Publication – « Succéder au Moyen Âge. LIIIe Congrès de la SHMESP »

« Tradition », « réforme », « rénovation » ou « translation » : diverses notions ont servi à qualifier le fait de succéder, à savoir l’enchaînement, le relai ou le séquençage temporel dans les sociétés médiévales du Ve au XVe siècle (Occident et Orient, Chrétienté, Islam, Byzance). Toutes témoignent de ce que les institutions du Moyen Âge ont régulièrement prétendu répondre à la nécessité du changement sans bouleverser leurs cadres de référence ou, du moins, sans assumer de le faire. Des travaux récents ont enrichi notre connaissance de l’usage contextuel de ces concepts dans leurs expressions politiques, religieuses et culturelles. À travers eux, c’est souvent le point de vue de celui qui lègue qui a été adopté, laissant dans l’ombre l’action de celui qui prend la suite. Succéder n’est pas hériter : le successeur est supposé s’inscrire activement dans une chronologie et définir sa propre identité en regard d’une entité disparue. Cela est vrai dans le monde du travail ou celui de la vie intellectuelle comme dans l’ordre familial et dynastique, à la tête des gouvernements urbains aussi bien que des institutions ecclésiales. Observer les façons de succéder, c’est alors considérer comment des femmes et des hommes, des institutions et des courants intellectuels ont tenté de résoudre l’équation de la continuité et du changement. Le 53e congrès de la Société des historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public, qui s’est tenu à Rome les 26-28 mai 2022, a envisagé cette vaste question sans renoncer aux diversités des temps, des lieux, des domaines de l’histoire et des acceptions, du littéral au métaphorique.

Table des matières :

Avant-propos – Dominique Valérian

Succéder dans la société chrétienne latine. Rapport introductif – Joseph Morsel

Succéder dans les mondes musulmans médiévaux. Rapport introductif – Vanessa Van Renterghem

Comptes, bilan, transmission : reprendre un patrimoine

Dettes et bilan monastiques. Solder le passif d’un abbé dans la Toscane du XIIIe siècle – Philippe Lefeuvre

Succéder ou prendre la place ? Les veuves juives du Roussillon et de la Catalogne (XIVe siècle) – Chloé Bonnet

Apprentis et héritiers. Règlements et pratiques de succession dans le monde des métiers en Normandie, XIIIe-XVe siècle – François Rivière

Les dynasties : normes, pratiques et limites des successions

Planifier la succession royale et échouer. Le cas de Théodoric (489-526) et la compétition pour le règne en Italie – Cristina La Rocca

Cuncta reparans. Recceswinth ou la succession réparatrice – Céline Martin

Succéder à son frère ? Pratiques de la succession dans les royaumes anglais du haut Moyen Âge (VIIe-XIe siècle) – Justine Audebrand

L’empire controversé. Interpréter les pratiques successorales des rois normands et Plantagenêt (1066-1199) – Fanny Madeline

Une compétition sous contrôle ? La fabrique du successeur dans l’émirat de La Mecque (XIIIe-XIVe siècle) – Clarck Junior Membourou Moimecheme

Troubles de la succession royale sous Charles VII et Louis XI – Franck Collard, Lydwine Scordia

Constructions historiographiques et constructions théoriques

Succession des temps et cycle des astres. La conscience historique des hagiographes latins (VIe-XIe siècle) – Marie-Céline Isaïa

Inventer sa succession dans l’exégèse médiévale (XIIe-XIIIe siècle) – Emmanuel Bain

Succéder à Chaucer dans l’Angleterre du XVe siècle – Aude Mairey

Légitimer une dynastie princière par l’image. La succession entre Philippe le Bon et Charles le Téméraire (1467-1470) – Julien Guerro

Une parenté bien ordonnée. Succession, hiérarchie et pouvoir dans le Livre de la danse des aveugles et de l’abuzé en court (v. 1480) – Marie-Lise Fieyre

Succéder dans l’Église

Succéder au siège épiscopal de Ravenne (Ve-IXe siècle) : une approche visuelle – Maria Cristina Carile

Neophyta ! Usages polémiques d’une hérésie de la succession épiscopale (seconde moitié du IXe siècle) – Isabelle Rosé

