Colloque – ‘Ubi cartae, ibi homines’? Curiosités dans la diplomatique. Colloque en l’honneur de Rolf Große

Au cours de sa carrière à l’Institut historique allemand en tant que chercheur et directeur du département d’histoire médiévale, notre collègue et ami Rolf Große s’est intensément consacré à un objet d’étude en particulier: les chartes. Ce colloque franco-allemand en son honneur examinera les nombreuses perspectives que ces dernières ouvrent sur la société médiévale et sur sa pluralité. D’une part, il sera question de l’action des hommes à travers et avec les chartes, qu’ils aient été émetteurs, destinataires, rédacteurs, copistes, historiographes de différentes époques ou bien encore éditeurs de ces documents. D’autre part, cette rencontre sera l‘occasion de mettre en lumière des facettes curieuses et insolites de la diplomatique, qui sont souvent relevées lors de l’étude des chartes.

Organisation:
Amélie Sagasser (IHA) en coopération avec Laurent Morelle (EPHE),
Jens Schneider (univ. Marne-la-Vallée), Robert Friedrich (univ. Greifswald), Sebastian Gensicke (RWTH Aix-la-Chapelle) et Maria-Elena Kammerlander (univ. Fribourg-en- Brisgau)

Deutsches Historisches Institut Paris Institut historique allemand
5 avril 2024

14.30 Mots de bienvenue
Klaus Oschema (IHA), Amélie Sagasser (IHA), Jens Schneider (univ. Marne-la-Vallée)

1ére section

Présidence: Maria-Elena Kammerlander (univ. Fribourg-en-Brisgau)

14.45–15.15 Sébastien Barret (CNRS), Des curiosités graphiques dans l’œil des chercheurs. Les »actes privés« des ixe–xie siècles.

15.15–15.45 Sebastian Gensicke (RWTH Aix-la-Chapelle), Ut plenius autem in hoc monogrammate Christi nomen appareat, tali mea sententia effigiabitur specie. Die Christusmonogramme der Papsturkunden bei Papias und Alberich von Montecassino.

15.45–16.15 Jean-Charles Bédague (Archives de France), »Grattez, grattez, il en restera toujours quelque chose«. Une collection de lettres de Grégoire VII réinterrogée à la lumière du multispectre.

16.15–16.45 Pause café 2éme section

Présidence: Robert Friedrich (univ. Greifswald)

16.45–17.15 Ursula Vones-Liebenstein (Cologne), Les actes pontificaux, reflets de la personnalité de leur auteur.

17.15–17.45 Harald Müller (RWTH Aix-la-Chapelle), Stets zu Gast am Tisch des Königs. Ein staunenswertes Privileg Konrads III. für den Abt von (Aachen-) Burtscheid aus dem Jahr 1138.

17.45–18.00 Mot de conclusion Laurent Morelle (EPHE)

18.00–18.15 Pause café

19.00 Apéritif

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Colloque – Décorum ! Les décors monumentaux médiévaux, de l’étude à la restauration (Peinture, sculpture…). 9èmes Rencontres Médiévales de Trizay

Samedi 25 mai 2024

à l’Abbaye de Trizay (Charente-Maritime)

Coordination scientifique : Christian Gensbeitel et Estelle Chargé Université Bordeaux Montaigne, UMR 6034 Archéosciences Bordeaux

Les Rencontres médiévales de Trizay s’adressent depuis plusieurs années à un large public réunissant professionnels de la recherche archéologique et historique et amateurs ou curieux désireux d’en savoir plus sur l’art du Moyen Âge.

La journée du samedi 25 mai offre cette année un programme centré autour de la découverte, parfois fortuite, de décors monumentaux, des méthodes qui permettent de les analyser et d’une réflexion sur leur conservation et leur restauration. Y seront évoqués différents exemples de recherches menées sur des décors sculptés, qu’ils soient en pierre ou en stuc, ou de peintures murales.

L’organisation des Rencontres médiévales est assurée en partenariat avec l’université Bordeaux Montaigne, UMR 6034 Archéosciences Bordeaux. La direction scientifique est assurée par Christian Gensbeitel (Maître de conférences en histoire de l’art médiéval) et Estelle Chargé (Docteure en histoire de l’art médiéval).

Cette manifestation bénéficie du soutien du Service Régional de l’Archéologie/DRAC Nouvelle Aquitaine/Pôle de Poitiers.

La journée complète : 18 euros
La demi-journée : 12 euros
Règlement pour les conférences : chèque à libeller à l’ordre de “Abbaye de Trizay”.

Repas possible sur place à l’abbaye : 17.50€ comprenant entrée + plat + fromage + dessert avec café (vin en sus.)
Règlement pour les repas : chèque à libeller à l’ordre de “Philippe Gault traiteur”.

Pour la participation aux conférences, avec ou sans repas, la réservation est obligatoire.

Réception des chèques au plus tard le 18 mai 2024.

Les conférences auront lieu cette année dans notre nouvelle salle évènementielle pour un accueil tout confort avec boucle magnétique, chauffage, sonorisation optimale et une accessibilité assurée pour les personnes à mobilité réduite.

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Appel à contribution – The Biomolecular Humanities?

In 2013 Nikolas Rose wrote that ‘It is not philosophy but the life sciences which are leading an epistemic change in our relationship to the human’.

The decade after this statement has seen huge developments in technique, expansions of information, and the creation of vast infrastructures of data; but it has also seen challenges and opportunities for bridging the humanities and the natural sciences. 

Biomolecular practices, archives, technologies and datasets have the capacity and the potential to obviate standard models of knowledge, practices of communication, and construction of archives. Enhanced genetic and biomolecular understanding suggests the possibility of a new type of humanities, one that understands the human entirely differently. 

How are new biomolecular techniques – in proteins, DNA computing, biotechnological and molecular technology developments, genomics or molecular design – shifting research practice in the humanities? How might interrogation of approach, technique and modelling change methodologies and enable new avenues of enquiry? How will new biomolecular technologies, materials and design change memory, fashion, architecture, economics, and law? 

