Table-ronde – Der Historiker als Dandy? Gespräch über Leben und Werk des Ernst Kantorowicz

Ernst H. Kantorowicz (1895-1963) war ein Ausnahme-Mediävist. Nicht nur aufgrund seiner Publikationen: seine 1927 erschienene Biografie des Stauferkaisers Friedrich II. wurde ein Bestseller, seine The King’s Two Bodies von 1957 zum Klassiker – wenn auch etwas später in Deutschland als andernorts. Vielmehr sind es sein Lebensweg und sein Habitus – Draufgänger, Kosmopolit, Dandy – die ihn in vielem vom landläufigen Bild des Mediävisten abheben. 

Als Sohn eines der größten deutschen Likörfabrikanten in Posen aufgewachsen, wurde Kantorowicz im Ersten Weltkrieg ausgezeichnet, aber nach einer Affäre mit der Geliebten des Oberbefehlshabers zurückbeordert. Nach dem Krieg nahm er in seiner Heimatstadt an Kämpfen gegen die Polen, in Berlin gegen die Spartakisten und in München gegen die bayerische Räterepublik teil. In der Weimarer Republik war er leidenschaftlicher Nationalist und bevorzugter Jünger des Dichters Stefan George. 1933 erhob er als Professor in Frankfurt mutig seine Stimme gegen das Regime und knüpfte nach seiner Zwangsemeritierung in Oxford und Berlin neue Kontakte, u. a. zu Maurice Bowra, Isaiah Berlin, Marion Gräfin Dönhoff und Albrecht Graf von Bernstorff. Während der Novemberpogrome entging Kantorowicz nur knapp der Verhaftung und floh nach Berkeley. Dort entließ man ihn, als er sich 1950 weigerte, einen antikommunistischen »Treueeid« zu unterzeichnen. Kantorowicz wurde an das »Institute for Advanced Study« in Princeton berufen, wo er bis zu seinem Tod neue Freundschaften, u. a. mit Erwin Panofsky und Robert Oppenheimer, schloss. Seit 1949 war Kantorowitcz korrespondierendes Mitglied der Zentraldirektion der MGH.

In seiner auf lange Zeit maßgeblichen Biografie erzählt der amerikanische Historiker Robert E. Lerner die Geschichte eines großen Intellektuellen, dessen Leben und Epoche ebenso faszinierend waren wie seine Arbeit. Dr. Thomas Gruber, Übersetzer der Lerner-Biographie, wird mit Prof. Dr. Dr. h.c. Martina Hartmann, Präsidentin der MGH, in einem Podiumsgespräch das Phänomen Ernst Kantorowicz erkunden.



Dr. Thomas Gruber ist Post-doctoral Fellow an I Tatti – The Harvard University Center for Italian Renaissance Studies. Nach dem Studium in Heidelberg und München sowie der Promotion am Merton College in Oxford absolvierte er Berufsstationen im Bundestag und als Berater der öffentlichen Hand. Seit 2017 ist er an I Tatti für die fünf Publikationsreihen und Konferenzen verantwortlich. Neben Frühformen von Unglauben und Atheismus widmet er sich der Ideengeschichte des 20. Jahrhunderts, v.a. dem Leben Ernst H. Kantorowicz‘ sowie Florenz als Ort von Exil und Austausch zwischen 1918 und 1944.
Seine Übersetzung von Robert Lerners Kantorowicz-Biographie für Klett-Cotta erreichte im März 2020 den 4. Platz der Sachbuch-Bestenliste von ZDF, Die ZEIT und Deutschlandfunk Kultur.

Die Veranstaltung findet am Donnerstag, 2.12.2021, um 19 Uhr statt. Geplant ist die Veranstaltung vor Ort im Institut der MGH mit digitaler Übertragung. Nähere Informationen und die Zugangsdaten erhalten Sie nach Anmeldung spätestens 3 Tage vor der Veranstaltung. Um Ihre Anmeldung wird gebeten per E-Mail an annette.marquard-mois@mgh.de.

