École d’été – Intradams. INtegrating TRAditional and Digital Approaches in Manuscript Studies

Milan, 3-14 juin 2024
Échéance : 12 février 2024

Programme : ici

Il Dipartimento di Studi Storici dell’Università degli Studi di Milano in collaborazione con l’University of Rochester, New York, USA, la Biblioteca Trivulziana e Archivio Storico Civico di Milano, la Biblioteca Ambrosiana di Milano, la Fondazione Museo del Tesoro del Duomo e Archivio Capitolare di Vercelli promuovono una Summer school dal titolo Integrating Traditional and Digital Approaches in Manuscripts Studies (INTRADAMS) rivolta a laureati che intendono intraprendere un percorso di alta formazione professionale caratterizzato dall’integrazione tra metodologie umanistiche e digitali orientate alla ricerca, alla conservazione e alla valorizzazione del patrimonio manoscritto di epoca classica, medievale e moderna.

L’obiettivo principale della Summer school INTRADAMS è infatti quello di favorire l’approfondimento della conoscenza storica, testuale, grafica e materiale di libri e documenti attraverso l’interazione degli aspetti di esegesi storica, paleografica, codicologica e filologico-testuale con quelli di elaborazione e gestione informatica dei dati, di diagnostica digitale e di fisica applicata allo studio della materia.

Source : Università degli Studi di Milano

Publié dans École d'été | Laisser un commentaire

Publication – Olivier Hanne, « Adélard de Bath. Un passeur culturel dans la Méditerranée des croisades »

Né dans le dernier quart du XIe siècle, Adélard de Bath est de ces lettrés anglais formés aux arts libéraux en France. Dans ses premiers textes de philosophie naturelle et de cosmologie, il remet en cause le legs de ses maîtres, puis décide de poursuivre sa formation en Italie du Sud. Grâce aux réseaux des rois normands d’Angleterre, il part soudainement pour la Syrie peu après la première croisade et s’initie plusieurs années sur place à la langue arabe. À son retour, il traduit des sources venues du monde musulman d’une grande complexité, à la fois en astronomie et en mathématique, il en domine les enjeux scientifiques, et va jusqu’à se passionner pour l’astrologie et la magie. Il devient ainsi l’un des initiateurs du grand mouvement de traduction des textes scientifiques depuis l’arabe vers le latin, se faisant le défenseur d’une méthode de critique comparée entre univers culturels, tandis que d’autres choisissent l’affrontement armé.

Agrégé et docteur en histoire (HDR), qualifié comme professeur d’université, Olivier Hanne enseigne à l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. Membre du CESCM (Poitiers), il étudie les transferts culturels entre textes arabes et latins au Moyen Âge.

Table des matières :

Introduction

1. En venant de Bath…
2. Une formation en France
3. Les séjours méditerranéens
4. Un lettré à la cour
5. Une philosophie de la nature
6. Sur la « voie moderne des Arabes »
7. Le traducteur
8. Les mathématiques
9. Le maître en astronomie
10. De l’astrologie à la magie

Conclusion
Références
Index des noms

Informations pratiques :

Olivier Hanne, Adélard de Bath. Un passeur culturel dans la Méditerranée des croisades, Tyrnhout, Brepols, 2023 ; 1 vol., 324 p. (Témoins de Notre Histoire, 23). ISBN : 978-2-503-60570-8. Prix : € 85,00.

Source : Brepols

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « Contextualizing Conques. Imaginaries, Narratives & Geographies », éd. Ivan Foletti, Cynthia Hahn, Kris N. Racaniello, Cécile Voyer, Adrien Palladino

Reapproaching Conques from new contexts is the basis of the present volume, a product of the international project “Conques in the Global World. Transferring Knowledge: from Material to Immaterial Heritage” (Marie Skłodowska-Curie Research and Innovation Staff Exchange H2020). Although it is an important location of cultural heritage and has been consequential historiographically and in the formation of art history, there has never been a comprehensive, interdisciplinary approach to this momentous site. Thus, this volume publishes the first results of the interdisciplinary and international project, which were initially presented at a conference and enriched by workshops held in New York City in the summer of 2022. The collected essays open with reflective and historiographic work on Conques in the nineteenth century. These segue into essays reconsidering specific integral elements of extant medieval materials at the site. Finally, the volume concludes with a series of essays devoted to placing Conques in a broader context. The entire volume aims to open to as yet unaddressed questions in scholarship on Conques, with the hope that this work will provide a foundation for future studies.

