Associer deux thèmes en apparence plutôt marginaux comme la magie et les animaux pourrait sembler à première vue en accroître la marginalisation, or le but de cet ouvrage collectif est bien d’y trouver de nouvelles perspectives et de nouvelles interprétations des sociétés antiques et médiévales.
L’intérêt croissant pour l’histoire de la magie et des sciences occultes ces dernières années a conduit à un profond renouvellement de ce champ d’étude. La publication des papyrus magiques grecs édités par Karl Preisendanz et ses collaborateurs (1928-1931) ou A History of Magic and Experimental Science de Lynn Thorndike (1923-1958) marquèrent incontestablement un tournant. Bien que leur impact ait été immédiatement ressenti avec la multiplication d’importants travaux comme ceux de E.R. Dodds (The Greeks and the Irrational, 1951), A. Festugière (La Révélation d’Hermès Trismégiste, 1950-1954) et bien d’autres, ces trente dernières années ont vu un regain d’intérêt. Les recherches récentes ont ouvert de nouvelles perspectives sur l’approche théorique de la relation entre religion, rituel et magie, la problématique des influences multiculturelles et la question de la transmission matérielle. L’approche jusqu’alors européocentrique profondément influencée par la conception judéo-chrétienne de la magie et des sciences occultes a été interrogée et remise en question, aboutissant à de nouvelles catégorisations invitant à repenser les sociétés antiques et médiévales.
D’autre part, la question animale est récemment devenue un important sujet historique dans le cadre de l’animal turn qui s’est développé au sein de différentes disciplines. Cet intérêt a été suscité en majeure partie par Animal Liberation de Peter Singer (1975) et L’Animal que donc je suis (2006) de Jacques Derrida. Alors que ces travaux ont été menés en philosophie, l’attention qu’ils ont attirée sur les animaux a encouragé de nombreux chercheurs dans les sciences humaines et sociales à réévaluer la place de l’animal non-humain au sein de leur recherche, étudiant aussi bien l’un et l’autre dans leurs interactions avec les humains qu’en tant qu’objets intrinsèquement dignes d’intérêt.
Le volume proposé rassemble donc les contributions d’universitaires pour penser l’animal dans les textes de sciences occultes et les objets magiques qu’ils étudient dans leurs aires et époques respectives, dans le bassin méditerranéen et ses régions environnantes de l’Antiquité au Moyen Âge – une période et une région riches en sources textuelles exploitées dans les travaux universitaires consacrés à la magie.
Chargé de recherche au sein de la section arabe de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT-CNRS). Ses recherches portent sur l’histoire de la magie et des sciences occultes dans le monde arabo-islamique médiéval. Il est l’auteur de La magie en terre d’Islam au Moyen Âge (Paris, CTHS, 2017). Il est en outre directeur de la revue internationale Arabica : revue d’études arabes et islamiques publiée par Brill.
Team leader of the project “The Coptic Magical Papyri: Vernacular Religion in Late Roman and Early Islamic Egypt” at the Julius Maximilian University of Würzburg. He completed his doctoral thesis, “Rituals of Apparition on the Theban Magical Library” in 2015 at Macquarie University, Australia, and subsequently held post-doctoral research and teaching positions in Paris and Strasbourg. His work focuses on the study of magical papyri in Coptic, Greek, and Demoti
Magikon zōon. Animal et magie dans l’Antiquité et au Moyen Âge, dir. Jean-Charles Coulon et Korshi Dosoo, Paris, Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 2022 ; 1 vol., 752 p. (Bibliothèque d’Histoire des Textes, 2). ISBN : 978-2-49320-903-0. En ligne.
Quatorzièmes rencontres du GRIM-IMAGO 8 juin 2023, Paris, INHA Appel à communication
Le GRIM – Groupe de Recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique fondé par Christian Heck s’intéressant à l’analyse et l’interprétation des œuvres du Moyen Age, mais aussi aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Il est dorénavant lié à IMAGO, association d’historiens de l’art sise au CESCM de Poitiers, et porté par un comité scientifique (Charlotte Denoël, Conservatrice en chef, BnF, département des manuscrits/Centre Jean Mabillon ; Isabelle Marchesin, MCF HDR, Université de Poitiers/CESCM ; Anne-Orange Poilpré, MCF HDR, Université Paris 1/HiCSA ; Cécile Voyer, PR, Université de Poitiers/CESCM).
