Karl der Kahle († 877) zählt zu den bedeutendsten karolingischen Herrschern. Die in seinem Auftrag ergangenen Schreiben erlauben einen profunden Einblick in politische und administrative Aufgaben des westfränkischen Königs und Kaisers. Neben der Agenda spiegeln die Briefe das breite Themenspektrum und die vielfältigen Kommunikationsstrukturen frühmittelalterlicher Königsherrschaft. Der Begriff ,Brief‘ ist hierbei allgemein gefasst und deckt sowohl knapp gehaltene Mandate als auch Schreiben in Form erzählender Mitteilungen ab. Mandate übermitteln konkrete Befehle an königliche Amtsträger, die diese dann zeitnah am Einsatzort auszuführen hatten. Die in zeitgenössischen Quellen zumeist als epistola oder littera bezeichneten Briefe hingegen behandeln politische und persönliche Angelegenheiten oder halten Absichtserklärungen des Königs fest. Mandate und Briefe beschreiben daher einen „Ist-Zustand“, der die Bestimmungen der Urkunden, Kapitularien und Synodalbeschlüsse einzuordnen hilft. Bisher lag das Quellenmaterial weit verstreut und lediglich in frühneuzeitlichen Drucken vor, hinzu traten zuvor nicht edierte Stücke.
Für diese Ausgabe wurden nach Sichtung der handschriftlichen und gedruckten Überlieferung 38 Schriftstücke identifiziert und zusammengestellt, davon sieben erstmals oder neu ediert. Jedem Schreiben sind Hinweise zu Überlieferung, früheren Drucken, Regesten und Literatur beigegeben. Kommentare beleuchten historische Hintergründe und dienen der Verortung in den aktuellen Forschungsstand. Beigegebene Register der Handschriften, Stellen und Namen ermöglichen einen gezielten Zugriff auf einzelne Stücke.
Informations pratiques :
Die Briefe Karls des Kahlen. Einführung und Edition, éd. Matthias Schrör, Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, 2022 ; 1 vol., XXX–152 p. (Monumenta Germaniae Historica. Studien und Texte, 69). ISBN : 978-3-447-11844-6. Prix : € 40,00.
À travers ses trois entités historiques, Lorraine, Alsace et Champagne, la région Grand Est a été marquée au XIXe siècle, comme d’autres régions de France, par une redécouverte du Moyen Âge, à l’origine d’un courant artistique et architectural qualifié de néogothique. Il s’y développa de façon diverse à travers le territoire, marqué par le déplacement de la frontière franco-allemande à la suite du traité de Francfort du 10 mai 1871 jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale.Quelles furent les sources d’inspiration ? Les théories et modèles ne manquèrent pas et les restaurations ou interventions sur des bâtiments médiévaux alimentèrent les débats, qui se prolongent encore aujourd’hui. Quel positionnement face à un bâtiment médiéval « revisité » par le néogothique ?Si les constructions d’édifices religieux se multiplièrent jusqu’à la Première Reconstruction, amenant parfois une nouvelle réflexion sur l’urbanisme, l’architecture civile n’est pas oubliée. Elle se signale par des édifices publics mais aussi par de nombreuses citations gothiques dans des bâtiments plus modestes, sans oublier ses relations avec l’Art nouveau.Tous les arts sont concernés : peinture, peinture murale et décorative, sculpture et art funéraire, mobilier, orfèvrerie, verrerie et vitraux, textile…. En lien avec l’édifice, les décors intérieurs et extérieurs créent souvent une ambiance, se référant parfois à un idéal d’art total.Le colloque, avec 29 communications, a pour objectif d’envisager de façon globale ce courant dans la région Grand Est, sans méconnaitre les réalisations dans les régions voisines. Une meilleure connaissance de ce patrimoine doit permettre de mener une réflexion sur sa conservation, sa restauration et sa mise en valeur.Afin de compléter les conférences, des visites sont proposées à Nancy (basilique Saint-Epvre et présentation de la façade du palais ducal) et à Metz (Neustadt, cathédrale Saint-Étienne, église Sainte-Ségolène et basilique Saint-Vincent). Le colloque, sous l’égide d’un comité scientifique de spécialistes, aborde différents axes de réflexion à partir d’études particulières afin de mieux appréhender le « néogothique » qui marque si souvent les paysages.
Programme :
Mercredi 5 octobre – PALAIS DU GOUVERNEMENT
9h45 Accueil des participants
10h10 Accueil par Monsieur le maire de Nancy Introduction au colloque par Denis Grandjean, vice-président de l’AMAL, Académie de Stanislas et Marie-Agnès Sonrier, présidente de l’AMAL
Théories et modèles, en guise d’introduction Présidente de séance Marie-Agnès Sonrier, présidente de l’AMAL
10h40 > 12h10 Pierre Sesmat, professeur émérite, Université de Lorraine, et Frédéric Tixier, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université de Lorraine « Le néogothique dans le Grand Est : modèles et débats. Un premier état de la question »
Jean-Charles Cappronnier, directeur adjoint des archives départementales de Meurthe-et Moselle « La construction des églises au xxe siècle : vers un “néogothique moderne” ? La contribution du chanoine Albert Munier (1867-1943) »
Lorenzo Diez, conseiller pour l’architecture, DRAC Grand Est « Regard sur le musée des Monuments français : une néo-architecture du collage comme ressource pour la formation d’un nouvel éclectisme »
Architecture et urbanisme Président de séance Lorenzo Diez, conseiller pour l’architecture, DRAC Grand Est
12h10 > 12h40 Jean-Marie Simon, architecte et docteur en géographie, Académie de Stanislas « L’édifice néogothique, monumentalité et paysages urbains. Construction d’une problématique à partir d’exemples choisis en Lorraine »
14h > 15h30 Visite de la basilique Saint-Epvre par Jacques Antoine, conservateur des antiquités et objets d’art de Meurthe-et-Moselle L’actuelle basilique Saint-Epvre succède à deux édifices médiévaux. L’église du xve siècle, devenue trop petite et en mauvais état, est reconstruite en 1857. Un concours préconisant le style « ogival » est ouvert en 1861. Le projet retenu est celui de Prosper Morey (1805–1886), de style néogothique ; il suscite de fortes critiques de la part des confrères de Morey, accusant la ville d’avoir favorisé son architecte municipal. Le mobilier de la basilique est conçu en harmonie avec l’architecture de l’édifice.
