Appel à contribution – Hagiographie bourguignonne 2.0 – corpus électronique et nouvelles recherches

14 mars, 13 juin et 24 octobre 2022  – 14h-18h

Corpus Burgundiae Medii Aevi

Hagiographie bourguignonne 2.0 – corpus électronique et nouvelles recherches

Parmi les évolutions récentes du programme CBMA, la mise à disposition d’un sous-corpus de 325 textes hagiographiques latins, renseignés avec des nombreuses métadonnées, offre une extensive matière pré-organisée pouvant servir à des recherches les plus variées, mais aussi l’occasion de mesurer les lacunes que les recherches à venir pourraient combler à l’aide du numérique. En vue de confronter les résultats et de partager les découvertes de ces investigations nouvelles, trois ateliers sont prévus en 2022, où seront conjuguées des différentes approches, en variant les échelles d’analyse, de près et de loin, et diverses thématiques :

  • tradition manuscrite, érudition moderne et historiographie ;
  • datation, attribution et spatialisation ;
  • philologie, sémantique et intertextualité.

Alors que le « corpus hagiographique bourguignon » est un ensemble composé de productions irréductibles à une composante purement régionale, l’ouverture à d’autres espaces (Italie, Normandie, Provence, Septimanie, entre autres), les comparaisons, la prise en compte de la réticularité dont témoignent ces écrits devront aussi orienter les travaux. De même, l’articulation de ces textes avec d’autres formes de productions écrites, voire figurées, devront aussi retenir l’attention.

Ouverts à tous les intéressés, tous ceux qui souhaitent présenter leurs recherches sont invités à contacter eliana.magnani@univ-paris1.fr

Ces ateliers ont vocation à aboutir à la publication d’un volume collectif réunissant les résultats des travaux.

Organisation : Eliana Magnani (CNRS – LaMOP), Coraline Rey, (LEM/CERCOR), Nicolas Perreaux (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP), Gabriel Castanho (UFRJ – Lathimm), Pierre Brochard (CNRS – LaMOP)

Liens utiles :

http://www.cbma-project.eu/

http://www.cbma-project.eu/editions/textes-hagiographiques.html

Source : LAMOP

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Appel à contribution – Le sang et la vertu. Noblesse de sang et noblesses d’âme au Moyen Âge

Colloque international
Poitiers, 12-14 octobre 2023

CESCM – UMR 7302 et CRM – UMR 8596

Blood and Virtue.
Nobility of Blood and Nobilities of soul in the Middle Ages

International colloquium
Poitiers, 12th-14th October 2023

CESCM – UMR 7302 and CRM – UMR 8596

L’existence, au Moyen Âge, d’une catégorie sociale disposant d’une situation élevée en raison de sa naissance est un véritable lieu commun. Dès le viie siècle, Isidore de Séville, jouait sur notus (de gnosco, « connaître ») et sur ses dérivés notabilis et nobilis, et définissait le noble comme « celui dont le nom et la famille sont connus ». Cependant, alors que cette qualité se transmet de manière héréditaire, la prééminence sociale de la noblesse est aussi justifiée par les qualités et les vertus éminentes de ses membres. Vers 1030, Wolfhere de Hildesheim rappelle, dans sa Vita Godehardi, que « nul ne doit être considéré comme noble s’il ne peut prouver avoir été anobli par la vertu ». Les auteurs du xiie siècle reprennent longuement cette idée, s’appuyant sur les écrivains de l’Antiquité et notamment sur un célèbre passage des Satires de Juvénal : « À quoi bon les arbres généalogiques ? À quoi sert d’être célèbre en raison d’une longue suite d’aïeux ? La seule noblesse est la vertu ».

