Appel à contribution – Œuvres d’art et numérique : Collaborations, limites, apports mutuels à la connaissance et à la médiation

Colloque organisé par

Marc Gil (Université de Lille) et Pierre Hallot (Université de Liège), co-responsables du projet e-thesaurus Dates

Jeudi 11 et vendredi 12 mai 2023

Lieux

11 mai : Auditorium de l’Espace Culture, Université de Lille, site Cité scientifique, Villeneuve d’Ascq 12 mai : Auditorium, Palais des Beaux-Arts de Lille, place de la République, Lille

Descriptif

Dans le cadre du programme de recherche e.thesaurus, l’orfèvrerie à l’épreuve de la modélisation 3D (Programme CPER MAuVE Médiations visuelles, culture numérique et création)1, le colloque des 11 et 12 mai 2023, organisé en partenariat avec le Groupe d’Étude de Recherche interdisciplinaire en information et COmmunication (GERiiCO-ULille–ULR 4073), viendra clore cinq années de recherche et d’expérimentations autour d’enjeux techniques, numériques, d’histoire de l’art et de médiations muséales, à partir de la modélisation 3D de pièces d’orfèvrerie médiévale et leur exploitation à la fois sous forme d’hologramme interactif (musée hors les murs) et dans une application web d’e.corpus 3D, permettant l’annotation directe d’objets dont les caractéristiques principales sont une complexité de fabrication, un fort pouvoir de réflectance des matériaux, véritable verrou technologique2, et, du point de vue de l’histoire de l’art et de la médiation, une difficulté certaine pour les publics actuels à appréhender ces témoins exceptionnels des mentalités religieuses, de la dévotion et de thèmes iconographiques complexes propres au monde médiéval.

Dès mars 2018, en prolégomènes au projet, nous avions organisé un premier workshop, où il s’était alors agi de confronter plusieurs expériences de recherche en cours consacrées à la modélisation numérique et aux systèmes d’acquisition d’informations liés au patrimoine3. En avril 2019, la 7e édition de Muséohub, à Saint-Omer, était consacrée aux impacts sur la recherche et la médiation de l’usage de la 3D pour la valorisation des patrimoines4 ; rencontres suivies en octobre de la même année de deux journées d’études à Liège sur les plateformes numériques dévolues aux patrimoines5. Deux ans plus tard, un second workshop de deux journées, en collaboration avec Isabelle Paresys, coordinatrice du projet du « Camp du Drap d’Or »6 et Laure Bolka-Tabary du laboratoire GERiiCO (ULille), portait la réflexion sur les questions des visualisations numériques du passé et du patrimoine, à travers les processus d’immersions et les dispositifs de médiations considérés avant tout du point de vue des concepteurs7. Enfin, en avril 2022, une table ronde permettait alors de se placer, cette fois, du côté des publics, en ouvrant une première discussion sur la place de ces derniers dans la conception de ces outils numériques de médiation8.

Aujourd’hui, à travers les deux thématiques proposées ci-dessous, nous envisageons ces dernières rencontres à la fois comme un bilan sur les objets d’étude et une ouverture. En effet, qu’apporte, tant du point de vue de la recherche fondamentale en histoire de l’art et en sciences de l’informatique, que dans la vulgarisation scientifique et la médiation pour des publics divers, la confrontation des œuvres avec les technologies du numérique ?

Ainsi l’appel à communication vise aussi bien les programmes de recherche achevés que les expérimentations et donc les retours d’expériences.

Thématiques

Thématique 1. L’objet d’étude face aux technologies du numérique : apports et limites

De plus en plus d’historiens de l’art et d’archéologues passent aujourd’hui par les sciences du numérique pour envisager leurs objets d’étude, considérant, à tort ou à raison, que ces sciences sont un passage obligé dans l’approfondissement de leurs recherches et surtout un moyen de les valoriser, tant auprès du milieu académique que du grand public. Face à eux, nombre de spécialistes des technologies du numérique, qu’ils appartiennent au monde de la Recherche ou de l’Entreprise, montrent un intérêt croissant pour le patrimoine au sens large et le prennent en considération dans le développement de technologies numériques, en particulier la 3D.

Cette première thématique a pour objet d’explorer ces intérêts croisés et les processus de collaborations dans des projets pluridisciplinaires, en s’interrogeant sur les apports, et sans doute les limites, du numérique (par exemple la modélisation 3D) dans une nouvelle perspective de la recherche en histoire de l’art et archéologie (hors médiation).