Table des matières :

Ivan Foletti, Cynthia Hahn, Kris N. Racaniello, Cécile Voyer & Adrien Palladino
Contextualizing Conques, an Introduction

Articles

Adrien Palladino
Byzance à Conques? An Unrealized Dream of “Neo-Byzantine” Architecture in Nineteenth-Century France

Martin F. Lešák
The “Glorious Traveler”. St Foy’s Triumphal March from Rodez to Conques or the Liturgical Afterlife of Two Medieval Reliquaries

Lei Huang
Memory between Tradition and Modernity. Odolric’s Historicism and Bégon’s Promotion of Image in Romanesque Conques

Kirk Ambrose
The Counterfeit and the Authentic in the Conques Tympanum

Kris N. Racaniello
The “Iron Man”. Imagining Muslims and Vanishing Objects in the Shrine of Sainte Foy at Conques

Sabina Rosenbergová
Digital Heritage Mapping of Medieval Routes: Retracing Pilgrimage to Conques through the Liber Miraculorum Sanctae Fidis

Michele Luigi Vescovi, with Jasmin Richardson & Tomas Shannon
Mapping Monasticism. A Digital Approach to the Network of Conques

Zuzana Frantová
The Throne of Wisdom of Beaulieu. The Silver Embodiment of the Triumphant Church 

Informations pratiques :

Contextualizing Conques. Imaginaries, Narratives & Geographies, éd. Ivan Foletti, Cynthia Hahn, Kris N. Racaniello, Cécile Voyer, Adrien Palladino, numéro hors-série de Convivium, 1 vol., 220 p. (Supplementum, 15). ISBN : 978-80-280-0425-5. Prix : € 75,00.

Source : Brepols

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Jean-Yves Tilliette, « La saveur des mots. Essais sur l’art d’écrire au Moyen Âge »

La poésie savoure les mots. C’est tout spécialement vrai de celle du moyen âge latin, qui joue avec une langue qui n’est pas la langue maternelle de ses auteurs. Ces derniers s’aident à cette fin des deux premières sciences du langage : la grammaire, qui propose à leur émulation les modèles du passé, et la rhétorique, inspiratrice de formes nouvelles. Or, par leur entremise, la saveur se fait savoir : les plus hautes réalisations de la littérature médiolatine font de la beauté l’humble auxiliaire d’une quête de sens. Ainsi, c’est d’un effort pour façonner l’indicible qu’entendent témoigner les treize études rassemblées dans ce volume. D’Anselme le Péripatéticien (milieu du XIe siècle) à Évrard l’Allemand (milieu du XIIIe), le travail sur la langue ne prétend à rien de moins que recueillir les éclats de la transcendance. Cette démarche trouve un lointain écho aussi bien dans la mystérieuse poésie irlandaise des âges obscurs que dans l’idéal entrevu par les modernes symbolistes.

Table des matières :

OUVERTURE

Parlures d’Occident : les Hisperica famina, ou la conquête d’un langage

CHAPITRE PREMIER

Technopaegnia. Les jeux poétiques de la lettre et du sens

CHAPITRE II

Vers et prose dans la théorie littéraire médiolatine

CHAPITRE III

Le latin de la poésie médiévale

CHAPITRE IV

La création littéraire du XIIe siècle vis-à-vis de la tradition : fidélités et ruptures

CHAPITRE V

Hymnes et séquences hagiographiques : Formes et fonctions de la réécriture lyrique des vies de saints