Architecture et urbanisme (suite)
16h > 17h30 Vincent Bradel, enseignant à l’École nationale supérieure d’architecture de Nancy « La reconstruction de la basilique Saint-Epvre à Nancy, un néogothique urbain en débat »
Richard Dagorne, directeur du Musée lorrain et de Nancy-Musées « Charles Pêtre (1828–1907), sculpteur des tympans de la basilique Saint-Epvre de Nancy : un néogothique de façade »
17h30 > 17h50 Débats
Néogothique sur gothique Président de séance Frédéric Tixier, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université de Lorraine
17h50 > 18h50 Hélène Rousteau-Chambon, professeure d’histoire de l’art moderne, Nantes Université « Restaurer en gothique pendant les Temps modernes »
Anne Vuillemard-Jenn, docteure en histoire de l’art, enseignante à l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg et chercheuse indépendante « La question du modèle : le Codex Manesse et la restauration des peintures murales de l’église Saint-Pierre-le- Jeune de Strasbourg »
18h50 > 19h10 Débats
19h10 > 19h30 Présentation de la façade du palais ducal par Richard Dagorne, directeur du Musée lorrain et de Nancy-Musées Au xixe siècle, les interventions sur les parties du palais ducal de Nancy datant des débuts de la Renaissance consistent dans la restitution de la statue équestre du duc Antoine, oeuvre de Giorné Viard (1823–1885) et dans la vaste restauration menée par l’architecte Émile Boeswillwald (1815–1896) suite à l’incendie qui dévaste le site en 1871. À cette époque, l’aile de la galerie des Cerfs est dotée d’une charpente métallique et la tour de l’escalier couronnée d’une flèche.
Jeudi 6 octobre – UNIVERSITÉ DE LORRAINE
Néogothique sur gothique (suite) Président de séance Frédéric Tixier, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université de Lorraine
8h30 > 10h Nicolas Lefort, docteur en histoire, chercheur associé, Université de Strasbourg « Le service des monuments historiques face aux restaurations néogothiques en Alsace-Moselle, de 1918 aux années 1980 »
Rafael-Florian Helfenstein, architecte du patrimoine, doctorant en histoire de l’architecture, Université Paris I Panthéon Sorbonne « La restauration de la cathédrale de Metz durant l’Annexion : une œuvre très française ? »
Anne-Laure Gerbert, ingénieure des services culturels et du patrimoine, DRAC Grand Est, et Pauline Lurçon, conservatrice des monuments historiques, DRAC Grand Est « Les plâtres de l’atelier d’Auguste Dujardin (1847-1925) conservés à la cathédrale de Metz »
10h > 10h30 Débats
10h30 > 10h50 Pause
10h50 > 11h50 Vincent Cousquer, doctorant en histoire de l’art, Université de Strasbourg, sculpteur, restaurateur de la cathédrale de Strasbourg « La statuaire néogothique de la cathédrale de Strasbourg : de la fusion de l’art grec et gothique de Philippe Grass (1801-1876), aux pastiches du gothique de ses successeurs »
Véronique Umbrecht, chercheuse associée, Université de Strasbourg « Le néogothique vu sous le prisme de la Société pour la conservation des monuments historiques d’Alsace au xixe siècle »
11H50 > 12h20 Débats
Néogothique et territoires Présidente de séance Mireille-Bénédicte Bouvet, conservatrice générale du patrimoine honoraire
14h > 15h30 Frédéric Vienne, docteur en histoire contemporaine, Université de Picardie – Jules Verne et archiviste du diocèse de Lille « Un néogothique oublié : le néogothique flamboyant des années 1840, dans le Nord et le Pas-de-Calais »
Noémie Faux, chargée de mission Patrimoine à la ville de Joinville, conservatrice des antiquités et objets d’art de la Haute-Marne « L’église Notre-Dame-de-la-Nativité, une oeuvre néogothique en Haute-Marne. Regard sur le travail d’Hubert-Nicolas Fisbacq (1822–1883) »
Charlotte Leblanc, chargée de la protection des monuments historiques, DRAC de Bourgogne-Franche-Comté « Un projet de l’architecte départemental François-Jules Février (1811-1892) : introduire le “style ogival” en Haute-Saône »
15h30 > 16h Débats
16h20 > 16h40 Pause
Les édifices et leurs décors Président de séance Pierre Sesmat, professeur émérite, Université de Lorraine
16h40 > 17h40 Mireille-Bénédicte Bouvet, conservatrice générale du patrimoine honoraire « Les temples protestants néogothiques de ce côté-ci de la ligne bleue des Vosges »
Christiane Pignon-Feller, historienne de l’art, spécialiste de l’architecture et de l’urbanisme, Académie nationale de Metz « La résistance du néogothique chez les protestants en Moselle annexée : des solutions inventives »
17h40 > 18h00 Débats
Vendredi 7 octobre – CENTRE DES MEMOIRES MICHEL DINET
Accueil des participants 8h20
Accueil par Madame la présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle
Les édifices et leurs décors (SUITE) Présidente de séance Hélène Say, directrice des archives départementales de Meurthe-et-Moselle
8h30 > 10h Dimitri Mathiot, directeur des musées et archives, direction de la culture de la communauté d’agglomération et de la ville de Haguenau « Le musée historique de Haguenau : quand le néogothique réveille le Saint- Empire romain germanique »
Hervé Doucet, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Strasbourg « Le palais de justice de Mulhouse (1899-1902), une oeuvre d’art total et de transition »
Jean-François Luneau, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université Clermont-Auvergne – Centre d’histoire Espaces et cultures « Les vitraux dessinés par Émile Delalande (1846–après 1905) pour l’église Saint-Gondelbert de Senones »
10h > 10h30 Débats
10h30 > 10h50 Pause
10h50 > 12h20 Jean-Michel Lang, ingénieur, chercheur, patrimoine religieux et art funéraire mosellan « Les monuments funéraires néogothiques des cimetières de Moselle »
Christian Lutz, technicien-conseil pour les orgues, ministère de la Culture « Aux origines du buffet d’orgue néogothique en Lorraine »
Noémie Petit, doctorante en histoire de l’art, Université libre de Bruxelles – Fondation Périer-D’Ieteren « Le mouvement néogothique en Belgique : quelques considérations sur la conception et la réalisation des retables d’autel »
12h20 > 12h40 Débats
Mobilier et objets d’art Présidente de séance Marie Gloc, conservatrice des monuments historiques, DRAC Grand Est
14h > 15h30 Pauline Carminati, docteure en histoire de l’art, École pratique des hautes études – PSL « La sculpture religieuse néogothique dans le Grand Est : Léon Moynet (1818–1892), statuaire à Vendeuvre-sur-Barse »
Abbé Pierre Demenois, curé du secteur pastoral de Nancy-Ouest, vice-official du diocèse de Nancy et de Toul « Le statuaire nancéien Xavier Arthur Pierron (1841-1906) et les influences du mouvement néogothique sur son art »
Samuel Provost, maître de conférences HDR d’histoire de l’art et d’archéologie, Université de Lorraine « Émile Gallé (1846–1904), lecteur d’Eugène Viollet-le-Duc (1814–1879) »
15h30 > 16h Débats
16h > 16h20 Pause
16h20 > 17h20 Étienne Martin, membre de la commission d’Art Sacré du diocèse de Nancy et de Toul « La production néogothique d’Alfred Daubrée (1817–1885), bijoutier joaillier-orfèvre et bronzier, un apport majeur à Nancy dans la seconde moitié du xixe siècle »
Emmanuel Fritsch, chargé de mission des musées de la région Grand Est « L’orfèvrerie néogothique alsacienne »
17h20 > 17h40 Débats
17h40 > 18h10 Jean-Michel Leniaud, directeur d’études à l’École pratique des hautes études et à l’École des chartes, ancien directeur de l’École nationale des chartes Conclusion du colloque
Samedi 8 octobre – METZ
9h Parcours visite de la gare à la cathédrale Saint-Étienne par Christiane Pignon-Feller, docteure en histoire de l’art Vrai et faux gothique De la gare néo-romane (1908) à la façade ouest de la cathédrale (1903), l’itinéraire permettra de découvrir divers exemples de « traitement » de l’art gothique civil et religieux selon les époques. Avenue Foch, une fantaisie néogothique éclectique de 1903 ; place Saint-Martin, le clocher néogothique archéologique réinventé par Conrad Wahn (1851–1927) et Auguste Dujardin (1847–1925) ; en Nexirue, l’hôtel de Gargan aux détails gothiques flamboyants restaurés au xxe siècle et enfin la façade ouest de la cathédrale, exemple d’un néogothique érudit dont les modèles sont français sous annexion allemande.
