Appel à contribution – Revue « Scriptorium »

La revue internationale Scriptorium fête ses 80 ans en 2026. Placée sous la responsabilité éditoriale du Centre d’études des Manuscrits (ASBL, Bruxelles) et dont le secrétariat scientifique est assuré par l’IRHT, la revue accueille des contributions consacrées à la paléographie et la codicologie des manuscrits médiévaux, à l’histoire des bibliothèques anciennes et à tout objet en lien avec le monde des manuscrits. Scriptorium publie des articles et des « notes et matériaux », ainsi que des comptes rendus, en anglais, français, allemand, italien et espagnol. Les fascicules sont illustrés.

La revue est dirigée par un comité scientifique international, dont l’expertise permet de fournir aux lecteurs la sélection des publications de haut niveau. Sortant des perturbations dues à l’épidémie de COVID-19, Scriptorium cherche à retrouver son rythme éditorial et est en attente de nouveaux auteurs. Le comité de rédaction invite les chercheurs à publier dans la revue leurs travaux et les comptes rendus, en s’adressant au secrétariat de revue à l’adresse : revue-scriptorium@irht.cnrs.fr

Vous trouverez les normes de présentation des publications sur le site de la revue http://www.scriptorium.be.

Date de fin : jeu 29/02/2024 – 12:00

Source : IRHT

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Exposition – Le « Tupperware » de Bruegel, Aertsen & Co

Que penseront les archéologues de notre société dans 500 ans, lorsqu’ils exhumeront les vestiges de nos maisons ? Parmi leurs trouvailles, il y aura sans nul doute des objets en plastique, dont des récipients utiles au stockage, au transport et à la consommation de boissons, souvent désignés par le terme générique de « Tupperware ».

Leur équivalent à la fin du Moyen Âge et à l’époque moderne, ce sont les « pots de Cologne ».
Il s’agit de grès dits « rhénans » fabriqués dans la région rhénane mais aussi sur le territoire correspondant à l’actuelle Wallonie.



L’exposition « Le ‘Tupperware’ de Bruegel, Aertsen & co. », conçue par le Musée de la poterie à Raeren, leur est consacrée. Elle est adaptée et présentée à la Maison du patrimoine médiéval mosan (Bouvignes/Dinant) du 24 février au 15 septembre 2024.

Pintes, cruches, pichets, coupelles, bouteilles, gobelets… Toutes ces pièces sont mises en relation avec un florilège de reproductions de tableaux de peintres néerlandais et flamands des xvie et xviie siècles, sur lesquels ces grès sont représentés.

Un aperçu fascinant de la vie quotidienne de nos ancêtres, des plus modestes aux plus nantis !

Expo accessible du mardi au dimanche, 10h-17h 

Source : Maison du Patrimoine Médiéval Mosan

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Exposition – Les oubliés. Les ducs et duchesses capétiens de Bourgogne

Du 8 janvier au 30 septembre, explorez quatre siècles d’histoire bourguignonne aux Archives départementales de la Côte-d’Or.

Qui se souvient des guerres qui opposèrent le duc Hugues III et le roi de France à la fin du XIIe siècle ? Ou encore du moment où Dijon devint capitale du duché ? Qui se rappelle que les ducs de Bourgogne furent rois d’un royaume oriental ? Qui garde en mémoire l’expulsion des juifs du duché de 1306 ?

Les ducs de la maison capétienne de Bourgogne sont tombés dans l’oubli. Ces Oubliés ont pourtant tenu une place de premier ordre dans l’histoire du royaume de France ; ils ont gouverné le duché de Bourgogne pendant quatre siècles, entre les XIe et XIVe siècles.

Parce que les Oubliés sont aussi les Oubliées, l’histoire des duchesses et de leur gouvernement est retracée. L’occasion est ainsi faite de dresser une histoire du pouvoir au féminin.

Que pourra-t-on voir ?