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Publication – « Écrire le voyage au temps des ducs de Bourgogne. Actes du colloque international organisé les 19 et 20 octobre 2017 à l’Université du Littoral – Côte d’Opale (Dunkerque) », dir. Alexandra Velissariou, Matthieu Marchal et Jean Devaux

Issu des rencontres internationales qui se sont tenues à l’Université Littoral – Côte d’Opale (Dunkerque) les 19 et 20 octobre 2017, le présent ouvrage vise à mieux appréhender le rôle prépondérant joué par les États bourguignons dans l’essor de l’écriture du voyage. Il s’attache en particulier au genre du récit de voyage qui, dans les villes des Pays-Bas comme à la cour des ducs, gagna bien vite la faveur des élites bourguignonnes : pèlerins, diplomates, soldats ou marchands, les voyageurs écrivains apportent pour beaucoup une contribution originale à ce mode spécifique de narration. Ce recueil d’études a par ailleurs pour objectif de mettre en lumière les liens subtils que ce genre littéraire entretient tout à la fois avec la littérature romanesque et la production historiographique qui s’épanouissent alors en terre bourguignonne et réservent une place non négligeable à l’écriture du voyage, imaginaire ou réel.

Alexandra Velissariou (1981-2020), maître de conférences à l’Université Littoral – Côte d’Opale, a consacré la majeure partie de ses travaux à l’art du récit bref et à l’écriture du voyage au temps des ducs Valois de la maison de Bourgogne.

Matthieu Marchal est maître de conférences à l’Université de Lille ; ses recherches sont majoritairement dédiées aux mises en prose du XVe siècle, en particulier de l’atelier Wavrin.

Jean Devaux, professeur à l’Université Littoral – Côte d’Opale, s’intéresse plus particulièrement à la littérature bourguignonne et à l’historiographie du Bas Moyen Âge français.

Table des matières :

Introduction
par Jean Devaux, Matthieu Marchal et Alexandra Velissariou

Première partie – Récits de pèlerins en pays bourguignon

Marie-Christine Gomez-Géraud
Lire le voyage à la fin du XVe siècle. Comment situer le Voyage de Bertrandon de la Broquière ?

Anne-Sophie De Franceschi
Y-a-t-il un récit de pèlerinage « bourguignon » ? L’appartenance bourguignonne comme jalon de l’expression de soi dans la littérature de pèlerinage

Béatrice Dansette
Le récit de Jean de Tournai et  la littérature bourguignonne de voyage à la fin du XVe siècle

Jaroslav Svátek
Le pèlerinage dans les Voyages et ambassades de Guillebert de Lannoy

Gilles Docquier
Homme de Loi, homme de Foi : le profil de Georges Lengherand à travers son récit de pèlerinage

Alexandra Velissariou
Escales dans les îles grecques en 1519 : le récit de voyage de Jacques Le Saige, marchand de Douai

Deuxième partie – Le genre viatique et l’écriture de l’histoire

Jean Devaux
La grande traversée et l’écriture viatique : les récits du second voyage d’Espagne de Philippe le Beau (1506)

Jonathan Dumont
Récit de voyage et culture politique dans les Anciens Pays-Bas. La Descripcion poetique de Rémi Dupuis, indiciaire de Bourgogne

Alain Marchandisse et Bertrand Schnerb
Et pour aller devers le roy d’Aragon… Une relation de voyage du seigneur de Créquy et de Toison d’or (mai-octobre 1461)

Jacques Paviot
Les voyageurs « bourguignons » et l’expansion ibérique

Alain Servantie
Les missions turques des ambassadeurs impériaux et leurs prolongements artistiques (1533-1547)

Troisième partie – Écriture du voyage et récit de fiction

Danielle Quéruel
Des rivages de Troie aux confins du désert : les merveilles d’outremer dans le roman de Paris et Vienne

Marie-Madeleine Castellani
La Méditerranée et le voyage dans le Florimont en prose

