Séminaire – Séminaire Terrae 2023-2024

Université Toulouse – Jean Jaurès

Contact : terrae@univ-tlse2.fr

29 septembre2023 (BEM)
Autour de saint Jacques à Toulouse
Michelle Fournié, Émilie Nadal, Fernand Peloux

5 avril 2024 (MDR, D 31 et ODG, amphi 4)
Histoires de scripteurs et de notaires
Simone Balossino, Hélène Débax, Didier Panfili

3 mai 2024 (MDR, D 31)
Du milieu à la forme : regards croisés autour des phénomènes urbains médiévaux
organisé par Eric Chabane et Angélique Van de Luitgaarden.

17 mai 2024 (MDR, F 422-423)
Actualité régionale en archéologie moderne et contemporaine
organisé par Bastien Lefebvre et Amandine Dubois Landrin

31 mai 2024 (MDR, D 31)
Les communautés d’habitants et leurs sources
Vincent Challet et Pierre Chastang sur Montpellier, Lionel Germain sur Villeneuve-d’Aveyron et Najac, Nicolas Minvielle et Jérôme Belmon sur le Minier

7 juin 2024 (BEM)
Des Wisigoths aux musulmans. Histoire et archéologie de la Narbonnaise
Laurent Schneider, Céline Martin, Florian Gallon, Sébastien Gasc

14 juin 2024 (MDR, D 30)
Recherches récentes sur la construction en bois en Occitanie, entre Moyen Âge et Époque moderne
organisé par Bastien Lefebvre et Léa Gérardin (projet BOSCA)

29 juin 2024 (Saint-Gaudens)
Le flottage entre France et Espagne, entre plaine alluviale et milieu torrentiel
organisé par Anh Linh François et Clément Venco (projet BOSCA)

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Colloque – Archeologia Mediaevalis 2024

Inscription : ici

En Belgique, l’archéologie médiévale et celle des Temps Modernes ne prit son envol qu’au début des années 1970.

Les fondateurs d’AM firent partie des précurseurs de l’archéologie médiévale en Belgique.

Ils eurent conscience qu’il était indispensable d’informer les chercheurs le plus vite et le plus simplement possible des travaux en cours pour les mettre en contact et leur permettre de nourrir leurs réflexions. C’est ce but que poursuit encore aujourd’hui Archaeologia Mediaevalis.

La participation au colloque s’élève à :
– 60 € pour les deux journées
– 35 € pour une journée
– 30 € pour les étudiants (pour les 2 journées)

Les informations relatives au paiement vous seront communiqués par email une fois votre inscription enregistrée. Il n’y aura pas de paiement sur place.

Lundi / Maandag / Montag 11/03/2024

Journée thématique / emadag : L’archéologie, science auxiliaire de l’Histoire ? / emadag : Archeologie, een hulpwetenschap van de Geschiedenis? / ementag : Archäologie, Hilfswissenschaft der Geschichte ?

09.00 Accueil / Onthaal / Empfang

09.30 Mot de bienvenue de Sophie Denoël, inspectrice générale f.f. de l’Agence wallonne du Patrimoine

09.40 Laetitia Puccio & Frederic Chantinne, Vous avez dit auxiliaire ? Retour sur le colloque « Sources ! de l’archéologie au fond d’archives », Moulins de Beez 14-15 décembre 2023

10.10 Marie-Christine Laleman, Over het samengaan, of niet, van materiële en geschreven bronnen in Gent (O. Vl.)

10.40 Dirk Callebaut, Clio et l’archéologue : a neverending story. Comment la rencontre de l’archéologie et de l’histoire est mise en pratique dans la recherche de sites médiévaux quand on est à la fois historien et archéologue

11.00 Café / Koffe / Kaffee

11.30 Anton Ervynck, Jan Moens & Wilfried Vernaeve, Terug naar de bron(nen). Het samengaan van historisch en archeologisch onderzoek van vroegere voedingspatronen

12.00 Alexander Lehouck, Materiële en geschreven bronnen in het boerderijonderzoek: problemen en uitdagingen met voorbeelden uit Koksijde

12.40 Lunch

13.45 Paulo Charruadas & Philippe Sosnowska, Sources écrites et études archéologiques sur le bâti ancien bruxellois

14.15 Lennert Lapeere, Stadstopogra sche reconstructie van de Ieperse buitenwijken tussen 1250 en 1400. Hoe archeologie, geschiedenis en cartogra e elkaar aanvullen

14.45 Karen Minsaer & Katelijne Geerts, Archiefbronnen en archeologisch onderzoek werpen licht op de 16de-eeuwse stadsversterking, het megabouwproject van Karel V. (Antw.)

15.15 Café / Koffe / Kaffee

15.45 Heidi Deneweth, Huizenonderzoek Brugge (W.-Vl.) – Archeologen en historici in overleg
16.15 Jelle Demulder & Tim Soens, Interactie tussen historisch en archeologisch onderzoek in Deinze

(O-Vl.)
16.45 Philippe Mignot, De l’archéologie nationale à l’archéologie médiévale 17.15 Stephane Demeter, Échange et synthèse / Discussie en samenvatting

Mardi / Dinsdag / Dienstag 12/03/2024

09.00 Accueil / Onthaal / Empfang

09.30 Antoine Baudry, Sylvie Byl, Paulo Charruadas, Ann Degraeve, Stephane Demeter, Valérie Ghesquiere, Sylvianne Modrie, Philippe Sosnowska, Julie Timmermans, Benjamin Van Nieuwenhove & Armelle Weitz, Urbanisation et première enceinte à Bruxelles au quartier Sainte-Catherine au travers de quelques fouilles récentes (Br.)

09.45 Jan Coenaert & Pedro Pype, Aanvullende inzichten in de afbakening van de castrale ringwal te Veurne (West-Vlaanderen)

10.00 Alain Henton, Maubeuge (Nord, France) « La Clouterie », fouille 2022/2023. En fond de vallée de Sambre, d’importants aménagements de berges du xv e siècle et un béguinage médiéval et moderne (xiii e-xvii e siècles)

10.15 Tomas Bradt, Grootschalig archeologisch stadskernonderzoek Gent Academie (Oost-Vlaanderen) 10.30 Yannick Devos & Koen De Groote, Het verhaal in de vloer: de micromorfologische studie van laatmiddeleeuwse vloerlaagjes op de site Ieper De Meersen (W.-Vl.)

