Appel à contribution – Archives de l’archéologie : histoire, pluralité et nouvelles perspectives

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les archives de l’archéologie suscitent l’intérêt d’historiens et d’archéologues mais aussi d’archivistes et de conservateurs. L’exploitation de ces sources, qui ne se limitent pas aux seuls documents de terrain, s’est désormais imposée pour écrire l’histoire de la discipline, de ses acteurs et de ses multiples facettes socio-politiques et culturelles. La journée d’étude est consacrée à la présentation de nouveaux regards et usages des archives de l’archéologie, appréhendées dans leur plus large définition, comme tremplin d’une histoire renouvelée, sociale et politique, de l’archéologie.

Cette journée d’étude porte sur les archives de l’archéologie, comprises comme le tremplin d’une histoire sociale, politique et culturelle renouvelée de cette discipline. En France, un regard nouveau sur les archives de l’archéologie émerge sous l’impulsion du projet Archives of European Archaeology (AREA) financé par la commission européenne de 1998 à 2008, et hébergé à l’INHA[1]. Depuis divers projets en France et ailleurs[2] consacrés aux sources de l’archéologie ont permis d’esquisser une première définition de ce que représentent les archives en question, ainsi que de souligner la diversité et la pluralité des supports, la multiplicité des informations historiques qu’elles contiennent et les nombreux usages qui peuvent en être faits. Les archives de l’archéologie recoupent non seulement les documents scientifiques produits au cours de recherche sur le terrain, en musée ou en laboratoire, mais aussi ceux de son administration et des divers acteurs qui s’engagent aux différentes étapes de sa pratique, jusqu’à sa dissémination. Exploitées tant par les archéologues et les historiens que les anthropologues et les sociologues, ces sources sont désormais au cœur de différents projets de recherches et de numérisation, tout en faisant l’objet de conférences, de journées d’études et de publications[3].

Le développement de l’intérêt et du rapport aux archives depuis plus d’une vingtaine d’années a permis une plus grande appréhension et exploitation des archives de l’archéologie. En effet, les histoires de la discipline s’appuient sur des archives plurielles conservées dans des fonds publiques ou privées. Celles-ci se sont aussi étendues dans l’espace permettant une approche davantage internationale et connectée de la discipline, notamment lorsqu’elle est pratiquée dans des espaces coloniaux et impériaux[4]. À cette ouverture géographique s’ajoute celle qui consiste à interroger des facettes de l’histoire de la discipline jusqu’à présent marginalisées ou à éclairer des acteurs de la discipline restés dans l’ombre ou du moins dans les marges des archives – et de l’histoire – tels que les femmes, les employés des chantiers archéologiques ou des administrations et les acteurs non-professionnels de la discipline[5]. En somme, la prise en compte et la valorisation de la multiplicité et de la pluralité des archives de la discipline reflètent réciproquement les multiples « situations archéologiques » à travers le temps et l’espace. Leurs usages permettent ainsi de renouveler et d’étendre cette histoire sociale, politique et culturelle de l’archéologie.

Ces recherches bénéficient de l’intérêt et des réflexions que portent les archivistes, les conservateurs et les archéologues à leurs archives. En effet, la collecte, le traitement, la conservation et la transmission des archives de l’archéologie conduisent à créer des relations nouvelles avec les sources actuelles et du passé[6]. Cette réflexion sur les archives au sein des institutions qui en sont les détentrices, mais aussi par leurs producteurs, ouvre un autre champ de questionnements sur l’histoire des collections, sur les lieux où sont entreposées les archives mais aussi sur les acteurs de leur production à leur conservation. Bénéficiant du tournant archivistique, cette approche historique des archives de l’archéologie conjuguée avec l’étude de leur conditions présentes, pousse à décentrer nos regards et à dépasser des cadres d’analyse qui se sont imposés jusqu’à peu aux historiens de la discipline.

