Appel à contribution – Du traité de Verdun à l’an Mil : frontières, pouvoirs, économies. Regards croisés de l’histoire et de l’archéologie

La programmation d’un colloque scientifique dans la ville de Mâcon s’inscrit dans la suite des fouilles réalisées à Mâcon en 2019 à la hauteur du jardin de l’ancien couvent des Minimes. L’opération archéologique a mis en évidence une très importante occupation carolingienne qui pourrait être datée de la deuxième moitié du IXe siècle. Les premières conclusions poussent à envisager que la ville de Mâcon connait dès cette époque une première extension vers le sud, depuis le castrum en direction de la nécropole antique et médiévale dite « des Cordiers ». Ce développement de la ville, précoce, associant habitats et lieux artisanaux orientés en particulier autour de la métallurgie pourrait avoir été voulu par les pouvoirs en place, ceux de l’évêque ou/et du comte de Mâcon. La mise en place d’une importante fortification comportant un large fossé de défense et une palissade est très symptomatique de cette volonté des édiles d’assurer la protection de nouveaux espaces, pôles de production et gages de prospérité. Le glissement de la ville en dehors du secteur du castrum ne marquerait-il pas un dynamisme économique du lieu qu’il faudrait éventuellement pouvoir généraliser à d’autres lieux ? Il paraissait opportun suite aux découvertes de Mâcon mais aussi suite aux résultats de plusieurs fouilles et travaux récents (Entrains-sur-Nohain, Sevrey, Collonges-les-Premières, Coulanges-les-Nevers, Cluny, Molles…) de se donner l’occasion de faire un point sur cette période de l’histoire médiévale. Les travaux mettront l’accent à la fois sur les traditions mais aussi sur les facultés d’évolution de la société carolingienne dans cette période peu connue et souvent dépréciée de l’histoire. Les innovations techniques comme le passage de la céramique à cuisson oxydante à la cuisson en atmosphère réductrice, le développement économique incarné vraisemblablement par un développement plus général de la ville, des campagnes, le rôle des édiles dans ce dynamisme, l’augmentation possible de machines productives comme le moulin hydraulique sont autant de signes, souvent à l’interprétation difficile, qui permettent cependant d’apprécier un peu plus ce moment du Moyen Âge où s’organisent et se structurent les nouveaux territoires, et où s’élaborent d’autres rapports socio-économiques.

Le colloque Du Traité de Verdun à l’an Mil est prévu entre le mercredi 16 novembre et le vendredi 18 novembre 2022 à Mâcon, Saône-et-Loire. Celui-ci se déroulera dans l’amphithéâtre Guillemin (220 places) situé dans les locaux de l’Ecole municipale d’Arts Plastique, Cours Moreau, 71000 Mâcon. Possibilité de communications en distanciel.

Envoi des propositions de communication

Les propositions de communication avec titre, résumé et coordonnées de l’auteur (ou des auteurs) doivent être transmises avant le 30 avril 2022, délai de rigueur par mail à daniel.barthelemy@inrap.fr ou à gilles.rollier@inrap.fr

Elles seront ensuite soumises au comité scientifique qui incitera si nécessaire les porteurs de propositions similaires à se rapprocher. Le comité scientifique du colloque, qui arrêtera le programme définitif du colloque, se réserve également la possibilité de ne pas retenir une communication, de proposer soit une présentation à l’oral, soit un poster et d’intégrer la présentation dans la session la plus appropriée.

Les communications se feront en français ou, le cas échéant, en anglais.

Comité scientifique

  • Anne Baud (Arar – Université Lyon II)
  • Daniel Barthèlemy (Inrap – Arar)
  • André Bazzana (Cnrs)
  • Luc Bourgeois (Craham – Université de Caen)
  • François Demotz (Ciham – Université Lyon II)
  • Alain Guerreau (ArteHis – Cnrs)
  • Damien Martinez (Ciham – université Lyon II)
  • Gilles Rollier (Inrap – Hisoma)
  • Christian Sapin (ArteHis – Cnrs)

Source : Calenda

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – « Medieval Arms and Armour: a Sourcebook ». Volume I : « The Fourteenth Century », dir. Ralph Moffat

