Institution d’enseignement et de recherche de premier plan au niveau international, l’UNIL compte près de 5’000 collaboratrices et collaborateurs et 17’000 étudiant·e·s, réparti·e·s entre le campus de Dorigny et les sites du CHUV et d’Epalinges. En tant qu’employeur, elle encourage l’excellence, la reconnaissance des personnes et la responsabilité.
La Section d’histoire de l’art de la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne met au concours un poste de doctorant·e FNS dans le domaine de l’histoire de l’art des régions Nord-Ouest de l’Europe aux XVe-XVIIe siècle. Supervisée en co-direction avec la collaboration de la Section de français (filière médiévale), la thèse s’inscrit également dans le domaine de la littérature française / comparée aux XVe, XVIe et XVIIe siècle.
Informations liées au poste
Entrée en fonction : 1er septembre 2024 Durée du contrat : 1 an, renouvelable une fois pour 3 ans Taux d’activité : 100% Lieu de travail : Lausanne-Dorigny
Vos activités
Selon la Directive 1.31 de l’Université de Lausanne, le taux d’activité d’un·e doctorant·e FNS est dédié à 85% à la réalisation d’une thèse de doctorat et à 15% à des activités de recherche et d’enseignement dans la section de rattachement.
Dans le cadre de sa thèse, le·la doctorant·e sera en charge d’une recherche spécifique sur l’art du portrait et sur ses relations avec le temps présent dans les arts textuels et visuels des régions du Nord-Ouest de l’Europe, du XVe au XVIIe s.
La thèse aura pour but principal la constitution et l’étude d’un corpus textuel et iconographique afin de comprendre les raisons et les manières dont, entre la fin du XIVe et le XVIIe siècle, se sont développées de nouvelles manières de penser et de pratiquer le portrait littéraire et artistique en le reliant au temps présent : des représentations humaines, individuelles et collectives, ancrées dans l’actualité, le contemporain, l’instant présent, etc. Nb. Le corpus de sources textuelles sera principalement en français. Il pourra éventuellement être enrichi de comparaisons avec des textes datant de la même période dans au moins l’une des langues suivantes : néerlandais, anglais, allemand.
Selon les nécessités de la recherche, des mobilités internationales seront possibles.
Informations générales sur le projet.
Financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique, le projet Sinergia Capturing the Present in Northwestern Europe (1348-1648). A Cultural History of Present before the Age of Presentism étudie la manière dont le concept de « présent » a été perçu et vécu en Europe du Nord-Ouest durant la période allant du Moyen Âge à la première modernité. Cet espace géographique, qui englobe les Pays-Bas, l’ouest de l’Empire germanique, le nord de la France et le sud de l’Angleterre, a connu durant cette période d’importants changements, aussi bien dans les domaines de la politique, de l’économie, de la religion que dans celui des arts. Caractérisée par la coexistence de divers systèmes politiques et de plusieurs langues, par un développement urbain particulièrement marqué et par des conditions de vie à l’évolution rapide, cette région offre un contexte historique singulier, qui diffère de la Renaissance telle qu’elle est traditionnellement dépeinte. Le projet Capturing the Present rassemble une quinzaine de chercheuses et chercheurs des universités de Neuchâtel, Lausanne et Lille, dont 6 doctorant·es et 3 post-doctorant·es. L’équipe est soutenue par un réseau international d’experts et expertes dans les disciplines suivantes : histoire, histoire de l’art et de la littérature, linguistique, media studies, anthropologie et sciences politiques. Il vise à montrer comment les discours et les images ont façonné les perceptions que les hommes et les femmes d’alors avaient de leur propre époque ; comment les événements contemporains étaient représentés et interprétés ; comment, enfin, les nouvelles idées ainsi que les changements environnementaux, politiques et sociétaux étaient perçus.
Votre profil
Maîtrise universitaire (Master) ès lettres, spécialités histoire de l’art et/ou littérature française et/ou littérature comparée, spécialités Moyen Âge ou Renaissance ou Première Modernité (XVe-XVIIe siècle), ou titre jugé équivalent. Le Master doit être obtenu au moment de l’entrée en poste. Excellente maîtrise du français (natif ou équivalent), maîtrise souhaitée de l’anglais (oral). Capacité à lire au moins une des langues suivantes : moyen français, moyen néerlandais, moyen anglais, moyen-haut allemand. Compétence méthodologique en analyse littéraire et/ou analyse de l’image. Capacités à travailler en équipe dans un environnement interdisciplinaire et international.
Vos avantages
Un cadre de travail agréable dans un environnement académique multiculturel et diversifié. Des possibilités de formation continue, une multitude d’activités et d’autres avantages à découvrir. Davantage d’informations sur www.unil.ch/carrieres Le·la doctorant·e pourra bénéficier des formations doctorales offertes par la Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO, https://www.cuso.ch).
Les personnes intéressées sont priées de nous faire parvenir via le système en ligne, en format PDF ou Word, un dossier complet contenant : une lettre de motivation, un Curriculum Vitae, une copie des diplômes universitaires, un chapitre du mémoire de master et/ou un travail jugé équivalent. Le sujet de la thèse est en partie pré-défini dans le cadre du projet collectif ; il sera discuté et précisé par les propositions des candidat·es retenu·es pour les entretiens, qui auront lieu en mai-juin 2024.
Seules les candidatures adressées par le biais de ce site seront prises en compte.
Im geplanten Themenheft der Zeitschrift „Das Mittelalter“ wird die Geschichte der Sexualitäten des Mittelalters ergründet. Erforderlich dafür sind die Aktivierung von Wissensbeständen und Methoden aus der Geschichte, der Philosophie, der Medizin, der Biologie, der Theologie, den Sprach-, Literatur-, Kunst- und Kulturwissenschaften. Ebenso spielen Rechts-, Sozial-, Wirtschaftsgeschichte, Archäologie und Ethnologie eine bedeutende Rolle. Um die bisher dominierende Perspektive auf (Latein-)Europa zu erweitern, sind Beiträge aus der Byzantinistik, der Islamwissenschaft und der Judaistik willkommen. Die Herausgeberin und Herausgeber begrüßen Vorschläge für Beiträge von Vertreter:innen der genannten Disziplinen, um sich im Rahmen der Arbeit am Themenheft über die Fragen nach Normativität und Devianz von Sexualitäten im Mittelalter auszutauschen.
In den letzten beiden Jahrzehnten wurden zahlreiche Studien aus dem Fächerspektrum der Mediävistik veröffentlicht, die sich sowohl im engeren als auch im weiteren Sinne mit Fragen von Geschlecht und Gender beschäftigen. Forschungen, die explizit die Geschichte der Sexualitäten im Mittelalter zum Gegenstand haben, sind demgegenüber deutlich seltener. Sexualität wird hier in dem weiten Sinne aller Phänomene verstanden, in denen sich die auf das Geschlecht bezogene Existenzweise von Individuen in rationaler, emotionaler und instinktiver Art ausdrückt, stets im Kontext interpersonaler und sozialer Beziehungen und normativer Regulierungen.