Les contributions pourront s’inscrire dans les trois axes suivants :

1) Histoires et trajectoires des archives de l’archéologie

Les contributeurs sont invités à présenter l’histoire de fonds d’archives de l’archéologie depuis la production de la documentation archéologique jusqu’à leur mise en archive, tout en décrivant leur état actuel et leurs conditions d’accès. Les interventions peuvent se pencher sur le rôle du producteur et/ou des acteurs qui ont eu la charge de leur traitement et transmission. Ces présentations pourront se combiner avec une réflexion sur la manière dont cette histoire des archives – comme objet, et non seulement comme source – contribue à celle de la discipline.

2) Nouveaux terrains, nouvelles archives ? Au-delà de l’archive de fouilles

Cet axe, complémentaire du premier, a pour objectif d’offrir une place aux archives conservées dans des lieux qui ne sont pas nécessairement associés à l’exercice de l’archéologie, tels que des fonds d’institutions religieuses, des archives diplomatiques, des archives familiales. Des contributions portant sur des fonds d’archives conservés hors de l’Europe, ou sur des chantiers extra-européens sont encouragés.

3) Re)lire les archives pour sortir des marges

Ce dernier axe vise à donner de la visibilité aux histoires de l’archéologie au prisme d’autres historiographies, dont les études subalternes, sur le genre, post-coloniales ou des historiographies des religions, coloniales. Les contributions accorderont une place importante au rôle des sources et à leurs usages pour engager ce dialogue.

Modalités de contribution

Merci d’envoyer vos propositions (maximum 2000 signes, suivi de 5-6 mots clefs et de 3 lignes maximum de biographie), en français ou en anglais, à chloe.rosner @ inha.fr,

avant le 20 mars 2024.

Les communications retenues seront annoncées le 20 avril 2024

Organisation

Chloé Rosner

Comité scientifique 

  • Cécile Colonna, INHA ;
  • Clémentine Gutron, CNRS ;
  • Artemis Papatheodorou, Early Career Fellow Center for Hellenic Studies Harvard University ;
  • Nathan Schlanger, École nationale des chartes

Source : INHA

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Publication (en ligne) – Chronique de l’Archéologie Wallonne (31, 2023)

Accès : ici

La Chronique de l’Archéologie wallonne est une revue publiée annuellement depuis 1993. Elle rend compte des résultats des découvertes, opérations archéologiques et études spécifiques menées en Wallonie par la Direction de l’archéologie, les institutions scientifiques et les partenaires privés.
La base de données en ligne autorise des recherches par mots-clefs dans toutes les notices et donne accès aux versions pdf de celles-ci.

Source : AWaP

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Publication – Bernard Cerquiglini, «La langue anglaise n’existe pas». C’est du français mal prononcé

Langue officielle et commune de l’Angleterre médiévale durant plusieurs siècles, le français a pourvu l’anglais d’un vocabulaire immense et surtout crucial. Traversant la Manche avec Guillaume le Conquérant, il lui a offert le lexique de sa modernité. C’est grâce aux mots français du commerce et du droit, de la culture et de la pensée que l’anglais, cette langue insulaire, est devenu un idiome international. Les « anglicismes » que notre langue emprunte en témoignent.

De challenge à vintage, de rave à glamour, après patch, tennis ou standard, de vieux mots français, qui ont équipé l’anglais, reviennent dans un emploi nouveau ; il serait de mise de se les réapproprier, pour le moins en les prononçant à la française.

Avec érudition et humour, Bernard Cerquiglini inscrit la langue anglaise au patrimoine universel de la francophonie.

Informations pratiques :

Bernard Cerquiglini, «La langue anglaise n’existe pas». C’est du français mal prononcé, Paris, Gallimard, 2024 ; 1 vol., 208 p. (Folios Essais, 204). ISBN : 978-2-07305-661-0. Prix : € 7,80.

Source : Gallimard

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Colloque – ANI-MAUX Souffrances animales, remèdes humains ? Antiquité, Moyen Âge, Epoque moderne

Le colloque est organisé par Evelyne Samama (DYPAC, UVSQ) et Frank Collard (MéMo, Nanterre) avec le soutien de la MSH Paris-Saclay, la Graduate school Humanités Science du Patrimoine et l’OI Scult.

