Ce livre étudie les crimes, les procès et les châtiments des femmes et des hommes dans l’Occident des quatre derniers siècles médiévaux. Dans les sources judiciaires, la présence des femmes est toujours inférieure à celles des hommes. Le délit n’est pas déterminé par l’appartenance sexuée, mais il prend des formes masculines ou féminines. La forte hiérarchie des peines est la même pour les deux sexes, de la peine pécuniaire à la peine capitale. Lorsqu’elles commettent des petits délits, les femmes sont parfois punies « à moitié de peine », mais cette mansuétude disparaît pour les crimes les plus graves. Elles sont exceptionnellement pendues ou décapitées mais périssent sur le bûcher, sont noyées ou enfouies vivantes.
En prenant au sérieux les régimes de genre des sociétés de la fin du Moyen Âge, cet ouvrage propose donc une histoire de la justice à hauteur de femme et d’homme.
Table des matières :
Des petits délits aux crimes graves. Les injures verbales, gestuelles et corporelles – Le vol et les atteintes aux biens d’autrui – L’adultère, le concubinage et la bigamie – La prostitution illégale et le proxénétisme – Le viol des femmes et des filles – Le vice sodomite – Les homicides – Les crimes contre Dieu et le pouvoir souverain.
Entre le crime et le châtiments : de la dénonciation à la torture. Régler les conflits en dehors des tribunaux – La dénonciation et la comparution – Prouver, se défendre et témoigner – La prison : d’une détention préventive à une peine – L’aveu par la force : la torture.
Des peines pécuniaires aux peines infernales. Les peines pécuniaires – Les peines infamantes – Les peines mutilantes – Le bannissement : une « mort sociale » – La peine capitale – Les grâces, les repentances et les peines éternelles.
Informations pratiques :
Didier Lett, Crimes, genre et châtiments au Moyen Âge. Hommes et femmes face à la justice au Moyen Âge, Paris, Armand Colin, 2024 ; 1 vol., 576 p. (Collection U). ISBN : 978-2-20063-565-7. Prix : € 37,00.
Au Moyen Âge, l’étude des plantes n’a pas d’autonomie. Elle est envisagée dans différents contextes, que ce soit selon une approche philosophique, qui consiste à les situer dans l’échelle de la Création, ou dans une démarche plus utilitaire, en lien notamment avec la médecine ou l’alimentation. Les encyclopédies du XIIIe siècle ou le De vegetabilibus d’Albert le Grand sont révélateurs de ces différents regards portés sur la flore. Or, à la fin du Moyen Âge, la réflexion sur le végétatif est délaissée, l’attention étant de plus en plus portée sur les caractères propres des espèces végétales. Dans les herbiers, le besoin d’identifier les plantes décrites par les sources compilées nécessite de s’intéresser aux spécimens. Les dictionnaires de synonymes, les manuels d’agronomie, les traités d’apothicaires et de diététique, ou les encyclopédies qui reprennent les Problèmes d’Aristote, témoignent d’une certaine spécialisation du discours sur la plante, alors que dans l’iconographie les dessins de végétaux gagnent en naturalisme. Au final, les approches multiples de l’univers végétal, bien qu’elles se croisent rarement, participent à l’essor de la botanique car les différents intérêts portés à la plante permettent d’en avoir une connaissance riche et plurielle.
Ariane Forot est agrégée d’histoire et professeure d’histoire-géographie dans le secondaire.
Ariane Forot, Du végétatif au végétal, l’essor d’un nouvel intérêt pour la plante à la fin du Moyen Âge, Paris, Honoré Champion, 2024 ; 1 vol., 440 p. (Sciences et technique, 24). ISBN : 978-2-74536-028-1. Prix : € 78,00.
Liturgical books are not only the most important evidence for understand- ing patterns of worship in the Middle Ages, they are also highly complex sources, comprising many constituent parts, which often cannot be easily harmonised. Their codification not only served practical purposes, but also had a representational function; it could also serve to preserve and transmit formative knowledge or authorised and authorising tradition. The interdisciplinary contributions in the present volume explore, among other things, the multi-layered nature and complex typology of composite sources, the relationship between literary and liturgical transmission, and the historical and cultural significance of liturgical books from the Western Middle Ages.