L’exposition retrace l’histoire de cette dynastie et sort de l’ombre quatre siècles d’histoire bourguignonne à partir d’une sélection de :

  • documents originaux
  • portraits
  • récits d’événements

De 8h30 à 17h
Aux Archives départementales de la Côte-d’Or
8, rue Jeannin – 21000 DIJON

Source : Archives départementales de la Côte d’Or

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Publication – Léonard Dauphant, « René d’Anjou, prince en Lorraine. Espace, pouvoir et coutume entre France et Empire au XVe siècle »

René d’Anjou (1409-1480), duc de Bar et de Lorraine, a vécu entre deux cultures politiques, l’une étatique en France, l’autre horizontale en Empire. La Lorraine apparaît comme le laboratoire d’un pouvoir princier qui cherche à articuler la souveraineté et la coutume.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Léonard Dauphant, René d’Anjou, prince en Lorraine. Espace, pouvoir et coutume entre France et Empire au XVe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2024 ; 1 vol., 744 p. (Bibliothèque d’histoire médiévale, 36). ISBN : 978-2-406-15989-6. Prix : € 49,00.

Source : Classiques Garnier

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Publication – Arthur Westwell, « Roman Liturgy and Frankish Creativity. The Early Medieval Manuscripts of the Ordines Romani »

This incisive, in-depth study unearths the significance of a neglected group of early medieval manuscripts, those which transmit the Ordines Romani. These texts present detailed scripts for Christian ceremonies that narrate the gestures, motions, actions and settings of ritual performance, with particular orientation to the Roman church. While they are usually understood as liturgical, and thus lacking any particular creative flair, Arthur Westwell here foregrounds their manuscript permutations in order to reveal their extraordinary dynamism. He reflects on how the Carolingian Church undertook to improve liturgical practice and understanding, questioning the accepted idea of a “reform” aimed at uniformity led by the monarch. Through these manuscripts, Westwell reveals a diversity of motivations in the recording of Roman liturgy and demonstrates the remarkable sophistication of Carolingian manuscript compilers.

Arthur Westwell is a research assistant in the Faculty for Catholic Theology at the Universität Regensburg. His individual research project, in which he investigates Carolingian liturgical manuscripts, is supported by the Deutsche Forschungsgemeinschaft. He has held fellowships at the Pontifical Institute for Medieaeval Studies in Toronto, funded by the Mellon Foundation, and at the Universität Trier, with the Humboldt Stiftung.

Table des matières :

Introduction
1. The ‘Roman’ Collection of Ordines in Metz, Lorsch and Tours
2. The ‘Frankish’ Collection in Verona, Regensburg, Nonantola and Corbie
3. Unique Collections of the Ordines from Worms and Wissembourg, St Amand and St Gallen
4. Liturgical ‘Usefulness’ and Reading the ordines romani
5. Orders for the Stational Mass in Frankish Cities and Monasteries
6. The Ordo Romanus of the Baptismal Scrutinies
7. Ordines for Special Occasions, Ordination and the Ember Days: The Contribution of Arn of Salzburg
8. Layout, Script and Language of the Ordo Romanus Manuscripts
Conclusion.

Informations pratiques :

Arthur Westwell, Roman Liturgy and Frankish Creativity. The Early Medieval Manuscripts of the Ordines Romani, Cambridge, Cambridge University Press, 2024 ; 1 vol., 300 p. (Cambridge Studies in Palaeography and Codicology). ISBN : 978-1-00936-048-7. Prix : GBP 85,00.

Source : Cambridge University Press

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Colloque – Mobilités et échanges dans l’espace rhéno-mosan (IXe–XVe s.) / Mobilität und Austausch zwischen Rhein und Maas (9.–15. Jh.) / Mobility and Interaction the the Meuse-Rhine Region (9th–15th cent.)

Université de Namur
Faculté de Philosophie et Lettres
Amphithéâtre L33

Programme au format PDF : ici

Du royaume de Lothaire II à l’apparition des premières frontières étatiques modernes, l’espace rhéno-mosan fut une zone tangente entre deux grandes aires linguistiques et culturelles. Tensions politiques, courants artistiques et renouveaux spirituels ont continuellement marqué ce vaste territoire d’Utrecht à Bâle, de Cambrai à Cologne et Strasbourg. Après un premier colloque organisé en avril 2022 à l’Université de Trèves, cette deuxième rencontre pluridisciplinaire se donne pour objectif de réunir les doctorants et post-doctorants travaillant sur ce territoire autour de la thématique des mobilités et des échanges.