Les propositions pourront concerner
– La mise en place d’un vocabulaire commun
et de processus de recherche concertés entre les différents acteurs de projets. La définition d’une sémantique commune – voire d’une ontologie – est une clé à la réussite de projets pluridisplinaires qui ont mis en place des bonnes pratiques. Les communications attendues pourront s’appuyer sur des exemples de projets existants pour exemplifier la mise en place de la structuration du vocabulaire et la définition des thesaurus communs. Une attention particulière sera donnée à la façon dont le vocabulaire est fixé dans le temps et peut ainsi être réutilisé pour d’autres projets similaires de collaboration.

L’utilisation de techniques de numérisation et la mise en place de protocoles de numérisation communs. Les techniques utilisées en numérisations d’objets d’arts sont très variées. La plupart ne sont pas développées dans l’intention de numériser de tels artefacts mais sont souvent détournées d’autres cas d’applications. Les communications attendues pourront explorer cette utilisation dans le champ de l’art et préciser la façon dont ce cas d’application particulier fait évoluer la technologie soit via de nouveaux développements techniques, soit via un protocole d’utilisation novateur. Les techniques de documentation pourront explorer les numérisations de surfaces comme les explorations non destructives des structures internes des objets. Enfin, un aspect lié au développement logiciel et son financement pourra être abordé de façon à exemplifier les moyens mis en œuvre pour financer les applications relatives à l’acquisition et au traitement des données numériques en lien avec l’art (sur le modèle développé par le logiciel CloudCompare).

-La communication des résultats scientifiques de numérisation et de documentation vers la communauté de chercheurs. La diffusion des informations collectées vers une communauté scientifique est une pratique de médiation tout à fait spécifique qui ne cherche pas à limiter ou simplifier le message communiqué mais qui vise plutôt l’exhaustivité des données collectées. Selon la quantité d’informations produites, il n’est pas toujours possible de présenter l’ensemble de ces éléments de façon concurrente, des mécanismes de filtres, de sélections, de recherche doivent être proposés pour structurer l’information de documentation des objets. À cette fin, nous attendons des communications qui portent sur les outils de médiation destinés aux chercheurs leur permettant d’augmenter les connaissances sur les objets présentés. Une attention particulière sera portée sur les propositions mettant en avant les plateformes en ligne et les applications de réalité virtuelle et augmentée.

– La pérennisation et la réutilisation des informations collectées grâce aux outils numériques sur le long terme. La collecte d’informations numériques n’est pas sans conséquence sur le plan écologique et de conservation des données à long terme. La fin de projets de recherche signe souvent l’arrêt du maintien et de l’accessibilité des données et informations produites à moyen terme. Bien que des guides de bonnes pratiques et des environnements de pérennisation de données soient disponibles pour certaines applications (via le consortium 3D, Huma-Num…), un travail important reste à mener pour intégrer cette dimension dès la planification et la réalisation des projets de recherche. Force est de constater que l’aspect humain et financier de ces missions sont souvent négligés. Les communications relatives aux méthodologies, les principes communs de pérennisation des données sont attendues. La diffusion de données implique la création et structuration de métadonnées de découverte et d’usage. Les métadonnées d’usage requièrent la description qualitative des modèles produits (résolution, qualité géométrique, texturale…). Les communications présentant la validation des modèles produits au regard des objectifs de documentations sont également les bienvenues.

Thématique 2. Usages des dispositifs numériques pour la médiation du patrimoine

L’objectif ici est d’interroger l’appropriation des dispositifs numériques de médiation du patrimoine et de réfléchir à l’apport de la médiation numérique dans la relation des publics aux objets patrimoniaux, aux institutions qui les hébergent et aux savoirs scientifiques développés sur ces objets. Par cette thématique, nous souhaitons aborder à la fois les processus de conception des dispositifs numériques (menés pour ou avec les publics et avec des acteurs divers), les expériences des publics et les différentes dimensions de l’appropriation des dispositifs9.

Les propositions pourront concerner
– Les processus de conception et ce qu’ils révèlent des imaginaires des usages
. Quels sont les publics imaginés par les concepteurs ? Que disent les processus d’élaboration des outils du public « idéal » ou « supposé » des dispositifs et de ses « bons » usages ? Quels positionnements des acteurs cela révèle-t-il ? Que disent les processus de négociation des « régimes de vérité » soutenus par les concepteurs, financeurs, ou autres acteurs du numérique patrimonial et culturel ? En quoi les processus de conception, de design et d’ajustement des dispositifs numériques sont-ils révélateurs des tensions autour de l’identification des profils des publics du patrimoine culturel visés ?