Catherine Gaullier-Bougassas
Le voyage en Grèce de Louis de Gavre dans l’Histoire des seigneurs de Gavre : héritage antique et croisade, le grand oubli

Matthieu Marchal
Les voyages en mer dans Othovien, mise en prose bourguignonne de Florent et Octavien et de Florence de Rome

Stéphanie Bulthé
D’exils en retours : l’écriture du voyage dans le Roman de Gillion de Trazegnies

Zrinka Stahuljak
Les langues du voyage : le roman bourguignon et ses « fixeurs » méditerranéens

Elena Koroleva
Le voyage du héros antique dans la Fleur des histoires de Jean Mansel : Alexandre et Jason au service du projet bourguignon

Catherine Emerson
Le retour au foyer dans les Cent Nouvelles nouvelles bourguignonnes

Bibliographie

Illustrations couleurs

Informations pratiques :

Écrire le voyage au temps des ducs de Bourgogne. Actes du colloque international organisé les 19 et 20 octobre 2017 à l’Université du Littoral – Côte d’Opale (Dunkerque), dir. Alexandra Velissariou, Matthieu Marchal et Jean Devaux, Turnhout, Brepols, 2021 (Burgundica, 33). 298 p., 12 b/w ill. + 8 colour ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57993-1. Prix : 84 euros.

Source : Brepols

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Publication – Denis Hayot, « L’architecture fortifiée capétienne au XIIIe siècle. Un paradigme à l’échelle du royaume »

Le problème du « château philippien », avec ses tours rondes, ses anquements systématiques et ses archères en sifflet, hante la castellologie européenne depuis plus de 50 ans. Pour faire avancer cette question, Denis Hayot n’a pas hésité à reprendre un à un tous les sites fortifiés du XIIIe siècle dans le royaume de France. Il en est sorti une thèse éblouissante, dont beaucoup ont entendu parler, mais que peu ont pu lire.

Le CeCaB a relevé le dé de publier in extenso ce monu- ment de la castellologie française. L’édition comprendra six gros volumes : un de synthèse et cinq de monographies régionales.

Le premier volume paru (le vol. 2), contient 61 notices de fortifications d’Île-de-France, de Champagne et de Bour-gogne. Les volumes suivant seronts publiés au rythme de deux par an.

Informations pratiques :

Denis Hayot, L’architecture fortifiée capétienne au XIIIe siècle. Un paradigme à l’échelle du royaume, Dijon, CECAB, 2021. 550 p., 760 illustrations, 28 €. ISBN : 979-10-95034-22-3.

Source : CECAB

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Offre d’emploi – Lecturer in Medieval Scottish History (The University of Edinburgh)

Full time – Open ended/35 hours per week
Closes : 4th December 2021

Number of posts: 1

We are looking for a Lecturer in Scottish Medieval History, ca. 500-1550.

The Opportunity:

There is an exciting opportunity to join the History department of the School of History, Classics and Archaeology as a Lecturer in Scottish medieval history, ca. 500-1550. Area and period are open, expertise in quantitative methods is desirable. The successful candidate will develop and teach courses in Scottish medieval history and contribute to teaching and team teaching across all levels of the curriculum, including pre-honours, honours and MSc level courses, as appropriate. They will have a track record of producing internationally excellent research on any aspect of Scottish medieval history. The envisioned start date is 1 September 2022.

Your skills and attributes for success:

  • A PhD or equivalent qualification on any aspect of Scottish medieval history. 
  • Evidence of expertise in any aspect of Scottish medieval history.
  • Portfolio of internationally excellent research.
  • Teaching and assessment experience at undergraduate and postgraduate levels.

Click here for a copy of the full job description

As a valued member of our team you can expect:

An exciting, positive, creative, challenging and rewarding place to work. We give you support, nurture your talent and reward success. You will benefit from a competitive reward package and a wide range of staff benefits, which includes a generous holiday entitlement, a defined benefits pension scheme, staff discounts, family friendly initiatives, flexible working and much more. Access our staff benefits page for further information and use our reward calculator to find out the total value of pay and benefits provided.