Bisher unterliegt der Blick auf ‚die‘ europäisch-mittelalterliche Sexualität selbst zumeist bestimmten normativen Vorstellungen vom ‚Mittelalter‘, die charakterisiert sind durch ein allgemeines Keuschheitsideal, die Theorie der Sündhaftigkeit sexueller Handlungen an sich und die Beschränkung des Geschlechtslebens auf den Zweck der ehelichen Kinderzeugung (an wenigen erlaubten Tagen im Jahr). Dem wird in letzter Zeit immer öfter – wenn auch insgesamt immer noch zu selten – ein konträrer zeitgenössischer Diskurs gegenübergestellt, der vor allem im biologisch-medizinischen Feld geführt wurde. Hier steht das gelingende Sexualleben als Voraussetzung für körperliche und mentale Gesundheit im Vordergrund, in Fortführung antiker Traditionen der Diätetik (res non naturales), aber auch durch Integration von Elementen der arabisch-mittelalterlichen ars erotica. Auch dieser eher naturphilosophisch bzw. medizinisch geprägte Bereich ist genuin höchst normativ ausgerichtet. Wie kaum ein anderer Bereich wird der sexuelle Aspekt des Menschseins durch soziale Einflussnahmen und Regulierungsversuche bestimmt. Von theologischer, philosophischer, juristischer und medizinischer Seite werden auf unterschiedliche Weise Konzepte von ‚richtiger‘ Sexualität und Devianz konstruiert. Wie sich jedoch die beiden großen Diskurs- stränge – der sexualitätsnegative und der sexualitätspositive – zueinander verhalten, konnte die bisherige Forschung selten plausibel erklären. Man kam kaum über die Behauptung hinaus, dass es sich um widersprüchliche Tendenzen innerhalb der mittelalterlichen Gesellschaft handele. Auch gelangten durch die bislang vorgelegten Studien zwar exemplarisch gewisse Diversitäten in den Blick, aber die von Grund auf heterogene, schillernde und interkulturelle Basisstruktur von real gelebten, aber auch von phantasierten, fiktiven Sexualitäten innerhalb der ethnisch und weltanschaulich vielfältigen mittelalterlichen sozialen Gruppen wurde bisher nicht umfassend betrachtet.
In dem hier verfolgten Verständnis von Sexualität ist die – v.a. auch im Rahmen rezenter Kontroversen in und um Gender und Queer Studies intensiv thematisierte – Unterscheidung zwischen biologischem, (biologisch) zugeschriebenem und selbst wahrgenommenem bzw. empfundenem Geschlecht inbegriffen und die Natur-/Kultur-Grenze selbst Gegenstand der Untersuchung. Allerdings soll die so verstandene Sexualität im vorliegenden Zusammenhang auf das jeweilige Geschlechtsleben und seine Ausdrucksformen hin eingegrenzt werden. Im Fokus stehen also nicht generell das biologisch verstandene ‚Mann-Sein‘ oder ‚Frau-Sein‘ oder die entsprechende Zuschreibung desselben und die sich daraus ergebenden Folgen und sozialen Rollen, sondern konkreter die Existenz und Stilisierung der jeweiligen Person als sexuelles Wesen mit einer von mehreren möglichen Ausprägungen. Dabei wird auch zu reflektieren sein, welches Körperkonzept (z.B. metaphysisch, performanz- bzw. erlebensorientiert etc.) jeweils die Grundlage der entsprechenden Befunde darstellt, und zwar sowohl aufseiten der Quellen als auch bei der wissenschaftlichen Analyse und Theoriebildung. Es ist davon auszugehen, dass man von „Sexualitäten“ im Plural sprechen muss, um diese heterogenen Phänomene sinnvoll zu beschreiben. Es geht auch – aber bei Weitem nicht nur – um die in der Forschung bereits mehr oder weniger etablierten Themen rund um die Sexualitäten von erwachsenen Männern und Frauen wie z.B. Ehe und Fortpflanzung, Homosexualität, Askese, Zölibat oder Prostitution, Erotik oder Obszönität und die Narrativierung sexueller Handlungen. Ebenso wichtig erscheinen Fragen nach Sexualitäten von außereuropäischen Kulturen, von sexuellen Minderheiten innerhalb Europas und von Menschen mit geistigen und körperlichen Behinderungen.
Mögliche Themenvorschläge und Fragestellungen Wichtige Aspekte, die in dem angedachten Themenheft dringend behandelt werden können, sind etwa: – die Frage nach diversen sexuellen Identitäten – real und/oder fiktiv –, die sich in den mittelalterlichen Quellen finden lassen, und deren normative Behandlung und Bewertung; – die Frage nach dem tatsächlichen Einfluss der sexualitätsnegativen wie -positiven Normen auf die gelebte Sexualität und nach etwaigen gegenläufigen Praktiken oder zeitgenössischen Theoriealternativen (philosophischen oder religiösen, sog. „häretischen“); – die Abbildung der Bandbreite anthropologischer Theorien des Mittelalters zur Rolle der Sexualität; – sexuelle Praktiken – real und/oder fiktiv – und ihr jeweiliger sozialer Kontext; – Heroisierung und Verachtung von Personen/literarischen Figuren mit biographischen Elementen ausgeprägter sexueller Aktivität oder Erscheinung; – die Untersuchung der diversen Diskursformen rund um den Komplex des Hermaphroditismus und der sozialen Rollen von Zweigeschlechtlichen; – Beschneidungspraktiken an männlichen und weiblichen Personen, ihre Legitimierungen und ihre Verbindungen zur Herausbildung von sexuellen Identitäten; – die Frage nach Formen und Ausmaß der Rezeption der arabisch-persischen ars erotica innerhalb und außerhalb des medizinischen Kontexts; – Untersuchung der Verbindung von sexueller Definition bzw. Wahrnehmung und Sterilität, letztere sowohl als medizinisches Problem (bei ausbleibender, aber erwünschter Fruchtbarkeit) als auch als intendierte körperpolitische Maßnahme (z.B. Kastration und Eunuchentum); – Sexualitäten und genealogisches Denken bei der Konstituierung und Beschreibung sozialer und politischer Gruppen, Institutionen und Prozesse in mittelalterlichen Quellen; – Legitimationsstrategien von Herrschaft, die sich ausdrücklich auf zeitgenössische philosophische und medizinische Begründungen der Geschlechterdifferenz (insbesondere Zeugungstheorien, Intellekttheorien) beziehen; – Semantiken der Sexualitäten – Gender und Sex, Erotik und Obszönität, Recht und Status; – Narrative von sexuellem Begehren sowie Narrative über Sexualität, sei es in Form von obszönen Beschreibungen des / Benennungen für den Geschlechtsakt als ggf. auch für Geschlechtsorgane. Weitere Themen sind willkommen. Wir bitten um Abstracts für Beiträge von etwa 300–500 Wörtern auf Deutsch bis zum 15. Mai 2024. Bitte senden Sie ihre Vorschläge an die folgende Mailadresse: sexualitaeten@uni-bonn.de
Herausgebende Dr. Hendrik Hess (Mittelalterliche Geschichte / Universität Bonn) Dr. Christian Kaiser (Medical Humanities / Universitätsklinikum Bonn) Dr. Birgit Zacke (Germanistische Mediävistik / Universität Bonn)
Bitte beachten Sie folgenden Hinweis: Das Themenhaft erscheint bei Heidelberg University Publishing im Open Access unter der Lizenz CC-BY-SA 4.0
Planungen des weiteren Ablaufs – Mitte Juni 2024: Auswahl der Beiträge und Zusage an die Autor:innen – Anfang November 2024: Einsendung der formatierten Beiträge in die Begutachtung zum Peer Review – voraussichtlich 13./14. März 2025, Bonn: Heftworkshop in Form einer Autor:innenkonferenz – 30. April 2025: Abgabe der auf Grundlage der Gutachten und der Workshopdiskussion überarbeiteten Beiträge – Ende August 2025: Versand der lektorierten Texte zur letzten Prüfung – Oktober 2025: Versand der Druckfahnen an die Autor:innen – November/Dezember 2025: Erscheinungstermin online und im Buchhandel
32e colloque international d’Issoire sur l’art roman et l’époque romane(18-20 octobre 2024)
Colloque annuel organisé depuis 1991 par l’association « Terres Romanes d’Auvergne », avec le soutien de la ville d’Issoire et de l’Alliance Universitaire d’Auvergne, sous le patronage de la Société Française d’Archéologie et de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand.