– Les interfaces, leurs fonctionnalités et leur mise en situation. Celles-ci peuvent être observés dans la mesure où elles préfigurent certains types d’expériences des publics. En quoi l’environnement numérique développé, ses composantes, ses caractéristiques, les modes de manipulation prévus, matérialisent une (ou plusieurs) figures de l’usage et de l’usager ? Quelle relation aux savoirs et aux objets patrimoniaux est configurée par le dispositif et ses éléments textuels, visuels, sonores, par les parcours proposés, par l’expérience immersive offerte ?

– La place donnée aux savoirs savants, aux savoirs vulgarisés, à l’expérience sensible, à l’émotion. S’il ne s’agit pas d’application web, en quoi le dispositif (borne, tablette…) s’intègre-t-il dans des espaces (espaces publics, espaces muséaux, espaces informationnels, institutionnels, scolaires) et quels sont les effets recherchés ou espérés par les proximités expérimentées entre le dispositif et sa « mise en situation » spatiale, institutionnelle ? Que disent les technologies de l’image, du son et de la visualisation déployées (films, hologrammes, infographies…) des usages et des publics prévus, souhaités, espérés ?

– Les enjeux de la médiation du patrimoine par et avec des dispositifs numériques. Comment les publics s’emparent-ils de ces propositions de médiations par le numérique ? Ces dispositifs sont-ils susceptibles d’amener vers le musée un « nouveau » public ? De renouveler l’expérience des publics ? De proposer une expérience sensible du patrimoine ? Quelle place occupent alors les savoirs scientifiques ? Comment les médiateurs et médiatrices s’emparent à leur tour de ces mêmes dispositifs, pour ajuster (ou pas) leurs pratiques et leurs discours ?

– Les méthodologies employées pour analyser les usages des dispositifs. Quelles analyses et hybridations méthodologiques sont actuellement expérimentées pour appréhender l’appropriation des dispositifs numériques patrimoniaux par les publics ? Quelles leçons sont à tirer de l’étude et l’analyse des usages de ces dispositifs ? Quels sont les leviers, atouts et écueils de ces méthodologies ? Quel est le rôle assigné ou le rôle assumé par des médiateurs (de musée, des bibliothèques, des espaces culturels) dans le développement des liens entre ces dispositifs, les objets mis en représentation et les publics ?

Proposition de communication

Les propositions, sous forme d’un court résumé (250-300 mots) accompagné d’un bref curriculum vitae, devront être envoyés, au plus tard le 31 janvier 2023, à Marc Gil (marc.gil@univ-lille.fr), Pierre Hallot (p.hallot@uliege.be) et Christine Aubry (christine.aubry@univ-lille.fr).

Nous informerons des communications retenues le 15 février 2023.

Comité scientifique

  • LaureBOLKA-TABARY,MaîtressedeconferencesenSciencesdel’informationetdelacommunication,GERiiCO,ULille
  • Christine DESCATOIRE, conservatrice générale du patrimoine, Musée National du Moyen Âge-musée de Cluny, Paris
  • Sophie DUTHEILLET DE LAMOTHE, conservatrice du patrimoine, Palais des Beaux-Arts de Lille
  • Philippe GEORGE, conservateur honoraire du Trésor de la cathédrale de Liège
  • MarcGIL,MaîtredeconférencesHistoiredel’artmédiéval,IRHiS,ULille
  • Thibault GUILLAUMONT, directeur de la Société Holusion, Roubaix
  • PierreHALLOT,professeurensciencesdel’informatique,laboratoiresLNA/DIVA-UnitédeGéomatique,ULiège
  • Susan KOVACS, professeure en Sciences de l’information et de la communication, ENSSIB (Villeurbanne), laboratoire Elico – ULyon, membre associée GERiiCO ULille
  • Julien MAQUET, conservateur du Trésor de la cathédrale de Liège
  • Florence RAYMOND, attachée de conservation du patrimoine, musée de l’Hospice Comtesse, Lille
  • Romain SAFFRÉ, conservateur du patrimoine, directeur des musées de Saint-Omer
  • FrédéricTIXIER,MaîtredeconférencesHistoiredel’artduMoyenÂge,CRULH,ULorraine-PôledeNancy Comité d’organisation
  • Christine AUBRY, ingénieur de recherche, IRHiS, ULille
  • Marc GIL, MCF Histoire de l’art médiéval, IRHiS, ULille
  • Pierre HALLOT, PR Documentation du Patrimoine, DIVA, ULiège Contact

• Christine Aubry, christine.aubry@univ-lille.fr, +33 (0)3 20 41 62 87

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Offre d’emploi – Past & Present Fellowships

Past & Present Fellowships are offered by the Past & Present Society and the Institute of Historical Research. Awards are for post-doctoral researchers and are available for two years. 

Applications for 2023 opening soon!