Medieval arms and armour are intrinsically fascinating. From the smoke and noise of the armourer’s forge to the bloody violence of the battlefield or the silken panoply of the tournament, weapons and armour – and those who made and bore them – are woven into the fabric of medieval society. This sourcebook will aid anyone who seeks to develop a deeper understanding by introducing and presenting the primary sources in which these artefacts are first mentioned. Over a hundred original documents are transcribed and translated, including wills and inventories, craft statutes, chronicle accounts, and challenges to single combat. The book also includes an extensive glossary, lavishly illustrated with fifty-two images of extant armour and weapons from the period, and contemporary artistic depictions from illuminated manuscripts and other sources. This book will therefore be of interest to a wide audience, from the living history practitioner, crafter, and martial artist, to students of literature, military history, art, and material culture.

Ralph Moffat is Curator of European Arms and Armour at Glasgow Museums. He is responsible for the care, research, and dissemination of information of the people of Glasgow’s collection.

Table des matières :

Preface
Using the Sourcebook
English Pronunciation
Towards a Working Vocabulary

Part I. Introduction to the Source-Types

  1. Textual Source-Types
    Note on Transcription and Translation
    Types of Documents
    Official Documents
    Prose Sources
    List of Documents
  2. Material Source-Types
    Armour and Weapons
    Artwork

Part II. The Documents

Part III. Illustrated Glossary
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Medieval Arms and Armour: a Sourcebook. Volume I : The Fourteenth Century, dir. Ralph Moffat, Boydell & Brewer, 2022 (Armour and Weapons). 352 Pages, 17 x 24 cm 49 colour, 3 b/w illus. ISBN : 9781783276769. Prix : GBP 60,00.

Source : Boydell & Brewer

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Janina Ramirez, « Femina. A New History of the Middle Ages »

A groundbreaking reappraisal of medieval femininity, revealing why women have been written out of history, and why it matters, by BBC historian Janina Ramirez.

Extraordinary women have held positions of power throughout history. But, aside from the select few, why do we not hear about them?

The middle ages are seen as a bloodthirsty time of Vikings, Saints and Kings: a patriarchal society that oppressed and excluded women. But by digging a little deeper into the truth, drawing on evidence from all disciplines, we can see that the ‘dark’ ages were anything but. BBC historian Janina Ramirez has uncovered countless influential women’s names struck out of historical records, with the word FEMINA annotated beside them. Male gatekeepers of the past ordered books to be burnt, artworks to be destroyed, and new versions of myths, legends and historical documents to be produced, which has manipulated our view of history.

By weaving a vivid and evocative picture of the lives of the women who influenced their society, we discover not just why these remarkable individuals were removed from our collective memories, but also how many other misconceptions underpin our historical narratives, altering the course of history, upholding the oppressive masculine structures of their present, and affecting our contemporary view of the past.

Dr Janina Ramirez is an Oxford lecturer, BBC broadcaster, researcher and author. Janina is the course director for the Undergraduate Certificate and Diploma in History of Art at the University of Oxford. She presents her ideas widely at conferences, public speaking and outreach events, and publishes her research in journals and magazines. She has presented and written over six BBC history documentaries and series, is a regular guest on the new BBC Four series ‘Quizeum’ and is currently working on a number of projects including a three-part series for Radio 4. She lives in Oxfordshire with her young family.

Informations pratiques :

Janina Ramirez, Femina. A New History of the Middle Ages, Londres, Penguin Books, 2022. 384 p. ISBN: 9780753559574. Prix : USD 35.

Source : Penguin Books

Publié dans Le réseau | Laisser un commentaire

Exposition – #révolution de l’écrit

Il y a environ 5000 ans, naît l’écriture, repère pour distinguer la «préhistoire» de l’«histoire», qui est la connaissance du passé sur la base de documents écrits. Dans l’histoire de l’humanité, la culture écrite a traversé plusieurs grands moments dont un prit place à la fin du Moyen Âge: le développement de l’imprimerie, permettant une vaste diffusion des écrits.

Mais bien avant l’imprimerie, l’écrit a connu d’importantes évolutions durant le Moyen Âge et spécialement autour du XIIIe siècle. À cette époque, l’écrit connaît un «boom» et gagne toutes les sphères de la société médiévale. C’est une révolution.