Institut d’études culturelles et internationales (IECI)
Mercredi 13, UVSQ, Guyancourt (Maison de l’Etudiant Marta Pan, salle polyvalente )
Jeudi 14, Versailles, Grand Commun du Château (salle Le Nôtre)
Vendredi 15, UPN, Nanterre (Bâtiment Max Weber – Grande salle de séminaire)

Programme :

Mercredi 13 mars 
Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines,
Maison de l’Etudiant Marta Pan – Salle polyvalente

 

Connaissance des animaux et de leurs maux

14 h 00 – 14 h 25 : Thorsten Fögen (PU Littérature latine, Changchun & Durham) :The role of veterinary medicine in Roman agricultural treatises
14 h 30 – 14 h 55 : Evelyne Samama (PU Histoire grecque, UVSQ) : Hommages aux hippiatres grecs
15 h 00 – 15 h 25 : Laetitia Loviconi (MC Histoire des sciences médiévales, EPHE) : Penser et panser la maladie avec les animaux dans la médecine médiévale
15 h 30 – 15 h 45 : Pause
15 h 45 – 16 h 10 : Karin Ueltschi (PU Littérature médiévale, Reims) : Dresser ou soigner, exploiter ou chérir : l’animal dans le Mesnagier de Paris (1393)
16 h 15 – 16 h 40 : Susan Baddeley (PU Civilisation britannique, UVSQ) : L’étrange Dr Salmon et ses remèdes animaliers : génie, charlatan ou «influenceur» avant la lettre ?
16 h 45 – 17 h 10 : Irène Salas (chercheuse à l’EHESS, CRAL-CNRS) : Anatomie hétérodoxe : fluctuations de la frontière homme-animal à la Renaissance (Léonard de Vinci, Vésale, Coiter, Belon et Fabrizi)

Jeudi 14 mars 
Versailles, Grand Commun du Château 
salle Le Nôtre

Animaux ennemis de la santé ?

10 h 00 – 10 h 25 : Anaëlle Broseta (Doctorante littérature grecque, Nice-Sorbonne): L’horrible musaraigne et son venin mortel : recherches sur une légende noire oubliée
10 h 30 – 10 h 55 : Alessia Guardasole (Dir. Rech. CNRS – Orient & Méditerranée): Sang de mouche et tête de souris : les animaux guérisseurs dans les recettes de cosmétique grecque antique
11 h 00 – 11 h 25 : Isabelle Draelants (Dir. Rech. IRHT, CNRS) : Pulvis bufonum et   « Wurmwasser » : la vermine ou les ‘vermes’, à la fois plaie et remède au Moyen Âge
11 h 30 – 11 h 55 : Franck Collard (PU Histoire médiévale, Nanterre) : Animal-poison et animal anti-poison dans la littérature vénénologique de l’Occident médiéval : un bifrons à explorer
12 h 00 – 12 h 25 : Arnaud Exbalin (MC-HDR Littérature américaine, Nanterre): Les cochons dans les villes des Indes espagnoles, un défi pour la bonne police

Au service de la santé des hommes ?

14 h 30 – 14 h 55 : Antonio Ricciardetto (Ch. Rech. papyrologie grecque, CNRS) : De l’automédication animale à la pratique médicale : l’ibis et l’utilisation thérapeutique des produits tirés de cet oiseau dans l’Antiquité gréco-romaine
15 h 00 – 15 h 25 : Laurence Moulinier (PU Histoire médiévale, Nanterre) : Animal soignant, animal soigné chez Hildegarde de Bingen
15 h 30 – 15 h 55 : Jean-Charles Ducène (Dir. d’études, EPHE) : Le scinque et son usage médical selon le médecin juif d’Egypte Ibn Jumay‘ (m. 1198)
16 h 00 – 16 h 15 : Pause
16 h 15 – 16 h 40 : Virginie Muxart (Dr. Littérature comparée) : La civette et son parfum prophylactique, curatif et aphrodisiaque du Moyen Âge à l’époque moderne
16 h 45 – 17 h 10 : Valérie Boudier (PU Histoire de l’Art moderne, Lille) : Donner l’animal à manger dans la représentation des fêtes en Italie à l’époque moderne
17 h 15 – 17 h 40 : Cristina Marinas (MC Histoire de l’Art, Ecole Polytechnique, UPEC) : Animal souffrant, animal soignant dans la peinture du Siècle d’Or (Espagne, Pays-Bas)

Vendredi 15 mars 
UPN Nanterre :  Bâtiment Max Weber 
Grande salle de séminaire.