The Past & Present Society and the Institute of Historical Research will offer up to four two-year postdoctoral Fellowships in History for 2023–25, tenable at the Institute. Preference will be given to applicants who demonstrate a broad interest in processes of social, economic, political and cultural change, as manifested in their particular field of study. The Society wishes to promote work of a kind that might be published in the journal Past & Present and its book series, which is published by the Oxford University Press. 

Area of research: 

Social History (broadly defined)

Amount awarded: 

TBC

Applications for 2023 opening soon!

Eligibility requirements

  • The Fellowships will be awarded to postdoctoral applicants who have recently completed a doctoral degree in history, or who will have submitted their thesis for examination by 1 October in the academic year in which the Fellowship is to be held. It is a strict condition of the Fellowship that the thesis should have been submitted by that date.
  • Applicants may be of any nationality, and their PhD (or equivalent) may have been awarded in any country. Those who have previously held another stipendiary postdoctoral research fellowship of 12 or more months, with a salary or stipend attached to it, or a full-time lectureship, will not be eligible. The Fellowship cannot be held in conjunction with any other substantial maintenance grant, nor can it be used to fund a sabbatical year for the holder of a permanent academic position.
  • A condition of the award is that Fellows should undertake further historical research and writing. The Fellowships are envisaged as an opportunity for Fellows to develop their doctoral research for publication and to begin work on a postdoctoral project; applicants should clearly indicate their plans in both respects.
  • Fellows will be encouraged to submit their articles or books to the editors of Past & Present for consideration. Fellows will also be asked to curate a ‘virtual issue’ of the journal. Fellows will not be required to be resident in London, but should participate in the activities of the Institute, by regular attendance at and presentation of papers to appropriate seminars and by giving information and help to fellow scholars working in the same field.
  • Fellows are expected to develop their own ideas for collaborative activities while at the Institute and some limited funds will be available to help support these activities.
  • At the discretion of the Director of the Institute, Fellows may engage in teaching or other paid work for up to six hours a week (note however that some categories of non-national may need to obtain a work permit in order to undertake this).

Surce : Institute of Historical Research

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Colloque – Rechtshandschriften des 8. und 9. Jahrhunderts

Die Tagung findet am 23. und 24. März 2023 an der Universität zu Köln im Rahmen des Akademie-Projekts « Edition der fränkischen Herrschererlasse » statt und versammelt Forscherinnen und Forscher, die zu Handschriften weltlichen und kirchlichen Rechts des Frühmittelalters arbeiten.

Rechtshandschriften des 8. und 9. Jahrhunderts

Die Erforschung von Rechtshandschriften des frühen Mittelalters hat in den letzten Jahren einen spürbaren Aufschwung erfahren. Zahlreiche Studien widmen sich der Aufarbeitung der handschriftlichen Überlieferung von Rechtstexten, untersuchen deren Gebrauch, Funktion und Relevanz oder betrachten in Mikrostudien einzelne Manuskripte. Zugleich gewinnt dadurch der grundwissenschaftliche Zugang rechtshistorischer Forschung an Bedeutung. Die Tagung versammelt Forscherinnen und Forscher, die zu Handschriften weltlichen und kirchlichen Rechts arbeiten. Dabei soll nach den Potenzialen und Grenzen der Erforschung von Rechtscodices gefragt werden. Gibt es Merkmale, die Rechtshandschriften von anderen Handschriftengattungen unterscheiden? Gibt es konstitutive Merkmale einer Rechtshandschrift? Welche Benutzungs- und Gebrauchsspuren sowie Rezeptionskontexte lassen sich beobachten? Was verrät die Produktion von Rechtshandschriften über die frühmittelalterliche Gesellschaft? Diese und weitere Fragen sollen auf der Tagung erörtert werden.

Programme :

Donnerstag, 23. März 2023

13:00 Dominik Leyendecker / Dominik Trump: Begrüßung und Einführung

13:15 Britta Mischke: Zerpflückt und durch einen „skrupellosen Transmitter“ entstellt – Die Fragmente der italienischen „Collectio Thuana“

14:00 Thomas Gobbitt: Scribal Hands or Scribal Stints: Vatican, Biblioteca Apostolica Vaticana, MS Vat. Lat. 5359

Pause

15:15 Magali Coumert: Producing Norms in Carolingian Brittany

16:00 Daniela Schulz: Never Judge a Book by its Cover. Some Observations on Cod. Guelf. 50.2 Aug. 4°

Pause

17:15 Horst Lößlein / Christoph Walther: Eine Formelsammlung aus Flavigny und die „Rechtshandschrift“ Paris, BnF, Lat. 2123 – Die Genese der Sammlung und ihr Überlieferungskontext