Vom Regnum Lotharii bis zum Auftreten der ersten frühneuzeitlichen Staatsgrenzen war die Region zwischen Rhein und Maas eine Berührungszone zwischen zwei großen Sprach- und Kulturräumen. Politische Spannungen, künstlerische Strömungen und spirituelle Reformbewegungen haben dieses weitläufige Gebiet von Utrecht bis Basel, von Cambrai bis Köln und Straßburg fortlaufend geprägt. Nach einer ersten Tagung, die im April 2022 an der Universität Trier stattfand, hat sich dieses zweite interdisziplinäre Treffen zum Ziel gesetzt, Nachwuchswissenschaftler/innen (Promovierende und Postdocs), die sich mit diesem Gebiet auseinandersetzen, zum Thema Mobilität und Austausch zusammenzubringen.

Throughout the Middle Ages, from the kingdom of Lothar II to the creation of the first modern state boundaries, the region of the Rhine and Meuse lay at the crossroads between two big linguistic and cultural areas. Political tensions, artistic currents and waves of spiritual renewal continually crossed this vast territory, stretching from Utrecht to Basel and from Cambrai to Cologne and Strasbourg. After a first conference organized in April 2022 at the University of Trier, this second multidisciplinary encounter aims to bring together PhD students and post-doctoral researchers working on mobility and interactions in this region.

Programme

11h00 – Mot de bienvenue | Begrüßungswort | Welcome Word

Jean-François Nieus (UNamur–FNRS)

11h10 – Introduction | Einführung | Introduction

11h30 – Conférence inaugurale | Impulsvortrag | Keynote Lecture
Matthieu Pignot (UNamur–KBR) : Augustine’s pastoral works in circulation across the Carolingian world in the ninth and tenth centuries

12h30 – Déjeuner | Mittagessen | Lunch

13h30 – Échanges littéraires et construction d’identités | Literarischer Austausch und Identitätsbildung| Literary Exchanges and Construction of Identities.

Mod. : Matthias Rozein (ULiège–FNRS)

  • Catherine Rosbrook (UGent) : What Maketh the Monk? Reflections and Debates on Monastic Identity in Central-Medieval Lotharingia
  • Johannes Büge (Heidelberger Akademie der Wissenschaften) : Tituli zwischen Rhein und Maas. Literarische Innovation und Rezeption der Poesie des Frühmittelalters

14h30 – Pause

15h00 – Mobilité monastique | Monastische Mobilität | Monastic Mobility.

Mod. : Eléonore Venturelli (UCLouvain–Université de Poitiers–FNRS)

  • Lene Ten Haaf (KU Leuven) : Manuscripts on the Move: The Echange of Normative Texts Supporting the vita canonica in the Church Province of Reims (9th–12th Century)
  • Qianyu Wang (UGent) : The Earliest Cases of Abbatial Profession of Obedience in the Ordination: A Comparative Study of Northern France and Burgundy
  • Elise Bidon (Université de Lorraine–UNamur) : Entre prière et échanges : les interactions entre communautés monastiques à la frontière linguistique du duché de Lorraine (XIIe–XVe s.)

16h30 – Pause

17h30 – Conférence du soir | Abendvortrag | Evening conference
Bastien Dubuisson (UNamur) : Une culture hagiographique en transmission. Textes, manuscrits et hagiographes à Trèves (ca. 1450–ca. 1520)

09h00 – Échanges urbains | Städtischer Austausch | Urban Exchanges.

Mod. : Antoine Lazzari (Université du Luxembourg)

  • Amélie Marineau-Pelletier (Université Paris-I Panthéon-Sorbonne) : Metz, les paraiges et l’aristocratie lorraine (1350–1550) : les stratégies matrimoniales au prisme des humanités numériques
  • Hanna Schäfer (FAU Erlangen-Nürnberg) : Interurbaner Kontakt und Austausch in der spätmittelalterlichen Moselregion: Fallstudien aus Trierer und Metzer  Quellen des 15. Jahrhunderts

10h00 – Pause

10h30 – Mobilité et pouvoir | Mobilität und Macht | Mobility and Power.

