Liège, Grand Curtius, 16 octobre 2021-16 janvier 2022 Urbino, Accademia Raffaello, 22 mars-22 juin 2022
̈ Lundi 25 octobre 2021 à 18h30 Prof. Dominique ALLART, directrice du Service d’Histoire de l’art des Temps modernes de l’Université de Liège, commissaire scientifique de l’exposition « Autour de Raphaël »
Raphaël et la Renaissance. Itinéraire parmi les gravures du Musée Wittert
Au XVIe siècle, l’Europe entière découvrit, grâce aux gravures reproduisant les œuvres mythiques de Raphaël, des dieux et des héros antiques, mais aussi des madones et des saints à la beauté radieuse, et tout un monde de formes évoquant une perfection céleste et intemporelle. Amour, désir et violence, vitalité heureuse et tragédie : les réalisations du génie emblématique de la Renaissance visualisaient les expériences essentielles de l’être humain avec une efficacité expressive sans précédent.
Lors de cette conférence, la Prof. Dominique Allart proposera une introduction au propos de l’exposition « Autour de Raphaël », dont elle est la commissaire scientifique avec le Dr Antonio Geremicca.
̈ Lundi 22 novembre 2021 à 18h30 Dr Antonio GEREMICCA, chercheur à l’Université de Liège (Service d’Histoire de l’art desTemps modernes) et commissaire scientifique de l’exposition « Autour de Raphaël »
« Le temps revient ». Raphaël, l’art antique et les grandes découvertesarchéologiques de la Renaissance
La devise « Le temps revient » des Médicis exprime la volonté de voir advenir un nouvel Âge d’or basé sur les valeurs socio-culturelles de l’Antiquité. À l’époque, la connaissance du monde gréco-romain se faisait plus concrète à mesure que se multipliaient les découvertes archéologiques, la plus fameuse étant l’exhumation du Laocoon en 1506. Raphaël sut exploiter le potentiel visuel des vestiges antiques, qu’ils fussent figurés ou monumentaux. Cette conférence permettra de comprendre comment il parvint à créer, sur cette base, un nouveau langage artistique.
̈ Lundi 10 janvier 2022 à 18h30 Eva TRIZZULLO, doctorante en Histoire de l’Art à l’Université de Liège (Service d’Histoire de l’art des Temps modernes)
Raphaël et la promotion de son art dans les coulisses du Vatican
Si Raphaël Sanzio devait sa fortune aux papes Jules II et Léon X, l’artiste et son atelier purent aussi compter sur le soutien indéfectible des nombreux prélats, cardinaux et autres familiers du pontife qui composaient l’administration vaticane. Cette conférence évoquera le rôle de ces personnages de l’ombre, qui œuvrèrent sans relâche à la promotion de l’art de Raphaël et de ses élèves les plus talentueux.
Lieu : Auditorium du Grand Curtius 5 € ˑ Le jour des conférences, l’exposition est accessible jusqu’à 18h30
Le séminaire se tiendra à partir d’octobre 2021, tous les 3e mercredis du mois (voir détails du calendrier ci-dessous).
Ce séminaire a pour objectif de créer un lieu commun de présentation et de discussion à propos des nouveautés de la recherche et des projets en cours sur l’Italie médiévale. Il espère ainsi susciter des rencontres entre chercheurs et chercheuses débutants et confirmés et provenant d’horizons historiographiques divers.