10h Visite des parties néogothiques de la cathédrale Saint-Étienne par Pauline Lurçon, conservatrice des monuments historiques, DRAC Grand Est Édifiée du xiiie au xvie siècle, la cathédrale gothique de Metz a fait l’objet d’importantes campagnes de travaux au xixe siècle et au début du xxe siècle, se caractérisant par un retour au style gothique en rupture avec le classicisme du portail occidental édifié au siècle précédent par Jacques-François Blondel (1705– 1774). Visible au niveau des portails, ce renouveau du style gothique est également perceptible dans les vitraux et le mobilier, notamment les stalles du choeur.
11h Visite de l’église Sainte-Ségolène par Christiane Pignon-Feller, docteure en histoire de l’art Cet ancien oratoire, antérieur à l’an mil, a été reconstruit au xiiie et agrandi au xve siècle. Dans Metz annexée, c’est un exemple remarquable d’une campagne derestauration-rectification-agrandissement-idéalisationnéogothique. Sur la façadeinspirée de modèles gothiques français autant qu’allemands, l’architecte allemand Conrad Wahn (1851–1927) et le sculpteur français de la cathédrale Auguste Dujardin (1847–1925) ont déployé un programme iconographique savant qui narre, paradoxalement, l’histoire et les légendes austrasiennes de Metz.
12h Visite de la basilique Saint-Vincent par Dorothée Rachula, attachée de conservation, responsable de la programmation culturelle, ville de Metz L’abbatiale Saint-Vincent de Metz est construite à partir de 1248 par l’abbé Warin dans un style gothique. L’incendie de 1752 provoqua l’effondrement de la tour sur la façade et deux travées de la nef. Celles-ci furent reconstruites en reprenant les principes esthétiques et techniques des travées médiévales dans un souci d’homogénéité. Cette survivance des formes contraste avec la façade qui adopte un style classique.
Informations pratiques :
5 – 8 octobre 2022
Bulletin d’inscription aux communications et visites à renvoyer par courrier postal Archives modernes de l’architecture lorraine 29, rue du Haut-Bourgeois 54000 Nancy
Jeudi 29 septembre 2022 Université de Picardie Jules Verne
Campus citadelle Tour Signal Salle D101 80000 Amiens
Programme :
9h30 : accueil
10h00 : Danielle Arribet-Deroin MCF HDR Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, LaMOP et Benoit Rouzeau MCF Université de Picardie Trame, « Introduction »
Session 1 : l’eau la pierre et le fer
10h15-10h45 : Louise Gentil, doctorante en histoire médiévale, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, LaMOP ; Università degli studi di Milano (Dipartimento di studi storici) « Du fossé au moulin : l’eau dans la documentation de l’abbaye de Chiaravalle XIIe-XIVe siècle »
11h00-11h30 : Benjamin Jagou, INRAP Hauts-de-France, « Le travail du fer dans l’abbaye cistercienne de Loos (Nord) »
11h45h-12h15 : Ludovic Notte, INRAP Hauts-de-France (RO) « La reconstruction de l’abbatiale de Loos (Nord) au début du XVIIIe siècle : entre ressources propres et concurrentes »
12h30-14h30 : pause méridienne
Session 2 : Aux confins de la Lorraine et de la Champagne
14h30-15h : Lois Robin (master 2) et Maxime L’Héritier (MCF Université Paris 8 ArScAn), « Les abbayes cisterciennes de la Marne et le développement du procédé indirect de réduction du fer, du XVe au XVIe siècle : chronologie, production et exploitation »
15h15-15h45 : Élise Bidon, doctorante en histoire médiévale, Université de Lorraine, CRULH, « L’abbaye de Sturzelbronn (Moselle) : ses ressources et leurs utilisations »
16h-16h30 : Denis Eve, doctorant Université de Paris, « La gestion du patrimoine sidérurgique cistercien en Champagne méridionale »
Getty believes diversity, equity, accessibility and inclusion are essential to our excellence and to the execution of our mission. The Getty community values differences in the pursuit of inquiry and knowledge, mutual understanding, respect, trust, transparency, and cooperation. We are committed to creating a diverse and welcoming workplace that reflects the diversity of the communities we serve and includes individuals with diverse backgrounds and experiences. Individuals of color, women, LGBTQIA+, veterans and persons with disabilities are encouraged to apply.
Job Summary
Our Mission
The J. Paul Getty Museum seeks to inspire curiosity about, and enjoyment and understanding of, the visual arts by collecting, conserving, exhibiting, and interpreting works of art of outstanding quality and historical importance and is one of four programs of the J. Paul Getty Trust. The Museum operates two sites, the Getty Villa in Malibu, which exhibits its collection of Greek and Roman antiquities, and the Getty Center in Brentwood, which displays its collections of European art: Medieval and Renaissance illuminated manuscripts, paintings, sculpture, decorative arts, drawings to 1900, and photography to the present day (including non-European works). The Museum mounts approximately 25 temporary exhibitions a year across its two sites; maintains an annual permanent gallery improvement program and offers wide-ranging and ambitious programming for its visitors.
