École d’été – Les économies de la nature aux époques médiévale et moderne

La 12e école d’été d’histoire économique se réunira à Suse (Piémont, Italie) les 26, 27 et 28 août 2024. Elle aura pour thème « Les économies de la nature aux époques médiévale et moderne ». Cette thématique permettra de poursuivre et d’approfondir celles qui ont été développées les années précédentes (la valeur des choses, la pauvreté, les biens communs, les moyens de paiement, la qualité, l’organisation du travail, les écritures de l’économie, entreprendre, la circulation des savoirs, le risque, les espaces du commerce).

La 12e école d’été d’histoire économique se propose d’aborder le thème fondamental de l’usage que les sociétés médiévale et moderne font de la nature, c’est-à-dire de la façon dont les éléments constituant leur environnement sont transformés pour être insérés dans les processus de production, d’échange et de consommation devenant ainsi des ressources aux fonctions multiples transformant aussi de façon fondamentale le cadre de vie des hommes, contribuant à la construction de paysages ruraux ou urbains. Il y a là une question qui relève de l’épistémologie autant que du savoir empirique, le recouvrement partiel entre deux sous-disciplines, l’histoire économique et l’histoire environnementale, faisant question.

Institutions partenaires

L’école d’été d’histoire économique rassemblera des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des chercheurs postdoctoraux, et des doctorants de toutes nationalités. Les institutions partenaires sont l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université de Toulouse Jean-Jaurès, l’EPHE, les Archives Nationales et le CNRS. Les laboratoires impliqués sont les suivants : LAMOP (UMR 8589, Paris 1/CNRS), FRAMESPA (UMR 5136, Toulouse Jean-Jaurès/CNRS), IDHE.S (UMR 8533 Paris 1, Paris-Nanterre, ENS Cachan/CNRS), SAPRAT (EA 4116 EPHE), BETA (UMR 7522, Strasbourg, Lorraine, Inrae/CNRS).

La manifestation reçoit également l’appui financier du LabEx HASTEC (Histoire et Anthropologie des Savoirs, des Techniques et des Croyances) et se déroule sous le patronage de l’Association Française d’Histoire économique (AFHé).

Objectifs et nature de l’opération

La nature du thème implique, outre la mobilisation d’historiens médiévistes et modernistes, la présence d’archéologues et d’économistes. La méthode proposée est de faire présenter une série d’exposés par des spécialistes et de les mettre en débat. Elle permet également de faire dialoguer médiévistes et modernistes et comparer l’avancée de leurs réflexions sur un thème donné, voire d’infléchir les doctrines. Le but poursuivi est d’approfondir nos connaissances et nos réflexions tout en permettant à des doctorants ou à des postdoctorants de s’associer aux travaux par une participation active. La partition des doctorants et postdoctorants prendra la forme d’exposés et de prises de paroles dans le débat suivant les interventions.

La 12e école d’été d’histoire économique se propose d’aborder le thème fondamental de l’usage que les sociétés médiévale et moderne font de la nature, c’est-à-dire de la façon dont les éléments constituant leur environnement sont transformés pour être insérés dans les processus de production, d’échange et de consommation devenant ainsi des ressources aux fonctions multiples transformant aussi de façon fondamentale le cadre de vie des hommes, contribuant à la construction de paysages ruraux ou urbains. Il y a là une question qui relève de l’épistémologie autant que du savoir empirique, le recouvrement partiel entre deux sous-disciplines, l’histoire économique et l’histoire environnementale, faisant question. Leur coexistence se traduit nécessairement par des inflexions problématiques et par la redéfinition de concepts en usage de part et d’autre. Elle a des incidences sur les enquêtes en cours ou à entreprendre. L’insertion de problématiques environnementales permet ainsi de reprendre à nouveaux frais des questions classiques, comme, par exemple, celle des défrichements médiévaux qui ne peuvent plus être pensés sans une telle perspective environnementale, sans que pour autant la question économique, à savoir l’accroissement de la production céréalière, doive ou puisse être minorée. Inversement, la nature fait peser des contraintes sur les activités économiques orientant et limitant, par exemple, la question des circulations.

La question des rapports de l’homme et de la nature recouvre toute une série de préoccupations et de thèmes qui peuvent être abordés pour eux-mêmes ou être insérés dans des problématiques relevant de plusieurs disciplines (histoire économique, histoire environnementale mais aussi archéologie, anthropologie, philosophie ou théologie). La liste que l’on pourrait dresser des domaines abordés ou à aborder est longue et souvent problématique : les incidences économiques des interactions homme-nature recouvrent un champ presqu’illimité que l’on masque parfois en ayant recours à des concepts englobants et d’un usage extensif comme celui de « ressources naturelles ». On peut ajouter que le concept de nature est lui-même englobant et en grande partie dialectique. Cela implique l’énergie, le bois et la forêt, la gestion des eaux vives ou dormantes, les relations avec le monde animal, de l’élevage à la chasse, l’agriculture aussi, bien évidemment, le climat (au sens large ou local) ? Tout cela a toujours fait partie du questionnement historien et peut être orienté dans plusieurs directions selon que l’on s’intéresse à la subsistance des hommes ou que l’on place l’environnement et les questions d’équilibre écologique ou de durabilité au cœur du dispositif intellectuel, ou encore que l’on place la représentation des activités humaines au cœur de ses problématiques.

La subsistance des hommes, sous toutes ses formes, est au cœur de l’histoire économique dont les méthodes et les propos visent à expliciter les transformations des sociétés en interrogeant leur action sur la matière. Cette attitude a pour conséquence, souvent, de considérer le cadre environnemental comme inerte et stable ou de le donner comme indifférent. Ces transformations à l’époque médiévale ont en tout cas permis de construire les paysages et le cadre de vie qui structure encore notre environnement. L’accroissement brutal des techniques et des savoirs portant sur la nature qui se produit à l’époque moderne permet de dépasser des seuils techniques et, surtout, d’avoir sur l’environnement une action plus profonde. Pour les historiens de l’économie, les interactions entre l’homme et la nature ont pour fonction de produire et d’échanger des richesses, les modifications du cadre environnemental étant par conséquent inhérentes à l’action économique des sociétés et les transformations des paysages comme les modifications des écosystèmes en font partie, l’environnement étant façonné ou détruit par l’activité humaine.