Programme :
Mercredi 20 octobre – Cécile Caby, Giuliano Milani : Introduction
Pour information, mercredi 10 novembre – Discussions autour du livre de Clémence Revest (CRM UMR 8596), Romam Veni. Humanisme et papauté à la fin du Grand Schisme (Champ Vallon, 2021), avec la participation d’Amedeo de Vincentiis (Università della Tuscia)
Mercredi 17 novembre – Massimo Vallerani (Università degli Studi di Torino). Perpétuer l’exclusion. La récupération des listes de bannis à Bologne au XIVe siècle
Mercredi 15 décembre – Discussions autour du livre de Cécile Troadec (CRM UMR 8596), Roma crescit. Une histoire économique et sociale de Rome au XVe siècle, Rome : EfR, 2020 (BEFAR, 385)
Le programme du second semestre sera communiqué ultérieurement
Association for Art History 2022 Conference 6th-8th April 2022 Deadline 1st November 2021
This panel sets out to examine and compare the impact of royal patronage on the visual, material, and textual features of manuscripts produced across Africa, Asia, Mesoamerica and Europe during the ‘Global Middle Ages.’ As polysemic and multi-technological objects, royal manuscripts were produced in different forms and sizes, and from a variety of materials that could vary according to the taste, wealth, ideology, religion, and connections of their patrons and makers. Their visual and textual content could conform or deviate from existing traditions to satisfy the needs and ambitions of those involved in their production and consumption. Finally, pre-existing manuscripts could be appropriated, restored, enhanced, gifted, and even worshipped by ruling elites for reasons connected with legitimacy and self-preservation, becoming powerful instruments of hegemony, or symbols of prestige and piety. Because of this semiotic versatility, written artifacts provide ideal vantage points for understanding the agency of material culture in the creation and perpetuation of political power.
To what extent do the materials, texts, and images of royal manuscripts reflect the integration of pre-modern courts in networks of patronage and exchange? In which ways were these features adapted for different audiences and for female, male, or genderqueer patrons? How did they inform local and transregional notions of power and authority? How did communities that opposed royal authority situate themselves in relation to the political agency of written texts and their illustrations? When and how did such artifacts become imperial relics to be displayed, or symbols of a contentious past to be concealed or destroyed? What can manuscripts tell us about the royal patronage of other artistic media, dynastic rivalries, political alliances, and state-endorsed religious phenomena?
In pursuing similar questions, we are particularly interested in multidisciplinary papers that move beyond a Eurocentric reading of material culture by considering royal manuscripts from pre-modern polities traditionally seen as ‘peripheral.’ We welcome proposals that apply innovative methodologies to the study of handwritten material and its circulation, questioning conventional assumptions about politics, culture, and religion, and privileging comparative approaches and transcultural artistic phenomena.
Please submit your paper proposal to the convenors.
Après deux éditions qui furent un véritables succès, le troisième congrès international Pierre à Pierre a pour vocation d’ouvrir des axes de réflexion sur les constructions, diffusions et usages de la pierre à bâtir ou de la pierre ornementale. Cette édition proposera trois thèmes : géologie de la pierre : carrières et réseaux de diffusion ; la pierre sur les chantiers de construction ; la pierre et la mort.
Comité scientifique
Lorraine Desart (CD08-Cellule archéologique des Ardennes)
Mikel Etchart-Salas (CD08-Cellule archéologique des Ardennes)
Gilles Fronteau (Université de Reims)
CédricMoulis (Université de Lorraine)
Mathieu Piavaux (Université de Namur)
Maxence Pieters (CARA-UMR 6298).
Comité d’organisation
Lorraine Desart (CD08, Cellule archéologique des Ardennes)
Gilles Fronteau (Universitéde Reims)
Cédric Moulis (Université de Lorraine)
François Party (CD08-Cellule archéologiquedes Ardennes)
Maxence Pieters (CARA-UMR 6298).
Programme :
Jeudi 04 novembre
Hôtel de Ville de Charleville-Mézières, Place de l’Hôtel de Ville, Charleville-Mézières.
9h : Accueil des participants
9h15-9h40 : Introductions et présidence de séance
Axe 1 : Géologie de la pierre : carrières et réseaux de diffusion
9h40 : Tiphaine Pabois-Maumené, Thierry Dechezleprêtre et Christophe Petit, LiDAR et carrières. L’approvisionnement en pierre de l’agglomération antique de Grand (Vosges).