 

Les hommes au service de la santé des animaux ?

9 h 30 – 9 h 55 : François Vallat (Docteur vétérinaire et Dr. en histoire) : Soigner les animaux domestiques dans l’Antiquité et au Moyen Âge, entre respect des autorités et pratiques empiriques
10 h 00 – 10 h 25 : Annelise Binois-Roman (MC Archéozoologie Paris 1) : Approche archéologique des soins vétérinaires
10 h 30 – 10 h 55 : Baudouin Van Den Abeele (FNRS / Université catholique de Louvain) : Quels animaux faut-il pouvoir soigner ? Enquête dans les manuscrits médiévaux
11 h 00 – 11 h 25 : Julie Van Parys-Rotondi (MC Civ. britannique, Clermont-Ferrand) : Maux d’animaux, paroles d’hommes : panser et guérir dans les Bokes of Husbandry de la première modernité anglaise
11 h 30 – 11 h 55 : Ninon Maillard (MC Histoire du Droit, Nanterre) : L’animal soigné par l’homme, l’homme soigné par l’animal : approche juridique à l’époque moderne
 

Souffrances animales

14 h 00 – 14 h 25 : Margaux Spruyt (UMR 5133 Archéorient) : Douleur et mort du lion assyrien 
14 h 30 – 14 h 55 : Pietro Li Causi (Ricercatore Littérature latine, La Sapienza) : Gli animali che soffrono sono animali che ‘pensano’? Per una ri-lettura dell’VIII libro della Naturalis historia di Plinio
15 h 00 – 15 h 25 : Adèle Di Lorenzo (Doctorante Univ. Nice) : Maladies et remèdes des rapaces dans les traités de fauconnerie du médecin byzantin Démétrios Pépagoménos (XVe siècle)
15 h 30 – 15 h 55 : Georges Chapouthier (Dir. rech. émérite CNRS, CTP) : Souffrance et expérimentation animales à l’époque moderne
16 h 00 – 16 h 25 : Michel Kreutzer (PU émérite éthologie, Nanterre) : La souffrance mentale des animaux : hier et aujourd’hui

 


Mercredi 13, UVSQ, Guyancourt (Maison de l’Etudiant Marta Pan, salle polyvalente ) 1, allée de l’Astronomie 78280 Guyancourt
Jeudi 14, Versailles, Grand Commun du Château (salle Le Nôtre) 1, rue de l’Indépendance américaine 78000 Versailles
Vendredi 15, UPN, Nanterre (Bâtiment Max Weber – Grande salle de séminaire) 200, av. de la République 92000 Nanterre

Pour la journée à Versailles nous sommes accueillis par le Centre de Recherche du Château de Versailles, inscription obligatoire auprès de :           
Evelyne Samamaevelyne.samama@uvsq.fr,
Franck Collard – fcollard@parisnanterre.fr

Source : DYPAC

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Séminaire – Histoire environnementale de la France médiévale et moderne (Métropole et colonies, XIIIe-XVIIIe siècle/début XIXe siècle)

Raphaël Morera chargé de recherche, CNRS / Groupe de recherche sur l’histoire de l’environnement (CRH-GRHEN)
Mickaël Wilmart   ingénieur d’études, EHESS / Groupe de recherche sur l’histoire de l’environnement (CRH-GRHEN)

Romain Grancher (chargé de recherche, CNRS) et Émilie-Anne Pépy (maîtresse de conférences, Université Savoie Mont-Blanc) participent à l’organisation du séminaire