Appel à communications
Mobilités, voyages et voyageurs à l’époque romane(fin du Xe – début du XIIIe siècle)
Date limite d’envoi des propositions de communication : 02 juillet 2024
Après La ville à l’époque romane (2019), L’Art roman et après ? (2022) et Artistes et Artisans à l’époque romane (2023), le Comité scientifique du colloque d’Issoire propose, pour sa session d’octobre 2024, le thème : Mobilités, voyages et voyageurs à l’époque romane (fin du Xe – début du XIIIe siècle).
De récents évènements et évolutions (pandémie et confinements, appels pressants à diminuer la masse et l’ampleur géographique de déplacements, désormais jugés contestables, voire nocifs dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, changement de perception à l’égard de l’automobile-reine et de l’avion, réflexion sur le « localisme » et sur une nouvelle « mondialisation régionalisée »…) ont inversé, au moins dans les perceptions (et les polémiques), la tendance pluriséculaire, considérablement accélérée à partir du second XIXe siècle, au développement des mobilités, en masse, dans l’espace et quant à la vitesse des déplacements. Dans le même temps, l’époque présente connait un développement considérable des phénomènes migratoires, régionaux et intercontinentaux, appelés, aux yeux des experts, à s’accélérer dans les décennies à venir.
La participation des historiens au débat doit contribuer à mette en perspective pluriséculaire l’évolution de ces problématiques et apporter des éléments de réflexion fondés sur l’observation du temps long. Les textes mieux connus et mieux traduits, l’archéologie et les études d’iconographie, l’une et les autres sans cesse enrichies, permettent, selon l’usage des colloques issoiriens, d’interroger l’effectivité et les modalités, mais aussi les difficultés des mobilités – dans le registre des realia comme dans celui des représentations, figurées, mais aussi mentales – pendant la période du Moyen Âge central.
On rappellera ici, sans souci d’exhaustivité, quelques antécédents, ainsi le thème du XXVIecongrès de la SHMESP, tenu à Aubazine, en Limousin, en 1995 (Voyages et voyageurs au Moyen Âge), ou l’ouvrage de synthèse de Jean Verdon, Voyager au Moyen Âge, paru en 1998 et réédité en 2007. Depuis ce temps, la recherche a considérablement progressé sur ce thème, tant du côté des historiens que des archéologues, des littéraires et des historiens d’art. Dans une perspective pluridisciplinaire, il convient c’est la triple finalité de la manifestation issoirienne – de porter les résultats des travaux des spécialistes à la connaissance d’un public plus large et de faire découvrir à ce public « une histoire en marche » et les travaux de jeunes chercheurs, du Master 2 au Post-doc.
Les suggestions qui suivent s’entendent en tant que sujets de recherche historique en eux-mêmes, ou en tant que tant que sujets de recherches sur leurs représentations, y compris dans le cadre d’études historiographiques.
Les sources :
– sources textuelles : sources hagiographiques, sources littéraires, descriptions d’itinéraires (cf.Livre du pèlerin de Saint-Jacques, Al-Idrisi, Albert de Stade…) ; œuvres de géographes… tous types offrant des récits de voyages réels (cf. Benjamin de Tudèle, Ibn Djubair, Petahya de Ratisbonne…) ou imaginaires.
– la Bible, comme source de commentaires et de représentations : Jonas, l’exil à Babylone, les mages (cf. le transfert des reliques de Milan à Cologne).
– les résultats de fouilles archéologiques et l’apport des collections muséales (reconstitution matérielle de routes, vestiges de lieux d’hébergement, objets liés à la mobilité, objets de provenance lointaine…).
– en iconographie, toute représentation de ces mêmes sujets.
* Les causes et les modalités de la mobilité : migrations des peuples mais aussi, a contrario, fixation et sédentarisation ; le commerce au long cours ; les pèlerinages (sans s’arrêter au seul « voyage de Jérusalem », par terre, puis par mer) et missions religieuses ; les missions diplomatiques, mariages, rencontres de souverains, tournées politiques des gouvernants (cf. le capétien Robert II, les empereurs…) ; les expéditions militaires (cf. les nombreuses traversées « politico-militaires » de la Manche) ; la transmission des ordres et des nouvelles ; l’exil (cf. Thomas Beckett, 1164-1170) ; la déportation (trafic des esclaves ) ; les changements de lieu de travail (migrations d’artistes et d’artisans, appel à des paysans colons) ; le goût de l’aventure et l’attrait pour l’inconnu et l’errance ; le thème littéraire du voyage initiatique…
– Le rêve, le voyage nocturne : récits oniriques, visions, apparitions…
– influences : l’art roman ne fait pas exception à la règle qui veut que nombre de formes, d’images, d’idées et d’artefacts qui font les cultures d’Occident viennent, directement ou indirectement, de civilisations contemporaines de Méditerranée, d’Orient, d’Asie ou d’Afrique. Les modalités de leur appropriation et leur interprétation font encore de nos jours l’objet de débats contradictoires.
* Les vecteurs, les moyens, les lieux et les voies de la mobilité :
– les moyens de transport : marche à pied, chevaux, ânes, mules et mulets et leurs attelages : chars, charriots… ; les navires.
– les routes, la mer, les fleuves navigables ; les points de passage : gués, bacs et ponts, ports fluviaux et maritimes, cols, portes de ville.