10.45 Café / Koffe / Kaffee

11.15 Catherine Bauwens, Étude archéologique de plusieurs édi ces verviétois
11.30 Bea De Cupere & Koen Lock, De watertoestand van de Zenne in laatmiddeleeuws Brussel (Br.) 11.45 Tim Bellens, Lies Dierckx, Veerle Hendriks & Anne Schryvers, Archeologisch bodemonderzoek in Antwerpen in 2023: enkele hoogtepunten
12.00 Jean-Yves Dufour, Le grenier est dans nos murs. Quelques repères pour l’identifier en élévation

12.15 Lunch

13.45 Louise Hardenne & Patrice Gautier, Le grand enclos de l’abbaye de Forest, cloture et quartier agricole. Nouvelles données archéologiques (Bxl-Capitale)

14.00 Katrien Van De Vijver, Marie Vanhuysse, Valerie Ghesquière & Julie Timmermans, Studie van de menselijke resten die werden opgegraven in het oude Minderbroedersklooster onder de Beurs van Brussel (BHG)

14.15 Marie Verbeek, Pierre-Hugues Tilmant, Sarah Cremer, Justine Lohay &
Nicolas Ruffini-Ronzani
, L’abbaye Notre-Dame du Vivier à Marche-les-Dames. Un monastère cistercien réformé du xv e siècle : sources archéologiques, dendrochronologiques et archivistiques

14.30 Patrice Gautier, Armelle Weitz, Mathieu Boudin, Sarah Cremer, Louise Hardenne & Sylvianne Modrie, Plafond, charpente en berceau apparente ou lambrissée – le couvrement en bois de la nef au tournant des xiv e et xv e siècle ; les exemples de la chapelle de Marie-la-Misérable et la chapelle de Stalle (Woluwe-Saint-Lambert et Uccle – Br.)

14.45 Café / Koffe / Kaffee

15.15 Emanuel Bodart & Jean Plumier, « Le Saint-Gilles à Namur : Parle-m’en ! » Le Grand Hôpital de Namur revisité par l’intégration des enquêtes archéologique et archivistique

15.30 Florence Close, Sophie De Bernardy De Sigoyer, Emmanuel Delye, Denis Henrard & Line Van Wersch & Guillaume Wymmersch, Reprise des recherches sur le site de la colline de Chèvremont (Chaudfontaine, Lg.)

15.45 Julien Adam, Résultats préliminaires des opérations archéologiques menées au château de Moha (Wanze, Lg.)

16.00 Ann Defgnée, L’enclos Al’Tour à Buresse. Archéologie d’un hameau condruzien (VIIe-XXe s.) 16.15 Verre de l’amitié / drink / Empfang

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Publication – « L’habitat fortifié de Colletière à Charavines et le pays du lac de Paladru au XIᵉ siècle », éd. Michel Colardelle, Jean-Pierre Moyne, Éric Verdel

L’habitat subaquatique fouillé dans le lac de Paladru occupait entre 1006 et 1040 un tertre légèrement émergé du fait des conditions météo-climatiques contemporaines. Séparé de la rive par une dépression marécageuse franchie par une passerelle, il se composait de trois bâtiments de bois défendus par une forte palissade. Le bâtiment central était, à en juger par sa morphologie et la qualité de sa construction, le mobilier et les restes alimentaires préservés par l’eau qu’il a livrés, la demeure de la cellule sociale dominante, une famille de milites dont la plupart des aspects de la vie quotidienne peuvent être restitués. Les sources historiques et les données résultant de l’étude des sites archéologiques voisins antérieurs, contemporains et postérieurs, font retenir l’hypothèse d’un groupe de colons armés envoyés par l’ancêtre des seigneurs de La Tour dans le cadre de l’occupation à visée politique et économique d’un fisc royal qu’ils contrôlaient aux limites de leur seigneurie émergente.

Informations pratiques :

L’habitat fortifié de Colletière à Charavines et le pays du lac de Paladru au XIᵉ siècle, éd. Michel Colardelle, Jean-Pierre Moyne, Éric Verdel, Caen, Presses universitaires de Caen, 2024 ; 2 vol., 1100 p. (Publications du Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales). ISBN : 978-2-38185-214-0 . Prix : € 100,00.

Source : Presses universitaires de Caen

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Publication – Étienne de La Vaissière, « Asie centrale 300-850. Des routes et des royaumes »

L’Asie centrale forme le coeur des échanges eurasiatiques médiévaux, ce que l’on appelle, pas totalement à tort, la « route de la soie ». Caravanes et conquérants, moines et artistes, tous passent par Samarcande, Dunhuang ou Bactres, pour aller de la Chine à Byzance ou de l’Iran et l’Inde à la steppe. C’est l’époque de la première globalisation, mille ans avant l’expansion européenne. Mais cette histoire est en lambeaux, et, à l’apogée de ces contacts, de la chevauchée des Huns au quatrième siècle de n.è. à la fin de l’empire tibétain et à l’islamisation au neuvième siècle, jamais aucun ouvrage, dans quelque langue que ce soit, n’avait tenté d’en suivre tous les fils et de patiemment en retisser les motifs.

Migrations nomades et art bouddhique, grand commerce et organisation de l’État, colonisation chinoise et conquête arabe, histoire du climat, irrigation et démographie, naissance du persan et globalisation archaïque, et bien d’autres thèmes encore : cette synthèse offre de multiples axes de lecture qu’elle croise et noue en un tissu complexe mais clair. Jouant de très nombreuses cartes et illustrations, elle reconstitue une immense pièce manquante au centre du puzzle de l’histoire médiévale de l’Ancien Monde. Elle est le produit de vingt ans de recherche, et utilise les travaux les plus récents, études érudites sur les textes arabes, chinois, iraniens ou turcs, nouvelles découvertes de manuscrits ou encore résultats des multiples fouilles archéologiques qui se sont développées depuis la fin de l’URSS et l’ouverture économique de la Chine. Toutes les disciplines et les instruments de l’historien sont convoqués pour rendre intelligible et lisible ce monde, tandis qu’à la fin, dans les coulisses, un autre niveau d’analyse est proposé pour ceux qui voudraient, à l’instar des grands marchands et des moines pèlerins, aller plus loin.