Les histoires de la France − générales, thématiques (économique et sociale, culturelle, religieuse) ou géographiques (rurale, urbaine) − relèvent d’une forme historiographique et éditoriale éprouvée, encore renouvelée ces dernières années par des entreprises visant à saisir l’objet France par-delà le cadre national, en prêtant attention aux circulations transnationales et aux jeux d’échelle entre le national et le global. Partant d’une réflexion sur l’intérêt et les limites d’un tel cadrage, l’objectif de ce séminaire sera de réfléchir à la possibilité d’écrire une histoire environnementale de la France (moderne en l’occurrence). Centrée sur les interactions entre nature et société, la perspective environnementale invite plus généralement à prêter attention à la matérialité du monde, à l’agentivité des non-humains qui l’habitent et à la diversité des environnements (terrestres et aquatiques, ruraux et urbains, etc.) qui le composent. De ce point de vue, elle se signale par son potentiel heuristique et sa capacité à envisager à nouveaux frais tout un ensemble de grandes questions historiographiques. Il s’agira ainsi d’adopter cette perspective pour essayer de relire l’histoire de la France moderne. Comment le prisme environnemental peut-il enrichir l’histoire de l’État moderne, de la société d’Ancien Régime, de l’économie et des pratiques de connaissances sur le monde ? Quelles chronologies et quelles périodisations permet-elle de faire émerger ? Quelles ruptures et quelles continuités permet-elle d’identifier ? Bref, peut-on parler d’un Ancien Régime environnemental ? Autant de questions que nous essaierons d’aborder durant cette première année de séminaire en faisant une large place à nos objets et à nos terrains de recherche respectifs.

Ce séminaire sera organisé en partenariat avec le laboratoire LLSETI de l’USMB et le laboratoire FRAMESPA (UMR 5136).

5 mars 2024 : Penser le naturel  (XIIIe-XVe siècle), Mickaël Wilmart

19 mars 2024 : Penser le naturel (XVIe-XVIIe siècle), Raphaël Morera

2 avril 2024 : Mesurer et décrire le territoire (XIIIe-XVIIe s.), Raphaël Morera et Mickaël Wilmart

7 mai 2024 : Posséder et mettre en commun (XIIIe-XVIIe siècle), Raphaël Morera et Mickaël Wilmart

21 mai 2024 : Polluer, détruire, règlementer (XIIIe-XVIIe siècle), Raphaël Morera et Mickaël Wilmart

4 juin 2024 : Face aux éléments (XIIIe-XVIIe siècles), Raphaël Morera et Mickaël Wilmart

18 juin 2024 : Bilan

Source : EHESS

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Publication – « The Making of the Eastern Vikings. Rus’ and Varangians in the Middle Ages », éd. Sverrir Jakobsson, Thorir Jonsson Hraundal, Daria Segal

Historiography on the Vikings of the East — the Rus’ and the Varangians — has been both multiform and varied, but it has been invariably focused on actual historical events, and the extent to which these are accurately reflected in written sources. In contrast, very little attention has been paid up to now to the narrators behind these medieval accounts, to their motives in writing, or to the context in which they were working.

This volume aims to redress the balance by offering a re-examination of medieval sources on the Eastern Vikings and by highlighting ongoing ‘debates’ concerning the identities of the Rus’ and the Varangians in the medieval period. The chapters gathered here compare and contrast sources emanating from different cultures — Byzantium, the Abbasid Caliphate and its successor states, the early kingdoms of the Rus’, and the high medieval Scandinavian kingdoms — and examine what significance these sources have attached to the Rus’ and the Varangians in different contexts. The result is a new understanding of how different cultures chose to define themselves in relation to one another, and a new perspective on the history of the Scandinavian peoples in the East.