The University of Edinburgh holds a Silver Athena SWAN award in recognition of our commitment to advance gender equality in higher education. We are Stonewall Scotland Diversity Champions, actively promoting LGBT equality. As an equal opportunities employer, we are also committed to the principles of the Race Equality Charter and we would particularly welcome applications from women and the Black, Asian and Minority Ethnic (BAME) community who are currently under-represented at this level in this area. We are particularly eager to hear from applicants who share our commitment to decolonising the curriculum.

The University is able to sponsor the employment of international workers in this role. If successful, an international applicant requiring sponsorship to work in the UK will need to satisfy the UK Home Office’s English Language requirements and apply for and secure a Skilled Worker Visa.

Interviews will be held in December or January.

If invited for interview you will be required to evidence your right to work in the UK. Further information is available on our right to workwebpages

Application Process

Applications should include a cover letter and a CV. Applicants either can submit three letters of reference with their initial applications, or can provide contact details for referees to be contacted only if successful at the shortlisting stage. Applicants who do not wish for anyone to be contacted until after an offer has been made, should indicate this on their application.

About Us As a world-leading research-intensive University, we are here to address tomorrow’s greatest challenges. Between now and 2030 we will do that with a values-led approach to teaching, research and innovation, and through the strength of our relationships, both locally and globally.

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Colloque – Parcours de princesses : un nouveau regard sur les alliances dynastiques (Europe de l’Ouest, XVe -XVIIe siècle)

Colloque hybride sur inscription
Lyon, 3-4 mars 2022

Écrire à princessesalliances@gmail.com et préciser le mode d’assistance choisi, sur site (dans la limite des places disponibles et dans le respect des mesures sanitaires) ou via visioconférence.

Organisatrices

Élodie CONTI (LARHRA, Université Lyon III)
Clara KALOGÉRAKIS (IRHiS, Université de Lille et Universidad de

Castilla – La Mancha)

Comité scientifique

Éric BOUSMAR (CRHiDI, Université Saint-Louis – Bruxelles)
Fanny COSANDEY (CRH, EHESS)
Sylvène ÉDOUARD (LARHRA, Université de Lyon III)
Matthieu GELLARD (CRM, Sorbonne Université)
Élodie LECUPPRE-DESJARDIN (IRHiS, Université de Lille)
Diana PELAZ FLORES (Universidad de Santiago de Compostela)

Programme :

Jeudi 3 mars 2022

9h Accueil du public
9h30 Introduction par Elodie CONTI & Clara KALOGÉRAKIS

Axe 1
Les princesses au cœur du marché matrimonial européen

Présidence : Fanny COSANDEY & Éric BOUSMAR

9h55 Julie ÖZCAN (CRH – EHESS) : Les princesses d’Outre-Mer : le choix des alliances françaises, écossaises et anglaises

9h45 Introduction de l’axe du XVe au XVIIe siècle

10h20 Annette BÄCHSTÄDT (CIRLEP – Université de Reims) : « Elle n’a jamais consenty spécialement d’estre mariée avec le roy d’Escosse » – The English dream of the dowager duchess of Longueville

10h45 Pause
11h Megan ISAAC (University of Southampton) : Preparing Princess Elizabeth Tudor for the roles of wife and mother :

The evidence for her traditionally feminine education within her 1551-2 household accounts

11h25 Sergio RAMIRO RAMIREZ (Universidad Autónoma de Madrid) : The formation of two future rulers in constant movement : Architecture in the education of Joanna and Mary of Austria (1539-1552)

11h50 Conclusion de l’axe 12h Questions et discussion

Axe 2
L’alliance dynastique imaginée par et pour les princesses

Présidence : Sylvène EDOUARD & Diana PELAZ FLORES

14h Introduction de l’axe

14h10 Susannah LYON-WHALEY (University of Auckland) : The Queen’s Courage : Shaping Catherine of Braganza in her Journey across the Sea