The Opportunity
The J. Paul Getty Museum seeks an Assistant Curator of Manuscripts to become a vital member of a team working with one of the foremost collections of medieval and Renaissance (ca. 800-1550) illuminated manuscripts in the United States. The Assistant Curator will play an instrumental role in supporting the collection and its many publics through acquisitions, exhibitions, original research, and innovative interpretation. The department is currently engaged in developing programming that is engaging and meaningful to diverse, contemporary audiences. The successful candidate will bring creative ideas and fresh perspectives, key attributes for our ongoing work to increase diversity, equity, inclusion, and access, both through our internal work and our public-facing programs. Many of the duties of the Assistant Curator will revolve around the Manuscripts Department’s schedule of 3-4 exhibitions per year, the primary means by which the collection is presented to the public. The Assistant Curator will have the opportunity to conceive and develop these exhibitions and to work with other curators on larger exhibition projects that seek to advance the field through new research, engaging interpretation, and international collaboration.
The Assistant Curator will contribute to the ongoing work of cataloguing the collection for the museum website, including updating information and writing descriptions of individual objects. The Assistant Curator will support the department’s administrative functions, including processing loans, overseeing the study room, and supervising photography of the collection. The ideal candidate will be a highly motivated individual with exceptional organizational skills and experience managing projects in an iterative, fast-paced environment. A natural consensus-builder, the candidate understands how to collaborate successfully in a team with other curators in the department, as well as with colleagues across the campus, including Conservation, Design, Exhibition, Education, Interpretive Content, Imaging Services, Preparators, and Registrars.
Major Job Responsibilities
Applies advanced knowledge of art history and art education to curatorial assignments of moderate complexity
Performs scholarly research
Conceives and executes smaller exhibitions
Verifies value and authenticity of potential acquisitions and participates in the preparation of acquisition proposals
Travels and networks domestically and internationally to develop/maintain relationships with other colleagues and institutions
Publishes and lectures in area of specialization
Administers incoming and outgoing loans
Updates information in collection management system and writes collection entries for the website
Participates in photography of the collection
Monitors the reading room
Contributes to the on-line presence of the manuscripts collection
Supports scholarly visits and requests
Qualifications
Master’s degree in art history, art or art education OR 2-4 yrs of curatorial experience OR Ph.D.
Fluency in at least one foreign language (modern or ancient) required
Competent to work in most curatorial functions
Requirement
All employees must be fully-vaccinated against the COVID-19 virus as a condition of employment. Exemptions from this requirement as a reasonable accommodation due to medical contraindication, disability or sincerely held religious belief or practice will be considered.
Knowledge, Skills and Abilities
Excellent communication and interpersonal skills
Demonstrated ability to build relationships and collaborate with teams across disciplines
Excellent writing and proofing skills
Excellent organizational skills with attention to detail
Working knowledge of collection management databases, preferably The Museum System(TMS)
Demonstrated experience with art historical research and writing
Proven experience dealing with confidential information
Specialty in Italian art (ca. 1300-1500) preferred
Equal Opportunity Employer
We are proud to be an equal opportunity employer. All qualified applicants will receive consideration for employment without regard to age, ancestry, citizenship or immigration status, color, disability, ethnicity, familial status, gender identity and/or expression, genetic information, marital status, national origin, race, religion, sex, sexual orientation, veteran status, or any other protected status.
La Première Vie de Bernard, abbé de Clairvaux (Vita prima), qui paraîtra à l’automne 2022 dans la collection des Sources chrétiennes, est sans aucun doute la plus importante, la plus élaborée et la plus belle biographie ancienne de saint Bernard. Elle a été rédigée, en partie de son vivant, par trois proches du saint – Guillaume de Saint-Thierry, Arnaud de Bonneval et Geoffroy d’Auxerre –, en vue de son procès en canonisation. Outre ses richesses pastorales et spirituelles, elle a aussi une grande valeur historique, puisqu’elle a été, et demeure toujours, la source fondamentale pour connaître la biographie de Bernard, depuis l’ouvrage classique d’Elphège Vacandard[1] jusqu’à nos jours, et constitue une référence incontournable pour tous les historiens et les chercheurs qui se sont penchés sur la personnalité et sur l’œuvre du saint. En effet, ses trois auteurs faisaient partie du proche entourage de Bernard, et ont été témoins oculaires de bien des événements qu’ils rapportent. Leur approche, différente et complémentaire, de la figure de l’abbé de Clairvaux, permet une lecture riche et nuancée de sa complexe personnalité. Chacun des trois en effet a sa propre perspective historiographique qui le porte à privilégier certains aspects de l’homme et à en laisser d’autres dans l’ombre.
Or, depuis les travaux du grand savant néerlandais A. H. Bredero[2], à l’exception de la thèse de M. Pfeifer sur la Lettre d’Or de Guillaume de Saint-Thierry qui aborde la question de l’idéal monastique cistercien primitif à préserver[3] ou des travaux de F. Gastaldelli[4], peu d’études traitant de la Vita prima ont vu le jour[5], alors même que de multiples questions se posent encore autour de ce texte, qui a eu une histoire tourmentée et fort complexe. Ainsi, comment les Fragmenta de Geoffroy d’Auxerre ont-ils été utilisés ? Quel impact a eu la personnalité de Geoffroy sur la conception de l’ensemble de la Vita ? La Vita témoigne notamment des évolutions de l’idéal monastique à Clairvaux, depuis la Vie de saint Malachie : qu’apprend-on à travers elle des luttes d’influence entre le modèle claravallien et celui de Morimond ? Quelle place fait cet idéal à la vie contemplative ? Comment les trois biographes de Bernard gèrent-ils leur embarras devant la personnalité d’un homme hors du commun, qui ne se laisse pas enfermer dans le cadre étroit du portrait hagiographique traditionnel d’un saint moine ?
Plus largement, cette parution est l’occasion de se demander, à travers l’exemple de Bernard de Clairvaux, ce que signifie, au milieu du XIIe siècle, être saint : élu, destiné à la gloire céleste. Quels grands axes sont retenus pour valoriser une personnalité exceptionnelle ? Comment crée-t-on un dossier en vue de la proclamation de la sainteté ? Et, corrélativement, comment écrit-on la vie d’un saint au xiie siècle[6] ? A partir de quelles sources ? Avec quels procédés littéraires ? Pourquoi ? Pour qui ? Outre la vie de saint Bernard, on pourra s’appuyer sur les exemples de Malachie[7], d’Étienne d’Obazine dont l’abbaye est intégrée à l’ordre cistercien en 1147[8], de Pierre de Tarentaise[9]. On se demandera également quels rapports les genres hagiographique et épistolaire entretiennent dans leur présentation des faits historiques, la correspondance de Bernard offrant une mine d’informations.