Freitag, 24. März 2023

9:00 Helena Geitz: Päpstliches Recht vs. eigene Initiative: Die Synode von 721 im Rahmen der Corbie-Redaktion der Collectio Vetus Gallica

9:45 Benedikt Lemke: Paris, BnF, Lat. 4627 – Ein lebendiges Rechtshandbuch zwischen Recht und Liturgie

Pause

11:00 Sven Meeder: Mehr als die Summe seiner Teile: Kirchenrecht in praktischen Handbüchern

11:45 Till Stüber: Kirchenrecht in der späten Karolingerzeit: Der Ambrosianus A. 46 inf. und seine Glossen

Pause

13:00 Zachary Chitwood: Imperial Imprimatur: The Byzantine State, the Earliest Athonite Legal Documents and Legal Pluralism, 9th–10th Centuries

13:45 Karl Ubl: Zusammenfassung und Ausblick

Informations pratiques :

Veranstalter : Akademie-Projekt « Edition der fränkischen Herrschererlasse »

Veranstaltungsort : Universität zu Köln (Deutschland)

23.03.2023 – 24.03.2023

Source : H-Soz-Kult

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Publication – Marie Bassano, « De maître à élève. Enseigner le droit à Orléans (c.1230-c.1320) »

This book focuses on the teaching methods and doctrine produced at the Orléans law school between 1230 and 1320. This crucial period in the history of legal science was the heyday of the Orléans studium, whose writings spread throughout the medieval West and whose students joined the careers of high public administration, royal or ecclesiastical.

While highlighting the part played by the Orléans jurists in the tremendous renewal of legal teaching methods and legal concepts in the 13th century, this book sheds light on the mechanisms of doctrinal transmission which, from masters to students, forged a genuine scolar identity over time.

Marie Bassano, Ph.D. (2008) is a professor of legal history at the University of Toulouse Capitole. Her work focuses on learned legal doctrine, both civil and canonical, from the 12th to the 15th century.

Table des matières :

Avant-propos
Remerciements
Liste des tableaux
Abréviations

Introduction : Les ruisseaux de science

1 Enseigner et étudier le droit à Orléans (1230-1320)
 1 Les lieux
 2 Les hommes
 3 Le temps

Partie 1 Construire la science du droit

Introduction à la Partie 1

2 De l’étude à l’enseignement : une pédagogie de l’argumentation
 1 Etudier les textes : le parcours scolaire
 2 Enseigner les textes : les débuts du parcours professionnel

3 De la compréhension a l’interprétation : l’utilisation de l’outil linguistique pour éclairer le sens
 1 Les mots et le sens : verba legis, mens legis et ratio legis dans la doctrine orléanaise
 2 Le lieu de cristallisation de la question linguistique : la conception orléanaise de l’interprète et de l’interprétation

4 De la similitude au syllogisme : l’affirmation de la spécificité du raisonnement juridique
 1 La construction d’une logique juridique
 2 La revendication d’une spécificité de la logique juridique

Partie 2 Former des administrateurs

Introduction à la Partie 2

5 La plus complète des écoles doctrinales : multiplicité des sources et rigueur méthodologique
 1 Lire le texte juridique
 2 Utiliser la doctrine

6 La meilleure des formations scolaires : savoir orléanais et rivalités académiques
 1 La confrontation des savoirs
 2 La destruction des barrières académiques

7 L’Ecole des administrateurs : droit et éthique de la chose publique
 1 L’hésitation orléanaise autour de la réalité d’une théorie générale de la puissance publique
 2 La cristallisation de principes généraux appelant à l’éthique de l’agent public

Conclusion : Le Maître de mon Maître

Annexe 1 : Notices biographiques des étudiants et enseignants liés au studium d’Orléans (1230-1343)
Annexe 2 : Productions des étudiants et enseignants liés au studium d’Orléans (1230-1320)
Sources et bibliographie
Index nominum
Index rerum

Informations pratiques :

Marie Bassano, De maître à élève. Enseigner le droit à Orléans (c.1230-c.1320), Leyde–Boston, 2022 ; 1 vol., 960 p. (Medieval Law and Its Practice, 37). ISBN : 978-90-04-21223-7. Prix : € 228,00.

Source : Brill

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Publication – « Comptoirs du monde. Les Feitorias portugaises du XVe-XVIIe siècle »

Dans le cadre de la saison France-Portugal, l’histoire d’un phénomène encore largement méconnu du grand public : les feitorias.

Catalogue de l’exposition présentée au château d’Angers du 9 juin au 9 octobre 2022.