CHAPITRE VI

Sexe, magie et rhétorique au milieu du XIe siècle

CHAPITRE VII

Autobiographie en vers ? Lyriques et élégiaques du XIIe siècle

CHAPITRE VIII

La poétique de Gautier de Châtillon

CHAPITRE IX

L’art poétique de Philippe le Chancelier

CHAPITRE X

Oraison et art oratoire : les sources et le propos de la Rhetorica divina de Guillaume d’Auvergne

CHAPITRE XI

Le Laborintus d’Évrard l’Allemand, ou le roman familial d’un grammairien mélancolique

RÉSURGENCE

Les décadents, les symbolistes et le moyen âge latin

ORIGINE DES TEXTES

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE

INDEX DES AUTEURS ET DES OEUVRES ANONYMES

Informations pratiques :

Jean-Yves Tilliette, La saveur des mots. Essais sur l’art d’écrire au Moyen Âge, Genève, Droz, 2023 ; 1 vol., 312 p. (Recherches et Rencontres, 39). ISBN : 978-2-600-06469-9. Prix : € 30,60.

Source : Droz

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Lire et choisir. Formes, usages et finalités des signes d’excerption (VIe-XIIe siècles)

S’ils renferment des textes de toute nature, les manuscrits portent aussi les marques de leur manipulation et de leurs usages par des lecteurs et lectrices au fil des siècles. Récemment, dans les études codicologiques, paléographiques et philologiques, une place nouvelle a été faite aux écritures « secondaires » : ces traces, notes et signes, qui, dans les zones vacantes de la page (marges, espaces interlinéaires), témoignent d’une activité de lecture des textes (Teeuwen & van Renswoude 2017, Steinová 2019). Parmi ces diverses annotations, la catégorie des signes d’excerption ou signes d’extraction mérite une attention plus particulière, en ce qu’elle ne témoigne pas seulement de lectures mais aussi de projets et d’entreprises. Avec ces marques, composées d’un repère initial et d’un repère final, la personne qui annote l’exemplaire isole des passages entiers et bien précis du texte qu’elle lit. Les contextes d’usage de ces signes – enseignement, controverses doctrinales etc. – sont aussi divers que leurs finalités – sélection en vue de la préparation de florilèges, d’homélies, de traités, de documents à usage conciliaire etc. Pour des motifs qui tiennent à son contexte politique et religieux, ainsi qu’à son rôle dans la transmission des textes, l’époque carolingienne constitue un observatoire privilégié de ces pratiques d’extraction, mais les cas d’étude pourront aussi concerner des périodes plus anciennes et aller jusqu’au XIIe siècle.

Afin de dresser un premier panorama des pratiques d’extraction, les thèmes et les questions suivantes (la liste est non exclusive) pourront guider les réflexions, et les cas d’étude présentés pourront s’appuyer soit sur un seul manuscrit, soit sur un groupe de manuscrits :

  • La typologie de ces notes : quels sont les signes employés de façon récurrente ? Y a-t-il des signes que l’on puisse considérer comme personnels ou originaux ?
  • Leur logique d’emploi : existe-t-il des « modes » selon les périodes ? Procède-t-on par imitation ?
  • L’élaboration de la méthode d’extraction : observe-t-on des variations dans l’utilisation d’un type de note choisi ? Certaines sélections sont-elles réemployées, corrigées et/ou complétées ? Y a-t-il une corrélation signifiante entre le choix des signes et le contenu des passages sélectionnés ?
  • La répartition géographique : observe-t-on des pratiques récurrentes dans certains centres intellectuels ou certaines aires ?
  • Le résultat de l’extraction : le produit de l’extraction a-t-il été conservé ? Si oui, quelles observations peuvent être faites entre la préparation et le résultat ? Si non, à partir des signes d’excerption, peut-on faire des hypothèses sur le projet à l’origine de ceux-ci ?


En couvrant plusieurs siècles, les différents cas d’études permettront aussi de déterminer des formes de permanences et de mutations dans l’usage de ces signes.
Modalités de contribution

Les propositions de communication, titre provisoire et résumé (300 mots max), sont à envoyer aux organisateurs par mail (voir ci-dessus) avant le 31 janvier 2024.

Les propositions retenues seront communiquées à leurs auteurs début mars.