En l’inscrivant dans le long terme de l’histoire de l’écrit(ure) dans le monde occidental, cette exposition entend proposer un focus sur ce temps charnière qui secoue la société du Moyen Âge. Qu’en reste-il, aujourd’hui ? Une diversité de documents, de supports et d’outils imaginés ou développés à cette époque… Des milliers de mots tracés par des milliers de mains qui ont pris la plume, et ne l’ont plus lâchée. 

Informations pratiques :

Du samedi 2 avril au dimanche 6 novembre 2022.

Tous les jours sauf le lundi, de 10h à 18h

Maison du patrimoine médiéval mosan

Place du Bailliage, 16
5500 Bouvignes (Dinant)
Tel. +32 82 22 36 16
info@mpmm.be

Source : Maison du Patrimoine médiéval mosan

Publié dans Exposition | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Artistic and Cultural Exchange between France and Germany (c.1400-1600)

Colloquium zur Renaissance-Forschung, Paris
1st-3rd June 2022
Deadline: 31st March 2022

Organized by the Art History departments of: Universidad de Jaén; Universität Leipzig; École Pratique des Hautes Études – PSL (HISTARA) in Paris and Julius-Maximilians-Universität Würzburg.

With the support of the Université franco-allemande/Deutsch-Französische Hochschule

From 1 to 3 June 2022, the next conference dedicated to young researchers will be held in Paris. This conference is part of a longstanding collaborative project, created in 2002, which consists in regularly organizing a symposium aiming to assess the current status of the research on Renaissance art and culture. Since 2002 the conferences have been held in turn in one of the four organizing institutions (Art History department of the University of Jaén, Leipzig, Würzburg and of the École Pratique des Hautes Études – PSL (HISTARA) in Paris.

These conferences offer young scholars the occasion to explore and discuss their different research methods and lines of inquiry, and give a comprehensive view of the many different emerging research approaches to architectural history and to the analysis of the relations between architecture and the other visual arts in the Renaissance.

For this edition the organizers invite submissions that explore the artistic and cultural exchange between France and Germany in the Early modern era (ca.1400-1600) in the European context (Italy, Eastern Europe, Low Countries, etc.). History of Collecting and Antiquities as active sources of inspiration are also themes that are encouraged. We warmly welcome interdisciplinary approaches.

So as to leave space for discussion, proposals should be for 25-30 minute papers (preferably in French or German, but English, Italian and Spanish are accepted).

The third day will include guided visits to various monuments and to an exhibition of architectural models.

The texts of the papers will be published on the webpage HISTARA 7347.

For the contributors: lodging will be provided, together with a reimbursement of 150 euros max to cover travelling costs.

In view of the uncertainty due the COVID-19 pandemic the organizers may be obliged to postpone the event.

Proposal must include a title, a brief abstract of 2000 characters (250-300 words), a brief CV. Please submit the proposals by e-mail before March 31, 2022, to one of these addresses:

Prof. Dr. Sabine Frommel, École Pratique des Hautes Études; e-mail: sabine.frommel@ephe.sorbonne.fr

Prof. Dr. Pedro A. Galera Andreu, Universidad de Jaén; e-mail: pagalera@ujaen.es

Prof. Dr. Eckhard Leuschner, Julius-Maximilians-Universität Würzburg; e-mail: eckhard.leuschner@uni-wuerzburg.de

Source : Medieval Art Research

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Appel à contribution – “I quaderni del m.ae.s.” XX-2022

La rivista “I quaderni del m.ae.s. – Journal of m.ae.s.” ricerca contributi scientifici in vista della pubblicazione del fascicolo XX prevista per il 30 novembre 2022. 

I quaderni, fondati nel 1998, sono ospitati dal servizio AlmaDL Journals, il sistema di pubblicazione digitale per riviste peer-reviewed dell’Università di Bologna. Pertanto garantiscono di operare tramite un sistema di double blind peer-review e seguendo una politica di Open Access che contribuisce allo sviluppo del dibattito e della conoscenza scientifica.

La rivista ha come interesse principale l’approfondimento di tematiche legate all’arco cronologico compreso tra il V e il XVI secolo. Essa è aperta a contributi non limitati a un più classico taglio storico ma anche a studi artistici, letterari, antropologici, filologici, di genere, etc. Coscienti dell’importanza di una conversazione che travalichi i limiti nazionali, la rivista accetta contributi redatti in italiano, inglese, francese e spagnolo.