À l’inverse, l’histoire environnementale tend à faire de la question de la subsistance une question subordonnée ou adventice, le véritable sujet étant constitué par les objets étudiés, les climats, la forêt, l’eau, sur lesquels l’action humaine n’est que l’un des éléments à prendre en considération. C’est particulièrement évident pour le climat, où l’action humaine peut être considérée comme ayant une incidence négligeable jusqu’à la révolution industrielle.

L’émergence de l’histoire environnementale en tant que champ disciplinaire nouveau amène par conséquent à repenser des approches qui n’ont jamais été abandonnées mais ont pu sembler minorées par les historiens de l’économie. Cette étude pose naturellement des problèmes inhérents à la nature même de l’objet étudié. S’il existe, bien évidemment, une conception médiévale de la nature, elle ne va pas jusqu’à proposer des corpus d’idées qui décriraient l’action de l’homme sur le milieu ou même décrirait les paysages de façon linéaire autrement que par des gloses, des commentaires ou des listes. Inversement, les actions humaines peuvent être pensées sur le mode de la nature. Seul le vocabulaire de l’action permet de comprendre ce qui se produit effectivement. Ainsi, l’examen de mots comme « artigues », « essarts », exstirpare est la meilleure voie d’accès au phénomène fondamental que furent les défrichements et la transformation des incultes en champs permanents dont la juxtaposition forme l’ossature du paysage rural jusqu’aux grands remembrements des années 1960. Cela pose la question de savoir si la nature est perçue pour les produits qu’elle fournit ou les services qu’elle assure ou si elle existe également par elle-même, en fonction d’un « sens » plus général, suprahumain.

Le savoir technique médiéval est, d’autre part, un savoir essentiellement pratique et, même lorsqu’il doit traiter de questions complexes comme celles ayant trait aux mines, qu’il s’agisse de l’extraction du minerai ou de l’exhaure des galeries, ou de toute autre forme d’expertise, il ne permet pas de passage à la généralité sinon par un raisonnement par analogie. C’est à chaque fois un cas concret que des experts examinent et jaugent en fonction de leur expérience et pour lequel ils « bricolent des solutions ». Il en va de même pour les questions économiques, traitées tardivement sous l’angle éthico-économique. Jusqu’à la fin du xiiie siècle, c’est-à-dire jusqu’à ce que la réflexion des Franciscains ne bouleverse les cadres à l’intérieur desquels se déploie la réflexion de l’Église, aucune théorie n’a été formalisée et seule l’apparition de mots nouveaux, comme par exemple le resicum, par exemple, permet de comprendre que des catégories nouvelles font leur apparition. La formalisation de ce savoir pratique se fait à l’époque moderne et culmine avec l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Elle autorise la rationalisation de l’exploitation et favorise l’apparition d’entreprises complexes comme celles montées par Buffon dans ses forges, opérée, malgré son évidente modernité, sur des fondements anciens parce que reposant sur le recours au bois pour la fourniture de l’énergie, au moment où, en Angleterre, l’usage du charbon de terre bouleverse les conditions générales de l’économie, vouant les forges anciennes à dépérir et ayant par conséquent des effets sur la gestion de la forêt. Les sources d’énergie et leur mobilisation différentielle sont à l’origine de la divergence des économies (Pomeranz).

Savoirs et rationalité pratiques, savoirs et rationalités techniques, descriptions économiques de la nature et du milieu inventaires, classifications, nomenclature s’entrecroisent donc autour de cette question, justifiant le titre économies de la nature et la perspective adoptée, à la jonction de deux sous-disciplines pour aborder une thématique rarement affrontée directement par les historiens, malgré l’avance considérable qu’ont pris les modernistes dans cette perspective.

Historiographie/économie/archéologie

La complexité de la question justifiera une attention particulière portée à l’historiographie. De rares médiévistes et de nombreux modernistes ont utilisé les méthodes et les apports des sciences de l’environnement pour faire progresser leur réflexion. Quant aux archéologues, les sciences de l’environnement ont bouleversé leur approche du terrain et de l’histoire par le recours principalement à l’observation, à la cartographie, à l’examen des modifications des territoires, à leurs aménagements et à leurs transformations du fait de l’action humaine. Entre la rationalité muette des acteurs et l’empirisme assumé des historiens, la question de l’environnement fournit un terrain de jeu tout à fait pertinent pour réfléchir à ce qu’est effectivement l’économie et à ce qu’est l’histoire.

L’exploitation et la valorisation de la nature

Les systèmes techniques médiévaux et modernes se développent sur une pluralité de niveaux. Le premier est l’exploitation directe des plantes et des animaux. Le bois est ainsi à la fois matériau de construction, donc matière première, mais il est aussi source d’énergie domestique ou industrielle, fours à chaux, fours à céramique, fours de verriers en faisant un usage intense, obligé et presque unique jusqu’à ce que le charbon de terre soit mobilisé. Les arbres fournissent aussi du fourrage et des fibres textiles lorsqu’ils sont émondés et le petit bois nécessaire aux travaux agricoles comme par exemple les échalas indispensables à la viticulture. Ils sont également indispensables à la guerre, fournissant le matériau de construction des engins de siège et des moyens de déplacement ou celui des navires de commerce ou de guerre. Les plantes, sélectionnées et améliorées, choisies en fonction des sols mais aussi des climats

L’eau fournit l’un des moyens d’accéder à une énergie par captation et transformation de la force hydraulique, les moulins étant les instruments permettant de passer, par la médiation d’installations complexes, du mouvement linéaire et continu du courant au mouvement circulaire de la meule ou à celui alternatif du marteau de forge. Or, l’installation hydraulique complexe qu’est le moulin a des incidences importantes sur l’environnement immédiat de la construction. Le creusement d’un bief permet certes d’alimenter une chute qui, à son tour, mettra en mouvement le mécanisme de la meule ou du marteau de forge. Il a aussi comme effet de permettre l’élevage de poissons et de modifier le tracé du cours de la rivière. On touche, avec cet objet, à un grand nombre de compartiments : l’eau courante comme source d’énergie ; l’eau dormante comme réserve alimentaire potentielle ou effective ; la mobilisation de la force hydraulique afin de transformer des objets (grain en farine ou fonte en fer) et de les rendre propres à la consommation humaine. L’énergie, l’alimentation, la transformation des objets sont des aussi des éléments de la fabrication des paysages, de leur façonnement plus ou moins durable. La maîtrise croissante de l’hydraulique a été au Moyen Âge l’un des facteurs ayant permis la bonification, que ce soit par l’assèchement de zones humides ou, au contraire, par la création d’étangs à fins d’assainissement et d’empoissonnement permettant d’accroître la production de protéines non carnées.