Format : 30 min de présentation + 10 min de discussion. Les communications pourront être faites en français, anglais, italien, allemand.
Prise en charge

L’hébergement et les repas sont pris en charge. Seul le transport reste à la charge des participants. Si le transport ne peut pas être pris en charge par l’institution d’origine (doctorants sans financement etc.), une solution pourra être trouvée.
Date et lieu

Université Paul-Valéry Montpellier 3, site Saint-Charles.

2-4 octobre 2024.
Organisation


Camille Gerzaguet, Université Paul-Valéry, CRISES (EA 4424), camille.gerzaguet@univ-montp3.fr
Thomas Granier, Université Paul-Valéry, CEMM (EA 4583), thomas.granier@univ-montpellier3.fr
Jean Meyers, Université Paul-Valéry, CRISES (EA 4424), jean.meyers@univ-montp3.fr

Source : Calenda

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – Bernard Belaigues, Une aventure franciscaine. Les cordeliers d’Aurillac

Des disciples de saint François d’Assise se sont établis à Aurillac au début du XIIIe siècle. Ils ont tout connu de l’histoire de cette terre, les heures heureuses comme les grandes épreuves : les attaques de routiers, les épidémies, les guerres civiles. Ils ont subi les soubresauts des luttes spirituelles qui ont divisé à plusieurs reprises l’ordre franciscain. Pourtant, cette communauté a su préserver sa vitalité pastorale : elle est toujours restée au service des plus petits, des malades et des agonisants, tout en rappelant aux puissants leur devoir d’exigence fraternelle. Face à la baisse des vocations et à l’affaiblissement de l’idéal originel, elle a tenté de régénérer son apostolat par un enseignement de qualité en philosophie et par une participation parfois risquée à la vie politique locale.

Durant près de six siècles, des frères par centaines se sont ainsi succédé chez les cordeliers d’Aurillac, jusqu’à l’épreuve ultime de la Révolution. La plupart ont vécu dans l’ombre. Quelques-uns d’entre eux sont passés à la postérité : François Pouget, mort en martyr, Jean de Roquetaillade, alchimiste et visionnaire persécuté, Guy Brianson, astrologue de cour à Carlat, Jean Abadie, frère
apostat et maire d’Aurillac.

Cette aventure humaine et spirituelle est indissociable d’une histoire patrimoniale tout aussi dramatique. Le couvent des cordeliers a connu plusieurs mues, volontaires ou contraintes. Ses deux églises successives, bien qu’attaquées, dévastées, humiliées, demeurent un inestimable témoignage architectural de la présence franciscaine. Sous le vocable de Notre-Dame-aux-Neiges, elles sont devenues familières aux habitants d’Aurillac qui n’en connaissent pourtant pas le passé singulier.

L’histoire tumultueuse de ces lieux, devenus si paisibles, et de ces hommes du passé, discrets ou turbulents à l’excès, est une émouvante et passionnante aventure humaine tout autant que patrimoniale

Bernard Belaigues, passionné d’histoire, est notamment l’auteur de trois biographies : Le duc de la Salle de Rochemaure ou la mise en scène d’une épopée familiale, Henri d’Orléans, le prince explorateur et Louis XI contre Jacques d’Armagnac. La révolte des princes.

Informations pratiques :

Bernard Belaigues, Une aventure franciscaine. Les cordeliers d’Aurillac, Paris, Éditions du Cerf, 2023 ; 1 vol. 270 p (Cerf Patrimoines). ISBN : 9782204159500. Prix : € 32,00.

Source : Éditions du Cerf

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Exposition – Géorgie : une histoire de rencontres

À l’automne prochain, europalia consacrera son festival à la Géorgie. À partir du 4 octobre 2023, un programme foisonnant se déploiera dans toute la Belgique, avec à l’affiche des expositions, performances, concerts, films, spectacles de danse, pièces de théâtre et rencontres littéraires. Le Musée Art & Histoire accueillera dans ce contexte une exposition patrimoniale qui se penchera sur la culture, l’histoire et l’art de la Géorgie depuis le néolithique.