La rivista è interessata anche a proposte di sezioni monografiche, frutto della ricerca di più autori, che desiderino approfondire una tematica attraverso un lavoro corale. Questo tipo di sezione si propone di pubblicare ricerche presentate in panel durante convegni e giornate di studio. In questo caso, gli interessati sono invitati a contattare la Redazione della rivista per presentare la loro proposta. 

Si sollecita l’invio di possibili contributi che abbiano valenza scientifica (articoli o recensioni di libri) entro il 30 giugno 2022.

Le modalità e le norme redazionali per l’invio della propria proposta sono rintracciabili all’indirizzo: https://maes.unibo.it/about/submissions.

Si ricorda che i contributi che non rispetteranno tali linee guida non verranno presi in considerazione.

Source : MAES

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Marges, marginaux et marginalités au Moyen Âge. Transgressions et expériences de la norme (Ve-XVe siècle)

Mondes de l’« entre-deux », les marges inquiètent autant qu’elles fascinent. Ces espaces de transition, qu’ils soient pris dans leur dimension spatiale, sociale ou artistique sont en effet le lieu où s’opèrent la rupture avec la norme, le basculement vers un ailleurs dont les contours ne sont pas aisés à déterminer. Toujours relatives, les marges n’existent toutefois que dans leurs rapports vis-à-vis d’une norme, posant la question essentielle de savoir ce qui construit la normalité et conditionne les mécanismes de représentation du réel. Et parce qu’elles portent en elles le paradoxe d’appartenir à l’ordinaire et à ce qui s’en écarte, les marges dévoilent un univers polymorphe, infiniment plus complexe que le simple espace de l’« à-côté » et susceptible, pour cette raison, de refléter certaines facettes méconnues des sociétés humaines.

Dans cette optique, le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (RMBLF) souhaite inviter les jeunes chercheur·euse·s à explorer les différentes dimensions des termes déclinés dans le titre de sa 46e Journée (marges, marginaux et marginalités), afin d’engager une réflexion commune autour de l’expérience de la norme au Moyen Âge (Ve-XVe siècle). Cet appel, ouvert à toutes disciplines (histoire, histoire de l’art, archéologie, linguistique, musicologie, littérature, etc.) et espaces confondus (Afrique et Eurasie), privilégiera les propositions s’articulant autour des trois axes de réflexion suivants.

Axe 1 – La marge et ses normes : les renversements de perspective

Dans l’étude des mondes médiévaux, l’historiographie récente tend à mettre en évidence la grande diversité des places considérées comme centrales et périphériques, la pluralité des rapports de force existant entre elles et le caractère éminemment changeant de leur hiérarchisation, qui ne cesse de se redéfinir au gré de phénomènes complexes de marginalisation et de normalisation. Lorsqu’ils s’affranchissent du cadre strict de la spatialité, les travaux sont par ailleurs nombreux à montrer que, loin d’être complètement imperméables l’une à l’autre, les notions de norme et de marge se mêlent et se confondent sans jamais se figer (individus en situation d’exclusion évoluant dans l’entourage le plus proche des milieux royaux ; gloses marginales prenant le pas sur le propos initial du texte ; décors sculptés « hors-normes » intégrés à l’ornement intérieur des édifices gothiques ; etc.). Le Moyen Âge se révèle en outre être une époque d’intenses (re)définitions dans le domaine du sacré (rejets ou appropriations de pratiques considérées comme hérétiques, faisant suite par exemple à la précision de certains dogmes), mais aussi d’expérimentations artistico-littéraires et d’hybridations linguistiques qui amènent à se demander ce qu’il reste de la « norme » quand des situations de centralité et de marginalité ne cessent de s’interpénétrer, de se multiplier et de se redéfinir. C’est pourquoi les intervenant·e·s sont invité·e·s à se pencher sur la manière dont les différentes représentations mentales, artistiques ou sociales d’un univers normé coexistent et se succèdent : où se situent en effet, dans des sociétés médiévales en perpétuelle reformulation de leurs identités et de leurs facteurs de cohérence, les points de rupture ? Dans quelles conditions s’opère le passage entre résistance et appropriation ? Comment des objets jugés marginaux ont-ils pu servir à l’établissement de nouvelles légitimités ou, au contraire, être étendus à d’autres formes de dissidence ?