On s’interrogera également sur la réception de ce genre biographique où la vie de saint se tisse entre réel et imaginaire. Quelle valeur théologique, philosophique, a ce témoignage de l’expérience ? Quel impact l’état de sainteté a-t-il sur la diffusion des œuvres du saint, de son vivant et après sa mort ? À quelles adaptations liturgiques donne lieu la canonisation selon les Statuta de l’Ordre de Cîteaux, les Ordinaires cisterciens et non-cisterciens[10] ? Quels rapports entretiennent hagiographie et institution ? Retrait du monde et engagement [11] ?
Dans le cas de Bernard, il est impossible de dissocier le saint et sa manière de mobiliser des ressources théologiques, philosophiques, spirituelles de manière existentielle. Aussi la réflexion sur l’hagiographie s’ouvrira-t-elle tout naturellement sur une approche plus large de sa pensée théologique, spirituelle et philosophique.
Ces questions, qui touchent notamment à la représentation littéraire dans les textes historiques, ont déjà été abordées par de nombreuses études sur différentes périodes[12], mais jamais à partir de ce texte majeur du xiie siècle qu’est la Vita prima, disponible seulement depuis peu dans l’édition critique de P. Verdeyen, et jusqu’à ce jour non traduite en langue moderne.
Ce colloque, qui réunit des spécialistes de saint Bernard et de son époque, s’adresse tout autant au grand public désireux de découvrir ce grand saint qu’aux chercheurs souhaitant un état des lieux des recherches bernardines, trente ans environ après les grandes manifestations du 900e anniversaire de sa naissance. Il est coorganisé par le Centre Jean Leclercq, de l’Université Saint Anselme, à l’occasion du 70e anniversaire de la fondation de l’Institut Monastique, et par l’Institut des Sources Chrétiennes, à l’occasion du 80e anniversaire de la collection.
[1] É. Vacandard, Vie de saint Bernard, abbé de Clairvaux, 2 tomes, Paris 1895.
[2] En particulier, A. H. Bredero, Études sur la Vita prima de saint Bernard, Rome 1960 ; Bernard de Clairvaux. Culte et histoire, Turnhout 1998.
[3] M. Pfeifer, « Wilhelms von Saint-Thierry goldener Brief und seine Bedeutung für die Zisterzienser », ACist 50 (1994), p. 3-250 ; 51 (1995), p. 3-109.
[4] F. Gastaldelli, « I primi vent’anni di San Bernardo. Problemi et interpretazioni », ACist 43/1 (1987), p. 111-148 ; « Le più antiche testimonianze biografiche su san Bernardo. Studio storico-critico sui Fragmenta Gaufridi », ACist 45 (1989), p. 3-80.
[5] Citons cependant G. Lobrichon, « Représentations de Clairvaux dans la Vita prima sancti Bernardi », dans Histoire de Clairvaux, Actes du colloque de Bar-sur-Aube – Clairvaux, 22 et 23 juin 1990, Bar-sur-Aube 1991, p. 245-255 ; M. Casey, « Toward a Methodology for the Vita prima: Translating the first life into Biography », dans Bernardus magister, Papers presented at the Nonacentenary Celebration of the Birth of Saint Bernard, Cîteaux 42, 1992, p. 55-70 ; A.-M. Piazzoni, « Le premier biographe de saint Bernard : Guillaume de Saint-Thierry. La première partie de la Vitaprima comme œuvre théologique et spirituelle », dans P. Arabeyre, J. Berlioz etP. Poirrier (éd.), Vies et légendes de Saint Bernard de Clairvaux. Création, diffusion, réception (xiie-xxe siècles), Actes des rencontresde Dijon (7-8 juin 1991), Cîteaux 1993, p. 3-18 ; A. Picard, P. Boglioni, « Miracle et thaumaturgiedans la vie de saint Bernard », ibid., p. 36-59 ; D. Cazes, « Portraits de moines : Guillaume et Bernard au miroir de la Vita prima », Studia monastica 44 (2002), p. 293-312.
[6] Cf. M. Goullet, L’hagiographie est un genre introuvable : Études d’hagiographie latine (VIe-XIe s.) réunies par F. Peloux, avec la collaboration de M. Gaillard, Éditions de la Sorbonne, Paris 2022.
[7] Bernard de Clairvaux, Vie de saint Malachie, éd. P.-Y. Emery, SC 367, Paris 1990.
[8]Vie de saint Étienne d’Obazine, éd. et trad. M. Aubrun, Publications de l’Institut d’études du Massif Central VI, Clermont-Ferrand 1970.
[10] C. Waddell, Twelfth-Century Statutes from the Cistercian General Chapter. Latin Text with English Notes and Commentary, Cîteaux – Commentarii cistercienses, Studia et Documenta XII, 2002. On trouvera un exemple d’Ordinaire dans T. F. Kelly (éd.), The Liber ordinarius of the abbay of Saint Gertrude at Nivelles, Münster 2020, n° 678-679, p. 293-294.
[11] Cf. C. Caby, « De l’abbaye à l’ordre. Écriture des origines et institutionnalisation des expériences monastiques, XIe-XIIe siècle », MEFRM 115, 2003/1, p. 235-267.
