Séminaire – Lire le droit. Du Digeste à ses commentaires médiévaux

Dario Mantovani (Collège de France)
Emanuele Conte (EHESS)

Un séminaire de lecture des sources juridiques occidentales

La société occidentale a confié son ordre à des textes, qui ont leur origine dans l’antiquité romaine : apparemment éloignés, un travail prodigieux de réappropriation n’a jamais cessé de les rendre proches du présent et de nous apprendre l’art de l’interprétation.

Écrits et réécrits, assemblés et démontés sans cesse, ces textes sont les miroirs des pouvoirs et des droits : ils reflètent les sociétés qui les ont créés et commentés, et en même temps établissent le canon du droit en Occident.

Ce séminaire propose une lecture à la fois juridique, philologique et historique du Digeste de Justinien et des commentaires élaborés par la scolastique médiévale.

Les séances se dérouleront en présentiel, mais il sera possible de se connecter en distanciel sur : https://bbb.ehess.fr/b/ema-i5j-agw-zus

EHESS, 54, Bv Raspail
Salle AS1-23 (étage -1)

Mardi 12 mars 2024 de 15h00 à 18h00
Mardi 26 avril 2024 de 15h00 à 18h00
Mardi 23 avril 2024 de 15h00 à 18h00
Lundi 6 mai 2024 de 15h00 à 18h00

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Appel à contribution – Le médiévalisme au Québec. Études, représentations et usages du Moyen Âge dans la société québécoise

Québec, Monastère des Augustines
Échéance : 21 avril 2024

Au premier abord, tout semble séparer la culture québécoise de celle du Moyen Âge, essentiellement dans la mesure où le Québec, « société neuve » (Bouchard, 2000), apparaît par définition comme un espace géographique exclu de la période médiévale, que la fragmentation conventionnelle de l’histoire fait habituellement se terminer avec la « découverte » des Amériques. Or ce découpage – par ailleurs contesté de plusieurs façons (Le Goff, 2004; Baschet, 2006) – tend à dissimuler certaines réalités pourtant incontestables : la basilique Notre-Dame de Montréal arbore un vocabulaire architectural inspiré du gothique français, les principales bibliothèques universitaires du Québec conservent des dizaines de livres d’heures et autres manuscrits médiévaux, et l’imaginaire médiéval imprègne autant la vie intellectuelle et religieuse que les productions littéraires québécoises, à un point tel qu’on en trouve des traces dans des œuvres aussi diverses que celles de Réjean Ducharme et de Bryan Perro. Contre toute attente, le Québec se présente comme une terre fertile de médiévalisme, que l’on peut définir comme « la réception du Moyen Âge aux siècles ultérieurs » (Ferré, 2010), sa persistance dans la culture occidentale.

Le colloque « Le médiévalisme au Québec : études, représentations et usages du Moyen Âge dans la société québécoise » (Québec, 6, 7 et 8 février 2025) sera l’occasion d’explorer cette persistance, à travers l’étude des manifestations, matérielles et idéelles, du Moyen Âge dans la société et la culture québécoises. Le cas québécois est à cet égard particulièrement intéressant, en raison du positionnement distinctif du Québec, analogue à celui du Canada anglais (Brush, 2010), dont le double héritage médiéval, anglais et français (Toswell et Czarnowus, 2020), a alimenté un médiévalisme riche et multiple, déployé dans un nombre considérable de domaines (architectural, politique, littéraire, audiovisuel, idéologique, religieux, etc.). Pourtant, en dépit de travaux pionniers (Gingras, 2016; Moran, 2016; Guyot, 2015; Livernois, 2012; Dunn-Lardeau, 1999; Angers, 1995) et d’un colloque tenu en 2015, prometteur d’un chantier à ouvrir1, le médiévalisme québécois reste un objet à penser dans toute sa complexité, et dans une perspective qui transcende les spécialités académiques. Cet événement se veut ainsi un espace de discussion interdisciplinaire, pour appréhender les manifestations du Moyen Âge au Québec dans toute leur diversité d’expression. Il s’agira plus spécifiquement de repérer ces manifestations et d’identifier les caractères originaux du médiévalisme québécois, mais aussi d’interroger les logiques sociales qui président à leur existence et qui gouvernent leur modalité d’incarnation. L’objectif général est d’aller au-delà des conclusions généralement formulées à propos de la récupération du Moyen Âge (à savoir que celui- ci nourrit une vision ambivalente, tantôt positive, tantôt négative), pour potentiellement révéler, par le médiévalisme, des mouvements de fond de la culture et de la société québécoises.