14h35 : Erin GRIFFEY (University of Auckland) : Bridging home : establishing and maintaining foreign Stuart consorts’ households in England

15h00 : Pause
15h15 : Marion DUCHESNE (ERLIS – Université Caen Normandie) : Le lit du prince au cœur de l’État : enjeux de la consommation du mariage de Philippe (IV) et d’Élisabeth de Bourbon (1612-1621)

15h40 : Fanny GIRAUDIER (LARHRA – Université de Lyon) : Les sœurs de Nassau, au cœur d’alliances stratégiques pour défendre une souveraineté

16h05 : Conclusion de l’axe

Vendredi 4 mars 2022

Axe 3

Les possibilités d’action des princesses : rôles attendus et rôles saisis

Présidence : Élodie LECUPPRE & Matthieu GELLARD

9h30 Introduction de l’axe 3

9h40 Aubrée DAVID-CHAPY (CRM – Sorbonne Université) : Anne de France, une princesse au cœur de l’échiquier matrimonial européen (1483-1522)

10h05 Lidweij NISSEN (Radboud Universiteit) : « Be fruitful and multiply » : princesses as shapers of the Nassau dynasty in the seventeenth century Dutch Republic

10h30 Pause
10h45 Laura GAFFURI (Università degli Studi di Torino) : Espaces domestiques et espaces politiques de la régence d’après la correspondance épistolaire des princesses. Le cas des duchés de Savoie et de Milan (XVème siècle)

11h10 Pierre NEVEJANS (Triangle – ENS Lyon) : Les princesses, têtes de pont des relations internationales : à propos de la place diplomatique de Catherine de Médicis (1533-1559)

11h35 Questions et Discussion

14h Sergio BRAVO SÁNCHEZ (Universidad Complutense de Madrid) : À la recherche d’une impératrice. Isabel de Portugal comme princesse ibérique : mariage et gouvernement (1521-1539)

14h25 Ghislain TRANIÉ (CRM – Sorbonne Université) : L’alliance dynastique, un imaginaire et un symbole constitutifs de la reine en France dans la seconde moitié du XVIe siècle ? Marie Stuart, Élisabeth d’Autriche et Louise de Lorraine : trois reines face à la question de l’alliance dynastique

14h50 Conclusion de l’axe 15h : Questions et discussion

15h30 Clôture du colloque

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Publication – « Les Noces de Philologie et de Guillaume Budé. Un humaniste et son œuvre à la Renaissance », dir. Christine Bénévent, Luigi-Alberto Sanchi et Romain Menini

Au cours de son existence bien remplie, Guillaume Budé (1468-1540) a conçu, publié, augmenté nombre d’œuvres dont la valeur littéraire et la portée scientifique ont profondément marqué son époque et la postérité, à l’égal de son contemporain Érasme. Or les productions de Budé restent aujourd’hui relativement méconnues, malgré un regain d’intérêt depuis le siècle dernier.  Le présent volume a pour ambition de revenir, à la lumière des recherches les plus récentes, sur les différentes facettes d’une œuvre polycentrique, allant de l’essai historique novateur qu’est le De Asse et partibus ejus à la défense et illustration du grec, de l’exégèse des sources du droit romain aux recommandations politiques de l’Institution du prince, en passant par des considérations morales et religieuses disséminées dans les lettres, des digressions et des traités. À la convergence de plusieurs disciplines, il se propose d’identifier les parcours que Guillaume Budé a tracés, de cerner les passerelles entre les différents noyaux de son écriture, de reconstituer l’unité intellectuelle de son œuvre, à une époque où la diffusion du patrimoine écrit de l’Antiquité achevait sa première grande saison et ouvrait l’époque des études philologiques spécialisées.