Succéder au temps de la réforme de l’Église. Définition des procédures canoniques de l’élection pontificale entre le XIe et le XIIe siècle – Umberto Longo

L’impossible succession. Une approche juridique de l’hérédité en milieu clérical (XIIe-XIIIe siècle) – Arnaud Fossier

Les successions familiales dans le Sacré Collège au XVe siècle – Pierre-Bénigne Dufouleur

Rites et légitimations aux marges du principe dynastique

Succéder à l’imam dans l’ibadisme omanais. Sources de légitimité d’un pouvoir dissident en marge du califat (XIe-XIIe siècle) – Enki Baptiste

Un étranger au pouvoir. Identités et légitimation dans les successions exogènes en Bretagne (IXe-XIIIe siècle) – Lucile Queney

Cossols viels et novels. Succession et continuité au sein du consulat montpelliérain (v. 1200-v. 1450) – Vincent Challet

Quand la nuit succède au jour. Rêveries conclusives – Patrick Boucheron

Informations pratiques :

Succéder au Moyen Âge. LIIIe Congrès de la SHMESP, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2023 ; 1 vol., 424 p. (Histoire ancienne et médiévale). ISBN : 979-10-351-0899-1. Prix : € 30,00.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Prix – The Marjorie Chibnall Essay Prize 2024

Submissions are now being sought for the 2024 Marjorie Chibnall Essay Prize, offered in memory of the former director of the Battle Conference on Anglo-Norman Studies and co-founder of the Allen Brown Memorial Trust. It is awarded for an unpublished scholarly paper based upon original research and relating to the study of the Anglo-Norman world, broadly defined, between c. 850 and c. 1250.

Candidates for the Prize are normally expected to be doctoral students in a recognised institution of Higher Learning, or within two years of having completed a doctorate (from the date the degree was awarded).

The winning paper will be awarded a place at the 2024 Battle Conference on Anglo-Norman Studies, to take place in Durham, 19-22 July, 2024; the conference registration fee and expenses to a certain level will be covered. It is a condition of the Prize that the paper should be delivered at the conference following its award, and be submitted for exclusive publication in Anglo-Norman Studies.

The paper should be written in English, up to 8000 words in length (including footnotes), and be prepared to a consistent form of citation.

Candidates should send a covering letter, an abstract (between 200 and 250 words) of their paper, and their entry itself, to The Hon. Secretary of the Allen Brown Memorial Trust, Ms Caroline Palmer, via an email attachment to Cpalmer@boydell.co.uk with the three documents combined into one file. The letter should make a statement as to the originality of the work; an indication of how the candidate qualifies for entry to the competition; agreement to the terms of the Prize competition; and name, postal address, email address, and institutional details.

Entries must be submitted by 11 March 2024. Previously unsuccessful candidates may reapply, but must address a new topic.

The winner will be announced in early April, the work having been judged by a selection committee made up of representatives of the Trust; their decision will be final and no correspondence will be entered into. The Trustees reserve the right not to make an award should no essay of sufficient quality be entered.

It is planned to include a poster session for ECRs during the conference. For further details please contact Dr Leonie Hicks: leonie.hicks@canterbury.ac.uk,

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Séminaire – Grandes et Petites Mythologies : programme 2023-2024

À : Université de Reims – Campus Croix-Rouge – Bibliothèque Robert de Sorbon –

Lien : https://crimel.hypotheses.org/8810

Programme :

Possibilité de suivre la conférence via ZOOM.

Le lien sera publié le mardi précédant la séance sur notre site: https://crimel.hypotheses.org/category/seminaires/seminaire-grandes-et-petites-mythologies

Horaire : 17h-19h

Lieu : BU Robert de Sorbon, Campus Croix-Rouge.

Jeudi 5 OCTOBRE  2023  : Cyrille Fabre, URCA/CRIMEL : Galatée.

Jeudi 7 DECEMBRE 2023  : Annelie Jarl Ireman, Université de Caen Normandie:  Des trolls et des lutins : entre grande et petite mythologie ; entre croyances réelles et créations artistiques.

Jeudi 1 FEVRIER 2024 – JOURNÉE D’ÉTUDE :  Les objets au carrefour de la Grande et de la Petite Mythologie.
Le programme sera publié à la rentrée.
 