Historien, Étienne de la Vaissière enseigne à l’EHESS sur la chaire « sociétés centre-asiatiques médiévales : migrations et acculturations ». Il développe une approche d’histoire économique et sociale sur la longue durée médiévale de l’ensemble de l’Asie centrale, de part et d’autre des Pamirs et des Tianshan. Après avoir travaillé sur les réseaux caravaniers (Histoire des marchands sogdiens 2002, 3e éd. 2016, trad. en anglais, chinois, japonais), il s’est intéressé aux relations de pouvoir et d’identité des nomades, notamment lors des grandes migrations, ainsi qu’aux processus d’intégration au monde musulman (Samarcande et Samarra. Élites d’Asie centrale dans l’empire abbasside, 2007, et comme éditeur Islamisation de l’Asie centrale, 2008, Shifting Frontiers 2017). Il a participé à de nombreuses fouilles et prospections archéologiques notamment en Ouzbékistan (1996-2008), en Afghanistan (2010-2013), et maintenant en Mongolie.

Informations pratiques :

Étienne de La Vaissière, Asie centrale 300-850. Des routes et des royaumes, Paris, Les Belles Lettres, 2024 ; 1 vol., 648 p. ISBN : 978-2-25145-521-1. Prix : € 33,00.

Source : Les Belles Lettres

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Appel à contribution – Divertir, éduquer et corriger : pratiques du jeu en Europe, du Moyen Âge à la première Modernité (XIIe-XVIe s.)

Per tre cagioni fu trovato questo giuoco. La prima fu per correzione del re, la seconda per ischifare ozio, la terza fu per trovare i· molte guise sottili ragioni1.

Le jeu, aux dires de Jacques de Cessoles dans son Libellus de moribus hominum, ne se place pas uniquement sous le signe de la distraction : certains divertissements, tels que le jeu d’échecs, offrent la possibilité de se soustraire aux tentations de la paresse tout en incitant à la vertu et à l’exercice de la raison. Les sottili ragioni qu’évoque en toscan le traducteur anonyme du Libellus rappellent ainsi que la fonction récréative du « jeu des rois », pour importante qu’elle soit, se complète aussi de certaines qualités qui s’inscrivent dans le champ de l’intellect et de la morale. Divertissement subtil dont l’invention est attribuée au Moyen Âge à de prestigieuses figures du savoir – le philosophe Xerxès pour Jacques de Cessoles, le mathématicien Attalus pour Jean de Meun2 –, les échecs comptent parmi ces jeux de stratégie dont la pratique apparaît comme un vecteur d’enseignement et d’apprentissage, propice à l’expression et à la transmission de compétences physiques ou cognitives et à l’enseignement de normes de comportements.

Ces trois fonctions, divertissante, didactique et morale qu’exercent les loisirs au Moyen Âge s’avèrent un crible efficace pour interroger le rapport des jeux au savoir et les rôles qu’ils tiennent dans la codification ou la contestation des « valeurs de références qui disciplinent la société médiévale3 ». Tous les jeux, en effet, ne sont pas jugés à même de remplir un office didactique et de promouvoir des conduites légitimes. La partition traditionnelle entre le jeu d’échecs, qui se situe du côté de la sagesse, et le jeu de dés, tenu pour diabolique et infamant4, illustre la manière dont le paysage ludique se trouve polarisé au Moyen Âge entre loisirs licites ou illicites, entre divertissements « civilisateurs » et jeux néfastes.

L’un des objectifs de ce colloque est précisément d’analyser cette opposition afin de cerner, d’une part, l’inscription problématique des jeux dans l’espace social, et d’autre part la manière dont les divertissements sont représentés dans le champ littéraire. Dans quelle mesure ces trois fonctions dictent-elles le jugement que portent les clercs et les législateurs sur les divertissements ? Comment se coordonnent-elles aux représentations symboliques que les loisirs véhiculent dans les lettres médiévales ?

La réflexion, sans se limiter à ces questionnements, pourra notamment porter sur les domaines suivants :

  • –  Jeu et législation (jeux et interdictions judiciaires ; rapport entre jeu et argent : quelles sont les sommes autorisées ? Quelle doit être l’origine de cet argent ?)
  • –  Jeu et didactique (place des jeux dans l’apprentissage et pédagogie ludique. Cela peut inclure des jeux de société, des énigmes, des jeux mathématiques, voire des jeux de rôle ou de simulation qui peuvent être employés pour faciliter l’acquisition de compétences liées à des professions spécifiques ; il s’agit aussi de s’interroger sur la notion de ludification, qui suppose d’appliquer des mécanismes de jeux à des domaines qui ne relèvent pas nécessairement de la sphère ludique) – Jeu et littérature allégorique (analyse des jeux comme outils d’analyse et de transmission de valeurs, dans le domaine érotique, esthétique social et spirituel) – Jeux et pratiques d’écriture (analyse des textes qui définissent les pratiques individuelles et les règles collectives, entre improvisation et codification ; le lexique du jeu ; l’étude des règles l’un ou de l’autre des jeux médiévaux, par exemple le jeu de paume, l’emploi de la métaphore échiquéenne)

Ce colloque international et interdisciplinaire se tiendra le 9 octobre à la Sorbonne et le 11 octobre à l’Université catholique de Louvain. Il invite les médiévistes de toutes disciplines – histoire, littérature, linguistique, musicologie, droit, histoire de l’art, etc. – à contribuer à ces réflexions.

Les propositions de communication (25 minutes) rédigées en français, anglais ou italien et n’excédant pas 500 mots, devront être envoyées avant le 27 mars 2024 alessandra.stazzone@sorbonne-universite.fr et maxime.kamin@uclouvain.be, accompagnées d’une courte présentation bio-bibliographique.