Pour ce faire, il conviendra de s’intéresser tant aux manifestations matérielles qu’idéelles du Moyen Âge au Québec. Les « manifestations matérielles » renvoient ici à l’héritage direct du Moyen Âge, ce qui recoupe les présences effectives du Moyen Âge au Québec (dans les archives, les collections muséales et l’architecture, par exemple), mais également les continuités structurelles (la permanence, sur le territoire québécois, de certaines des structures politiques, culturelles et religieuses de la période médiévales). Les « manifestations idéelles » renvoient quant à elles à l’imaginaire médiéval (la manière dont les fictions du Moyen Âge nourrissent nos productions culturelles et artistiques), mais aussi au Moyen Âge imaginaire (à savoir la façon dont la vision plurielle que l’on se fait de cette période investit les discours politiques, les récits littéraires et l’histoire intellectuelle).

À partir de ces deux grands axes, les interventions pourront s’ancrer dans différentes disciplines (histoire, littérature, histoire de l’art, philosophie, architecture, etc.) et pourront porter sur les thèmes suivants, sans s’y restreindre :

  • L’importance de la période médiévale dans l’imaginaire, à la fois intellectuel et artistique, du catholicisme;
  • La fondation des instituts d’études médiévales au Québec;
  • L’enseignement de l’histoire, de la littérature, de la philosophie et de la théologie du Moyen Âge dans les collèges classiques;
  • Les références au Moyen Âge dans la critique des villes de compagnies;
  • Les persistances seigneuriales au Québec;
  • La féodalité et le féodalisme dans l’interprétation du passé canadien-français;
  • La citation architecturale des formes gothiques dans les bâtiments (églises, universités, gares, etc.);
  • Le recours à la symbolique médiévale;
  • Les usages idéologiques du Moyen Âge;
  • L’histoire intellectuelle du médiévalisme au Québec;
  • Les intertextes médiévaux et les renvois au Moyen Âge dans la littérature;
  • L’imaginaire médiéval à l’ère de « fondation » de la littérature québécoise;
  • L’importance du médiévalisme dans le processus d’autodéfinition propre aux petites nations;
  • Les persistances de la langue médiévale dans le français parlé au Québec;
  • La création du mythe de la grande noirceur comme analogon de l’époque médiévale;
  • Le recours à l’iconographie médiévale dans les mouvements sociaux;
  • Les convocations du Moyen Âge dans les prises de position sur la société et l’histoire québécoises;
  • Les usages du Moyen Âge dans la rhétorique des nouveaux mouvements d’extrême-droite;
  • Le Moyen Âge des musées et des collections;
  • Les Scandinaves dans le golfe du Saint-Laurent : une spécificité du médiévalisme québécois ?;
  • Le Moyen Âge des films et des jeux vidéo;
  • L’imaginaire médiéval dans les œuvres jeunesses;
  • Le duché de Bicolline et autres grandeurs natures;
  • L’organisation des fêtes médiévales de Québec;
  • Le médiévalisme québécois en regard des médiévalismes d’autres nations;
  • Le cas québécois comme possible mise à l’épreuve de la théorie sur le médiévalisme.

Nous invitons celles et ceux qui souhaitent participer à ce colloque à soumettre des propositions portant sur les thèmes ci-haut ou sur d’autres objets qui leur sembleraient pertinents au regard de la problématique. La soumission doit comprendre les éléments suivants :

le titre de la communication; un résumé de l’exposé d’environ 200 mots; les coordonnées du présentateur ou de la présentatrice (nom, prénom, statut, établissement, adresse électronique); une courte notice biobibliographique (5 lignes maximum).

Merci de faire parvenir votre proposition de communication avant le 21 avril 2024 à l’adresse suivante : medievalisme.quebecois@gmail.com. Les propositions de sessions sont aussi les bienvenues.

Une demande de subvention pour ce projet est en cours d’élaboration. Nous espérons pouvoir défrayer, en partie ou en totalité, les frais de déplacement et d’hébergement des conférenciers et conférencières.

À la suite de leur présentation, les participant.e.s seront invité.e.s à soumettre une version bonifiée de leur communication afin de constituer un ouvrage collectif sur la question.