Jeudi 7 MARS 2024: Aurélien Lorig, URCA/CRIMEL: La mythologie au service d’une éthique et esthétique : le cas de Georges Darien au tournant du XIXe siècle.

Jeudi 4 AVRIL 2024: Nicolas Vernot, CY Cergy-Paris Université: Entretiens avec un lutin : sources écrites et matérielles de la croyance aux génies domestiques dans la France d’Ancien régime.

Source : Fabula

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Publication – Maurice Berthe, « Villages et bastides, paysans et seigneurs du Midi médiéval », éd. Gérard Pradalié et Benoît Cursente

Natif de Prades (Pyrénées-Orientales), Maurice Berthe a effectué à Toulouse la tota lité de sa car-rière universitaire. Son nom reste associé à ceux de son maître Philippe Wolff et de son ami et col-lègue Pierre Bonnassie. Après la publication de ses recherches doctorales placées sous le signe de la démographie historique, consacrées à la Bigorre (1976), puis à la Navarre (1984), il a essen-tiellement consacré son activité de recherche, indissociable de son enseignement, aux villages, aux bastides, à la seigneurie, aux sociétés paysannes et aux libertés rurales dans la France du Midi. Or, cette recherche féconde et novatrice a pris la forme de publications éparses, d’accès souvent difficile. Dans ce livre sont republiés 26 articles ou chapitres d’ouvrages consacrés à ces thèmes, parus à partir de 1986. Sont ainsi restituées toute la cohérence et toute l’importance de cette partie de l’œuvre de Maurice Berthe, qui le place aux tout premiers rangs des historiens du Midi médiéval.

Maurice Berthe, décédé en 2015, était professeur d’histoire médiévale à l’université Toulouse – Jean Jaurès. Il fut le premier directeur du laboratoire FRAMESPA (UMR 5136) en 1995 et le fondateur des éditions Méridiennes, devenues la collection « Méridiennes » aux Presses universitaires du Midi.


Gérard Pradalié est ancien maître de conférences en histoire médiévale à l’université Toulouse – Jean Jaurès. Ses publications portent sur l’histoire médiévale du Portugal et du Midi toulousain.

Benoît Cursente est historien médiéviste,ancien directeur de recherches au CNRSet directeur du laboratoire FRAMESPA (UMR 5136) à l’université Toulouse – Jean Jaurès de 1997 à 2005. Il a principalement consacré ses recherches à l’étude des structures d’habitat et à l’anthropologie des pays pyrénéo-gascons, et pour finir à l’histoire des dominés (les serfs, ou questaux) et des exclus (les cagots).

Informations pratiques :

Maurice Berthe, Villages et bastides, paysans et seigneurs du Midi médiéval, éd. Gérard Pradalié et Benoît Cursente, Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2023 ; 1 vol., 408 p. (Méridiennes). ISBN : 978-2-8107-1250-2. Prix : € 30,00.

Bulletin de souscription : ici

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Appel à contribution – Journées d’étude sur la production des céramiques en grès

L’apparition des grès dans le courant du XIIIe siècle est une véritable innovation technique. En effet, l’obtention d’une pâte vitrifiée à partir d’une argile grésante et d’une forte température de cuisson, permet désormais une parfaite étanchéité des contenants. Ces derniers connurent un engouement exponentiel en Europe du Nord-Ouest puis plus largement dans le monde entier à partir de l’époque moderne. En parallèle de cet engouement du consommateur, se développe, bien entendu, une multiplication des producteurs et donc des ateliers de potiers.

 

Le développement de l’archéologie préventive, dans toute l’Europe ces trente dernières années, a permis la reconnaissance de plusieurs nouveaux lieux de production. Bien au-delà de l’image très exclusive des années 70-80 tournant autour d’ateliers principaux (grès Rhénans ou du Beauvaisis par exemple), l’étude de ces ateliers inédits apportent une nouvelle lecture à ce phénomène. À cela s’ajoute un constat saisissant : la connaissance des grès et leur reconnaissance dans les ensembles céramiques actuels, reposent le plus souvent, sur d’anciennes publications, sans que celles-ci n’aient jamais été actualisées.

Cet appel à communication a été initié par la création du PCR « TeR A POT » (Travaux et Recherches sur les Ateliers de Production des Objets en Terre cuite, médiévaux et modernes). En effet, un inventaire exhaustif des ateliers de potier dans cette zone géographique a permis de révéler la présence d’onze lieux de production de grès. Si la moitié d’entre eux appartiennent à la région du Beauvaisis, les autres correspondent à des productions encore inconnues.