Axe 2 – La figure du « marginal » dans la construction de la norme

La figure du « marginal » reste quant à elle un moyen efficace d’aborder la manière dont une société a cherché à se construire un système de « normes » et à établir des catégories d’exclu·e·s. Prise dans son sens large, la figure du « marginal » peut ici être comprise comme celle de l’individu ambivalent, inadapté ou déraciné, celui ou celle qui parce qu’il·elle « transgresse » les normes dominantes et reste tiraillé·e entre plusieurs systèmes culturels, n’est pas reconnu·e comme un·e membre de la communauté (l’étrangère, le pauvre, la criminelle, l’infirme, la prostituée, l’hybride, etc.). Source à la fois de crainte et de fascination, de compassion et de répulsion, cet « Autre » engendre dans le groupe dominant des attitudes contrastées qui mettent en lumière toute l’ambivalence d’une société face à ce qui ne s’imbrique pas dans sa hiérarchie sociale, mais dont elle ne peut pourtant pas se passer. L’existence du « marginal », parce qu’elle donne l’occasion aux acteur·rice·s du monde politique, économique ou religieux d’incarner des conceptions idéologiques et de se définir en tant que « norme », offre en outre d’infinies possibilités en termes de pratiques de pouvoir : l’hérétique pour limiter les possibilités d’interprétation des textes, le sujet révolté pour réaffirmer la légitimité d’un pouvoir « central », l’indigente pour justifier l’inégalité de la hiérarchie sociale, etc. Des interventions s’intéressant à la manière dont les différentes figures du « marginal » ont contribué à légitimer et à alimenter le discours des groupes dominants seront donc particulièrement appréciées. Cette thématique invite tout autant à réfléchir aux contextes dans lesquels se sont enclenchés les mécanismes de marginalisation, aux postures différenciées qu’ont adoptées les acteur·rice·s de la « norme » face à ce qui représentait pour eux·elles le seuil du tolérable, mais aussi à la façon dont ces marginalités se sont traduites dans l’espace (léproseries, lieux de la charité instituée, emplacements excentrés des décors architecturaux, etc.).

Axe 3 – La marge comme espace d’expression

La marge apparaît enfin comme un espace d’expression privilégié, où se rencontrent des protagonistes multiples auxquel·le·s est laissée la possibilité d’expérimenter les limites de leur univers normé. Marches territoriales, plafonds peints des demeures urbaines, marginalia des manuscrits ou traités des confins monstrueux : les lieux où se jouent les rapports avec la norme et le transgressif sont infiniment pluriels, sans pour autant être toujours délimités avec précision. Il s’agira donc ici d’explorer le panel de ces espaces interstitiels – publics, narratifs, ornementaux – et d’appréhender les différents usages qui en sont faits : espaces de jeu avec la règle et les traditions, lieux de réinvention et d’innovation, milieux d’expression politique et de revendication identitaire ? Une attention particulière pourra également être portée aux techniques et aux langages utilisés pour mettre en scène ces marginalités, ainsi qu’aux procédés d’(auto)censure qui, dans certains cas, tendent à freiner la mise à l’épreuve des schémas de pensée normatifs.

Modalités de soumission

Les propositions de communication (titre et résumé de 1500 à 2000 signes, espaces compris), assorties d’une brève présentation biobibliographique (affiliation, domaines de recherche et titres des projets en cours), sont à envoyer au format PDF pour le 2 mai 2022 aux adresses valentine.jedwab@ulb.be, nissaf.sghaier@usaintlouis.be et  alize.vanbrussel@uclouvain.be.

Les intervenant·e·s seront informé·e·s des résultats de la sélection au plus tard pour le 16 mai 2022.

Modalités pratiques

La rencontre se tiendra – pour autant que la situation sanitaire le permette – du 6 au 7 octobre 2022 à l’Université Libre de Bruxelles (Campus du Solbosch – Av. Franklin Roosevelt 50, 1050 Bruxelles).

Les lunchs et pauses café des deux journées seront offerts par le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (rmblf), ainsi qu’une partie des frais relatifs au transport et au logement des intervenant·e·s.