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, ravagé par des épidémies de peste et par une guerre de succession, le Portugal, exsangue, se lance pourtant dans une expansion, au départ fortement teintée de prétextes religieux. Se développent ainsi les comptoirs (feitorias) : entrepôts installés dans les zones côtières, construits dans le but de centraliser et, ainsi, de dominer le commerce des produits locaux vers le royaume (et de là vers l’Europe). Ils fonctionnent à la fois comme marché, entrepôt, lieu de rétention des esclaves, point d’appui à la navigation et aux douanes. Ainsi les Portugais détournent à leur profit une grande partie du commerce des épices vers l’Europe, jusqu’ici assuré par Venise. À Lisbonne, la Casa da lndia, centre de réception des marchandises de l’Orient, régule ce système, dès sa création en 1500. Un autre volet de l’empire commercial est la feitoria de Flandres, à Anvers, où les Portugais redistribuent les marchandises dans les pays de l’Europe du Nord. La conjoncture internationale pousse le Portugal à créer, dans le dernier quart du XVIe siècle, un second complexe économique entre les deux rives de l’Atlantique. De nombreuses feitorias sont alors créées le long des côtes d’Afrique occidentale et australe, dans l’océan Indien et au Brésil, de plus en plus centrées sur le commerce des esclaves.

Après des éclairages historiques et artistiques, l’ouvrage déploie un portfolio d’œuvres accompagnées de notices suivant les axes de l’exposition : La construction d’une histoire héroïque / Que vont-ils chercher ? / L’Afrique / L’Inde / Le Japon, la Chine, le Brésil.

Informations pratiques :

Comptoirs du monde. Les Feitorias portugaises du XVe-XVIIe siècle, Paris, Éditions du Patrimoine, 2022 ; 1 vol., 68 p. ISBN : 978-2-75770-829-3. Prix : € 12,00.

Source : Éditions du Patrimoine

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Appel à contribution – Amédée V de Savoie (1285-1323)

Salle du comte rouge, château de Chambéry Chambéry, France (73)

Le 16 octobre 1323, le comte Amédée V, alors âgé de 70 ans, mourait à Avignon, au terme d’un principat de 38 années, qui a été, avec celui d’Amédée VIII, un des plus longs parmi ceux des princes de la maison de Savoie. Né vers 1252-1253, Amédée a accédé à la dignité de comte de Savoie à l’âge de la maturité, autour de 33 ans, en 1285. Si son avènement semblait devoir s’imposer, il dut laisser des gages à ses frère et neveu par la création et la reconnaissance des apanages de Vaud et de Piémont-Achaïe.

Amédée V a hérité de ses oncles, les comtes Pierre II (1263-1268) et Philippe Ier (1268-1285), d’une principauté dont les bases en matière administrative et financière étaient déjà robustes. Il s’est attaché, durant presque quatre décennies, à consolider et développer cet édifice.De son principat, les chroniques tardives ont retenu son ardeur militaire et ses principaux faits d’armes sont bien connus. Amédée a surtout hérité d’une situation territoriale complexe qui l’a contraint à un état de guerre quasi permanent face aux concurrents traditionnels du monde alpin, les dauphins de Viennois et le comte de Genève en tête.

Constamment en lutte, le comte a réussi non seulement à préserver ses frontières mais encore à étendre ses possessions.Son premier mariage avec Sybille de Bâgé en 1272 lui a permis d’intégrer la Bresse aux possessions comtales. Sa seconde union, avec Marie de Brabant, a fait de lui, par la suite, le beau-frère du nouveau roi des Romains Henri VII. Interlocuteur internationalement reconnu, le comte a su mener, au gré de l’évolution de ses intérêts, une habile politique diplomatique entre Empire, royaumes d’Angleterre et de France et Papauté. Amédée V a également été un grand bâtisseur et un voyageur infatigable. C’est enfin lui qui a adopté définitivement les armoiries de gueules à croix d’argent de la principauté savoyarde.

Sept cents ans après la mort du comte, ce colloque se propose donc, grâce aux travaux et recherches en cours, de réaliser un tour d’horizon sur les enjeux de ce long principat en termes de pouvoir symbolique et politique. Les communications pourront porter notamment sur les liens entre le comte, les nobles et les églises, sur le contrôle territorial et les relations avec les seigneuries laïques ou ecclésiastiques et sur les modalités de financement de la politique comtale. On accordera une attention particulière aux contacts (diplomatiques, culturels…) avec les espaces voisins ou lointains.

Le colloque se tiendra les 16 et 17 octobre 2023 à Chambéry.

Modalités de contribution

Pour toute proposition de participation, merci de renvoyer, à l’une des adresses ci-dessous, un court texte ne dépassant pas une page qui sera examiné par le comité scientifique du colloque. 

avant le 30 janvier 2023.