Coordination scientifique :

Alessandra Stazzone, Sorbonne Université et Maxime Kamin, Université catholique de Louvain

Comité scientifique :

Estelle Doudet, Université de Lausanne
Frédérique Dubard de Gaillarbois, Sorbonne Université Joëlle Ducos, Sorbonne Université
Amandine Mussou, Université Paris-Cité
Johannes Bartuschat, Université de Zurich
Mattia Cavagna, Université catholique de Louvain Manuele Gragnolati, Sorbonne Université
Antonio Scolari, Gênes

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Publication – Zrinka Stahuljak, « Fixers. Agency, Translation, and the Early Global History of Literature »

A new history of early global literature that treats translators as active agents mediating cultures.
 

In this book, Zrinka Stahuljak challenges scholars in both medieval and translation studies to rethink how ideas and texts circulated in the medieval world. Whereas many view translators as mere conduits of authorial intention, Stahuljak proposes a new perspective rooted in a term from journalism: the fixer. With this language, Stahuljak captures the diverse, active roles medieval translators and interpreters played as mediators of entire cultures—insider informants, local guides, knowledge brokers, art distributors, and political players. Fixers offers nothing less than a new history of literature, art, translation, and social exchange from the perspective not of the author or state but of the fixer.

List of Figures
On Translations and Terminology
Introduction Fixers: Toward an Alternative History of Translation and Literature

Part I. Historical Realities: Strategy, Loyalty, and Gift
One The Politics of Translation: Foreign Language Acquisition, Conversion, and Colonization (Thirteenth- and Fourteenth-Century Crusade Treatises)
Two The Economy of Translation: Missionaries to the Mongol Empire, Pilgrims to the Holy Land, and the Gift of Languages (Thirteenth to Fifteenth Centuries)

Part II. Disciplinary Realities: Authorship, Genre, and Literary History
Three The Ethics of Translation: Loyalty, Commensuration, and Literary Forms in the Fourteenth Century (Machaut, Froissart, Mézières)
Four Fixer Literature: (Pseudo)Translation and Manuscript Illumination (the Fifteenth-Century Court of Burgundy)
Five The Hermeneutics of Translation: Authorship and Genre (the Fifteenth-Century Court of Burgundy)
Conclusion Fixers: Early World Literature in the Age of the Global
Acknowledgments
Appendixes
Notes
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Zrinka Stahuljak, Fixers. Agency, Translation, and the Early Global History of Literature, Chicago, Chicago University Press, 2024 ; 1 vol., 358 p. ISBN : 978-0-22683-040-7. Prix : € USD 35,00.

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Appel à contribution – Journées de l’archéologie en Lorraine 2024

Les prochaines journées de l’archéologie en Lorraine se dérouleront les 5 et 6 avril 2024 à Plombières-les-Bains.

Ces journées sont organisées conjointement par le Service Régional de l’Archéologie (SRA) de la DRAC Grand Est, la Fédération Lorraine d’Archéologie (FLA) et la commune de Plombières-les-Bains.

Elles seront l’occasion d’exposer les résultats et avancées des recherches menées au cours des années 2022 et 2023, que ce soit dans le cadre de l’archéologie préventive ou programmée.

Afin de rendre compte du dynamisme de l’activité archéologique sur le territoire lorrain, nous vous proposons de communiquer sur vos opérations et vos travaux de recherches.

Appel à communications

Les propositions devront comprendre un résumé de la communication en quelques lignes (format word ou équivalent, Arial 11, interligne 1,10) ; une ou deux illustrations.

Le temps de communication est d’environ 15 minutes. Les communications feront l’objet d’une publication commune à l’ensemble des journées archéologiques de la région Grand Est.
Date limite de transmission des propositions

Les propositions sont à envoyer à l’adresse jal.drac-grandest@culture.gouv.fr avant le vendredi 16 février 2024.

Pour tout renseignement : jal.drac-grandest@culture.gouv.fr

Source : Ministère de la Culture

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Cycle de conférences – Conférences de jeunes chercheuses et chercheurs sur la Bourgogne. 2023-2024

En collaboration avec l’Université de Bourgogne, la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon et le laboratoire ARTEHIS (UMR 6298), ce cycle de conférences a pour but de valoriser et diffuser les travaux de jeunes chercheures et chercheurs sur l’histoire, l’archéologie et l’histoire de l’art de la Bourgogne. Il s’agit de présenter et mettre en avant les sources d’archives à partir desquelles travaille le jeune chercheur, ainsi que la manière dont il élabore le raisonnement scientifique lui permettant d’aboutir aux résultats de ses investigations. L’objectif est aussi de montrer l’articulation, en fonction des sujets, entre les sources conservées aux Archives départementales de la Côte-d’Or et les différents dépôts municipaux, tant archives que bibliothèque. Enfin, ces interventions offriront l’opportunité au public de prendre connaissance des dynamiques actuelles de la recherche sur la Bourgogne, notamment en lui permettant d’accéder, durant les séances, aux originaux des documents utilisés par les différents intervenants. Ce cycle montre la vitalité de la recherche en Bourgogne, et il la met à la disposition de tous au coeur de la ville de Dijon.

ORGANISATION ET COORDINATION :

Baptiste Rameau (doctorant, UMR 6298 ARTEHIS, Université de Bourgogne). Contact : baptiste.rameau@u-bourgogne.fr

Mercredi 31 janvier 2024

Lucie Jardot (doctorante, UMR 8589-LAMOP, Université Paris I Panthéon-Sorbonne) : « Le couple princier : genre et géographie du pouvoir dans les Pays-Bas bourguignons et le duché de Bourbon à la fin du Moyen Âge (XIVe-XVIe siècles) ».

Le mariage de Philippe le Hardi et de Marguerite de Flandre, princesse héritière, en 1384 ouvre une phase nouvelle pour l’administration de ce territoire. Face au caractère bicéphale de cet ensemble, le duc mobilise une nouvelle réponse politique et fait du couple princier l’instrument et le support de son gouvernement. De la première moitié du XIVe à la seconde moitié du XVIe siècle, le couple princier apparaît comme une solution aux défis géographiques, politiques, diplomatiques posés aux ducs de Bourgogne. Enfin la comparaison menée avec la principauté bourbonnaise permet de souligner le recours collectif au couple princier comme union solidaire exerçant le pouvoir de manière conjointe mais aussi toute la singularité du modèle bourguignon dans ce domaine.