L’accès à l’énergie se fait aussi à travers l’exploitation ou la gestion de la forêt dont les implications vont très au-delà de la seule question énergétique. C’est l’une des questions les plus importantes qui se soient posées aux sociétés médiévale et moderne et qui a déterminé des implantations industrielles nécessitant à la fois de l’eau et du feu.

Autour du bois et de l’eau se construisent des systèmes techniques complexes qui permettent la diversification de la production et la spécialisation des productions dans le cadre d’une offre marchande qui s’accroît même durant les périodes de crise : la fin du Moyen Âge et l’époque moderne voient ainsi le développement d’une industrie sidérurgique renouvelée reposant sur des innovations techniques qui modifient le rapport au feu et à l’eau à travers des procédés novateurs.

Modes d’appropriation et conflits d’usage

Exploiter la nature signifie que l’on se reconnaît des droits sur les éléments la composant : la terre, les eaux (dormantes ou courantes), l’air même sont des biens partagés mais auxquels on n’accède pas toujours de la même manière. Les eaux courantes font partie, au Moyen Âge, du domaine public, sur lequel seul le souverain a des droits au demeurant imprescriptibles. Ces droits se décomposent en une multitude d’autres droits en fonction des besoins : puiser de l’eau pour une industrie et détourner le cours d’une rivière, droits de pêche, droit immobilier impliqué par la construction d’un moulin : les modes d’appropriation sont en fait infinis. Ils vont de la propriété individuelle à l’appropriation collective dans le cas des communs. Il faut à chaque fois définir ce que chacun peut faire en matière de cession, de transmission et d’usage. Dans le cas de l’économie montagnarde, par exemple, le partage des droits sur les alpages est un problème constant. À partir du xive siècle, le développement de l’élevage transhumant en Europe méditerranéenne modifie profondément le rapport à l’espace de sociétés rurales qui doivent en plaine partager les zones de pâture avec les troupeaux des éleveurs urbains et, à la montagne, développer une économie du louage des estives, tout en cherchant à l’équilibrer avec leurs propres besoins. Enfin, le système des drailles et des tratturi a comme conséquence un renforcement des contrôles du public sur les espaces villageois qui ne sont plus sous le contrôle exclusif d’un seigneur local ou d’une communauté paysanne mais de plus en plus insérés dans un système économique régional, formant un véritable district.

Contraintes et risques

Les intempéries, les orages, les tempêtes font courir un risque permanent aux sociétés occidentales que les oscillations climatiques renforcent et contre lesquels il est impossible de se prémunir. Les montagnes, les mers et les forêts sont à la fois des obstacles à la circulation et des éléments périlleux, parfois mystérieux, qu’il faut connaître pour pouvoir en user. Leur présence conditionne partiellement celle des animaux. Ceux-ci sont omniprésents dans la vie.

Ils offrent une source d’énergie primaire par le portage et la traction. Ils fournissent aussi les protéines nécessaires à la vie humaine. Ils sont également une source de matière première : la peau pour les chaussures ou pour le parchemin, la viande, bien sûr, mais aussi, de plus en plus, à partir du xiie siècle, la laine des moutons. Leur présence est une aubaine qui fait cependant courir des risques. Les porcs divaguant en ville sont un souci constant pour les autorités publiques à la fois pour des raisons d’hygiène et des raisons de sécurité. Les réglementations urbaines qui limitent et encadrent l’élevage en ville sont l’un des aspects de la conception de normes visant à limiter la pollution et les nuisances et qui déterminent les zonages urbains. Les activités puantes ou dangereuses sont ainsi définies et reléguées dans des quartiers spécifiques ou rejetées en dehors de l’espace urbain, en périphérie ou en aval des rivières. Les animaux sauvages, de leur côté, sont là, à la fois comme menace, à des degrés divers, et comme proies fournissant des compléments alimentaires. Le loup et l’ours vivent, durant tout le Moyen Âge, au voisinage des hommes dans les forêts occidentales. Le renard, de son côté, fait peser sur les basse-cours une menace qui s’accroît au fur et à mesure que les espaces boisés, et donc les proies accessibles à cet animal, régressent. La chasse, qui implique le parcours de vastes espaces réservés, c’est-à-dire où l’activité agricole est exclue ou fortement réglementée, est une nécessité sociale pour l’aristocratie militaire qui y trouve à la fois du plaisir et un entraînement physique au combat.

Des économies durables ?

L’exploitation des matières premières est, pour l’époque médiévale, un sujet en cours d’approfondissement, très lié à l’histoire des techniques. L’histoire des climats dépend en partie de l’étude des rayonnements solaires ou des glaces du Groënland : elle relève pour une part d’une histoire naturelle indispensable à la compréhension de l’évolution des milieux. La vitalité de l’économie dépend cependant de la capacité des sociétés à exploiter les matières premières minérales et à en tirer parti.  Qu’il s’agisse des carrières de pierre ou des minières d’où le fer est extrait, ou encore des galeries d’où le plomb argentifère ou l’or sont tirés, des techniques de plus en plus sophistiquées permettent d’accéder aux différents métaux dont l’activité humaine se sert aussi bien pour la production d’armes, d’outils ou d’ustensiles divers. Il existe une chronologie particulière, liée aux découvertes de filons et aux modifications des techniques utilisées. Les matières premières donnent lieu également à un trafic commercial important, l’alun faisant l’objet, jusqu’aux grandes découvertes italiennes du xve siècle en Toscane et dans le Latium, d’un intense trafic entre l’Anatolie et l’Europe occidentale.

L’école d’été se propose d’aborder la question en dix sessions :

  1. L’historiographie médiévale et moderne
  2. Le point de vue des économistes et des archéologues
  3. L’exploitation et la valorisation de la nature
  4. Modes d’appropriation et conflits d’usage
  5. Contraintes et risques
  6. Des économies durables ?

Et quatre sessions de doctorants et post-doctorants (appel à candidatures)

Des places sont disponibles pour les jeunes chercheurs – doctorants ou post-doctorants – en histoire économique médiévale et moderne, en économie, sociologie, géographie et archéologie. Les langues de travail étant l’anglais et le français, les candidats devront avoir une connaissance minimale des deux langues (l’expression orale se fera dans la langue de son choix).