Catherine Malabou, Karen Barad, Bruno Latour, Rita Felski and Lambros Malafouris amongst others have sought to conceptualise a new formulation of humanities thinking in response to rapidly developing scientific knowledge.

The development of bioarchaeology, biolinguistics, biosemiotics, biodigital philosophy, social science genetics, choreogenetics, molecular paleography and posthumanities approaches demonstrate that the interface between the sciences and humanities is expanding urgently. Molecular storage solutions are being developed at pace. Our future archives may be written in DNA, putting molecular matter at the heart of the humanities. These new interactions might allow for more sustainable futures, hybridisation of fields or the implementation of complex novel practices of investigation and argument for both humanities and sciences. At the same time there is need to ensure that ethics, bias, justice, equality and access are at the centre of developing intellectual and practical frameworks.

Can the humanities keep up with the speed and sheer expanse of data being produced?Can the sciences recognise, include and implement humanities approaches in true collaborations? What is the future for coproduction and multi/trans/inter disciplinarity work? How can dialogue between disciplines enhance future work? What can be learnt from other ‘new’ humanities research groupings? 

This international workshop looks to survey the numerous ways in which biomolecular techniques and knowledge are changing and challenging humanities scholarship and practice. 

20-minute papers (or 3-paper panels) might consider the following key terms and ideas, or address any other aspect of biomolecular humanities scholarship: 

Aggregate Data Ethics

Provenance Public Popular Complexity

Archives Modelling Design

Computing Practice Equality

Storage Health Scale

Synthetic Justice Obsolescence

Posthuman Modernity

Please send a 300-word outline of your contribuiton to jerome.degroot@manchester.ac.uk or ester.oras@ut.ee by 7 May 2024. We will be programming and circulating final schedule by 17 May. 

Workshop will take place in person 10-5 at the University of Manchester, Oxford Road, Manchester, UK, on the 15 Nov 2024. Workshop space is entirely accessible. If you are interested but cannot attend please contact us as we are looking to develop further meetings. 

https://manchestersdna.co.uk/biomolecular-humanities

@doublehelixhist

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Publication – « La justice de saint Louis », éd. Marie Dejoux, Pierre-Anne Forcadet, Vincent Martin, Liêm Tuttle

Que Saint Louis soit passé à la postérité comme un roi de justice tient à la force d’une image, profondément gravée dans l’inconscient de générations de Français : celle du bon roi rendant ses arrêts sous son chêne à Vincennes. Allusion pourtant fugace de Joinville, le chêne mythique a éclipsé l’essentiel, dans les mémoires et dans les travaux des historiens : l’exercice concret, quotidien et pratique de la justice, orchestré notamment par le Parlement, institution judiciaire pluriséculaire fondée précisément au temps du saint roi. Cet ouvrage de synthèse entend démontrer qu’en ce mitan du XIIIe siècle et après plusieurs décennies de considérable accroissement du domaine royal, la justice fut l’un des chemins privilégiés par la Couronne pour conforter sa légitimité́ et forger sa souveraineté. À la croisée de l’histoire et de l’histoire du droit, ce livre retrace une page centrale et pourtant méconnue de l’histoire de la justice française. 

Informations pratiques :

La justice de saint Louis, éd. Marie Dejoux, Pierre-Anne Forcadet, Vincent Martin, Liêm Tuttle, Paris, PUF, 2024 ; 1 vol., 304 p. ISBN : 978-2-13086-319-9. Prix : € 28,00.

Source : PUF

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Offre d’emploi – Doctorant·e FNS, histoire de l’art, avec composante littérature française et/ou comparée (XVe-XVIIe)

Introduction

Institution d’enseignement et de recherche de premier plan au niveau international, l’UNIL compte près de 5’000 collaboratrices et collaborateurs et 17’000 étudiant·e·s, réparti·e·s entre le campus de Dorigny et les sites du CHUV et d’Epalinges. En tant qu’employeur, elle encourage l’excellence, la reconnaissance des personnes et la responsabilité.

www.unil.ch/carrieres

Présentation

La Section d’histoire de l’art de la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne met au concours un poste de doctorant·e FNS dans le domaine de l’histoire de l’art des régions Nord-Ouest de l’Europe aux XVe-XVIIe siècle.
Supervisée en co-direction avec la collaboration de la Section de français (filière médiévale), la thèse s’inscrit également dans le domaine de la littérature française / comparée aux XVe, XVIe et XVIIe siècle.

Informations liées au poste

Entrée en fonction : 1er septembre 2024
Durée du contrat : 1 an, renouvelable une fois pour 3 ans
Taux d’activité : 100%
Lieu de travail : Lausanne-Dorigny

Vos activités

Selon la Directive 1.31 de l’Université de Lausanne, le taux d’activité d’un·e doctorant·e FNS est dédié à 85% à la réalisation d’une thèse de doctorat et à 15% à des activités de recherche et d’enseignement dans la section de rattachement.

Dans le cadre de sa thèse, le·la doctorant·e sera en charge d’une recherche spécifique sur l’art du portrait et sur ses relations avec le temps présent dans les arts textuels et visuels des régions du Nord-Ouest de l’Europe, du XVe au XVIIe s.

La thèse aura pour but principal la constitution et l’étude d’un corpus textuel et iconographique afin de comprendre les raisons et les manières dont, entre la fin du XIVe et le XVIIe siècle, se sont développées de nouvelles manières de penser et de pratiquer le portrait littéraire et artistique en le reliant au temps présent : des représentations humaines, individuelles et collectives, ancrées dans l’actualité, le contemporain, l’instant présent, etc. 
Nb. Le corpus de sources textuelles sera principalement en français. Il pourra éventuellement être enrichi de comparaisons avec des textes datant de la même période dans au moins l’une des langues suivantes : néerlandais, anglais, allemand. 

