Appel à contribution – L’ »Africa » de Pétrarque : lectures anciennes et nouvelles (Rome)

Date de tombée (deadline) : 21 Juillet 2023
À : Rome, École française de Rome

30 mai – 1er juin 2024
Rome, École française de Rome (Piazza Navona)

Italian and English version infra.

Organisation : Mathilde Cazeaux (École normale supérieure de Lyon), Paul Gwynne (American University of Rome), Sarah Orsini (Université Grenoble-Alpes), Adriano Russo (École française de Rome).

Les propositions seront composées d’un titre et d’un résumé de 400 mots maximum, accompagnés de quelques lignes de présentation, et devront être adressées à africa.petrarque@gmail.com

La date limite des propositions est fixée au 21 juillet 2023.

Les langues du colloque seront l’anglais, le français et l’italien.

Le colloque devrait commencer le jeudi après-midi et se terminer le samedi en fin de matinée. L’hébergement des intervenant.e.s sera assuré à hauteur de deux nuits. Une prise en charge totale ou partielle des frais de transport pourra être envisagée.

Argumentaire

À l’aube de sa vie d’écrivain, Pétrarque avait conçu l’Africa, épopée en hexamètres latins centrée sur la victoire de Scipion l’Africain sur Carthage durant la deuxième guerre punique, comme son chef d’œuvre, à l’instar de Virgile et de son Énéide. Il ne l’acheva pourtant jamais, malgré l’impatience de son entourage. Après sa publication posthume, mis à part dans des contextes bien spécifiques, ce récit désenchanté et inquiet du triomphe de Rome sur le monde, aux accents philosophiques, spirituels, aux élans lyriques et dramatiques, fut rapidement éclipsé par le reste de l’œuvre de Pétrarque.

Le présent colloque international a pour objectif de rassembler des spécialistes issus d’horizons divers pour explorer cette épopée pétrarquienne dans ses rapports avec l’Antiquité et avec son temps, étudier la manière dont elle a été reçue et interprétée par la suite, et en proposer des lectures nouvelles, au croisement de la poétique, de la philologie et de l’histoire littéraire, culturelle et politique.

Presque oubliée à partir du XVIe siècle, l’Africa n’a été traduite en langues vernaculaires que par extraits avant le dernier quart du XIXe siècle. C’est au tournant du XIXe et du XXe siècle que les érudits s’emparent de nouveau de l’Africa (dans la mouvance qui voit Pierre de Nolhac publier Pétrarque et l’humanisme en 1892) et qu’ils réalisent les premières éditions et traductions de l’intégralité de l’œuvre, en France et en Italie. Puis sa réception dépasse le cercle universitaire, dans un essor lié sans équivoque à la montée du nationalisme et de l’impérialisme italiens. Le poème fut ainsi particulièrement diffusé et cité durant les deux décennies du régime fasciste. L’édition de Nicola Festa, qui date de cette période (1926), publiée comme premier tome de l’édition nationale des œuvres complètes de Pétrarque accompagnée d’un Saggio sul’Africa, a longtemps fait référence. Cette édition a été rendue caduque par la découverte de sept nouveaux manuscrits. 

Depuis les années 1980, un regain d’intérêt pour l’Africa se manifeste entre autres dans les travaux menés, parmi bien d’autres, par Vincenzo Fera sur l’histoire du texte ainsi que les publications de Guido Martellotti, de Michele Feo et d’Enrico Fenzi1. Des éditions récentes (en France, celle de Rebecca Lenoir et celle de Pierre Laurens, et en Allemagne celle de Bernhard Huß et Gerhard Regn ; malgré la proposition d’une édition aux publications I Tatti, la recherche anglophone n’est pas encore au rendez-vous2) ont facilité les travaux sur le texte de Pétrarque. Ce colloque s’inscrit dans cette lignée et, plus spécifiquement, dans un projet intitulé « Affrica : l’Africa de Pétrarque – édition, traduction, lectures », qui réunit une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses dans des rencontres régulières depuis septembre 2022 et travaille à une édition numérique (https://affrica.hypotheses.org/). 

En élargissant cette dynamique, ce colloque se propose de renouveler les approches sur cette épopée en croisant les regards et en apportant des perspectives inédites. Il s’agira ainsi d’évaluer les apports de la philologie numérique par rapport aux approches philologiques traditionnelles, mais également de creuser des pistes moins explorées en faisant appel, par exemple, aux outils fournis par les études de réception, les études de genre et les études postcoloniales, et en donnant toute leur place aux aspects narratologiques et à la construction de la mémoire culturelle.

Les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à partir des axes suivants, de manière non exhaustive et si possible transversale :

– Intertextualité et positionnement : réception des auteurs antiques dans l’Africa ; réception de la littérature médiévale.

– Aspects philologiques et codicologiques : histoire et circulation du texte et de ses marginalia ; manuscrits et enluminures.

– Poétique et narratologie : raconter, décrire, émouvoir ; l’Africa et le genre épique ; lyrisme.

– Réceptions de l’Africa : premières réceptions ; l’Africa à la Renaissance ; à l’époque moderne ; à l’époque contemporaine.

– l’Africa historique et politique.

– Représenter le monde dans l’Africa : géographie, race et racialisation, vaincre, dominer, se soumettre.

– Corps et genre(s) dans l’Africa

– le projet philosophique et spirituel de l’Africa.

Les communications prendront la forme d’interventions de 30 min et donneront lieu à une discussion. Trois lectures plénières d’une heure sont prévues.