Source : Fabula

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Publication – « Guerre et paix en Champagne à la fin du Moyen Âge. Autour du traité de Troyes », dir. Arnaud Baudin, Valérie Toureille, Jean-Marie Yante

Le 21 mai 1420 était conclu à Troyes un traité qui instituait la double monarchie de France et d’Angleterre. Événement central de la seconde phase de la guerre de Cent Ans, le traité de Troyes marque à la fois la consécration de la suprématie militaire lancastrienne consécutive de la débâcle d’Azincourt et l’acmé de la guerre civile qui déchire les partisans du duc de Bourgogne et le clan du Dauphin après l’assassinat de Jean sans Peur au pont de Montereau (1419). En reconnaissant Henri V comme l’héritier légitime du royaume des lis au détriment du roi de Bourges, le traité de Troyes contribua à fédérer les oppositions qui conduiront, neuf ans plus tard, à l’intervention providentielle de Jeanne d’Arc et aux avancées politiques de Charles VII.

Le 6e centenaire du traité de Troyes et l’exposition organisée par le Conseil départemental de l’Aube à l’Hôtel-Dieu-le-Comte en 2020 ont été l’occasion pour la communauté scientifique de s’arrêter sur cette décennie 1419-1429 cristallisée autour de cet épisode largement méconnu de l’histoire de France et pourtant si fondamental. À travers une trentaine d’articles inédits, ce livre propose une vision renouvelée de cette période charnière de la guerre franco-anglaise, traitant tout à la fois de ses aspects politiques et militaires, de ses effets sur le commerce continental et de ses conséquences sur les populations.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Guerre et paix en Champagne à la fin du Moyen Âge. Autour du traité de Troyes, éd. Arnaud Baudin, Valérie Toureille, Jean-Marie Yante, Gand Snoeck, 2024 ; 1 vol., 484 p. ISBN : 978-9-46161-868-9. Prix : € 30,00.

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Publication – « La continuation anonyme des Miracles de Notre Dame de Jean Miélot », éd. et trad. Gilles Roussineau

Rédigé après 1457 et avant 1461, ce recueil de miracles en prose est une continuation anonyme des Miracles de Notre Dame de Jean Miélot. Il comporte soixante-quatorze récits qui s’appuient sur des versions antérieures en latin, puis en français. De longueur variée, ces miracles ont pour finalité d’édifier les chrétiens en montrant la bonté de la Vierge Marie, qui agit pour sauver les hommes quand ils lui font appel dans leurs prières, à une époque où le miracle fait partie intégrante de la vie quotidienne des hommes. Ces miracles concernent toutes les conditions sociales et témoignent d’une foi simple et entière dans les pouvoirs de la Vierge Marie, dont la bienveillante miséricorde est accessible à tous. Les hommes pensent ainsi pouvoir être guéris d’un mal physique ou encouragés à ne pas céder aux tentations du démon. Les récits sont bien conduits et rédigés avec soin. Leur mise en scène réserve souvent des rebondissements inattendus. Le texte en moyen français est assorti, en regard, de sa traduction en français moderne. Une table des noms propres, ainsi qu’un riche glossaire complètent l’édition.

Spécialiste de philologie française médiévale, Gilles Roussineau est professeur émérite à Sorbonne.

La continuation anonyme des Miracles de Notre Dame de Jean Miélot, éd. et trad. Gilles Roussineau, Genève, Droz, 2024 ; 1 vol., 584 p. (Textes Littéraires Français, 663). ISBN : 978-2-600-06470-5. Prix : CHF 88,00.

Source : Droz

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Appel à contribution – Potestas. Estudios del Mundo Clásico e Historia del Arte

Potestas. Estudios del Mundo Clásico e Historia del Arte invites researchers to submit article proposals for the July 2024 issue. The journal publishes studies on History and Art History that address the relationships between religion, monarchy and power from the Ancient World to the Early Modern Time.

Submission of proposals works through the OJS platform, and text should be ready for review before April 1, 2024

The acceptance of articles for publication requires two positive reviews. The submission of a work for evaluation implies that it is material that has not been previously published and is not in the evaluation phase for another publication.