Cette contradiction est réutilisée à l’envi par les clercs qui, en opposant la noblesse de sang et la noblesse d’âme, entendent critiquer la conduite des aristocrates pour leur proposer un modèle comportemental davantage en accord avec la doctrine chrétienne ou encore mettre en exergue les qualités suréminentes d’une personnalité dépourvue de noblesse de sang mais revêtue de sainteté. D’autres penseurs résolvent assez facilement ce paradoxe apparent grâce à l’idée d’une transmission par le sang d’une prédisposition à la vertu. Si Jean de Meung, dans le Roman de la Rose, affirme d’abord « Nul n’est noble s’il n’est attentif aux vertus […] Noblesse vient des qualités de cœur. Car noblesse de lignage n’est pas noblesse qui vaille si la bonté du cœur y faille », il ajoute ensuite « Aussi, en eux doit reparaître la grandeur d’âme de leurs parents qui conquirent la noblesse par leurs grands exploits ». Le consensus autour de la supériorité de la noblesse d’âme sur la noblesse de sang se traduit par une attente sociale de l’existence de ces qualités éthiques chez ceux à qui l’on reconnaît une prééminence héréditaire. Cela implique également la possibilité de sa perte comme le souligne Jean Miélot, traduisant le De nobilitate de Buonaccorso de Montemagno : « Cuides-tu que on doive appeler ceulx cy nobles, desquelz la vie a este plus meschant de tant quilz ont estaient en eulx la plus excellente lumiere de noblesse ? » La réponse est sans appel : « Ilz ont deservi d’estre appellez non pas seulement non nobles, mais tres obscurs et descongneus ». La valeur sociale du sang et de la naissance est donc contrebalancée par le comportement individuel qui rejaillit sur chaque dynastie nobiliaire.

            Partant du constat que la tension entre sang et vertu dans la conception de la noblesse mérite encore d’être approfondie, tout comme du besoin de faire la synthèse des recherches souvent éparses sur ces questions, une première journée de prospection a été tenue en mai 2021. Il est apparu que la dimension éthique de la représentation de la noblesse offrait un champ d’étude encore en partie à explorer, et qu’il s’agissait d’une voie d’approche particulièrement riche et prometteuse pour renouveler les travaux consacrés à la noblesse. Le projet de colloque issu de ces premières réflexions a pour objet d’examiner la manière dont s’articulent, dans la Chrétienté latine médiévale, noblesse héréditaire et noblesse d’âme. Il invite les participants à se pencher sur les représentations mentales partagées ou, au contraire, antithétiques, que les non-nobles et les nobles pouvaient avoir de la dimension éthique du rôle social de ces derniers. Il appelle à une approche largement interdisciplinaire, dans la mesure où ces thématiques relèvent de l’histoire, de l’histoire de l’art, de l’histoire du droit et de la littérature. Le cadre temporel et géographique doit amener à saisir aussi bien les continuités que les évolutions ou les spécificités régionales.

Nous proposons trois axes de réflexion pour ce colloque :

  • Axe 1 : La noblesse d’âme des nobles de sang.
  • Axe 2 : La noblesse d’âme comme fait social.
  • Axe 3 : La noblesse d’âme comme critère de noblesse.

Axe 1 : La noblesse d’âme des nobles de sang.

            Ce premier axe questionne les conceptions théoriques de la noblesse d’âme et de la vertu qui est attendue de la part des nobles. À quoi correspondent ces qualités éthiques que l’on exige des nobles ? Quels sont les comportements attendus d’un noble qui permettent de justifier sa suprématie sociale ? Peut-on parler d’une position univoque de la société face à ces attentes ? Existe-t-il des modèles concurrents ? Comment le noble vertueux ou, au contraire, son antithèse est-il représenté dans l’iconographie ou la littérature ? Comment pense-t-on les rapports entre la virtus qui se transmet de manière héréditaire et les actes bons qui relèveraient du libre arbitre individuel ?

Axe 2 : La noblesse d’âme comme fait social.

            Il s’agit ici de s’interroger sur la manière dont ces conceptions théoriques se traduisent dans les faits. Les nobles se sentent-ils tenus par des obligations éthiques ? La dialectique entre le sang et la vertu est-elle reflétée par le système de valeurs que les nobles se transmettent de génération en génération ? Se traduit-elle dans ses engagements politiques et religieux ? Qu’en est-il des communautés non-chrétiennes au sein de la Chrétienté latine ?

Axe 3 : La noblesse d’âme comme critère de noblesse.

            Ce troisième axe entend s’interroger sur la noblesse d’âme en tant que critère discriminant au sein du groupe social nobiliaire, mais aussi de la société toute entière. La reconnaissance de qualités éthiques peut-elle entraîner un anoblissement ? Le mérite éthique facilite-t-il l’intégration à la noblesse ? Est-il perçu comme déterminant dans l’ascension sociale ? Quelle est la part de l’aspect éthique dans l’existence de professions anoblissantes ou, au contraire, dérogeantes ? Quelle part tient l’absence de ces « qualités de cœur » dans la déchéance d’un noble ? Est-il possible de perdre son appartenance à la noblesse pour des raisons d’ordre exclusivement moral ? La chute d’un individu entraîne-t-elle la damnatio memoriae de toute sa maison ? Existe-t-il des possibilités de regagner sa noblesse après une déchéance ? Qu’en est-il des enfants d’un noble déchu ? Comment cela se traduit-il aussi bien symboliquement que concrètement ?