Session 1 : la Vita prima, histoire et littérature
9h Autour du premier rédacteur de la Vita Prima : Guillaume de Saint-Thierry, abbé bénédictin, moine cistercien et la vie monastique dans la province de Reims (1121-1148) (Patrick Demouy, Université de Reims Champagne-Ardenne, Reims)
9h40 Ernaud de Bonneval (Alexis Grélois)
10h20 La vision des relations entre Bernard et Abélard par Geoffroy d’Auxerre dans la Vita Prima (Jérôme Rival, Collège Léonard de Vinci, Saint-Romain le Puy)
11h PAUSE
11h30 Approche comparée des stratégies scripturaires mises en œuvre par les trois auteurs de la Vita prima (Laurence Mellerin, CNRS, Sources Chrétiennes, Lyon)
12h10 La figura di san Benedetto in san Bernardo di Chiaravalle e in Goffredo di Auxerre (Paolo Gionta, Pontificio Ateneo Sant’Anselmo, Rome)
Mardi 6 Décembre, 14h30-19h
Session 2 : Le genre hagiographique aux XIIe-XIIIe siècles
14h30 Essere santo dopo Bernardo. Osservazioni sull’agiografia cistercense (fine XII-metà XIII secolo) (Cécile Caby, Sorbonne Université)
15h10 The Making of a Saint: Literary Representations of Bernard´s Holiness in the Vita Prima (Carmen Cvetkovic, Universität Göttingen)
15h50 Les habitudes hagiographiques à l’époque de la Vita Prima, à partir des exemples de la Vie de saint Malachie et de la Vie de Pierre de Tarentaise (Marie-Céline Isaia, Université Lyon 3)
16h30 PAUSE
17h30 Conférence : Esperienza del mondo e teologia del creato nella Vita prima e nell’opera bernardina(Laure Solignac, Institut Catholique, Paris)
Mercredi 7 Décembre, 9h-12h30
9h Si sanctus es, comprehendisti et nosti ; si non, esto (Csi V, 30, l.6-7). L’engendrement de la sainteté chez Bernard de Clairvaux et ses contemporains (v. 1090-1160). (Guy Lobrichon, Université d’Avignon et Pays du Vaucluse, Avignon)
9h40 L’étonnante douceur de saint Bernard (Marielle Lamy, Sorbonne Université, Paris)
Session 3 : la théologie spirituelle de Bernard10h20 Petite enquête sur le saint loisir chez Bernard de Clairvaux (Christian Trottmann, CNRS, Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, Université de Tours)
11h PAUSE
11h30 La notion de ruminatio chez saint Bernard (Maria Manuela Brito Martins, Universidade Católica Portuguesa, Porto)
12h10 Imitazione di Cristo e sacramenti in Bernardo, secondo Jean Leclercq (Fernando Rivas, Pontificio Ateneo Sant’Anselmo, Rome)
Mercredi 7 Décembre, 14h30-18h30
14h30 Bernardo di Chiaravalle tra ‘antiqui’ e ‘novatores’ (Francesco De Feo, Pontificio Ateneo Sant’Anselmo, Rome)
Session 4 : une philosophie de l’expérience
15h10 L’utilisation de l’argument d’Anselme dans le De Consideratione, le rapport de Bernard à la dialectique (Pascaline Turpin, Université Catholique de Lille)
15h50 La question des facultés de l’âme : phantasia, imaginatio,… (Bernard Sawicki, Pontificio Ateneo Sant’Anselmo, Rome)
16h30 PAUSE
17h Bernardo di Clairvaux: conoscenza e amore (Antonio Montanari, Facoltà Teologica dell’Italia Settentrionale, Milano)
17h40 La bisbetica domata. Volontà e conversione (Philippe Nouzille, Pontificio Ateneo Sant’Anselmo, Rome)
Jeudi 8 Décembre, 9h-12h15
Session 5 : la réception de la figure et des œuvres de Bernard à la fin du XIIe – au XIIIe siècle
9h La conoscenza delle opere di Bernardo nella seconda metà del XII secolo (Gioacchino di Fiore,…) (Lorenzo Braca, Università Cattolica del Sacro Cuore, Milan)
9h40 Saint Bernard en Avalterre : sur des traductions anciennes (fin XIIe-début XIIIe s.) des textes de Bernard (Marie-Pascale Halary, Université Lyon 2)
10h20 PAUSE
10h50 The beginning of contemplation : the vision of Christ being born on Christmas (VP I, 4) and its reappearences by Hadewijch and Ruusbroec (Rob Faesen, KU Leuven)
11h30 The reception of Bernard’s concept of “love without a why” in De diligendo Deo (John Arblaster, Universiteit Antwerpen)
Informations pratiques :
Lundi 05 décembre – Jeudi 08 décembre 2022 Pontifico Ateneo Sant’Anselmo, Rome Contact : Laurence Mellerin
Association Cheval & SHS – Château de Chantilly Chantilly – Mardi 07 mars 2023
L’Association Cheval et SHS, créée en 2018 et réunissant une soixantaine de chercheurs et spécialistes organise, en partenariat avec le Musée du Cheval – Château de Chantilly, une journée d’étude intitulée « Mémoire(s) du cheval ». Née de la volonté d’ouvrir un espace d’échanges et de découvertes autour du cheval, cette journée a pour objectif de rassembler doctorants et chercheurs autour de leurs réflexions théoriques et méthodologiques sur cet animal. L’événement fera alterner conférences et tables rondes sous l’emblématique dôme des grandes écuries du château de Chantilly, joignant la dimension culturelle, littéraire et historique à la dimension spatiale pour permettre à chacun d’alimenter sa réflexion grâce à des apports interdisciplinaires dans une perspective transversale.
La place du cheval au sein de la société sera questionnée par le prisme de son retour concomitant en ville et à la campagne, « à l’occasion d’une revitalisation de pratiques ancestrales (garde montée ou pratiques agricoles) » (Botton, Eldelbloude, 2020). Par ailleurs, l’équitation de tradition française est inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2011. Cette démarche a répondu à la triple nécessité d’identification, de conservation, mais aussi de transmission d’une pratique socio-culturelle, relevant néanmoins d’une tradition sans cesse réinventée (Pickel-Chevalier, 2017). À cette occasion, le ministère de la Culture avait institué de 2011 à 2014 un programme pluridisciplinaire dévolu au « Cheval et ses patrimoines » doté d’une équipe de recherche homonyme.
La relation entre le cheval et la mémoire permet d’interroger le lien de nos sociétés à cet animal. Cette notion mémorielle a pris une importance croissante depuis la fin des années 1970, au carrefour de plusieurs disciplines. Polysémique et plurielle, individuelle et collective, la notion de mémoire engage tant les mécanismes de conservation et de rappel que de recouvrement du souvenir. Elle permet d’aborder aussi des réalités passées, réelles ou métaphoriques : lieux de mémoire, monuments et mémoriaux, musées, souvenir et contre-souvenir, arts de la mémoire, tourismes de la mémoire… Cette mémoire véhicule différentes problématiques comme celle de la « représentation » d’un événement passé dans le temps présent, du lien entre la preuve documentaire et le souvenir, mais aussi du risque de l’oubli (Ricoeur, 2000). Elle est également à l’origine de « traditions inventées » (Hobsbawm et Roger, 1983, 2012 ; Hobsbawm, 1995) et/ou réinventées qui cherche à établir une continuité avec le passé pour promouvoir de nouvelles valeurs. Ces phénomènes mémoriels interrogent ainsi la relation profonde entre passé et présent, soit en envisageant la mémoire comme un reflet du passé, soit, au contraire, en faisant de la mémoire un produit du présent dont le but est de construire une nouvelle vision du passé (Baussant, 2007).
Nous souhaitons donc interroger les relations entre le cheval et la (les) mémoire(s) dans des contextes chronologiques et géographiques variés. Muséification, patrimonialisation, souvenir voire oubli du cheval seront au cœur des réflexions scientifiques de la journée.