Il sera demandé aux candidats une communication orale de 20 minutes en rapport avec le sujet des journées. Cette communication se fera à partir de la présentation d’un fonds d’archives ou d’une source d’histoire économique qui a été au cœur de leur recherche.

L’organisation prendra en charge l’intégralité du séjour sur place. Les frais de déplacement (aller-retour) seront remboursés jusqu’à 200 euros.

Le nombre des places étant limité, les candidatures seront examinées par un comité de sélection composé des organisateurs scientifiques des journées.

Le dossier (en anglais ou en français) comprendra :

  • Un curriculum vitae détaillé
  • Une présentation (2 pages minimum) du sujet de doctorat, des sources utilisées et de la communication orale envisagée.

Les dossiers de candidature sont à envoyer à Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse Jean-Jaurès) : emmanuel.huertas@univ-tlse2.fr

avant le 1e mai 2024 (réponse le 7 mai)

(arrivée des participants : dimanche 25 août dans l’après-midi)

Journée 1 : lundi 26 août

Matin

9 h 00 : Session 1 – L’historiographie médiévale et moderne

  • Laurent Feller (Univ. Paris 1, Lamop)
  • Anne Conchon (Univ. Paris 1, Idhe.s)

10 h 00 : discussion

10 h 30 : pause

11 h 00 : Session 2 – Le point de vue des économistes et des archéologues

  • Antoine Missemer (CNRS, Cired)
  • Christine Rendu (CNRS, Traces).

12 h 00 : discussion

12 h 30 : repas

Après-midi

14 h 30 : Session 3 – Exploitation et valorisation de la nature

  • Pierre Marchandin (Archives du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères)
  • Jean-François Moufflet (Archives Nationales, Paris)

15 h 30 : discussion

16 h 00 : pause

16 h 30 : Session 4 – Session des doctorant.e.s/postdoctorant.e.s

  coord. Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse Jean-Jaurès, Framespa)

Journée 2 : mardi 27 août

Matin 

9 h 00 : Session 5 – Modes d’appropriation et conflits d’usages

  • Roland Viader (CNRS, Traces)
  • Romain Grancher (CNRS, Framespa)

10 h 00 : discussion

10 h 30 : pause

11 h 00 : Session 6 – Session des doctorant.e.s/postdoctorant.e.s

  •   coord. Patrice Baubeau (Université Paris-Nanterre, Idhe.s)

12 h 00 : discussion

12 h 30 : repas

Après-midi : excursion dans le Val de Suse (coord. Andrea Zonato, archiviste)

Journée 3 : mercredi 28 août

Matin

9 h 00 : Session 7 – Contraintes et risques

  • Jean-Pierre Devroey (Université libre de Bruxelles)
  • . Emmanuel Garnier (CNRS, Chrono-Environnement)

10 h 00 : discussion

10 h 30 : pause

11 h 00 : Session 8 – Session des doctorant.e.s/postdoctorant.e.s

  •   coord. Marc Bompaire (EPHE, Saprat)

12 h 00 : discussion

12 h 30 : repas

Après-midi

14 h 30 : Session 9 – Des économies durables ?

  • . Fabrice Guizard (Université Polytechnique Haut-de-France, Larsh)
  • . Raphaël Morera (CNRS, Crh)

15 h 30 : discussion

16 h 00 : pause

16 h 30 : Session 10 – Session des doctorant.e.s/postdoctorant.e.s

  •  coord. Agnès Gramain (Université de Lorraine, Beta)

17 h 30 : discussion

18 h 30 : fin des travaux de l’école d’été

(nuit d’hébergement prise en charge si départ le jeudi 29 août)

Source : Calenda

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Conférence – Raphaël Vanmechelen et Laetizia Puccio : De l’archéologie préventive aux fonds d’archives : enquête conjointe sur le passé de la place Maurice Servais, à Namur

En collaboration avec New (Namur Europe Wallonie), la Société royale Sambre et Meuse organise chaque année un cycle de conférences consacrées à l’histoire et au patrimoine namurois. Elles se tiennent les troisièmes mardis des mois de février à juin de 12h30 à 13h30 à la Bourse, place d’Armes. L’entrée est gratuite et sans réservation.

16 avril 2024
Raphaël Vanmechelen (AWaP) et Laetizia Puccio (Archives de l’État) – De l’archéologie préventive aux fonds d’archives : enquête conjointe sur le passé de la place Maurice Servais, à Namur

Source : Société royale Sambre et Meuse

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Colloque – Refinement and/or Reduction? Gothic Art, Architecture and Culture, c. 1250 to 1350

International conference, Institut für Kunstgeschichte und Archäologien Europas, Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg.

Cncept and organization:

  • Prof. Dr Ute Engel (Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg)
  • Prof. Dr Christian Freigang (Freie Universität Berlin)

The international conference aims at an interdisciplinary reassessment of Gothic art and architecture between c. 1250 and 1350 in a broad European perspective. With an increased diversity of patrons and new technical facilities, the design options for artists and architects alike extended to a virtuoso refinement across media, on the one hand. On the other hand, new modes of reduction emerge, probably originating in economic, technical or programmatic tendencies of the time. The conference elucidates and discusses the cultural background of this paradoxical situation. Additionally, the conference intends to honour Paul Frankl (1878–1962), professor of the History of Art at the University of Halle 1921–1934. Forced into American exile, he became one of the leading scholars of the Gothic, based at the Institute of Advanced Studies in Princeton from 1940 onwards.

The conference will take place at Martin-Luther-Universität, Halle: On 23 and 24 May 2024 at Universitätsplatz, Löwengebäude, Aula and Historischer Sessionssaal, Universitätsplatz 11, 06108 Halle (Saale); on 25 May 2025 at Steintor-Campus, Hörsaal II, Emil-Abderhalden-Straße 28, 06108 Halle (Saale).

Additionally, there will be the chance to listen to the lectures online via web-link.

Please register for the conference until 12 May 2024, using the email address below.