Liturgische Bücher sind nicht nur die wichtigsten Quellen für die Feier des Gottesdienstes. Viele Handschriften bestehen aus mehreren Komponenten, die sich häufig nicht einfach harmonisieren lassen; ihre Kodifikation dient nicht nur praktischen Zwecken, sondern auch der Repräsentation oder der Bewahrung und Weitergabe von Bildungsgut oder autoritativer Tradition. Die interdisziplinären Beiträge des vorliegenden Bandes erörtern unter anderem den vielschichtigen Charakter und die komplexe Typologie kompositer Quellen, das Verhältnis von literarischer und liturgischer Überlieferung sowie die historische und kulturelle Bedeutung liturgischer Bücher des westlichen Mittelalters.
Andrew J. M. Irving (b. 1972 in Papakura, New Zealand), received his PhD in Medieval Studies at the University of Notre Dame in 2012. He is Assistant Professor of Religion and Cultural Heritage at the Rijksuniversiteit Groningen. In 2012–2013, he was Post-Doctoral Fellow at the Institute of Sacred Music at Yale University.
Harald Buchinger, geb. 1969 in Wien, 2002 an der Universität Wien subauspiciis praesidentis rei publicae zum Dr. theol. promoviert, ist seit 2008 Professor für Litur- giewissenschaft an der Universität Regensburg. 2012–2013 war er Research Fellow und Visiting Professor am Institute of Sacred Music der Yale University.
Table des matières :
Inhaltsverzeichnis
Vorwort S. IX–XI
Andrew J. M. Irving Introduction S. 1–12
I. Mass Books: Presiders’ Texts and Composite Sources
Christopher Lazowski Merovingian Mass Books: Ruinous Wrecks or Living Literature? S. 13–42
Andrew J. M. Irving Mass Books in the Beneventan Zone S. 43–114
Andreas Odentahl Transformationen. Gottesdienstliche Bücher für Messe und Stundengebet im Kontext der lutherischen Reformation S. 115–148
II. Books for Readings Used at Mass
Patrizia Carmassi Messlektionar. Liturgische Bücher und mittelalterliche Wahrnehmung S. 149–168
Christoph Winterer Buchgeschwister. Überlegungen zu Epistolaren und Evangelistaren S. 169–198
III. Ordines, Pontificals, and Commentaries
Peter Jeffrey “Living Literature” in Three Dimensions: The Ordines Romani of the Mass S. 199–228
Jürgen Bärsch Von den Ordines zu den Libri Ordinarii. Beobachtungen zu rituellen Entwicklungen am Beispiel einzelner Elemente der Karfreitagsliturgie S. 229–248
Martin Klöckener Das Pontifikale als herausragender Zeuge mittelalterlicher Liturgie. Einblicke in die Forschungsgeschichte S. 249–274
Henry Parkes Towards a Definition of the “Romano-German Pontifical” and Back S. 275–302
Hélène Bricout Amalaire et le commentaire des sources liturgiques. L’exemple du jeudi-saint S. 303–324
IV. Books Containing Music
Susan Rankin The Antiphonarium in the Early Middle Ages S. 325–352
Daniel DiCenso The Carolingian Sacramentary-Antiphoner: A Case Study (Bruxelles, KBR, Ms. 10127–44) S. 353–452
Hanna Zühlke Angehängt, integriert oder separiert. Prozessionsgesänge in liturgischen Büchern des 10. Jahrhunderts S. 453–492
Harald Buchinger Sonntagsprozession, Prozessionale und Stationsliturgie. Beobachtungen und Fragen, insbesondere zu Quellen aus Sankt Gallen S. 493–536
Lori Kruckenberg The “Liber ymnorum Notkeri” as Book Type and Repertory: Toward a Typology of the Early German Sequentiary, ca. 885–ca. 1125 S. 537–572
Andreas Pfisterer Das Cantatorium im Kontext der liturgischen Gesangbücher S. 573–590
V. Composite Sources, Beyond those Used in the Mass
Alexander Zerfaß Das Brevier. Notizen zur Frühgeschichte einer kompositen Buchgattung des Stundengebets S. 591–604
Monika Wenz Lokale Priester, ihre Handbücher und liturgische Texte. Überlegungen zur Typologisierung von Priesterhandbüchern des 9. Jahrhunderts S. 605–636
Index of Manuscripts S. 637–658
Informations pratiques :
On the Typology of Liturgical Books from the Western Middle Age / Zur Typologie liturgischer Bücher des westlichen Mittelalters, éd. Andrew J. Irving, Harald Buchinger, Münster, Aschendorff, 2024 ; 1 vol., XI–658 p. (Liturgiewissenschaftliche Quellen und Forschungen, 115). ISBN : 978-3-402-11292-2. Prix : € 88,00.