Les contributions attendues pourraient porter sur les thèmes suivants :
Se souvenir du cheval L’empreinte de la culture équestre dans les sociétés passées et actuelles Le cheval comme passerelle entre passé et présent
Pratiques équestres oubliées, ressuscitées, traditionnelles Le retour à des pratiques équestres passées Valorisation et mythification des pratiques ancestrales
L’invention et la réinvention des traditions équestres
Patrimoines matériels et immatériels Entre sauvegarde et oubli Patrimonialisation et muséification du cheval
Comité scientifique
Jean-Pierre Digard (CNRS) Sylvine Pickel-Chevalier (CNRS / ESTHUA – Université d’Angers) Armelle Fémelat (CNRS / CESR – Université de Tours) Margaux Spruyt (Institut Catholique de Paris) Vanina Deneux (IFCE/INRAE) Honorine Tellier (IFCE) Clothilde Noé (CNRS / CITERES – Université de Tours) Diane de Camproger (LASLAR – Université de Caen)
Modalités de participation
Merci d’envoyer vos propositions de communications, dans la limite de 500 caractères (espaces compris), assorties d’une courte biographie, à l’adresse mail suivante : cheval.shs@gmail.com, avant le 30 septembre 2022, avec l’objet “Colloque Chantilly 2023”.
Les propositions retenues seront notifiées par email au plus tard le 30 novembre.
L’association Cheval et SHS étant une association reposant sur le travail bénévole de ses membres, il sera demandé une participation financière de 50€ aux chercheurs non membres de l’association, de 35€ pour ceux à jour de leur cotisation, et de 25€ pour les étudiants. Cette participation peut se faire par virement bancaire ou par chèque à l’ordre de l’association. Pour
toute demande de justificatif ou de prise en charge (transport/hébergement), merci de prendre contact avec l’association par mail à l’adresse précitée: cheval.shs@gmail.com
Cette participation inclut : – la cotisation à l’association (pour les non-membres) – le kit conférencier (sac, éco-cup et programme) – les pauses « café » – le déjeuner sur place (buffet) – une visite privative gratuite du Musée du cheval de Chantilly, prévue après le déjeuner (prix grand public 17€).
Des navettes gratuites seront disponibles au départ de la gare de Chantilly (25 min. de Paris-gare du Nord) pour rejoindre le lieu du colloque.
Université de Lille Journées d’études des jeudi 15 septembre et vendredi 16 septembre 2022
Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société Espace Baïetto
Nouvelles traductions et réceptions indirectes de la Grèce ancienne (Textes et images, 1300-1560)
Organisation : Catherine Gaullier-Bougassas
Programme :
Jeudi 15 septembre
-9h45 Accueil
-10h Introduction, Catherine Gaullier-Bougassas (Université de Lille, ERC AGRELITA)
Session 1 : Histoires grecques et troyennes (XIVe-XVe siècles)
-10h15-10h45 Keith Busby (Université du Wisconsin), « La guerre de Troie vue par un moine irlandais : Jofroi de Waterford »
-10h45-11h15 Rosa Rodriguez Porto (Université de Saint-Jacques-de-Compostelle), « The representation of the Greek past in the Levant beyond the illustrated copies of the Histoire ancienne jusqu’à César »
-11h15-11h30 discussion
-11h30-11h45 pause
-11h45-12h15 Anne D. Hedeman (Université du Kansas), « La traduction visuelle de la Grèce antique pour Jean, duc de Berry »
12h15-12h30 Discussion
Session 2 : Philosophie et traduction
-15h-15h30 Konan Carle (Université de Nantes), « La représentation des systèmes politiques grecs dans la traduction des œuvres d’Aristote par Nicole Oresme »
-15h30-16h Michèle Goyens (Université KU Leuven), « La réception d’Aristote à Paris : le cas des “Problemata” pseudo-aristotéliciens traduits par Evrart de Conty (ca. 1380) »
-16h-16h20 Discussion
-16h20-16h30 Pause
-16h30-17h Clara Pascual-Argente (Université Toulouse-Jean Jaurès), « Les Sumas de historia troyana, un modèle structurel pour le Recueil des histoires de Troyes de Raoul Lefèvre ? »
-17h-17h30 Discussion
Vendredi 16 septembre
Session 3 : Humanismes (xve–xviesiècles)
-9h-9h30 Marianne Pade (Université d’Aarhus, Danemark), « The Athens of Claude de Seyssel »
-9h30-10h Han Lamers (Université d’Oslo), « The Indirect Receptions of Herodotus: The Case of Queen Tomyris’ Revenge on Cyrus the Great (Hist. 1.214) »
-10h-10h30 Discussion
-10h30-10h45 Pause
-10h45-11h15 Cecilia Sideri (Université de Vérone), « Xenophon’s Cyropaedia translated by Jacopo Bracciolini : the Context of Production, the Dedicatee(s), the Manuscript and Printed Tradition »
-11h15-11h45 Paul-Victor Desarbres (Université Paris-Sorbonne), « La Cyropédie de François Demoulins de Rochefort »
-14h15-14h45 Ilaria Andreoli (INHA), « Fabulae artificialiter pictae. Les éditions illustrées des Métamorphoses dans la culture européenne de la première modernité »
-14h45-15h15 Sandra Provini (Université de Rouen-Normandie), « Réception et métamorphoses des héroïnes grecques dans les Contrepistres d’Ovide de Michel d’Amboise (1541) »
Bruxelles (Belgique) Université Libre de Bruxelles Campus du Solbosch (entrée avenue Jeanne, 44) Bâtiment S, niveau 1
6-7 octobre 2022
Inscription obligatoire (gratuite) à l’adresse info.rmblf@gmail.com, avant le 26 septembre 2022
Programme :
Jeudi 6 octobre 2022
9h00 : Accueil
9h20 : Introduction –Valentine Jedwab (Université Libre de Bruxelles), Nissaf Sghaïer (Université Saint-Louis Bruxelles) et Alizé Van Brussel (UCLouvain) 9h30 : Introduction – Emmanuel Bain (Aix-Marseille Université) – Mettre les marges au centre
Axe 1 – La marge et ses normes : les renversements de perspective
Modératrice : Annick Englebert (Université Libre de Bruxelles)
10h00 : Elena Lichmanova (University of Oxford) – Marginalisation of the margin in the manuscript studies 10h20 : Matthias Rozein (Université de Liège) – Les marges d’un catalogue. Les notices historiques dans les listes épiscopales romaines (fin du IXe et début du Xe siècle) 10h40 : Discussions 11h00 : Pause
11h30 : Mathilde Daumas et Caroline Polet (Université Libre de Bruxelles / Institut royal des Sciences naturelles de Belgique) – Le nain et l’estropié de naissance, deux individus « hors normes » inhumés dans le cimetière médiéval de l’abbaye des Dunes de Coxyde 11h50 : Laure-Hélène Gouffran (Aix-Marseille Université) – Les « corsopirates » méditerranéens (XIVe-XVe siècles) : des individus marginaux ? 12h10 : Discussions 12h30 : Déjeuner
14h00 : Julien Sohier (Université Libre de Bruxelles) – Les chiens dans les villes du nord-ouest de l’Europe (XIVe-XVIe siècles) : une vie de marginal ? 14h20 : Hortense Naas (Institut National d’Études Démographiques) – L’ermite du XVe siècle : marginal ou modèle ? 14h40 : Discussions 15h00 : Pause