Please note whether you will take part in presence or online: sekretariat@kunstgesch.uni-halle.de

The conference is co-sponsored by:

Fritz Thyssen Stiftung Ministerium für Wissenschaft, Energie, Klimaschutz und Umwelt Sachsen-Anhalt Saalesparkasse

Contact: ute.engel@kunstgesch.uni-halle.de | Website

Thursday, 23 May 2024

15.00 – Registration

16.00 – Welcome

Panel 1: Gothic Art and Architecture c. 1250 to 1350, and its Historiography (Chairs: Prof. Dr Ute Engel and Prof. Dr Christian Freigang)

  • 16.15 – Prof. Dr Ute Engel (Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg): “Refinement and/or Reduction c. 1250 to 1350: An Introduction”
  • 16.45 – Prof. Dr Christian Freigang (Freie Universität Berlin): “‘Doktrinäre Gotik – Reduktionsgotik‘. Architectural History between Criticism of Academicism and Theory of Space”
  • 17.15 – Prof. Dr Beatrice Kitzinger (Princeton University): “Encountering Paul Frankl in the Princeton Archive”
  • 17.45 – Discussion

19.00 – Keynote Lecture: Prof. Dr Paul Binski (University of Cambridge): “Subtlety and Gothic Architecture”

20.00 – Reception

Panel 2: Paris and Court Culture (Chair: Dr Antje Fehrmann)

  • 9.00 – Prof. Dr Dany Sandron (Sorbonne Université, Paris): “Opus parisianum? Architecture in Paris c. 1250–1350”
  • 9.30 – Prof. Dr Lindy Grant (University of Reading): “The Aesthetics of Asceticism: Louis IX and Court Culture after the Return from the 1248–1254 Crusade”
  • 10.00 – Prof. Dr Michael T. Davis (Mount Holyoke College): “Synthesis, Invention and Transformation in French Gothic Architecture, 1250–1320 “
  • 10.30 – Discussion

10.45 – Coffee/Tea

Panel 3: Beyond Paris (Chair: Prof. Dr Ute Engel)

  • 11.15 – Prof. Dr Michaelis Olympios (University of Cyprus, Nicosia): “Architecture and Ritual at the Laon Cathedral Chapels”
  • 11.45 – Prof. Dr Christoph Brachmann (University of North Carolina Chapel Hill): “The Simultaneity of the Non-Simultaneous”
  • 12.15 – Prof. Dr Etienne Hamon (Université de Lille): “The Updating of Graphic Models from the 1300s in 15th-century Architecture and Decorative Arts: Some Examples from Central France”
  • 12.45 – Discussion

13.00 – Lunch break

Panel 4: Centres in the South (Chair: Prof. Dr Christian Freigang)

  • 14.30 h Dr Markus Schlicht (Université Bordeaux Montaigne): “Refinement to Reduction: The Choir of Bordeaux Cathedral (from 1252)”
  • 15.00 h Dr Alexandra Gajewski (Burlington Magazine, London): “Becoming a Papal Residence: Churches and Chapels in Avignon, from John XXII to Clement VI”
  • 15.30 h Dr Tom Nickson (Courtauld Institute of Art, London): “Two for One? Berenguer de Montagut, Manresa, and Catalan Gothic”
  • 16.00 h Discussion

16.15 h Coffee/Tea

Panel 5: Cross-Media Figurations (Chair: Prof. Dr Juliane von Fircks)

  • 16.45 – Prof. Dr Brigitte Kurmann-Schwarz (Universität Zürich)/Prof. Dr Peter Kurmann (Université de Fribourg): “French Architecture and Stained Glass in Dialogue (1250–1350)“
  • 17.15 – Prof. Dr Tim Ayers (University of York): “More or Less? The Chapter House and its Vestibule at York Minster”
  • 17.45 – Prof. Dr Evelin Wetter (Abegg-Stiftung, Riggisberg/Universität Leipzig): “Embroidered Image and Surface. On the Reduction of the Background to Colour and Material in the Works of the Opus anglicanum”
  • 18.15 – Discussion

Saturday, 25 May 2024

Panel 6: Innovation and Invention (Chair: Dr Sascha Köhl)

  • 9.00 – Prof. Dr Marc Carel Schurr (Universität Trier): “Less is more – Strasbourg Cathedral and the ‘Avant-garde’ of Architecture around 1300”
  • 9.30 – Prof. Dr Jacqueline Jung (Yale University, New Haven): “Refinements of Time in Monumental Narrative Relief Sculpture after 1250”
  • 10.00 – PD Dr Christian Kayser (Technische Universität, München): “The Western Tower of Freiburg Minster and the Invention of the Gothic Openwork Spire”
  • 10.30 – Discussion

10.45 h Coffee/Tea

Panel 7: Cityscapes (Chair: Prof. Dr Markus Späth)

  • 11.15 – Dr Tobias Kunz (Staatliche Museen zu Berlin): “Not Only Paris. Foreign Innovations and their Consequences in Cologne Sculpture”
  • 11.45 – Dr Zoe Opacic (Birkbeck College, University of London): “Erfordia turrita: ‘Reduktionsgotik’ and Urban Refinement in Fourteenth-century Erfurt”
  • 12.15 – Dr Zoltán Bereczki (University of Debrecen): “Franciscan Monasteries in the Medieval Cityscape. A Case Study of Sopron (HU) and Bratislava (SK)”
  • 12.45 – Discussion

13.00 – Lunch break

Panel 8: European Transfer (Chair: Prof. Dr Christian Freigang)

  • 14.00 – Prof. Dr Robert Bork (University of Iowa): “Reflections on Refinement: Plasticity versus Planarity between France and Germany, 1250–1350”
  • 14.30 – Prof. Dr Jakub Adamski (University of Warsaw): “Strasbourg – Wrocław – Cracow. On the Transfer of Modern Architectural Design from the Upper Rhine Valley to Southern Poland from c. 1280“
  • 15.00 – Prof. Dr Yves Gallet (Université Bordeaux Montaigne): “Refinement versus Reduction? A Showcase of Paradoxical Coexistence in 14th-Century Architecture: Matthias of Arras´s Work in Prague”
  • 15.30 – Discussion

Conclusion (Chair: Prof. Dr Ute Engel)

15.45 – Prof. Dr Bruno Klein (Technische Universität, Dresden): “Conclusion and Perspectives on Gothic Art, Architecture and Culture c. 1250 to 1350”

16.15 – Coffee/Tea, End of conference

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Appel à contribution – Notices pour une encyclopédie de l’histoire de l’Église / Entries for an encyclopaedia of Church history

Les éditeurs du Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques recherchent des notices pour leur prochain fascicule.

Cette encyclopédie réputée d’histoire de l’Église, commencée par Alfred Baudrillart en 1909 et actuellement gérée par l’UCLouvain et la KU Leuven en Belgique, publie des notices sur des personnes, des institutions, des phénomènes et des lieux liés à l’histoire du christianisme dans des fascicules imprimés réguliers ; toutes les notices apparaissent également sur la plateforme en ligne de notre éditeur, Brepolis.