10h10 : Julien Bruyère et Pauline Leconte, Vendeuil-Caply, la pierre angulaire des Bellovaques ?
10h40 : Jean-Pierre Gély, Denis Montagne et Marc Viré, Le transport de la pierre de taille sur la Seine et l’Oise à partir des bassins carriers de Creil et de Paris de l’Antiquité aux Temps Modernes.
11h10 : Pause
11h30 : Antoine Lacaille, Choix et usages de la pierre à bâtir à Semur-en-Auxois (21) au Moyen Age (XIIIe-XVIe siècle).
12h00 : Emmanuel Joly, Approvisionnement en matériaux pierreux et pratiques de chantier. Le cas des chantiers religieux de l’ancien diocèse de Liège (1350-1600).
12h30 : Déjeuner
14h : Présentations des posters
15h : Patrice Bertrand, Charleville et le marbre.
15h30 : Antoine Baudry, Les carrières en région liégeoise au XVIIIe siècle.
16h00 : Pause
16h30 : Visite des fortifications de Mézières18h : Réception au Musée de l’Ardenne
Vendredi 05 novembre
Hôtel de Ville de Charleville-Mézières, Place de l’Hôtel de Ville, Charleville-Mézières.
8h15 : Accueil
8h30 : Introductions et présidence de séance
Axe 2 : la pierre sur les chantiers de constructions
9h10 : Sébastien Laratte, Gilles Fronteau, Céline Thomachot-Schneider et Alexandra Guillaneuf, De la modélisation photogrammétrique du patrimoine bâti vers l’évaluation de la durabilité des pierres via SIG : l’exemple de la Porte de Mars (Reims, Marne).
9h40 : Laure-Anne Finoulst et Guillaume Wymmersch,Que font ces pierres à cet endroit? Les remplois d’éléments sculptés du haut Moyen Âge à Maastricht (Pays-Bas), Glons, Hubinne et Chantraine (Belgique).
10h10 : Nicolas Reveyron, La mise en oeuvre du moellon dans l’architecture romane : une technologie raffinée.
10h40 : Pause
11h : Frans Doperé, Moellon ou pierre de taille ? Une question de géologie, de chronologie, de structure et de situation socio-économique.
11h30 : Cédric Moulis et Elise Baillieul, Les claveaux de l’arc doubleau effondré de la nef de Notre-Dame de Paris. Description, fabrication et tentative d’anastylose.
12h : Déjeuner
13h30 : Florent Jodry, Philippe Duringer et Eric Salmon, « Reconstruire » la cathédrale de Strasbourg : l’archéologie expérimentale comme vecteur de transmission des savoirs.
14h : Léonore Losserand, Variables d’épidermes. Essai de classification des pierres de parement d’églises parisiennes modernes (XVe et XVIIe siècles).
14h45 : Départ des navettes pour les visites
15h-17h : Visites du Fort des Ayvelles ou du site des thermes de Warcq
Samedi 06 novembre
Salle des Antiques, Château fort de Sedan, Sedan.
8h : Départ des navettes à partir de la gare SNCF de Charleville-Mézières vers Sedan
8h30 : Accueil
9h : Introductions et présidence de séance
Axe 3 : La pierre et la mort
9h10 : Florent Delencre, Nicolas Delferrière et Marie-Anaïs Janin, Réflexions liminaires sur l’origine de la pierre employée dans les monuments funéraires romains de Vesontio (Besançon, Doubs).
9h40 : Roland Dreesen et Wim De Clercq, Unraveling geological provenance of Roman votive altars for Nehalennia (Zeeland, The Netherlands) as a proof of long-distance fluvial trading routes.
10h10 : Pause
10h30 : Gilles Fronteau, Sébastien Laratte, Mathilde Arnaud, Marie-Cécile Truc et Sandrine Thiol,Les sarcophages de la nécropole de la Basilique Saint-Remi (Reims, France), caractéristiques des pierres calcaires et des stratégies d’utilisation.