Table des matières :

Patrick BOUCHERON : préface. « Chorus disciplinarum, ou l’art de lire comme principe d’hospitalité : note sur Guillaume Budé et le Collège de France »

Luigi-Alberto SANCHI, Christine BÉNÉVENT et Romain MENINI : introduction

Première partie. L’auteur en son temps

  • Mireille HUCHON : « Guillaume Budé, lumière française »
  • Edwige KROB : « Guillaume Budé et la galerie François Iᵉʳ à Fontainebleau : une Institution du prince en images »
  • Richard COOPER : « Guillaume Budé entre “ma maistresse Philologie” et le “cryme de flatterie” »
  • Marie-Dominique COUZINET : « Définitions et fonctions de la philosophie dans l’Institution du prince »
  • Claude LA CHARITÉ : « “Revisit et propria manu emendavit ipse Budæus”. L’exemplaire du De Contemptu rerum fortuitarum de la Bibliothèque Sainte-Geneviève »
  • Romain MENINI : « “Exegi monu… mendum !” Budé correcteur de son De Transitu »

Deuxième partie. Le lecteur des Anciens et des Modernes

  • Patrick MORANTIN : « Guillaume Budé et la mémoire d’Homère. Hellénisme, tradition et mémoire culturelle au siècle de Janus Lascaris »
  • Raf VAN ROOY : « Guillaume Budé and the Diversity of Greek »
  • Francesca MATTEI et Francesca SALATIN : « Guillaume Budé et l’architecture »
  • Romain MENINI : « “Le Père de l’Église le plus cher à Budé” : Grégoire de Nazianze. À propos d’un exemplaire annoté par l’humaniste »
  • Virginie LEROUX : « Guillaume Budé lecteur de Martianus Capella »
  • Tristan VIGLIANO : « Guillaume Budé lecteur du Voyage de Ludovico di Varthema »
  • Michel MAGNIEN : « Le rôle de Guillaume Budé dans la diffusion de l’Utopie de Thomas More »

Catalogue : « Guillaume Budé en ses livres »

Troisième partie. Le juriste et l’antiquaire : des Annotations au De Asse

  • Jean CEARD : « Un humaniste au travail : les Annotationes in Pandectas »
  • Andrew BURNETT : « Guillaume Budé and Roman Coins »
  • Marc BOMPAIRE : « Guillaume Budé témoin des monnaies et des finances de son temps »
  • Scott BLANCHARD : « Italian Precursors to the Scholarship of Guillaume Budé’s De Asse »
  • Christine BÉNÉVENT et al. : « Éditions de l’Epitome du De Asse publiées du vivant de Budé : les leçons des exemplaires conservés à Paris »

Quatrième partie. Réceptions de l’œuvre

  • Patrick ARABEYRE : « Les Bartolistes ont-ils lu Budé ? De l’influence de l’humanisme juridique sur les travaux des juristes français de la première moitié du XVIᵉ siècle »
  • Élise RAJCHENBACH : « Charles Fontaine, passeur du De Asse ? »
  • Martine FURNO : « Robert et Henri Estienne, lexicographes, lecteurs de Budé, lexicographe »
  • Hélène CAZES : « Défense et illustration de l’hellénisme. Henri II Estienne (1531‑1598), fils de Robert Estienne (1503-1559), héritier de Guillaume Budé (1468-1540) »
  • Olivier MILLET : « L’édition des Opera omnia de Budé (1556-1557) dans le programme éditorial bâlois »
  • Max ENGAMMARE : « Guillaume Budé, un mal rasé de la foi. La réception de Budé dans le monde réformé, de Jean Calvin à Pierre Bayle »
  • Lyse ROY : « Budé dans les dictionnaires historiques de l’Ancien Régime : entre homme illustre et bourreau de travail »

Romain MENINI, Christine BÉNÉVENT et Luigi-Alberto SANCHI : conclusion

Résumés
Index
Table des illustrations

Informations pratiques :

Les Noces de Philologie et de Guillaume Budé. Un humaniste et son œuvre à la Renaissance, dir. Christine Bénévent, Luigi-Alberto Sanchi et Romain Menini, Paris, École nationale des Chartes, 2021. 592 p., ISBN : 978-2-35723-160-3. Prix : 57 euros.

Source : École des chartes

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Publication – « Notre-Dame de Dijon. Huit siècles d’histoire(s) : 1220-2020 », dir. Denise Borlee

Depuis huit cents ans, l’église paroissiale Notre-Dame dresse son élégante silhouette au cœur de la ville de Dijon. Monument bien connu des architectes modernes et cité en exemple à maintes reprises au XIXe siècle, il suscita par la suite moins d’intérêt.

C’est à l’occasion du VIIIe centenaire du début de sa construction (autour de 1220) que paraît cet ouvrage, près d’un siècle après les dernières monographies qui lui furent consacrées. Les pages de ce volume s’emploient donc à redonner à cet illustre édifice du patrimoine gothique la place qui lui revient. Ainsi se succèdent, sous la plume d’historiens de l’art et historiens, une vingtaine de contributions qui abordent à nouveaux frais bon nombre d’aspects de l’église.

Sont envisagées les fonctions dans la ville de ce sanctuaire marial qui abrite la célèbre statue en bois de Notre-Dame de Bon-Espoir nouvellement datée ; son architecture, et ce qui subsiste du décor peint intérieur, sculpté des trois portails et de la vitrerie originelle. Le mobilier n’est pas en reste avec notamment la première étude approfondie du groupe sculpté de l’Assomption du sculpteur Jacques Dubois. Enfin, large part est également faite aux campagnes de restauration du XIXe siècle, qui modifièrent radicalement l’aspect de l’édifice, et au réaménagement de l’église qui s’ensuivit.

Ce sont les résultats de ces nouveaux travaux sur l’église Notre-Dame de Dijon que les auteurs du présent volume souhaitent partager avec un large public, spécialiste comme amateur.

Informations pratiques :

Notre-Dame de Dijon. Huit siècles d’histoire(s) : 1220-2020, dir. Denise Borlee, Éditioons Faton, 2021. 256 p., 28,5 x 21,5 cm. ISBN : 978-2-87844-312-7. Prix : 49 euros.

Source : Éditions Faton

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Conférence – Matthias Rozein, « Entre diffamation et glorification. Les papes du Xe siècle dans l’historiographie de leur temps »

Le séminaire d’histoire médiévale organisé par l’École pratique des hautes études et l’Institut historique allemand se poursuit avec, le mercredi 15 décembre 2021, de 10h00 à 12h00,

Matthias Rozein (Université de Liège), »Entre diffamation et glorification. Les papes du Xe siècle dans l’historiographie de leur temps«.

La discussion qui suivra sera animée par Michel Sot (Sorbonne université).


Le séminaire aura lieu en mode hybride, avec un système de visioconférence pour ceux qui ne pourront pas se déplacer à l’IHA.

Les personnes désireuses d’assister au séminaire sur place se feront connaître auprès de Rolf Große : rgrosse@dhi-paris.fr (message adressé en copie à Laurent Morelle : Laurent.Morelle@ephe.psl.eu). Votre pass sanitaire sera exigé à l’entrée de l’IHA.

Pour les personnes souhaitant participer à distance, merci de vous inscrire ici :

https://us06web.zoom.us/meeting/register/tZAqde-tqTotGN26-pYD7qOFCVin41JMQ7Ee

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Publication – « Sceaux français de l’ordre de Prémontré (XIIe-début XVIe siècle) », dir. Arnaud Baudin et Clément Blanc-Riehl

Le nouveau tome de la Revue, n° 90-91 correspondant aux années 2020-2021, vient de paraître aux éditions du Léopard d’Or. Publié à l’occasion du Neuvième centenaire de la fondation de Prémontré, avec le soutien de l’abbaye Notre-Dame de Leffe, du Service interministériel des Archives de France (ministère de la Culture) et du Centre d’études et de recherches prémontrées (CERP).

À l’image de l’ensemble des institutions religieuses issues de la réforme grégorienne, l’ordre de Prémontré fondé en 1121 par Norbert de Xanten accompagne l’essor de l’usage du sceau dans les milieux monastiques. Dès les années 1140, selon un processus empreint du plus grand pragmatisme, les abbayes prémontrées se dotent, selon les cas, d’un sceau commun ou d’un sceau conventuel doublé d’un sceau abbatial pour la validation des actes du quotidien (litiges et règlements de procès, acquisitions et échanges, abandons de droits, communautés de prière, etc.). Contrairement à l’ordre de Cîteaux, qui encadre strictement l’usage du sceau jusqu’à définir la forme et l’iconographie de la matrice, l’ordre de Prémontré ne réglemente pas cette pratique dans ses statuts avant le second tiers du xiiie siècle. La plus grande diversité s’observe donc dans la pratique jusqu’à une bulle de Grégoire IX en 1232.

Fruit d’une enquête auprès des services d’archives français et belges, ce corpus réunit quelque 360 sceaux (chapitre général, abbayes, abbés et dignitaires) documentant 73 abbayes de l’ordre de Prémontré situées à l’intérieur des limites géographiques de la France actuelle entre le xiie et le début du xivie siècle.

Édité par la Société française d’héraldique et de sigillographie (SFHS) à l’occasion du 9e centenaire de la fondation de l’abbaye de Prémontré, avec le soutien de l’abbaye de Leffe (Belgique, O. Praem.), du Service interministériel des Archives de France (ministère de la Culture) et du Centre et de recherches prémontrées (CERP), cet ouvrage se veut tout à la fois un outil de travail pour de nouvelles recherches sur l’histoire du sceau monastique et un livre d’images et de découverte de la sigillographie de cet ordre de chanoines réguliers toujours vivant.

Table des matières : ici

Arnaud Baudin, docteur en Histoire, directeur adjoint des Archives et du Patrimoine du département de l’Aube, vice-président de la Société française d’héraldique et de sigillographie.

Clément Blanc-Riehl, historien de l’art, responsable du centre de Sigillographie et d’Héraldique des Archives nationales (Centre d’accueil et de recherche des Archives nationale, Paris), vice-président de la Société française d’héraldique et de sigillographie.

Ont collaboré à l’ouvrage : Martine Plouvier, historienne, conservatrice en chef honoraire du Patrimoine, présidente du Centre d’études et de recherches prémontrées (CERP) ; Martine Fabre, docteure en Histoire, sigillographe.

Informations pratiques :

Sceaux français de l’ordre de Prémontré (XIIe-début XVIe siècle), dir. Arnaud Baudin et Clément Blanc-Riehl, numéro spécial de la Revue française d’héraldique et de sigillographie, t. 90-91 (2020-2021). 20×27 cm, 336 p., ill. noir et blanc et couleur ISSN : 1158-3355 – Prix : 40 € (frais de port non inclus).

Source : Société française d’héraldique et de sigillographie

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Prix – Reginald Taylor & Lord Fletcher Essay Prize, British Archaeological Association

The British Archaeological Association invites submissions for the Reginald Taylor & Lord Fletcher Essay Prize, awarded biennially for the best unpublished essay submitted on aspects of the art, architecture or archaeology of Europe or the Mediterranean from the Roman era to the Middle Ages, or their study.

The prize consists of a bronze medal and a cheque for £500, and prize-winning essays are commonly published in the Journal of the British Archaeological Association (subject to approval via peer review). The essay should represent original and rigorous research and should normally be no longer than 8,000 words, not including footnotes. Through this prize the BAA seeks to recognize developing researchers (of any age), so those who already have a substantial publication record are ineligible to apply.

Essays (including illustrations) should be submitted as a single PDF file, and sent as an attachment to tom.nickson@courtauld.ac.uk. Further details are available at https://thebaa.org/scholarships-awards/reginald-taylor-lord-fletcher-essay-prize/

The deadline to submit essays is midnight on 1 December 2021.

Source : Medieval Art Research

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