À la charnière entre Orient et Occident, traversée par des voies commerciales reliées aux routes de la soie et objet des ambitions des grandes puissances qui l’ont de tout temps entourée, la Géorgie a été un lieu de rencontres et d’échanges dont elle a nourri sa culture. En résulte un patrimoine d’une richesse inouïe.



Vin, feu & mythes

On produit du vin en Géorgie depuis au moins 8000 ans. Il accompagne un art de la table ritualisé, à la cuisine raffinée, qui fait partie à part entière du patrimoine. Bien culturel le plus ancien de Géorgie, il servira de point de départ à l’exposition. Le travail du métal – or et bronze – occupera également une place cruciale dans le parcours. Dès l’âge du bronze, on développe sur les terres géorgiennes des pièces d’orfèvrerie d’une délicatesse et d’une somptuosité inouïes. C’est d’ailleurs en Géorgie que le mythe de la Toison d’Or trouve ses racines : la région était connue des Grecs pour sa grande richesse en or.

Après les Grecs, qui y installèrent des comptoirs commerciaux, de nombreuses puissances se croiseront et s’affronteront sur ce petit territoire tant convoité du Caucase : Romains, Perses, Arabes, Byzantins, Mongols et Ottomans contribueront au métissage si particulier de la culture, mais sèmeront parfois aussi la destruction sur leur passage. Chrétienne depuis le 4e siècle, la Géorgie a lutté pour s’affirmer au milieu des grandes puissances qui l’entouraient. Elle y parviendra brillamment entre le 11e et le 13e siècle, période de l’âge d’or de la Géorgie unifiée, qui rayonne alors économiquement et culturellement dans tout le Moyen-Orient, sous le règne de son emblématique Reine Tamar.

Commissaires de l’exposition : Prof. Bernard Coulie & Prof. Nino Simonishvili
Co-curatrice : Marie-Eve Tesch

Source : Musées royaux d’Art et d’Histoire

Publié dans Exposition | Laisser un commentaire

Publication – Carmen Florea, « The Late Medieval Cult of the Saints. Universal Developments within Local Contexts »

This is a book that explores the nature of sainthood in a region at the margins of medieval Latin Christendom. Defining the model of sanctity that characterized Transylvania between the fourteenth and sixteenth centuries, the study considers how the cults of saints functioned within specific local social and cultural contexts. Analyzing case studies from a multi-ethnic region influenced by both the Latin and Eastern Christian traditions, this book provides a close reading of little-surveyed primary sources and offers a comprehensive understanding of sainthood in Transylvania, enhancing the broader study of medieval saints’ cults and their relationship to social power structures.

It will be of great interest to scholars of medieval religion, researchers in medieval studies, and religious studies scholars engaged in comparative research.

Carmen Florea is a lecturer in the Department of Medieval, Early Modern and Art History, Faculty of History and Philosophy at Babeş-Bolyai University, Romania.

Introduction

1. … For Those Diligent Servants of God and His Saints … The Transylvanian Episcopate and the Cult of the Saints

The Apparition of St. Michael

Universal Growth

Local Developments

Artisans of Dynastic Cults

Sainted Women and Their Devotees

The Golden Age of Late Medieval Sainthood

2. Competing Cults in Late Medieval Transylvania: The Mendicant Case

Multiplication

Adaptability

… and the Challenges of Innovation

3. The Dynamic of Saintly Patronage

Die Kwnígen Maria

Civic Promotion of Sainthood in Corona

A Distant Patron Saint

Urban Identity and Parish Patronage: The Criss-Crossing

Conclusion

Carmen Florea, The Late Medieval Cult of the Saints. Universal Developments within Local Contexts, Londres, Routledge, 2023 ; 1 vol., 346 p. ISBN : 978-0-36768-486-0. Prix : GBP 104,00.