Le GRIM organise des conférences ponctuelles (Les rencontres Imago, au CESCM de Poitiers) et des journées d’études (à l’Institut national d’histoire de l’art, à Paris), ouvertes à tous.
Une place privilégiée est accordée aux interventions des jeunes chercheuses et chercheurs (dès le Master 2).
Les communications durent 20 mn. Elles sont dédiées aux questions de méthodologie et d’historiographie et non à la présentation générale des fruits d’une recherche. Elles éviteront les longues descriptions énumératives, pour se concentrer sur des dossiers précis, et s’attacheront à en expliciter les cadres théoriques.
Qu’est-ce que créer au Moyen Âge ? La culture de cette époque, où les mots « art » et « artiste » n’ont pas leurs significations modernes et où l’Église a longtemps généré l’essentiel des commandes, est marquée par des références permanentes aux autorités du passé. En outre, le seul geste authentiquement créateur est celui de Dieu à l’origine du monde et ne peut être égalé. S’appuyer sur une tradition, se prévaloir d’un héritage intellectuel ou esthétique explicite est ainsi revendiqué comme la seule manière de créer de la pensée : « des nains hissés sur les épaules de géants », selon la célèbre expression que Jean de Salisbury attribue à son maître, Bernard de Chartres. De nombreuses publications se sont penchées sur cette façon de faire naître du neuf à partir de l’ancien (Des nains ou des géants ? Emprunter et créer au Moyen Âge, éd. C. Andrault-Schmitt, E. Bozoky, Poitiers, 2016 ; Créer créateurs, créations, créatures au Moyen Âge, éd. F. Besson, V. Griveau-Genest, J. Pilorget, Paris, 2019 ; Les modèles dans l’art du Moyen Âge (XIIe-XVe siècles), éd. L. Terrier Aliferis, D. Borlée, Turnhout, 2018) et l’on souhaite ici poursuivre ce questionnement autour de l’image. La recherche récente dans ce domaine, réceptive aux apports de l’anthropologie historique, a montré combien ce versant de la production intellectuelle fait preuve d’une remarquable inventivité à exprimer, par les moyens du visuel, une conception du monde agencée par la cosmologie chrétienne en jouant de nombreux effets de continuité et de nouveauté. Comment l’image procède-t-elle pour faire vivre cette inscription dans une tradition visuelle tout en élaborant de nouvelles formulations ? Imiter et répéter des formules visuelles est-il antinomique à l’inventivité d’une démarche créatrice, et comment les types et les langages visuels se transmettent-ils et sont-ils adaptés ? L’expression de la permanence divine est-elle contradictoire avec l’idée de mutation ou de renouveau ? Revendiquer un héritage, notamment celui du passé antique, revient-il à souscrire à toute ses implications ? Y a-t-il des types d’œuvres plus sujets que d’autres au poids des héritages ? Dans l’affirmation d’une continuité avec le passé, l’image peut-elle exprimer de nouvelles notions ? On s’interrogera également sur le rôle des conditions d’usage, des matériaux et des types de supports dans l’émergence d’un énoncé visuel de format inédit. À partir d’études de cas qui s’attacheront à mettre en évidence leur méthodologie, les interventions de cette journée interrogeront la notion de création dans la production des images médiévales, confrontée aux nécessaires continuités et héritages qui structurent par ailleurs la pensée médiévale.
Les propositions de communications (accompagnées d’un CV) sont attendues jusqu’au vendredi 27 janvier 2023, à l’adresse suivante : imago.grim.contact@gmail.com Une réponse sera donnée à la fin du mois de février au plus tard.
L’accès aux Rencontres du GRIM est largement ouvert : dès la Licence et le Master, toutes et tous sont cordialement invité.e.s à venir écouter les conférences. Le GRIM ne disposant d’aucun budget, il sera nécessaire de s’adresser aux centres de recherche de rattachement pour une éventuelle prise en charge des frais.
