seminars organized twice a year. In this dimension, our conference continues two editions of the Scientific Symposium « Egodocuments, Life-Writing and Autobiographical Texts… » organized at Nicolaus Copernicus University in Toruń in 2022 and 2024.

The conference aims at two primary goals:

1. Discussion of the concept, typology, genres, and narratives of egodocuments in the context of the following research aspects in any historical period: development of the manuscript, the print and the digital media, publishing and circulation of the written word in society, egodocumentary heritage and its expression, migration of narratives in the media, creative writing and digital storytelling, inclusive publishing, artificial (generative) intelligence, information and communication of cultural heritage, etcetera.

2. Addressing the questions of human inner and outer reality by using the egodocumentary approach. Among the topics for discussion:

  • cultural identity,
  • otherness and strangeness,
  • social and geographical mobility,
  • sexuality
  • privacy
  • religious experience

The organizers also welcome papers related to different historical periods, geographical regions, in the long term and various dimensions of human identity and reality expressed in egodocuments – travel writing, epistolary, diaries and memoirs, album amicorum, silva rerum, egodocumentary marginalia and other self-testimonies (Selbstzeugnisse, samoświadectwa, écrits du for privé etc), as well as their expression and potential use in fiction and documentary literature, art, film, and the creative industries in general.

Two collective volumes are envisaged based on a selection of papers presented at the conference. One will be submitted to the journal Book Studies – Knygotyra https://www.journals.vu.lt/knygotyra, referenced in SCOPUS and Web of Science, and the other will be submitted to Brill’s series Egodocuments and History.

Please send your topics and abstracts (150-200 words) by 31 October 2024 to Veronika Girininkaitė veronika.girininkaite@mb.vu.lt. To ensure Your e-mail would not get lost, name it Vilnius 2025.

Address for communication on general matters egodocuments@umk.pl, organisational questions in Vilnius – agne.zumbrickaite@kf.vu.lt.

The conference will be held in English.

 Conference venue: Vilnius University Campus.

 Registration cost: 80 EUR (covers participation, coffee breaks and lunches).

Organizing committee: Prof. Arvydas Pacevičius (Vilnius University – Chairman), Prof. Aušra Navickienė (Vilnius University -Vice-Chairwoman), Dr. Hab. Hadrian Ciechanowski (Nicolaus Copernicus University in Toruń), Dr. Veronika Girininkaitė (Vilnius University), Dr. Hab. Prof. Michaël Green (University of Lodz).

Scientific committee: Prof. Dr. Hab. Waldemar Chorążyczewski (Nicolaus Copernicus University in Toruń), Prof. Aušra Martišiūtė-Linartienė (The Institute of Lithuanian Literature and Folklore), Dr. Joanna Orzeł (University of Lodz), Prof. Dr. Hab. Stanisław Roszak (Nicolaus Copernicus University in Toruń), Dr. Jolita Sarcevičienė (The Lithuanian Institute of History), Dr. Kšištof Tolkačevski (Vilnius University)

Keynote speakers:
Dr. Nataliia Voloshkova, Kazimierz Wielki University and Oxford Brookes University;
Prof. Leona Toker, Hebrew University of Jerusalem;
Prof. François-Joseph Ruggiu, Sorbonne Université, CNRS and Oxford University

Source : Egodocumental Research Group

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Publication – « Nature in the Middle Ages and the Early Modern Times. Exploration of a Critical Relationship », éd. Albrecht Classen

The study of pre-modern anthropology requires the close examination of the relationship between nature and human society, which has been both precarious and threatening as well as productive, soothing, inviting, and pleasurable. Much depends on the specific circumstances, as the works by philosophers, theologians, poets, artists, and medical practitioners have regularly demonstrated. It would not be good enough, as previous scholarship has commonly done, to examine simply what the various writers or artists had to say about nature. While modern scientists consider just the hard-core data of the objective world, cultural historians and literary scholars endeavor to comprehend the deeper meaning of the concept of nature presented by countless writers and artists. Only when we have a good grasp of the interactions between people and their natural environment, are we in a position to identify and interpret mental structures, social and economic relationships, medical and scientific concepts of human health, and the messages about all existence as depicted in major art works. In light of the current conditions threatening to bring upon us a global crisis, it matters centrally to take into consideration pre-modern discourses on nature and its enormous powers to understand the topoi and tropes determining the concepts through which we perceive nature. Nature thus proves to be a force far beyond all human comprehensibility, being both material and spiritual depending on our critical approaches.

Albrecht Classen, University of Arizona, Arizona, USA.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Nature in the Middle Ages and the Early Modern Times. Exploration of a Critical Relationship, éd. Albrecht Classen, Berlin–Boston, De Gruyter, 2024 ; 1 vol., VIII–597 p. (Fundamentals of Medieval and Early Modern Culture, 29). ISBN : 9783111387239. Prix : € 109,95.

Source : De Gruyter

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Appel à contribution – Le texte de l’autre. Dialogue interdisciplinaire autour de l’intertextualité et du discours rapporté

« Il y a plus affaire à interpreter les interpretations qu’à interpreter les choses, et plus de livres sur
les livres que sur autre subject : nous ne faisons que nous entregloser »
(Montaigne, Essais, 1592, III.13)

Si le concept d’intertextualité s’est structuré et outillé au long du XXe siècle, dans la lignée des travaux fondateurs d’auteurs comme Bakthine, Kristeva ou Barthes (Limat-Letellier, 2019), il ne faut point oublier que toute une tradition scolastique, universitaire et littéraire consiste à commenter, interpréter et citer d’autres ouvrages antérieurs pour produire un nouveau discours.

Cette « entreglose », pour reprendre la citation de Montaigne que nous commentons à notre tour, compose la fondation de réflexions nouvelles, qui seront à leur tour éventuellement glosées. Pour
construire ce nouveau discours, il faut instaurer entre les textes une relation de parenté ou de dialogue, de quelque façon que ce soit. C’est à ce phénomène de parenté que nous souhaitons nous intéresser lors de ce colloque qui vise à réunir historien·nes, littéraires, codicologues, linguistes et humanistes numériques.

Au cœur des discussions que nous souhaitons mener se situe le concept d’intertextualité, soit des textes mis en relation, qu’on l’entende selon la définition de Genette de « présence effective d’un texte dans un autre » (Genette, 1982 : 8), ou que l’on considère comme Barthes que « tout texte est un intertexte ; d’autres textes sont présents en lui à des niveaux variables, sous des formes plus ou moins reconnaissables : les textes de la culture antérieure et ceux de la culture environnante ; tout texte est un tissu nouveau de citations révolues. » (Barthes, 1974). La relation qu’entretiennent deux énoncés a fait l’objet d’un grand nombre d’analyses et d’études, que ce soit sur le plan littéraire, mais également sur le plan de l’histoire des idées et de la linguistique et ce depuis plus d’un siècle (cf. bibliographie).

L’approche structuraliste des débuts a depuis fait la place à des discours plus situés (féminisme, postcolonialisme, géographie postmoderniste etc.), dépassant le cadre de la littérature (Allen, 2022 :171, 203). Nous proposons d’y revenir à la lumière des nouvelles avancées observées dans différents champs disciplinaires. Il arrive également que certaines recherches s’intéressent à des phénomènes d’intertextualité sans s’en douter, ainsi nous invitons toute personne s’intéressant au discours rapporté ou aux phénomènes de transmission des idées ou des textes à rejoindre nos discussions.

Afin que nos échanges s’ancrent véritablement dans une démarche interdisciplinaire, nous poserons ainsi la question générale de ce qui peut caractériser l’intertextualité pour chaque discipline, des raisons de sa présence dans les sources et des méthodes de détection ou d’étude :

– Verbes dédiés signalant, par leur sémantisme, l’introduction d’une relationintertextuelle (« comme dit / indique / signale / commente X »)
– Que cherchons-nous concrètement lorsque nous cherchons à détecter l’intertextualité ?
– Une fois l’intertextualité détectée, que faisons-nous de cette information ?
– Une fois l’information enregistrée, qu’en tirons-nous ? À quelles questions de recherche cherchions-nous à répondre ?

Les communications s’organiseront autour de trois axes principaux, mais toute proposition étudiant les propriétés et les contours de l’intertextualité, en tant que concept ou au sein d’un corpus spécifique, seront prises en considération. Bien que la langue principale du colloque soit le français, les contributions en anglais sont également acceptées.

Axe 1 — Dialogues historiques des textes et des idées

Les enjeux d’intertextualité sont au cœur d’un certain nombre de disciplines scientifiques, et notamment les études littéraires et historiques qui fondent leur existence sur la citation, l’évocation et l’analyse de textes antérieurs, sources premières de leurs réflexions. Outre l’histoire et l’analyse littéraires, l’intertextualité peut notamment être signifiante pour l’histoire intellectuelle, l’histoire de l’éducation ou l’histoire religieuse, pour qui l’établissement de réseaux de citation(s) peut révéler la circulation d’idées, leur rejet ou leur acceptation. La relation aux sources textuelles, de quelque nature qu’elles soient (actes juridiques, témoignages, inscriptions, mémoires…), ne va cependant pas d’elle-même et engage à la fois une certaine perspective sur leur identité et leur traitement, et une posture spécifique du chercheur ou de la chercheuse qui étudie ces sources.

Les contributions relevant de cet axe s’attacheront notamment à réfléchir à la façon dont les sources textuelles ont été considérées au long de l’histoire des idées et de l’histoire scientifique, de l’antiquité à la période contemporaine. Que peut révéler l’intertextualité pour les études extra-littéraires ? Quels ont été et quels sont aujourd’hui les rôles et les fonctions de l’intertextualité dans la démonstration et la conduite d’une analyse ? Quelles évolutions a subi la dimension intertextuelle, et de quelle façon ces évolutions ont-elles conditionné notre rapport au savoir ?

Axe 2 — Textes, marqueurs textuels et « faisceaux d’indices »

Les mécanismes linguistiques à l’origine des phénomènes d’intertextualité relèvent de plusieurs problématiques. Ils posent d’ores et déjà des questions d’ordre morphosyntaxique, sur les structures
et les mécanismes marquant l’introduction d’un discours second ou d’un énoncé allogène par rapport à un énoncé principal. Ces mécanismes sont multiples :

– Verbes dédiés signalant, par leur sémantisme, l’introduction d’une relation intertextuelle (« comme dit / indique / signale / commente X »
– Prépositions marquant l’introduction d’un discours second (« Selon X »)
– Groupes nominaux divers (« La pensée de X », « Le texte de X », etc.)

Les contributions s’inscrivant dans cet axe pourront interroger l’évolution de ces modèles et de ces mécanismes à travers le temps, selon différents états historiques des langues et au travers de différents types de textes. Elles interrogeront également les oppositions et relations entre les phénomènes intertextuels et des territoires proches, particulièrement les concepts de polyphonie et de discours rapporté, qui incluent sans s’y limiter la notion d’intertexte. Observe-t-on des évolutions et des répartitions des outils linguistiques selon la perspective intertextuelle des locuteurices ? Est-ce que le domaine, le genre ou la séquence textuelle influencent ces outils, et de quelles façons ? Une attention particulière sera apportée aux contributions explorant les enjeux diachroniques de ces problématiques.

Axe 3 — Signalement et matérialisation de l’intertextualité sur les supports traditionnels et numériques

Enfin, nous proposons dans un troisième temps de nous intéresser à la façon dont l’intertextualité a été repérée et signalée au sein des supports textuels eux-mêmes, et les évolutions techniques qui ont accompagné le balisage et le repérage des énoncés allogènes au sein d’un énoncé premier. Des conventions typo-dispositionnelles comme les marginalia, les manchettes, les notes, les guillemets ou les italiques, jusqu’aux hyperliens et aux métadonnées des fichiers numériques, nous désirons explorer à la fois le format de ces balises au sein de l’histoire de l’écrit mais également la façon dont ces choix visuels et intellectuels influencent le rapport aux sources et aux outils linguistiques les accompagnant.

Notons que dans le cas des supports numériques, ce signalement de l’intertextualité a lieu à deux niveaux distincts : celui des formats de stockage1, et celui des interfaces avec les lecteurs/annotateurs2. À ces deux niveaux, ces matérialisations, parce qu’elles reflètent des modèles de ce que serait l’intertextualité, ouvrent des potentialités tout en en refermant d’autres. Les contributions relevant de cet axe pourront par exemple traiter des variations ou des continuités dans les formes qu’a pris ce signalement de l’intertextualité (sur les supports traditionnels comme numériques), les possibilités qu’elles offrent, ou encore dans les expériences plus ou moins réussies de « traduction » d’une forme dans une autre.

Informations pratiques :

Le colloque aura lieu le 1er et le 2 juillet 2025 à Paris (Maison de la Recherche, Sorbonne Nouvelle).

Le colloque sera diffusé à distance, et les présentations enregistrées (sous réserve d’accord de diffusion des conférenciers et conférencières).

Les propositions de communication, sans mention d’auteur ou d’autrice ou de rattachement institutionnel, devront faire une page maximum (sans bibliographie).
o Elles préciseront le titre de la communication ainsi que l’axe de travail pressenti, et devront également préciser les hypothèses de recherche, le corpus (le cas échéant), la méthode de travail et les résultats attendus.
o Le nom et le rattachement des auteurs ou autrices, ainsi qu’une brève notice biographique, seront envoyés en parallèle dans un second document.
o La proposition et la notice seront envoyées au format .docx ou .odt à morgane.pica@ens-lyon.fr et à mathieu.goux@unicaen.fr avant le 15 novembre 2024.

Les contributions feront l’objet d’une publication collective après l’événement.

Calendrier prévisionnel :

Septembre 2024 : Envoi de l’appel
15 novembre 2024 : Clôture de l’envoi des propositions
15 janvier 2025 : Acceptation/Refus des propositions après avis du conseil scientifique

Comité d’organisation :

Jean Barré (ENS-PSL)
Aurélien Bénel (Université de technologie de Troyes)
Sarah Gaucher (Université Grenoble Alpes)
Mathieu Goux (Université de Caen Normandie)
Perrine Maurel (Sorbonne Université)
Laurence Mellerin (CNRS-HiSoMA)
Sarah Orsini (Université Grenoble Alpes)
Matthias Paulus (Université Rennes 2)
Morgane Pica (ENS de Lyon)
Alan Van Brackel (Université Sorbonne Nouvelle)

Comité scientifique :

Jean-Michel Adam (Université de Lausanne)
Aurélien Berra (Paris-Nanterre)
Roger Chartier (EHESS)
Jean-Gabriel Ganascia (Sorbonne Université)
Dominique Lagorgette (Université de Savoie)
Pascale Mounier (Université de Grenoble)
Michel Sot (Sorbonne Université)
Mathieu Valette (INALCO)

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Séminaire – Histoire sociale de la Chrétienté latine (Xe–XIIIe siècles)

Séminaire – Histoire sociale de la Chrétienté latine (Xe–XIIIe siècles)
Florian MAZEL
Mercredi de 15h00 à 17h00, Sorbonne, salle Perroy, galerie Dumas, escalier R, 2e étage

13 novembre – Actualité de la recherche
Marie Dejoux (université Paris 1), Pierre-Anne Forcadet (université d’Orléans), Vincent Martin (université de Rouen) et Liêm Tuttle (université Paris 1)
La justice de saint Louis. Dans l’ombre du chêne, Paris, PUF, 2024.

27 novembre – Actualité de la recherche
Étienne Anheim (EHESS) et David Fiala (université deTours)
Les saintes chapelles du XIIIe au XVIIIe siècle. Arts, politique, religion, Turnhout, Brepols,
2024.

4 décembre – Repenser l’Ecclesia. Perspectives historiographiques
Jean-Claude Schmitt (EHESS),
Ecclesia et anthropologie historique

11 décembre – Actualité de la recherche
Dominique Iogna-Prat (EHESS) et Alain Rauwel (université de Dijon)
Dictionnaire critique de l’Église, Paris, PUF, 2023

18 décembre – Repenser l’Ecclesia. Perspectives historiographiques
Vincent Debiais (EHESS)
Retour sur Ecclesia et anthropologie historique

29 janvier – Actualité de la recherche
Laurent Feller (université Paris 1)
Richesse, terre et valeur dans l’Occident médiéval, Turnhout, Brepols, 2022, avec Alexis Wilkin (université libre de Bruxelles)

5 février – Repenser l’Ecclesia. Perspectives historiographiques
Isabelle Rosé (université Rennes 2)
L’œuvre de Monique Zerner : Ecclesia et hérésie

12 février – Repenser l’Ecclesia. Perspectives historiographiques
Alessia Trivellone (université de Montpellier 3)
Retour sur l’œuvre de Monique Zerner : Ecclesia et hérésie

19 février – Actualité de la recherche
Simone Balossino (université de Vérone)
La force et le droit. Enquête sur la gabelle du sel dans la vallée du Rhône au temps de Louis IX, Paris CNRS Editions, 2023.

5 mars – Actualité de la recherche
Dario Internullo (université Rome 3)
Senato sapiente. L’alba della cultura laica a Roma nel Medioevo (sec. XI-XII), Rome, Viella, 2022

12 mars – Actualité de la recherche
Emanuele Conte (Rome 3 – EHESS) et Louis Genton (université de Metz)
Autour du Manuel d’histoire de droit médiéval (édition numérique)

2 avril – Repenser l’Ecclesia. Perspectives historiographiques
Charles de Miramon (université Paris 2)
L’œuvre d’Alain Boureau : Ecclesia et scolastique

9 avril – Repenser l’Ecclesia. Perspectives historiographiques
Etienne Anheim (EHESS)
Retour sur l’œuvre d’Alain Boureau : Ecclesia et scolastique

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Colloque – Innover pour conserver. Le texte entre forme canonique et fluidité dans la tradition manuscrite médiévale

L’objectif du colloque est d’explorer la tradition manuscrite médiévale des textes faisant autorité (biblique, patristique, juridique, canonique, scolaire, …), mais dont la transmission est particulièrement marquée par la fluidité et la sédimentation progressive des connaissances par l’ajout de texte ou de paratexte (annotations, gloses, images…). La première partie du programme sera consacrée à l’étude des stratégies de compilation et des pratiques scribales mises en œuvre dans les manuscrits pour préserver et respecter une tradition d’autorité, tout en la complétant et la rendant accessible au lecteur contemporain. Les différents types de sédimentation de texte et de sens seront ainsi analysés dans une démarche scientifique qui allie critique textuelle, histoire culturelle et anthropologie sociale. La deuxième partie du programme sera dédiée aux défis auxquels le médiéviste est confronté aujourd’hui pour l’étude et l’édition de ces « textes fluides » qui ne peuvent plus être dissociés de leur contexte manuscrit : des solutions particulièrement adaptées à l’analyse et à l’édition de cette typologie de textes sont aujourd’hui offertes par les humanités numériques. La présentation de projets individuels et collectifs s’appuyant sur les technologies numériques encouragera le dialogue entre spécialistes qui sont de plus en plus appelés à devenir des « historiens hybrides » capables de combiner dans leur recherche les méthodologies traditionnelles en histoire des textes et les nouvelles technologies issues des humanités numériques.

Jeudi 17 octobre

14h Introduction

Session 1
14h15-15h30 Les paratextes dans la transmission médiévale des textes anciens

Nicolas Michel (UNamur) – Le péritexte lectorial dans les manuscrits des Variae de Cassiodore.
Giorgia Vocino (UNamur) – Le paratexte dans le texte : l’enarratio auctorum dans Bern 363.
Pause-café

Session 2
15h45-17h30 Les gloses et le défi posé par leur sédimentation

Gaelle Bosseman (Rennes) – Lire, marginer et augmenter : le cas des commentaires sur l’Apocalypse au haut Moyen Âge.
Frédéric Duplessis (ENS, Lyon) – Les versions A et B du commentaire de Remi d’Auxerre sur Martianus Capella : problèmes d’attribution et de chronologie relative.
Malamatenia Vlochou (EPHE) – Lecture distante de la fonction des annotations du De uerbo d’Eutychès grammaticus :  entre ‘glose anarchique’ et commentaire continu.

Vendredi 18 octobre

Session 3
9h30-10h45 Innover pour conserver : l’évolution des textes dans la tradition manuscrite I

Renaud Alexandre (IRHT-CNRS) – Fluidité et (sur)abondance : les textes de la compilation hagiographique de Valère du Bierzo.
Cinzia Grifoni (ÖAW) – Preserving Rudolf’s teaching. The ninth-century commentary on the Gospel of John by Ercanbert of Fulda and its fluid manuscript transmission.
Pause-café

Session 4
11h-12h15 – Innover pour conserver : l’évolution des textes dans la tradition manuscrite II

Anna Dorofeeva (Gottingen) – Tradition and innovation in late antique and early medieval manuscript compilation practices.
Arthur Westwell (Centre for Advanced Studies, Ratisbonne) – Preservation and Innovation in the Medieval Mass Book. The Dynamics of an Evolving Tradition.
Repas

Session 5
13h30-15h00 – Lire et éditer les textes médiévaux stratifiés – les outils numériques

Ariane Pinche (CIHAM, CNRS) – Nouveaux horizons pour les légendiers français : la reconnaissance automatique d’écriture au service de l’analyse des Vies de saints.
Emmanuelle Kuhry (IRHT-CNRS) – Éditer un texte à la tradition multi-versions et multilingue : le cas du Physiologus.
Pause-café

Session 6
15h15-15h45 Table ronde conclusive

Informations pratiques :

17-18 octobre 2024
Université de Namur – Faculté de Philosophie et Lettres
3e étage – Local L34

Organisation : Giorgia Vocino
Contact : giorgia.vocino@unamur.be

Source : centre « Pratiques médiévales de l’écrit »

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Publication – « Le Beatus de Saint-Sever », éd. Charlotte Denoël

Manuscrit monumental précieusement conservé à la Bibliothèque nationale de France, le Beatus de Saint Sever  a été réalisé au XIesiècle dans l’abbaye gasconne du même nom. Son commanditaire, l’abbé Grégoire de Montaner, en a minutieusement orchestré la conception. Le manuscrit se compose d’un ensemble de textes en latin et d’images organisé autour de l’Apocalypse de saint Jean commentée par un moine espagnol du VIIIe siècle, Beatus de Liébana. Le cycle iconographique, près de cent peintures, est l’un des plus importants que nous ait légués le Moyen Âge. Par leurs couleurs vives, leur ornementation foisonnante et leur esthétique disruptive, ces somptueuses illustrations ont immédiatement suscité une fascination qui perdure encore aujourd’hui.

La passionnante étude collective menée dans cet ouvrage rend compte de toute la richesse et de toute la complexité de ce trésor patrimonial, une œuvre totale qui, comme tous les chefs-d’oeuvre, a été et demeure encore une source d’inspiration féconde.

Charlotte Denoël est archiviste paléographe, docteure en histoire de l’art et conservatrice en chef au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. Ses recherches portent sur les manuscrits et l’enluminure du premier Moyen Âge, l’histoire des bibliothèques médiévales, ainsi que sur les liens entre l’art médiéval et l’art contemporain.

Avec les contributions de Xavier Barral i Altet, Isabelle Marchesin, Pascale Bourgain, Maria Stravinaki et  Emmanuelle Vagnon.

Informations pratiques :

Le Beatus de Saint-Sever, éd. Charlotte Denoël, Paris, Citadelles et Mazenod, 2024 ; 1 vol., 256 p. (Coups de Coeur). ISBN : 978-2-38611-024-5. Prix : € 45,00.

Source : Citadelles & Mazenod

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