Potestas is an indexed journal referenced at DOAJ, CIRC EC3metrics – grupo B, RESH – grupo C, Dialnet, DICE – grupo C, Indices CSIC, Latindex, Redib, MIAR, Dulcinea, RACO, Regesta Imperii, Sello de calidad de la FECYT 2021, Scopus, EBSCO, Scimago Journal & Country Rank, ErichPlus.

http://www.e-revistes.uji.es/index.php/potestas

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Appel à contribution – Les premières générations de la conquête – 2 : s’établir

Journées d’étude au Centro Europeo di Studi Normanni (Ariano Irpino) 18-19 octobre 2024

Cette troisième rencontre du programme Pax Normanna[1] s’inscrit dans le prolongement de la Journée d’étude organisée à Oxford les 22-23 septembre 2023, et qui était consacrée à « ceux qui partent »[2]. Elle envisagera plus spécifiquement les interrogations liées à l’établissement des conquérants, en confrontant les différentes situations rencontrées dans les mondes normands en Normandie, en Grande-Bretagne et en Irlande, en Italie méridionale et en Sicile, en Ifrîqiya et en Terre Sainte. Elle renvoie donc aussi au colloque inaugural de Pax Normanna qui s’est tenu à Cerisy-la-Salle en octobre 2022 sur la thématique de la « pacification »[3].

Si ces questions ont été largement abordées par l’historiographie consacrée à l’expansion des Normands, nous souhaitons orienter les discussions autour de quelques thématiques permettant de mieux faire ressortir les modalités et étapes de l’établissement des premières générations de conquérants. Il s’agira en particulier de s’interroger sur :

  • La question du biais documentaire : l’établissement des nouveaux venus est-il l’objet d’un discours unilatéral des conquérants ? Inversement comment percevoir la voix des populations conquises, qu’elles soient dominées ou qu’elles rallient le nouveau pouvoir ? Y a-t-il un biais de source qui doive être dépassé par une méthodologie ad hoc ? Quels sont les moyens de connaître les divers types et possibilités de réaction des populations locales, leur appréciation de la dynamique d’implantation en cours, les éventuels discours de résistance, de contestation et d’accommodement et les relations entre tel ou tel type de discours et le décor socio-politique de l’écriture de la source ? On pense par exemple à l’analyse comparée, par Markus Krumm, des récits de Falcon de Bénévent et d’Alexandre de Telese sur la conquête normande de l’Italie du Sud, en fonction du contexte socio-politique présidant à ces discours.
  • La circulation des savoirs que les nouveaux venus construisent sur les régions de conquête y compris durant leur implantation pérenne, et la circulation de ces savoirs, avec les populations indigènes.
  • L’acquisition de nouvelles terres, droits ou fonctions, en essayant de discerner les rythmes et les modalités de ces acquisitions. Celle-ci peuvent varier selon les conditions de la conquête ou, à l’occasion, selon les accords qui ont été conclus entre les autorités locales et les conquérants. Il faut aussi considérer la compétition entre les différents acteurs des concessions de titres (comtaux, ducaux) qui firent émerger de nouvelles entités politiques ou installer les nouveaux venus comme gouvernants d’anciennes entités.
  • Les logiques de contrôle de l’espace : constructions castrales, occupation d’équipements fortifiés préexistants, glacis frontaliers, implantation d’établissements religieux, et les enjeux de domination symbolique et matériels de l’espace y compris par des objets tels que les sceaux, les chartes, les inventaires fonciers, la cadastration, etc.
  • La mobilité sociale et géographique permise par l’implantation des conquérants, à examiner sous l’angle des opportunités offertes par la conquête et les façons dont les nouveaux venus s’en sont saisis.
  • Les migrations intervenues après la conquête et dans la foulée de celle-ci. Les enjeux démographiques qui conduisent à l’appel à de nouvelles vagues migratoires.
  • Les rivalités et coopérations, ou pour reprendre un néologisme, la « coopétition » qui a pu s’établir entre les conquérants eux-mêmes ou avec les élites locales (ce qui inclut aussi les stratégies d’alliances matrimoniales, les concessions de titres – et par qui – et des systèmes de répartition des biens).
  • Les conditions juridiques dans lesquelles s’établissent les nouveaux venus. Jouissent-ils par exemple d’une protection particulière sanctionnée par la loi (on songe par exemple au murdrum) ? Quel est le régime juridique suivi en cas de litige entre les Normands et les populations locales, ou la nature des arrangements qui sont trouvés ? Y a-t-il innovation juridique suite à l’établissement durable des nouveaux venus ?
  • Les réseaux qui se mettent en place ou se juxtaposent à d’autres, soient qu’ils aient été en partie importés, soient qu’ils intègrent des éléments autochtones.
  • De manière plus générale, les relations avec les populations allogènes (du rejet à une coopération et aux diverses formes d’alliances) et l’opportunité ou non de l’usage de notions telles que l’accommodement, la construction étatique et la fabrique du consensus pour définir ces processus. Cela inclut la confiscation des terres et leur répartition entre les conquérants et/ou entre eux et les locaux ; les mesures d’éloignement – exils, otages – la collaboration sélective, la marge de manœuvre laissée aux populations locales, etc. ).
  • Les solidarités qui se développent ou se transforment dans le contexte d’une implantation nouvelle, soient qu’elles préexistent à la conquête, soient qu’elle se nouèrent lors de celle-ci ou dans les conditions qui en sont issues.
  • Les rapports entretenus avec les pouvoirs centraux ou locaux, civils ou ecclésiastiques, que les conquérants contribuent à mettre en place, et qu’à l’occasion ils contestent et que souvent ils régulent, ce qui est une condition d’une domination durable.
  • L’introduction ou non de cadres socio-politiques ou économiques inconnus dans les régions d’accueil (la féodalité en Italie du Sud et en Sicile, par exemple) et l’adaptation des populations locales à ces nouvelles infrastructures du pouvoir politique et économique.
  • Le maintien ou non des liens avec les régions de départ : la dynamique d’insertion des conquérants est-elle (au moins en partie) soutenue par des relations avec la « région-mère » ?

La liste n’est pas exhaustive. Comme lors de la première rencontre les cas de figure inédits, ou méconnus parce que moins bien documentés ou n’ayant pas jusque-là suscité de monographie seront les bienvenus. La démarche alliera des enquêtes portant sur des individus des groupes particuliers, des monuments ou des sites archéologiques permettant d’appréhender la variété ou la complexité des processus à l’œuvre. Il s’agira également de poursuivre et de compléter l’enquête permettant de jauger une approche en termes de « génération(s) de la conquête ».

Les interventions (30 min) seront présentées en français, en italien ou en anglais. Les propositions de communication sont attendues au plus tard pour le 1er juin 2024 avec un résumé (ou au moins les grandes lignes du sujet abordé). Elles seront à retourner à l’une des adresses suivantes :

Pierre Bauduin : pierre.bauduin@unicaen.fr

Annick Peters-Custot : annick.peterscustot@univ-nantes.fr

Luigi Russo : luigi.russo@unier.it


[1] Sur ce programme de recherche, voir : https://mnm.hypotheses.org/5368 et https://www.efrome.it/p/pax-normanna

[2] Le résumé des interventions est disponible à l’adresse suivante : https://www.mfo.ac.uk/sitefiles/e-abracts-oxford-pax-normanna.pdf

[3] Un compte rendu de ce colloque est disponible à l’adresse suivante : https://mnm.hypotheses.org/5516

Source : Mondes nordiques et normands médiévaux

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Appel à contribution – “Marked With the Wounds of Christ.” An Academic Conference on the Stigmatization of St. Francis

An Academic Conference on the Stigmatization of St. Francis
Franciscan University of Steubenville
Steubenville, OH
September 12-14, 2024

In celebration of the eighth centenary of St. Francis of Assisi’s reception of the stigmata on Mount La Verna, Franciscan University of Steubenville and Saint Francis University will host a weekend-long academic conference on the topic of this historic event. All those interested in the life of St. Francis and the legacy of his stigmatization from every discipline and field are invited to submit paper proposals. Suggestions for paper topics include but are not limited to:

  • Francis’s stigmata in the early Franciscan sources
  • Theology of St. Francis’ stigmata / theology of Christ’s Passion
  • Franciscan spirituality and mysticism
  • Implications of St. Francis’s stigmata for Christian ethics / professional ethics
  • Depictions of the stigmata in art and culture
  • Science of stigmata
  • Other examples of stigmata in history
  • Legacy of St. Francis’ stigmata in the life of the Church

If interested, please send a 400-word proposal and a one-page CV to: jmatenaer@franciscan.edu

Deadline: March 1, 2024

Source : The Medieval Academy Blog

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Appel à contribution – Belarthis : Historiographie belge de l’histoire de l’art (1830-2000)Appel à contribution – Belarthis :

Belarthis (Belgian Art History) est un projet de recherche collaboratif visant à l’établissement d’une « Historiographie belge de l’histoire de l’art (1830-2000) ».

Initié par l’Académie royale d’archéologie et d’histoire de l’art de Belgique (ARAHAB-KAAKB), ce projet se fonde sur la rédaction de notices proposées par la communauté de personnes impliquées dans cette discipline.