Les éditeurs recherchent actuellement des notices pour le prochain fascicule. Les articles doivent fournir des introductions faisant autorité sur le sujet traité, mêlant à la fois des informations factuelles et un résumé du status quaestionis historiographique, et doivent inclure une bibliographie. Ils peuvent être rédigés en français ou en anglais ; la date limite est fixée au 1er septembre 2024. Le nombre de mots est à convenir avec les éditeurs en fonction du sujet.

Le DHGE est une source d’information fiable dans le monde universitaire. Publier dans cette ressource historique signifie partager votre expertise avec un public mondial et ajouter votre nom à notre liste d’anciens auteurs, qui comprend David Knowles, Hubert Jedin, Michel de Certeau et Marie-Dominique Chenu.

Notre éditeur, Brepols de Turnhout, verse des honoraires aux contributeurs.

Veuillez contacter Brian Heffernan pour toute proposition à brian.heffernan@kuleuven.be.

The editors of DHGE – Louvain Dictionary of Church History are seeking contributions for its next fascicle.

This venerable ongoing encyclopaedia of Church history, begun by Alfred Baudrillart in 1909 and currently in the care of UCLouvain and KU Leuven in Belgium, publishes state-of-the-art entries on persons, institutions, phenomena and places linked to the history of Christianity in regular printed fascicles; all entries also appear on our publisher’s online platform Brepolis.

The editors are currently seeking contributions for the next fascicle. Entries should provide authoritative introductions to the subject at hand, blending both factual information and a précis of the historiographical status quaestionis, and should include a bibliography. They can be in French or English; the deadline is 1 September 2024. The word count is to be agreed with the editors depending on the subject.

DHGE – Louvain Dictionary of Church History is a trusted source of information across academia. Publishing in this time-honoured resource means sharing your expertise with a worldwide audience and adding your name to our list of past authors, which includes David Knowles, Hubert Jedin, Michel de Certeau and Marie-Dominique Chenu.

Our publisher, Brepols of Turnhout, pays contributors a fee.

Please contact Brian Heffernan with proposals at brian.heffernan@kuleuven.be.

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Journée d’étude – Bien commun ou bien d’utilité publique ? Archéologie d’une notion et d’une pratique au Moyen Âge

S’il est une notion qui a fait couler beaucoup d’encre et dont le sens continue pourtant à nous échapper en grande partie, c’est bien celle de bien commun. Ce concept éminemment actuel, ne cesse de susciter l’intérêt, tant au sein du milieu académique qu’auprès des acteurs du monde politique, économique, agricole, ou humanitaire. Dans son acception éthique, le bien commun semble toutefois de plus en plus considéré comme un idéal utopique, d’où le déplacement de la focale sur la notion de biens communs et de communs, dans la lignée des travaux d’Elinor Ostrom.  

Au Moyen Âge, le bonum commune,compris comme fin ultime de tout individu inscrit au sein d’une communauté, fonde toute la grammaire politique, et plus particulièrement à partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, sous l’impulsion de la redécouverte du corpus politique aristotélicien. Quoiqu’omniprésente, la notion est comprise et utilisée de manière extrêmement diverse, selon des finalités qui semblent souvent incompatibles avec l’universalité même qui sous-tend l’idée de « commun ».

Plusieurs travaux récents ont mis en lumière le caractère extrêmement vague et ambigu de la définition même du bonum commune ; dans l’œuvre de Thomas d’Aquin, pour ne citer que lui, le concept est mobilisé à maintes et maintes reprises, dans un sens qui est loin d’être univoque, équivocité renforcée par l’absence de toute tentative définitoire par le docteur angélique. Cette polysémie, qui ne va pas sans une certaine plasticité, explique les usages extrêmement variés voire parfois opposés de la notion de bien commun au Moyen Âge, tantôt utilisée comme fer de lance de l’absolutisme pontifical, tantôt pour justifier l’existence d’institutions contraignantes censées empêcher l’avènement d’un gouvernement tyrannique. Cette journée d’étude cherche à réinterroger la notion même de bonum commune en s’intéressant aux conditions dans lesquelles celle-ci se voit mobilisée, en s’intéressant aux éventuels conflits qui surgissent dans sa confrontation avec le réel historique, tout en guettant les solutions proposées par les auteurs pour concilier théorie et pratique du bien commun, dans une approche comparable à l’analogie théologico-politique proposée par l’Aquinate. 

9h   Nicolas Michel et Laura Rizzerio (Université de Namur) – Introduction

Session 1 : Présidence Xavier Hermand (Université de Namur)

9h30  Sumi Shimahara, (Université Paris IV) — Le Bien commun dans le haut Moyen Age (Ve-XIe s.).

10h15 Corinne Leveleux-Teixeira (Université d’Orléans) — Biens communs et nécessité dans la pensée canonique médiévale.

11h : Pause-café

11h15 Julien Le Mauff (Université de Lille) — « Chescun cure d’une chose en tant comme elle luy touche ». Quel bien, pour quel commun ?.

12h Carole Mabboux (Université Paris 8) — Bien commun et bien de la Commune. Normes légales et didactiques (Italie, XIIIe-XIVe siècles).

Session 2 : Présidence Laura Rizzerio (Université de Namur)

14h Paolo Evangelisti (Archivio storico della Camera dei deputati) — Money and markets: where trust might be expected. Architectures of creditworthiness in Franciscan economic pedagogy.

14h45 Matthias Nebel (Universidad Popular Autónoma del Estado de Puebla) — Schola d’arte vénitienne: le travail comme un bien commun.

15h30 Pause-café

15h45 Antonio Petagine (Université Roma Tre) — Thomas d’Aquin a-t-il soutenu la doctrine de la primauté du bien commun ?

16h30 Alban Grandjean (Université Libre de Bruxelles) — Le Bien Commun dans la pensée de Jean d’Anneux. Un idéal politique à l’épreuve des prétentions matérielles des princes au XIVe siècle.