Mercredi 14 février 2024

Mégane Mignot (doctorante, UMR 6298-ARTEHIS, Université de Bourgogne) : « L’apport des archives cartographiques à l’étude géoarchéologique : l’exemple du territoire de Vix/mont Lassois (Côte-d’Or) au bord de la Seine ».

Cadastres, cartes, plans, atlas, photos aériennes, terriers, … nombre de documents conservés aux Archives renferment des informations cartographiques à même de renseigner l’évolution d’un territoire sur le temps long. Grâce aux outils numériques tels que les Systèmes d’Informations Géographiques (SIG), ces documents peuvent être précisément mis en relation et comparés, à la fois entre eux et avec les cartes actuelles. En prenant l’exemple du site protohistorique de Vix/mont Lassois, qui fait l’objet d’une thèse en cours à l’Université de Bourgogne, cette conférence discutera de l’apport de différentes archives cartographiques à la démarche géoarchéologique et à la restitution des paysages passés.

6 mars 2024

Nicolas Broisin (doctorant, UMR 5190-LARHRA, Université Grenoble Alpes) : « Dijon, une capitale savoyarde ? L’occupation française de la Bresse, du Bugey et du Valromey dans les archives du Parlement et la Chambre des comptes de Bourgogne (1536-1559) ».

De 1536 à 1559, la majeure partie du duché de Savoie est occupée par le royaume de France. Alors que la Savoie propre et le Piémont sont pourvus d’institutions particulières, la Bresse, le Bugey et le Valromey sont rattachés au Parlement et à la Chambre de Bourgogne. Que nous apprennent les documents conservés aux Archives départementales de la Côte d’Or sur la mise en place et l’organisation d’une telle tutelle ? Comment se gèrent les relations entre les institutions bourguignonnes et la récente et éphémère conquête française ?

27 mars 2024

Cédric Mottier (docteur, UMR 6249-Chrono-environnement, Université de Franche-Comté) : « Marguerite d’Autriche, comtesse de Bourgogne ».

De 1509 à son décès, en 1530, la fille de Marie de Bourgogne posséda la Franche-Comté à titre personnel et effectif. Elle la gouverna pour son propre compte, en « souveraine dame », avec son conseil privé et des finances, qui était distinct du conseil privé des Pays-Bas, avec lequel elle gouverna par ailleurs, au nom de son neveu Charles, le reste de l’héritage maternel subsistant.

Cette conférence est l’occasion de nous intéresser à Marguerite d’Autriche non pas en régente des Pays-Bas, selon l’angle historiographique habituel, mais en tant que princesse territoriale, en comtesse de Bourgogne.

10 avril 2024

Alix Giordano (doctorante, UMR 6298-ARTEHIS, Université de Bourgogne) : « Les origines d’une confusion historiographique : le cas de Montrond (39) et de Montrond-le-Château (25) du XIIIe au XXIe siècle ».

« Montrond » est un toponyme fréquent, en France jusqu’à 10 commues ont porté ce nom dont 4 au sein de l’ancienne région Franche-Comté. A moins de 50 km d’écart, les villages de Montrond (39) et de Montrond-le-Château (25) possèdent tous deux un château médiéval avec une occupation simultanée. Un problème de localisation des sites se pose alors dans sources médiévales car la dénomination « le-Château » n’a été ajoutée qu’au début du XXe siècle. Ainsi, comment identifier et différencier ces deux châteaux avec certitude dans les archives ? La comptabilité du bailliage d’Aval apporte une nouvelle clef de compréhension sur l’histoire de ces deux sites et élucide une confusion née il y a de plus de 700 ans.

15 mai 2024

Capucine Poirier (Professeure agrégée d’Histoire) : « « Por donter bat-on le chien devant le lyon » : l’usage des proverbes dans le Banquet du Faisan du 17 février 1454 d’après les Mémoires d’Olivier de la Marche ».

Les proverbes au Moyen Âge sont de formidables outils de communication à la portée universelle ; intégrés à un discours symbolique et allégorique, ils permettent une approche originale de la mise en scène du pouvoir. C’est le cas du Banquet du vœu du Faisan, dans lequel trois proverbes sont représentés dans les entremets – sortes de tableaux vivants accompagnant les plats servis lors du Banquet. Celui-ci est organisé à Lille en 1454 pour mettre en scène l’appel à la croisade de Philippe le Bon (1396-1467) en réaction à la prise de Constantinople par les Turcs. Les plus grands aristocrates européens se rassemblent autour du duc lors d’un moment politique fort, destiné à rester dans les mémoires. Chroniqueur au service des ducs de Bourgogne, organisateur du Banquet, Olivier de la Marche (v. 1426-1502) en fait le récit dans ses Mémoires, dont une version imprimée en 1566 est conservée aux Archives départementales de la Côte-d’Or.

22 mai 2024. Séance à la Bibliothèque municipale de Dijon

Adrien Frénéat (doctorant, UMR 6298-ARTEHIS, Université de Bourgogne) : « Un menu pour servir à l’histoire de Gabriel de Mortillet (1821-1898) : les « Dîners préhistoriques » de l’École d’anthropologie ».

La bibliothèque municipale de Dijon conserve plus de seize mille menus qui témoignent du moment collectif qu’est le repas, entre le début du XIXe siècle et aujourd’hui. Le menu d’un «Dîner préhistorique» du 4 novembre 1895 est conservé dans ce fonds. Il célèbre l’enseignement de Gabriel de Mortillet (1821-1898), personnalité centrale de l’archéologie préhistorique. Illustrée par Léon Coutil (1846-1953), un archéologue-artiste proche de celui-ci, cette feuille témoigne de la renommée de Mortillet et de la constitution d’un groupe matérialiste au sein de la Société d’anthropologie de Paris. Inhérents à la seconde moitié du XIXe siècle, ces rituels commémoratifs s’ancrent aisément dans une discipline préhistorique traversée en France par des luttes institutionnelles et personnelles. Gabriel de Mortillet était un frondeur, et un grand savant. Il organisait les dîners Lamarck et laissera, après lui, les « Dîners Mortillet » qui auront lieu jusqu’en 1946. En s’appuyant sur une correspondance restée inédite, nous présenterons cette célèbre figure de l’archéologie pré- et protohistorique et nous examinerons ce que signifie cette remarquable postérité.

19 juin 2024

Harmonie Mariette (doctorante, UMR 7366-LIR3S, Université de Bourgogne) : « Entre vie clandestine et vie publique : le Comité départemental de Libération de la Côte-d’Or ».

En 1943, le Conseil national de la Résistance engage la création des Comités départementaux de Libération (CDL) avec deux objectifs essentiels : participer à la libération des territoires et restaurer la République sous l’égide du général de Gaulle. En Côte-d’Or, le CDL est créé dès la fin de l’année 1943 à Dijon et regroupe d’abord une dizaine de résistants. D’abord dans l’action secrète et clandestine, le CDL prend ses fonctions officielles en 1944 aux côtés du préfet. Ses missions sont multiples et soulèvent de nombreux enjeux, sociaux, économiques et politiques.

3 juillet 2024

Maxime Perbellini (doctorant, UMR 8558-Centre de Recherches Historiques, EHESS et Université Libre de Bruxelles) : « Le crime de sorcellerie en Bourgogne à la fin du Moyen Âge ».

Le crime de sorcellerie était devenu, à la fin du Moyen Âge, un crime énorme, fondu dans les systèmes de l’hérésie et de la démonolâtrie et construit autour de l’imaginaire du sabbat, évoquant l’idée d’une secte secrète, se réunissant la nuit pour adorer le diable et nuire à la société chrétienne. À partir du XVe siècle, les fonds judiciaires conservés aux Archives départementales de la Côte-d’Or témoignent d’une importante activité répressive contre ce crime et soulignent la diffusion des imaginaires dont il relève. À travers les quelques cas que nous exposerons, la richesse de ces fonds permet d’apprécier la singularité de l’espace bourguignon qui constitue, à bien des égards, un maillon essentiel de la conceptualisation des théories et des pratiques qui façonnent le crime de sorcellerie à la fin du Moyen Âge.

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Colloque – Giusto di Gand Reconsidered

On the occasion of the 550th anniversary of the Communion of the Apostles (Urbino, Palazzo Ducale), scholars from all over the world will convene in Rome and Urbino to reconsider the oeuvre attributed to its enigmatic Flemish painter, recorded as Giusto di Gand in Urbino and likely synonymous with the Ghent painter Joos van Wassenhove. Over the course of history the number of paintings attributed to this master has grown, to include works such as the magnificent Triptych of the Calvary (Ghent, Cathedral) and the Adoration of the Magi (New York, Metropolitan Museum). Recent research has offered new insights on their context of creation, dating and attribution. There is no better place to discuss new thoughts and theories about this painter than Urbino, the home of the painter’s principal work of reference made in 1473-1474. The attributed works will be studied in depth and discussed within the broader context of panel and manuscript painting in Ghent and of the arts at the ducal court Federico da Montefeltro in Urbino.

MONDAY 13 MAY

Venue: Rome, Academia Belgica

13:30 – 14:00 Registration and welcome coffee

14:00 – 14:15 Introduction by the Director of the Academia Belgica

14:15 – 14:30 Introduction by Anne Laure Léger, General Representative of Flanders

14:30 – 14:45 Welcome words and chair: Francesca Bottacin (Università degli Studi di Urbino Carlo Bo)

14:45 – 15:15 Paula Nuttall (Victoria and Albert Museum, London)The Enigma and Phenomenon of ‘Giusto da Guanto’

15:15 – 15:45 Tommaso di Carpegna Gabrielli Falconieri (Università degli Studi di Urbino Carlo Bo)The Ducal Court of Federico da Montefeltro: History and Historiography

15:45 – 16:15 Erik Eising & Stephan Kemperdick (Gemäldegalerie, Berlin)Hugo van der Goes, Joos van Wassenhove & Giusto da Guanto

16:15 – 16:45Bart Fransen (KIK-IRPA, Brussels)The Ghent Calvary Triptych and the History of Attributions

16:45 – 17:00 Discussion

TUESDAY 14 MAY

Meeting point for departure by bus from Rome to Urbino

9:00 Departure from Rome (exact location tbc).

13:45 Arrival in Urbino. Lunch (on your own).

Venue: Urbino, Aula Magna del Rettorato

Session on the Ghent Triptych of the Calvary

15:00 – 15:10 Welcome by Giorgio Calcagnini, Rector of the Università degli Studi di Urbino Carlo Bo

Chair: Maryan Ainsworth (Metropolitan Museum, New York)

15:10 – 15:30 Dominique Deneffe (KIK-IRPA, Brussels) Laureins De Maegh, Louise Van Hove and the Commission of the Ghent Calvary Triptych

15:30 – 15:50 Danny Praet (Ghent University)Medieval anti-Judaism and the Siege of Jerusalem. Theological Links between the Ghent Calvary Triptych and the Predella (Ghent, Museum of Fine Arts)

15:50 – 16:10 Thomas Kren (J. Paul Getty Museum)The Ghent Calvary Altarpiece and Manuscript Illumination at the Burgundian Court

16:10 – 16:30 Livia Depuydt & Françoise Rosier (KIK-IRPA, Brussels)Brussels)The Painting Technique of the Ghent Calvary Triptych

16-30 – 16:50 Steven Saverwyns, Alexia Coudray (KIK-IRPA, Brussels) and Frederik Vanmeert (Rijksmuseum, Amsterdam)Non-invasive Pigment Identification on the Ghent Calvary Triptych ; Pascale Fraiture, Christophe Maggi (KIK-IRPA, Brussels) Dendrochronological Analysis of the Ghent Calvary Triptych and the Predella Supports

16:50 – 17:00 Discussion

17:00 – 17:30 Coffee break

Session on the Communion of the Apostles

Chair: Mari Pietrogiovanna (Università degli Studi di Padova)

17:30 – 17:50 Francesca Bottacin (Università degli Studi di Urbino Carlo Bo)“The only known and authentic one of Justus of Ghent”: considerations on Giusto di Gand’s Communion of the Apostles and its critical reception in Italy

17:50 – 18:10 Gianluca Poldi (Università degli Studi di Udine)The truly special underdrawing of Giusto in Urbino.