Source : Routledge

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Dater les peintures murales médiévales : approches interdisciplinaires

Depuis l’apparition du carbone 14 dans la seconde moitié du XXe siècle, les sciences historiques ont trouvé dans cette méthode de datation un nouvel allié bousculant leurs propres manières de faire. L’analyse chimique de la matière pour estimer l’âge d’un objet ou d’un artefact tranchait largement avec les méthodes de datation par les formes stylistiques, le contexte historique ou l’iconographie qui prédominait à l’époque. Ces méthodes de datation chimiques se sont elles-mêmes affinées et, en matière de peintures, l’analyse par radiocarbone est maintenant appliquée à certaines de leurs composantes comme la chaux, le blanc de plomb ou les charbons de bois présents dans l’enduit de sous-couche. Toutes ces nouvelles méthodes d’analyse sont d’une grande aide pour l’étude des peintures médiévales, elles-mêmes peu ou rarement documentées par des sources extérieures. Il faut s’en remettre à la peinture elle-même pour connaître son processus de création et estimer sa date de réalisation.

S’il arrive que le résultat des études physicochimiques permette de trancher des débats parfois centenaires sur la datation d’un ensemble peint (Saint-Pierre-les-Églises de Chauvigny), cet allié peut également devenir le pire ennemi du spécialiste des peintures murales qu’il soit archéologue ou historien de l’art. Les fourchettes de datation sont souvent larges, plus que celles des estimations stylistiques ou iconographiques, et n’apportent qu’un éclairage lointain à d’autres questions propres aux disciplines historiques telles que l’antériorité d’un édifice par rapport à un autre, l’attribution de l’ensemble à un commanditaire, ou la corrélation entre un évènement historique et la réalisation d’un décor peint.

C’est la raison pour laquelle cette journée d’études a vocation à réunir toutes les disciplines confrontées au problème de la datation des peintures murales : histoire de l’art, archéologie, épigraphie, chimie, optique, pour dresser un bilan des failles et des apports des méthodes antérieures, envisager des corrections possibles à ces méthodes de datation, et évaluer les nouvelles possibilités liées aux investigations physicochimiques. Sont les bienvenues toutes les communications relatives aux peintures murales médiévales et à leur datation. Il peut s’agir aussi bien d’un exposé de nouvelles méthodes (chaux, typo-chronologie, analyse des matériaux), que la présentation d’un dossier problématique ou inversement d’une étude de cas où la datation interdisciplinaire fonctionne parfaitement. L’oscillation entre recherche d’une datation absolue et nécessaire accommodation d’une datation relative est également à examiner.

Les problématiques explorées peuvent être les suivantes :

  • Les apports des données physicochimiques pour la datation (radiocarbone, dendrochronologie etc…) : quelle méthode pour quelle fiabilité ?
  • Les traités de peinture peuvent-ils aider à la datation des peintures ?
  • L’identification des pigments et des liants par spectroradiomètre peut-elle apporter des éléments de datation ?
  • Quels sont les apports de l’observation stratigraphique dans un dossier de datation ?
  • L’œil du spécialiste peut-il dater à coup sûr ?
  • Que retenir des méthodes de datation stylistiques ou iconographiques ?
  • La contextualisation historique (commande artistique, chantier de construction) : quelles failles et quels apports ?

Modalités de contribution

Les propositions de communication sont à envoyer àclaire.boisseau@sorbonneuniversite.fret àamaelle.marzais@univ-lyon2.fr,
avant le 15 janvier.

Le programme de la journée sera publié au début du mois de février.

Comité organisateur

Claire Boisseau, Chargée de recherche CNRS-Centre André Chastel (UMR 8150)
Amaëlle Marzais, MCF Université de Lyon 2, ArAr (UMR 5138)

Bibliographie indicative

Armel BOUVIER, « Datation radiocarbone de prélèvements de mortier, dossier méthodologique », CIRAM, département archéologie, 2016.

Claude COUPRY, Bénédicte PALAZZO-BERTHOLON, « Pour une connaissance des peintures murales anciennes : des recettes de fabrication aux analyses physicochimiques. », dans P. CHEVALIER, B. BOISSAVIT-CAMUS, S. BALCON-BERRY, La mémoire des pierres : Mélanges d’archéologie, d’art et d’histoire en l’honneur de Christian Sapin, 29, Brepols, p.155-164, 2016.