11h : Laure-Anne Finoulst,Les représentations anthropomorphes sur les éléments funéraires du haut Moyen Age dans les vallées mosane, mosellane et rhénane.
11h30 : Daniel Morleghem, Les pierres des sarcophages du haut Moyen Âge dans le Sud du Bassin parisien : aspects économiques.
12h : Déjeuner
13h30 : Francis Tourneur, Premières utilisations des « marbres jaspés» à la lumière d’exemples funéraires précoces.
14h : Jean-Christophe Blanchard, Le monument funéraire de Louis de La Mothe dans la crypte de l’église de Vandeléville (1620).
15h00 : Conclusion
15h30 : Discours de clôture
16h00 : Visite commentée du château
17h : Départ des navettes à partir de Sedan vers la gare SNCF de Charleville-Mézières
The Bodleian Libraries offer funded visiting fellowships to scholars who will benefit from an uninterrupted period of research at the libraries. Fellows are expected to be in residence in Oxford throughout their fellowship period and to participate in, and make a contribution to, the intellectual life of the libraries and the University.
The Bodleian’s Weston Library for Special Collections supports research and academic engagement through:
Dès le Haut Moyen Âge, la cour de France observe une pratique qui frappe par son ampleur et sa persistance à travers les siècles : elle se déplace régulièrement d’une résidence à l’autre et traverse parfois le pays entier dans le cadre de grands voyages. Ce mode de vie a laissé des témoignages émerveillés des contemporains qui assistaient au passage d’un cortège dont la taille pouvait atteindre 14 000 personnes.
Peu étudiée, cette pratique du pouvoir est au cœur du présent ouvrage qui explore la mobilité royale sur le temps long et dans une perspective comparative. Il permet de mieux appréhender les effets de l’itinérance sur la vie politique et sociale ainsi que sur la cour royale qui en a été profondément marquée. L’histoire des déplacements est révisée grâce à une étude statistique inédite portant sur cinq siècles ; ses particularités émergent d’enquêtes dédiées à d’autres cours européennes et à la mobilité de grands courtisans.
En s’inscrivant dans la recherche sur les pratiques du pouvoir, les dix-huit études réunies dans cet ouvrage proposent un regard neuf sur une tradition indissociable de l’histoire politique française et européenne.
Table des matières :
Introduction Caroline zum Kolk
La mobilité royale au prisme des itinéraires du roi (1180-1792) Boris Bove & Caroline zum Kolk
Les enjeux de l’itinérance
L’économie des voyages de la cour impériale d’Hadrien à Justinien Sylvain Destephen
Un détournement des codes de l’itinérance carolingienne : les déplacements surveillés de Charles le Simple (927-929) Martin Gravel
L’impact économique de l’itinérance royale sous Philippe IV le Bel Élisabeth Lalou
L’itinérance des rois et empereurs dans l’Empire, XIVe-XVe siècles Pierre Monnet
Voyager et communiquer : les itinérances curiales viennoises au travers de la gazette de Vienne (1703-1780) Éric Hassler
L’itinérance des courtisans
Diplomatie et itinérance curiale. Cinq ambassades des rois d’Aragon en France (premier tiers du XIVe siècle) Stéphane Péquignot
Convergence ou divergence ? Le problème de l’itinérance de la cour royale et des représentants pontificaux en Hongrie (XIIIe – début du XIVe siècle) Gergely Kiss
La cour itinérante de Marguerite de France, comtesse de Flandre, d’Artois et de Bourgogne (v. 1310-1382) Jean-Baptiste Santamaria