Actuellement, il existe, en plus, un réel engouement européen sur ce sujet. En effet, en décembre 2022, a eu lieu un atelier international à Bonn en Allemagne : « Rhenish Stoneware : local product – global player ». Celui-ci traitait en particulier de la diffusion des grès rhénans à l’échelle mondiale, ce qui a permis d’insuffler un véritable renouveau dans l’étude de ces productions. S’en est suivi, en septembre 2023, une session à l’EAA (à Belfast) sur « Commodity, Container, Consumption – European Stoneware between Regional and Global Trade Systems », encore une fois, plutôt portée sur la diffusion et la relation entre producteurs et consommateurs des grès de toute origine.

Si la question des échanges et de la diffusion du produit reste fondamentale, il n’en demeure pas moins que ces problématiques, pour rester valables, sont sujet à la bonne reconnaissance de ces productions. Cet appel à communication vise donc à présenter des ateliers de potiers qui ont produit des objets en grès, qu’il s’agisse d’anciens ateliers dont l’étude auraient été reprise et approfondie avec les méthodes actuelles ou de nouveaux centres de production dont les objets demeurent encore inédits. Comprendre les différences comme les similitudes de chaque production (groupe technique, forme ou décor) à travers une chronologie étendue (XIIIe-XVIIIe siècle) et un espace géographique large (l’Europe) nous permettra de comprendre les phénomènes de concurrence entre artisans, de changements culturels et sociétaux à travers l’évolution des décors et des formes et des choix économiques imposés pour l’implantation d’un atelier entre ressources en matières premières et débouchés commerciaux.

Il est demandé aux personnes souhaitant participer de se manifester auprès des organisatrices avant le 15 janvier 2024 (courriels ci-dessous). Les propositions de communications devront comporter le nom, prénom, organisme de rattachement, spécialité, titre de la communication et un petit résumé (max. 500 mots). Les participants sélectionnés recevront une confirmation d’ici la fin janvier 2024.

Les communications devront durer 20 minutes. Les textes issus des interventions seront recueillis en octobre 2024, et leur publication en ligne est envisagée pour la fin 2024.        

Nous restons à votre disposition pour plus d’informations.

Au plaisir de vous rencontrer,

Comité d’organisation :

– Hélène Agostini, Direction de l’archéologie du Pas-de-Calais, agostini.helene@pasdecalais.fr,
– Sandrine Mouny, Université de Picardie, sandrine.mouny@u-picardie.fr,
– Vaiana Vincent, Inrap, vaiana.vincent@inrap.fr
– Jean-Michel Willot, Direction de l’archéologie du Pas-de-Calais

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Appel à contribution – Heinrich II., Kaisertum und Reich in Spätmittelalter und Humanismus, ca. 1450–1550

27.09.2024 – 28.09.2024
Deadline : 15.03.2024
Bamberg, Bistumshaus St. Otto, Heinrichsdamm 32

2024 jährt sich der Tod Kaiser Heinrichs II. zum tausendsten Mal. Die Willibald-Pirckheimer Gesellschaft nimmt das zum Anlass, nach der Deutung zu fragen, die dieser Herrscher, Kaisertum und Reich in Spätmittelalter und Humanismus erfuhren. Schließlich wurde die Sicht der Autoren zwischen etwa 1450 und 1550 – so unsere These – wegweisend für die Diskussion späterer Jahrhunderte. Wir greifen damit aktuelle Debatten über die Rezeption des Mittelalters auf, wobei wir die Perspektive humanistischer Gelehrter akzentuieren wollen. Diese beschäftigten sich mit dem Imperium im Hinblick auf dessen Kontinuität zur Antike und schrieben die Geschichte in Anknüpfung an die und in Abgrenzung von der mittelalterlichen Historiographie fort. Universale Entwürfe, die auf die Reform von Kirche und Reich zielten, konkurrierten dabei mit dem partikular orientierten Diskurs über die Nation.