18:10 – 18:30 Maria Letizia Amadori (Università degli Studi di Urbino Carlo Bo) Justus of Ghent in Urbino: painting materials and technique

18:30 – 18:45 Discussion

19:30 Conference Dinner

WEDNESDAY 15 MAY

Venue: Urbino, Galleria Nazionale delle Marche

10:00 Welcome by Luigi Gallo, Director of the Galleria Nazionale delle Marche
Welcome by Maurizio Gambini, Mayor of the City of Urbino

Study of the Communion of the Apostles and visit to the Palazzo Ducale.

12:30 – 13:30 Lunch break (on your own)

Session on the artists in Urbino and Ghent

Chair Luigo Gallo (Galleria Nazionale delle Marche)

14:00– 14:20 Laura Baratin (Università degli Studi di Urbino Carlo Bo)Digital technologies to support art-historical analysis: a comparative research of Giovanni Santi’s Communion of St Peter and Giusto di Gand’s Communion of the Apostles.

14:20 – 14:40 Fernando Marías (Universidad Autónoma, Madrid)From “Petrus Hispanus“ to “Magister Petrus Spagnuolus”: Pedro Berruguete?

14:40 – 15:00 Maryan Ainsworth & Sophie Scully (The Metropolitan Museum, New York)The Met Adoration of the Magi and its Relationship to the Giusto di Gand/Joos van Wassenhove Group

15:00 – 15:20 Machtelt Brüggen Israëls (Universiteit van Amsterdam)Purposing and Painting the Studiolo in Urbino

15:20 – 15:40 Discussion

15:40 – 16:10 Coffee break

Chair: Bart Fransen (KIK-IRPA, Brussels)

16:10 – 16:30 José Juan Pérez Preciado (Museo del Prado, Madrid)The Calvary with Donors by a Ghent painter c. 1475

16:30-16:50 Nicola Christie & Lorne Campbell (The Royal Collection Trust)Federico da Montefeltro and others listening to a discourse

16:50 – 17:10 Till-Holger Borchert (Suermondt-Ludwig-Museum, Aachen)The design of landscape in Ghent painting at the time of Joos van Wassenhove and Hugo van der Goes

17:10 – 17:30 Discussion

17:30 – 17:45 Closing Remarks by Maximiliaan Martens (Ghent University)

Mon, 13 May 2024 13:30 – Wed, 15 May 2024 18:00 CEST

Urbino Via Saffi, 2 61029 Urbino Italy

Source : Giusto di Gand

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Appel à contribution – Les appropriations de l’eau, de l’Antiquité à nos jours

L’eau est une ressource inégalement répartie et souvent convoitée. Le premier conflit historiquement documenté concerne déjà l’appropriation d’un territoire irrigué : la guerre qui opposa les cités mésopotamiennes de Lagash et d’Umma il y a près de 4 500 ans. Cet exemple illustre la question fondamentale de l’appropriation de l’eau, c’est-à-dire sa prise de contrôle par les acteur⋅ices afin de répondre à leurs besoins et de servir leurs intérêts. Ces acteur⋅ices peuvent être les pouvoirs politiques, les institutions religieuses, les communautés d’habitant⋅es ou encore les entreprises et les acteurs économiques.

Posséder l’eau, c’est soumettre la ressource et le territoire alentour à son pouvoir. Cependant, du fait de sa fluidité naturelle, il est particulièrement difficile de se l’approprier (Charbonnier, 2020 ; Fournier, Lavaud, 2012). C’est pourquoi les sociétés ont très tôt et de manière récurrente mis en place des processus juridiques, sociaux ou matériels, pour organiser l’exploitation de la ressource comme pour résoudre les conflits d’usage. On peut ainsi identifier la propriété juridique et économique sur les eaux, les restrictions physiques d’accès, l’affirmation par la guerre ou par le droit d’une souveraineté politique, l’aménagement des cours d’eau (Lemire, 2011)… Ces différentes stratégies dépendent des acteurs, de leurs échelles d’action ou de la situation hydrologique. Des raisons naturelles comme le flux amont/aval ou les différences saisonnières de débit, mais aussi anthropiques, posent également la question de la répartition de l’eau et encouragent parfois les acteur⋅ices à mettre en place des politiques de coopération voire de partage, dont la gestion comme bien commun est un exemple (Ingold, 2008). Enfin, les évolutions théoriques et écologiques récentes ont entraîné une remise en cause de l’appropriation humaine des cours d’eau, allant jusqu’à l’attribution d’une personnalité juridique à des rivières (O’Donnell, 2018).

Les processus d’appropriation peuvent être perturbés quand les sociétés peinent à garantir un approvisionnement suffisant, du fait d’épisodes environnementaux peu favorables (manque de pluviométrie, canicules, inondations qui rendent les eaux impropres à l’utilisation, gel, aridité, etc.). Dans les contextes de pénurie ou de risque de pénurie, les incertitudes mènent à des tensions plus ou moins fortes autour de l’accès à l’eau (se matérialisant de différentes manières, de la fraude au conflit) et questionnent la légitimité des acteur⋅ices à se l’approprier. Dans ces contextes de tension, cette légitimité des différentes entités (association, pouvoir public, administration) à arbitrer la répartition de la ressource est remise en cause, de même que leurs critères de gestion (Ingold, 2012, 2014, Locher, 2020). Ce sont alors les modalités d’appropriation de l’eau qui sont discutées, notamment son statut comme bien personnel ou bien commun. L’enjeu est aussi de hiérarchiser les activités consommatrices d’eau, de l’usage alimentaire et domestique aux moulins, de l’agriculture à l’industrie en passant par des usages ludiques ou récréatifs. On constate aussi comment, alors que la vulnérabilité de certaines de ces activités aux événements naturels diminue progressivement, ces hiérarchisations évoluent (Vidal-Naquet, 1993, Le Roy Ladurie, 1967).

Outre la pénurie, la contamination de l’eau par celles et ceux qui se l’approprient (de fait ou de droit) est aussi génératrice de tensions. Les activités artisanales comme la tannerie ou le lavage des laines sont des sources permanentes de pollution (Jarrige, Le Roux, 2017). À l’âge industriel, la dégradation des cours d’eau s’aggravent, ceux-ci étant de plus en plus exploités par les détenteur⋅ices des moyens de production, notamment dans le secteur textile (Gagnepain, 2021). En outre, du fait de l’urbanisation croissante des sociétés contemporaines, les cours d’eau sont souvent devenus des égouts à ciel ouvert, où se déversent massivement les déchets industriels et domestiques. 

L’impact sanitaire de ces pollutions n’est pourtant pas ignoré. Hippocrate voyait déjà dans la salubrité de l’eau (mais aussi celle de l’air et des sols) un élément essentiel au maintien de la bonne santé des individus. Jusqu’au XIXe siècle, la théorie hippocratique des miasmes est restée dominante dans les pays où la culture grecque a imprégné la pensée médicale. D’après cette théorie, les milieux insalubres rejetteraient des substances aussi invisibles que toxiques. Une fois polluée, l’eau contaminerait ainsi l’air, engendrant des épidémies (Fournier, 2010). La théorie microbienne avancée par Pasteur a battu en brèche cette conception miasmatique, mais elle n’affirme pas moins qu’une eau polluée est potentiellement vectrice de maladies.

De la même manière que les sociétés ont depuis longtemps produit des savoirs complexes sur la nocivité d’une eau insalubre, elles ont une conscience ancienne des modifications de leur environnement, et plus particulièrement des déséquilibres qui affectent le cycle de l’eau (Fressoz, Locher, 2020). Dès l’époque moderne, les débats se multiplient autour de l’influence néfaste de la déforestation, de son rôle dans la pluviométrie trop variable et dans la multiplication des sécheresses et des inondations, de même que dans la difficulté des sols à absorber l’eau de pluie et à renouveler les aquifères. Les questions d’appropriation se couplent alors d’enjeux de bonne gestion. Cette conscience d’un impact fort des activités humaines sur le cycle de l’eau n’empêche pas l’appropriation accrue de cette ressource par des activités de plus en plus consommatrices. Ce phénomène commence avec la révolution industrielle et s’accentue tout au long des XXe et XXIe siècles, alimentant le déséquilibre dans le cycle de l’eau et l’appauvrissement de la ressource. 

Depuis le début des années 2000, l’impact des sociétés humaines sur l’environnement est pleinement reconnu par les sciences du système Terre, avec l’entrée dans l’Anthropocène, époque dans laquelle l’humanité est une force géologique à part entière (Bonneuil, Fressoz, 2016). Dans cette époque, le dépassement de la limite planétaire de l’eau douce et la pollution des réservoirs naturels (mers et océans, cours d’eau, glaciers, aquifères) font des guerres de l’or bleu un sujet toujours très actuel, 4500 ans après le premier conflit lié à cette ressource.

Bibliographie

BONNEUIL C. FRESSOZ J.-B., L’événement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous, Paris, Seuil, 2016

CHARBONNIER P. Abondance et liberté. Une histoire environnementale des idées politiques, Paris, La Découverte, 2020

FOURNIER P., « Zones humides et “aérisme” à l’époque moderne », in Zones humides et santé. Actes de la journée d’étude 2008 du Groupe d’Histoire des Zones Humides, Paris, GHZH, 2010

Id., LAVAUD S. (dir.), Eaux et conflits dans l’Europe médiévale, Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2012

FRESSOZ J.-B., LOCHER F., Les Révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique, XVe-XXe siècles, Paris, Seuil, 2020

GAGNEPAIN Y., « Du canal de Roubaix à l’insalubrité de la vallée de l’Espierre. Une histoire environnementale du contrôle de l’eau par les industriels de Roubaix au XIXe siècle », Histoire Politique [En ligne], vol. 43, février 2021

INGOLD A., « Les sociétés d’irrigation : bien commun et action collective », Entreprises et Histoire, vol. 50, no. 1, 2008, p. 19-35

Id., « Conflits sur les eaux courantes en France au XIXe siècle entre administration et justice. De l’enchevêtrement des droits et des savoirs experts », in id., (ed.), Faire la preuve de la propriété. Droits et savoirs en Méditerranée (Antiquité – Temps modernes), Rome, Ecole française de Rome, 2012

Id., « Les communs au prisme de l’État au XIXe siècle. Propositions pour sortir l’histoire des communs de l’ombre portée de l’administration étatique », in LOCHER F. (dir.), La nature en communs. Ressources, environnement et communautés (France et Empire français, XVIIe-XIXe siècle), Paris, Champ Vallon, 2020

JARRIGE F. LE ROUX T., La contamination du monde. Une histoire des pollutions à l’âge industriel, Paris, Seuil, 2017

LE ROY LADURIE E., Histoire du climat depuis l’an mil, Paris, Flammarion, 1967

LEMIRE V., La soif de Jérusalem. Essai d’hydro-histoire, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2011

O’DONNELL E., Legal Rights for Rivers: Competition, Collaboration and Water Governance, Londres, Rootledge, 2018

VIDAL-NAQUET P., Les ruisseaux, le canal et la mer. Les eaux de Marseille, Paris, L’Harmattan, 1993

Attendus 

Cet appel à communication s’adresse en priorité aux doctorant.e.s, post-doctorant.e.s et jeunes chercheur.euse.s. Les contributions pourront porter sur tous types de territoires, d’échelles géographiques et de périodes historiques. Il est cependant attendu de bien définir le cadre territorial et de s’appuyer sur un travail d’archives. 

Les communications devront durer 20 minutes et seront acceptées en français et anglais.

Les propositions doivent pouvoir s’intégrer dans un ou plusieurs des axes suivants :

  • modes de gouvernement et de gestion de l’eau
  • conflits d’usage et tensions entre acteurs
  • pollutions et qualité de l’eau
  • accessibilité et répartition de la ressource, inégalités d’accès

Calendrier

15 mars 2024 : date limite pour soumettre une proposition (2.000 signes), accompagnée d’un court CV

12 avril 2024 : sélection des propositions

12 juin 2024 : tenue de l’événement à l’université de Lille SHS (salle de séminaire de l’Institut de Recherches Historiques du Septentrion)

Contact

appropriationh2o@gmail.com

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