En collaboration avec : Université de Picardie Jules Verne – TrAme/ Textes, représentations, archéologie, autorité et mémoires de l’Antiquité à la Renaissance- U.R. 4284 (FR), CAHMER/ Centre d’Archéologie et d’Histoire Médiévales des Établissements Religieux (FR), Centre d’Art de Rouge-Cloître, Classes du Patrimoine, UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, ULB, KIK-IRPA.
MAISON DU PRIEUR – PRIEURÉ DE ROUGE-CLOÎTRE À AUDERGHEM (salle du 1er étage)
9 : 00 Welcome 9 : 30 Ann Degraeve et Stéphane Demeter (urban.brussels)
25 ans d’archéologie préventive à Rouge-Cloître
9 : 40 Julie Colaye (Université de Picardie) – Les chanoines réguliers aux IXe – XVe siècles : présentation générale de contextualisation du prieuré de Rouge-Cloître
10 : 30 Café/Koffie
11 : 00 Camille Rutsaert (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles)– La devotio moderna en forêt de Soignes au XIVe siècle et les ducs de Brabant. Entre piété et politique, Jeanne de Brabant et les prieurés augustiniens
11 : 20 Ingrid Falque (FNRS – UCLouvain) – Art, culture visuelle et pratiques dévotionnelles dans les milieux de la Dévotion moderne au XVe siècle
11 : 40 Matthieu Pignot (Université de Namur/ KBR) – Bibliothèque, livres et culture écrite au prieuré de Rouge-Cloître au XVe siècle
12 : 00 Discussion – Président de séance Stéphane Demeter (urban.brussels)
12:30 Lunch
13 : 15 Marc Meganck (urban.brussels) – « Le texte et l’image » : le potentiel des sources écrites et iconographiques du prieuré de Rouge-Cloître
13 : 35 Éric Goemaere (RBISN) – Habits de pierres et de briques à Rouge-Cloître, une collaboration entre archéologues et géologue
13 : 55 Stephan van Bellingen (urban.brussels) – Het archeologisch materiaal aangetroffen tijdens de opgravingen in het Rood Klooster te Oudergem
14:15 Discussion – Président de séance Eric Bousmar (UCLouvain Saint- Louis Bruxelles)
14:45 Café/Koffie
15:00 – 16:00
Visite du prieuré de Rouge-Cloître : Olivia Bassem (Centre d’Art de Rouge-Cloître), Emilie Debauve (Centre d’Art de Rouge-Cloître, Classes du Patrimoine)
VENDREDI/VRIJDAG 26/04/2024
9:00 Welcome
9 : 30 Sylvianne Modrie (urban.brussels) – En suivant les travaux de réhabilitation du prieuré de Rouge-Cloître : 25 ans de recherches archéologiques
9 : 50 Sarah Cremer, Pascale Fraiture, Christophe Maggi, Armelle Weitz (KIK-IRPA), Patrick Ho summer (ULiège) en collaboration avec Patrice Gautier (MRAH) et Sylvianne Modrie (urban.brussels) – Les charpentes de Rouge-Cloître : 20 ans de dendro-archéologie
10 : 10 Patrice Gautier (MRAH) –Le cloître du prieuré de Rouge-Cloître au XVe siècle à la lumière des Constitutions des chanoines réguliers de Windesheim, son développement et ses agrandissements aux XVIe et XVIIe siècles
10 : 30 Discussion – président de séance Paulo Charruadas (ULB)
10:45 Café/Koffie
11 : 15 Merlijn Hurx (KULeuven) –Anthonis Keldermans en de bouw van de nieuwe abdijkerk van het Rooklooster
11 : 35 Marie-Hélène Ghisdal – Les peintures murales de la Maison du prieur : de l’étude à la restauration
11 : 55 Discussion – président de séance Paulo Charruadas (ULB)
12:30 Lunch
13:30 Jan Coenaerts (ABOnv/Vrije Universiteit Brussel), Pedro Pype(ABOnv) – Archeologisch vooronderzoek in de priorij van Groenendaal (2015-2016) in het kader van de ontsluiting en restauratie
13 : 50 Patrice Gautier, Louise Hardenne (MRAH), Camille Rutsaert (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles), Armelle Weitz (KIK-IRPA) – La chapelle de l’Ermite, vestige d’un prieuré augustinien dans la forêt de Soignes sous l’œil de l’archéologie et de la dendrochronologie
14 : 10 Patrice Gautier (MRAH), Sylvianne Modrie (urban.brussels)– Typologie d’un prieuré augustinien en Soignes au travers des exemples des prieurés de Sept-Fontaines, Groenendael et Rouge-Cloître