Mod. : Robin Moens (RWTH Aachen University–UNamur)

  • Camille Rutsaert (UCLouvain–UCLouvain Saint-Louis Bruxelles) : Jeanne de Brabant (1322–1406) à travers ses terres. 84 ans de voyages dans les principautés des Pays-Bas
  • Lison Vercammen (Université du Luxembourg–UCLouvain) : Itinéraires d’une gouvernante-générale au XVIe siècle : la mobilité de Marie de Hongrie dans les anciens Pays-Bas (1531–1555)
  • Caroline Galla (RWTH Aachen University) : Die Etablierung der Vogtei vom Hespengau im Hochmittelalter (Ende 10.–12. Jahrhundert)

12h00 – Pause

12h30 – Conclusion | Schlussbetrachtung | Conclusion

Lina Schröder (Paris-Lodron-Universität Salzburg)

Organisation : Bastien Dubuisson (UNamur), Robin Moens (RWTH Aachen University–UNamur), Matthias Rozein (ULiège–FNRS), Éléonore Venturelli (UCLouvain–Université de Poitiers–FNRS).

Source : PraME

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Séminaire – Histoire des bibliothèques anciennes (2023-2024)

La section de Codicologie, histoire des bibliothèques et héraldique de l’IRHT organise un séminaire-atelier consacré aux recherches en cours sur les bibliothèques du haut Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle. Commencé dans le cadre du projet BiblIFraM financé par l’ANR (Les bibliothèques, matrices et représentations des identités de la France médiévale, 2008-2012), le séminaire se veut un lieu de rencontre et d’échanges pour les chercheurs et les universitaires qui s’intéressent à l’histoire des livres et des textes.

Les séances auront lieu un jeudi par mois, de 10h à 12h, au Campus Condorcet, à partir du jeudi 8 février 2024.

  • Jeudi 8 février 2024 (salle 0.006) – Claudia RABEL & Jérémy DELMULLE (IRHT), Deux bibliothèques d’érudits milanais (XVIIe-XIXe siècles) : de Pirro De’ Capitani à Ercole Silva Jeudi
  • 7 mars 2024 (salle 0.006) – Angela COSSU (EPHE-PSL), Les bibliothèques de la famille Farnèse dans la Rome du XVIe siècle. Étude des inventaires anciens
  • Jeudi 4 avril 2024 (salle 0.007) – Cristina SOLIDORO (Università di Bologna), Manuscrits réemployés dans les registres de la Maison d’Este : considérations pour l’histoire des archives et des bibliothèques
  • Jeudi 2 mai 2024 (salle 0.007) – Emmanuelle CHAPRON (Aix-Marseille Université – EPHE-PSL), Prêter/emprunter à la Bibliothèque du roi (1684-1792)
  • Jeudi 6 juin 2024 (salle 0.007) – Arthur de TOCQUEVILLE (Sorbonne Université), L’érudit et bibliophile bourguignon Jacques-Auguste de Chevanes (1624-1690) et les bibliothèques anciennes
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Appel à contribution – Receptions of Medieval Spirituality of the Low Countries and the Rhineland in Early Modern Europe

Louvain-la-Neuve, 27-29 November 2024

The objective of this interdisciplinary conference is to examine the receptions in early modern Europe of the medieval spiritual currents of the Low Countries and the Rhineland, encompassing all their facets (theology, mysticism, pastoral, devotion). In the context of the Reformation and under the leadership of Peter Blomevenna, Johannes Lanspergius and Laurentius Surius, the Charterhouse of Cologne played a significant role in translating and publishing mystical and ascetic texts by Jan van Ruusbroec, Henry Suso, Johannes Tauler, Dionysius the Carthusian, and the Evangelical Pearl (Chaix 1981, Hoenen 2008, Fournier 2018, Wehrli-Johns 2018). On the other hand, the implicit influence of authors from the Devotio Moderna, such as Geert Grote, Florens Radewijns, Gerard Zerbolt van Zutphen, Thomas a Kempis, Wessel Gansfort, and Jan Mombaer, on early modern spiritualities, including those of Erasmus and Ignatius of Loyola, is widely acknowledged (Watrigant 1897, Bataillon 1937, O’Reilly 2021). Several currents in the early modern period testify to these legacies and demonstrate their reciprocal interactions. The circle of Richard Beaucousin, comprising of François de Sales, Barbe Acarie, and Pierre de Bérulle in seventeenth-century France (Bremond 1916-1936, Orcibal 1959, Cognet 1968), along with the collections of Maximilian Van der Sandt and Pierre Poiret, which were distributed across Europe (Dekoninck-Guiderdoni 2019), are just a few instances.

By distinguishing between “explicit reception” and “implicit reception” (Falque- Guiderdoni 2022), this conference aims to address the historical processes of this transmission. Existing studies have researched individual authors (Duval 1966, Gueullette 2012, Schepers et al. 2021, Schepers 2022), but a broader perspective on

this matter is still lacking. The objective is also to go beyond the dichotomy between the medieval and early modern periods (Ferrer et al. 2019-2021), which remains prevalent in studies of intellectual and cultural history, while emphasising the specificities of the period under consideration that impact the circulation of doctrines, texts, images, and practices, within and across countries and religious orders. We welcome submissions including, but not limited to, the following themes and disciplines:

Legacies: Doctrinal and Intellectual History
Circulations: History of Literature and the Arts (discourses, figures, images, quotations, literary themes and genres)
Networks: Editorial History (translation, publication and distribution of texts, from manuscript to print), Institutional and Social History (actors and actresses)

The conference will take place from 27 to 29 November 2024 at UCLouvain (Louvain- la-Neuve, Belgium). Proposals (max. 500 words), together with a short CV (max. 1 page), should be sent by 29 February 2024 to norihiromorimoto@gmail.com and thor- oona.pignarre@uclouvain.be. Papers, in French and English, should be no longer than 25 minutes. A selection of papers from these presentations will result in a publication.

Organisation committee:

• Ingrid Falque (FNRS-UCLouvain)
• Agnès Guiderdoni (UCLouvain)
• Norihiro Morimoto (University Rennes II)
• Thor-Oona Pignarre-Altermatt (University of Lille-UCLouvain) • François Trémolières (University Rennes II)

Scientific committee:

• Xavier Hermand (University of Namur)
• Racha Kirakosian (University of Freiburg-im-Breisgau ) • Mariel Mazzocco (University of Geneva)
• Kees Schepers (University on Antwerp)

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Appel à contribution – Les loisirs au service du plaisir : entre oisiveté, distraction et contemplation

Jeudi 11 avril 2024

Résumé.

Chaque année, l’association des jeunes chercheuses et chercheurs inscrits en Master et en Doctorat en Sciences Humaines et Arts à l’Université de Poitiers (JANUA), organise une journée d’études. Cette journée interdisciplinaire, ayant à vocation de valoriser les travaux de jeunes chercheurs (étudiants de Master 2, doctorants et post-doctorants), portera cette année sur la thématique des loisirs.

Trois axes interprétatifs se distinguent nettement. Le premier, celui de l’oisiveté, envisage les loisirs à l’aune de leur tension entre disponibilité, nonchalance et labeur. Le deuxième, consacré à la distraction, en explore la nature d’échappatoire voire d’exutoire. Enfin, le troisième et dernier axe portant sur la contemplation envisage finalement les loisirs comme démarche intellectuelle de perception et de représentation du monde.

Chaque communication fera également l’objet d’une publication dans la revue associée Les Annales de Janua l’an prochain, et dont nous célébrons cette année la dixième année de parution.

Argumentaire.

Les Journées Jeunes Chercheurs sont des journées d’études annuellement organisées par l’association JANUA, laquelle réunit les jeunes chercheurs inscrits en master et doctorat à l’Université de Poitiers, des laboratoires HeRMA (Hellénisation et Romanisation dans le Monde Antique), CESCM (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale) et CRIHAM (Centre de Recherches Interdisciplinaires en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie). Ayant à vocation de valoriser les travaux entrepris par de jeunes chercheurs (étudiants de Master 2, doctorants et post-doctorants), ces journées sont par nature interdisciplinaires et concernent toutes les périodes historiques. Les communications au programme sont également destinées à être publiées dans la revue scientifique de l’association, Les Annales de Janua, dont nous célébrons cette année le dixième volume paru.

Naturel pendant du travail auquel nous nous consacrons, et parfois présenté comme son plus parfait antonyme, le loisir désigne d’abord, d’après le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL), la “possibilité, [la] liberté laissée à quelqu’un de faire ou de ne pas faire quelque chose”. Aujourd’hui, nous l’entendons davantage comme le “temps dont on a la libre disposition pour faire quelque chose” ; un glissement sémantique semble donc s’être opéré entre la capacité individuelle, en vertu ou en dépit d’une instance culminante, vers l’infime et insaisissable instant s’insérant entre deux moments de labeur. Une temporalité dont nous souhaitons interroger le long temps, et les évolutions de l’Antiquité au Contemporain. 

Le loisir intéressa le monde scientifique avant même la conception de l’Université, en ce qu’il était la condition même de l’exercice intellectuel. Fait fort répandu, le terme ”école” nous parvient par exemple du latin schola (le loisir studieux, la leçon), lui-même emprunté du grec σχολη (litt. “l’arrêt du travail”, au sens de temps consacré à l’étude ; désigne également la leçon ou le groupe de personnes la recevant). Plus qu’une recherche consacrée au loisir, force est de constater que le loisir est constituant de la recherche – que celle-ci tint longtemps du moment de plaisance. Ainsi pourrions-nous par exemple faire dire à Jacques Le Goff, lorsqu’il déclarait que “le plaisir doit guider la recherche”, qu’il doit également guider le loisir. Une tension semble tout naturellement se dessiner entre ce labeur qui est le nôtre, le temps nécessaire à sa pratique, ainsi que le plaisir qu’il procure. 

Devant cet état de fait, nous souhaitons interroger les différentes pratiques du loisir, quel qu’il soit – sérieux ou non, individuel ou collectif, régulier ou sporadique – à travers les différentes époques, et son apparente fonction ancillaire vis à vis du plaisir né de son exercice. À cette fin, nous pouvons envisager trois axes : 

  • L’oisiveté : c’est-à-dire “l’état d’une personne qui ne fait rien, momentanément ou de façon durable, qui n’a pas d’occupation précise ou n’exerce pas de profession”. On lui connaît également un emploi péjoratif, au sens de “l’indolence, de la paresse”. Une parfaite inactivité donc, qu’elle soit laudative ou dépréciative, dans laquelle repose précisément la possible réalisation du loisir. Il faut néanmoins reconnaître que l’oisiveté eut longtemps mauvaise presse : présentée comme état ennemi de la vertu chez les auteurs anciens, elle était également l’avatar du vice pour la plupart des auteurs chrétiens. Dans des cités que rythmait le travail journalier, l’oisiveté était un signe de dérèglement des mœurs : à l’époque moderne, on trouve sous la plume des réformateurs protestants la productivité comme seule voie possible du perfectionnement moral. Aux XVIIIe et XIXe siècles, l’oisiveté est le privilège des rentiers, pour lesquels travailler est signe d’infamie – songeons à ce titre aux écrits de Baudelaire ou Balzac caractérisant le dandy comme parfaitement oisif et n’ayant pour d’autre occupation que sa personne. Au lendemain de l’industrialisation cependant, il semble que nous retournions peu à peu vers l’idée de repos que vantaient tant les anciens (“Danda est animis remissio […]” Sénèque, De Tranquillitate animi, XVII, 4-8) ; un temps de répit nécessaire, assurant à l’esprit une efficacité future, et dont il ressort (toujours selon les mots de Sénèque), “meilleur et plus affuté” (“[…] meliores acrioresque requieti surgent”, ibid).
  • La distraction : une “inattention, [une] inapplication de la pensée aux choses dont on devrait s’occuper”, ou encore le “résultat de cette inattention”. Dans cette perspective, les loisirs constituent aussi bien l’objet de la distraction que son fruit, son produit. Se présentant comme véritable échappatoire nous délivrant du joug pesant du quotidien (le neg-otium), ils sont à la fois un moyen et une fin. D’échappatoire en exutoire donc, une configuration dans laquelle le plaisir que suscite le loisir apparaît comme un détournement du souverain bien – le travail et le labeur. La distraction peut en effet être connotée négativement, comme la fuite résultant de la paresse ou de la procrastination. La distraction peut également être un fait de l’altérité : on est distrait par quelque chose, par quelqu’un. Quoique les supports servant la distraction – qu’ils appartiennent à la culture matérielle ou immatérielle – se diversifient grandement au cours des siècles, force est de constater que nous assistons à un va-et-vient cyclique des pratiques individuelles et collectives des loisirs jugés distrayants. Envisagés tout d’abord comme temps de réunion des individus (comme ce fut par exemple longtemps le cas du théâtre), nous assistons depuis le XXe siècle à l’irruption de loisirs d’ordre domestique ; lesquels suscitent une standardisation de ces distractions : c’est l’avènement de la télévision, d’internet, du flux continu d’informations que permet le smartphone – tous souvent considérés comme la plus parfaite némésis de la productivité. Il est cependant évident que ces nouveaux loisirs entraînent une autre forme de plaisir, lequel se constitue plus précisément en nouvelle interface de rapprochement des individus.
  • La contemplation : elle est le “regard ou [la] considération assidue qui met en œuvre les sens (visuel, auditif) ou l’intelligence, et concerne un objet souvent digne d’admiration”. Un élan donc, presque synesthésique du loisir, dans lequel l’ensemble des sens est mobilisé afin de susciter le plaisir. L’objet motivant la contemplation de l’individu peut lui être présent ou non, visible de lui ou non. L’état, le loisir contemplatif s’envisage ainsi comme moyen de saisir, de percevoir le monde qui nous entoure – voire comme manière de nous l’approprier, notamment par la création artistique. Il est certes de ceux qui suscitent une émotion esthétique (songeons ainsi à la déambulation muséale), mais qui encouragent également la représentation. Le promeneur solitaire rêve ainsi à un autre monde en posant ses yeux alanguis sur les artefacts de celui qu’il arpente. Un instant de flottement, qu’il soit ou non plaisant, physique ou intellectuel, qu’il soit hors de la frénésie contemporaine ou que celle-ci en soit le sujet ; un instant infini au cours duquel ce n’est plus l’Homme qui arpente le monde, mais bien le monde qui trouve son chemin en l’Homme. 

Modalités de contribution.

Les propositions de communication (environ 500 mots), accompagnées d’une bibliographie indicative, d’une brève présentation du communicant (mentionnant notamment son laboratoire et son université de rattachement, son ou ses directeurs de recherche ainsi que, le cas échéant, une liste de travaux d’ores et déjà publiés) ainsi que d’un CV doivent être envoyées avant le 5 mars à l’adresse suivante : association[dot]janua[at]gmail[dot]com .

Une réponse sera communiquée aux intervenants retenus aux alentours du 18 mars. L’évènement se déroulera sur une journée, le repas du midi sera ainsi pris en charge par l’association, ainsi que les frais de transport des communicants voyageant en train (éventuellement en avion). Les conférences pourront également se dérouler en distanciel.

Ces journées d’études ayant à dessein de valoriser les travaux des jeunes chercheuses et chercheurs, les propositions émanant des étudiants de deuxième année de Master, des doctorants et des chercheurs en post-doctorat seront étudiées en priorité.

Les communications retenues ont vocation à être publiées l’année suivante dans la revue des Annales de Janua.

Comité scientifique

  • Mathilde Carrive, HeRMA, maîtresse de conférences en histoire de l’art et archéologie antique.
  • Andrzej Chankowski, directeur d’HeRMA, professeur d’histoire grecque.
  • Pierre-Marie Joris, CESCM, maître de conférences en littérature médiévale.
  • Marie-Luce Pujalte-Fraysse, CRIHAM, maîtresse de conférences HDR en histoire de l’art moderne.
  • Thierry Sauzeau, CRIHAM, professeur d’histoire moderne.
  • Alexandre Vincent, HeRMA, maître de conférences en histoire romaine.
  • Cécile Voyer, directrice du CESCM, professeur d’histoire de l’art médiéval.