Source : Fabula

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Publication – Mark Gregory Pegg, « Beatrice’s Last Smile. A New History of the Middle Ages »

Beatrice’s Last Smile is a sweeping narrative history of the medieval west from the beginning of the third century to the beginning of the sixteenth. The reader travels from the Mediterranean to the North Sea, from the Nile to the Volga, from north Africa to the central Asia, until finally ending in the Americas. Through a focus on slow formation of Latin Christendom over a millennium in the aftermath of the disintegration of the western Roman Empire, Beatrice’s Last Smile is a history of holiness which includes Judaism and the revelations of Muhammad. The narrative moves from the violence within fifth-century Britain and Gaul to the Hundred Years War between England and France, from the plague of the sixth century to the Black Death of the fourteenth, from the first crusaders sacking Jerusalem to the Spanish capturing Tenochtitlán, from Viking raids to Mongol invasions, from the inquisitons into heresy to the trials of witches, from a third-century Christian mother dying in a Roman arena to the immolation of Joan of Arc in the fifteenth, from an ancient universe without heaven and hell to a medieval cosmos with a fiery inferno and a shimmering paradise. Over these centuries there is an emphasis on individual men and women and their stories woven together with the story of the emergence of a distinctive western culture.

Mark Gregory Pegg is a Professor of Medieval History at Washington University in St. Louis. He is the author of A Most Holy War: The Albigensian Crusade and the Battle for Christendom and The Corruption of Angels: The Great Inquisition of 1245-1246.

Informations pratiques :

Mark Gregory Pegg, Beatrice’s Last Smile. A New History of the Middle Ages, Oxord, Oxford University Press, 2023 ; 1 vol., 512 p. ISBN : 978-0-19964-157-4. Prix : GBP 27,99.

Source : Oxford University Press

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Offres d’emploi – Contrats doctoraux : « Droit et théologie à Bologne au milieu du XIIe siècle » et « La justice dans la pensée théologique et juridique de l’espace anglo-normand (1150-1215) »

FR Contrat doctoral 1

OFFRE DEMPLOI – CONTRAT DOCTORAL

Projet ANR CiSaMe – Circulation des savoirs médiévaux au XIIe siècle

« Droit et théologie à Bologne au milieu du XIIe siècle »
Le projet ANR CiSaMe (« Circulation des savoirs médiévaux au XIIe siècle »,

2023-2027) recrute un.e doctorant.e à compter du 1er novembre 2023.

CiSaMe est un projet de recherche collaboratif (EPHE /PSL Paris – Université d’Orléans – Université de Strasbourg) qui vise à élucider les interactions entre savoirs (droit, théologie, philosophie) au XIIe siècle en amont de leur constitution en disciplines. CiSaMe repose, en particulier, sur l’analyse d’un important corpus manuscrit du XIIe siècle au moyen des humanités numériques (transcription automatisée de manuscrits, expressions régulières, etc.).

Pour toute précision complémentaire sur le projet, vous pouvez contacter le Professeur Raphaël Eckert : raphael.eckert@unistra.fr

Présentation du projet de thèse

Le projet de thèse a pour objet d’étudier la genèse des savoirs disciplinaires (droit et théologie) à Bologne au milieu du XIIe siècle. Le doctorant est invité en particulier à se concentrer sur les quelques auteurs (Omnebene, Rolandus, Gandulphe) qui ont rédigé des œuvres relevant du droit canonique (Abreviatio ou Somme au Décret de Gratien) comme de la théologie (Sentences). L’enjeu du travail est de comprendre, à partir d’études de cas, comment les outils et les problèmes propres à chaque discipline se sont nourris réciproquement, tout en acquérant une autonomie progressive. Il ne faudra pas, pour autant, négliger l’analyse du milieu (social, intellectuel) de production des œuvres, notamment dans une perspective prosopographique.

La thèse s’inscrit dans le cadre du projet CiSaMe et bénéficiera des outils développés en son sein. Le travail s’appuiera non seulement sur les méthodes de l’histoire intellectuelle (sources des œuvres, interactions entre droit et théologie, influence) mais aussi sur celles de l’histoire culturelle et sociale. Par ailleurs, la thèse intègrera l’édition d’au moins une des œuvres encore inédites à ce jour (e.g. Abreviatio ou Sentences d’Omnebene) avec l’aide des outils numériques du projet CiSaMe.

Le travail sera codirigé par les professeurs Raphaël Eckert (Université de Strasbourg) et Christophe Grellard (EPHE-Paris Sciences et Lettres) et préparé au sein de l’École doctorale 472 (Paris, EPHE-PSL).

La personne recrutée sera intégrée à l’équipe de recherche CiSaMe qui comprend notamment un.e autre doctorant.e, une post-doctorante et un spécialiste en humanités numériques.

Profil recherché

La personne recrutée doit :

  • –  Être titulaire d’un master recherche en histoire médiévale, en histoire du droit, de la philosophie, de la théologie voire en philologie ou en classics (si le master est en cours d’obtention, une attestation du responsable du diplôme doit être présentée).
  • –  Avoir un bon niveau en latin et en paléographie latine.
  • –  Si possible, disposer de connaissances en humanités numériques (HTR, XML, édition numérique).

La thèse pourra être rédigée en français ou en anglais

Rémunération

La personne sera recrutée pour trois ans à compter de la date de 1re inscription.

La rémunération mensuelle minimale est de 2044,12 € brut.

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit comprendre les pièces suivantes :

  • –  Attestation de diplôme de master ou équivalent, accompagné du relevé de notes (ou attestation du directeur de diplôme)
  • –  Lettre de candidature et de motivation
  • –  Curriculum vitae détaillé

Procédure d’examen des candidatures

Les candidat.e.s doivent adresser leur candidature avant le 30 septembre 2023 sous forme électronique (format pdf) à l’adresse : raphael.eckert@unistra.fr

À l’issue d’une première sélection, des auditions pourront être organisées en visioconférence au début du mois d’octobre 2023. Des documents complémentaires pourront être demandés aux candidat.e.s en vue de l’audition.