Die Rezeption von Heinrich II., von Kaisertum und Reich (hauptsächlich des Früh- und Hochmittelalters) wollen wir in ihrer gesamten medialen Vielfalt diskutieren. Dafür kommen historiographische und literarische Texte lateinischer und volkssprachlicher Autoren in Frage, sowie weltliche und geistliche Traktate aus Spätmittelalter und Reformation. Auch die Überlieferung im Bereich der Realien, der Skulptur, Buch- und Tafelmalerei des Mittelalters und der Renaissance kann in einschlägigen Vorträgen behandelt werden. Wir begrüßen daher Vorschläge für ein interdisziplinäres Tagungsprogramm, das die Perspektiven der Geschichtswissenschaft, Philologie, Kunstgeschichte und Historischen Theologie zusammenführt.

Die Tagung findet am 27. und 28. September 2024 im Bistumshaus St. Otto, Heinrichsdamm 32, 96047 Bamberg statt. Bei der Organisation kooperiert die Willibald-Pirckheimer-Gesellschaft mit der der Philipps-Universität Marburg (Prof. Dr. Georg Strack), der Staatsbibliothek Bamberg (Prof. Dr. Bettina Wagner) und dem Zentrum für Mittelalterstudien der Universität Bamberg (Prof. Dr. Christof Rolker).

Wer gerne einen Vortrag von ca. 20 Minuten beisteuern möchte, sendet bitte bis zum 15. März 2024 ein Abstract (deutsch oder englisch) im Umfang von maximal einer DIN A4-Seite sowie einen kurzen Lebenslauf an: jasmin.hauck@uni-marburg.de.

Source : H-Soz-Kult

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Publication – Gustavs Strenga, « Remembering the Dead. Collective Memory and Commemoration in Late Medieval Livonia »

Medieval memoria – the commemoration of the dead – was both a form of collective memory and a social practice present in every sphere of life. It shaped identities and constituted groups, and thus the study of commemorative practices can tell us a great deal about medieval communities. This study shows the importance of memoria as a form of collective memory for different groups and institutions: city government and guilds, the Teutonic Order, bishops and cathedral chapters, and monastic communities, in late medieval Livonia (present-day Latvia and Estonia).

Gustavs Strenga (PhD) is a post-doctoral researcher at University of Greifswald. The history of medieval Livonia, memory studies, remembrance of medieval heroes, ethnicity in the Middle Ages, gift giving as a historical phenomenon, and book history are his main academic interests.

Table des matières :

Introduction

Chapter 1. Remembering Origins
Chapter 2. Commemoration of a Group and its Leaders
Chapter 3. Networks of Memory – Livonia and Beyond
Chapter 4. Conflict and Memory
Chapter 5. Memoria and Urban Elites
Chapter 6. Memoria and the Non-elites
Chapter 7. Reformation and Memoria

Conclusion

Informations pratiques :

Gustavs Strenga, Remembering the Dead. Collective Memory and Commemoration in Late Medieval Livonia, Turnhout, Brepols, 2023 ; 1 vol., 318 p. (Memoria and Remembrance practices, 5). ISBN : 978-2-503-59119-3. Prix : € 89,00.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Templiers et templarisme : raisons et déraisons d’un mythe

Le Temple en héritage.
Secondes rencontres internationales de l’Aube

Troyes, centre de congrès de l’Aube, 5-7 novembre 2025

« Le fou, on le reconnaît tout de suite. […] Le fou a une idée fixe, et tout ce qu’il trouve va pour la confirmer. Le fou, on le reconnaît à la liberté qu’il prend par rapport au devoir de preuve, à sa disponibilité à trouver des illuminations. Et ça vous paraîtra bizarre, mais le fou, tôt ou tard, met les Templiers sur le tapis. »