Comité d’organisation

Valentine Jedwab (ULB), Nissaf Sghaïer (USLB), Alizé Van Brussel (UCLouvain) et l’équipe du RMBLF.

Appel au format PDF : ici

Publié dans Activités du RMBLF, Appel à contributions | Laisser un commentaire

Offre d’emploi – Poste d’assistant(e) en langues et littératures galloromanes médiévales

LE DEPARTEMENT DE LANGUES ET LITTERATURES FRANÇAISES ET LATINES MEDIEVALES

met au concours un Poste d’assistant(e) en langues et littératures galloromanes médiévales

Conditions :

– être en possession, au moment de l’entrée en fonction, d’une maîtrise en Etudes médiévales, avec un mémoire rédigé dans le domaine des langues et littératures galloromanes médiévales, ou d’un titre jugé équivalent ; de très bonnes connaissances en français sont nécessaires ;

– avoir un projet de recherche susceptible d’amener à l’obtention d’un doctorat à l’Université de Genève portant sur la philologie galloromane, avec une préférence pour le domaine de l’occitan médiéval (les candidatures de personnes déjà munies d’un doctorat ne pourront être retenues pour ce poste).

Cahier des charges : Il s’agit d’un poste à 7/10e qui passera à 10/10e la troisième année. Le ou la bénéficiaire sera chargé(e) de l’encadrement des étudiant.e.s des plans d’études de langues et littéra- tures françaises et latines médiévales et de langue et littérature françaises dans le domaine de la langue et de la littérature occitanes du moyen âge. Deux heures annuelles de travaux pratiques de langues française et occitane médiévales lui seront confiées, ainsi que diverses responsabilités liées aux enseignements de ce domaine, à l’encadrement des étudiants et à l’évaluation de leurs travaux. Il/Elle participera en outre aux activités de recherche menées par l’unité et aux tâches administratives et d’organisation du département.

Traitement : Fr 46’247.– par an en 1ère année. Le maximum du traitement est atteint après 4 annuités (Fr 78’528.– par an).

Entrée en fonction : 1er août 2022. Durée du mandat : L’assistant(e) est nommé(e) pour une première période de 2 ans ; la nomination est renouvelable pour deux périodes successives, respectivement de 2 ans et de 1 an.

Documents requis et délai pour le dépôt des candidatures :

• lettre de candidature,

• curriculum vitæ, accompagné d’une photocopie du procès-verbal de la maîtrise,

• descriptif du projet de recherche envisagé pour le doctorat (une à deux pages maximum).

à envoyer d’ici au 10 avril 2022 par courrier électronique à : secretariat-mela@unige.ch Des demandes de renseignements peuvent être envoyées à la même adresse.

Dans une perspective de parité, lUniversité encourage les candidatures du sexe sous-représenté.

Publié dans Offre d'emploi | Laisser un commentaire

Publication – David L. d’Avray, « Papal Jurisprudence, 385–1234. Social Origins and Medieval Reception of Canon Law »

Why did bishops turn to the papacy for advice in late Antiquity? And what does the reception of these decretals reveal about the legal and religious culture of the mid-thirteenth century? This interpretative volume seeks to explain the first decretal age of late antiquity, placing the increased demand for papal jurisprudence – long before it exerted its influence through religious fear – within its social broad context. D. L. d’Avray then traces the reception of this jurisprudence through to the mid-thirteenth century, and the post-Gratian decretal age. Along the way he explores the role of Charlemagne and ‘Pseudo-Isidore’, which included many genuine early decretals alongside forged ones. Similarities between the Latin world c. 400 and c. 1200 thus help explain parallels between the two decretal ages. This book also analyses decretals from both ages in chapters on pagan marriages, clerics in minor orders, and episcopal elections. For both ages the relation between canon law and other religious genres is elucidated, demonstrating many fascinating parallels and connections.