Pour toute information sur cette offre d’emploi et la procédure de recrutement, vous pouvez contacter le Professeur Raphaël Eckert: raphael.eckert@unistra.fr

Les résultats seront communiqués au plus tard le 15 octobre 2023.

Projet ANR CiSaMe – Circulation des savoirs médiévaux au XIIe siècle

« La justice dans la pensée théologique et juridique de l’espace anglo-normand (1150-1215) »

Le projet ANR CiSaMe (« Circulation des savoirs médiévaux au XIIe siècle », 2023-2027) recrute un.e doctorant.e à compter du 1er novembre 2023.

CiSaMe est un projet de recherche collaboratif (EPHE /PSL Paris – Université d’Orléans – Université de Strasbourg) qui vise à élucider les interactions entre savoirs (droit, théologie, philosophie) au XIIe siècle en amont de leur constitution en disciplines. CiSaMe repose, en particulier, sur l’analyse d’un important corpus manuscrit du XIIe siècle au moyen des humanités numériques (transcription automatisée de manuscrits, expressions régulières, etc.).

Pour toute précision complémentaire sur le projet, vous pouvez contacter le Professeur Raphaël Eckert : raphael.eckert@unistra.fr

Présentation du projet de thèse

La thèse aura pour objet la question de la justice dans les productions intellectuelles de l’espace anglo-normand au XIIe siècle (écrits exégétiques, théologiques, gloses, traités juridiques) dont elle s’efforcera d’identifier les auteurs, les réseaux, les circulations et les influences. Le thème de la justice sera abordé dans ses dimensions théorique, morale, pénitentielle et procédurale. Il sera éclairé par la lecture des manuscrits à teneur théologique et juridique identifiés et transcrits dans le cadre du projet CiSaMe.

L’espace anglo-normand, défini de façon large comme une interface d’échanges intellectuels et non comme un territoire politique, offre en effet un point de vue privilégié pour saisir des évolutions décisives de la pensée occidentale.

Deux temps forts pourraient être privilégiés pour les dépouillements de sources: les années 1120-1130, autour de la réception des méthodes, des commentaires exégétiques et des réflexions de l’École de Laon ; le règne d’Henri II et notamment les années 1150-1180 marqués par les écrits produits dans l’entourage de l’archevêque de Canterbury, Thomas Becket.

Le travail sera codirigé par les professeur.e.s Corinne Leveleux (Université d’Orléans/EPHE-Paris Sciences et Lettres) et Christophe Grellard (EPHE-Paris Sciences et Lettres) et préparé au sein de l’École doctorale 617 (Université d’Orléans).

La personne recrutée sera intégrée à l’équipe de recherche CiSaMe qui comprend notamment un.e autre doctorant.e, une post-doctorante et un spécialiste en humanités numériques.

Profil recherché

La personne recrutée doit :

  • –  Être titulaire d’un master recherche en histoire médiévale, en histoire du droit, de la philosophie, de la théologie voire en philologie ou en classics (si le master est en cours d’obtention, une attestation du responsable du diplôme doit être présentée).
  • –  Avoir un bon niveau en latin et en paléographie latine.
  • –  Si possible, disposer de connaissances en humanités numériques (HTR, XML, édition numérique).

La thèse pourra être rédigée en français ou en anglais

Rémunération

La personne sera recrutée pour trois ans à compter de la date de 1re inscription.

La rémunération mensuelle minimale est de 2044,12 € brut.

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit comprendre les pièces suivantes :
Attestation de diplôme de master ou équivalent, accompagné du

relevé de notes (ou attestation du directeur de diplôme)

  • –  Lettre de candidature et de motivation
  • –  Curriculum vitae détaillé

Procédure d’examen des candidatures

Les candidat.e.s doivent adresser leur candidature avant le 30 septembre 2023 sous forme électronique (format pdf) à l’adresse : raphael.eckert@unistra.fr

À l’issue d’une première sélection, des auditions pourront être organisées en visioconférence au début du mois le d’octobre 2023. Des documents complémentaires pourront être demandés aux candidat.e.s en vue de l’audition.

Pour toute information sur cette offre d’emploi et la procédure de recrutement, vous pouvez contacter le Professeur Raphaël Eckert: raphael.eckert@unistra.fr

Les résultats seront communiqués au plus tard le 15 octobre 2023.

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Offre d’emploi – Assistant scientifique SW1 – Historien de l’art (h/f/x)

Pour renforcer son équipe, le service Infothèque cherche un

Assistant scientifique SW1 – Historien de l’art (h/f/x)

pour un contrat de remplacement à temps plein, à partir du 1er octobre 2023.

Vous travaillerez dans le service Infothèque du département Documentation. En tant qu’assistant scientifique SW1 – historien de l’art au sein de l’Infothèque :

  • vous assisterez au développement et à l’implémentation d’une méthodologie scientifique pour la gestion (en ligne et hors ligne) des inventaires scientifiques – en croissance constante – et des archives (inventaire photographique de plus d’un million de négatifs, plus de 20 000 dossiers d’intervention, archives institutionnelles, analyses de laboratoire…) du patrimoine culturel de notre pays. Une grande partie de ces données sont disponibles via notre portail BALaT ;
  • vous serez chargé∙e de contribuer à la saisie des descriptions scientifiques des collections et à la gestion des données dans Adlib Museum Xplus / Axiell Collections, le content management system utilisé à l’IRPA ;
  • vous collaborerez, dans le contexte interdisciplinaire qui caractérise l’IRPA, avec les scientifiques des laboratoires et des ateliers de conservation-restauration, les historiens de l’art et le Centre d’étude des Primitifs flamands, la Cellule d’imagerie scientifique et le service ICT ;
  • vous assurerez le développement, le suivi et la gestion des thésauri multilingues, des standards (internationaux) et formats de fichier existants ;
  • vous développerez et implémenterez des méthodologies scientifiques en termes de l’interopérabilité et des techniques de numérisation utilisées actuellement dans les recherches en histoire de l’art (Digital Art History).

L’entrée en fonction est prévue le 1er octobre 2023.

Prêt∙e à relever le défi ?

Postulez jusqu’au mercredi 2 août inclus (délai prolongé).

Source : KIK – IRPA

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Appel à contribution – Saints in Crisis: Emotional Responses to Sanctity in the Middle Ages

Call for Papers for Session Proposal at the International Medieval Congress (IMC 2024)
July 1-4, 2024
University of Leeds

They were frightened and they hit in great pain their heads and hearts– How do people react when they encounter the sanctity of saints? How do they feel? Are they in crisis – crisis for whom? Does crisis change individuals?

The proposed session focuses on the emotional responses of individuals/communities in relation to sanctity. Suggested topics on the emotional reactions of individuals/communities, from any geographic area or time period (between 300-1500), may include, but are not limited to:

  • Visual representations of emotions (behavior of the body, gestures, looks);
  • Textual sources on emotional reactions (hagiographies, miracle stories, narratives in relation to crisis and sanctity);
  • Medical (psychological, neurological, physical, and mental) responses;
  • Liturgy and music culture;
  • Regions/areas of communities (rural, urban, monastic, ecclesiastic), emotions, and sanctity;
  • Living saints, discoveries of saints, relics – reliquaries, icons, and viewership reactions;
  • Performance, sanctity, and emotions;
  • External crisis/internal crisis, positive/negative emotional reactions, and sanctity;
  • Conversion stories/lack of conversion/otherness and emotional reactions;

Submissions from a variety of disciplines are accepted including but not limited to: history, art history, visual culture, social history, cultural history, hagiography, religious studies, cultural studies, textual studies in a transdisciplinary perspective.

Please submit a 250- 400 word proposal (in English) for a 15-20 minute paper. Proposals should have an abstract format and be accompanied by a short CV, of no more than 800 words, including e-mail, institution, and profession. The session is planned to be in-presence. Please submit all relevant documents by 12 September, 2023, to the e-mail address: znorovszkyandrea@usal.es

Contact information:

Andrea-Bianka Znorovszky, University of Salamanca, Salamanca, Spain (znorovszkyandrea@usal.es)

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Appel à communication – Les chemins de Compostelle, itinéraire culturel européen et patrimoine mondial : Histoire, enjeux et perspectives

Colloque International
4 et 5 avril 2024 Toulouse, France

Le pèlerinage vers Compostelle, où se trouve le tombeau de saint Jacques dit le Majeur, est une réalité millénaire (Rucquoi,2014). Ce pèlerinage vit un renouveau depuis plus de 25 ans qui ne faiblit pas. Le nombre de pèlerins qui se sont rendus au sanctuaire pour retirer leur Compostela a été multiplié par 30 entre 1992 et 2022, pour arriver à un nombre de 440 000 pèlerins comptabilisés par le bureau de pèlerins de Compostelle. On peut dire que cela traduit la volonté de l’Homme de renouer avec ses origines puisque « l’espèce humaine commence par les pieds » (Leroi-Gourhan, 1982: 168). Nous voyons donc qu’Homo Viator se perpétue, cet homme en chemin qui est d’abord le marqueur d’Homo Sapiens dans sa colonisation de la planète et plus près de nous, il incarne la figure du pèlerin. « La marche est ouverture au monde » (Le Breton, 2000 :11). Elle est aussi un moyen pour l’Homme de s’approprier, ou du moins à présent de se réapproprier, l’univers qui nous entoure. À partir de ces constats, ce colloque international pluridisciplinaire s’articule autour de quatre axes ouverts à un large spectre de disciplines académiques telles que l’histoire, la géographie, la philosophie, le droit, la sociologie, la théologie, les sciences de gestion, la science politique, les sciences de l’information et de la communication …

AXE 1 : Histoire d’un pèlerinage : territoire et mémoire

Cet axe interroge l’histoire du pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, l’un des trois pèlerinages les plus important de la chrétienté avec celui de Jérusalem et de Rome. Les 1000 ans d’histoire à Compostelle sont un terrain d’études riche pour appréhender et affiner la perception du pèlerinage dans plusieurs domaines : Histoire, spiritualité, art, littérature, archéologie, sociologie, géographie et science politique. Autant d’entrées possibles pour interroger l’histoire des chemins, les métamorphoses et valeurs de cette pérégrination, l’historiographie jusqu’au XXIe siècle et son avenir

AXE 2 : La patrimonialisation des chemins

La croissance de la fréquentation des chemins de Compostelle témoigne d’un glissement de la sphère cultuelle vers la sphère culturelle. La labellisation des chemins en 1987 comme premier chemin culturel européen par le conseil de l’Europe, puis l’inscription au patrimoine mondial en 1993 du Camino Francés en Espagne et des chemins de

Compostelle en France en 1998 par l’UNESCO sont des marqueurs du glissement évoqué. Par définition, « la patrimonialisation est le processus par lequel un collectif reconnaît le statut de patrimoine à des objets matériels ou immatériels, de sorte que ce collectif se trouve devenir l’héritier de ceux qui les ont produits et qu’à ce titre, il a une obligation de les garder afin de les transmettre. » (Davallon, 2014 : 1), c’est donc par ce prisme que les chemins seront étudiés. De façon opérationnelle, il est attendu des communications qui vont s’intéresser au statut de patrimoine en interrogeant les différents acteurs à différentes échelles qui contribuent à lui donner ce statut spécifique. Interroger « l’organisation de l’accès du collectif à l’objet patrimonial (Davallon, 2017, 2), c’est-à-dire la gestion et la valorisation du bien par les acteurs locaux est une entrée scientifique possible. Questionner la dimension économique et la valorisation territoriale que représentent les chemins est une autre entrée possible. Enfin, poser la question de la transmission et de la pérennité des reconnaissances culturelles : patrimoine mondial et itinéraire culturel, du désir ou du non-désir d’appropriation qu’elles suscitent auprès des institutions ou dans le monde associatif et la société civile ou par les individus et leur prise en compte dans les politiques publiques ou les actions bénévoles par des focales locales, régionales, nationales et transnationales, complète le champ d’investigation de cet axe.

AXE 3 : Médiatisation, médiation, et public

Le renouveau de la fréquentation des chemins produit un engouement médiatique considérable. Les médias grand public produisent régulièrement des articles sur Compostelle. De la même façon le cinéma s’intéresse aux chemins, par la fiction et le documentaire. Enfin, le web et plus particulièrement les réseaux sociaux sont les témoins d’un écosystème web dédié aux chemins de Compostelle et aux témoignages des pèlerins en ligne et cela se fait avec une viralité sans précédent. Dans le même temps, des acteurs de terrain s’approprient l’histoire des chemins dans une logique de médiation pour rencontrer et/ou renouveler les publics qui fréquentent ou s’intéressent aux chemins de Compostelle. Cet axe interroge donc le traitement médiatique des chemins, les différentes formes de médiation à l’œuvre et l’analyse des publics qui s’engagent dans une marche longue vers Compostelle.

AXE 4 : Pèlerinage et/ou tourisme spirituel :

Les chemins de Compostelle interrogent le slow tourisme et plus spécifiquement le tourisme spirituel. La marche est le corollaire de cette nouvelle façon de concevoir le voyage. Cet axe interroge l’attractivité que représentent les chemins pour cette nouvelle forme touristique. Il est également attendu des études relatives à d’autres pèlerinages, d’autres marches sur le territoire et/ou dans le monde pouvant être analysées par le prisme du voyage spirituel. On cherchera alors à mettre en perspective la réalité de la fréquentation actuelle des chemins de Compostelle au regard des pratiques et de la fréquentation d’autres lieux de pèlerinages pour interroger cet éventuel mouvement de fond.

Soumission d’une proposition de communication :

Sur la forme : La proposition doit être adressée au format word. Elle doit comporter un titre, le nom, le prénom et l’institution de rattachement de chaque auteur. La proposition ne doit pas dépasser 8000 signes, espaces compris et bibliographie incluse (2 pages).

Sur le fond : La proposition de communication doit clairement exposer une problématique, un cadre théorique, une méthodologie et un terrain d’étude (si la communication relève d’une étude empirique), ainsi qu’une bibliographie indicative au format APA. Il est demandé aux auteurs de bien expliciter l’originalité de la proposition.

Date limite de soumission des propositions de communication : 30 octobre 2023.

Chaque dépôt de proposition se fait par mail à l’adresse suivante : contact@compostelle-lecolloque.org

Un accusé de réception sera adressé systématiquement dans les 24 heures.

Appel à communication

Coordinateurs scientifiques : Adeline Rucquoi, Christophe Alcantara et l’agence française des chemins de Compostelle
Comité d’organisation : L’Université Toulouse Capitole (Institut du Droit de l’Espace, des Territoires de la Culture et de la Communication-IDETCOM-) et l’agence française des chemins de Compostelle.

Calendrier :

30 juin 2023 : Diffusion de l’appel à communication
30 octobre 2023 : Réception des propositions de communication au format court 15 décembre 2023 : Notification aux auteurs
23 Mars 2024 : Réception des communications au format de l’éditeur
4 et 5 avril 2024 : Colloque à Toulouse
Décembre 2024 : Publication de l’ouvrage collectif

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Offre d’emploi – Responsable administratif et financier (h/f/x), Société archéologique de Namur

Fondée en 1845, la Société archéologique de Namur a pour objectif premier la sauvegarde du patrimoine, essentiellement namurois. Dès sa création, l’association s’est fixée quatre missions : l’acquisition, la conservation, l’étude et la diffusion du patrimoine culturel namurois. Notre ASBL conserve une importante collection (œuvres d’art, artefacts archéologiques, manuscrits, objets numismatiques …) qui est le reflet de l’histoire de Namur, de sa région et de ses habitants de la Préhistoire au 21e siècle. La Société archéologique de Namur est étroitement liée aux musées namurois, à leur fondation et à leur essor. Aujourd’hui, la Société archéologique y poursuit ses missions qui se déploient sous la forme d’une collaboration liée à la mise à disposition et à la gestion de ses collections, à la mise en place d’expositions temporaires et d’activités de médiation. La Société archéologique de Namur peut compter sur de nombreux bénévoles et sur une solide équipe constituée de 10 employés /ouvriers dont 3 scientifiques, 2 médiatrices, 2 administratifs, …

Fonction


Intitulé du poste Responsable administratif et financier (h/f/x) Description

Coordonner, organiser et superviser la gestion administrative, comptable et financière de l’association.

Elaborer les procédures administratives/financières de l’association ainsi que des budgets en concertation avec le Bureau et le C.A.

Assurer la gestion administrative du personnel dans le respect de la législation dans le cadre budgétaire et stratégique prédéfini par le C.A.

Proposer des initiatives en vue d’améliorer les finances et l’organisation de la SAN.

Le travail s’effectue de manière proactive et en autonomie. Il reste encadré et subordonné aux consignes du Bureau et collabore au quotidien avec les administrateurs en charge du personnel, en charge des finances et Secrétaire ainsi qu’avec le Gestionnaire des Collections.

Description des tâches :

  • Veiller à la bonne tenue des obligations administratives de l’asbl ;
  • Veiller à la gestion financière de l’asbl ;
  • Encoder régulièrement les factures dans un logiciel comptable (les écritures de fin d’année et la vérification annuelle sont effectuées par un comptable) ;
  • Préparer les budgets avec le Trésorier et les collègues ;
  • Collecter des informations auprès de l’équipe et rédiger le rapport d’activité annuel (mettre en place des tableaux de bords, des procédures de suivi des projets … ) ;
  • Introduire, élaborer, rédiger, suivre, justifier et clôturer les dossiers de subventions publiques (Province, Ville, Communauté, Région), de sponsoring, de mécénat … ;
  • Gérer le suivi administratif du personnel et les réponses à leurs sollicitations ;
  • Suivre les relations administratives et juridiques avec le Secrétariat social ;
  • Rédiger des conventions avec des partenaires ou des tiers ;
  • Gérer les stocks et la vente des publications ;
  • Superviser et organiser le travail de la secrétaire de l’ASBL.

Profil


Qualifications requises

Diplôme et expérience requis :

  • Niveau d’enseignement Master ;
  • Bénéficier d’une expérience en gestion constitue un atout.

Compétences techniques :

  • Maîtrise comptable et budgétaire ;
  • Bonnes connaissances en management ;
  • Maîtrise des outils informatiques (Word, Excel, Outlook, …) ;
  • Apte à initier, mener et gérer des projets en collaboration ;
  • Connaissance du milieu des ASBL et des règles de gestion spécifiques ;
  • Capable de répartir les dépenses en fonction des pouvoirs subsidiant et de leurs règles ;
  • Connaissance globale du patrimoine culturel wallon et plus spécifiquement namurois.

Compétences comportementales :

  • Capable de travailler en autonomie et en équipe ;
  • Être rigoureux et avoir le souci du détail ;
  • Sens de l’analyse et esprit de synthèse ;
  • Doté d’un esprit critique et capacité à argumenter ;
  • Etre force de proposition et orienté solution ;
  • Être polyvalent (passer aisément d’une activité et/ou projet à un autre en fonction des nécessités) ;
  • Planifier et organiser son travail en tenant compte des délais et des priorités ;
  • Soucieux du respect des personnes et du matériel ;
  • Adhérer aux objectifs de l’institution ;
  • Etre disponible pour des prestations exceptionnelles en soirée ou le week-end (AG, CA, …) 
  • Avoir un intérêt pour le patrimoine constitue un atout.

Diplômes Niveau d’enseignement Master Expériences Bénéficier d’une expérience en gestion constitue un atout

Conditions


Type de contrat CDI – Emploi APE Régime temps plein Modalité(s) Merci d’envoyer votre CV et votre lettre de motivation à Alain Fossion, administrateur : alain.fossion@lasan.be Commentaires -Un contrat temps plein en CDI ; -Congés légaux + 6 jours de congé offerts par l’employeur ; -Horaire flexible ; -Sous le statut APE (impératif : être éligible au statut APE au moment de l’engagement) ; -Rejoindre une équipe motivée portée par des valeurs fortes et des projets diversifiés.

Modalités de recrutement


Documents requis

  • CV
  • Lettre de motivation

Candidature Date limite de rentrée des candidatures : 31-07-2023

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alain.fossion@lasan.be
Rue de Fer 35 – 5000 NAMUR

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Alain Fossion
Rue de Fer 35 – 5000 NAMUR
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Source : Culture.be

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Appel à contribution – Listing the World Before the Age of Print

International Medieval Congress 2024

We all have lists of things to do. We also have playlists, shopping lists and lists of pros and cons (not to mention lists of publications). Whether we make them on paper or with an app, lists are central to our lives. They help us make sense of the world around us, keep track of the order of things and sometimes create a whole new order altogether. Lists were just as central to the lives and experiences of medieval people. If anything, the practice of enumeration was even more common in the Middle Ages, when lists fulfilled functions which are now served by other tools sitting at the intersection of written and visual culture, such as maps and databases. Some of the most famous medieval sources were produced in the form of lists: annals and inventories, for example, but also land surveys and catalogues of saints.

Anthropologists have long emphasised the power of lists. As one of the most enduring devices for human thought and communication, lists are seen as key instruments for both cognitive and social transformation. Literary scholars have taken this suggestion to heart. They have demonstrated that the study of lists can tell us much about the evolution of genres and conventions, and about how writers questioned established categories and worldviews. More recently, a large project run by French scholars has also put lists on the agenda of medieval historians and shown that list-making is a promising angle to study many facets of our period: from the development of more sophisticated ways of organising society to the emergence of new modes of thinking about the relations between the individual and society itself.

This series of panels hopes to push this agenda further. We are especially interested in the agency of lists as both material objects and cultural artefacts – in their ability to create new relationships, not just transcribing existing ones, and formulate new knowledge rather than simply compile it. In essence, we propose to consider list-making not just as a system for describing the world, but as a way to actively change it. Examples might include the use and manipulation of lists in supporting political claims and ambitions, challenging existing hierarchies and social orders, flattening diversity and marginalising groups, influencing people’s views and opinions, and both shaping and recording crises.

Submission guidelines

If you would like to get involved, please get in touch by emailing both organisers with a 200-word abstract and a short bio by 31 August 2023, to the e-mail adress cited below.