Ippolito d’Este et l’itinérance curiale (1536-1549) Jean Sénié
Les conditions pratiques de l’itinérance
Recevoir la cour au château (1400-1550) Alain Salamagne
Les mobilités curiales en Hainaut, de Guillaume Ier d’Avesnes à Guillaume IV de Bavière Ludovic Nys
L’itinérance des rois, reines et infants d’Aragon de la fin du Moyen Âge et la gestion administrative et comptable de leur consommation alimentaire Alexandra Beauchamp
Des campements militaires aux « plaisirs » : la gestion des déplacements de la cour de France au XVIIe siècle Bénédicte Lecarpentier-Bertrand
Brefs aperçus de l’itinérance de Louis XIV : horaires, logements, sustentation et locomotion Christophe Levantal
La mobilité d’une cour sédentaire
Un outil : la carte-itinéraire de Versailles à Fontainebleau pour l’usage du jeune Louis XV en août 1724 Pascale Mormiche
Les échappées de Louis XVI. Itinérance curiale et mobilité royale (1774-1792) Benoît Carré
L’empereur voyage : l’itinérance curiale sous le règne de Napoléon III (1852-1870) Xavier Mauduit
Conclusions Boris Bove
Informations pratiques :
Boris Bove, Alain Salamagne, Caroline zum Kolk (dir.), L’itinérance de la cour en France et en Europe (Moyen Âge – XIXe siècle), Villeneuve d’Ascq, Septentrion, 2021, ISBN 978-2-7574-3362-1, 32 €.
Considérer la mécanique du mariage dans ses ratés permet d’appréhender toute la complexité des choix et des revirements qui président à l’union d’un homme et d’une femme rien moins qu’ordinaires. Deux cas de figure sont à prendre en considération :
Les projets échoués. Les enjeux que représente le choix d’un conjoint sont considérables dans les milieux princiers : équilibres au sein du royaume ou de la principauté, alliance extérieure – offensive, défensive, pacificatrice –, préparation de la succession… C’est pourquoi une quantité croissante d’acteurs intervient dans le processus. Tractations à différents niveaux, déplacements, représentations, échange des portraits, montée des enchères, comparaisons au sein du « marché » matrimonial, questions de la dot et du douaire, rencontres ou heurts des protocoles, attitudes des maisons respectives constituent autant de pierres d’achoppement sur le chemin difficile de la contractualité matrimoniale.
Les mariages brisés. Un arsenal juridique existe, qui permet la séparation d’un couple mal assorti ou devenu inopportun : si les prétextes de consanguinité ou de stérilité ont été fréquemment invoqués, ils n’épuisent pas la gamme des situations de tension amenant à l’échec du mariage. Des variantes existent, qui concernent la sexualité ou la sphère privée, mais peuvent aussi prendre une dimension plus collective ou ressortir de l’ambiance à la cour. Là encore, les notions anachroniques de public ou de privé doivent être reconsidérées, tant le sentiment intime, voire le caprice, peut se mêler à des préoccupations de l’ordre de la raison d’État.
Membre de l’Institut de France (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) et ancien directeur de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (CNRS), Jacques Dalarun est un des médiévistes français les plus renommés en France et à l’ét
ranger. Ses recherches allient histoire sociale et culturelle, codicologie, philologie et historiographie, en particulier dans le domaine de la sainteté au Moyen Âge, de Robert d’Arbrissel à François et Claire d’Assise, en passant par de nombreux autres saints et saintes, d’Italie notamment.