The existence, in the Middle Ages, of a social category with a high situation because of its birth is commonplace. As early as the 7th century, Isidore of Seville played on notus (adjectivized past participle of gnosco, “know”) and its derivatives notabilis and nobilis, and defined the noble as “Someone whose name and family are known”. However, while this quality is inherited, the social pre-eminence of the nobility is also justified by the outstanding qualities and virtues of its members. Around 1030, Wolfhere of Hildesheim recalled that “no one should be considered noble if he cannot prove that he was ennobled by virtue”. The authors of the twelfth century take up this idea at length, relying on the writers of Antiquity and in particular on a famous passage of the Juvenal’s Satires: “What is the point of family trees? What is the point of being famous because of a long chain of ancestors? The only nobility is the virtue”.

This contradiction is reused nonstop by the clerics, who in opposing the nobility of blood and the nobility of soul, intend to criticize the conduct of the aristocrats to propose them a behavioral model closer with the Christian doctrine or to emphasize the overbearing qualities of a personality devoid of blood nobility but holy. Other thinkers quite easily resolve this apparent paradox through the idea of a blood transmission of a predisposition to virtue. If Jean de Meung, in the Roman de la Rose, first of all, affirms “No one is noble unless he is attentive to virtues… Nobility comes from qualities of the heart. For nobility of lineage is not nobility that is worth if the goodness of the heart fails it”, he then adds “Also in them must reappear the greatness of soul of their parents who conquered the nobility by their great exploits”. The consensus around the superiority of soul nobility over blood nobility results in a social expectation of the existence of these ethical qualities in those to whom we recognize a hereditary pre-eminence. This also implies the possibility of his loss. The social value of blood and birth is therefore counterbalanced by the individual behavior that reflects on each nobiliary dynasty.

Starting from the observation that the tension between blood and virtue in the conception of the nobility still deserves to be dealt in depth and the need to synthesize the often-scattered research on these questions, the first day of prospecting was held in May 2021. It appeared that the ethical dimension of the representation of the nobility offered a field of research still in part to be explored and that it was a particularly rich and promising approach to renew the nobility studies. The purpose of the draft colloquium resulting from these first reflections is to examine how are articulated, in medieval Latin Christianity, hereditary nobility and nobility of soul. It invites the participants to consider the shared or, on the contrary, antithetical mental representations that non-nobles and nobles could have of the ethical dimension of the latter’s social role. It calls for a broadly interdisciplinary approach, insofar as these themes relate to history, art history, the history of law, and literature. The temporal and geographical framework must make it possible to grasp both continuities and regional developments or specificities.

We propose three themes of reflection for this colloquium:

  • Theme 1: Blood nobles’ Nobility of soul.
  • Theme 2: Nobility of soul as a social fact.
  • Theme 3: Nobility of soul as a criterion of nobility.

Theme 1: Blood nobles’ Nobility of soul.

This first theme questions the theoretical conceptions of the nobility of soul and the virtue that is expected from the nobles. To what do these ethical qualities which are demanded of nobles correspond? What are the expected behaviors of a nobleman that justify his social supremacy? Can we speak of a firm’s unequivocal position in the face of these expectations? Are there competing models? How is the virtuous noble or, on the contrary, its antithesis represented in iconography or literature? How do we think about the relationship between the virtues that are passed on hereditary and the good acts that would come under an individual free will?

Theme 2: Nobility of soul as a social fact.

The question here is how these theoretical conceptions are translated into reality. Do nobles feel bound by ethical obligations? Is the dialectic between blood and virtue reflected in the system of values that the nobles pass on from generation to generation? Does it translate into its political and religious commitments? What about the non-Christian communities within Latin Christendom?

Theme 3: Nobility of soul as a criterion of nobility.

This third theme aims to question the nobility of the soul as a discriminating criterion within the aristocratic social group, but also within society as a whole. Can the recognition of ethical qualities lead to an anomaly? Does ethical merit facilitate integration into the nobility? Is it perceived as a determinant of social ascension? What is the share of the ethical aspect in the existence of ennobled or, on the contrary, derogatory professions? What part does the absence of these «qualities of heart» play in the decline of a nobleman? Is it possible to lose one’s nobility for exclusively moral reasons? Does the fall of an individual lead to the damnatio memoriae of his entire house? Are there opportunities to regain nobility after a forfeiture? What about the children of a fallen nobleman? How does this translate both symbolically and concretely?

Période/Period : ve-xve siècles/5th-15th centuries

Espace/Area : Chrétienté latine/The Latin West

Lieu/Place : Poitiers, CESCM.

Date/Date : 12-14 octobre 2023/12th-14th October 2023

Modalités d’intervention/Communication form

Les communicants interviendront sur une durée de 30 minutes qui sera suivie d’un temps de discussion.

Papers will be 30 minutes each, followed by a discussion.

Modalités de soumission/Submission form

Les propositions de communication devront correspondre aux thèmes de réflexion développés ci-dessus. Elles prendront la forme d’un résumé (300-500 mots), accompagné d’un titre provisoire. Elles devront être soumises par email en format Word ou OpenOffice (.doc, .docx, .odt) aux organisateurs avant le 1er juin 2022.

The communication proposals should correspond to the themes of reflection developed above. They will take the form of a summary (300-500 words), accompanied by a provisional title. They must be submitted by email in Word or OpenOffice format (.doc, .docx, .odt) to the organizers before 1 June 2022.

Organisateurs/Organizers

Édition/Publication

Les actes de ce colloque, accompagnés de ceux de la journée d’étude de prospection du 8 mai 2021, seront publiés.

The proceedings of this colloquium, along with those of the exploration Study day of May 8th, 2021, will be published.

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Publication – Anders Winroth et John C. Wei, « The Cambridge History of Medieval Canon Law »

Canon law touched nearly every aspect of medieval society, including many issues we now think of as purely secular. It regulated marriages, oaths, usury, sorcery, heresy, university life, penance, just war, court procedure, and Christian relations with religious minorities. Canon law also regulated the clergy and the Church, one of the most important institutions in the Middle Ages. This Cambridge History offers a comprehensive survey of canon law, both chronologically and thematically. Written by an international team of scholars, it explores, in non-technical language, how it operated in the daily life of people and in the great political events of the time. The volume demonstrates that medieval canon law holds a unique position in the legal history of Europe. Indeed, the influence of medieval canon law, which was at the forefront of introducing and defining concepts such as ‘equity,’ ‘rationality,’ ‘office,’ and ‘positive law,’ has been enormous, long-lasting, and remarkably diverse.

Anders Winroth taught medieval history at Yale University from 1998–2020, and currently teaches at the University of Oslo. The author of The Making of Gratian’s ‘Decretum,’ (Cambridge University Press, 2000) which revolutionized our understanding of medieval canon law, he was a named a MacArthur Foundation Fellow in 2003. He serves as President of the Institute of Medieval Canon Law.

John C. Wei holds a Ph.D. in medieval history from Yale University and a J.D. from Yale Law School. He is the author of Gratian the Theologian (2016) and the editor of the decretist Reverentia sacrorum canonum. He has authored many articles on medieval law and theology.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Anders Winroth et John C. Wei, The Cambridge History of Medieval Canon Law, Cambridge, Cambridge University Press, 2021. ISBN : 9781107025042. Prix : GBP 140.

Source : Cambridge University Press

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Publication – « Écrire les sciences sociales, écrire en sciences sociales », dir. Christina Le Bart et Florian Mazel

Thèses, articles, livres… tous les chercheurs en sciences humaines et sociales consacrent une partie de leur temps à écrire. Ce dénominateur commun masque à l’évidence une grande diversité quant aux pratiques d’écriture. En invitant les chercheurs à dire leur rapport à l’écriture, et même à raconter leurs expériences (heureuses ou douloureuses), ce second volet de la collection « Métier de chercheur·e » entend interroger frontalement une pratique trop peu souvent mise en discussion dans l’espace académique.

Christian Le Bart est professeur de science politique à l’université de Rennes. Ses travaux portent sur la vie politique et la communication politique.

Florian Mazel est professeur d’histoire médiévale à l’université de Rennes. Ses travaux portent sur l’histoire sociale de l’institution ecclésiale, les élites aristocratiques et les questions spatiales et territoriales.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Écrire les sciences sociales, écrire en sciences sociales, dir. Christina Le Bart et Florian Mazel, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2021 (Métier de chercheur·e). 21 x 13 cm, 328 p. ISBN : 9782753583276. Prix : 20 euros.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Conférence – Christian Sapin, « L’architecture carolingienne en France et en Europe, une nouvelle lecture entre archéologie et histoire de l’art »

19 janvier 2022, 18h00-20h00
Campus de Paris (ICP)

La Faculté des Lettres et l’Institut Supérieur de Théologie des Arts (ISTA) organisent une conférence autour de l’architecture carolingienne en France et en Europe.

Portée par la Faculté des Lettres et l’ISTA (Institut Supérieur de Théologie des Arts) de l’ICP,  cette conférence présentera une nouvelle lecture de l’architecture carolingienne en France et en Europe à travers le prisme de l’archéologie et de l’Histoire de l’art.

Elle sera animée par Christian Sapin, archéologue et historien de l’art, directeur de recherches émérite au CNRS.

Intervenant : Christian Sapin

Christian Sapin est spécialiste de l’archéologie et de l’Histoire de l’art du haut Moyen-Âge ses recherches portent notamment sur :

  • Archéologie des sites religieux du haut Moyen Âge


  • Construction et liturgie des cryptes médiévales

 matériaux du bâti
  • Peintures et décors sculptés du haut Moyen Âge

Organisateurs :

Cet événement est organisé conjointement par la Doyenne de la Faculté des Lettres, Cécile Coulangeon, Docteure en Histoire de l’art et archéologie des mondes anciens et médiévaux et le Père Arnaud Montoux, professeur extraordinaire au Theologicum, Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses de l’ICP.

Accès :

Événement  accessible en présentiel et en visioconférence

Adresse : Institut Catholique de Paris –  74 rue Vaugirard, 75006 Paris
Salle : Amphithéâtre René Rémond – W22

Source : Institut catholique de Paris

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Publication – « Imperial Splendor: The Art of the Book in the Holy Roman Empire, 800-1500 », dir. Jeffrey F. Hamburger et Joshua O’Driscoll

Focusing on production and patronage, this new volume features over 150 images of magnificently illustrated books and precious bindings, drawn largely from North American collections. The book’s three sections are arranged chronologically, yet in each case with a different thematic focus. Opening with a look at the precedents set by the Carolingian forerunners of the Empire, the first section considers deluxe imperial manuscripts associated with the Ottonian emperors. The second section examines the role of imperial monasteries in the production of manuscripts, considering in particular the patronage of aristocratic elites. The final section offers a tour of imperial cities in the fourteenth and fifteenth centuries, from Vienna and Prague to Augsburg and Nuremberg. This final stop considers the impact of Albrecht Dürer and humanism on the arts of the book. The volume features a glossary, indexes, and maps showing the shifting borders of the Empire over 700 years.

Informations pratiques :

Imperial Splendor: The Art of the Book in the Holy Roman Empire, 800-1500, dir. Jeffrey F. Hamburger et Joshua O’Driscoll, New York, D Giles Ltd, 2021. 216 p. ISBN : 9781911282860. Prix : USD 45.

Source : The Morgan Library and Museum

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Publication – Agostino Paravcini Bagliani, « La papessa Giovanna. I testi della leggenda (1250-1500) »

L’opera raccoglie per la prima volta l’intera tradizione letteraria che riguarda la leggenda della Papessa Giovanna e quella della verifica della mascolinità, alla quale avrebbe dovuto sottostare ogni pontefice dopo la sua elezione, dalla più antica notizia sulla Papessa, del domenicano Giovanni di Mailly (1250-1254), fino al 1500. Si tratta di centonove testimonianze letterarie, centouno delle quali dipendono, direttamente o indirettamente, dalla notizia sulla Papessa tràdita dal Chronicon pontificum et imperatorum del domenicano Martino Polono: tra queste anche la biografia che Giovanni Boccaccio ha dedicato alla Papessa nel suo celebre De mulieribus claris. I testi sono qui presentati in originale (latino, greco, lingue vernacolari medievali [catalano, francese, italiano, medio-tedesco, medio-neerlandese]) e in traduzione italiana e sono accompagnati da un ampio commento codicologico-letterario. L’antologia è preceduta dai due testi (Anonimo Salernitano, lettera Pax in terra di Leone IX) che trattano della leggenda del patriarca donna di Costantinopoli, e termina con la discussione delle notizie apocrife sulla Papessa che troviamo inserite in edizioni cinquecentesche di opere cronachistiche dei secoli XI-XII (Sigeberto di Gembloux, Ottone di Frisinga, Goffredo da Viterbo, Gervasio di Tilbury ecc.). Un ampio studio introduttivo riassume i risultati ottenuti nei singoli commenti e suggerisce nuove interpretazioni sull’origine e l’evoluzione di ambedue queste celebri leggende, i cui dati sono presentati sinteticamente in (23) tabelle testuali e numeriche. Il ricco corredo di 124 illustrazioni a colori permette di osservare come la storia di questo straordinario «nuovo» pontificato è stata scritta nei codici, come la Papessa è stata rappresentata visivamente, con un suo ritratto o mentre partorisce, e con quali modalità la sua biografia è stata oggetto di interventi censorî da parte di lettori di incunaboli o di antiche edizioni a stampa.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

Agostino Paravcini Bagliani, La papessa Giovanna. I testi della leggenda (1250-1500), Florence, SISME–Ed. del Galluzzo, 2021 (Millennio Medievale, 120 ; Testi, 32). XIV–694 p. ISBN : 978-88-9290-130-8. Prix : 140 euros.

Source : SISMEL

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Appel à contribution – L’émergence de nouveaux marchés / The emergence of new markets

English version below

Congrès AFHE 2023, 30-31 mars

Dans le cadre plus général de recherches sur la notion de marchés et le fonctionnement concret de ceux-ci, l’histoire économique s’est déjà penchée sur l’ouverture de nouveaux marchés, en explorant l’apparition de nouveaux produits, les innovations techniques, en se penchant sur l’évolution de la consommation, des transports, des modes de distribution – autant de facteurs qui ont permis l’éclosion et la conquête de nouveaux marchés.

La rencontre proposée pour le prochain congrès de l’AFHE, prévu les 30 et 31 mars 2023, veut focaliser l’attention sur ce moment même de l’émergence, ses causes, ses manifestations et ses conséquences, sur le temps long, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.

Dans le sillage des réflexions déjà menées par les historiens sur les définitions de « marché et marchés », nous proposons d’étudier ce moment d’apparition au prisme de toutes les réalités que recouvre ce mot de marché : un lieu, concret et abstrait, d’échanges entre offre et demande d’un bien, d’un service, qui peut être organisé, officiel, libre, voire « noir », ou « zones grises » ; un jeu d’acteurs entre les producteurs, les consommateurs et le régulateur qui encadre l’activité d’échange, donne les autorisations, fabrique les normes ; un débouché concernant des zones géographiques d’échelles variées ; une institution support de transactions…

Cette rencontre veut tirer le bilan, dans la longue durée, des nouveautés apportées par les recherches récentes dans ce domaine. Les questions auxquelles elle cherchera à répondre sont nombreuses. À partir de quels critères peut-on parler de « nouveau marché » ? Qu’entend-on par « ouverture » de nouveaux marchés ? Cela peut concerner la dimension géographique – des espaces nouvellement parcourus, le passage du local au global -, l’apparition d’un nouveau produit qui conquiert une nouvelle clientèle (comme la soie, le thé, les indiennes, l’automobile…), le changement de routes commerciales, … concernant des marchés de nature variée (financier, du travail, agricole, industriel, artistique…). Quels sont les facteurs qui concourent ou non à cette ouverture ? La naissance d’un nouveau marché peut ainsi s’expliquer par une innovation technique, commerciale, financière, qui favorise la mise sur le marché d’un nouveau produit ; par l’ouverture de nouvelles routes d’échange et de circulation ou grâce aux révolutions des transports ; par de nouvelles modalités de distribution (marchés ouverts ou couverts, boutiques, supermarchés, colportage, vente par correspondance) ; par l’évolution de la démographie, des niveaux de vie et des habitudes de consommation (goûts, modes, cultures). Elle peut aussi être le « fait du prince » : privatisation de biens publics, délivrance d’autorisations de mise sur le marché, réglementation douanière… Ou bien encore elle peut être liée au développement d’une philosophie économique qui favorise ou encadre en arrière-plan la dynamique (mercantilisme, libéralisme, protectionnisme…) ou à une stratégie de conquête géopolitique.

Autant de questions qui pourront être envisagées de manière générale, par l’analyse d’un moment particulier de rupture, tout comme en partant des acteurs des nouveaux marchés (producteurs, consommateurs, marchands, régulateurs) et des modalités de leur action, de l’étude des changements dans les circulations, dans les infrastructures et les techniques, du rôle des innovations… en portant une attention particulière aux interactions de ces différents facteurs dans la chaîne de causalités qui président à l’émergence d’un nouveau marché ou qui font obstacle à ce processus. Vouloir étudier cette émergence comporte un paradoxe qu’il s’agit de dépasser : l’innovation implique souvent une situation de monopole, avec des profits que ses détenteurs cherchent d’abord à préserver avant que l’exclusivité ne leur soit contestée et que se mette en place un processus de construction tendant vers le marché, ce qui renvoie à la question de la fixation des prix et des normes. C’est bien ce moment de basculement, qui voit apparaître un nouveau marché, que l’on entend analyser. Le parti pris de la longue durée devrait permettre de croiser les points de vue, de dégager des continuités ou au contraire de souligner des spécificités dans ces phénomènes de rupture, au fil des âges. Dans un même souci comparatif, le champ géographique couvert par l’enquête ne se limitera pas à l’histoire européenne, les contributions pourront porter sur d’autres aires culturelles.

Conditions de soumission
Les propositions (3 000 signes maximum en fichier word ou pdf) doivent comporter un titre, une problématique explicite et une courte bibliographie. Il est possible de joindre une brève notice biographique (1 000 signes maximum). Les propositions feront l’objet d’un processus d’expertise par les membres du comité directeur de l’AFHE.
Les propositions sont à envoyer à l’adresse suivante : AFHE.congres2023@gmail.com (en indiquant dans l’objet du message ‘soumission congrès AFHE 2023’) avant le 28 février 2022.
Les communications, d’une durée de 20 minutes, pourront être présentées en français ou en anglais.
Nous attirons votre attention sur le fait que les frais de transport et d’hébergement (hors déjeuners et dîners prévus au programme) restent à la charge des communicants qui auront été sélectionnés, mais que des subventions partielles peuvent être envisagées.

Prix de la meilleure communication jeune chercheur
Le comité directeur récompensera la meilleure communication d’un ou d’une jeune chercheur(e) (i.e. en master ou en doctorat avec une soutenance prévue après le 31 mars 2022 au moment de la soumission) d’une valeur de 500 €.

Les jeunes chercheurs sont invités à postuler au présent appel, ou à un appel plus large dans leur direction qui sera diffusé au premier semestre 2022.

Comité d’organisation :

Marguerite Martin, Laure Quennouëlle-Corre, François Rivière, Catherine Virlouvet, Stéphane Bourdin et Guillaume Garner

The emergence of new markets

AFHE 2023 Congress, Lyon, March 30-31, 2023

Economic history has already examined the opening of new markets in the perspective of more general research on the notion of markets and their concrete functioning. The exploration of the appearance of new products, technical innovations, and the evolution of consumption, transportation, and distribution modes contributed to our understanding of how new markets are created, conquered and maintained over time.

The next AFHE Congress aims to focus attention on this very moment of emergence, its causes, manifestations, and consequences, from antiquity to the present day.

In the wake of the reflections already carried out by historians on the definitions of « market and markets », we propose to study this moment of emergence through the prism of all the realities covered by the word “market”: a place, concrete and abstract, of exchange between supply and demand of a good or a service, which can be organized, official, free, or even « black », or in the « gray area »; a game between producers, consumers and the regulator who frames the activity of exchange, gives the authorizations, makes the standards; a commercial outlet concerning geographical areas of various scales; an institution supporting transactions…

This meeting aims to take stock, in the long term, of the novelties brought by recent research in this field. The questions it will try to answer are numerous. What are the criteria for defining a « new market »? What do we mean by « opening » new markets? This may concern the geographical dimension – newly traversed spaces, a change of scale such as the passage from the local to the global -, the appearance of a new product that conquers a new clientele (such as silk, tea, indienne, the automobile…), the change of trade routes, etc. concerning markets of various kinds (financial, labor, agricultural, industrial, artistic…). What are the factors that contribute or not to this opening? The birth of a new market can thus be explained by a technical, commercial, or financial innovation, which favours the marketing of a new product; by the opening of new trade and circulation routes or thanks to the transport revolutions; by new distribution methods (open or covered markets, stores, supermarkets, peddling, mail order); by the evolution of demographics, standards of living and consumption habits (tastes, fashions, cultures). It can also be the « fait du prince »: privatization of public goods, delivery of marketing authorizations, customs regulations… Or it can be linked to the development of an economic philosophy that favors or frames the dynamics in the background (mercantilism, liberalism, protectionism…) or to a strategy of geopolitical conquest.

All these questions can be considered in different ways. The papers can focus on the various factors involved in the chain of causalities that preside over the emergence of a new market, or that impede this process. It can be a particular moment of rupture, or the actors of the new markets (producers, consumers, merchants, regulators) and the modalities of their action, or the study of changes in circulation, in infrastructures and techniques, or the role of innovations… To study the emergence of new markets involves a paradox that must be overcome. Initially, innovation often implies a situation of monopoly, with profits that its holders first seek to preserve, which brings us back to the question of price setting and standards. It is only in a second phase that exclusivity is challenged and a process of construction tending towards the market is put in place. It is this moment of change, which sees the emergence of a new market, that we intend to question. The long-term approach should make it possible to cross the points of view, to identify continuities or, on the contrary, to underline specificities in these phenomena of rupture, over the ages. With the same concern for comparison, the geographical scope of the survey will not be limited to European history, and contributions may cover other cultural areas.

Conditions of submission

Proposals (must include a title, an explicit problematic, a short bibliography and a brief biographical note (word or pdf format, 4,000 characters maximum, including 1,000 characters maximum for the biographical note). The proposals will be subject to an expertise process by the members of the AFHE steering committee.

Proposals should be sent to the following address AFHE.congres2023@gmail.com (with ‘submission to AFHE 2023’ as subject of the message) before February 28, 2022.

The papers should last approximately 20 minutes and can be presented in French or in English.

Finally, we would like to draw your attention to the fact that transportation and accommodation costs (excluding lunches and dinners provided for in the program) are the responsibility of the selected communicants, but can be partly subsidized depending on the case.

Prize for the best young researcher paper

The steering committee of the French Association of Economic History will reward the best paper of a young researcher (i.e. in master or doctorate with a defense planned after March 31, 2022 at the time of submission) with a value of 500 €.

Organizing committee:

Stéphane Bourdin, Natacha Coquery, Guillaume Garner, Jean-Louis Gaulin, Hervé Joly, Marguerite Martin, Manuela Martini, Laure Quenouëlle-Corre, François Rivière, Catherine Virlouvet

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Publication – Matthew Gabriele et David Perry, « The Bright Ages. A New History of Medieval Europe »

A lively and magisterial popular history that refutes common misperceptions of the European Middle Ages, showing the beauty and communion that flourished alongside the dark brutality—a brilliant reflection of humanity itself.


The word “medieval” conjures images of the “Dark Ages”—centuries of ignorance, superstition, stasis, savagery, and poor hygiene. But the myth of darkness obscures the truth; this was a remarkable period in human history. The Bright Ages recasts the European Middle Ages for what it was, capturing this 1,000-year era in all its complexity and fundamental humanity, bringing to light both its beauty and its horrors. 

The Bright Ages takes us through ten centuries and crisscrosses Europe and the Mediterranean, Asia and Africa, revisiting familiar people and events with new light cast upon them. We look with fresh eyes on the Fall of Rome, Charlemagne, the Vikings, the Crusades, and the Black Death, but also to the multi-religious experience of Iberia, the rise of Byzantium, and the genius of Hildegard and the power of queens. We begin under a blanket of golden stars constructed by an empress with Germanic, Roman, Spanish, Byzantine, and Christian bloodlines and end nearly 1,000 years later with the poet Dante—inspired by that same twinkling celestial canopy—writing an epic saga of heaven and hell that endures as a masterpiece of literature today.  

The Bright Ages reminds us just how permeable our manmade borders have always been and of what possible worlds the past has always made available to us. The Middle Ages may have been a world “lit only by fire” but it was one whose torches illuminated the magnificent rose windows of cathedrals, even as they stoked the pyres of accused heretics.  

The Bright Ages is illustrated throughout with high-resolution images. 

Informations pratiques :

Matthew Gabriele et David Perry, The Bright Ages. A New History of Medieval Europe, New York, Harper Collins, 2021. 320 P. ISBN : 9780062980892. Prix : USD 29,99.

Source : Harper Collins

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Publication – « Trois obituaires bordelais. L’abbaye Sainte-Croix, Les Clarisses de Bordeaux, Saint-Martin de Saint-Macaire », éd. Ézéchiel Jean-Courret, Françoise Lainé et Jean-Loup Lemaitre

Trois obituaires bordelais. L’abbaye Sainte-Croix, Les Clarisses de Bordeaux, Saint-Martin de Saint-Macaire, éd. Ézéchiel Jean-Courret, Françoise Lainé et Jean-Loup Lemaitre, Paris, AIBL / Peeters, 2021 (Recueil des Historiens de la France: Obituaires. Nouvelle Série, 26). XIV-480 p. ISBN : 9782877546744. Prix : 60 euros.

Source : Peeters

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