Paul DESCHAMPS et Marc THIBOUT, La peinture murale, en France. Le haut moyen âge et l’époque romane.

Paul DESCHAMPS et Marc THIBOUT, La peinture murale en France au début de l’époque gothique, de Philippe Auguste à la fin du règne de Charles V (1180-1380), Paris, Centre national de la Recherche scientifique, 1963.

Marianne GILLY-ARGOUD, « Item fuit dictum … Item fui actum : Les peintures murales de Besse-en-Oisans, étude d’un contrat notarial », Mélanges de l’École française de Rome – Moyen Âge [En ligne], Tome 125, n°2, 2013. URL : http://journals.openedition.org/ mefrm/1540.

Helen HOWARD, Pigments of English Medieval Wall painting, Londres, Archetype, 2003.

Amaëlle MARZAIS, « Rochecorbon. Datation de la chaux (AMS) appliquée à une peinture romane », dans Bulletin Monumental, tome 177, n°3, année 2019, p. 267-268.

Amaëlle MARZAIS, « De la main à l’esprit : étude sur les techniques et les styles des peintures murales dans l’ancien diocèse de Tours entre les XIe et XVe siècles », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre (BUCEMA) [En ligne], 26.1 | 2022. URL : http://journals.openedition.org/cem/19175.

Amaëlle MARZAIS, « Pour une archéologie des peintures murales, la Chasse royale de la chapelle Sainte-Radegonde à Chinon (Indre-et-Loire) : étude technique et résultat des datations par le 14C », Revue archéologique du Centre de la France [En ligne], Tome 61 | 2022. URL : http://journals.openedition.org/racf/5329

Cyrielle MESSAGER, Lucile BECK, Tom GERMAIN, Christian DEGRIGNY, Vincent SERNEELS, Delphine CANO, Georges CARDOSO et Équipe LMC14, « Datation par la méthode du radiocarbone du blanc de plomb : du psimythion des cosmétiques antiques au pigment des peintures murales médiévales », Technè [En ligne], 52 | 2021, mis en ligne le 14 avril 2023.

Bénédicte PALAZZO-BERTHOLON. « Les peintures de Saint-Pierre-les-Églises sont-elles carolingiennes ? », Revue historique du Centre-Ouest, 2005, Tome IV, p.53-67.

Géraldine VICTOIR, « La polychromie de la cathédrale de Noyon et la datation des voûtes quadripartites de la nef », Bulletin monumental, Tome 163, n°3, 2005, p. 251-254.

Source : Calenda

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Colloque – Le temps du commentaire. Du commentaire juxtaposé au commentaire simultané

Université Paul-Valéry Montpellier 3 – Site Saint-Charles 2 – Auditorium
25-27 janvier 2024

Colloque international

Centre d’études médiévales de Montpellier

avec le soutien du Labex Archimède, du laboratoire ReSO (Recherches sur les Suds et les Orients) et du Conseil scientifique de l’Université Paul-Valéry

sous l’égide et avec le soutien de la Société de langues et littératures médiévales d’oc et d’oïl (SLLMOO)

Jeudi 25 janvier 2024

9h00 – Accueil

9h15 – Ouverture : Sarah Hatchuel, Vice-présidente du Conseil Scientifique, Thomas Granier, Directeur du Centre d’études médiévales de Montpellier (CEMM), Fabrice Quero, Directeur de l’équipe Recherches sur les Suds et les Orients (RESO)

9h30 – Introduction (Valérie Fasseur, Catherine Nicolas, Mathias Sieffert)

La Bible : modèles latins et prolongements romans

Présidence : Cécile Rochelois, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Secrétaire générale de la SLLMOO

10h00 – Dominique Poirel, CNRS-IRHT : « Du surplomb à l’union : le commentaire médiolatin, itinéraire de l’un vers l’autre » 

10h30 – Cédric Giraud, Université de Genève : « Le commentateur en démiurge. Commenter l’Hexameron dans l’Aurora de Pierre Riga (début du XIIIe s.) »