– les moyens et les lieux d’hébergement ; la protection des voyageurs.
– l’équipement des voyageurs : chaussures, bâtons, chapeaux, manteaux, sacs…
– la circulation des objets (reliques, matériaux de construction, objets manufacturés, animaux vivants…), par le commerce mais aussi les échanges et les dons (entre souverains, institutions religieuses…).
– se repérer, s’orienter ; la géographie et les limites des mondes connus.
* Les obstacles à la mobilité et au voyage
– l’enfermement, l’incarcération
– les règles monastiques : grande et petite clôture
– les autorisations et/ou interdictions de pénétrer dans certains territoires, les taxes et péages, les monnaies, le rôle des changeurs et le troc, les problèmes linguistiques, les obstacles divers…
– le handicap physique, la maladie
– les obstacles naturels : climat, coupures (fleuves, marécageuses, zones inondées), montagne
– le thème du « détour »
– la règle d’or : jamais seul, jamais la nuit.
Rappel bibliographique :
SHMESP, Voyages et voyageurs au Moyen Âge, Actes du XXVIe congrès (Aubazine, 1995), Paris : Publications de la Sorbonne, 1996 [en ligne :
Jean Verdon, Voyager au Moyen Âge, Paris : Perrin, 1998 (rééd. : 2007)
H. Touati, Islam et voyage au Moyen Âge, Paris : Seuil, 2000
– Henri Bresc et E. Tixier du Mesnil (dir.), Géographes et voyageurs au Moyen Âge, Nanterre : Presses universitaires de Paris-Ouest, 2010
Pour le comité scientifique,
Jean-Luc FRAY
Pr ém. d’Histoire du Moyen Âge
Université Clermont Auvergne – CHEC
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Modalités de soumission
Le 32e colloque international d’art roman et sur la période romane se tiendra à Issoire (Puy-de-Dôme) les 18, 19 et 20 octobre 2024
Date limite d’envoi des propositions de communication : mardi 02 juillet 2024
Vos propositions de communication sont à retourner par courriel à j-luc.fray@uca.fr
Merci de bien vouloir y préciser vos nom et prénom ; profession et/ou structures de rattachement ; adresses postale et email ; titre de la communication et résumé de 15 lignes maximum en français ou en anglais.
Réunion du comité scientifique du colloque et élaboration du programme : mi-juillet 2023. Vous recevrez dans les jours qui suivront un courriel vous avisant de la décision dudit comité.
Les frais de déplacement des communicants seront pris en charge par « Terre Romane d’Auvergne » qui organisera également leur hébergement.
The Kunsthistorisches Museum Vienna’s 2024 spring exhibition is devoted to three pioneers of the Renaissance north of the Alps: Hans Holbein the Elder, Hans Burgkmair, and Albrecht Dürer. It offers an opportunity to experience fascinating works by these artists and to explore how Augsburg became the birthplace of the Northern Renaissance.
Like hardly any other metropolis north of the Alps, the Fugger city of Augsburg was influenced by Italian art at the beginning of the sixteenth century. This is impressively demonstrated by the most important Augsburg painters of this era: Hans Holbein the Elder (ca. 1465–1524) and Hans Burgkmair the Elder (1473–1531). In the exhibition, these two contrasting artists enter into dialogue with Albrecht Dürer (1471–1528), who worked for the Fuggers, Hans Holbein the Younger (1497/98–1543), who also came from Augsburg, and other German, Italian and Dutch contemporaries.
On display are more than 160 paintings, sculptures and other works from many of the most important collections in Europe and the United States. In this way, the upheavals in art around 1500 become just as vividly comprehensible as the role of the imperial and trading city of Augsburg as a centre of the Renaissance in the north.
The exhibition has been organized in collaboration with the Städel Museum in Frankfurt, where it can be seen from 2 November 2023 to 18 February 2024 under the title Holbein and the Renaissance in the North.
This book is about how Scotland responded to the dream-vision, Medieval Europe’s most widely known literary form and precursor of the novel. Studies abound in Continental and English dream-vision writing: Dante’s Divine Comedy, France’s Romance of the Rose, and a host of English dream-visions, especially Chaucer. This book shows for the first time that dream-vision was a central aspect of Scotland’s literary and intellectual culture across several centuries and languages. It therefore invites new understandings of Medieval and Early Modern Scotland.
Moreover, its innovative approach to the dream-vision itself looks beyond dream-poetry which is the sole focus of other studies of the genre. Instead, it shows how dream-vision intersected with prose and verse writings, with romance, chronicle, epic, theological works and more. In so doing, it yields a new angle of studying the dream-vision which could be applied to other nations, making this book significant to scholars of global medieval literature.
After completing her first degree at St Andrews University with the Lorimer Prize for Scottish Literature, Kylie Murray completed graduate research in Older Scottish Literature, kindly funded by the AHRC and Scottish International Education Trust at Lincoln College Oxford. Next, she held a British Academy Post-Doctoral Fellowship and Junior Research Fellowship at Balliol College, Oxford, during which she identified Scotland’s oldest secular book. Passionate about sharing the excitement of pre-Union Scotland as widely as possible, Kylie Murray is an AHRC/BBC New Generation Thinker, and also gave the first ever British Academy Chatterton Lecture on an Older Scots poet.
Table des matières :
Introduction Understanding Dream and Vision in the Middle Ages Approaching Scotland as Case Study Chapter 1: Prior Engagements: Scotland’s Early Reception of Dream and Vision Historical Writing and Identities in Latin and Scots Devotional Texts and Contexts French Texts and Contexts English Texts and Contexts Chapter 2: The Kingis Quair and its Manuscript Context The Kingis Quair: a new Scottish dream-vision The Kingis Quair‘s Reception and Authorship The Manuscript Context and Revisionary Readings of Chaucer’s ‘Dream Poetry’ Troilus and Criseyde in Scotland Chapter 3: Bower’s Scotichronicon and the Prose-Latin Dream-Vision Mystical Visions: Katherine of Alexandria and Bridget of Sweden Visions of Royal Scottish Sanctity: Margaret Canmore (1045-93) and Waltheof, abbot of Melrose (d.1159) Visions as Reflection and Refraction of the Speculum Principis Advice to All: Clerical Visions of Appetite and Greed From Latin Prose to Older Scots Verse: The Reception of Bower’s Dream-Vision Appendix: Table of Dream and Visionary Narratives in the Scotichronicon Chapter 4: Prophetic and Nationalist Dream-Visions Thomas of Erceldoune and Envisioning the Scottish ‘History of the Future’ Wallace’s Nightmare Wallace’s Dream-Vision of Scotland ‘Worthy Even of Enemy Praise’: Wallace’s Heavenly Ascent and its Afterlives Chapter 5: Rethinking Scotland’s Amatory Dream-Vision Lancelot of the Laik: Dream-Vision Prologues and Arthurian Advice From Courtly Love to Courtly Injustice: Henryson’s Testament of Cresseid From love at first sight to loss at last sight: Henryson’s Testament and Orpheus Anti- or Extra-Amatory? The Dream-Visions of Douglas and Dunbar Epilogue: ‘Mak vpwark and clois our buke’ Bibliography
Informations pratiques :
Kylie M. Murray, The Making of the Scottish Dream Vision, Oxford, Oxford University Press, 2023 ; 1 vol., 320 p. (British Academy Monographs). ISBN : 978-0-19726-680-9. Prix : GBP 70,00.