Sa production nombreuse présente trois caractéristiques principales. D’abord, ses recherches se fondent presque toujours sur la découverte et l’édition critique de sources médiévales inconnues: fin de la Vie de Robert d’Arbrissel, statuts originaux de Fontevraud, Vies abrégées de Bernard de Tiron et d’Hugues de Cluny, miracles de Bérard évêque des Marses, de Micheline de Pesaro, de Giovanni Gueruli de Rimini, plusieurs vies liturgiques de François d’Assise, divers poèmes et traités des Clarisses de Foligno, et surtout, en 2014, la Vie de notre bienheureux père François par Thomas de Celano, la 2e plus ancienne biographie du saint d’Assise. Ensuite, elles aiment prendre la forme de vastes entreprises collectives, dans lesquelles Jacques Dalarun manifeste un rare talent pour faire travailler en bonne harmonie les personnalités les plus diverses, dans les disciplines les plus complémentaires, de la codicologie à l’historiographie la plus récente en passant par la critique textuelle, la critique historique, la traduction. Enfin, elles s’accompagnent toujours d’une exigence de réflexion sur les procédures et les méthodes de l’historien médiéviste. C’est dans cet esprit qu’a été conçu le présent volume: les auteurs sont des savants, principalement de France, d’Italie et des Etats-Unis – et aussi du Canada, du Royaume-Uni et d’Israël – qui ont travaillé avec Jacques Dalarun et qui souhaitent apporter, dans les champs d’étude qu’ils ont labourés avec lui, une réflexion originale sur les méthodes dans la recherche, principalement en histoire religieuse et culturelle du Moyen Âge.
Table des matières :
Felice Accrocca (Archevêque de Benevento): « Nolo carnifex fieri. Ancora su Francesco d’Assisi e il governo »
Étienne Anheim (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris) : « Au nom du père et du fils. Un souvenir d’enfance de Pétrarque »
Marco Bartoli (LUMSA, Roma) : « I bambini nellet dello Spirito: Una pagina della Cronica di Salimbene de Adam »
Luciano Bertazzo (Facoltà Teologica del Triveneto) : « Antonius Gallicus. Tra radici e memorie di frate Antonio in terra di Francia »
Patrick Boucheron (Collège de France, Paris) : « Quelle beauté sauvera le monde ? Note sur une fausse naïveté de Leon Battista Alberti »
François Bougard (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, CNRS, Paris) : « Saint François et l’épreuve du feu, ou le pouvoir du texte. Sources et avatars d’un motif hagiographique »
Pascale Bourgain (École nationale des chartes, Paris) : « Réflexions sur la traduction des textes poétiques : l’exemple de l’Hymnaire du Paraclet »
Cécile Caby (Université de Lyon) : « Electio. Le choix des supérieurs dans les sermons en chapitre des ordres religieux à la fin du Moyen Âge »
Alvaro Cacciotti (Pontificia Università Antonianum, Roma) : « Et non videbam ibi amorem, sed videbam illam rem inenarrabilem. Amore e perfezione nel Liber di Angela da Foligno »
Valerio Capozzo (University of Mississipi, MI, USA) : « Dalla carta al cielo propter unum principium. Il simbolismo onirico medievale tra agiografia e letteratura »
Michael F. Cusato (St. Bonaventure University, NY, USA) : « The Legacy of the Basilica of San Francesco in Assisi in Franciscan Texts, c. 1305. Three Contrasting Assessments »
Carlo Delcorno (Università di Bologna) : « Il sermone O vos omnes di Angelo da Porta Sole »
François Delmas-Goyon (Collège des Bernardins, Paris), Antonio Montefusco (Università Ca Foscari, Venezia) et Sylvain Piron (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris) : « Un peu de neuf sur le manuscrit Little (Plaidoyer pour une histoire vivante des textes) »
François Dolbeau (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris) : « Un sermon d’Augustin pour l’Ascension (s. 263 auct.) : reconstitution et édition critique »
Annie Dufour et Anne-Françoise Leurquin-Labie (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, CNRS, Paris) : « Philippe de Chantemilan »
Anne-Marie Eddé (Université de Paris – Sorbonne) : « Franciscains et Mamelouks en conflit sur le mont Sion (1489-1491) : Le récit d’un cadi hanbalite de Jérusalem »