La collection Itinéraires du Patrimoine wallon, dont ce volume constitue le onzième numéro, rassemble une série de guides à destination du grand public axés sur la découverte active du patrimoine de la Wallonie. Ces livres, véritables outils pratiques de visite, sont déclinés à travers différentes thématiques, dont cette fois le patrimoine lié aux La Marck.
Cet Itinéraire propose une sélection de lieux liés à cette prestigieuse famille. Issue des collines de l’Eifel, arrivée dans les contrées d’Ardenne et de Famenne au XIIIe siècle, cette dynastie s’est divisée en sept branches dont les rejetons ont laissé leurs traces aux quatre coins de la Belgique et par-delà les frontières. Seigneurs, comtes, ducs, évêques et cardinaux ont fait les beaux jours de cette famille, éteinte au XVIIIe siècle mais dont le sang coule encore aujourd’hui dans les veines des ducs d’Arenberg. Loin de recenser toutes les traces mémorielles de cette famille, ce livre met l’accent sur les plus emblématiques d’entre elles. Outre ces lieux patrimoniaux, l’ouvrage recense également bon nombre de musées et de centres d’interprétation belges, avec des incursions en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. En y ajoutant tous les renseignements pratiques destinés à l’organisation des visites, il s’inscrit dans une vocation essentiellement touristique.
Informations pratiques :
Frédéric Marchesani, La route des la Marck. Une saga féodale, Namur, Agence wallonne du Patrimoine, 2022 ; 1 vol., 286 p. (Itinéraires du Patrimoine wallon, 11). ISBN : 978-2-39038-140-2. Prix : € 14,00.
Équipe Littérature et Culture Italiennes (ELCI, EA 1496) Sorbonne Université, Paris, 11-12 mai 2023
Organisation : Frédérique Dubard de Gaillarbois, Marguerite Bordry, Laura Maver Borges, avec le soutien d’Alix Kazubek
Ce colloque s’adresse aux italianistes et aux spécialistes de l’Italie (universitaires, chercheuses et chercheurs, docteures et docteurs, doctorants et doctorantes), du Moyen Âge à la période contemporaine. Sans exclure les écrivains ou les artistes hommes, seront privilégiées les communications traitant d’autrices, d’artistes, de réalisatrices femmes en Italie.
Traditionnellement, la culture occidentale associe les femmes à la vie, et notamment à la naissance et à la génération. La différence sexuelle, entendue comme relevant de « l’ordre des choses », et fondée sur une série d’oppositions dichotomiques, compte au nombre des archétypes les plus profondément enracinés dans la culture, celui qui oppose mort et vie, violence et douceur. La capacité « féminine » à donner la vie et à la faire perdurer, par le soin, est positivement associée à la notion, fortement enracinée, de biologie, et permet un renvoi constant au corps des femmes. Dans Le Deuxième sexe, Simone de Beauvoir rappelle que « C’est par la maternité que la femme accomplit intégralement son destin physiologique ; c’est là sa vocation “naturelle” puisque tout son organisme est orienté vers la perpétuation de l’espèce ». C’est ainsi que les corps féminins sont perçus et représentés comme des canaux de passage et que les réactions féminines sont étroitement associées à des facteurs biologiques, comme nous le rappellent les couples suivants : hystérie et utérus, hystérie et maternité, que l’on retrouve dans la psychologie freudienne.
Ce colloque entend justement prendre le contrepied de cette posture traditionnelle pour interroger les représentations et le traitement du rapport des femmes à la mort, sous plusieurs angles et dans une perspective pluridisciplinaire, en suivant l’un des trois axes suivants :
La mort des femmes artistes et des autrices :
Si les funérailles des femmes artistes ou lettrées peuvent constituer une occasion paradoxale de leur donner une visibilité dont elles ne jouissaient pas de leur vivant, la mort des autrices peut aussi coïncider avec une perte d’intérêt pour leurs œuvres, parfois jamais rééditées avant une redécouverte critique, qui peut être plus ou moins longue à survenir, comme le montre l’exemple de Goliarda Sapienza. On peut aussi s’interroger sur le pathos de l’agonie, ainsi que sur les rites funéraires associés aux femmes, pour identifier l’existence éventuelle de spécificités genrées. De même, les nécrologies et les hommages funèbres peuvent constituer un champ d’étude stimulant, afin de déterminer si les femmes y font l’objet d’un traitement particulier. Après leur mort, sont-elles célébrées de la même façon que le serait un homme ou leur genre influe-t-il sur la façon dont leur postérité est construite ? Si la célébration du « grand homme » va de soi, peut-on caractériser une « grande femme » ? Enfin, la mort des femmes elle-même, et le regard porté sur cet événement, peuvent aussi être un fructueux terrain d’analyse.
Le rapport à la mort :
On s’intéressera à la relation entretenue par les femmes avec la mort, qu’il s’agisse de la leur ou de celle des autres, afin d’étudier la manière dont elles subissent ou donnent la mort, mais aussi la façon dont elles l’élaborent artistiquement et littérairement. Deux perspectives ressortent particulièrement de ces interrogations :
– La mort subie, qu’elle soit naturelle ou violente, ainsi que l’élaboration du deuil. Cela permettra d’explorer aussi bien la vieillesse et les maladies « féminines », comme par exemple le cancer du sein, que la mort en couche, ou encore le féminicide. – La mort infligée par les femmes, y compris l’infanticide et le suicide.
Les représentations de la femme morte :
Il s’agira ici de s’interroger sur l’influence que le genre exerce sur le traitement de la mort :
– La représentation et la représentabilité des cadavres de femmes dans l’art, dans la littérature, y compris. – Le traitement métaphorique et/ou iconographique de la mort, notamment, par exemple, la « nature morte », genre pictural éminemment féminin au xviie siècle. – La perception de la mort : existe-t-il une « bonne » par opposition à une « mauvaise » mort des femmes et quelle incidence la perception positive ou négative de la mort des femmes a-t-elle dans la mémoire collective ?
Le colloque, organisé par l’Équipe Littérature et Culture Italiennes (EA 1496), aura lieu les 11 et 12 mai 2023 à Paris.
Les propositions de communication, en français, en italien ou en anglais (entre 300 et 500 mots) devront être accompagnées d’un bref profil biobibliographique. Elles devront être envoyées, avant le 20 novembre 2023 aux adresses suivantes :
La storia degli ebrei in Italia è antichissima e affascinante. È difficile immaginare il nostro paese, la sua storia, la sua identità senza il loro contributo.
La storia degli ebrei in Italia è antichissima: nessuna comunità in Occidente ha una presenza così costante, dalla Roma antica fino a oggi. Soprattutto, la storia degli ebrei in Italia è una storia fortemente specifica e in parte diversa rispetto a quella dei centri della diaspora europea. Distinta da una netta continuità attraverso oltre venti secoli; prima culla, all’inizio dell’era volgare, dell’ebraismo diasporico. Caratterizzata da una forte integrazione nella società cristiana, sia nel Medioevo che nei secoli successivi, nonostante le mura dei ghetti; poco toccata, nei secoli, dai fenomeni più estremi di antisemitismo; segnata da una forte partecipazione degli ebrei, nel XIX secolo, alla costruzione risorgimentale; e infine colpita durante l’occupazione nazista da arresti e deportazioni a cui partecipano attivamente i fascisti della Repubblica di Salò. E ancora, almeno fino al secondo dopoguerra, poco impegnata nel progetto sionista e anche successivamente poco coinvolta in una concreta emigrazione in Israele, anche se molto condizionata e segnata dalla presenza dello Stato ebraico. Una stor
Inforia che, a essere compendiata in una sola frase, potrebbe esser definita come ‘una storia italiana’.
Informations pratiques :
Anna Foa, Gli ebrei in Italia. I primi 2000 anni, Rome, Laterza, 2022 ; 1 vol., 312 p. (Cultura storica). ISBN : 978-8-85814-920-1. Prix : € 24,00.
Ce répertoire présente pour la première fois l’ensemble des cartulaires-rouleaux médiévaux identifiés (antérieurs à 1501) dans les collections publiques (et plus rarement privées) sur le territoire métropolitain français. Le cartulaire-rouleau peut être défini comme un recueil de copies de chartes réalisé par une personne ou une institution et ayant pris la forme du rouleau (ensemble de feuilles d’un matériau souple assemblées bout à bout et destiné à être enroulé).
Réalisation du projet ROTULUS (2019-2022), financé par l’Agence Nationale de la Recherche et porté par le Centre de Recherche Universitaire Lorrain d’Histoire à l’Université de Lorraine, cette nouvelle entreprise d’inventaire a été menée à bien par une équipe de chercheurs, d’enseignants-chercheurs et d’archivistes de différentes institutions. On trouvera ici, pour chaque manuscrit inventorié, des données relatives aux institutions médiévales commanditaires, une description codicologique et des références bibliographiques. Offrant une riche matière inédite, ce répertoire constitue le socle de nouvelles recherches sur tout un pan méconnu du patrimoine médiéval.
13e rencontre de la Gallia Pontificia, organisée par l’École nationale des chartes et l’Institut historique allemand(Paris, 2 juin 2023)
Au début de l’année 2023, la Gallia Pontificia online [GPO] commencera à être mise en ligne sur perspectivia.net (archevêques de Reims, soit 1 600 regestes).
C’est donc tout naturellement que le Conseil scientifique de la Gallia Pontificia a proposé de consacrer la prochaine des tables-rondes sur la Gallia Pontificia, au thème des regestes numériques, de leur conception, de leurs apports, de leurs exploitations: sont-ils périmés par les éditions intégrales ou sauvés par une numérisation rétrospective ou immédiate? Quelles options se profilent derrière le choix de la langue de rédaction des regestes et de leurs commentaires? Regestes et éditions sont-ils en situation de concurrence ou de complémentarité? Le recours désormais courant aux analyses lexicographiques les condamne-t-il à brève échéance, ou leur reste-t-il un espace propre – celui en particulier d’une indexation, d’identifications poussées (personnes, lieux, glossaires …)? Quelles utilisations se dessinent, et quels utilisateurs?
La journée commencera par une présentation nourrie de la GPO. Les interventions seront éventuellement reparties entre des communications et la participation à une table-ronde, si besoin dédoublée autour de deux poles: 1) la conception, 2) les usages.
Les propositions d’intervention en français ou en allemand, argumentées (autour de 10–15 lignes), devront parvenir avant le 15 décembre 2022 à Olivier Guyotjeannin (olivier.guyotjeannin@chartes.psl.eu) et à Rolf Große (rgrosse@dhi-paris.fr).
Zum nunmehr siebten Mal laden wir Nachwuchswissenschaftler:innen ein, über die Entstehung und Gestaltung gebauter, gemalter oder gemeinter Sakralräume des Mittelalters zu diskutieren. Die Architektur sowie ihre ortsgebundene und mobile Ausstattung sollen bezüglich ihrer Form, Funktion, Topografie und Zugänglichkeit im Fokus stehen, ebenso wie ihre Rezeption in Stein, Bild und Schrift.
Mittelalterliche Sakralräume
7. Interdisziplinärer Doktorand:innenworkshop
Sakrale Räume des Mittelalters begegnen uns heute auf vielfältige Weise – sei es in real gebauter Architektur, anhand archäologischer Befunde, in gemalter Form oder schriftlich festgehalten. So divers die Art ihrer Überlieferung, so mannigfaltig war bereits im Mittelalter die Begegnung mit ihnen. Sie wurden unter anderem beim Blättern, Öffnen und Schließen von Büchern und Retabeln, beim Durchschreiten eines Kirchenschiffs oder Kreuzgangs, auf einem Prozessionsweg durch die gesamte Stadt oder auch im Vollzug liturgischer Handlungen erlebbar.
Dieser medialen Vielfalt kann nur ein interdisziplinärer Blick gerecht werden. Zum nunmehr 7. Mal laden wir daher Nachwuchswissenschaftler:innen aus dem umrissenen Themenfeld ein, über die Entstehung und Gestaltung gebauter, gemalter oder gemeinter Sakralräume des Mittelalters zu diskutieren. Die Architektur sowie ihre ortsgebundene und mobile Ausstattung sollen bezüglich ihrer Form, Funktion, Topografie und Zugänglichkeit im Fokus stehen, ebenso wie ihre Rezeption in Stein, Bild und Schrift.
Allen Referent:innen wird mindestens eine Stunde zur Verfügung stehen, die nach eigenem Ermessen in die Vorstellung des Themas und die anschließende Diskussion aufgeteilt werden kann. Die Besprechung inhaltlicher Aspekte wird ergänzt durch offene Workshop-Einheiten und die persönliche Begegnung.
Wir tagen institutionell unabhängig und – wenn die pandemiebedingte Situation es zulässt – fernab von etablierten Wissenschaftskreisen in den Südtiroler Bergen: Die Münchner Elisabeth und Helmut Uhl Stiftung (http://eh-uhl-stiftung.org/), von Beginn an generöse Unterstützerin der Veranstaltung, stellt uns den 2013 eröffneten Buchnerhof zur Verfügung und übernimmt Kost und Logis. Der etwa einstündige Aufstieg von Leifers aus bildet den Auftakt des Aufenthalts. Falls ein Treffen vor Ort unverantwortlich erscheint, findet der Workshop digital statt.
Wir freuen uns auf Bewerbungen von angehenden und bereits reüssierten Promovierenden sowie fortgeschrittenen Masterstudierenden der Bau- und Kunstgeschichte, Archäologie, Geschichts- und Liturgiewissenschaften, Theologie sowie verwandter Disziplinen.
Bewerbungen gehen bitte bis zum 21. November 2022 an: mittelalterliche-sakralarchitektur@web.de.
Die Unterlagen sollten Folgendes enthalten:
– Exposé zum Vortrag (max. 500 Worte, gerne mit Abbildungen) – Lebenslauf (mit Angaben zu Art und Stand des Forschungsvorhabens sowie ggf. zur Betreuung)
Veranstalterinnen: – Viktoria Imhof (Philipps-Universität Marburg) – Theresa Jeroch (Freie Universität Berlin) – Lena Marschall (Universität Hamburg)
Kontakt : E-Mail: mittelalterliche-sakralarchitektur@web.de
Séminaire EPHE Doctrines juridiques et tradition canonique 2022-2023, salle D 057 en Sorbonne (Esc. E, 1er étage) Le jeudi de 14h00 à 17h00
Programme :
Séance 1 : 17 novembre 2022. Enjeux. Le serment, une parole sous surveillance.
Séance 2 : 1erdécembre 2022. Jurer sa foi, qu’est-ce à dire ?
Séance 3 : 15 décembre 2022. Prêter serment. De l’interdit à la norme
Séance 4 : 12 janvier 2023. Jureur et juré. Du sujet à l’institution
Séance 5 : 26 janvier 2023. Le refus du serment
Séance 6 : 9 février 2023 : séminaire doctoral sur les sources du droit médiéval (avec Emanuele Conte, Campus Condorcet)
Séance 7 : 23 février 2023. Vœux et promesses
Séance 8 : 9 mars 2023. Vœux et promesses
Séance 9 : 23 mars 2023 : Emily Corran, S’engager pour l’avenir. La pensée des manuels de confession du XIIe siècle et l’utilisation des serments dans les accords commerciaux
Séance 10 : 6 avril 2023 : Valentin Potier, Jurer sous contrainte. Serments et parjures forcés dans les sources théologico-canoniques
Séance 11 : 20 avril 2023 : Vœux et promesses
Séance 12 : 18 mai 2023 : Piroska Nagy (sous réserve), Serments et Pataria
Séance 13 : 1er juin 2023 : Avec Irène Rosier. L’usage de la parole chez les théologiens et les juristes du XIIè siècle
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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