14 : 30 Discussion – président de séance Ingrid Falque (UCLouvain)
14:45 Café/Koffie
15:45 Conclusion des journées d’étude : Julie Colaye (Université de Picardie), Eric Bousmar (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles)
The sweeping story of one of the great epics of Europe’s history: the rise and rise of the dynasty that dominated the Middle Ages
Starting in the tenth century from an insecure foothold around Paris, the Capetians built a nation that stretched from the Atlantic to the Mediterranean and from the Rhône to the Pyrenees. They founded practices and institutions that endured until the Revolution, transformed Paris from a muddy backwater to a splendid metropole, and popularized the fleur-de-lys, the lily, as the emblem of France. Time and again, their opponents woefully misjudged who they were up against, as through guile, ruthlessness, luck and marriage the Capetians disposed of them all.
This is the story of the most powerful kingdom in Christendom. It is a tale of religious upheaval, heroism, adulterous affairs, holy wars, pogroms and persecution. From Hugh Capet to Eleanor of Aquitaine, the Capetians were men and women of vision and ambition, who considered themselves chosen by God to fulfil a great destiny. They did not simply rule France: they created it.
House of Lilies is a highly enjoyable account of this extraordinary sequence of events, set against one of the great eras in the history of western Europe. Justine Firnhaber-Baker brilliantly conveys not only the cultural effervescence of the French court, but also the intellectual achievements, the battles and the religious fervour, as well as the series of catastrophes that led to the dynasty’s ultimate demise.
Justine Firnhaber-Baker is Professor of History at the University of St Andrews. She is the author of The Jacquerie of 1358 and Violence and the State in Languedoc, 1250-1400.
Informations pratiques :
Justine Firnhaber-Baker, House of Lilies. The Dynasty that Made Medieval France, Londres, Penguin Books, 2024 ; 1 vol., 448 p. ISBN : 978-0-24155-277-3. Prix : GBP 30,00.
This is the first translation of the Hystoria de via or ‘Monte Cassino Chronicle,’ one of the few surviving crusader sources from Southern Italy, where it was probably compiled (partly from known sources) between the 1130s and 1140s.
The chronicle’s original sections offer new and fresh insight on the knowledge and reception of the First Crusade in Southern Italy, and the devotional and pilgrimage practices which surrounded it. The introduction contextualises the chronicle in the environment which produced it, discussing the historiographical tradition at Montecassino, the likely sources for the Hystoria, and its significance as an original source. The introduction also comments extensively on the theological framework of the Hystoria, which offers an intensely religious view of the crusade as pilgrimage, and insists particularly on the primacy of violence in its vision of Christian devotional practice, and the crusade as continuous movement through suffering for the pilgrims. The translation, which is both faithful to the text and highly readable, is accompanied by detailed references and a full commentary.
The volume makes an important addition to the canon of crusader sources and provides a little-known example for specialists of the literature of pilgrimage in the Middle Ages.
Francesca Petrizzo is currently lecturer in medieval history at the University of Glasgow. Her research focuses on practitioners of violence and their uses of the past to legitimize themselves between the central Middle Ages and medievalism in later ages.