DES OBJECTIFS SCIENTIFIQUES :

  • Mener une enquête – historique, critique et réflexive, récapitulative et anticipative – sur cette discipline et celles qui lui sont associées (histoire de l’architecture, conservation, restauration, muséologie, etc.).
  • Explorer les conceptions, l’éthique, le cadre, les conditions du métier et les manières de faire de ses chercheur·ses : comment interrogent-ils les œuvres, quelles œuvres, avec quels outils et quelle manière de dire, pour en comprendre quoi.

… ET FÉDÉRATEURS :

  • Constituer une communauté scientifique élargie en fédérant l’ensemble des scientifiques belges, quelles que soient leur communauté linguistique, leur appartenance ou non aux institutions académiques, culturelles ou de recherche, leurs statuts, leurs titres ou leurs champs d’action.
  • Mutualiser des savoirs et des pratiques visant des objectifs et des publics différents et mener une réflexion sur les métiers de l’histoire de l’art. Dans un souci de comparatisme et de mise en perspective internationale, ce projet impliquera également des chercheur·ses étranger·es.

UN SITE ET DES JOURNÉES D’ÉTUDE

Un site – actuellement en construction – sera le lieu d’échanges entre les intervenant·es et l’outil de publication des notices rédigées dans le cadre de cette recherche.

Il permettra également de relayer les diverses activités en lien avec l’historiographie belge de l’histoire de l’art, de partager des ressources et de la bibliographie.

Des journées d’étude, organisées en collaboration avec d’autres groupes de recherche, stimuleront la réflexion et les échanges.

DES NOTICES ET DES PODCASTS

Cette recherche se formalisera sous forme de notices :

  • des notices monographiques portant sur 1. les Personalia ; 2. Institutions, Associations, Collectifs, Publications ; 3. Événements, Expositions
  • des notices thématiques évoqueront des problématiques transversales ou diachroniques qui ont contribué à façonner ces disciplines
    D’autres supports (podcast, reportages vidéo ou audio, etc.) seront également mobilisés pour proposer le témoignage, les questionnements ou le retour sur expérience de personnalités contemporaines.

VOTRE COLLABORATION

Nous espérons la collaboration du plus grand nombre, et la vôtre en particulier. Pour plus d’informations, veuillez vous rendre sur la page suivante : Comment participer ?.

Pour toute autre question, suggestions ou remarques sur le projet, merci de nous écrire à l’adresse suivante : info@belarthis.be.

QUELQUES REPÈRES BIBLIOGRAPHIQUES SUR L’HISTOIRE DE L’HISTOIRE DE L’ART

Dictionnaires biographiques d’historien·nes de l’art

Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France, de la Révolution à la Première Guerre mondiale

Dictionary of Art Historians

Synthèses historiographiques

M. ESPAGNE, B. SAVOY (dir.), Dictionnaire des historiens d’art allemands, Paris, CNRS Editions, 2010.

N. McWILLIAM, M. PASSINI (dir), Faire l’histoire de l’art en France, 1890-1950. Pratiques, Ecritures, Enjeux, Dijon-Paris, Les Presses du Réel / INHA, 2023.

M. PASSINI, La fabrique de l’art national. Le nationalisme et les origines de l’histoire de l’art en France et en Allemagne, 1870-1933, Paris, Maison des Sciences de l’homme, 2012.

M. RAMPLEY, T. LENAIN, H. LOCHER, A. PINOTTI, CH. SCHOELL-GLASS et K. ZIJLMANS (dir.), Art History and Visual Studies in Europe. Transnational Discourses and National Frameworks, Leiden, Brill, 2012.

R. RECHT et al. (dir.), Histoire de l’art en France au XIXe siècle, Paris, La Documentation française, 2008.

O. ROSSI PINELLI et al., Storia delle storie dell’arte, Turin, Einaudi, 2014.

L. THERRIEN, L’histoire de l’art en France. Genèse d’une discipline universitaire, Paris, CTHS, 1998.

M. ZIMMERMANN (dir.), The Art Historian, National Traditions and Institutional Practices, New Haven, Yale University Press, 2003.  

Source : Belarthis

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École d’été – Semaines d’études médiévales de Poitiers (CESCM)

Date : 17 au 28 juin 2024
Lieu : CESCM – Hôtel Berthelot – 24 rue de la Chaîne – Poitiers
Renseignements : sem.cescm@univ-poitiers.fr
Tél.  33(0)5 49 45 45 57

Admission sur dossier, date limite de candidature : 31 mars 2024

Les candidatures des stagiaires peuvent être renvoyées dès à présent avec le Formulaire de candidature à l’adresse mail : sem.cescm@univ-poitiers.fr.

Auditeurs libres : Bulletin d’inscription

Pour consulter les  Modalités pratiques

Depuis 1954, le CESCM organise une session d’été interdisciplinaire et internationale de formation, qui regroupe chaque année une cinquantaine d’étudiants, doctorants et jeunes chercheurs, français et étrangers. Alternant conférences proposées par des spécialistes du Moyen Âge venus du monde entier,  excursions et visites de sites, présentation de manuscrits ou de documents d’archives et découverte des ressources documentaires concernant le Moyen Âge, cette manifestation francophone, unique en son genre, a contribué à construire et à renforcer, depuis bientôt soixante-dix ans, un solide réseau national et international dans le domaine de l’étude du Moyen Âge.

La session est ouverte aux étudiants de master, doctorants et jeunes chercheurs en études médiévales, toutes disciplines confondues, disposant d’un niveau de maîtrise de la langue française suffisant pour suivre conférences et visites, et participer pleinement aux échanges.

La 68e édition se tiendra du 17 au 28 juin 2024 et les stagiaires auront la possibilité de prolonger leur séjour d’une semaine (jusqu’au 5 juillet) pour bénéficier des ressources documentaires du CESCM. Les conférences sont également accessibles, sous réserve de place libre, à des auditeurs libres. Le programme détaillé de la manifestation sera disponible fin février.

Programme :

Conférence inaugurale : lundi 17 juin à 16h

Emanuele ARIOLI (Université polytechnique Hauts-de-France)

Ségurant, le Chevalier au Dragon, le roman oublié de la Table Ronde

Programme prévisionnel

Brigitte BOISSAVIT-CAMUS (Université Paris Nanterre) : « D’Hilaire à Aliénor : une tranche urbaine pivot du développement urbain de Poitiers »

Marc BOMPAIRE (CNRS – Centre Ernest-Babelon) : « Les monnaies médiévales, approches d’un objet multiforme »

Giovanni BORRIERO (Université de Bologne) : « Le projet AtLive (Atlas of the Literature of medieval Veneto) : problèmes méthodologiques »

Elizabeth CARSON PASTAN (Emory University – Atlanta) : « Une donation controversée au chantier de la cathédrale de Paris : les prostituées ont-elles offert une verrière à Notre Dame ? »

Blanca GARI de AGUILERA (Université de Barcelone) : « Le pouvoir de l’objet : le cercueil vide et le drap d’or dans les rites funéraires de la Couronne d’Aragon, XIIIe-XVe siècle »

Géraldine MALLET (Université Paul-Valéry – Montpellier) : « Marbres et jeux de polychromie dans les cloîtres et sur les portails médiévaux en Roussillon »

Laurent MORELLE (École pratique des hautes études – Université PSL Paris) : « Forgeries et falsifications de chartes au Moyen Âge : du travail du faussaire à celui du critique »

Jerzy PYSIAK (Université de Varsovie) : « Les rois polyglottes ? En quelles langues les souverains du Moyen Âge communiquaient avec leurs sujets ? »

Francesco STELLA (Université de Sienne) : « Mourir de la mort des autres : réutilisation du formulaire épigraphique de Venance à l’époque carolingienne et après »

Cécile TREFFORT (Université de Poitiers -CESCM) : « Sepelierunt in sepulchro quod ipse sibi paraverat vivens… Autour de la sépulture d’Eigil à Saint-Michel de Fulda »

Cécile VOYER (Université de Poitiers-CESCM) : « Le regard du Juge : nouvelles approches du tympan de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques »

Visites et excursions

Des présentations de sites ou de documents médiévaux sont organisées chaque jour en fin d’après-midi dans la ville de Poitiers : en juin 2024, les stagiaires auront ainsi l’occasion de visiter le baptistère Saint-Jean, la cathédrale Saint-Pierre ou les églises Notre-Dame-la-Grande, Saint-Jean de Montierneuf ou Saint-Hilaire-le-Grand. Ils pourront également découvrir les collections médiévales du Musée Sainte-Croix et, à la Médiathèque François-Mitterrand, divers manuscrits enluminés et une exposition patrimoniale intitulée « Radegonde, 1500 ans de présence à Poitiers ». Le 19 juin, la conférence de l’après-midi, délocalisée aux Archives départementales de la Vienne, sera suivie d’un concert organisé par les Archives, donné par le Duo SérapHîm (Manolo Gonzalez – chant, organetto – et Carole Matra – chant, lyre, harpe), intitulé « À la cour des Ducs d’Aquitaine, de Guillaume IX “le Troubadour” à Aliénor ».