This call for paper invites speakers to participate in a series of panels on lists and list-making that will be held at the next International Medieval Congress. Propositions concerning session chairing and discussing roundtable interventions are wellcome as well.

The proposals will be selected by the two researchers organising the panels.

Organisation

  • Luca Zenobi, University of Edinburgh (luca.zenobi@ed.ac.uk)
  • Benedict Wiedemann, University of Cambridge (bw423@cam.ac.uk)

Source : Calenda

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Appel à contribution – Entretiens de musique ancienne en Sorbonne (20e édition) : Énigmes, canons, allégories dans la musique ancienne

Les œuvres musicales des périodes anciennes adoptent fréquemment une apparence délibérément obscure ou trompeuse, ne se révélant qu’à celle ou à celui qui aura pris le temps d’en chercher les secrets. Les canons médiévaux, de la Renaissance ou de l’ère baroque recèlent des parties implicites que le lecteur doit révéler, par le décryptage ou le déchiffrement d’une notation qui semblait illisible ou incomplète à la première lecture. Sous un propos d’apparence innocente, les textes allégoriques de madrigaux, de cantates ou d’opéras cachent des allusions politiques ou des paroles licencieuses. Les œuvres à lecture multiple, énigmes, hiéroglyphes ou rébus musicaux enrichissent la notation musicale d’images ou de symboles, et mettent en place un jeu complice entre compositeur, copistes et interprètes. Ces jeux d’esprit, du Moyen Âge au xviiie siècle, allient une virtuosité technique et artistique parfois ostentatoire à une fascination pour l’hermétisme et les subtilités intellectuelles, et apparaissent comme autant de témoignages d’une culture fascinée par les faux-semblants, les surprises ou autres doubles significations.

Dans un contexte culturel plus large, au sein duquel les arts regorgent d’allégories picturales ou sculptées, poétiques ou théâtrales ; mais également de devinettes, d’énigmes visuelles ou littéraires ; d’images à secrets, d’anamorphoses ou de Vexierbilder, il s’agit aussi de montrer la place singulière occupée par la musique au sein d’un riche faisceau de formes, et ses interactions avec les autres arts.

Les propositions de communication, d’une durée de 20 minutes, sont à transmettre à pzuker.amas@gmail.com avant le 22 octobre 2023. Les actes feront l’objet d’une publication. Les doctorantes, doctorants et jeunes chercheuses ou chercheurs sont vivement encouragés à candidater. Par ailleurs, le comité scientifique est également ouvert à des propositions de formats originaux (ateliers, communications à plusieurs voix, etc.).

Les entretiens se tiendront les jeudi 13 et vendredi 14 juin 2024 à Sorbonne Université.

Les propositions de communication pourront notamment s’inscrire dans les axes suivants (liste non exhaustive) :

– Procédés de notation ou de composition utilisés dans les canons, œuvres à lecture multiple, ou énigmes musicales.

– Mises en musique de textes allégoriques, énigmatiques, ou à significations multiples.

– Réception par les lecteurs et interprètes, ainsi que par le public.

– Enjeux esthétiques, notamment dans un contexte culturel plus large.

– Liens à des formes analogues pratiquées dans les arts visuels, la littérature, ou dans d’autres arts (énigmes poétiques, allégories, images ou meubles à secrets, etc.)

– Liens avec des courants de pensée contemporains (hermétisme, théologie, etc.), ou des événements historiques.

– Usages de la notation musicale dans des textes cryptés (rébus, textes ou traités cryptographiques, etc.)

Comité d’organisation :

Mathilde Aigouy (doctorante)

Guillaume Bunel (PRAG)

Hélène Derieux (doctorante)

Céline Drèze (MCF)

Clément Stagnol (doctorant)

Alice Tacaille (MCF Hdr)

Pamela Zuker (doctorante)

Pistes bibliographiques :

Bonnie J. Blackburn, Katelijne Schiltz (éd.), Canons and Canonic Techniques, 14th-16th Centuries : Theory, Practice, and Reception History, Louvain : Peeters, 2007.

Denis Collins, Canon in Music Theory from ca. 1550 to ca. 1800, thèse inédite, Stanford University, 1992.

Willem Elders, Symbolic Scores : Studies in the Music of the Renaissance, Leiden : Brill, 1994.

Katelijne Schiltz, Music and Riddle Culture in the Renaissance, Cambridge : Cambridge University Press, 2015.

Peter Urquhart, Sound and Sense in Franco-Flemish Music of the Renaissance, Louvain : Peeters, 2021.

Laurence Wuidar, Canons énigmes et hiéroglyphes musicaux dans l’Italie du 17e siècle, Bruxelles : Peter Lang, 2008.

Emily Zazulia, Where Sight Meets Sound : the Poetics of Late-Medieval Music Writing, New York : Oxford University Press, 2021.

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Publication – François Bougard, « Le royaume d’Italie de Louis II à Otton Ier (840–968). Histoire politique »

De 875 aux années 960, le royaume d’Italie a vécu un temps d’histoire politique tourmentée, qui l’a vu passer de la fin du régime carolingien mis en place après la conquête de 774 aux dépens du roi des Lombards Didier et de son fils Adelchis à l’établissement de la souveraineté ottonienne. Au début des années 870, l’Italie se confond avec l’Empire, puisque son roi est aussi le détenteur de la dignité suprême en Occident, même si, à cette date-là, l’extension géographique de son pouvoir ne dépasse pas les Alpes : on parle, à juste titre, du « regnum de l’empereur Louis » pour désigner la moitié nord de la péninsule, sous l’autorité de Louis II (840–875). Après la mort de celui-ci, privé de descendance masculine, les prétendants se sont succédé sans solution durable jusqu’au début du Xe siècle. En 924, la disparition de Bérenger Ier ouvrit une longue période de vacance du titre impérial jusqu’en 962, faute pour le roi d’Italie en titre de réussir à s’imposer à Rome. Douze souverains ont régné en Italie de Louis II à Otton, soit moitié moins que de papes, certes, mais un record par rapport aux autres régions de l’ancien empire carolingien. Il y a là autant d’expériences politiques, éphémères ou durables, où a primé tantôt la réalité locale, tantôt la volonté de contrôler le siège impérial ; où le pouvoir fut imposé ou élu, reconnu dans l’ensemble du royaume ou soumis à concurrence, exercé seul ou avec les grands.