Table des matières :

Illustrations

Abbreviations

Introduction
Sverrir Jakobssen, Thorir Jonsson Hraundal, and Daria Segal

1. Rus’ Women in Islamicate Geography? Approaching a Study of Gender
Tonicha M. Upham

2. Varangians in Arabic Sources
Thorir Jonsson Hraundal

3. The Byzantine ‘Charm Defensive’ and the Rus’
Monica White

4. The West on the North in the East: Western Images of the Norse and the Rus’, 800–1250 AD
Ryan Fenster

5. The Concept of ‘Varangian Christianity’ Revisited
Ildar Garipzanov

6. Variagi, Nemtsy, Svei, and Urmane: Scandinavians in the Chronicle Writings of Medieval Rus’
Daria Segal

7. In Search of Haraldr harðráði’s Treasures
Fedir Androshchuk

8. Stories of Nordic Missionaries on the Eastern Way
Kjartan J. Richter

9. Remembering the Varangians: Cultural Memory and Lost Identities
Sverrir Jakobsson

10. Deconstructing Væringjasaga: Byzantine and Old Norse Perspectives on the Varangians and on Haraldr Sigurðarson
Roland Scheel

11. Origin Stories: The Kievan Rus’ in Ukrainian Historiography
Valur Gunnarsson

Works Cited

Index of Terms

Informations pratiques :

Source : Brepols

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Publication – Laura Endress, « Trajectoires textuelles de l’Hercule médiéval. Mythographie, historiographie et au-delà »

Le présent ouvrage aborde l’évolution du mythe d’Hercule au fil de sa transmission textuelle, de l’Antiquité à la fin de l’époque médiévale, en s’intéressant en particulier à la mythographie et aux commentaires des classiques, à l’historiographie et à l’Ovide moralisé.

Publié avec le soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Laura Endress, Trajectoires textuelles de l’Hercule médiéval. Mythographie, historiographie et au-delà, Paris, Classiques Garnier, 2024 ; 1 vol., 509 p. (Recherches littéraires médiévales, 42 ; Ovidiana, 3). ISBN : 978-2-406-15462-4. Prix : € 39,00.

Source : Classiques Garnier

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Publication – « De Bagdad à Constantinople. Le transfert des savoirs médicaux (XIe-XIVe siècles). Actes du colloque international de Reims, 24-25 mai 2018 », éd. Marie Cronier, Alessia Guardasole, Antoine Pietrobelli

Dans le processus de la translatio studiorum, deux étapes sont désormais bien connues: le mouvement de traduction des textes grecs en arabe dans la Bagdad abbasside aux IXe-Xesiècles et celui des traductions arabo-latines dans l’Occident médiéval entre le XIe et le XIVe siècle. Néanmoins les Byzantins ont longtemps semblé éloignés de ce vaste échange de savoirs circulant d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Explorant le phénomène peu étudié de la transmission des savoirs médicaux arabes à Byzance du XIe au XIVe siècle, ce volume collectif entend mettre en évidence la part active prise par les Byzantins à cette érudition pluriculturelle par une ouverture aux théories et aux pratiques médicales de leurs voisins orientaux et occidentaux. Le livre tente ainsi de retracer l’histoire de ce chaînon de transmission grâce à des enquêtes historiques et par l’étude philologique des traductions. Il offre, en outre, l’édition critique et la traduction de deux traductions arabo-byzantines inédites : le traité Sur le manuel de la santé d’après l’équilibre des six causes de Syméon Seth qui traduit partiellement les Tables de la santé (Taqwim al-sihha, en latin Tacuinum sanitatis) d’Ibn Butlan et une traduction anonyme de l’Épître sur l’oubli et son traitement d’Ibn al-Gazzar.

Table des matières : ici

De Bagdad à Constantinople. Le transfert des savoirs médicaux (XIe-XIVe siècles). Actes du colloque international de Reims, 24-25 mai 2018, éd. Marie Cronier, Alessia Guardasole, Antoine Pietrobelli, Louvain, Peeters, 2023 ; 1 vol., 318 p. (Orient & Méditerranée, 42). ISBN : 978-9-04295-244-7. Prix : € 68,00.