Les propositions de communication sont à renvoyer aux membres du comité scientifique : christian.guillere@univ-smb.fr, vincent.borrel82@laposte.net, jean-louis.gaulin@univ-lyon2.fr, laurent.ripart@univ-smb.fr, anne.lemonde@univ-grenoble-alpes.fr, luisa.gentile@cultura.gov.it

Comité scientifique

  • Christian Guilleré
  • Vincent Borrel
  • Jean-Louis Gaulin
  • Laurent Ripart
  • Anne Lemonde
  • Luisa Gentile

Source : Calenda

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Publication – Michel Pastoureau, « Jaune. Histoire d’une couleur »

Or, soleil, chaleur, citron, prospérité, soufre, mensonge, bile, trahison, folie.

Des origines à nos jours, une histoire de la couleur jaune racontée par l’historien Michel Pastoureau.

Informations pratiques :

Michel Pastoureau, Jaune. Histoire d’une couleur, Paris, Seuil, 2022 ; 1 vol., 256 p. ISBN : 978-2-75789-221-3. Prix : € 9,90.

Source : Seuil

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Publication – Florian Gallon, « 721 : les Sarrasins aux portes de la ville »

Première confrontation du royaume franc et de l’empire \ islamique, premier revers du califat omeyyade en Occident. Dès le VIIIe siècle, les historiographes francs passèrent l’événement sous silence, lui préférant une autre victoire : celle qu’avait obtenue Charles Martel en 732, quelque part entre Tours et Poitiers. Cette occultation résultait d’une compétition politique interne au royaume franc. Charles et Eudes étaient rivaux ; la soumission de l’Aquitaine par les Pippinides détermina la postérité de leurs faits d’armes. Au point que, de nos jours encore, la bataille de Toulouse demeure voilée sous l’ombre de celle de Poitiers.

Florian Gallon est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Toulouse-Jean Jaurès et membre du laboratoire Framespa (UMR 5136). Ses travaux portent sur la péninsule Ibérique du haut Moyen Âge à travers deux entrées principales : l’histoire du monachisme et celle des relations entre Islam et chrétienté.

Informations pratiques :

Florian Gallon, 721 : les Sarrasins aux portes de la ville, Toulouse, Éditions midi-pyrénéennes, 2022 ; 1 vol., 48 p. (Cette année-là à Toulouse). ISBN : 979-10-93498-91-1. Prix : € 7,50.

Source : Éditions midi-pyrénéennes

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Publication – « Glossing Practice Comparative Perspectives », éd. Franck Cinato, Aimée Lahaussois et John B. Whitman

This volume is the first book to focus specifically on the topic of comparative glossing. It brings together new research on glossing practices from traditions in both the West and East Asia, with a focus on Japan. It also touches on the relation between glossing in the medieval manuscript tradition and the modern linguistic use of the gloss. Its purpose is to present a sample of the most recent studies on glossing as it is practiced across very different parts of the world, highlighting the many shared features found across space and time.

Glosses take many forms and serve numerous functions according to when and where they are produced. They constitute a cross-cultural phenomenon anchored in language, and are the manifestation of hermeneutic processes involved in the transfer of knowledge from one linguistic area to another. Glosses are an integral part of all the stages of this transfer, which is characterized by the necessity to decode and explain the message, encompassing basic grammatical commentary and wider exegetical discussions.

Table des matières :

I. Comparative Glossing Practice

1. Continuity and Discontinuity: Glossing as a Dynamic System

2. The Five Services of Sanskrit Commentaries and Diomedes’ Grammar Program

II. Glosses as Tools for Access to Knowledge

3. Glossing Glosses: Methods for Transcribing and Glossing Japanese kundoku Texts

4. Issues in Dictionaries Recording Kunten Glosses

5. Interconnecting Knowledge in Early Medieval Glosses

6. Auraicept na nÉces and the Art of Medicine

III. Glosses and Linguistics

7. Dry-point Grammatical Glosses

8. The Pragmatics of Paratextual Paraphernalia

9. A Revised Typology for the St Gall Priscian Glosses

10. Glossing Practices in 1850–1911: Descriptions of Languages with Complex Verbal Morphology

Informations pratiques :

Glossing Practice Comparative Perspectives, éd. Franck Cinato, Aimée Lahaussois, John B. Whitman, Lanham, Rowman & Littlefield, 2023 ; 1 vol., 272 p. ISBN : 978-1-7936-1280-9. Priux : GBP 85,00.

Source : Rowman & Littlefield

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Séminaire – Pouvoirs, culture et pratiques politiques à la fin du Moyen Âge

Séminaire coordonné par Olivier Mattéoni, les mardis de 15h à 17h.