Axe 2 – La figure du « marginal » dans la construction de la norme (I) Modérateur : Christophe Masson (F.R.S.-FNRS / Université de Liège)
15h20 : Cédric Molino-Machetto (Université Toulouse – Jean-Jaurès) – Marges tribales et imaginaire de la destruction chez Ibn Khaldûn 15h40 : Jean-François Morvan (Université Bretagne Sud / Université Rennes 2) – Observer la norme par ses marges. Exposer, amender, interpréter les textes normatifs des observances franciscaines à la fin du Moyen Âge (Europe du Centre-Est, XVe-déb. XVIe siècles) 16h00 : Anna Arato (École normale supérieure – Paris) – Nomen est omen. Richeut, Mehaus et Hersens, personnages-types médiévaux de la femme entremetteuse 16h30 : Discussions
Vendredi 7 octobre 2022
9h00 : Accueil
Axe 2 – La figure du « marginal » dans la construction de la norme (II)
Modérateur : Christophe Masson (F.R.S.-FNRS / Université de Liège)
9h30 : David Krausz (Université Libre de Bruxelles) – Raison et déraison dans le droit talmudique : sur l’usage du concept de fou (shoté) dans l’approche de la raison (da‘at) et de ses limites 10h00 : Sara Cusset (Université Lumière Lyon 2 / UCLouvain) – Circé, « la merveilleuse enchanterresse » (Ovide moralisé, XIV) 10h20 : Mehdi Mouslim (Université Libre de Bruxelles / UCLouvain / Université Saint-Louis Bruxelles) – La figure du mendiant à Damas au xive siècle à travers le regard d’un juge de l’époque 10h40 : Discussions 11h00 : Pause
Axe 3 – La marge comme espace d’expression
Modératrice : Ingrid Falque (F.R.S.-FNRS / UCLouvain)
11h30 : Chloé Pluchon-Riera (Université Grenoble Alpes) – L’enfance à la marge dans les décors italiens du XVe siècle 11h50 : Alina Heiremans (KU Leuven) – Margins as a peek into medieval popular culture : folk festivities and the figure of the fool in Flemish marginal imagery of the 13th-15th centuries 12h10 : Discussions 12h30 : Déjeuner
14h00 : Anna Gili (Università di Padova)En marge à Galien. Le commentaire au Kitāb al-ʾusṭuqsāt (« Livre sur les éléments ») de Galien composé par Abū al-Faraǧ b. al-Ṭayyib (Paris, BNF, Ar. 2848, ff. 1-33) 14h20 : Véronique Winand (Université de Liège) – Copistes des villes et copistes des champs. Transcrire la vie et les prophéties de Merlin entre espaces marginaux et espaces centraux 14h40 : Discussions 15h00 : Pause
15h20 : Marielle Lavenus (Université de Lille) – Obscénité et courtoisie selon le Maître de Wavrin : quand la marge devient centre et la marginalité culture de cour 15h40 : Lucie Blouin (Université Rennes 2) – Les Continuations d’Artus de Bretagne : explorer les marges pour explorer de nouvelles voies romanesques à la fin du Moyen-Âge 16h00 : Discussions
16h30 : Conclusions –Nicolas Schroeder (Université Libre de Bruxelles)
There is ample evidence, from the earliest periods onwards, that mankind has sought to measure and organize temporal movement by means of intellectual theories about historical sequences and the contours of peoples’ lives, as well as by practical literary instruments such as calendars, almanacs, and a variety of physical timekeeping devices such as sundials, astrolabes, flame-clocks, hour-glasses and water-clocks. But in the late thirteenth century and early fourteenth century, because of developments in physics and mechanics, it became possible to develop mechanical clocks, timekeeping machines independent of natural phenomena like the sun, moon and stars, daylight and darkness.
The making of mechanical clocks was a skill that spread rapidly throughout Europe. Originally made by metalworkers, such as blacksmiths and locksmiths, early clocks, monastic or civic, were large, elaborate and showy, but inaccurate and not particularly reliable, designed principally for outdoor public spaces. But, as clock-making became the province of specialists, more accurate smaller domestic clocks, watches and personalized timekeepers were developed. This book seeks to describe the impact of these instruments on the theological, philosophical, political, social, moral and personal thinking of the period from the thirteenth to the seventeenth centuries, and the way that this thinking was expressed, mainly in English texts, but in other linguistic cultures too.
John Scattergood is emeritus professor of medieval and Renaissance English literature in TCD. He is the author of many books, most recently Trinity College Library Dublin: a descriptive catalogue of manuscripts containing Middle English and Some Old English (Dublin, 2021), compiled with the assistance of Niamh Pattwell and Emma Williams. He is a life member of the Royal Irish Academy.
Informations pratiques :
John Scattergood, Time’s Subjects. Horology and Literature in the Later Middle Ages and Renaissance, Dublin, Four Courts Press, 2022 ; 1 vol., 224 p. ISBN : 978-1-80151-020-2. Prix : € 49,50.
The articles in this volume explore the ways in which different types of religious community organised their economy and controlled their finances. These topics were acknowledged already by Cassian and they are mentioned in the rule of St. Benedict. Attitudes to religious poverty and to wealth were largely determined by two parameters. The first was the impressive variety of forms of religious life with its development of different attitudes to poverty and wealth and to a multitude of forms of economic activity. The second parameter was set by other factors, the economic, political and geological environment which determined the requirements of each religious community. These parameters caused a strain between the religious ideals on the one hand and outside pressures which could affect individual communities or religious orders. This is explored in nine articles dealing with the traditional Benedictines, the military orders as well as the mendicants in different parts of Europe.
Informations pratiques :
Monastic Finance. Klösterliche Finanzverwaltung Studies on the Economy of Benedictines, Military Orders, and Mendicants. Studien zur Wirtschaftsführung der Benediktiner, Ritterorden und Bettelorden, dir. Jens Röhrkasten, Jürgen Sarnowsky, Münster, LIT Verlag, 2022 ; 1 vol., 272 p. (Vita regularis – Ordnungen und Deutungen religiosen Lebens im Mittelalter. Abhandlungen, 81). ISBN : 978-3-643-15149-0. Prix : € 44,90.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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