11h00 – Discussion et pause

11h30 – Francis Gingras, Université de Montréal, « Commentaires déplacés : disposition des gloses et autorité du traducteur dans les manuscrits de la Bible historiale » 

12h00 – Marco Maulu, Université de Sassari, « Quand l’épique rencontre la Bible : commenter et actualiser l’histoire sacrée dans le manuscrit L.II.14 de la BNU de Turin »

12h30 – Louis-Patrick Bergot, Université de Strasbourg : « De quoi la Bête était-elle l’incarnation ?
Étude des commentaires français de l’Apocalypse (XIIIe-XIVe siècles) »

13h00 – Discussion et déjeuner

Après-midi : Fictions profanes

Présidence : Jean-René Valette, Sorbonne Université, président honoraire de la SLLMOO

15h00  – Emma Belkacemi-Molinier, Sorbonne Université : « Romans du Graal, Bible(s) et sermons : exercice de poétique du commentaire »

15h30 – Catherine Scubla, Université Paul-Valéry Montpellier 3 : « De quelques aventures et illustrations de La Queste del saint Graal : Translations, explicitations et interprétations des décrets du Latran IV ? »

16h00 Discussion et pause

16h30 – Gioia Paradisi, Université de Rome, La Sapienza : « Commentaire et fiction dans quelques narrations en langue d’oc »

17h00 – Marion Uhlig, Université de Fribourg : « La métalepse et le temps du commentaire »

17h30 : Discussion 

19h : Dîner

20h30 – Concert du Centre International de Musiques Médiévales. Brice Duisit

Vendredi 26 janvier 2024 : 

Matinée : De la moralisation au commentaire musical 

Présidence : Gilda Caïti-Russo, Université Paul-Valéry Montpellier 3

9h00 – Bénédicte Milland-Bove, Université Paris 3 Sorbonne nouvelle : « Les interpolations morales comme commentaire de la fiction (et vice-versa) dans le manuscrit Cologny, Bodmer 147 : l’exemple de l’interpolation de la ‘Misère de l’homme’ »

9h30 – Baptiste Decorps, Université Paris-Nanterre : « Les brebis tavelées et les bergers mercenaires : le commentaire de Gn 30 dans le Livre de reformation de Jehan Henry, entre actualité et fiction »

10h00 – Florence Tanniou, Université Paris-Nanterre : « L’urgence et les temps brouillés du commentaire dans Le Livre des épistres du debat sus le Rommant de la Rose de Christine de Pizan »

10h30 – Discussion et pause

11h00 – Christelle Chaillou, CNRS-CESM Poitiers : « Vidas et razos des troubadours : texte et musique »

11h30 – Federico Saviotti, Université de Pavie : « Le refrain et sa glose : pour une interprétation du ‘motet enté’ »

12h – Discussion et déjeuner

Après-midi : L’image commentaire, l’image commentée

Présidence : Elisabeth Pinto-Mathieu, Université d’Angers, Présidente de la SLLMOO

14h30 – Christian Heck, Université de Lille 3 : « Réintégrer le temps : présence de l’éternité et sens de l’histoire dans l’image médiévale » 

15h00 – Vincent Debiais, CNRS-EHESS Paris : « Travailler l’image : commentaire, glose »

15h30 – Valentine Eugène, Sorbonne Université et Nicolas Garnier, Sorbonne Université : « Texte et enluminures du Roman de Renart (manuscrit français 12584) : un rapport au temps mouvant. Enjeux cognitifs et herméneutiques » 

16h10 – Discussion 

16h45 – Mot de bienvenue de Nathalie Vienne-Guerrin, Vice-Présidente du Conseil Scientifique

17h00 Michel Zink, de l’Académie française, Conférence : « Le commentaire et le fragment ».

Samedi 27 janvier 2023 

 8h30 – Conseil d’administration de la Société de langue et littérature médiévales d’oc et d’oïl

9h30 – AG de la Société de langue et littérature médiévales d’oc et d’oïl

13h15 – Déjeuner.

Source : Conjointures

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire