La mise en place des Rencontres de musicologie médiévale répond au désir d’insuffler une dynamique disciplinaire, scientifique et humaine à la communauté des médiévistes français et francophones. Ces Rencontres annuelles, dont la première édition se tiendra à Paris, seront un lieu d’échanges entre musicologues médiévistes, chercheurs des disciplines connexes, ainsi que les divers acteurs de la musique et la musicologie médiévale. Elles seront l’occasion d’entendre des communications scientifiques pendant lesquelles seront présentés des travaux achevés, des recherches en cours ou des projets. S’y ajoutera un volet de réflexion disciplinaire sur la recherche et l’enseignement de la musique médiévale mené sous forme de courtes communications, de tables rondes et d’ateliers.
Les Rencontres seront ouvertes à la communauté musicologique, chercheurs comme étudiants de master et de doctorat, aux chercheurs des disciplines connexes, et aux autres acteurs de la musique médiévale, tels que les interprètes, luthiers, programmateurs ou médiateurs culturels. Les communications devront se faire en langue française.
Les objectifs, modalités et déroulement des futures Rencontres seront débattus et précisés collectivement lors d’une table ronde programmée à l’occasion de leur première édition, en 2021.
The Department of History at King’s College London seeks to appoint a Lecturer specialising in Late Medieval History (1200-1500). Preference may be given to applicants specializing in Southern Europe and/or the Mediterranean region. You will conduct and publish high quality research in the subject, seek external research funding and engage in impact-generating activities. You will develop new modules in your area of specialism, and contribute to the planning, organisation and delivery of other teaching activities. You will assume pastoral and administrative responsibilities, and participate actively in the life and culture of the department. A strong research track record, excellent teaching ability, outstanding interpersonal skills and a collaborative ethos are essential for the role.
KCL particularly welcomes applications from black and minority ethnic candidates as they are under-represented in the Department of History. All applications from members of groups with protected characteristics that have been marginalized on any grounds enumerated under the Equality Act are welcomed. This post will be offered on an indefinite contract.This is a full-time post – 100% full time equivalent.
Skills, knowledge and experience
Essential criteria
1. PhD in Medieval History completed 2. Excellent research expertise in Late Medieval History 3. Ability to convene, teach and assess modules relating to medieval history across the undergraduate curriculum 4. Ability to engage students and support their learning 5. Demonstrable administrative and interpersonal skills, a collaborative ethos, and capacity for team-working 6. Strong track record in research relative to career stage 7. Experience of teaching and supporting students at UG level
Desirable criteria
1. Experience of teaching and supporting students at PG level
Further information
Interviews for shortlisted candidates will be held in early July. The selection process will include a presentation and an interview. To assist in the shortlisting process, applicants are asked to include a copy of an article or chapter (either published or intended for publication) and a proposal for a collaboratively taught module.They should make clear in their supporting statement how they meet each of the selection criteria for the post using examples of their skills and experience. This may include experience gained in employment, education, or during career breaks (such as time out to care for dependants). Applicants should include a separate short statement describing past experience that promotes diversity and inclusion, broadly understood, and/or plans to make future contributions to more inclusive representation of racialized and other minorities in the applicant’s core discipline, or in the academy more broadly. Please note that we are able to offer visa sponsorship for this role.
Deadline to apply is 14th June 2021. For complete information, visit the job posting here.
Seit dem Historikertag in Frankfurt 1998 wird die Rolle der Geschichtswissenschaft im Dritten Reich intensiv diskutiert. Dabei ging es vor allem um persönliche Schuld namhafter Fachvertreter. Dieser Band geht erstmals den institutionellen Verstrickungen nach, die sich aus dem Zusammenschluss der Monumenta Germaniae Historica und dem Preußischen Historischen Institut in Rom zum ‚Reichsinstitut für ältere deutsche Geschichtskunde‘ ergaben. Ein Anliegen der Beiträge ist es, die nach 1945 gerne vorgebrachte Auffassung vom „unpolitischen“, objektiven Charakter mediävistischer Grundlagenforschung kritisch zu hinterfragen und das Spannungsverhältnis zwischen Wissenschaft und Politik sichtbar zu machen: „Wie unabhängig war historische Forschung unter dem Hakenkreuz?“ und „Erbrachte das ‚Reichsinstitut‘ wirklich keine Gegenleistungen für die kontinuierliche Förderung durch das Reichswissenschaftsministerium und das Wohlwollen des Reichsführers SS?“ Diese Fragen werden mit personen- und institutionengeschichtlichen Ansätzen untersucht.
Das Reichsinstitut für ältere deutsche Geschichtskunde 1935 bis 1945 – ein „Kriegsbeitrag der Geisteswissenschaften“?, dir. Arno Mentzel-Reuters, Martina Hartmann et Martin Baumeister, Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, 2021 (Studien zur Geschichte der Mittelalterforschung 1). XII und 250 S. mit zahlr. Abb. 8°. ISBN 978-3-447-11631-2 geb. EUR 58, —
Journées d’étude en ligne et numéro thématique de la revue Textus & Musica Dir. Océane Boudeau, Luca Gatti et Fañch Thoraval 27-28 janvier 2022
Circulations et échanges des technicités et des savoirs musicaux et littéraires au Moyen Âge et à la Renaissance
Le prochain numéro thématique de la revue franco-italienne Textus & Musica, à paraître en 2022, abordera la question de la circulation des objets musicaux et littéraires (œuvres, sources, etc.) dans l’Europe médiévale et renaissante sous l’angle des technicités et des savoirs sous-jacents à leur production. Dans une société où le fonds culturel commun (véhiculé par l’oral autant que par l’écrit) est constamment remodelé et où les nouvelles créations (littéraires, musicales, liturgiques, ou autres) réinvestissent fréquemment des matériaux préexistants, le problème de la circulation et des échanges est crucial. Ainsi, la production de nouveaux chants ou de nouveaux textes met bien souvent en jeu la mémoire collective, ou la référence aux autorités, dans un geste que résume bien la formule attribuée à Bernard de Chartres : « nous sommes des nains juchés sur les épaules de géants ».
Si ce phénomène est volontiers étudié sous l’aspect géographique et humain – les individus étant alors considérés comme autant de vecteurs permettant le déplacement d’un objet d’un contexte culturel à l’autre –, la question du transfert des technicités et des savoirs reste relativement peu discutée. Ainsi, malgré son aspiration à fonder un comparatisme capable de dépasser la dimension strictement géographique des cadres nationaux, la notion de « transferts culturels » introduite par Michel Espagne et Michael Werner n’a pas toujours permis de s’en affranchir. Les études publiées dans le prochain volume de Textus & Musica s’attacheront donc à étudier, non pas cet aspect humain et géographique du déplacement, mais ses manifestations, c’est-à-dire les traductions artistiques des échanges dans toutes leurs complexités techniques.
La littérature et la musique seront appréhendées sous l’angle de l’artisanat, c’est-à-dire d’arts fondés sur des techniques, des savoir-faire propres au musicien et au poète. L’objet ou le texte, qu’il soit musical ou littéraire, sera au centre des interrogations et sera soumis à des analyses minutieuses afin de mettre en avant les circulations et les échanges qui ont pu s’opérer. L’auteur prendra soin de définir ce qui rapproche, ou au contraire éloigne, les deux objets (deux œuvres, deux répertoires, deux genres…) mais aussi les sphères culturelles auxquelles ils appartiennent. Par exemple, dans le cas de la circulation d’un refrain, il faudra expliquer ce qui rendait possible sa transmission d’une œuvre – voire d’un répertoire – à l’autre. Les deux œuvres étaient-elles considérées comme similaires du point de vue de leur genre, de la signification de leurs textes, ou de tout autre facteur ? Comment s’est effectué l’emprunt au niveau technique ? Le sens du texte littéraire ou la mélodie ont-ils été modifiés afin de s’adapter à leur nouveau réceptacle ? Que nous apprennent ces possibles aménagements – ou leur absence – sur la perception que les artistes avaient de l’élément emprunté, de son réceptacle et des rapports entre les deux entités concernées ?
Il sera également nécessaire de s’interroger sur ce qui distingue la culture source et la culture cible. En quoi, au Moyen Âge ou à la Renaissance, ces deux sphères culturelles étaient-elles considérées comme différentes ou similaires ? Comment le musicologue ou le philologue fait-il pour échapper à la nationalisation de l’histoire ? Que nous apprend l’emprunt ou la circulation d’un objet musical ou littéraire de la conception que la culture cible avait sur la culture source ? Assiste-t-on à un échange unidirectionnel ou bien plusieurs vecteurs étaient-ils concernés ? Quel rapport au temps entretiennent ces échanges ?
Pourront être pris en compte (liste non exhaustive) :
L’emprunt d’un mètre poétique, d’un refrain, d’une citation littéraire et/ou musicale,
Le procédé de la paraphrase, du contrafactum,
La diffusion d’un modèle, qu’il soit poétique, musical ou bien qu’il concerne un tout autre objet, comme une typologie livresque.
Les travaux collaboratifs et comportant une approche interdisciplinaire musicologique-philologique seront particulièrement appréciés.
Les journées d’étude se dérouleront exclusivement en ligne. Les propositions détaillées compteront environ 3000 caractères et seront accompagnées de quelques références bibliographiques et d’une notice bio-bibliographique pour chaque contributeur.
Les communications s’organiseront comme les synthèses des articles (20 minutes par contributeur et 35 minutes pour les présentations collaboratives) à remettre en avril 2022 pour une parution en ligne en septembre 2022. Pour une présentation de la revue Textus & Musica, nous vous invitons à consulter le site https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr.
Les propositions en français, en italien ou en anglais sont à envoyer par mail au plus tard le 15 juillet 2021 à l’adresse de la revue :
Cette journée de formation doctorale se propose de favoriser le dialogue interdisciplinaire en interrogeant la place respective de la philologie et de la critique littéraire dans l’approche des textes médiévaux. Spécialistes des littératures française et latine du Moyen Âge, les conférencier·e·s seront invité·e·s à réfléchir à la façon dont ils·elles articulent ces deux approches disciplinaires dans leur pratique de recherche, à décrire les difficultés éventuelles et les avantages qu’une telle pratique hybride suscite et, plus généralement, à discuter dans quelle mesure les deux disciplines s’enrichissent mutuellement et se complètent dans l’étude de la littérature médiévale.
Programme :
09h15 Accueil 09h30 Conférence de Jean-Yves Tilliette (Université de Genève, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) : « Entre science et passion : les Lettres de deux amants, un cas d’école » 10h30 Pause café
11h00 Conférence de Fanny Maillet (Université de Zurich) : « Promenades au cœur de la Revue critique de philologie romane : un modèle de dialogue entre critiques et philologues ? » 12h00 Déjeuner
13h30 Conférence de Mattia Cavagna (Université catholique de Louvain) : « Expériences de critique textuelle, entre réflexion et imposture » 14h30 Communications des doctorant·e·s : Aminoël Meylan (Université de Genève), Chloe McCarthy (Université libre de Bruxelles), Marco Zocco Ramazzo (Université de Genève) 15h30 Discussion collective 16h30 Fin des travaux
Trans and Genderqueer Subjects in Medieval Hagiography presents an interdisciplinary examination of trans and genderqueer subjects in medieval hagiography. Scholarship has productively combined analysis of medieval literary texts with modern queer theory – yet, too often, questions of gender are explored almost exclusively through a prism of sexuality, rather than gender identity. This volume moves beyond such limitations, foregrounding the richness of hagiography as a genre integrally resistant to limiting binaristic categories, including rigid gender binaries. The collection showcases scholarship by emerging trans and genderqueer authors, as well as the work of established researchers. Working at the vanguard of historical trans studies, these scholars demonstrate the vital and vitally political nature of their work as medievalists. Trans and Genderqueer Subjects in Medieval Hagiography enables the re-creation of a lineage linking modern trans and genderqueer individuals to their medieval ancestors, providing models of queer identity where much scholarship has insisted there were none, and re-establishing the place of non-normative gender in history.
Alicia Spencer-Hall is an Honorary Senior Research Fellow at Queen Mary University of London (UK). Her research interests include medieval hagiography, disability, gender, digital culture, and film and media studies.
Blake Gutt is a postdoctoral scholar with the Michigan Society of Fellows (University of Michigan, USA). He specializes in thirteenth- and fourteenth-century French, Occitan and Catalan literature, and modern queer and trans theory.
Informations pratiques :
Trans and Genderqueer Subjects in Medieval Hagiography, éd. Alicia Spencer-Hall et Blake Gutt, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2021. 342 p., 15.6 x 23.4 cm. ISBN : 9789462988248. Prix : 109 euros.
Les sources représentent le support de toute entreprise de recherche en sciences humaines et sociales. Elles désignent l’ensemble des documents sélectionnés par le chercheur qui lui permettent de construire et d’étayer son discours scientifique, en tant qu’ils permettent l’émission d’hypothèses ou qu’ils apparaissent comme des preuves permettant de les confirmer ou de les réfuter. Dans un souci d’objectivité et de scientificité, le chercheur croise ses sources et en questionne aussi bien le contenu que la forme, multipliant ainsi ses approches méthodologiques. Parmi ces sources, certaines semblent a priori insaisissables ou à la marge du fait de leur nature et des usages particuliers qu’elles supposent. Pourtant, les traces orales, sonores, visuelles, éphémères, rares et uniques nous proposent, pour toutes les périodes historiques, de nouvelles réflexions et interprétations des passés et de la manière dont ils nous parviennent. Ainsi, cette rencontre organisée entre les jeunes chercheurs de l’École nationale des chartes et de l’École pratique des hautes études se propose-t-elle d’interroger ces sources à saisir au prisme de leurs temporalités multiples, des moyens et des méthodes qu’elles supposent. Le caractère insaisissable de ces sources peut leur être intrinsèque − ainsi en est-il de l’éphémère ou de la source immatérielle. Mais il peut aussi être le fait des différences d’usage qu’implique l’inscription de la source dans des temporalités diverses, et notamment de la divergence des regards que portent sur elle les hommes du passé et les chercheurs. Ces usages sont historiquement situés et constituent un marqueur du rapport particulier d’une société à sa propre histoire. Il s’agit, en outre, de questionner les outils et les méthodologies auxquels ces derniers peuvent recourir pour les saisir ou, autrement dit, les définir, les collecter, les appréhender, les comprendre et les exploiter.
Programme :
9h : accueil des intervenants et participants en ligne
9h15 : introduction de la journée par les membres du comité d’organisation
9h20 : mots d’accueil de Michelle BUBENICEK, directrice de l’École nationale des chartes et de Christine BÉNÉVENT, professeure d’histoire du livre et de bibliographie à l’École nationale des chartes
Session 1 (9h30-10h45) : L’éphémère comme source historique
Modération : Olivier BELIN, maître de conférences en littérature française à l’Université de Cergy-Pontoise
9h30 : « L’analyse des accusés de réception des lois de la révolution française : une contribution à une rythmologie d’éphémères législatifs révolutionnaires », par Emilien ARNAUD (École nationale des chartes, Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)
10h : « Les éphémères du Festival d’Aix-en-Provence. Une histoire matérielle du spectacle vivant », par Apolline GOUZI (EHESS, École normale supérieure)
10h45 : pause
Session 2 (11h-12h15) : Matérialités et temporalités des sources manuscrites
Modération : Amandine POSTEC, directrice adjointe de la bibliothèque de l’École nationale des chartes
11h : « Le manuscrit médiéval BL, Cotton ms Othon A.II : se saisir d’un objet aux temporalités multiples », par Marie TRANCHANT (Sorbonne Université)
11h30 : « Des manuscrits en proie aux flammes : l’histoire des carnets de voyage de Paul Durand (1806-1882) », par Clara DESHAYES-LABELLE (École pratique des hautes études)
12h15-14h : pause déjeuner
Session 3 (14h-15h15) : Culture visuelle et culture matérielle comme objet d’étude
Modération par les membres du comité d’organisation
14h : « Retour sur les problèmes d’interprétation des principaux sceaux des Templiers et des Hospitaliers », par Rodrigue BUFFET (Université de Montréal)
14h30 : « Culture visuelle et république sociale en 1848 : le cas de la médaille populaire », par Emmanuel BAUCHARD (École pratique des hautes études)
15h15 : pause
Session 4 (15h30-16h15) : Quelles sources pour saisir l’immatériel ?
Modération : Françoise WAQUET, historienne, directrice de recherches au CNRS
15h30 : « Saisir l’oralité et la gestualité dans la documentation féodo-vassalique tardo-médiévale », par Florentin BRIFFAZ (Université Lumière-Lyon-2, Avignon Université)
16h : « La poésie sans le texte : usages des archives sonores poétiques du New York des années 1970 », par Martin GEORGE (Université de Paris)
16h45 : conclusion de la journée d’étude par les membres du comité d’organisation
2021 is a double jubilee year for Park Abbey. The order of Norbertines was established 900 years ago and from May, the abbey’s most significant historical interior spaces will again be permanently opened to the public. The monastery’s refectory and library will be permanently reopened to the public after intense restoration. We have been looking forward to this moment for a long time.
The treasures of the abbey revealed
The showpieces are the unique 17th-century stucco ceiling, by Jan-Christian Hansche, and the cloister with its 20 masterful, monumental stained-glass windows from the 17th century, created by top Leuven glass artist Jan de Caumont. Today these are recognised and protected as Flemish masterpieces.
Expo ‘Divine lightning. 900 years of the Norbertines’
Especially for this celebratory year, from 4 May to 1 August 2021, Park Abbey and PARCUM are organising a major retrospective exhibition – Divine Lightning: 900 Years of the Norbertines – integrated into a walking route through the monastery that highlights rarely displayed art objects.
The exhibition explores the Norbertine Order, from its historical roots to the present. The exhibition also presents hidden pieces from the rich collections of the Brabant abbeys and draws on other national and international collections. It also looks to a future in which abbeys continue to inspire as places of religion, meaning and dialogue.
Notre-Dame de L’Épine, « splendide fleur de l’architecture gothique » ( V. Hugo ) a jailli sur la plaine champenoise au XVe siècle, comme une petite cathédrale des champs. Depuis elle ne cesse d’étonner les voyageurs et de voir affluer les pèlerins. Construite pour accueillir les nombreux fidèles, la basilique entreprise en pleine Guerre de Cent Ans surprend par sa monumentalité.
Ce livre retrace six siècles d’histoire du sanctuaire marqués par des embellies ( des « recharges sacrales » ) et parfois des temps de reflux. Le dynamisme et le rayonnement du sanctuaire ont beaucoup fluctué. À l’origine, L’Épine, à proximité de Châlons-en-Champagne, était presque un pèlerinage péri-urbain pour les Châlonnais, attirant occasionnellement des pèlerins plus lointains. Se trouvant sur un axe est-ouest, le village et le sanctuaire sont, depuis les origines, halte pour les voyageurs et les pèlerins en itinérance vers les lieux plus lointains. À la fin de l’Ancien Régime, malgré des tentatives pour accorder les pratiques à l’esprit de la réforme catholique, le sanctuaire n’attirait plus guère que des ruraux, le pèlerinage, pratique traditionnelle, creuse le décalage avec les efforts pastoraux de l’Église. Dans le réveil spectaculaire du pèlerinage au XIXe siècle, se mêle une part de spontanéité et des offensives du clergé pour relancer et mieux encadrer les pèlerinages.
La pratique pèlerine a évolué, entre ses tendances individuelles et collectives, spontanées ou encadrées dans une pastorale. Des récits légendaires aux images de dévotion, s’est dessiné un imaginaire pèlerin. La Vierge de L’Épine, honorée depuis les temps troublés de la Guerre de Cent Ans, est la mère des souffrants, la Vierge du Stabat Mater, au pied de la Croix. Mais c’est aussi la protectrice de l’enfance, L’Épine étant devenu un sanctuaire, tout spécialement consacré aux enfants.
Jean-Baptiste Renault, Marie au buisson ardent. Notre-Dame de L’Épine, pèlerinage champenois, Nancy, Presses universitaires de Nancy – Editions Universitaires de Lorraine, 2021 (Archéologie, Espaces, Patrimoines). 326 p. ISBN : 9782814305694. Prix : 22 euros.
In early Christianity it was established that every church should have a light burning on the altar at all times. In this unique study, Eternal light and earthly concerns, looks at the material and social consequences of maintaining these ‘eternal’ lights. It investigates how the cost of lighting was met across western Europe throughout the whole of the Middle Ages, revealing the social organisation that was built up around maintaining the lights in the belief that burning them reduced the time spent in Purgatory. When that belief collapsed in the Reformation the eternal lights were summarily extinguished. The history of the lights thus offers not only a new account of change in medieval Europe, but also a sustained examination of the relationship between materiality and belief.
Paul Fouracre is Professor Emeritus of Medieval History at the University of Manchester
Table des matières :
Introduction 1 Beginnings 2 Consolidation of provision: elite practice 3 Light and power: the ‘Carolingian moment’ 4 Lighting, lords and peasants in post-Carolingian Europe 5 Lights and social formation in the central Middle Ages 6 Lights in the later Middle Ages: from devotion to destruction Conclusions Index
Informations pratiques :
Paul Fouracre, Eternal light and earthly concerns. Belief and the shaping of medieval society, Manchester, Manchester University Press, 2021. 248 p. ISBN : 978-1-7849-9301-6. Prix: GBP : 80,00.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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