Sean L. Field (University of Vermont, Burlington) : « Henri III and the Fate of Longchamp in 1587 : A Miracle of Isabelle of France in BnF MS nouv. acq. fr. 10871 »
Donatella Frioli (Università di Trento) : « Gli Horribili tormenti del beato Simone da Trento fra manoscritto e stampa »
Robert Godding (Société des Bollandistes, Bruxelles) : « L’invention du dossier hagiographique »
Marco Guida (Pontificia Università Antonianum, Roma) : « Da Bartolomeo da Spoleto a Battista da Perugia : i processi di canonizzazione di Chiara d’Assisi »
Louis Holtz (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, CNRS, Paris) : « De hodierno statu latinae linguae »
Mary Beth Ingham (Franciscan School of Theology at the University of San Diego, CA, USA) : « Franciscan Scholars in Bartholomew of Pisa’s Bookof the Conformity »
Fortunato Iozzelli (Pontificia Università Antonianum, Roma) : « Le sette parole di Maria nell’esegesi di Pietro di Giovanni Olivi »
Timothy J. Johnson (Flager College, FL, USA) : « A Rediscovered Catechism : Fray Francisco Pareja’s Literary Works and the IIII. parte de catechismo en lengua timuquana y castellana : En que se trata el modo de oyr missa, y sus ceremonias »
William C. Jordan (Princeton University, NJ, USA) : « The Apple of His Eye Revisited »
Élisabeth Lalou (Université de Rouen) : « Quelques pistes sur la perception de l’âge et de la vieillesse à la cour de France vers 1300 »
Armelle Le Huërou (Université de Rennes) et Jean-Yves Tilliette (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris) : « Marie-Madeleine, le retour… Une méditation inédite sur le désespoir et la pénitence attribuable à Baudri de Bourgueil »
Lino Leonardi (Scuola Normale Superiore, Pisa) : « Un nuovo testimone della Vita bolognese di san Petronio »
Robert E. Lerner (Northwestern University, Evanston, IL, USA) : « Arnald of Villanova on Saint Francis »
Alfonso Marini (Sapienza Università di Roma) : « I bambini nel Dialogus monachorum di Cesario di Heisterbach »
Pietro Messa (Pontificia Università Antonianum, Roma) : « Tradurre tra ermeneutica e storia: il caso degli scritti di Francesco d’Assisi »
Carlo Ossola (Collège de France, Paris) : « Colui che sognando vede. Tre versi, tre nodi danteschi »
Martine Pagan (Université de Paris – Sorbonne) : « Son plus lointain souvenir est un rêve »
Luigi Pellegrini (Università di Chieti) : « I codici della Library della S. Bonaventure University »
Dominique Poirel (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, CNRS, Paris) : « ‘Contamination’ : philologie par temps de pandémie »
Antonio Rigon (Università degli studi di Padova) : « Dal testo al contesto. Una lettura in controluce della Vita prima di Antonio di Padova »
William J. Short (Franciscan School of Theology a the University of San Diego, CA, USA) : « Saints in Bartholomew of Pisa’s Bookof the Conformity »
Sanjay Subrahmanyam (Collège de France, Paris) : « From Anjou to Agra : A Letter from a French Traveller to Asia in the 1660s »
Fabio Zinelli (École Pratique des Hautes Études, Paris) : Des prières et des frontières : le manuscrit Assisi, Chiesa Nuova, 9 »
Informations pratiques :
L’épaisseur du temps. Mélanges offerts à Jacques Dalarun, éd. Sean Field, Marco Guida, et Dominique Poirel, Turnhout, Brepols, à paraître en 2022. approx. 725 p., 3 colour ill., 178 x 254 mm, 2021 ISBN: 978-2-503-59592-4
Western medieval civilization was a highly intertwined society. Following the 12th century, which saw the flourishing and the peak of a powerful civic and mercantile bourgeoisie, and the progressive increase of the laity’s training needs, various phenomena extended and increased the communications networks and routes that linked different territories of Western Europe. This included the proliferation of religious movements, the birth and development of the universities, and the appearance and consolidation of the mendicant orders. At the same time, power relations were reframed, economic, political, and military expansion projects promoted, and contacts with non-Christian communities and with other religious and cultural spaces intensified.