7 mai 2024

Université de Namur
Faculté de Philosophie et Lettres, L 33 (3e étage)

Source : UNamur – PraME

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Colloque – La couleur : matière, technique et perception

Ce colloque viendra clore quatre ans de travaux qui ont permis de créer non seulement une matrice d’accueil des données matérielles en histoire de l’art dans AGORHA, mais aussi un nouveau système
de visualisation de ces données, corrélées aux données traditionnellement mobilisées en histoire de l’art, à partir de deux corpus : panneaux peints et enluminures. L’enjeu de ce colloque est double : présenter ces nouveaux outils à la communauté scientifique et les intégrer au champ des études matérielles, en faisant intervenir des chercheurs français et étrangers. Croiser les approches permettra ainsi de susciter de nouvelles interprétations et de renouveler les pratiques.

Une partie de l’événement se déroulera en anglais.

En partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, l’UMR 8167 Orient et Méditerranée (équipe Monde byzantin) et le centre Jean-Mabillon

JEUDI 23 MAI 2024
Institut national d’histoire de l’art
Galerie Colbert, auditorium Jacqueline Lichtenstein

16h TABLE RONDE
Présentation des bases « La Fabrique de l’art » et « la Fabrique matérielle du visuel » dans AGORHA
Léa Checri (INHA), Charlotte Denoël (BnF), Teresa Knapowska – (BnF), Sigrid Mirabaud (ministère de la Culture), Federico Nurra (INHA), François Pacha Miran (INHA), Alexandre Tur (BnF)

17h30 CONCLUSION

De la pensée à la matière, et inversement : Les couleurs médiévales entre théorie, pratique et art (v. 600-1250)/From Thought to Matter, and Back : Medieval Colors between Theory, Practice, and Art
(ca. 600 – 1250) – Alberto Virdis (université Masaryk, Brno)
Intervention en anglais

VENDREDI 24 MAI 2024
Bibliothèque nationale de France
Site Richelieu, salle des conférences

9h INTRODUCTION – Michel Pastoureau (EPHE)

10h DU MATÉRIAU À L’IMAGE

Le rouge des grottes et des abris ornés de la Préhistoire : construction d’une approche intégrée – Emilie Chalmin (université Savoie Mont Blanc)

Ici, là et partout : omniprésence inédite du bleu égyptien dans les manuscrits médiévaux/Here, there and everywhere : new ubiquitous occurrence of Egyptian blue in medieval manuscripts – Maurizio Aceto (université du Piémont oriental Amedeo-Avogadro)
Intervention en anglais

La perception de la couleur en Nubie. Réflexions autour de peintures murales médiévales/Perception of Color in Nubia. Some remarks based on Mediaeval Wall Paintings – Magdalena Łaptas (université Cardinal Stefan Wyszynski, Varsovie)
Intervention en anglais

Sous des cieux violets. Teintes et cieux dans les manuscrits ottoniens/Under Purple Skies. Dyes and Skies in Ottonian Manuscripts – Thomas Rainer (université de Zurich)
Intervention en anglais

12h30 Pause

14h LA COULEUR ET L’ARTISTE

Étude des enluminures du Beatus de Saint-Sever (Paris, BnF latin 8878) : des instruments adaptés et un traitement multimodal innovant – Thomas Calligaro (C2RMF)

Identifier les artistes dans les enluminures du Beatus de Saint-Sever : L’apport de l’imagerie chimique à l’analyse stylistique – Anne Michelin (CRC-MNHN)

Révéler l’art : la fascination cachée des colorants au sein du monde complexe de l’attribution des oeuvres d’art/Revealing Art: the Hidden Fascination of Colorants in the Intricate World of Artwork Attribution – Francesca Robotti (université du Piémont oriental Amedeo-Avogadro)
Intervention en anglais

Préférences artistiques ou prétentions de commanditaires ? Réflexions sur la question des « palettes » typiques de scriptoria dans l’enluminure ottonienne.
Doris Oltrogge (CICS, Technische Hochschule, Cologne, EPHE)

16h30 MANUSCRITS DU MOYEN ORIENT : ENJEUX ET PERSPECTIVES

La couleur sous la couleur. Un aperçu du ms. Syriaque 341/The Colour under the Colour. An Overview of the Syriac 341 – Angelo Agostino (université de Turin)
Intervention en anglais

Similitudes dans des manuscrits arabes, syriaques et coptes au xiiie siècle : pigments et manière de peindre – Annie Vernay-Nouri (BnF)


Comité d’organisation
Charlotte Denoël (BnF), Sigrid Mirabaud (ministère de la Culture),
François Pacha Miran (INHA)

Comité scientifique
Léa Checri (INHA), Charlotte Denoël (BnF), Sigrid Mirabaud
(ministère de la Culture), Federico Nurra (INHA), François Pacha
Miran (INHA)

Source : Manuscripta

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Conférence – Jean-Baptiste Santamaria, « Marguerite de Male et l’intégration des Pays-Bas à l’État bourguignon (1369-1405) »

Jeudi 18 avril 2024 | 14 h 30 par Jean-Baptiste Santamaria, maître de conférences (HDR) à l’université de Lille.

Les conférences de la Commission historique du Nord sont ouvertes au public, dans le cadre d’un partenariat avec les Archives départementales du Nord.

La duchesse de Bourgogne Marguerite de Male (1369-1405) eut une contribution majeure à la formation de l’État bourguignon.

En épousant cette princesse flamande, le duc Philippe le Hardi (1342-1404) avait posé les bases de sa fortune.

Mais il dut désormais composer avec une femme désireuse de participer au gouvernement, d’autant qu’elle apportait dans le mariage pas moins de cinq comtés, en particulier la Flandre et l’Artois, ainsi que des perspectives d’extension en Brabant qui allaient contribuer à l’unification des Pays-Bas.

Consciente de son importance, la duchesse allait travailler activement à la défense et à la transmission de cet héritage.

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Conférence – Jenseits von Regino: Die „Geschichtsquellen des deutschen Mittelalters“ und das Kirchenrecht

Vortragsabend im Institut der MGH / Ludwigstr. 16 / 80539 München (mit Stream über Zoom)
Montag, 6.5.2024, 18 Uhr

Mit dem Sendhandbuch Reginos von Prüm, herausgegeben und übersetzt von Wilfried Hartmann, wurde Ende 2023 die neue MGH-Reihe Collectiones canonum, mittelalterliche Kanonessammlungen, eröffnet. Anlässlich dieser Neuerscheinung gehen Roman Deutinger und der Herausgeber der Frage nach der Gewichtung kanonistischer Werke in der Mediävistik nach.