Durant près d’un siècle, le moment qui correspond en grande partie à celui que l’historiographie désigne alternativement comme des « rois nationaux d’Italie », de la « royauté indépendante » ou des « rois de Pavie », est aussi celui qui a vu des renouvellements importants : dans la composition sociale des élites, dans les formes de domination, dans l’expression culturelle. Trois temps se dégagent : jusque 888, le maintien d’un royaume toujours plus secondaire dans l’orbite carolingienne ; de 888 à 926, le jeu des grands ; de 926 à 962, le retour progressif vers l’attraction septentrionale en même temps et aux dépens de l’expérience personnelle d’un souverain que l’on pourrait dire « de transition », Hugues de Provence.

Les travaux des dernières décennies ont beaucoup apporté à la compréhension de ces modifications structurelles en se dégageant progressivement d’une lecture trop longtemps conditionnée par l’idée de la « crise permanente ». Ils se sont dégagés pour cela du récit au jour le jour, considérant que celui-ci était acquis depuis les ouvrages d’Ernst Dümmler, de Ludo Moritz Hartmann, de Gina Fasoli, de Carlo Guido Mor, pour ne citer que les plus fouillés dans cette veine. L’enchaînement des événements, fruit des intérêts contrariés des uns et des autres, n’est cependant pas des plus faciles à suivre. C’est pour aider à mieux le maîtriser, à commencer pour leur auteur, qu’ont été rédigées les pages qui suivent. Au-delà de la narration d’une somme d’aventures individuelles, elles ont pour ambition de fournir pas à pas, et autant qu’il est possible, les éléments de contexte susceptibles d’aider à saisir les enjeux d’une production de sources depuis longtemps rassemblées en recueils (lois et règlements, diplômes, comptes rendus judiciaires), au moment et à l’endroit où celles-ci furent produites. La démarche n’est pas novatrice, elle avait fait les beaux jours des Jahrbücher consacrés aux différents souverains carolingiens dont les historiens de langue allemande s’étaient fait une spécialité vers 1870. Depuis cette date, toutefois, les menues découvertes relatives à ou tel élément de la documentation n’ont pas manqué ; leur somme, associée aux changements interprétatifs de fond, devrait permettre de livrer un récit renouvelé.

L’histoire qui suit, introduite par un chapitre sur le règne de Louis II, est donc avant tout une béquille pour qui voudrait en savoir plus sans devoir recourir à des ouvrages de consultation parfois difficile. Elle devrait permettre de mieux saisir les non-dits de travaux plus attachés à la description des structures ou de repartir à la quête de ces mêmes structures sur des bases mieux assurées, voire d’aborder à nouveaux frais les interrogations sur la nature, la perception et le fonctionnement de l’« État » au haut Moyen Âge. Elle trouve aussi sa justification dans la publication des récents volumes des Regesta imperii pour l’Italie, qui pour la première fois fournissent une chronologie analytique détaillée du regnum pour l’ensemble de la période considérée. En rapprochant des événements apparemment sans lien entre eux, il n’est pas rare qu’ils ouvrent de nouvelles perspectives dans l’interprétation de tel ou tel moment de son histoire politique. Surtout, l’élargissement du matériau rassemblé à tout ce qui concerne non seulement la personne du souverain mais aussi les membres de sa famille, l’activité de la cour et des officiers royaux, la correspondance des papes ou des rois pour des destinataires italiens, les incursions sarrasines ou hongroises etc. en fait un outil de travail des plus précieux. Le principal danger de l’entreprise est le même que celui qui guette en permanence les Regesta, c’est-à-dire forcer la reconstruction en cherchant l’harmonie entre des sources souvent contradictoires, ou en privilégiant pour sa fiabilité supposée tel récit plutôt que tel autre ; souvent, sans doute, l’écueil n’aura pas été évité. On ne se dissimule pas non plus que l’intérêt de la période retenue est peut-être moins dans l’histoire des têtes couronnées que dans celle des vicissitudes des régions et des familles qui s’affrontent sur l’échiquier italien volontiers qualifié de « multipolaire ».

Table des matières :

I. Le royaume d’Italie sous Louis II (840–875): point d’équilibre et dérives
II. De la mort de Louis II à la mort de Charles le Gros, 875–888
III. De la bataille de la Trébie à la Renovatio regni Francorum, 888–898
IV. Le moment de Bérenger, 899–924 (926)
V. L’Italie à l’heure provençale, 926–950
VI. De Bérenger II à Otton Ier, 950–962 (968)
VII. Évolutions
VII.1 La souveraineté royale et impériale : acteurs, rites et lieux
VII.2 Accès au prince et réalités régionales
VII.3 Ressources matérielles et forces humaines

Informations pratiques :

François Bougard, Le royaume d’Italie de Louis II à Otton Ier (840–968). Histoire politique, Leipzig, Eudora Verlag, 2023 ; 1 vol., 376 p. (Italia Regia, 5). ISBN : 978-3-938533-80-2. Prix : € 99,00.

Source : Eudora Verlag

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