This congress seeks to take an interdisciplinary approach to a specific aspect of mobility: the relationship between the geographical routes and itineraries taken by texts, books, artworks, and, in their wake, cultural ideas and tendencies. It will give special consideration to the Occitan-Catalan area as the starting, middle, and final points of these journeys. To investigate this topic, the focus will be on figures who are often left on the margins of study: the intermediaries and agents responsible for the transfer culture. Oral accounts, music, written texts, and artworks were all physically and intellectually transported by agents who were often under the cover of anonymity; this includes scribes, translators, minstrels, cantors, artists, and patrons or promoters, but also other figures such as pilgrims, students, clerks, diplomats, and merchants. These all played a fundamental role in developing, disseminating, and circulating ideas, and encouraged cultural and intellectual mobility in Europe.
The congress aims to explore questions including, but not limited to, the following: 1) Which were the roads and routes followed by intermediaries? How did they travel and with whom? 2) Which were the cultural places (courts, monasteries and convents, schools, notarial offices, artistic and scribal workshops, etc.) through which these intermediaries passed? And how did these places evolve? 3) Can we define tendencies in the relation between the circulation of a certain kind of cultural product and existing routes? 4) What impact did the mobility and activities of different cultural agents have on these products? 5) Which contacts were established with cultural agents of different religions?
To explore and discuss these questions invited lectures, a round table with specialists from different disciplines, and paper sessions are planned.
CALL FOR PAPERS
You are invited to submit a 20-minute-long paper in any Romance language or in English.
Proposals must be emailed to the address congres.mobgic2022@gmail.com by the 23rd of December 2021, and must include: 1) author’s full name and institution; 2) email address; 3) paper title; 4) abstract (maximum 2000 characters and 5 keywords).
The proposals will be evaluated by the scientific committee. The outcome will be notified by the organizing committee by the 30th of January 2022. The congress will be held on-site taking into account the health situation. If some of the participants are not able to assist due to restrictions on mobility to prevent the spread of the pandemic, they will be able to deliver their paper on-line.
Organizing committee
Francesc Tous (Universitat de Girona) – Coordinator Anna Fernàndez-Clot (Universitat de Barcelona) Marina Navàs (Universitat Rovira i Virgili) Simone Sari (Universitat de Barcelona) Camilla Talfani (Universitat de Girona – Université Paul-Valéry-Montpellier)
Scientific committee
Anna Alberni (Universitat de Barcelona) Lola Badia (Universitat de Barcelona) Alexandra Beauchamp (Université de Limoges) Gerardo Boto (Universitat de Girona) Joan Domenge (Universitat de Barcelona) Sadurní Martí (Universitat de Girona) Francesc Massip (Universitat Rovira i Virgili) Yolanda Plumley (University of Exeter) Anna Radaelli (Sapienza Università di Roma) Albert Reixach (Universitat de Lleida)
Organizing institutions
Institut de Llengua i Cultura Catalanes – Universitat de Girona Grup de Cultura i Literatura a la Baixa Edat Mitjana (Narpan) – Grup de Recerca Consolidat de la Generalitat de Catalunya (SGR 2017-00142) Projecte «Cultura escrita cortés en la Corona de Aragón: materialidad, transmisión y recepción» – Universitat de Girona (Ministeri de Ciència i Innovació PID2019-109214GB-I00) Projecte «Ioculator seu mimus. Performing Music and Poetry in Medieval Iberia» (MiMus) – Universitat de Barcelona (European Research Council, CoG 2017, grant agreement 772762)
La Société des Bollandistes, établie à Bruxelles, recherche un(e) licencié(e)/Master en Histoire, Philologie classique ou romane, Langues anciennes pour assurer la fonction de Secrétaire de rédaction.
Envoyer avant le 30 novembre une lettre de motivation et un CV à info@bollandistes.be
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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