Das Online-Repertorium „Geschichtsquellen des deutschen Mittelalters“ verzeichnet neben erzählenden Quellen auch rund einhundert kanonistische Werke. Roman Deutinger eruiert in seinem Vortrag, wie und warum diese Texte ins Repertorium geraten sind, was man von der Datenbank erwarten kann (und was nicht), wie sich das Online-Angebot als Recherche-Instrument nutzen lässt und welche Perspektiven sich für die künftige Forschung daraus ergeben.

Wilfried Hartmann stellt seine Edition einer der wichtigsten Kirchenrechtssammlungen des Mittelalters vor. Regino von Prüm hatte diese Sammlung zur Unterstützung der Bischöfe bei ihren Visitationsreisen und der Durchführung der Sendgerichtsbarkeit konzipiert. Dafür hatte er Rechtssätze aus Konzilien, Bußbüchern und Kapitularien der Karolingerzeit sowie Auszüge aus Papstbriefen, aus den alten Konzilien und den Schriften der Kirchenväter zusammengestellt. Neben Fragenkatalogen und Beschreibungen von Delikten enthält das Sendhandbuch genaue Anweisungen über die zu verhängenden Bußen, was es zu einer einzigartigen Quelle für das Kleriker- und Alltagsleben in spät-karolingischer Zeit macht.

Roman Deutinger studierte Geschichte, Latein und Musikwissenschaft an den Universitäten Regensburg, Tübingen und Uppsala. 1999 wurde er mit einer Dissertation über Rahewin von Freising promoviert, die Habilitation folgte 2004. Seit 1999 ist Deutinger wissenschaftlicher Mitarbeiter beim Repertorium „Geschichtsquellen des deutschen Mittelalters“ an der Bayerischen Akademie der Wissenschaften. In seinen Forschungen beschäftigt er sich hauptsächlich mit der Geschichtsschreibung und der Rechtsgeschichte des Mittelalters, mit gelegentlichen Ausflügen in die Kanonistik.

Wilfried Hartmann lehrte bis zu seiner Pensionierung 2007 mittelalterliche Geschichte und historische Hilfswissenschaften, zuletzt an der Universität Tübingen. 1971 bis 1989 war er wissenschaftlicher Mitarbeiter bei den Monumenta Germaniae Historica, für die er den Liber contra Wolfelmum des Manegold von Lautenbach, in der Reihe der Concilia die Bände 3,4, und 5 (843–859, 860–874, 875–911) und 2023 das Sendhandbuch Reginos von Prüm edierte. Seine Forschungsschwerpunkte liegen in der Geschichte der Karolingerzeit, der Bildungsgeschichte des 11. und 12. Jahrhunderts und der Geschichte des kirchlichen und weltlichen Rechts.

Um Ihre Anmeldung wird gebeten per E-Mail an annette.marquard-mois@mgh.de. 
Bitte geben Sie an, ob Sie in Präsenz oder online teilnehmen. Die Zoom-Zugangsdaten erhalten Sie einen Tag vor der Veranstaltung.

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Journée d’étude – Palais, cours et monastères. Les résidences royales, princières et épiscopales au haut Moyen Âge

Vendredi 12 avril 2024
Salles des colloques (I.0.06), Maison de la Recherche Université d’Artois (Arras)
Disponible en visioconférence

Organisée par Adrien Bayard (CREHS, Artois), Laurence Leleu (CREHS, Artois), Emmanuelle Santinelli (LARSH, UPHF) et Charles Mériaux (IRHIS, Lille).

Inscription et lien de connexion, ou sur http://crehs.univ-artois.fr/

9h-9h30 : Accueil des participants
Philippe Hannois (Service Régionale de l’Archéologie des Hauts-de-France) : Avant-propos
Adrien Bayard (Université d’Artois) : Introduction
10h – Première table-ronde Modération : Régine Le Jan (Université Paris 1)
Alain Henton (INRAP) : L’abbaye d’Elnone/Saint-Amand, résidence royale, résidence comtale (IXe-Xe siècle).
Emmanuelle Santinelli (Université Polytechnique des Hauts-de-France) : Rozala- Susanne (v. 955/960 – 1003) comtesse de Flandre et reine de Francie occidentale et l’abbaye de Saint-Amand. Pause
11h30 – Deuxième table-ronde
Modération : Martin Gravel (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)
Tristan Martine (Université de Lille) : Le statut de comte palatin à Metz au Xe siècle, enjeu d’une titulature.
Warren Pezé (Université Paris-Est Créteil) : Dons annuels, assemblées et palais dans les royaumes carolingiens au IXe siècle. 12h30 Pause déjeuner
14h – Troisième table-ronde Modération : Laurence Leleu (Université d’Artois)
Gilles Desplanque (Service archéologique départemental de l’Aisne) et Frauke Michler (Université de Bamberg) : Le palais carolingien de Samoussy (Aisne) : histoire et actualité d’un site archéologique. Pause
15h30 : Atelier, Palais, cours et monastères. Les résidences royales, princières et épiscopales entre sources matérielles et sources écrites.
16h30-17h : Conclusion et clôture de la journée d’études.
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Bourse – Aide financière aux doctorantes et doctorants (Fasti Ecclesiæ Gallicanæ)

L’équipe des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ prépare un répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de la France dans ses frontières actuelles, de 1200 à 1500.

Conformément à la délibération de son assemblée générale du 25 mars 2022 et de son bureau du 27 novembre 2021, l’association des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ a choisi de proposer une bourse de thèse d’un montant de 500 euros en faveur des étudiants et étudiantes de doctorat menant une recherche sur l’épiscopat, le clergé des cathédrales et leurs officiers entre la fin du XIIe et le début du XVIe siècle, en France (frontières actuelles).

Les candidats et candidates, à l’issue de leur première année de doctorat, pourront soumettre un dossier de candidature qui sera examiné par le bureau de l’association. Ce dossier sera composé d’un curriculum vitæ et d’une présentation de la recherche du candidat ou de la candidate (3 à 5 pages) précisant notamment l’emploi prévu de l’aide sollicitée. Le dossier devra nous parvenir pour le 1er octobre de chaque année, dernier délai, au courriel du président de l’association, ci-dessous. L’aide sera accordée au mois de janvier de l’année suivante. Sauf exception, une seule aide sera allouée chaque année par l’association.

En contrepartie, la ou le bénéficiaire s’engagera à venir présenter sa recherche lors de l’une des journées d’étude annuelles des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ, par exemple la dernière année de préparation de son doctorat.

Source : Fasti

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