Cette phrase, qu’Umberto Eco met dans la bouche de l’éditeur érudit Jacopo Belbo dans Le Pendule de Foucault, rappelle avec humour et pertinence combien les Templiers sont devenus, au fil des siècles, un sujet inspirant les discours complotistes les plus contournés. Il faut dire que l’histoire de l’ordre, de sa naissance en Terre sainte jusqu’à sa chute soudaine et théâtrale, a tout pour fasciner les imaginaires, et se sont ainsi développés plusieurs motifs à la fois indépendants et connectés. On peut en dégager trois principaux : dès 1531, l’alchimiste Cornélius Agrippa fait des Templiers les détenteurs d’un mystérieux savoir ésotérique ramené d’Orient, une idée qui refleurit au XVIIIe siècle dans les milieux maçonniques et irrigue encore aujourd’hui des dizaines d’œuvres. Au fil des textes, les Templiers deviennent les héritiers, les disciples, les frères ou encore les protecteurs des Assassins du Liban, des Cathares du sud de la France, des Vaudois, des Écossais en guerre contre les Anglais, des manichéens de l’Antiquité tardive, voire des Égyptiens du temps des pyramides. En parallèle, le thème de la malédiction des Templiers a lui aussi connu une longue histoire à la fois littéraire et audiovisuelle. Enfin, la question du trésor caché des frères a inspiré des artistes, des apprentis archéologues et des complotistes. Ces différents nodules imaginaires se croisent et s’influencent mutuellement : les œuvres qui font des Templiers les protecteurs de l’Arche d’Alliance ou encore du Graal (Indiana Jones et la Dernière croisade) s’inscrivent au carrefour du motif du trésor et de l’ésotérisme ; tandis que celles qui imaginent des frères agissant encore en secret aujourd’hui dans de mystérieux desseins (Assassin’s Creed) sont à la croisée du thème du savoir mystérieux et de la malédiction. Plus diffusément, le Templier est l’une des grandes figures des médiévalismes contemporains, immédiatement reconnaissable par son costume caractéristique : à côté du viking, du chevalier arthurien, ou encore de la cathédrale, il participe d’une véritable mythologie du Moyen Âge qui est de plus en plus étudiée aujourd’hui.

Se plonger dans le mythe templariste, c’est d’abord mesurer la profusion des œuvres qui l’utilisent et, ce faisant, l’alimentent. On trouve pêle-mêle des romans, des films, des séries, des jeux vidéo, des peintures, des bandes dessinées pour adultes ou pour un public plus jeune – Picsou a couru après le trésor des Templiers ! –, des morceaux de musique, mais également des pratiques plus concrètes, orchestrées par des groupes de reconstituteurs ou des loges maçonniques se
réclamant, plus ou moins directement, de l’imagerie templière.

Les Templiers deviennent tantôt de nobles guerriers veillant sur des textes menacés par l’Église (The Bastard Executionner, The Last Templar de Khoury), tantôt, à l’inverse, un ordre militatiste dont la violence est mise au service du pouvoir (les Templiers Noirs de Warhammer 40 000).

Ce sont ces usages pluriels, enchevêtrés, complexes par la diversité des formes et des acteurs qu’ils mobilisent, que nous nous proposons d’étudier lors d’un colloque transdisciplinaire organisé à Troyes du 5 au 7 novembre 2025 par la direction des Archives et du Patrimoine de l’Aube, dans le cadre de la programmation scientifique de la Fédération de la route templière européenne (www.templars-route.eu). L’enjeu de ces journées n’est pas de décortiquer les erreurs historiques qui sous-tendent ces mythes, mais plutôt de prendre ces derniers au sérieux afin d’étudier ce qu’ils disent de notre rapport au Moyen Âge et aux médiévalismes contemporains.

Plusieurs pistes peuvent être explorées, autour de trois grands axes :

• Le templarisme historique :

  • –  de l’époque du revival templier, au XVIIIe siècle, jusqu’aux XXe et XXIe siècles, les communications peuvent s’inscrire librement dans le temps en se saisissant d’un moment ou d’une période plus large.
  • –  l’analyse pourra croiser plusieurs œuvres pour travailler sur la circulation d’un motif ou d’un thème. Les propositions interrogeant un genre artistique sur le long terme (par exemple les Templiers dans les comics étatsuniens depuis les années 1940) seront particulièrement bienvenues.
  • –  l’analyse peut aussi se pencher sur des pratiques contemporaines associées au templarisme, en particulier dans le champ maçonnique, paramaçonnique ou dans le domaine de la reconstitution, de la plus rigoureuse aux plus fantaisistes. • Le templarisme culturel :

– une analyse monographique centrée sur une œuvre artistique en particulier qui mettrait en scène des Templiers – une saga romanesque, une série télé, etc. – ou sur un lieu particulièrement associé au mythe templariste, comme Rennes-le-Château ou Gisors. Le corpus est aussi ouvert que possible et aucun média, aucun support, quel que soit sa date, son pays d’origine, sa nature, n’est a priori exclu du champ du colloque. Des communications ressortissant à la pop culture ou à des objets reflétant notre monde contemporain seront les bienvenues.