Informations pratiques :
The Road to Antioch and Jerusalem. The Crusader Pilgrimage of the Monte Cassino Chronicle, éd. Francesca Petrizzo, Londres, Routldedge, 2023 ; 1 vol., 130 p. ISBN : 978-0-36726-016-3. Prix : GBP 104,00.
Au cours de sa carrière à l’Institut historique allemand en tant que chercheur et directeur du département d’histoire médiévale, notre collègue et ami Rolf Große s’est intensément consacré à un objet d’étude en particulier: les chartes. Ce colloque franco-allemand en son honneur examinera les nombreuses perspectives que ces dernières ouvrent sur la société médiévale et sur sa pluralité. D’une part, il sera question de l’action des hommes à travers et avec les chartes, qu’ils aient été émetteurs, destinataires, rédacteurs, copistes, historiographes de différentes époques ou bien encore éditeurs de ces documents. D’autre part, cette rencontre sera l‘occasion de mettre en lumière des facettes curieuses et insolites de la diplomatique, qui sont souvent relevées lors de l’étude des chartes.
Organisation: Amélie Sagasser (IHA) en coopération avec Laurent Morelle (EPHE), Jens Schneider (univ. Marne-la-Vallée), Robert Friedrich (univ. Greifswald), Sebastian Gensicke (RWTH Aix-la-Chapelle) et Maria-Elena Kammerlander (univ. Fribourg-en- Brisgau)
Deutsches Historisches Institut Paris Institut historique allemand 5 avril 2024
Programme :
14.30 Mots de bienvenue Klaus Oschema (IHA), Amélie Sagasser (IHA), Jens Schneider (univ. Marne-la-Vallée)
14.45–15.15 Sébastien Barret (CNRS), Des curiosités graphiques dans l’œil des chercheurs. Les »actes privés« des ixe–xie siècles.
15.15–15.45 Sebastian Gensicke (RWTH Aix-la-Chapelle), Ut plenius autem in hoc monogrammate Christi nomen appareat, tali mea sententia effigiabitur specie. Die Christusmonogramme der Papsturkunden bei Papias und Alberich von Montecassino.
15.45–16.15 Jean-Charles Bédague (Archives de France), »Grattez, grattez, il en restera toujours quelque chose«. Une collection de lettres de Grégoire VII réinterrogée à la lumière du multispectre.
16.15–16.45 Pause café 2éme section
Présidence: Robert Friedrich (univ. Greifswald)
16.45–17.15 Ursula Vones-Liebenstein (Cologne), Les actes pontificaux, reflets de la personnalité de leur auteur.
17.15–17.45 Harald Müller (RWTH Aix-la-Chapelle), Stets zu Gast am Tisch des Königs. Ein staunenswertes Privileg Konrads III. für den Abt von (Aachen-) Burtscheid aus dem Jahr 1138.
17.45–18.00 Mot de conclusion Laurent Morelle (EPHE)
Coordination scientifique : Christian Gensbeitel et Estelle Chargé Université Bordeaux Montaigne, UMR 6034 Archéosciences Bordeaux
Les Rencontres médiévales de Trizay s’adressent depuis plusieurs années à un large public réunissant professionnels de la recherche archéologique et historique et amateurs ou curieux désireux d’en savoir plus sur l’art du Moyen Âge.
La journée du samedi 25 mai offre cette année un programme centré autour de la découverte, parfois fortuite, de décors monumentaux, des méthodes qui permettent de les analyser et d’une réflexion sur leur conservation et leur restauration. Y seront évoqués différents exemples de recherches menées sur des décors sculptés, qu’ils soient en pierre ou en stuc, ou de peintures murales.
L’organisation des Rencontres médiévales est assurée en partenariat avec l’université Bordeaux Montaigne, UMR 6034 Archéosciences Bordeaux. La direction scientifique est assurée par Christian Gensbeitel (Maître de conférences en histoire de l’art médiéval) et Estelle Chargé (Docteure en histoire de l’art médiéval).
Cette manifestation bénéficie du soutien du Service Régional de l’Archéologie/DRAC Nouvelle Aquitaine/Pôle de Poitiers.
La journée complète : 18 euros La demi-journée : 12 euros Règlement pour les conférences : chèque à libeller à l’ordre de “Abbaye de Trizay”.
Repas possible sur place à l’abbaye : 17.50€ comprenant entrée + plat + fromage + dessert avec café (vin en sus.) Règlement pour les repas : chèque à libeller à l’ordre de “Philippe Gault traiteur”.
Pour la participation aux conférences, avec ou sans repas, la réservation est obligatoire.
Réception des chèques au plus tard le 18 mai 2024.
Les conférences auront lieu cette année dans notre nouvelle salle évènementielle pour un accueil tout confort avec boucle magnétique, chauffage, sonorisation optimale et une accessibilité assurée pour les personnes à mobilité réduite.
In 2013 Nikolas Rose wrote that ‘It is not philosophy but the life sciences which are leading an epistemic change in our relationship to the human’.
The decade after this statement has seen huge developments in technique, expansions of information, and the creation of vast infrastructures of data; but it has also seen challenges and opportunities for bridging the humanities and the natural sciences.
Biomolecular practices, archives, technologies and datasets have the capacity and the potential to obviate standard models of knowledge, practices of communication, and construction of archives. Enhanced genetic and biomolecular understanding suggests the possibility of a new type of humanities, one that understands the human entirely differently.
How are new biomolecular techniques – in proteins, DNA computing, biotechnological and molecular technology developments, genomics or molecular design – shifting research practice in the humanities? How might interrogation of approach, technique and modelling change methodologies and enable new avenues of enquiry? How will new biomolecular technologies, materials and design change memory, fashion, architecture, economics, and law?
Catherine Malabou, Karen Barad, Bruno Latour, Rita Felski and Lambros Malafouris amongst others have sought to conceptualise a new formulation of humanities thinking in response to rapidly developing scientific knowledge.
The development of bioarchaeology, biolinguistics, biosemiotics, biodigital philosophy, social science genetics, choreogenetics, molecular paleography and posthumanities approaches demonstrate that the interface between the sciences and humanities is expanding urgently. Molecular storage solutions are being developed at pace. Our future archives may be written in DNA, putting molecular matter at the heart of the humanities. These new interactions might allow for more sustainable futures, hybridisation of fields or the implementation of complex novel practices of investigation and argument for both humanities and sciences. At the same time there is need to ensure that ethics, bias, justice, equality and access are at the centre of developing intellectual and practical frameworks.
Can the humanities keep up with the speed and sheer expanse of data being produced?Can the sciences recognise, include and implement humanities approaches in true collaborations? What is the future for coproduction and multi/trans/inter disciplinarity work? How can dialogue between disciplines enhance future work? What can be learnt from other ‘new’ humanities research groupings?
This international workshop looks to survey the numerous ways in which biomolecular techniques and knowledge are changing and challenging humanities scholarship and practice.
20-minute papers (or 3-paper panels) might consider the following key terms and ideas, or address any other aspect of biomolecular humanities scholarship:
Workshop will take place in person 10-5 at the University of Manchester, Oxford Road, Manchester, UK, on the 15 Nov 2024. Workshop space is entirely accessible. If you are interested but cannot attend please contact us as we are looking to develop further meetings.
Que Saint Louis soit passé à la postérité comme un roi de justice tient à la force d’une image, profondément gravée dans l’inconscient de générations de Français : celle du bon roi rendant ses arrêts sous son chêne à Vincennes. Allusion pourtant fugace de Joinville, le chêne mythique a éclipsé l’essentiel, dans les mémoires et dans les travaux des historiens : l’exercice concret, quotidien et pratique de la justice, orchestré notamment par le Parlement, institution judiciaire pluriséculaire fondée précisément au temps du saint roi. Cet ouvrage de synthèse entend démontrer qu’en ce mitan du XIIIe siècle et après plusieurs décennies de considérable accroissement du domaine royal, la justice fut l’un des chemins privilégiés par la Couronne pour conforter sa légitimité́ et forger sa souveraineté. À la croisée de l’histoire et de l’histoire du droit, ce livre retrace une page centrale et pourtant méconnue de l’histoire de la justice française.
Informations pratiques :
La justice de saint Louis, éd. Marie Dejoux, Pierre-Anne Forcadet, Vincent Martin, Liêm Tuttle, Paris, PUF, 2024 ; 1 vol., 304 p. ISBN : 978-2-13086-319-9. Prix : € 28,00.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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