Source : Peeters

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Publication – « A United Europe of Things. Portable Material Culture across Medieval Europe », éd. Jakub Sawicki, Michael Lewis, Mária Vargha

This volume studies high and late medieval material culture in a Pan-European context. The idea of ‘unity of culture’ in Medieval Latin Europe is well known in historical texts, especially when it concerns the so-called ‘Europe North of the Alps’. This book investigates the similarities and differences in material culture between areas, regions and political entities and opens the dialogue for a more interregional discussion.

The editors acknowledge that there are numerous challenges in understanding the phenomenon the volume addresses, the fundamental one being defining (or even redefining) a common material culture of Europe. Important in determining this is greater appreciation of how objects reflect interactions between peoples, both local and foreign, which can be driven by a variety of factors, including trade, conflict and diplomacy etc. But just as important is observing the differences between ‘things’ across Europe, reflecting developments and transformations its cultural, social and economic history. These works are traditionally presented in isolation or at the local level, maybe even in very specialized tomes, as often it is thought their observation are not relevant to wider discourses. Conversely, what is clear, however, is that by interconnecting these seemingly introvert studies of specific artefact types or sites etc., readers can better appreciate the similarities and differences in material culture across Europe. This book is of interest to researchers in archaeology and material culture.

Table des matières : ici

Institute of Archaeology of the Czech Academy of Sciences in Prague, Prague, Czech Republic
Jakub Sawicki

Portable Antiquities Scheme, British Museum, London, UK
Michael Lewis

Department of Archaeology, Charles University, Praha, Czech Republic
Mária Vargha

Informations pratiques :

A United Europe of Things. Portable Material Culture across Medieval Europe, éd. Jakub Sawicki, Michael Lewis, Mária Vargha, New York, European Association of Archaeologists – Springer, 2023 ; 1 vol., XIII–135 p. (Themes in Contemporary Archaeology). ISBN : 978-3-031-48335-6. Prix : USD 99,00.

Source : Springer

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Publication – Jean-Pierre Devroey, « De la grêle et du tonnerre. Histoire médiévale des imaginaires paysan »

Pourquoi la grêle tombe-t-elle ici et pas ailleurs ? Qu’a-t-on fait au ciel pour que gronde le tonnerre ? Démunis face aux aléas de la nature, les paysans d’autrefois n’en ont pas moins toujours cherché à comprendre les causes des événements climatiques extrêmes. Au point de leur attribuer un sens moral ou symbolique que l’Église, et d’une manière générale tous ceux qui se croient détenteurs d’un savoir légitime, ont cru devoir rejeter comme superstition.
C’est le cas de l’archevêque de Lyon Agobard qui, dans les années 810, rédige un petit traité intitulé Sur la grêle et le tonnerre. Il y évoque ces « tempestaires », ou « escamoteurs » qui prétendent éloigner les intempéries en jetant des sorts. Tel est le point de départ d’une passionnante enquête qui porte sur la longue durée des imaginaires paysans, mais aussi sur l’histoire politique et intellectuelle de leurs pratiques sociales, ainsi que sur leurs stratégies pour maîtriser la nature.
Les oubliés de l’histoire, ceux qui n’ont guère droit de cité dans les sources écrites que produisent les élites, y retrouvent non seulement leur dignité, mais aussi leur capacité d’agir. Car elles sont fondées sur des rationalités pratiques dont ce livre entreprend l’archéologie sensible, à la recherche des « arrière-pays » du monde paysan.

Jean-Pierre Devroey est aujourd’hui l’un des médiévistes européens les plus savants et les plus inventifs. Eminent spécialiste des sociétés rurales du haut Moyen Âge et de l’histoire environnementale, il est professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles (ULB), membre de l’Académie royale de Belgique. Il a notamment publié La Nature et le roi. Environnement, pouvoir et société à l’âge de Charlemagne (740-820) (Albin Michel, 2019).

Informations pratiques :

Publication – Jean-Pierre Devroey, De la grêle et du tonnerre. Histoire médiévale des imaginaires paysan, Paris, Seuil, 2024 ; 1 vol., 448 p. (L’univers historique). ISBN : 978-2-02156-226-2. prix : € 26,00.

Source : Seuil

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