Deux excursions sont également prévues dans la région. Celle du dimanche 23 juin permettra de visiter la cathédrale d’Angoulême, le château de La Rochefoucauld et l’abbaye Saint-Amant-de-Boixe. Celle du mercredi 26 juin après-midi sera consacrée aux fresques de Saint-Savin-sur-Gartempe (classées au patrimoine mondial de l’Unesco) et à Antigny (fresques et lanterne des morts).


Responsabilité et organisation

Responsable :

Cécile Treffort (Université de Poitiers – CESCM / Institut universitaire de France)

Comité de sélection des candidatures :

Estelle Ingrand-Varenne (CNRS – CESCM)

Émilie Kurdziel (Université de Poitiers – CESCM)

Cécile Voyer (Université de Poitiers – CESCM)


Renseignements

Tél. 00 33 (0)5 49 45 45 57 / sem.cescm@univ-poitiers.fr

http://cescm.labo.univ-poitiers.fr

Source : CESCM

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Publication – Hervé Mouillebouche, « L’hôtel des ducs de Bourgogne puis logis du roi à Dijon »

Le « palais des ducs de Bourgogne » de Dijon est un monument emblématique de la ville, de la région, et de l’épopée des ducs Valois. Ces quatre livres, qui ont été récompensés par l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, sont le résultat de douze ans de recherche. Ils reconstituent toute l’histoire et l’évolution du palais des ducs, mais aussi celle de ses occupants : les quatre ducs Valois, puis les vingt gouverneurs de Bourgogne de l’Époque moderne. L’ouvrage se compose de quatre volumes vendus séparément. Les trois premiers forment un ensemble cohérent et solidaire ; le quatrième est un volume d’édition de textes, qui est également accessible en ligne.

Volume 1 – Prolégomènes

Les « sources et travaux » présentent l’historiographie, l’archéologie et surtout la très riche iconographie du palais, avec l’édition de toutes les sources figurées, notamment les plans anciens, les dessins et lithographies, et les anciennes photographies. – Les annexes contiennent les démonstrations nécessaires aux reconstitutions de l’hôtel, la bibliographie et le glossaire des termes médiévaux de la construction.

Volume 2 – Moyen Âge

Le volume 2 (Moyen Âge) retrace l’histoire médiévale de l’hôtel ducal de Dijon, qui est reconstitué grâce à de nombreux modèles 3D. On y découvrira également l’histoire des ducs, des duchesses, et de toutes leurs familles lors de leurs séjours à Dijon. Cette étude renouvelle en profondeur les connaissances sur l’histoire de Dijon et de ses ducs depuis le xiie siècle jusqu’à 1477.

Volume 3 : Époques modernes – synthèse

Le volume 3 (Époques modernes – synthèse) poursuit le volume précédent en suivant les modifications du « palais des ducs » de 1477 aux restaurations du xixe siècle. On y découvre également l’histoire et les modes de vie des vingt gouverneurs qui y ont résidé, et le récit des 24 visites royales qui ont animé la ville du xve au xviiie siècle. La synthèse est un essai historique et archéologique sur la construction, l’architecture princière et l’occupation de l’espace au Moyen Âge et à l’époque moderne, et sur la place du « palais des ducs » dans l’histoire de l’architecture.

Volume 4 : Édition des textes

Le volume 4 (Édition des textes) donne l’édition critique de tous les textes qui documentent la construction et l’évolution du palais des ducs du xive au xviie siècle, notamment tous les comptes de construction des registres de comptes du bailliage de Dijon. On y trouvera également de nombreux textes inédits sur la vie quotidienne et les constructions des ducs Valois et des gouverneurs de l’Époque moderne (Bellegarde, Mayenne, Louis II de Condé, Louis-Joseph de Bourbon-Condé…)

Informations pratiques :

Hervé Mouillebouche, L’hôtel des ducs de Bourgogne puis logis du roi à Dijon, Dijon, CECAB, 2024 ; 4 vol., 2282 p. Prix : 30 € par volume.

Source : CECAB

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