Maison des Langues et des Cultures, salle Jacques Cartier, hybride, Du 17/04/2024 au 19/04/2024
Présentation du colloque :
La récente mise à jour d’affaires d’abus sexuels dans l’Église catholique, et de manière générale dans les mouvances religieuses, pose avec acuité la question du rapport que les Églises entretiennent avec la sexualité et les pratiques sexuelles tout au long de leur histoire. Le colloque « Les sexualités ecclésiastiques et le corps social, Moyen Âge – époque moderne » s’inscrit dans le cadre du projet IRGA SexEO, centré sur les pratiques sexuelles des membres des clergés et qui vise à ancrer ces questionnements dans une réflexion historique articulant normes et pratiques, principes et réalités, gouvernement d’une communauté et contrôle des individus qui la composent. Il en constitue l’action principale, avant publication d’un livre collectif issu de la rencontre.
Le colloque a l’ambition d’écrire une histoire socio-culturelle des pratiques sexuelles des ecclésiastiques, hommes et femmes, réguliers et séculiers, pour les siècles modernes catholiques et protestants. Son objet principal est la manière dont le corps social dans son ensemble (clergé compris), envisage la sexualité des ecclésiastiques, qu’il s’agit de penser comme une pratique sociale et culturelle, ancrée dans des normes de comportement qui contribuent à fixer les rapports entre clercs et non-clercs, ministères et fidèles, hommes et femmes, en même temps que ces rapports influencent ces comportements. Quatre axes de réflexion ont été dégagés :
Quelle place tient la sexualité dans la définition du clergé et de l’Église militante ? Si le colloque veut cerner les pratiques, on sait que le discours, notamment juridique et théologique, d’une part ne peut pas être analysé indépendamment de son ancrage dans la société qui le produit, d’autre part entend influencer cette société et normer les comportements. Cette question se pose dans toutes les Églises, qu’elles aient fait le choix du célibat consacré ou au contraire du mariage de ses ministres.
Quelles sont les pratiques sexuelles effectives des hommes et des femmes qui composent les clergés du Moyen Âge et des siècles modernes ? Plusieurs études de cas permettront d’éclairer les réalités de ces pratiques, dans la gamme la plus large possible.
Le traitement, pénitentiel et/ou pénal, de la sexualité ecclésiastique délinquante par les Églises. Il s’agira notamment de cerner ses modalités différenciées selon le clergé, la pratique, la période.
Enfin, on s’efforcera de comprendre la perception de la sexualité ecclésiastique hors de la sphère cléricale.
Les communications retenues portent sur l’espace « français », mais aussi la péninsule ibérique, l’Italie, l’Empire germanique, la Lituanie, l’Empire byzantin, couvrent 11 siècles, et se répartissent équitablement entre période médiévale et moderne. Si les historien∙nes et historiens sont majoritaires, le colloque fait une place à la littérature et à l’archéologie, dans une perspective pluri- et inter-disciplinaire.
Programme :
Mercredi 17 avril
13h30 Véronique Beaulande-Barraud, Accueil et introduction
le Couple ClériCal. Présidente : Ilaria Taddei (Université Grenoble Alpes) 14h15 Margot Laprade (Univ. Paris I), « Adulteratis clericis scortatibus » : la sexualité du coupleclérical dans le monde franc au haut Moyen Âge (Ve-IXe siècles)
14h40 Sidonie Bochaton (Univ. de Toulouse II), Faire couple et faire famille. Les lieux de l’intimité des chanoines réguliers savoyards (XIIIe-XVIe s.)
15h05 Victoria Rimbert (Univ. Sorbonne Nouvelle / Université de Padoue / Université Grenoble Alpes), «Pensa che, per avere io e’ panni longhi, io non sono d’acciajo». La veuve et le prêtre, deux solitudes conjuguées dans la novellistica italienne (XIVe-XVIe siècle)
15h30 Discussion Sexualité du Clergé et réforme deS égliSeS. Présidente : Ilaria Taddei
16h10 Romain Goudjil (Univ. Paris IV), « Un anneau d’or au groin d’un porc » : sacerdoce et sexualités devant le synode patriarcal de Constantinople au XIVe siècle
16h35 Pascal Vuillemin (Univ. Savoie Mont-Blanc), Les incestes spirituels. L’Affaire Simeon de Jadra (1461) et la réforme des déviances sexuelles du Clergé vénitien
17h00 Discussion
Jeudi 18 avril 2024
Sexualité clérical, justice et société. Président : Yves Krumenacker
9h00 1 René Verdier (Univ. Grenoble Alpes), Les chanoines de Saint-Martin-de-Miséré à lafindu XIVe siècle, entre conjugalité et débordements
9h25 Ghislain Baury (Univ. du Mans) et Farelo Mario (Univ. do Minho, Portugal), Grossesses de moniales. L’enquête de l’abbé de Clairvaux à Villabuena (diocèse d’Astorga) en 1492
9h50 Arnaud Fossier (Univ. de Bourgogne), Le concubinage en procès. Entre stratégies d’évic- tion et réalités impalpables (Toscane, XIIIe-XIVe siècle)
10h15 Discussion
10h55 Myriam Deniel-Ternant (Univ. Paris Nanterre), Des effets de seuil à géométrie variable : les sexualités ecclésiastiques saisies dans des structures régulatrices aux perceptions et enjeux contrastés
11h20 Nicolas Guyard et Lionel Dumond (Univ. de Montpellier 3), Défendre son curé concupiscent ? Les paroissiens de Sète face à l’enquête de l’of cial (v. 1750)
13h30 Yves Krumenacker (Univ. Lyon III), La sexualité des pasteurs réformés français àl’époque moderne. Principes et réalités
13h55 Natalia Slizh (Ghent University), The sexual practices of clergymen in the Grand Du- chy of Lithuania in the 16th-17th cc.
14h20 Sebastian Türk (Univ. d’Orléans), « Les prédicateurs qui ont des femmes doivent être comme s’ils n’en avaient pas » : Les piétistes (radicaux) allemands face à la sexualité
14h45 Discussion
15h20 Damien Boquet (Univ. Aix-Marseille), Une pédérastie cléricale au Moyen Âge ?
15h45 Sarah Dumortier (Institut catholique de Lille), De la vie sexuelle des ecclésiastiques à l’époque moderne
16h10 Dominique Laperle (Univ. du Québec à Montréal), « Mépriser les vanités du monde et goûter les choses de Dieu ». Sexualité et valeurs masculines dans les journaux de jeunesse de Charles-Eugène de Mazenod (1791-1805)
Vendredi 19 avril
Sexualité et pratiques sexuelles au couvent. Présidente : Elisabeth Lusset (CnrS)
9h00 Anouk Durand-Cavallino (EHESS), Le lesbianisme au couvent : entre fantasmes et réglementations au XVIIIe siècle
9h25 Laura Baldacchino (Casa de Velazquez), Francesc Eiximenis et les différentes « façons et manières du péché de luxure » chez les religieuses et les religieux
9h50 Discussion
10h20 Elena Guillemard (Univ. catholique de Louvain), « Bref, en plusieurs lieus tout se dé- bauche, Moines et Moinesses s’accouplent ensemble » : la sexualité des religieuses au moment des réformes protestantes (France, Suisse, XVIe siècle)
10h45 Ghislain Tranié (Univ. de Paris IV), Du réel à l’imaginaire. Les récits sur la sexualité des religieuses, des sociodrames dans la France du XVIIe
The History Faculty and Oriel College seek to appoint an AssociateProfessor and Tutorial Fellow in Medieval History. Candidates will have a research expertise in some aspect of the social, economic, environmental, or material history of the British Isles within the period 1100-1500. Together with colleagues, the Associate Professor will shape and coordinate the teaching of history and its joint schools at Oriel college, where they will teach 8 hours a week averaged over the three eight-week terms. In addition, the Associate Professor will give lectures and undertake graduate teaching and supervision at the history faculty over a broad range of topics and themes in the British, European and/or world history of the period. At the History faculty, they will play a part in a large, lively and supportive research culture. The role is permanent upon the completion of a successful review, which occurs within the first 5 years of employment.
The combined College and University salary will be on a scale of £52,815 to £70,918 per annum. Contributory membership of USS (the Universities Superannuation Scheme) is also offered. Other benefits include a research allowance of £1,896 per annum, a housing allowance of £10,084 per annum, sabbatical accrual, private health care (as a taxable benefit), and full dining rights. A further allowance of £3,078 per annum would be payable by the University upon the award of a Full Professor title.
Further particulars, including information about how to apply, are available on the College’s website (www.oriel.ox.ac.uk/people/vacancies/academic), or they may be obtained from the Academic Staff Officer, Oriel College, Oxford, OX1 4EW (academic.recruitment@oriel.ox.ac.uk).
The closing date for applications is 22 April 2024, and interviews are expected to take place in the week beginning 4 June 2024.
Deze lezing wordt georganiseerd door de vriendenkring van het museum: de Familiares de Dunis.
Recent beweerde Bart Van Loo in zijn boek De Bourgondiërs dat de Lage Landen voor het eerst bestonden in het kartuizerklooster Champmol bij Dijon, namelijk als « kunstexperiment ». Van Loo vond het daarbij opvallend dat de Bourgondische hertogen hadden gekozen voor de « armste » kloosterorde. De kartuizers mogen in de latere middeleeuwen dan wel erg in de mode zijn geweest, maar als ze iets niet waren, dan was het wel arm. Dat we zo weinig over hen weten, heeft zeker te maken met het feit dat deze witte monniken al honderden jaren verdwenen zijn uit de Lage Landen. Nochtans stonden er ooit 22 kartuizerkloosters in het huidige België en Nederland. In zijn lezing geeft Tom Gaens tekst en uitleg bij het ontstaan van de kartuizerorde en het succes en de verspreiding ervan in de Lage Landen. Specifiek besteedt hij daarbij aandacht aan het klooster te Nieuwpoort.
Tom Gaens (°1973) bestudeert al jaren de geschiedenis van de kartuizers en promoveerde in 2019 aan de Universiteit van Groningen op het proefschrift Beter dan het origineel. Kartuizeridealen en de vroege Moderne Devotie. Momenteel is hij als onderzoeker verbonden aan het prestigieuze Ruusbroecgenootschap (Universiteit Antwerpen). Hij is de hoofdredacteur van de wetenschappelijke boekenreeksen Miscellanea Neerlandica en Studia Cartusiana. Ook is hij medestichter van Cartusiana, een netwerk van Belgische en Nederlandse kartuizeronderzoekers.
Praktisch
Op 21.04.2024
Locatie: Filmzaal Abdijmuseum Ten Duinen
Aanvang: 10.30 u.
Inkom: leden 2,00 euro (incl. consumptie) – niet-leden 5,00 euro (incl. consumptie
Hosted by Susan Dackerman, Independent Scholar, and Caroline Fowler, Starr Director of the Research and Academic Program, Clark Art Institute
September 18–21, 2024, Williamstown, MA AND New Haven, CT May 2025, South Korea
The Research and Academic Program of the Clark Art Institute is sponsoring a travelling seminar on the global origins and transmission of print. The project has the ambitious goal of re-thinking the history of pre-modern print, offering a more unified and inclusive history of the transformative technology. While often Johannes Gutenberg is heralded as the inventor of printing with movable type in Mainz, Germany in the mid 1450s, printing had been practiced in Asia (movable type and woodblock) and North Africa (woodblock) for centuries prior. Indeed, this seminar maintains that early printing in Europe should be narrated as a late stage in an inter-connected, inter-continental, inter-faith course of development rather than as an exceptional moment of discovery driven by Christian European practitioners. This seminar will work to redress the dominant western narrative of print as a European invention and proffer in its place an inclusive Afro-Eurasian account of reproductive technologies. The investigation will encompass innovations in printing text and images from before 1500 across three continents, focusing on the use of mechanical reproduction to produce multiples impressions.
We are bringing together a group of specialists of Asian, Islamic, and late-medieval European print to look closely at works on paper at institutions in the United States, Asia, and Europe. We will address critical issues around Eurocentric narratives in the history and curatorial strategies of print, creating cross-disciplinary dialogue around concepts of knowledge production, repetition, reproduction, transmission, and imprint. The seminar will benefit the participants by both expanding their familiarity, vocabulary, and understanding of print beyond their field of specialization while also offering an intellectual groundwork by which to consider re-narrating dominant histories of print, especially the prevailing European account, to include Afro-Eurasian traditions. Whereas often histories of print are siloed into geographic and chronological specialties, this series of seminars will offer participants the opportunity to work in conversation across place and time to create a more complex history of print.
PROGRAM STRUCTURE
The travelling seminar will first convene September 18–21, 2024 in Williamstown, MA and New Haven, CT to explore collections and begin establishing material and conceptual arenas of exploration. Visits to collections at the Clark Art Institute, Williams College, and Yale University will enable to group to examine examples of early European and Asian print technology. In May 2025, the Working Group will travel to South Korea for a week to visit collections, and final dates will be determined based on participants’ availability for future travel to Munich and Mainz, Germany.
The Clark Art Institute will sponsor the travel, including airfare, accommodations, and meals.
HOW TO APPLY
This program is open to all scholars across rank and specialization, from pre-doctoral scholars to tenured professors and senior curators. We will bring together a group of people across geographic specializations and career stage. Ideally, however, the candidates should be scholars of print with a focus on (or knowledge of) print materials pre-1550. To apply, please submit the following to Susan Dackerman and Caroline Fowler at cfowler@clarkart.edu:
Two-page statement of interest, including a description of relevant research previously undertaken and proposed research to explore within the travelling seminars
A current C.V.
A notice of availability to travel to New England in September 2024 and to Korea in May 2025
Colloque international organisé par Cécile Voyer, Professeure d’histoire de l’art médiéval, Éric Palazzo, Professeur d’histoire de l’art médiéval et Marcello Angheben, Maître de conférences HDR en histoire de l’art médiéval,
sous la Présidence d’honneur de Marie-Thérèse Camus, Professeure honoraire d’histoire de l’art médiéval, CESCM, Université de Poitiers
Poitiers, du 28 au 31 mai 2024
UFR SHA, bâtiment III, Amphithéâtre Descartes.
Entrée libre sur inscription et dans la limite des places disponibles.
Ce colloque vise à développer un bilan de l’historiographie de ces vingt dernières années et une réflexion épistémologique sur l’étude de ce qu’il est convenu d’appeler « art roman ». Il s’agira dans un premier temps de poursuivre les réflexions déjà amorcées par de nombreux chercheurs sur la définition de l’art roman et d’aborder ensuite les différents questionnements qui lui sont généralement appliqués, tout en envisageant de nouvelles pistes ou en reconsidérant des approches anciennes qui mériteraient d’être réhabilitées et renouvelées.
Programme :
Cérémonie de remise du titre de Doctorat Honoris Causa
Jeudi 30 mai – 18h30 / Palais de Poitiers – 10 pl. Alphonse Lepetit
À l’occasion de ce colloque, l’Université de Poitiers décernera le titre de Doctorat Honoris Causa à Herbert L. Kessler, Professeur émérite de l’Université Johns Hopkins
Conférence
Mercredi 29 mai – 18h30 / Espace Mendès France (Planétarium), 1 place de la cathédrale, Poitiers
Michel Pastoureau, Directeur d’études honoraire à l’École Pratique des Hautes Études (IVe Section) donnera une conférence : L’art roman : une porte grande ouverte sur les divagations ésotériques
Expositions
Hôtel Fumé, 8 rue René Descartes & Hôtel Berthelot, 24 rue de la chaîne, Poitiers
Dans le cadre du colloque, deux expositions seront présentées au public, l’une sur L’art des xie-xiie siècles, à partir du fonds de la photothèque du CESCM, et l’autre sur Les restaurations de l’église de la Nativité à Bethléem (UNESCO).
Mardi 28 mai
9h – Accueil
9h15 – Introduction
Qu’est-ce que l’art roman ? Définitions et limites
Présidence de séance : Christian Sapin, Directeur de recherche émérite, CNRS
9h30 – Xavier Barral i Altet, Professeur émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Institut national d’histoire de l’art (Paris) : Chronologie et idéologie. Les positions des historiens de l’art français du xxe siècle face à l’art roman
10h – Éliane Vergnolle, Professeure honoraire d’histoire de l’art médiéval, Université de Besançon : Les débuts de l’architecture romane en Francie occidentale : regards d’hier et d’aujourd’hui
10h30 – Quitterie Cazes, Professeure d’histoire de l’art médiéval, Université de Toulouse Jean-Jaurès : Retour sur la pratique de la monographie d’édifice
11h – Pause
Aires culturelles et études de cas
Présidence de séance : Christian Sapin, Directeur de recherche émérite, CNRS
11h15 – Justin Kroesen, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Bergen University Museum : Nordic Romanesque: some recent developments in research
11h45 – John McNeill, Secrétaire de la British Archaeological Association : Norman, Anglo-Norman, Anglo-Saxon: Recent debates on the Forms of Architecture in 11th-Century England
12h15 – Discussion
Aires culturelles et études de cas
Présidence de séance : Éliane Vergnolle, Professeure honoraire d’histoire de l’art médiéval, Université de Besançon
13h45 – Andreas Hartmann-Virnich, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université d’Aix-en-Provence : La vision de l’art roman dans l’historiographie allemande (xixe-xxe siècle)
14h15 – Saverio Lomartire, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Università degli Studi dell’Insubria : L’art « roman » dans le Nord de l’Italie : synthèse historiographique et réflexions sur la validité et l’actualité d’une définition
14h45 – Linda Seidel, Professeure émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, University of Chicago : Seeing the Present through the Past: Arles in the 12th and 20th Centuries
15h15 – Valentino Pace, Professeur émérite d’histoire de l’art médiéval, Università di Udine : Sant’Angelo in Formis: « romanica o bizantina »? Un caso esemplare di ambiguità storiografica fra cronologia e geografia
15h45 – Discussion et pause
Questions d’épistémologie
Présidence de séance : Éliane Vergnolle, Professeure honoraire d’histoire de l’art médiéval, Université de Besançon
16h30 – Nicolas Reveyron, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université de Lyon II : De quoi « Art roman » est-il le nom ? Approche épistémologique d’une problématique d’axiologie esthétique
16h50 – Christian Gensbeitel, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université Bordeaux-Montaigne : L’architecture religieuse du xie siècle à travers le prisme des édifices « mineurs ». Un autre point de vue sur l’élaboration des formes romanes
17h20 – Claude Andrault-Schmitt, Professeure émérite d’histoire de l’art médiéval, Université de Poitiers : Ranger donc dater les productions architecturales françaises : tendances historiographiques et rigueur méthodologique
17h50 – Gerardo Boto Varela, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Universitat di Girona : Épistémologie et historiographie des chantiers de cathédrales espagnoles (ca. 1015-1203) : construire, aménager, décorer. Dialogue entre l’histoire de l’art et les autres disciplines
18h20 – Discussion
Mercredi 29 mai
Questions d’épistémologie
Présidence de séance : Vinni Lucherini, Professeure d’histoire de l’art médiéval, Università degli Studi di Napoli Federico II, Napoli
9h – Laurence Terrier, Professeure assistante en histoire de l’art médiéval, Université de Neuchâtel : Art roman vs art gothique : historiographie, épistémologie et perspectives
9h30 – Philippe Plagnieux, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : Revenir sur les derniers feux de la sculpture romane et ses tentatives de renouvellement. Une étude de cas : les sources antiques et byzantines du foyer bourbonno-nivernais dans le second quart du xiie siècle
10h – Manuel Castiñeiras, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universitat Autònoma di Barcelona : L’art roman et les enjeux de l’art 1200 : dynamique, dialogues et transformations
10h30 – Lucien-Jean Bord, Bibliothécaire, Abbaye de Ligugé : Le voyage des images
11h – Pause
11h20 – Peter K. Klein, Professeur émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universität Tübingen : La reconstruction des traditions iconographiques est-elle obsolète ? L’exemple du Beatus de Saint-Sever
Manifestations du sacré
Présidence de séance : Daniel Russo, professeur honoraire d’histoire de l’art médiéval, Université de Bourgogne
13h30 – Marc Sureda, Conservateur, Museu Episcopal de Vic : L’architecture romane hispanique à l’épreuve de la liturgie : quelques problèmes et cas d’étude
14h – Kirk Ambrose, Professeur d’histoire de l’art médiéval, University of Colorado, Boulder : Navigation of Doubt in Romanesque Sculpture
14h30 – Estelle Ingrand-Varenne, Chargée de recherche, CNRS, CESCM-Université de Poitiers : À la recherche d’une épigraphie romane
15h – Gerhard Lutz, Conservateur, Cleveland Museum of Art : BERNVVARDVS PRESVL FECIT HOC – Bishop Bernward of Hildesheim and the Arts around 1000 Revisited.
15h30 – Cynthia Hahn, Professeure d’histoire de l’art du Moyen Âge, CUNY, Hunter College : Is there such a thing as a « Romanesque » Reliquary?
16h – Pause
16h20 – Catherine Fernandez, Chercheuse en histoire de l’art du Moyen Âge, Index of Medieval Art, Princeton : Ordering the Cosmos: The Saint-Aubin Maiestas Domini and Romanesque Temporalities
16h50 – Charlotte Denoël, Conservatrice en chef, cheffe du service médiéval du département des Manuscrits, Bibliothèque nationale de France : Manuscrits sans frontières : le cas du Sacramentaire de Manassès (Paris, BnF latin 819)
17h20 – Discussion
18h30 à l’Espace Mendès France (Planétarium) Michel Pastoureau, Directeur d’Études honoraire à l’École Pratique des Hautes Études (IVe Section)L’art roman : une porte grande ouverte sur les divagations ésotériques
Jeudi 30 mai
Expressions du pouvoir et des idées
Présidence de séance : Xavier Barral i Altet, Professeur émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Institut national d’histoire de l’art (Paris)
9h – Herbert L. Kessler, Professeur émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Johns Hopkins University : « Velut sinuosum acanthi volumen »: Romanesque Ornament’s Meaningful Demeanor
9h30 – Yves Christe, Professeur honoraire d’histoire de l’art médiéval, Université de Genève : Orient Oder Rom ? Colonnes et colonnettes jumelées dans l’architecture romane et islamique
10h – Jeffrey F. Hamburger, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Harvard University : Avatars of Authorship
10h30 – Beate Fricke, Professeure d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universität Bern : 4 Elements, 12 Stones
11h – Pause
11h20 – Marcia Kupfer, Chercheuse indépendante en histoire de l’art médiéval : The contributions of Romanesque art to Western Anti-Judaism
11h50 – Discussions
Expressions du pouvoir et des idées
Présidence de séance : Pierre-Alain Mariaux, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Institut d’histoire de l’art et de muséologie, Université de Neuchâtel
13h45 – Nicolas Prouteau, Maître de conférences en archéologie médiévale, Université de Poitiers : Le palais et la tour-palais à l’époque romane : héritages, emprunts et construction du pouvoir royal
14h15 – Vinni Lucherini, Professeure d’histoire de l’art médiéval, Università degli Studi di Napoli Federico II, Napoli : Les sceaux des xiie et xiiie siècles : une nouvelle manière d’appréhender l’art roman des rois et des orfèvres
14h45 – Serena Romano, Professeure émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université de Lausanne : Rome et ses environs à l’« âge de la Réforme ». Les approches de l’historiographie et les perspectives d’aujourd’hui
15h15 – Discussion et pause
Savoirs-faire médiévaux et techniques actuelles
Présidence de séance : Pierre-Alain Mariaux, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Institut d’histoire de l’art et de muséologie, Université de Neuchâtel
15h50 – Christian Sapin, Directeur de recherche émérite, CNRS : L’art roman sous le scanner archéologique. Un nouveau regard ?
16h20 – Géraldine Mallet, Professeure d’histoire de l’art médiéval, Université Paul-Valéry, Montpellier : De la sculpture romane en Catalogne du Nord : marbres locaux ou marbres antiques de remploi ?
16h50 – Thierry Gregor, Docteur en histoire, CESCM-Université de Poitiers : L’adaptation des graveurs de l’époque romane à la réalisation des inscriptions sur la pierre
17h 20 – Discussion
18h30 – Cérémonie de remise du titre de Doctorat Honoris Causa Palais de Poitiers – 10 place Alphonse Lepetit L’Université de Poitiers décernera le titre de Doctorat Honoris Causa à Herbert L. Kessler, Professeur émérite de l’Université Johns Hopkins
Vendredi 31 mai
Savoirs-faire médiévaux et techniques actuelles
Présidence de séance : Serena Romano, Professeure émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université de Lausanne
9h – Amaëlle Marzais, Maîtresse de conférences en histoire de l’art médiéval, Université de Lyon II et Carolina Sarrade, Ingénieure d’études, CNRS, CESCM-Université de Poitiers : Les apports des nouvelles approches techniques pour l’étude des peintures murales romanes
9h30 – Florian Meunier, Conservateur, Musée du Louvre : Les objets d’art romans dans une perspective européenne : l’étude des ivoires, de l’orfèvrerie et des émaux des collections du Louvre
10h – Pierre-Alain Mariaux, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Institut d’histoire de l’art et de muséologie, Université de Neuchâtel : L’orfèvrerie de la période romane : leçons matérielles de chantiers récents
10h30 – Discussion et pause
L’art « roman » à l’épreuve des sciences actuelles
Présidence de séance : Serena Romano, Professeure émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université de Lausanne
11h20 – Eduardo Carrero Santamaría, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universitat Autònoma di Barcelona : Romanesque architecture from virtual reality: what architecture and what reality?
11h50 – Francisco Prado Vilar, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universidad de Santiago de Compostela : Romanesque Transformations: Experience, Cognition, Technologies of the Image
12h20 – Discussion
L’art « roman » à l’épreuve des sciences actuelles
Présidence de séance : Valentino Pace, Professeur émérite d’histoire de l’art médiéval, Università di Udine
14h – Pierre-Olivier Dittmar, Maître de conférences en histoire médiévale, CRH-AHLoMA, EHESS : L’art roman au risque de l’animal
14h30 – Robert A. Maxwell, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Sherman Fairchild Associate Professor of Fine Arts, The Institute of Fine Arts, New York : L’étrangeté de l’art roman
15h – Thomas E. A. Dale, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, University of Wisconsin-Madison : Genre, race et l’invalidité : perspectives alternatives sur la sculpture de Vézelay
15h30 – Peter Scott Brown, Professeur d’histoire de l’art médiéval, University of North Florida : A Work by the Doña Sancha Master in Northern Italy: On the Monumental Turn in Eleventh Century Sculpture, the Medieval Viewer, and the Modern Eye
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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