Comité d’organisation : Association Janua.

  • Paul WEIBEL (CESCM, Master II Mondes Médiévaux en histoire médiévale ; président).
  • Alexis MINAULT (CESCM, Master II Mondes Médiévaux en histoire de l’art et littérature médiévale ; vice-président).
  • Ilona CORDEAU (CESCM, Master II Mondes Médiévaux en archéologie médiévale ; trésorière).
  • Sarah MACONNERIE (CESCM, Master II Mondes Médiévaux en histoire de l’art médiéval ; vice-trésorière).
  • Léa DECHAMP (HeRMA, Doctorante en histoire de l’art et archéologie antique ; secretaire)
  • Aliénor RABEAU (CESCM, Master I Mondes Médiévaux en histoire de l’art et archéologie médiévale ; chargée de communication).
  • Jeanne LEDAN (CESCM, Master I Mondes Médiévaux en histoire de l’art médiéval ; responsable des sorties).

Date, lieu et format de l’évènement.

La journée du jeudi 11 avril 2024.

Université de Poitiers, campus centre-ville [sera précisé ultérieurement]

Semi-présentiel. Les communications pourront être assurées à distance, de même que le suivi de la journée d’études. 

Contact.

Toute question peut être adressée au courriel de l’association : association [dot] janua [at] gmail [dot] com .

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Offre d’emploi – Lecturer in History (University of St Andrews)

Start Date: 15 August 2024

We wish to appoint a Lecturer within the School of History.

You will be a scholar with a growing international research reputation in Ottoman and/or Middle Eastern history in the period c.1400-c.1800, and commitment to delivering high quality teaching within the broad field of Middle Eastern history. The successful candidate will be expected to have a range of interests, to be active in research publication that strengthens or complements that of the School and to be capable of teaching the subject to undergraduate and taught postgraduate students from a wide range of backgrounds.

Candidates should hold a PhD in a cognate discipline. Excellent teaching skills and an interest in promoting knowledge exchange are essential.  You should also have some familiarity with grant seeking processes in relation to research councils and other sources.

Employees of the University have access to a wide range of staff benefits including:

  • Annual leave of 34 days, plus 5 public holidays
  • Financial contribution to relocation
  • Membership of the USS Pension Scheme with generous employer contributions
  • A hybrid working environment, including partial homeworking where appropriate and a range of family friendly policies
  •  Staff discount scheme for local and national goods and services
  • Free staff parking, employee Carshare and Cycle to Work Schemes and subsidised local bus travel
  • Subsidised sports membership, reduced tuition fees on degree programmes for staff/children of staff, access to library facilities, salary sacrifice scheme and a range of wellbeing initiatives

Informal enquiries can be directed to Dr Angus Stewart, Head of Middle Eastern History (ads@st-andrews.ac.uk) or Professor Bridget Heal, Head of School (hhis@st-andrews.ac.uk).

Applications are particularly welcome from women, people from the Black, Asian and Minority Ethnic (BAME) community, and other protected characteristics who are under-represented in academic posts at the University. We also welcome applications from candidates who have had recent career breaks or other non-linear career paths (we invite you to describe any such circumstances in your covering letter).

Equality, diversity and inclusion are at the heart of the St Andrews experience.  We strive to create a fair and inclusive culture demonstrated through our commitment to diversity awards (Athena Swan, Carer Positive, LGBT Charter and Race Charters). We celebrate diversity by promoting profiles of BAME, LGBTIQ+ staff and supporting networks including the Staff BAME Network; Staff with Disabilities Network; Staff LGBTIQ+ Network; and the Staff Parents & Carers Network.  Full details available online: https://www.st-andrews.ac.uk/hr/edi/

Interview date: Tuesday 30 April 2024

Please quote ref: AD5759DM

Further particulars: AD5759DM FPs.doc

Source : Jobs.ac.uk

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