• Le templarisme politique :
– l’analyse pourra travailler l’utilisation politique ou militante des imageries templaristes, des plus inoffensives aux plus toxiques : pensons, par exemple, à Anders Breivik, ce terroriste norvégien qui se pose, dans le manifeste posté en ligne quelques heures avant de passer à l’acte, comme un templier en croisade contre l’islam. Moins mortifère, l’utilisation de l’imagerie templière par des policiers occidentaux peut également être interrogée comme toute forme de récupération qui s’inscrirait dans un cadre politique et identitaire

Les communications de chercheuses et chercheurs de toutes disciplines sont les bienvenues, en particulier en histoire, en littérature, en histoire de l’art, en archéologie, en sociologie, en philosophie et en anthropologie. Les langues de communication de la rencontre seront le français, l’anglais et l’italien, et ce sont elles qui serviront également pour l’édition des actes prévue fin 2026.

Les organisateurs prêteront une attention particulière aux propositions des jeunes chercheuses et chercheurs (jeunes docteurs, doctorants, voire masterants).

L’ensemble des frais de déplacement (avion classe économique et train 2e classe), d’hébergement (3 nuitées) et de restauration sera intégralement pris en charge par le Département de l’Aube.

Les propositions de communication, d’un maximum de 400 mots, si possible accompagnées d’une notice biographique ou d’un bref CV, sont à envoyer aux adresses suivantes : arnaud.baudin@aube.fr ; florient.latin@gmail.com ; ph.josserand@wanadoo.fr avant le 15 juin 2024.

Les projets retenus seront communiqués à leurs auteurs avant le 14 juillet 2024.

Arnaud BAUDIN, Florian BESSON et Philippe JOSSERAND Comité scientifique

Comité d’organisation : Arnaud BAUDIN et Daphné CASTANO (Archives et Patrimoine de l’Aube).

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Publication – Innocent Smith, « Bible Missals and the Medieval Dominican Liturgy »

Bible Missals are manuscripts that integrate liturgical prayers for the Mass with the scriptural texts of the Latin Vulgate. Long overlooked by scholars, Bible Missals offer important evidence for the development of the medieval liturgy and the liturgical use of scripture by medieval Christians.

This monograph is the first comprehensive analysis of the codicology and contents of Bible Missals. Mostly produced in the first half of the 13th century by professional book makers in centers like Paris and Oxford, these hybrid manuscripts were customized for secular, monastic, and mendicant patrons. This monograph focuses on Dominican Bible Missals, the largest group within the repertoire, providing detailed codicological descriptions of each manuscript and analyzing their texts for the Order of Mass and selected liturgical formularies, including prayers for the feast of St. Dominic.

For medieval Christians, the words and events of scripture were continually called to mind and reenacted in the sacramental rites of the Mass. Bible Missals provide important material evidence for this interplay between word and sacrament.

Innocent Smith, Dominican House of Studies, Washington, DC, USA. 

Informations pratiques :

Innocent Smith, Bible Missals and the Medieval Dominican Liturgy, Berlin–Boston, De Gruyter, 2023 ; 1 vol., XII–503 p. (Manuscripta Biblica, 12). ISBN : 978-3-11079-221-8. Prix : € 154,95.

Source : De Gruyter

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Publication – « El Frontal de San Miguel de Excelsis y sus esmaltes de Limoges. Estudio histórico-artístico. Hipótesis de reconstrucción / Le frontal de San Miguel de Excelsis et ses émaux de Limoges. Étude historique et artistique. Hypothèse de reconstruction », éd. Lourdes de Sanjosé Llongueras

El Frontal de San Miguel de Excelsis y sus esmaltes de Limoges. Estudio histórico-artístico. Hipótesis de reconstrucción / Le frontal de San Miguel de Excelsis et ses émaux de Limoges. Étude historique et artistique. Hypothèse de reconstruction, éd. Lourdes de Sanjosé Llongueras, Pampelune, Gobierno de Navarra, 2023 ; 1 vol., 487 p. ISBN : 978-84-235-3679-5. Prix : € 32,00.

Table des matières : ici

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