Selon les nécessités de la recherche, des mobilités internationales seront possibles.

Informations générales sur le projet.

Financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique, le projet Sinergia Capturing the Present in Northwestern Europe (1348-1648). A Cultural History of Present before the Age of Presentism étudie la manière dont le concept de « présent » a été perçu et vécu en Europe du Nord-Ouest durant la période allant du Moyen Âge à la première modernité. Cet espace géographique, qui englobe les Pays-Bas, l’ouest de l’Empire germanique, le nord de la France et le sud de l’Angleterre, a connu durant cette période d’importants changements, aussi bien dans les domaines de la politique, de l’économie, de la religion que dans celui des arts. Caractérisée par la coexistence de divers systèmes politiques et de plusieurs langues, par un développement urbain particulièrement marqué et par des conditions de vie à l’évolution rapide, cette région offre un contexte historique singulier, qui diffère de la Renaissance telle qu’elle est traditionnellement dépeinte.
Le projet Capturing the Present rassemble une quinzaine de chercheuses et chercheurs des universités de Neuchâtel, Lausanne et Lille, dont 6 doctorant·es et 3 post-doctorant·es. L’équipe est soutenue par un réseau international d’experts et expertes dans les disciplines suivantes : histoire, histoire de l’art et de la littérature, linguistique, media studies, anthropologie et sciences politiques. Il vise à montrer comment les discours et les images ont façonné les perceptions que les hommes et les femmes d’alors avaient de leur propre époque ; comment les événements contemporains étaient représentés et interprétés ; comment, enfin, les nouvelles idées ainsi que les changements environnementaux, politiques et sociétaux étaient perçus.
 

Votre profil

Maîtrise universitaire (Master) ès lettres, spécialités histoire de l’art et/ou littérature française et/ou littérature comparée, spécialités Moyen Âge ou Renaissance ou Première Modernité (XVe-XVIIe siècle), ou titre jugé équivalent. Le Master doit être obtenu au moment de l’entrée en poste.
Excellente maîtrise du français (natif ou équivalent), maîtrise souhaitée de l’anglais (oral).
Capacité à lire au moins une des langues suivantes : moyen français, moyen néerlandais, moyen anglais, moyen-haut allemand.
Compétence méthodologique en analyse littéraire et/ou analyse de l’image. 
Capacités à travailler en équipe dans un environnement interdisciplinaire et international.

Vos avantages

Un cadre de travail agréable dans un environnement académique multiculturel et diversifié.
Des possibilités de formation continue, une multitude d’activités et d’autres avantages à découvrir.
Davantage d’informations sur www.unil.ch/carrieres
Le·la doctorant·e pourra bénéficier des formations doctorales offertes par la Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO, https://www.cuso.ch).

Pour tout renseignement complémentaire

Contacter : Madame la professeure Estelle Doudet : estelle.doudet@unil.ch

Votre dossier de candidature

Délai de postulation : 1er mai 2024

Les personnes intéressées sont priées de nous faire parvenir via le système en ligne, en format PDF ou Word, un dossier complet contenant : une lettre de motivation, un Curriculum Vitae, une copie des diplômes universitaires, un chapitre du mémoire de master et/ou un travail jugé équivalent.
Le sujet de la thèse est en partie pré-défini dans le cadre du projet collectif ; il sera discuté et précisé par les propositions des candidat·es retenu·es pour les entretiens, qui auront lieu en mai-juin 2024.

Seules les candidatures adressées par le biais de ce site seront prises en compte.

Nous vous remercions de votre compréhension.

Remarques

L’UNIL s’engage pour l’égalité.
www.unil.ch/egalite

L’UNIL soutient la relève scientifique.
www.unil.ch/graduatecampus

Source : Université de Lausanne

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Appel à contribution – Sexualitäten im Mittelalter – Normen und Devianz, Phantasien und Praktiken

Im geplanten Themenheft der Zeitschrift „Das Mittelalter“ wird die Geschichte der Sexualitäten des Mittelalters ergründet. Erforderlich dafür sind die Aktivierung von Wissensbeständen und Methoden aus der Geschichte, der Philosophie, der Medizin, der Biologie, der Theologie, den Sprach-, Literatur-, Kunst- und Kulturwissenschaften. Ebenso spielen Rechts-, Sozial-, Wirtschaftsgeschichte, Archäologie und Ethnologie eine bedeutende Rolle. Um die bisher dominierende Perspektive auf (Latein-)Europa zu erweitern, sind Beiträge aus der Byzantinistik, der Islamwissenschaft und der Judaistik willkommen. Die Herausgeberin und Herausgeber begrüßen Vorschläge für Beiträge von Vertreter:innen der genannten Disziplinen, um sich im Rahmen der Arbeit am Themenheft über die Fragen nach Normativität und Devianz von Sexualitäten im Mittelalter auszutauschen.

In den letzten beiden Jahrzehnten wurden zahlreiche Studien aus dem Fächerspektrum der Mediävistik veröffentlicht, die sich sowohl im engeren als auch im weiteren Sinne mit Fragen von Geschlecht und Gender beschäftigen. Forschungen, die explizit die Geschichte der Sexualitäten im Mittelalter zum Gegenstand haben, sind demgegenüber deutlich seltener. Sexualität wird hier in dem weiten Sinne aller Phänomene verstanden, in denen sich die auf das Geschlecht bezogene Existenzweise von Individuen in rationaler, emotionaler und instinktiver Art ausdrückt, stets im Kontext interpersonaler und sozialer Beziehungen und normativer Regulierungen.

Bisher unterliegt der Blick auf ‚die‘ europäisch-mittelalterliche Sexualität selbst zumeist bestimmten normativen Vorstellungen vom ‚Mittelalter‘, die charakterisiert sind durch ein allgemeines Keuschheitsideal, die Theorie der Sündhaftigkeit sexueller Handlungen an sich und die Beschränkung des Geschlechtslebens auf den Zweck der ehelichen Kinderzeugung (an wenigen erlaubten Tagen im Jahr). Dem wird in letzter Zeit immer öfter – wenn auch insgesamt immer noch zu selten – ein konträrer zeitgenössischer Diskurs gegenübergestellt, der vor allem im biologisch-medizinischen Feld geführt wurde. Hier steht das gelingende Sexualleben als Voraussetzung für körperliche und mentale Gesundheit im Vordergrund, in Fortführung antiker Traditionen der Diätetik (res non naturales), aber auch durch Integration von Elementen der arabisch-mittelalterlichen ars erotica. Auch dieser eher naturphilosophisch bzw. medizinisch geprägte Bereich ist genuin höchst normativ ausgerichtet.
Wie kaum ein anderer Bereich wird der sexuelle Aspekt des Menschseins durch soziale Einflussnahmen und Regulierungsversuche bestimmt. Von theologischer, philosophischer, juristischer und medizinischer Seite werden auf unterschiedliche Weise Konzepte von ‚richtiger‘ Sexualität und Devianz konstruiert. Wie sich jedoch die beiden großen Diskurs- stränge – der sexualitätsnegative und der sexualitätspositive – zueinander verhalten, konnte die bisherige Forschung selten plausibel erklären. Man kam kaum über die Behauptung hinaus, dass es sich um widersprüchliche Tendenzen innerhalb der mittelalterlichen Gesellschaft handele. Auch gelangten durch die bislang vorgelegten Studien zwar exemplarisch gewisse Diversitäten in den Blick, aber die von Grund auf heterogene, schillernde und interkulturelle Basisstruktur von real gelebten, aber auch von phantasierten, fiktiven Sexualitäten innerhalb der ethnisch und weltanschaulich vielfältigen mittelalterlichen sozialen Gruppen wurde bisher nicht umfassend betrachtet.

In dem hier verfolgten Verständnis von Sexualität ist die – v.a. auch im Rahmen rezenter Kontroversen in und um Gender und Queer Studies intensiv thematisierte – Unterscheidung zwischen biologischem, (biologisch) zugeschriebenem und selbst wahrgenommenem bzw. empfundenem Geschlecht inbegriffen und die Natur-/Kultur-Grenze selbst Gegenstand der Untersuchung. Allerdings soll die so verstandene Sexualität im vorliegenden Zusammenhang auf das jeweilige Geschlechtsleben und seine Ausdrucksformen hin eingegrenzt werden. Im Fokus stehen also nicht generell das biologisch verstandene ‚Mann-Sein‘ oder ‚Frau-Sein‘ oder die entsprechende Zuschreibung desselben und die sich daraus ergebenden Folgen und sozialen Rollen, sondern konkreter die Existenz und Stilisierung der jeweiligen Person als sexuelles Wesen mit einer von mehreren möglichen Ausprägungen. Dabei wird auch zu reflektieren sein, welches Körperkonzept (z.B. metaphysisch, performanz- bzw. erlebensorientiert etc.) jeweils die Grundlage der entsprechenden Befunde darstellt, und zwar sowohl aufseiten der Quellen als auch bei der wissenschaftlichen Analyse und Theoriebildung. Es ist davon auszugehen, dass man von „Sexualitäten“ im Plural sprechen muss, um diese heterogenen Phänomene sinnvoll zu beschreiben. Es geht auch – aber bei Weitem nicht nur – um die in der Forschung bereits mehr oder weniger etablierten Themen rund um die Sexualitäten von erwachsenen Männern und Frauen wie z.B. Ehe und Fortpflanzung, Homosexualität, Askese, Zölibat oder Prostitution, Erotik oder Obszönität und die Narrativierung sexueller Handlungen. Ebenso wichtig erscheinen Fragen nach Sexualitäten von außereuropäischen Kulturen, von sexuellen Minderheiten innerhalb Europas und von Menschen mit geistigen und körperlichen Behinderungen.

Mögliche Themenvorschläge und Fragestellungen
Wichtige Aspekte, die in dem angedachten Themenheft dringend behandelt werden können, sind etwa:
– die Frage nach diversen sexuellen Identitäten – real und/oder fiktiv –, die sich in den mittelalterlichen Quellen finden lassen, und deren normative Behandlung und Bewertung;
– die Frage nach dem tatsächlichen Einfluss der sexualitätsnegativen wie -positiven Normen auf die gelebte Sexualität und nach etwaigen gegenläufigen Praktiken oder zeitgenössischen Theoriealternativen (philosophischen oder religiösen, sog. „häretischen“);
– die Abbildung der Bandbreite anthropologischer Theorien des Mittelalters zur Rolle der Sexualität;
– sexuelle Praktiken – real und/oder fiktiv – und ihr jeweiliger sozialer Kontext;
– Heroisierung und Verachtung von Personen/literarischen Figuren mit biographischen Elementen ausgeprägter sexueller Aktivität oder Erscheinung;
– die Untersuchung der diversen Diskursformen rund um den Komplex des Hermaphroditismus und der sozialen Rollen von Zweigeschlechtlichen;
– Beschneidungspraktiken an männlichen und weiblichen Personen, ihre Legitimierungen und ihre Verbindungen zur Herausbildung von sexuellen Identitäten;
– die Frage nach Formen und Ausmaß der Rezeption der arabisch-persischen ars erotica innerhalb und außerhalb des medizinischen Kontexts;
– Untersuchung der Verbindung von sexueller Definition bzw. Wahrnehmung und Sterilität, letztere sowohl als medizinisches Problem (bei ausbleibender, aber erwünschter Fruchtbarkeit) als auch als intendierte körperpolitische Maßnahme (z.B. Kastration und Eunuchentum);
– Sexualitäten und genealogisches Denken bei der Konstituierung und Beschreibung sozialer und politischer Gruppen, Institutionen und Prozesse in mittelalterlichen Quellen;
– Legitimationsstrategien von Herrschaft, die sich ausdrücklich auf zeitgenössische philosophische und medizinische Begründungen der Geschlechterdifferenz (insbesondere Zeugungstheorien, Intellekttheorien) beziehen;
– Semantiken der Sexualitäten – Gender und Sex, Erotik und Obszönität, Recht und Status;
– Narrative von sexuellem Begehren sowie Narrative über Sexualität, sei es in Form von obszönen Beschreibungen des / Benennungen für den Geschlechtsakt als ggf. auch für Geschlechtsorgane.
Weitere Themen sind willkommen.
Wir bitten um Abstracts für Beiträge von etwa 300–500 Wörtern auf Deutsch bis zum 15. Mai 2024. Bitte senden Sie ihre Vorschläge an die folgende Mailadresse: sexualitaeten@uni-bonn.de

Herausgebende
Dr. Hendrik Hess (Mittelalterliche Geschichte / Universität Bonn)
Dr. Christian Kaiser (Medical Humanities / Universitätsklinikum Bonn)
Dr. Birgit Zacke (Germanistische Mediävistik / Universität Bonn)

Bitte beachten Sie folgenden Hinweis: Das Themenhaft erscheint bei Heidelberg University Publishing im Open Access unter der Lizenz CC-BY-SA 4.0

Planungen des weiteren Ablaufs
– Mitte Juni 2024: Auswahl der Beiträge und Zusage an die Autor:innen
– Anfang November 2024: Einsendung der formatierten Beiträge in die Begutachtung zum Peer Review
– voraussichtlich 13./14. März 2025, Bonn: Heftworkshop in Form einer Autor:innenkonferenz
– 30. April 2025: Abgabe der auf Grundlage der Gutachten und der Workshopdiskussion überarbeiteten Beiträge
– Ende August 2025: Versand der lektorierten Texte zur letzten Prüfung
– Oktober 2025: Versand der Druckfahnen an die Autor:innen
– November/Dezember 2025: Erscheinungstermin online und im Buchhandel

Source : H-Soz-Kult

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Appel à contribution – Mobilités, voyages et voyageurs à l’époque romane (fin du Xe – début du XIIIe siècle)

32e colloque international d’Issoire sur l’art roman et l’époque romane (18-20 octobre 2024)

Colloque annuel organisé depuis 1991 par l’association « Terres Romanes d’Auvergne », avec le soutien de la ville d’Issoire et de l’Alliance Universitaire d’Auvergne, sous le patronage de la Société Française d’Archéologie et de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand.

Appel à communications

Mobilités, voyages et voyageurs à l’époque romane (fin du Xe – début du XIIIe siècle)

Date limite d’envoi des propositions de communication : 02 juillet 2024

Après La ville à l’époque romane (2019), L’Art roman et après ? (2022) et Artistes et Artisans à l’époque romane (2023), le Comité scientifique du colloque d’Issoire propose, pour sa session d’octobre 2024, le thème : Mobilités, voyages et voyageurs à l’époque romane (fin du Xe – début du XIIIe siècle).

De récents évènements et évolutions (pandémie et confinements, appels pressants à diminuer la masse et l’ampleur géographique de déplacements, désormais jugés contestables, voire nocifs dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, changement de perception à l’égard de l’automobile-reine et de l’avion, réflexion sur le « localisme » et sur une nouvelle « mondialisation régionalisée »…) ont inversé, au moins dans les perceptions (et les polémiques), la tendance pluriséculaire, considérablement accélérée à partir du second XIXe siècle, au développement des mobilités, en masse, dans l’espace et quant à la vitesse des déplacements. Dans le même temps, l’époque présente connait un développement considérable des phénomènes migratoires, régionaux et intercontinentaux, appelés, aux yeux des experts, à s’accélérer dans les décennies à venir.

La participation des historiens au débat doit contribuer à mette en perspective pluriséculaire l’évolution de ces problématiques et apporter des éléments de réflexion fondés sur l’observation du temps long. Les textes mieux connus et mieux traduits, l’archéologie et les études d’iconographie, l’une et les autres sans cesse  enrichies, permettent, selon l’usage des colloques issoiriens, d’interroger l’effectivité et les modalités, mais aussi les difficultés des mobilités – dans le registre des realia comme dans celui des représentations, figurées, mais aussi mentales – pendant la période du Moyen Âge central.

On rappellera ici, sans souci d’exhaustivité, quelques antécédents, ainsi le thème du XXVIecongrès de la SHMESP, tenu à Aubazine, en Limousin, en 1995 (Voyages et voyageurs au Moyen Âge), ou l’ouvrage de synthèse de Jean Verdon, Voyager au Moyen Âge, paru en 1998 et réédité en 2007. Depuis ce temps, la recherche a considérablement progressé sur ce thème, tant du côté des historiens que des archéologues, des littéraires et des historiens d’art. Dans une perspective pluridisciplinaire, il convient c’est la triple finalité de la manifestation issoirienne – de porter les résultats des travaux des spécialistes à la connaissance d’un public plus large et de faire découvrir à ce public « une histoire en marche » et les travaux de jeunes chercheurs, du Master 2 au Post-doc.

Les suggestions qui suivent s’entendent en tant que sujets de recherche historique en eux-mêmes, ou en tant que tant que sujets de recherches sur leurs représentations, y compris dans le cadre d’études historiographiques.

Les sources :

– sources textuelles : sources hagiographiques, sources littéraires, descriptions d’itinéraires (cf. Livre du pèlerin de Saint-Jacques, Al-Idrisi, Albert de Stade…) ; œuvres de géographes… tous types offrant des récits de voyages réels (cf. Benjamin de Tudèle, Ibn Djubair, Petahya de Ratisbonne…) ou imaginaires.

– la Bible, comme source de commentaires et de représentations : Jonas, l’exil à Babylone, les mages (cf. le transfert des reliques de Milan à Cologne).

– les résultats de fouilles archéologiques et l’apport des collections muséales (reconstitution matérielle de routes, vestiges de lieux d’hébergement, objets liés à la mobilité, objets de provenance lointaine…).

– en iconographie, toute représentation de ces mêmes sujets.

* Les causes et les modalités de la mobilité : migrations des peuples mais aussi, a contrario, fixation et sédentarisation ; le commerce au long cours ; les pèlerinages (sans s’arrêter au seul « voyage de Jérusalem », par terre, puis par mer) et missions religieuses ; les missions diplomatiques, mariages, rencontres de souverains, tournées politiques des gouvernants (cf. le capétien Robert II, les empereurs…) ; les expéditions militaires (cf. les nombreuses traversées « politico-militaires » de la Manche) ; la transmission des ordres et des nouvelles ; l’exil (cf. Thomas Beckett, 1164-1170) ; la  déportation (trafic des esclaves ) ; les  changements de lieu de travail (migrations d’artistes et d’artisans, appel à des paysans colons) ; le goût de l’aventure et l’attrait pour l’inconnu et l’errance ; le thème littéraire du voyage initiatique…

– Le rêve, le voyage nocturne : récits oniriques, visions, apparitions…

– influences : l’art roman ne fait pas exception à la règle qui veut que nombre de formes, d’images, d’idées et d’artefacts qui font les cultures d’Occident viennent, directement ou indirectement, de civilisations contemporaines de Méditerranée, d’Orient, d’Asie ou d’Afrique. Les modalités de leur appropriation et leur interprétation font encore de nos jours l’objet de débats contradictoires.

* Les vecteurs, les moyens, les lieux et les voies de la mobilité :

– les moyens de transport : marche à pied, chevaux, ânes, mules et mulets et leurs attelages : chars, charriots… ; les navires.

– les routes, la mer, les fleuves navigables ; les points de passage : gués, bacs et ponts, ports fluviaux et maritimes, cols, portes de ville.

– les moyens et les lieux d’hébergement ; la protection des voyageurs.

– l’équipement des voyageurs : chaussures, bâtons, chapeaux, manteaux, sacs…

– la circulation des objets (reliques, matériaux de construction, objets manufacturés, animaux vivants…), par le commerce mais aussi les échanges et les dons (entre souverains, institutions religieuses…).

– se repérer, s’orienter ; la géographie et les limites des mondes connus.

* Les obstacles à la mobilité et au voyage

– l’enfermement, l’incarcération

– les règles monastiques : grande et petite clôture

– les autorisations et/ou interdictions de pénétrer dans certains territoires, les taxes et péages, les monnaies, le rôle des changeurs et le troc, les problèmes linguistiques, les obstacles divers…

– le handicap physique, la maladie

– les obstacles naturels : climat, coupures (fleuves, marécageuses, zones inondées), montagne

– le thème du « détour »

– la règle d’or : jamais seul, jamais la nuit.

Rappel bibliographique :

SHMESP, Voyages et voyageurs au Moyen Âge, Actes du XXVIe congrès (Aubazine, 1995), Paris : Publications de la Sorbonne, 1996 [en ligne :

https://www.persee.fr/issue/shmes_1261-9078_1996_act_26_1].

Jean Verdon, Voyager au Moyen Âge, Paris : Perrin, 1998 (rééd. : 2007)

H. Touati, Islam et voyage au Moyen Âge, Paris : Seuil, 2000

– Henri Bresc et E. Tixier du Mesnil (dir.), Géographes et voyageurs au Moyen Âge, Nanterre : Presses universitaires de Paris-Ouest, 2010

Pour le comité scientifique,

Jean-Luc FRAY

Pr ém. d’Histoire du Moyen Âge

Université Clermont Auvergne – CHEC

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Modalités de soumission

Le 32e colloque international d’art roman et sur la période romane se tiendra à Issoire (Puy-de-Dôme) les 18, 19 et 20 octobre 2024

Date limite d’envoi des propositions de communication : mardi 02 juillet 2024

Vos propositions de communication sont à retourner par courriel à j-luc.fray@uca.fr

Merci de bien vouloir y préciser vos nom et prénom ; profession et/ou structures de rattachement ; adresses postale et email ; titre de la communication et résumé de 15 lignes maximum en français ou en anglais.

Réunion du comité scientifique du colloque et élaboration du programme : mi-juillet 2023. Vous recevrez dans les jours qui suivront un courriel vous avisant de la décision dudit comité.

Les frais de déplacement des communicants seront pris en charge par « Terre Romane d’Auvergne » qui organisera également leur hébergement.

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Exposition – Holbein. Burgkmair. Dürer. Renaissance in the North

The Kunsthistorisches Museum Vienna’s 2024 spring exhibition is devoted to three pioneers of the Renaissance north of the Alps: Hans Holbein the Elder, Hans Burgkmair, and Albrecht Dürer. It offers an opportunity to experience fascinating works by these artists and to explore how Augsburg became the birthplace of the Northern Renaissance.

Like hardly any other metropolis north of the Alps, the Fugger city of Augsburg was influenced by Italian art at the beginning of the sixteenth century. This is impressively demonstrated by the most important Augsburg painters of this era: Hans Holbein the Elder (ca. 1465–1524) and Hans Burgkmair the Elder (1473–1531). In the exhibition, these two contrasting artists enter into dialogue with Albrecht Dürer (1471–1528), who worked for the Fuggers, Hans Holbein the Younger (1497/98–1543), who also came from Augsburg, and other German, Italian and Dutch contemporaries.

On display are more than 160 paintings, sculptures and other works from many of the most important collections in Europe and the United States. In this way, the upheavals in art around 1500 become just as vividly comprehensible as the role of the imperial and trading city of Augsburg as a centre of the Renaissance in the north.

The exhibition has been organized in collaboration with the Städel Museum in Frankfurt, where it can be seen from 2 November 2023 to 18 February 2024 under the title Holbein and the Renaissance in the North.

Informations pratiques :

19 March – 30 June 2024

Kunsthistorisches Museum (KHM)

Burgring 5
1010 Vienna
Austria

Source : Codart

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Publication – Kylie M. Murray, « The Making of the Scottish Dream Vision »

This book is about how Scotland responded to the dream-vision, Medieval Europe’s most widely known literary form and precursor of the novel. Studies abound in Continental and English dream-vision writing: Dante’s Divine Comedy, France’s Romance of the Rose, and a host of English dream-visions, especially Chaucer. This book shows for the first time that dream-vision was a central aspect of Scotland’s literary and intellectual culture across several centuries and languages. It therefore invites new understandings of Medieval and Early Modern Scotland.

Moreover, its innovative approach to the dream-vision itself looks beyond dream-poetry which is the sole focus of other studies of the genre. Instead, it shows how dream-vision intersected with prose and verse writings, with romance, chronicle, epic, theological works and more. In so doing, it yields a new angle of studying the dream-vision which could be applied to other nations, making this book significant to scholars of global medieval literature.

After completing her first degree at St Andrews University with the Lorimer Prize for Scottish Literature, Kylie Murray completed graduate research in Older Scottish Literature, kindly funded by the AHRC and Scottish International Education Trust at Lincoln College Oxford. Next, she held a British Academy Post-Doctoral Fellowship and Junior Research Fellowship at Balliol College, Oxford, during which she identified Scotland’s oldest secular book. Passionate about sharing the excitement of pre-Union Scotland as widely as possible, Kylie Murray is an AHRC/BBC New Generation Thinker, and also gave the first ever British Academy Chatterton Lecture on an Older Scots poet.

Table des matières :

Introduction
Understanding Dream and Vision in the Middle Ages
Approaching Scotland as Case Study
Chapter 1: Prior Engagements: Scotland’s Early Reception of Dream and Vision
Historical Writing and Identities in Latin and Scots
Devotional Texts and Contexts
French Texts and Contexts
English Texts and Contexts
Chapter 2: The Kingis Quair and its Manuscript Context
The Kingis Quair: a new Scottish dream-vision
The Kingis Quair‘s Reception and Authorship
The Manuscript Context and Revisionary Readings of Chaucer’s ‘Dream Poetry’
Troilus and Criseyde in Scotland
Chapter 3: Bower’s Scotichronicon and the Prose-Latin Dream-Vision
Mystical Visions: Katherine of Alexandria and Bridget of Sweden
Visions of Royal Scottish Sanctity: Margaret Canmore (1045-93) and Waltheof, abbot of Melrose (d.1159)
Visions as Reflection and Refraction of the Speculum Principis
Advice to All: Clerical Visions of Appetite and Greed
From Latin Prose to Older Scots Verse: The Reception of Bower’s Dream-Vision
Appendix: Table of Dream and Visionary Narratives in the Scotichronicon
Chapter 4: Prophetic and Nationalist Dream-Visions
Thomas of Erceldoune and Envisioning the Scottish ‘History of the Future’
Wallace’s Nightmare
Wallace’s Dream-Vision of Scotland
‘Worthy Even of Enemy Praise’: Wallace’s Heavenly Ascent and its Afterlives
Chapter 5: Rethinking Scotland’s Amatory Dream-Vision
Lancelot of the Laik: Dream-Vision Prologues and Arthurian Advice
From Courtly Love to Courtly Injustice: Henryson’s Testament of Cresseid
From love at first sight to loss at last sight: Henryson’s Testament and Orpheus
Anti- or Extra-Amatory? The Dream-Visions of Douglas and Dunbar
Epilogue: ‘Mak vpwark and clois our buke’
Bibliography

Informations pratiques :

Kylie M. Murray, The Making of the Scottish Dream Vision, Oxford, Oxford University Press, 2023 ; 1 vol., 320 p. (British Academy Monographs). ISBN : 978-0-19726-680-9. Prix : GBP 70,00.

Source : Oxford University Press

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Colloque – Les sexualités ecclésiastiques et le corps social, Moyen Âge – époque moderne

Maison des Langues et des Cultures, salle Jacques Cartier, hybride, Du 17/04/2024 au 19/04/2024

Présentation du colloque :

La récente mise à jour d’affaires d’abus sexuels dans l’Église catholique, et de manière générale dans les mouvances religieuses, pose avec acuité la question du rapport que les Églises entretiennent avec la sexualité et les pratiques sexuelles tout au long de leur histoire. Le colloque « Les sexualités ecclésiastiques et le corps social, Moyen Âge – époque moderne » s’inscrit dans le cadre du projet IRGA SexEO, centré sur les pratiques sexuelles des membres des clergés et qui vise à ancrer ces questionnements dans une réflexion historique articulant normes et pratiques, principes et réalités, gouvernement d’une communauté et contrôle des individus qui la composent. Il en constitue l’action principale, avant publication d’un livre collectif issu de la rencontre.

Le colloque a l’ambition d’écrire une histoire socio-culturelle des pratiques sexuelles des ecclésiastiques, hommes et femmes, réguliers et séculiers, pour les siècles modernes catholiques et protestants. Son objet principal est la manière dont le corps social dans son ensemble (clergé compris), envisage la sexualité des ecclésiastiques, qu’il s’agit de penser comme une pratique sociale et culturelle, ancrée dans des normes de comportement qui contribuent à fixer les rapports entre clercs et non-clercs, ministères et fidèles, hommes et femmes, en même temps que ces rapports influencent ces comportements. Quatre axes de réflexion ont été dégagés :

  1. Quelle place tient la sexualité dans la définition du clergé et de l’Église militante ? Si le colloque veut cerner les pratiques, on sait que le discours, notamment juridique et théologique, d’une part ne peut pas être analysé indépendamment de son ancrage dans la société qui le produit, d’autre part entend influencer cette société et normer les comportements. Cette question se pose dans toutes les Églises, qu’elles aient fait le choix du célibat consacré ou au contraire du mariage de ses ministres.
  2. Quelles sont les pratiques sexuelles effectives des hommes et des femmes qui composent les clergés du Moyen Âge et des siècles modernes ? Plusieurs études de cas permettront d’éclairer les réalités de ces pratiques, dans la gamme la plus large possible.
  3. Le traitement, pénitentiel et/ou pénal, de la sexualité ecclésiastique délinquante par les Églises. Il s’agira notamment de cerner ses modalités différenciées selon le clergé, la pratique, la période.
  4. Enfin, on s’efforcera de comprendre la perception de la sexualité ecclésiastique hors de la sphère cléricale.

Les communications retenues portent sur l’espace « français », mais aussi la péninsule ibérique, l’Italie, l’Empire germanique, la Lituanie, l’Empire byzantin, couvrent 11 siècles, et se répartissent équitablement entre période médiévale et moderne. Si les historien∙nes et historiens sont majoritaires, le colloque fait une place à la littérature et à l’archéologie, dans une perspective pluri- et inter-disciplinaire.

Mercredi 17 avril

13h30 Véronique Beaulande-Barraud, Accueil et introduction

le Couple ClériCal. Présidente : Ilaria Taddei (Université Grenoble Alpes)
14h15 Margot Laprade (Univ. Paris I), « Adulteratis clericis scortatibus » : la sexualité du couple clérical dans le monde franc au haut Moyen Âge (Ve-IXe siècles)

14h40 Sidonie Bochaton (Univ. de Toulouse II), Faire couple et faire famille. Les lieux de l’intimité des chanoines réguliers savoyards (XIIIe-XVIe s.)

15h05 Victoria Rimbert (Univ. Sorbonne Nouvelle / Université de Padoue / Université Grenoble Alpes), «Pensa che, per avere io e’ panni longhi, io non sono d’acciajo». La veuve et le prêtre, deux solitudes conjuguées dans la novellistica italienne (XIVe-XVIe siècle)

15h30 Discussion
Sexualité du Clergé et réforme deS égliSeS. Présidente : Ilaria Taddei

16h10 Romain Goudjil (Univ. Paris IV), « Un anneau d’or au groin d’un porc » : sacerdoce et sexualités devant le synode patriarcal de Constantinople au XIVe siècle

16h35 Pascal Vuillemin (Univ. Savoie Mont-Blanc), Les incestes spirituels. L’Affaire Simeon de Jadra (1461) et la réforme des déviances sexuelles du Clergé vénitien

17h00 Discussion

Sexualité clérical, justice et société.
Président : Yves Krumenacker

9h00 1 René Verdier (Univ. Grenoble Alpes), Les chanoines de Saint-Martin-de-Miséré à la fin du XIVe siècle, entre conjugalité et débordements

9h25 Ghislain Baury (Univ. du Mans) et Farelo Mario (Univ. do Minho, Portugal), Grossesses de moniales. L’enquête de l’abbé de Clairvaux à Villabuena (diocèse d’Astorga) en 1492

9h50 Arnaud Fossier (Univ. de Bourgogne), Le concubinage en procès. Entre stratégies d’évic- tion et réalités impalpables (Toscane, XIIIe-XIVe siècle)

10h15 Discussion

10h55 Myriam Deniel-Ternant (Univ. Paris Nanterre), Des effets de seuil à géométrie variable : les sexualités ecclésiastiques saisies dans des structures régulatrices aux perceptions et enjeux contrastés

11h20 Nicolas Guyard et Lionel Dumond (Univ. de Montpellier 3), Défendre son curé concupiscent ? Les paroissiens de Sète face à l’enquête de l’of cial (v. 1750)

11h45 Discussion

Pratiques sexuelles des clercs
Présidente : Naïma Ghermani (Univ. Grenoble Alpes)

13h30 Yves Krumenacker (Univ. Lyon III), La sexualité des pasteurs réformés français à l’époque moderne. Principes et réalités

13h55 Natalia Slizh (Ghent University), The sexual practices of clergymen in the Grand Du- chy of Lithuania in the 16th-17th cc.

14h20 Sebastian Türk (Univ. d’Orléans), « Les prédicateurs qui ont des femmes doivent être comme s’ils n’en avaient pas » : Les piétistes (radicaux) allemands face à la sexualité

14h45 Discussion

15h20 Damien Boquet (Univ. Aix-Marseille), Une pédérastie cléricale au Moyen Âge ?

15h45 Sarah Dumortier (Institut catholique de Lille), De la vie sexuelle des ecclésiastiques à l’époque moderne

16h10 Dominique Laperle (Univ. du Québec à Montréal), « Mépriser les vanités du monde et goûter les choses de Dieu ». Sexualité et valeurs masculines dans les journaux de jeunesse de Charles-Eugène de Mazenod (1791-1805)

Vendredi 19 avril

Sexualité et pratiques sexuelles au couvent.
Présidente : Elisabeth Lusset (CnrS)

9h00 Anouk Durand-Cavallino (EHESS), Le lesbianisme au couvent : entre fantasmes et réglementations au XVIIIe siècle

9h25 Laura Baldacchino (Casa de Velazquez), Francesc Eiximenis et les différentes « façons et manières du péché de luxure » chez les religieuses et les religieux

9h50 Discussion

10h20 Elena Guillemard (Univ. catholique de Louvain), « Bref, en plusieurs lieus tout se dé- bauche, Moines et Moinesses s’accouplent ensemble » : la sexualité des religieuses au moment des réformes protestantes (France, Suisse, XVIe siècle)

10h45 Ghislain Tranié (Univ. de Paris IV), Du réel à l’imaginaire. Les récits sur la sexualité des religieuses, des sociodrames dans la France du XVIIe

11h10 Discussion
11h45 Conclusions (Corinne Leveleux-Teixeira, Univ. d’Orléans – EPHE)

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