Centre Sorbonne, salle Perroy, 1 rue Victor Cousin.

Argumentaire

Pour le séminaire de ce semestre, la thématique centrale sera une analyse des pouvoirs princiers en France et dans d’autres espaces (Empire et Italie) à la fin du Moyen Âge. Plusieurs séances seront assurées par deux chercheurs qui sont accueillis à l’École d’histoire de la Sorbonne et au LaMOP au deuxième semestre de l’année universitaire : Madame Isabella Lazzarini, professeure à l’université du Molise, spécialiste de l’espace italien, et qui fera deux interventions relatives à ses champs de recherches sur le monde curial et l’écrit dans les états princiers du nord de l’Italie à la fin du Moyen Âge ; Monsieur Rudi Beaulant, chercheur post-doctoral, qui travaille sur l’espace bourguignon et qui nous présentera ses recherches en cours sur les bourreaux. La dimension idéologique et la nature du pouvoir royal seront scrutées par le biais de l’œuvre de deux auteurs qui ont pensé la société politique de la fin du Moyen Âge : Honorat Bovet et Christine de Pizan. Enfin, la politique des princes sera analysée à travers l’exemple de la répression de la révolte de Besançon de 1451, et par le biais des fondations religieuses, à l’image de celle de Saint-Étienne de Troyes par Henri le Libéral au XIIe siècle, ce qui permettra d’interroger les liens entre politique et sacralité. Sur cette thématique, l’animateur du séminaire présentera en six séances la teneur du livre qu’il achève autour du Triptyque de la Vierge glorieuse de Jean Hey, à paraître en 2023.

Programme :

Mardi 24 janvier 2023. Olivier MATTEONI. Sacralité et politique dans la maison de Bourbon (1) Le triptyque de la Vierge glorieuse de Jean Hey : histoire d’un tableau 

Mardi 31 janvier 2023. Olivier MATTEONI. Sacralité et politique dans la maison de Bourbon (2). Jean Hey, peintre au service de Pierre II de Bourbon et d’Anne de France

Mardi 7 février. Isabella LAZZARINI, professeure à l’Université du Molise (Italie), professeure invitée de l’École d’histoire de la Sorbonne. L’Italie des cours à la fin du Moyen Âge (XIVe-début XVIe siècle)

Mardi 14 février 2023. Olivier MATTEONISacralité et politique dans la maison de Bourbon (3). La géographie sacrale de la principauté bourbonnaise

Mardi 21 février 2023. Isabella LAZZARINI, professeure à l’Université du Molise (Italie), professeure invitée de l’École d’histoire de la Sorbonne. Écrits et oubli : stratégies de cancellation de la mémoire documentaire dans l’Italie du Moyen Âge tardif

Mardi 7 mars 2023. Rudi BEAULANT, docteur de l’Université de Bourgogne, chercheur post-doctoral au LabEx Hastec, attaché au LaMOP. Le bourreau dans le duché de Bourgogne à la fin du Moyen Âge

Mardi 14 mars 2023. Thomas LACOMME, docteur de l’Université PSL/EPHE, ATER à l’Université Paris-Nanterre. Un prince fondateur : Henri le Libéral et la collégiale Saint-Étienne de Troyes (1152/58-1181)

Mardi 21 mars 2023. Olivier MATTEONISacralité et politique dans la maison de Bourbon (4). La collégiale Notre-Dame de Moulins, la fabrique d’un sanctuaire marial et immaculiste (1re séance)

Mardi 28 mars 2023. Hélène BIU, maîtresse de conférences en linguistique médiévale et philologie romane à Sorbonne-Université. Droit des armes, service du roi et réforme du royaume : l’œuvre d’Honorat Bovet

Mardi 4 avril 2023. Dominique DEMARTINI, maîtresse de conférences en langue et littérature médiévale à l’université de Sorbonne-Nouvelle. Christine de Pizan, Charles VI et la faille dans le miroir

Mardi 11 avril 2023. Olivier MATTEONISacralité et politique dans la maison de Bourbon (5). La collégiale Notre-Dame de Moulins, la fabrique d’un sanctuaire marial et immaculiste (2e séance)

Mardi 18 avril 2023. Julien LAGALICE, agrégé d’histoire, docteur de l’Université de Franche-Comté. « Ce pouvre peuple que les grans vouloient mal gouverner ». La grande révolte de Besançon (1450-1451) face à l’exercice du pouvoir : objectifs, pratiques et héritages politiques

Mardi 9 mai 2023. Olivier MATTEONISacralité et politique dans la maison de Bourbon (6). Le triptyque de la Vierge glorieuse de Jean Hey, épiphanie du pouvoir ducal

Source : LAMOP

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