Table des matières :

Introduction

  1. Transformations and long-term explanations
  2. The Christian Roman empire, c. 400
  3. c. 400: practical complexities and uncertainties
  4. c. 400: uncertainty about grace
  5. Papal rulings and ritual
  6. Hierarchies
  7. Clerical status and monks
  8. Returning heretics
  9. Pelagianism and the papacy
  10. Leo I
  11. Post-imperial syntheses
  12. Early papal laws in the barbarian west
  13. Carolingian culture and its legacy
  14. 1050–1150
  15. Theology and law
  16. c. 400 and c. 1200: complexity, conversion and bigamia
  17. Clerics in minor orders
  18. Choosing bishops
  19. Overall conclusions
    Appendix A. Leo I
    Appendix B. Gelasius
    Appendix C. Gloss II (Johannes Teutonicus and Bartholomaeus Brixiensis) on Gratian and the liber extra
    Appendix D. Conceptual sources.

D. L. d’Avray is Professor Emeritus of History at University College London. He has published widely on medieval preaching, death and kingship, marriage, rationalities, and the papacy. His previous publications include the companion volume of texts, Papal Jurisprudence c. 400: Sources of the Canon Law Tradition (Cambridge, 2019); Papacy, Monarchy and Marriage, 860–1600 (Cambridge, 2015); and Dissolving Royal Marriages: A Documentary History, 860–1600 (Cambridge, 2014). He has been Fellow of the British Academy since 2005 and Corresponding Fellow of the Medieval Academy of America since 2016.

Informations pratiques :

David L. d’Avray, Papal Jurisprudence, 385–1234. Social Origins and Medieval Reception of Canon Law, Cambridge, Cambridge University Press, 2022. 300 p. ISBN : 9781108473002. GBP : 75 euros.

Source : Cambridge University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Journée d’étude – Milieu canonial et conduites guerrières (1300-1500). Table ronde des Fasti Ecclesiae Gallicanae

Vendredi 25 mars 2022, 14h30-17h30

Milieu canonial et conduites guerrières (1300-1500)
Table ronde coordonnée par Sébastien Fray
Campus Condorcet, Centre des colloques, salle 3.01, Aubervilliers
https://www.campus-condorcet.fr/fr/plan/centre-de-colloques

Si la société médiévale prétend réserver la fonction guerrière à l’aristocratie, de nombreuses études ont souligné que les prélats pouvaient prendre part à des conflits armés. Le phénomène a fait l’objet d’investigations anciennes outre-Rhin et outre-Manche, où le service militaire des évêques a d’abord été conçu sous l’angle de la construction de l’État. Des travaux récents ont déplacé la focale en interrogeant les conditions de l’acceptabilité pour la société de la participation des clercs à des guerres. Si le rôle des évêques est mieux documenté, on a aussi mis en évidence celui des abbés et des prieurs bénédictins comme chefs de guerre. Quel rapport les chanoines, en particulier cathédraux, entretiennent-ils avec la guerre ? Non seulement les chanoines sont proches du monde séculier, en particulier aristocratique, mais un certain nombre de prélats guerriers ont été chanoines avant d’accéder à l’épiscopat, ce qui rend leur cas particulièrement intéressant : avaient-ils déjà des comportements guerriers ou ces derniers sont-ils liés à leur accession à l’épiscopat ? Centrée sur les XIIIe-XVe siècles, la journée d’étude entend défricher la question à travers quelques études de cas. Il s’agira de mesurer l’implication exacte des acteurs examinés (se contentent-ils de lever des troupes, les conduisent-ils, combattent-ils par eux-mêmes ?), leur rapport à la culture belliqueuse chevaleresque et aux pratiques de la guerre, les discours de justification ou de condamnation dont ils font l’objet.

Programme :

Sébastien Fray (Université de Saint-Étienne, LEM-CERCOR), Introduction : chanoines et conduites guerrières. Une question à ouvrir.

Fabien Roucole (docteur en histoire médiévale) : Clercs, violence armée et droit canonique du XIIIe au XVe siècle : une législation permissive ?

Discussions et pause

Christian Rémy (docteur en histoire médiévale) : Le fer mieux que la prière. Géraud de Maulmont, un entreprenant clerc du roi de la fin du XIIIe siècle.

Fabien Roucole (docteur en histoire médiévale) : Jean de Vienne († 1351) : la place du service armé dans une carrière ecclésiastique et curiale de haute volée.

En raison des conditions sanitaires, la journée d’étude aura lieu en hybride (25 places en présentiel et visio-conférence). Merci de vous inscrire auprès de elisabeth.lusset(a)univ-paris1.fr.

Source : Fasti Ecclesiae Gallicanae

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire